JME 2020 : Jean- Marie Bolika, « le Challenge aujourd’hui pour la RDC est de tirer profit de ses forêts »

La République démocratique du Congo est un grand pays environnemental au coeur de l’Afrique. Avec plus de 165 millions d’hectares de forêts représentant environ 60% des forêts du bassin du Congo, le pays se positionne comme le second poumon de la planète après l’Amazonie. Cependant, la RDC ne tire réellement pas profit de cette position stratégique qu’elle occupe au regard de services environnementaux que ses forêts rendent à la planète entière.

Jean-Marie Bolika, chef de projet gouverne forestière au WWF-RDC.

Pour Jean Marie-Bolika, expert en gouvernance forestière au WWW-RDC, le plus grand challenge aujourd’hui pour la RDC est de tirer profit de ses forêts. cette déclaration a été faite lors d’un entretien à l’occasion de la célébration de la Journaée mondiale de l’environnement. 

« Nous avons une superficie forestière importante et considérable en termes d’autant d’hectares des forêts protégées. Il faut que l’Etat congolais et sa communauté puisse tirer de bénéfices de ces forêts qu’on nous demande de protéger. C’est ça le challenge aujourd’hui », a-t-il précisé.

Il a par ailleurs lancé l’appel aux lobbyistes qui travaillent pour la RDC à amplifier davantage la voix du pays afin qu’il bénéficie réellement des retombées de tous les efforts consentis jusque là.

Parmi les facteurs qui font obstacle à l’accès aux avantages que la pays doit bénéficier, figure notamment le manque d’une police environnementale claire et un bon management des ressources naturelle de la RDC. Si le pays ne tire réellement pas profit de ses ressources forestières, cela est justifiée notamment par la mauvaise gouvernance qui, depuis un moment s’est transformée en mode de gestion. 

Les décisions prises par l’Etat pour la gestion de ses resources naturelles peine à s’exécuter. Cette situation rend quasi impossible la gouvernance de ces ressources et s’érige comme vrai  goulot d’étranglement. 

A en croire Monsieur Bolika, ce défi peut être relevé. Pour cela il faut l’implication non seulement de l’Etat congolais, mais aussi de différentes parties prenantes, notamment la société civile et les partenaires de la RDC. 

« La gestion des ressources naturelles n’est pas seulement un problème de l’Etat congolais, mais c’est aussi nous  comme acteurs qui devons mettre la main à la pâte », a-t-il insisté.

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En tant que pays souverain, la RDC doit travailler sur la mise en application de son arsenal juridique dans le domaine de l’environnement, afin de juguler la mauvaise gouvernance de ressources naturelles dont la mauvaise odeur lui fait échapper d’importants financements susceptibles de contribuer à la réduction de la pauvreté de ses communautés.

Alfred NTUMBA

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