Forêt : Massacre de Monkoto, des organisations de la société civile exigent des enquêtes sérieuses

Les organisations de la société civile environnementale se disent préoccupées par le massacre planifié de pygmées dans le territoire de Monkoto, province de de la Tshuapa, au nord-ouest de la République démocratique du Congo. Dans une déclaration publiée ce vendredi, ces organisations exigent qu’une enquête sérieuse et indépendante soit menée pour établir les responsabilités.

« La violence est un rappel brutal de la discrimination ethnique, des préjugés et des tensions qui persistent aujourd’hui malgré les engagements pris par l’État congolais et les lois et obligations nationales et internationales relatives aux droits humains, en général et des droits des peuples autochtones en particulier », indiquent ces organisations.

Action d’aide sanitaire pour le développement (AASD), Action pour la promotion des peuples et espèces menacées (APEM), Réseau des Populations Autochtones et Locales pour la Gestion Durable des Écosystèmes Forestiers de la RDC (REPALEF) et le Fonds mondial pour la nature (WWF), condamnons la violence, qui met en évidence les profondes fractures sociales qui continuent d’exister entre les communautés vivant dans et autour Parc National de la Salonga.

« Les affrontements  sont les pires violences interethniques que connaît la zone depuis des décennies et ont fait environ 50 morts et plus de 100 blessés parmi les Batwa. Des maisons, des écoles et des églises ont été détruites et/ou pillées ainsi qu’un centre de santé que le WWF a aidé à mettre en place pour les communautés Batwa dans le village de Sambwankoy l’année dernière », peut-on lire dans cette déclaration dont copie est parvenue à Environews RDC.

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Ces organisations de la société civile environnementale invite le gouvernement congolais à

poursuivre les personnes coupables d’actes criminels et assurer, en toute urgence, la sécurité des communautés et de leurs biens.

« Alors que nous intervenons pour soutenir les efforts de secours d’urgence pour les personnes touchées, on estime que plus de 2 000 ménages sont sans abri. Nous faisons appel à des experts en réponse humanitaire, en questions sociales et en droits des autochtones pour aider à relever les défis humanitaires et sociaux que la violence a exacerbés », plaident-elles.

Alfred NTUMBA

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