Biodiversité : La RDC prend la tête du groupe des négociateurs africains sur la biodiversité

La République démocratique du Congo vient de prendre la tête du Groupe des négociateurs africains sur la biodiversité. Elle prend ce flambeau de l’Afrique du Sud, qui était à la tête de cette structure depuis l’année passée. La cérémonie de passation a eu lieu ce vendredi 26 mars. 

Un bonobo dans le Parc national de la Salonga. (Crédit photo, LuiKotae-T.Nicolon)

« Il s’agit d’une tribune importante pour la République démocratique du Congo. Ça permet d’accroître le rayonnement et l’influence diplomatique de notre pays sur le plan de la biodiversité au niveau international », a déclaré Mike Ipanga Mwaku, point focal Biodiversité au Ministère de l’Environnement et Développement durable.

Le groupe des négociateurs africains pour la biodiversité a pour rôle d’examiner les enjeux et faire en sorte que l’Afrique parle la même voix dans les négociations internationales sur la biodiversité. Il a été créé depuis quatre ans, grâce à l’endossement de la décision le créant par la Conférence ministérielle africaine des ministres chargés de l’Environnement.

La tradition voudrait que le pays qui dirige l’Union africaine, soit celui qui dirige également cette structure panafricaine. Ainsi, la RDC qui a la présidence en exercice de l’UA s’est vue passer le flambeau de cette organisation. « C’est l’Union africaine qui sert de secrétariat de ce groupe », a précisé Monsieur Ipanga.

« Nous sommes actuellement dans une phase critique en ce qui concerne la protection de la biodiversité, avec l’adoption prochaine lors de la COP15, du cadre mondial de la biodiversité après 2020. Il faut donc veiller à ce que les priorités africaines soient prises en compte. Et, le Groupe des négociateurs africains est en train de peaufiner la position de l’Afrique par rapport à ce cadre mondial post 2020 ».

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Parmi les matières devant faire l’objet d’une attention particulière lors de la COP15, figurent notamment la question de la mise en place d’un mécanisme financier dédié à la protection de la biodiversité. Comme cela est le cas avec les conventions sur la lutte contre la désertification et le changement climatique. A renseigné le point focal CDB-RDC. 

Alfred NTUMBA

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