Catastrophes naturelles : Kinshasa la ville qui subit toujours attend enterrer ses morts à l’arrivée de pluies

Vaut mieux prévenir que guérir dit-on, mais à Kinshasa la capitale de la République démocratique du Congo, cet adage n’a jamais trouvé du répondant. A l’approche de grandes pluies qui s’annoncent sur la ville, tout porte à croire que les mêmes causes vont produire les mêmes effets. Les kinois pourraient s’attendre au pire, pas par un hasard mais plutôt par l’impréparation des ses dirigeants.

L’image d’un jeune enfant pris au piège et mort dans la boue à Kinsenso, après une forte pluie qui a causé la mort de plus de 50 personnes l’année passée ne quittera jamais la mémoire collective des kinois. Le traitement indélicat des dépouilles mortelles des victimes de ces pluies diluviennes restera à jamais comme une épine dans le dos des proches qui ont vu les leur partir sous un regard mesquin des dirigeants. Et pourtant, dit-on, gouverner c’est  prévoir!

L’on se souviendra encore d’un coup de com orchestré par Neron Mbungu, vice gouverneur de la Ville de Kinshasa. Droit dans ses botes bravant les eaux de ruissellement. Le vice Gouv s’était  présenté comme la fille de Pharaon au secours de Moise, l’israélite abandonné dans les eaux par sa mère, par crainte de représailles. 

L’homme de Mangrokoto Bayaya avait bien joué sa carte pour se mettre au premier plan de l’aventure, mais hélas, dans un environnement macabre ne se pretant nullement pas à un jeu de Qui perd Gagne. Car s’agissait-il là des vies humaines en détresse. Et pourtant, la vie humaine est sacrée ! 

Aujourd’hui, il suffit d’un petit tour dans les communes et quartiers visités autrefois sous la pluie par le boss lui-meme pour s’enquérir de la réalité. Toutes les promesses faites n’ont jamais vues le jour. Les plus septiques disent que depuis que la saison sèche a débuté sous l’ombre de la Covid-19, ni le Gouv ni son vice, moins encore Jeanine Mabuda et Steve Mbikayi personne ne s’est inquiétée de la situation qui attend les habitants les plus menacés de la ville de Kinshasa. Le désespoir envahi coeur et les plus cardiaques jettent l’éponge car ne voulant pas voir de visu la scène rocambolesque des années antérieures. 

Elle ne sera la pas la bienvenue, Madame la pluie. Et pourtant, impossible de l’en empêcher. Pour certains, il est temps de déguerpir pour sauvegarder le peu qui reste, et passer la nuit à la belle étoile. A Masanga Mbila (Commune de Mont Ngalula), et les quartiers surplombant la colline sacré dans la commune de Lemba, par exemple, il y’ a des maisons qui n’attendent que quelques goûtes d’eau de plus pour s’effondrer et engloutir des familles entières. 

Où sont passé les bon samaritains qui souvent viennent montrer leur bonne foi lorsque le drame s’est déjà produit? Où sont le gouverneur et son vice pour lancer l’alerte et prévenir le pire? Où sont passés les services du ministère des Affaires humanitaires? Oui, certes bientôt, nous les verrons tous débordés par la gravité des événements. Car, pour mieux être visible, il faut saisir la balle au bond…, pour quel intérêt ? Seul Dieu sait.

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Nous avons décidé de plonger au coeur d’un drame humain qui se prépare sous un regard distrait des autorités, nationales, urbaines, municipales et autres politiques. Notre rédaction vous fera vivre les craintes des uns et le désespoir des autres à l’approche de la pluie à Kinshasa.

Dossier à suivre dans un avenir proche,

Alfred NTUMBA

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