Forêt : Le Fonds forestier national reconnait l’existence d’un réseau de vente du bois illégal dans les ports de Kinshasa

C’est un constat amer dressé par le Fonds forestier national (FFN), après trois jours de mission de contrôle réalisée récemment dans les ports de Kinkole à Kinshasa. Il existe un vaste réseau illicite de vente de bois d’oeuvre, précisent les experts de cette institution dépêchés sur le terrain par le ministre de tutelle, Claude Nyamugabo Bazibuhe. Cette mission fait suite aux différentes allégations soulevées par la CNCEIB ( Coalition nationale contre l’exploitation illégale du bois), qui a décrié l’incapacité de l’Etat congolais à mettre fin au coulage des recettes occasionné par les exploitants illégaux en complicité avec certains services d’assiette.

« La société civile a décrié le caractère illégal du bois qu’on retrouve à Kinkole. Ces grumes qui arrivent ne sont pas en ordre d’une part et d’autre part, on ne parvient pas à tracer réellement leur provenance », a affirmé Alain Kalangiro, chargé de mission au FFN.

Au cours de cette mission de contrôle, plusieurs illégalités décriées par la société civile environnementale ont été confirmée par les experts du FFN, notamment le manque de traçabilité, le manque des documents pour certains exploitants, mais aussi les tracasseries administratives pour ceux des exploitants qui sont en ordre.

« Plus loin dans les îlots, nous avons constaté que les gens sont entrain de transformer des grumes au lieu d’accoster dans les ports, ils préfèrent rester dans les eaux et commencer à vendre de petites quantités. Ce qui échappe au contrôle de la traçabilité de tous les services », a-t-il rajouté.

Notons également que cette mission a permis aux experts du FFN d’identifier plus de 14 services étatiques dont dix tracassent les exploitants pourtant en ordre dans le différents ports de cette partie est de la capitale congolaise.

Lire aussi  Eau : les africains ne demandent rien d’autre que de « l’eau salubre »

Le Fonds forestier national promet de mener une lutte farouche contre ces illégalités pour permettre au secteur de l’environnement de mobiliser le maximum des recettes pour le trésor public.

Avec la Celcom/MEDD 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *