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Santé : EBOLA, de l’espoir au bout du tunnel après une confirmation vécue comme un moment fatidique à Mangina

« J‘avais un immense stress. Puis de l’insomnie mêlée au cauchemar toute la nuit »,  raconte la sœur Darlène Mwasi, infirmière titulaire du centre de santé de référence de Mangina, à plus de 30 kilomètres au sud-ouest de la ville de Beni, dans le Nord Kivu. Dès la confirmation officielle le 1er août 2018 du fait que le virus mortel d’Ebola était bel et bien arrivé à Mangina, puis dans le centre de santé de référence du même nom, « j’avais eu des larmes aux yeux ; c’était pour moi un choc jamais vécu auparavant », ajoute la religieuse.

Enregistrée comme étant la dixième épidémie de la maladie à virus Ebola, souche Zaïre, touchant la République Démocratique du Congo en moins d’une semaine après la déclaration de la fin de celle qui touchait la Province de l’Equateur depuis mai 2018, cette pathologie hautement mortelle a fait son apparition dans une zone volatile et imprévisible du fait de la présence des groupes armés (à plus de 2500 kilomètres de Kinshasa). Continuer la lecture de Santé : EBOLA, de l’espoir au bout du tunnel après une confirmation vécue comme un moment fatidique à Mangina

Opportunité : Eraift prolonge son appel à candidature pour les 3 masters

L’Ecole Régionale Postuniversitaire d’Aménagement et de Gestion intégrés des Forêts et Territoires tropicaux (ERAIFT) lance les appels à candidature pour la 2eme promotion du Master Professionnel en techniques d’Aménagement Forestier et Gestion Intégrés des Forêts, la 1ère Promotion du master recherche en aménagement et gestion intégrés des forets et territoires tropicaux.

Télécharger les appels à candidature et le formulaire aux liens ci – après:

Téléchargez l’appel à candidature pour le master AGIFT

Téléchargez le formulaire pour le master AGIFT

Téléchargez l’appel à candidature pour le master GAP

Téléchargez le formulaire pour le master GAP

Téléchargez l’appel à candidature pour le master TAF

Téléchargez le formulaire pour le master TAF

Plus d’infos : www.eraift-rdc.org

Climat : des années encore plus chaudes jusqu’en 2022

Le climat n’a pas encore dit son dernier mot. Tant que l’homme ne prendra pas la bonne décision de s’engager réellement pour limiter son impact sur le climat, les années avenirs pourraient lui réserver davantage de surprises désagréables. Les années 2018 à 2022 devraient être encore plus chaudes que ne le présageaient les modèles climatiques, selon une étude publiée mardi qui se penche sur les sautes d’humeurs du réchauffement climatique.

Les variations de la température moyenne annuelle dépendent des changements climatiques provoqués par les activités humaines mais aussi de la variabilité intrinsèque du climat, qui rend les prévisions d’une année sur l’autre d’autant plus difficiles.

Pour affiner ces prédictions, une équipe de scientifiques a inventé un nouveau système de prévisions baptisé ProCast (Probabilistic forecast), basé sur une méthode statistique et des modèles climatiques existants. Continuer la lecture de Climat : des années encore plus chaudes jusqu’en 2022

Climat : La Coordination nationale du Fonds Vert pour le Climat pré-valide son programme pays

La Coordination nationale du Fonds Vert pour le Climat a procédé à une série des consultations des acteurs intervenant dans la lutte contre les changements climatiques. Cette action s’inscrit dans le cadre de la composante 2 de son programme de préparation. Au cours de cette séance de travail qui a duré 3 jours, à Kinshasa, les différents acteurs de la société civile, des ONGs, et du secteur privé amendé le projet du programme pays du Fonds Vert Climat de la République Démocratique du Congo en vue de procéder à sa pré-validation technique.

La route nationale n°1 en état de destruction avancée au niveau de kilomètre 5, entre la cité de Muanda et Banana, embouchure du Fleuve Congo (Photo, Serge Ntumba).

« Très souvent, l’on reproche aux structures qui sensibilisent sur les questions relatives aux changements climatiques de ne pas associer les communautés qui sont, soit directement à la base de ce dérèglement climatique, soit directement touchées par les conséquences de ce phénomène. C’est ainsi que la Coordination nationale du Fonds vert a voulu mettre tout le monde dans le bateau, en ce qui concerne la pré-validation de ce programme pays du Fonds Vert pour le Climat », a expliqué Bonaventure LELE, consultant national au Fonds vert.   Continuer la lecture de Climat : La Coordination nationale du Fonds Vert pour le Climat pré-valide son programme pays

Conservation : Les étudiants de l’UPC sensibilisés sur l’importance de protéger l’éléphant

Plus de deux cents cinquante étudiants de l’Université protestante au Congo (UPC), ont été sensibilisés à l’importance de protéger l’éléphant. C’était au cours d’une conférence-débat organisée ce jeudi à Kinshasa par le Fonds mondial pour la nature (WWF), avec l’appui de l’USAID dans le cadre du projet CAFEC (The Central Africa Forest Ecosystems Conservation ).

Un éléphant dans le Parc national de Loango (crédit photo WWF).

Cette action de sensibilisation s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’éléphant, commémorée le 12 août de chaque année. Elle vise à responsabiliser les jeunes étudiants d’aujourd’hui, responsables de demain.

Les informations partagées avec cette catégorie de la population, leur permettent de comprendre les défis à relever dans ce domaine afin d’y apporter des solutions appropriés, chacun en ce qui le concerne, ont expliqué les organisateurs.

« La conservation de la nature est une affaire de tout le monde. La jeunesse de l’Université protestante au Congo est également concernée par tous les problèmes environnementaux qui se posent. Nous avons voulu les impliquer dans la dynamique de sensibilisation concernant la problématique de la conservation des éléphants. Si déjà à partir d’aujourd’hui, ils savent qu’il y’a de sérieux problèmes qui se posent dans l’environnement, ils pourront s’en servir dans la gestion  lorsqu’ils seront aux affaires », a indiqué le chef de programme chargé de la faune à WWF-RDC, Alfred Yoko. Continuer la lecture de Conservation : Les étudiants de l’UPC sensibilisés sur l’importance de protéger l’éléphant

Conservation : 230 Kilos d’écailles de pangolin saisies à Zongo (Sud-Ubangi)

Une cargaison de près de 230 kilogrammes d’écailles de pangolin a été saisie à Zongo dans la Province du Sud-Ubangi, par les éléments de la Police Nationale Congolaise, l’ANR et la Douane. Ce colis en provenance de la province voisine du Nord-Ubangi, plus précisément dans le secteur de Abomumbazi, territoire de Yakoma, a été intercepté par les services d’intelligence  avant qu’il ne traverse pour la ville de Bangui, Capitale de la République Centrafricaine. 

Saisi depuis le 03 août, ce colis était jusque là gardé au bureau de la Police en attendant l’instruction totale du dossier. Selon les informations à notre disposition, ce commerçant originaire du Nord-Ubangi ignore même l’existence de la réglementation en vigueur sur la détention et le commerce des espèces de faune et de flore en RDC. Continuer la lecture de Conservation : 230 Kilos d’écailles de pangolin saisies à Zongo (Sud-Ubangi)

Santé : des Scientifiques alertent sur l’exposition prolongée devant les écrans

Au moment où les écrans font  subir au quotidien  leur lois à travers le monde,  la lumière bleue qu’ils émettent à haute dose est quant à elle une fois de plus pointé du doigt par des chercheurs américains à l’issue de leur étude, dont les résultats ont été rendu public  dans la revue Scientific Reports.

C’est une étude qui retentit comme un énième avertissement sur  les conséquences d’une exposition prolongée devant les écrans.  Si hier on savait déjà qu’elle pouvait être responsable de la perturbation  du sommeil, aujourd’hui, ces chercheurs vont jusqu’à démontrer comment cette  pratique peut avoir des  répercussions irréversibles pour la vue.

Selon eux, en regardant un écran de télévision, un ordinateur ou une tablette, la lumière émise active les photorécepteurs. Un réseau de cellules très dense dans l’œil, mais aussi très sensible.

Ainsi, cette lumière bleue interagit avec les photorécepteurs et active une molécule, le rétinal devient aussitôt toxique. Dès deux heures et demie passées devant un écran, la molécule finit par tuer le photorécepteur, en endommageant la membrane de la cellule.

En outre ,  l’utilisation des écrans dans le noir, une autre bombe à retardement signale   cette étude, car  à terme la vision est parcellaire  puisque dans l’obscurité  il y a moins de photorécepteurs. La  réaction chimique est plus forte et destructrice et   Il y a risque que des tâches irréversibles puissent apparaître dans le champ de vision après 60 ans.  Ceci, du fait que dans le noir, les pupilles sont dilatées.

Cependant, les chercheurs ont proposé tout de même une solution.  Il s’agit d’une molécule protectrice, pour empêcher le jeu dangereux entre le rétinal et la lumière bleue. Cette molécule pourrait être appliquée sous la forme de goutte avec comme objectif de protéger les enfants  par ce que leur  cristallin ne filtre pas la lumière bleue. Mais ils alertent au demeurant que limiter l’exposition des plus jeunes devant les écrans reste la meilleure solution.

 

Thierry-Paul KALONJI

Angola : Une équipe multisectorielle pour lutter contre le choléra et le paludisme

Une équipe multisectorielle coordonnée par la ministre angolaise de l’environnement Paula Francisco a travaillé à l’intérieur de certains quartiers de la municipalité de Cacuaco dans le but de sensibiliser la communauté locale à la lutte contre le choléra, le paludisme et la gestion des déchets.

L’équipe animée par le souci de sensibiliser la masse sur les conséquences d’une mauvaise de gestion des déchets, a fait du porte à porte, après avoir sensibilisé les vendeurs du marché de Sabadão, considéré comme le point de départ de cette campagne. Au cours de cette action de sensibilisation et d’éducation, des savons, des produits de désinfection de l’eau, des affiches et des dépliants contenant des informations utiles ont été distribués aux familles. Continuer la lecture de Angola : Une équipe multisectorielle pour lutter contre le choléra et le paludisme

Santé : l’insécurité au Nord-Kivu menace la riposte contre l’épidémie d’Ebola

Les conflits actifs dans la région du Nord-Kivu dans l’est de la RDC constituent un obstacle majeur pour lutter  correctement contre  l’épidémie d’Ebola qui sévit dans cette partie du pays, a annoncé l’OMS dans un communiqué rendu publique samedi dernier.

Selon ce communiqué consulté par Environews RDC, cette agence de Nations-Unies, affirme que   sans un accès libre et sécurisé dans cette zone touchée par l’épidémie, il lui est impossible, d’apporter une assistance adéquate aux  personnes infectées, car les déplacements des humanitaires ne se font que sous escorte militaire.

Pour faciliter son travail, l’OMS plaide pour  un accès sécurisé pour des humanitaires et pour la population du nord Kivu car selon elle, cette situation  risque de décourager  les populations de fréquenter les centres de traitement pour se faire soigner.

« Tous ceux qui participent à la riposte doivent pouvoir se déplacer librement et en toute sécurité dans les zones de conflit pour effectuer le travail nécessaire pour maîtriser l’épidémie », a déclaré le  Directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus après sa visite de deux jours dans le pays.

En attendant, le bilan quant à lui continue de s’alourdir.  A en croire le ministère de la Santé,  un nouveau décès parmi les cas confirmés  a été enregistré, portant à 38 le nombre de décès.

Par ailleurs, le ministère de la sante a annoncé l’arrivée de deux laboratoires mobiles à Goma et Mangina, et compte  par la même occasion assurer la gratuité des soins dans les zones touchées.

Pour sa part, l’OMS interpelle que,  pour être efficaces  les équipes sur le terrain devraient visiter les personnes en contact avec les malades au moins deux fois par jour pendant trois semaines. Une tâche, qui d’après elle  est difficile à accomplir tant que la sécurité n’est pas garantie.

En lançant cet appel, l’organisation entend d’abord informer l’opinion pour qu’elle soit consciente des difficultés que rencontrent les humanitaires sur le terrain et elle  espère que son appel sera entendu par les groupes armés pour éviter qu’ils entravent le travail du personnel.

Pour rappel,  49 cas dont 22 confirmés et 27 probables, ainsi que 53 cas suspects en cours d’investigation sont signalés à ce jour.

ALBERT MUANDA

Forêts : le Général Tango Four accusé d’exploitation illégale de bois

La société civile de l’ancienne province de l’Equateur accuse le chef d’état-major adjoint des forces armées de la RDC, le général Gabriel  Amisi Tango Four de l’exploitation illégale des bois dans cette partie  du pays. Une exploitation jugée illégale  au regard du moratoire  encore en vigueur sur les forêts congolaises, signé par le gouvernement de la RDC.

Le général Amisi Tango Four semble avoir plusieurs cordes à son arc quand il s’agit du business. Après avoir été cité dans une affaire de ventes de minutions au sein de l’armée, le voilà encore aujourd’hui épinglé dans une affaire d’exploitation illégale du bois dans l’ancienne province de l’Equateur.

D’après la société civile de cette province,  cet officier de  l’armée congolaise serait propriétaire de Maniema Union 2, une société gérée par sa femme et qui emploie des ouvriers chinois. Ces derniers mois,  cette société d’exploitation des bois s’est vue attribuer deux concessions dans les territoires de Bikoro et de Boende. Une attribution qui constitue une violation du moratoire sur les forêts congolaises.

Pour le ministère de l’environnement, cette attribution n’est entachée d’aucune irrégularité car il s’agissait de concessions déjà attribuées, mais dont les concessionnaires n’auraient pas respecté leur cahier des charges.

C’est faux, rétorque Greenpeace qui affirme que les attributions de ces concessions sont contraires à l’article 23 du moratoire signé par le président Kabila qui suspendait toute acquisition de droit d’exploitation, y compris pour les anciens titres.

«Le ministre n’a pas le droit de réhabiliter d’anciens titres au profit de nouveaux acquéreurs », a déclaré Irène Wabiwa, responsable de campagne forêt de Greenpeace à Kinshasa.

Pour rappel, Greenpeace et la société civile ne sont pas les seuls à se plaindre. Il y a peu, deux sociétés qui détenaient ces permis d’exploitation ont adressé une correspondance au ministre de l’environnement, pour dénoncer le débarquement des ouvriers chinois de Maniema Union 2 sur leurs concessions, alors qu’ils disent, selon ces lettres, être en train de régulariser la situation, notamment en termes de clauses sociales.

Signalons que jeudi dernier, cette affaire avait viré au drame, après des échauffourées qui ont éclaté entre des chinois exploitant le bois pour le compte de Maniema Union 2 et la population de Nsamba, dans le territoire Boende, causant ainsi 2 morts dont un chinois, a indiqué la société civile.

Une situation consécutive aux mauvais traitements infligés par le personnel de cette société et l’absence de ces fameuses clauses sociales, toutes les compensations prévues au bénéfice de la population.

 

Thierry-Paul KALONJI