Climat : La RDC risque de perdre l’enveloppe de 560 millions USD acquis à la 28eme réunion du Conseil d’Administration du Fonds Vert et autres projets

Hans Djamba, Coordonnateur National du Fonds Vert pour le Climat annonce la mobilisation de 560 millions de dollars américains pour le compte de la République Démocratique du Congo, sur l’ensemble de l’enveloppe de 1.560 milliardde dollars américains lors de la 28emeréunion du Conseil d’Administration du FVC, tenue en Corée du Sud du 16 au 19 Mars, à laquelle il a participé virtuellement. Cette enveloppe globale s’inscrit dans le cadre d’un programme de la Banque Mondiale avec 7 pays bénéficiaires.  

Les composantes de ces projets sont, l’assistance technique (7 Millions USD),Partenariat public-privé (PPP) 100 MW PV et 140 MWh de stockage mini-réseaux à électrifier est estimé à 1,5 million de personnes (500 Millions USD), l’instrument d’atténuation des risques à couvrir les risques de demande pour les investisseurs privés pour les mini-réseaux (60 Millions USD), et la Gestion de projet (4 Millions USD).

Néanmoins, le Coordonnateur National du FVC alerte les autorités congolaises de l’existence de deux risques qui guettent la RDC à savoir, des telles sommes importantes exigent au pays de finaliser les Accords des Immunités et de Privilèges transmis au pays depuis 2015 par le Secrétariat du FVC et non signé jusqu’à ce jour au niveau du ministère des Affaires Etrangères. 

Il alerte également sur les difficultés que connait la Coordination Nationale qui est au front de la mobilisation de la finance climatique (700 Millions USD à titre de programme énergétique et approximativement 5 Millions USD pour les activités préparatoires), à la suite du départ de son personnel impayé depuis la création et ses budgets qui souvent disparaissent dans le système d’allocation de la part des services appropriés. 

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Enfin il avertit les autorités sur le fait qu’il y’a deux pays de l’Asie qui sont sur la liste d’attente pour intégrer ce Programme. Il y a donc urgence de régler ces deux premières préoccupations pour conserver cette enveloppe.

La Banque mondiale, à travers son Programme d’assistance à la gestion du secteur de l’énergie (ESMAP), a développé l’Initiative d’atténuation des risques liés aux énergies renouvelables durables (SRMI) pour relever les défis énergétiques et proposer un appui financier et technique global aux pays.  Dans le contexte de la crise du Covid-19, l’approche unique, intégrée et reproductible de SRMI peut aider les pays à débloquer un stimulus économique vert grâce à des investissements publics ciblés afin pour tirer parti des investissements du secteur privé à grande échelle. 

Il est donc essentiel dans ce contexte d’aider les décideurs à développer des stimulus verts interventions avec un financement climatique concessionnel catalytique et soutenir une stratégie à moyen terme. La facilité SRMI, à travers les sept projets, devrait contribuer à la transition vers les voies du développement durable. Pour l’ensemble du projet la source des fonds et les instruments sont repris ci-après :

(a) FVC : 280 millions USD composés de :

 (i) Prêt de premier rang : 176 millions USD avec une durée de 40 ans, une période de grâce de 10 ans, et Taux d’intérêt annuel de 0,25 pour cent ;

 (ii) Garantie : 20 millions USD d’une durée de 25 ans ; 

(iii) Subventions remboursables : 2 30 millions USD d’une durée de 15 ans ;

et (iv) Don : 54 millions USD.

 (b) Cofinancement : 1 283 millions USD provenant de la manière suivante : 

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(i) La Banque mondiale – Programme d’assistance à la gestion du secteur de l’énergie (ESMAP) Subvention : 18 millions USD ;

 (ii) Don Banque mondiale – Association internationale de développement (IDA) : 65 USD million ;

(iii) La Banque mondiale – Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) Prêt privilégié : 450 millions USD d’une durée de 20 ans et d’un taux d’intérêt de 3,4% ; 

et (iv) Prêt de premier rang Banque mondiale – Association internationale de développement (IDA) : 750 millions USD avec une durée de 30 à 40 ans, une période de grâce de 5 à 10 ans et un taux d’intérêt annuel de 0,75%. 

En principe la répartition financière de la RDC en millions de Dollars Américains ci-dessous :

 Composante 1 Assistance techniqueComposante 2 Investissements publicsComposante 3 Instruments d’atténuation des risquesComposante 4Gestion de projetTotal
Co-financement3.5500303.5537
FVC3.530.534
Total7500604571

Une opportunité pour la République Démocratique du Congo d’installer des mini réseaux dans les milieux urbains et ruraux pour réduire les vulnérabilités dues au manque d’électricité avec un taux de 1% pour les populations rurales et 9% pour les populations urbaines.

Nous comptons que les contraintes y afférentes et relevées, à savoir les Accords des immunités et privilèges ainsi que les difficultés d’opérationnalisation de la Coordination Nationale restent les deux urgences à résoudre. Il y a également d’autres programmes déjà approuvés qui seront mise en œuvre toujours dans ce secteur étant donné la diversité que regorge le pays dans la production des énergies vertes. 

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