Pollution : L’eau potable à Kinshasa, les couteaux que nous avalons aisément (Tribune de Bertin MBUYA KILABI)

Chaque jour, en moyenne, nous sommes censés prendre 2L d’eau et demi par jour. Introspections-nous un instant sur l’eau potable que nous consommons dans certains  quartiers à Kinshasa. Si 100 ml d’eaux usées analysées peuvent contenir plusieurs millions de bactéries coliformes, ainsi, un tuyau troué dans un circuit de distribution d’eau potable est une problématique environnementale sévère de santé publique à Kinshasa et partout en RDC.

Car, de part la grandeur du trou, un tuyau troué est capable d’engorger des dizaines des litres d’eaux usées contenant des centaines des milliers des coliformes fécaux lorsqu’il pleut (sachant que lors des inondations il y a aussi les eaux vannes qui circulent), beaucoup de maladies d’origine hydrique tuant à petit feu telles que la Typhoïde, le Choléra, la Dysenterie, l’hépatite, la Poliomyélite etc… sont les plus souvent dépistées, non seulement à Kinshasa ou en RDC, mais chez toutes les populations, sans exception aucune, qui consomment quotidiennement ces genres d’eaux polluées par les agents pathogènes.

En dehors de la pollution microbiologique, la pollution chimique ne serait pas non plus une surprise car les eaux pluviales contiennent des pollutions de types diverses, et ruissellent même certains effluents industriels non traités contenant des éléments chimiques toxiques, en l’occurrence les métaux lourds comme le Plomb (Pb), le Mercure(Hg), l’Arsenic(As), le Zinc(Zn)… qui, étant non biodégradables, leur accumulation dans l’organisme engendrerait des conséquences graves et souvent irréversibles sur la santé des autres êtres vivant dans les écosystèmes récepteurs (lac, rivière, fleuve etc…) et ces dernières peuvent aussi atteindre directement l’homme qui boit les eaux contenant ces éléments ou via la chaîne alimentaire.

D’où, il est nécessaire que les entreprises de traitement d’eau potable et les industriels prennent en compte cette petite analyse d’impacts environnementaux et sociaux pour améliorer leurs circuits de distribution d’eau potable chez les kinois ; et aux industriels de traiter leurs effluents avant de les jeter dans les écosystèmes récepteurs (Fleuve Congo par exemple) en vue de promouvoir une eau saine pour une santé saine et une eau ressource durable.

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