Forêt : Claude Nyamugabo à la CAFI, « Oui à la préservation de nos forêts, mais nous voulons aussi des compensations, ce qui n’est que justice »

La République démocratique du Congo est l’une de plus grandes nations forestières du monde. Ses forêts sont considérées à elles seules comme le deuxième poumon vert de la planète. Cependant, le pays ne tire pas réellement profit de cette richesse, a précisé le Ministre congolaise de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe, au cours de la réunion du Conseil d’Administration de l’Initiative CAFI, tenue par Visio conférence ce jeudi 25 juin. 

Claude Nyamugabo a au cours de son intervention, réitéré la volonté de la RDC de continuer à préserver ses forêts. Le Pays attend par contre que les efforts consentis pour préserver ses forêts soient reconnus et compensés comme cela se doit. 

« J’ai pendant ce Conseil épinglé les efforts que nous sommes entrain de fournir pour continuer à faire jouer à la RDC son rôle. J’ai souligné que nous voulons continuer à jouer ce rôle, mais que la préservation de ces forêts ne devrait pas être en contre-pied de nos efforts de développement. C’est dans ce cadre que j’ai insisté sur la compensation qui n’est que justice », a-t-il déclaré.

Pour Claude Nyamugabo, le peuple congolais s’interroge de plus en plus sur l’importance de préserver ses forêts au moment où il n’en tire pas profit. « Nous disons donc oui à la préservation des nos forêts mais nous voulons aussi des compensations pour avoir le discours à tenir à la population qui nous demande pourquoi préserver », a insisté le ministre.

Au cours de cette réunion de haut niveau, toutes les questions qui défrayent la chronique ont été abordées sans tabou. De la politique forestière aux présumées nouvelles allocations forestières attribuées aux entreprises chinoises, tout est passé au peigne fin. 

« Il n y’a jamais eu de nouvelles allocations et je demande à ce que les efforts fournis par ce gouvernement auquel j’appartiens soient reconnus. Je suis au neuvième mois à la tête de ce ministère, je n’ai jamais alloué une nouvelle concession », a informé le ministre à ses interlocuteurs. « Le ministre de l’Environnement et développement durable a constaté une transmission de ces concessions d’un concessionnaire à un autre. Les concessions dont il s’agit, seront soumises à la revue légale que nous attendons et pour laquelle nous nous sommes engagés en décembre 2019 ».  

Le ministre de l’Environnement et Développement durable a affirmé la volonté des partenaires à accélérer le processus du début de cette revue légale. « Nous comme gouvernent nous attendons que cette Revue légale soit organisée par un consultant indépendant. Nous sommes disposés à travailler dans ce cadre pour améliorer la gouvernance forestière de notre pays », a-t-il précisé.

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Cette réunion qui a tournée notamment au tour de la CDN (Contributions déterminées au Niveau Nationale) a été aussi un cadre idéal pour le ministre de mettre en lumière la nécessité d’intégrer dans ce document d’autres ressources importantes que dispose la RDC. 

Dans cette  CDN, la RDC s’engage à réduire de  17% ses émissions d’ici 2030. Ceci implique donc des moyens financiers conséquents pour atteindre cet objectif a estimé Claude Nyamugabo. Il a par ailleurs insisté pour que ces contributions déterminées  ne puissent ignorer les tourbières, l’agriculture, le désenclavement des provinces, le transport et l’énergie. 

Claude Nyamugabo a annoncé que dans un avenir proche, il devra présenter au Conseil des ministres, le projet de décret sur le Conseil consultatif national de forêt  avec comme objectif de l’étteindre à la société civile et aux partenaires techniques et financiers intéressés dans ce secteur.

Alfred NTUMBA

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