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Entrepreneuriat vert : une camerounaise remporte le prix WWF Africa Youth Award 2017

Monique Ntumngia, jeune camerounaise de 27 ans et responsable de l’organisation  Green Girls basée au Cameroun, a remporté ce mercredi 16 octobres, le prix WWF Africa Youth Award 2017, en Tanzanie lors d’une soirée de gala organisée en marge du forum sur la conservation de la nature.

Déclarée vainqueur au terme des délibérations, Monique Ntumngia a été couronnée pour ses efforts dans la formation des femmes et filles à générer du biogaz à partir des déchets et de l’énergie solaire. « Je crois que l’énergie renouvelable est la solution aux problèmes énergétiques auxquels l’Afrique et le monde sont confrontés et une solution pour lutter contre le changement climatique et promouvoir une vie durable », a-t-elle déclaré.

Depuis le début de ses activités, Monique Ntumngia a déjà formé 672 filles issues de 3 régions représentant 23 communautés du Cameroun. Son organisation donne aux filles et aux femmes, la possibilité de devenir financièrement indépendante.

En deuxième position de cette compétition, se trouve le kenyan John Magiro, âgé de 26 ans, et responsable de Magiro Mini Hydro Power Project, un projet qui vise à exploiter et vendre de l’énergie hydroélectrique aux habitants de son village. John est persuadé que « les jeunes peuvent détruire l’environnement comme ils peuvent aussi le sauver ».

Le WWF Africa Youth Award est un concept qui vise à donner aux jeunes africains une plate-forme pour s’engager avec les leaders d’opinion dans la conservation afin de les inciter à s’intéresser aux problématiques et enjeux de la conservation.

Lors de la cérémonie de remise dudit prix, le Directeur régional de WWF pour l’Afrique, Fred Kwame Kumah a réitéré son engagement à travailler avec les jeunes du continent. Il a par la même occasion promis de mettre sur pied dès l’an prochain une plate-forme pour la jeunesse du WWF en Afrique.

Ce programme initié par le Fonds mondial pour la nature (WWF), vise l’autonomisation des jeunes de toute la région, à travers son programme de transformation de la jeunesse panafricaine. Car, l’avenir de la conservation en Afrique sera déterminé par les réseaux des jeunes informés qui se redressent et changent leurs vies, et ceux des autres pour une Afrique meilleure.

 

Jennifer LABARRE

 

Santé : des agents de la santé publique outillés pour lutter contre Ebola

28 agents du Ministère de santé publique de la République démocratique du Congo, ont été formés par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), sur la lutte contre les maladies infectieuses, cas de la fièvre hémorragique d’Ebola, ce mercredi 18 octobre, à Kinshasa. Cette formation de 2 jours axée essentiellement sur l’épidémie d’Ebola avait pour but de préparer un personnel capable d’assurer la riposte face aux épidémies qui récurrentes dans le pays.

Séance de formation des agents du Ministère de Santé publique à Kinkole. (Photo, Serge Ntumba/Environews-RDC)

Mieux vaut prévenir que guérir dit-on, cette initiative consiste à renforcer les capacités d’intervention des agents nationaux pour faire face aux épidémies à venir. « Il est important d’avoir une équipe susceptible de répondre au besoin, prêt à partir sur terrain en cas d’épidémie. Qu’ils soient confiants et conscients de tous les risques, et qu’ils soient à même de répondre au mieux dans les compétences qui seront demandées dans la logistique, la gestion de l’eau, de corps, l’installation ou le montage d’un centre Ebola et l’assainissement », a souligné le Coordonnateur de la formation, Jean pierre Veyrenche, Ingénieur sanitaire et logisticien de l’OMS.

Selon Jean – Pierre Veyrence, la lutte contre les épidémies doit être holistique et multidisciplinaire. « Pour réussir cette lutte, il faut que ces maladies soient vues dans leur globalité, c’est à dire qu’il faut tenir compte de différentes approches notamment, eau, hygiène, assainissement et gestion des déchets. Il faut également impliquer tous les partenaires entre autres la RÉGIDESO, la Direction de l’hygiène et les décideurs politiques. A cela il faut ajouter une volonté politique dans le but de mettre des moyens financiers suffisants pour résoudre ce problème », a-t-il fait savoir.

Au regard du besoin d’avoir un grand nombre d’agents capables de riposter contre toute sorte d’épidémies qui surgissent souvent en RDC, l’OMS entend étendre cette formation sur plusieurs villes de la République démocratique du Congo. « En 2014, Il y a eu d’autres formations similaires quand le pays a connu l’épidémie à virus  Ebola dans le secteur de Djera à Boende. Beaucoup des ressources ont été mobilisées par l’ OMS auprès de la BAD pour des formations dans les provinces. Ce qui a permis de controler la maladie en moins de 2 mois lorsqu’elle était réapparue en 2017 dans le Bas Uele ». A déclaré le Chargé de Communication de l’OMS, Eugène Kabambi.

Cette formation a permis aux participants de mieux comprendre les différentes étapes de la préparation d’une riposte contre les épidémies ravageuses. «Généralement on s’attaque souvent contre une épidémie par aventure, et cela présente un très grand risque. Il faut être préparé mentalement, avoir des matériels qu’il faut pour poser des gestes nécessaires, car le moindre risque peut met en péril la population », a indiqué Docteur Ayuma Malasi, participante à la cession de formation.

Pour ce médecin, les épidémies à haut risque de contagion comme le choléra, la fièvre hémorragique d’Ebola, sont des maladies endémiques liées à l’environnement. La lutte contre ces maladies n’est pas seulement médicale, mais elle relève aussi de l’assainissement, de l’eau, et l’hygiène.

« Si déjà on peut, par des mesures environnementales assainir nos milieux, nous pouvons limiter les risques. Et avec des gestes simples comme le lavage des mains qui constituent une forte barrière pour plusieurs maladies, l’on peut facilement prévenir la résurgence de certaines maladies. Malheureusement, il  existe des fortes probabilités d’avoir d’autres épidémies dans le futur, à cause des conditions de vies des populations locale », a-t-elle  précisé.

Soulignons qu’à la fin de cette formation, un brevet de mérite sera remis à tous les participants.

 

Jennifer LABARRE.

 

 

Conservation : GUCCI va tourner le dos à la vente des vêtements en fourrure

La marque italienne GUCCI a annoncé que dès l’été 2018, elle arrêtera de commercialiser des vêtements ou d’accessoires faits à partir de fourrure d’un animal tué. Elle reconnait avoir ouvert les yeux sur le commerce cruel de la fourrure, sur des pratiques abominables, vestiges d’une époque qui concerne de nombreux animaux comme des renards, des visons, des chinchillas des ratons laveurs et des castors.

Après Armani,  Calvin Klein, Ralph Lauren Armand et Tommy Hilfiger , Gucci s’est à son tour décidé de bannir  les fourrures de ses nouvelles collections dès l’année prochaine, et va mettre aux enchères toutes celles restantes.

La recette de ces ventes sera ensuite versée aux organisations de défense des droits des animaux. «  Nous espérons que notre engagement pourra contribuer à d’autres innovations et prises de conscience, afin de rendre l’industrie de la mode pus éthique. Cette évolution démontre notre engagement absolu à faire du développement durable un élément indissociable de notre activité », a déclaré Marco Bizzarri, président de ce géant du luxe.

Le choix de tourner les dos  aux fourrures  par les géants du luxe, serait sans nul doute le résultat de plusieurs protestations des ONG et autres célébrités qui ont toujours dénoncé cette pratique.

Des nombreuses vidéos ont révélé ces derniers temps les conditions d’élevage épouvantables d’animaux exclusivement élevés pour leur fourrure. Des images montrent aussi comment leur fourrure leur est arrachée.

 

Thierry-Paul KALONJI

Conservation : sensibilisation des habitants de Bunia à la protection des espèces de faune sauvage

L’Ong JURISTRALE a sensibilisé les habitants de Bunia, à la protection des espèces emblématique de la RDC, notamment l’éléphant et l’Okapi. Le cortège, composé d’une quarantaine des motocyclistes, d’un véhicule de la coordination provinciale de l’environnement et d’un véhicule de la Police Nationale, est passé sur les principales artères du Chef-lieu de la Province de l’Ituri, le vendredi 13 octobre 2017, avec le message Stop à la tuerie des éléphants, et Stop au commerce de l’ivoire.

Caravane motorisée organisée pour sensibiliser les habitants de Bunia à la protection des éléphants ( Photo, Juristrale)

« Nous avons souhaité sensibiliser la population et les autorités sur la question de la protection de l’espèce éléphant. Il était important de commencer par Bunia parce que l’on constate ici, le trafic illicite des spécimens de l’éléphant notamment l’ivoire et la viande de l’éléphant », a expliqué le Chargé de Programme de JURISTRALE, Fiston MWANGE.

Selon les organisateurs, ces messages forts ont bien été perçus par les habitants de Bunia, d’autant plus que c’était la toute première fois qu’ils soient mis au parfum que l’éléphant était intégralement protégé. Et que la loi prévoit des sanctions sévères contre tout celui qui la violerait. « Il était important de pouvoir sensibiliser les populations et de vulgariser la loi relative à la conservation de la nature, laquelle renforce le régime répressif des infractions sur la faune avec des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de servitude pénale », peut-on lire dans la communication de JURISTRALE.

Impliquer les étudiants dans la conservation

Sensibilisation des étudiants de Bunia sur la loi portant conservation de la nature ( photo, juristrale)

Outre les actions fortes visant à démanteler des réseaux criminels, JURISTRALE et ses partenaires ont choisi pour cible les étudiants de Bunia. A en croire les organisateurs, ce choix est justifié par le fait que les étudiants sont des futures élites du pays et des meilleurs relais d’opinion auprès de qui il faut transmettre des connaissances législatives dans le domaine de l’environnement, afin de les aider à contribuer à la conservation de la nature et à la lutte contre tout type de criminalité liée à la faune. Les étudiants de l’Université de Bunia (UB), et de l’Université Shalom de Bunia (USB), ont été informés de l’existence de la loi n°14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature, le lundi 16 octobre 2017.

En effet, la RDC est un sanctuaire de plusieurs espèces sauvages de faune et de la biodiversité. Pour les protéger, elle s’est dotée d’un arsenal normatif et réglementaire assez important. Le pays a signé plusieurs conventions dont la CITES. Paradoxalement, diverses formes de criminalité dont le braconnage, le commerce illicite des espèces protégées et autres produits de la faune ont pris des proportions inquiétantes.

Rappelons que ces  activités ont été organisées dans le but de commémorer la Journée internationale de l’éléphant, célébrée le 12 aout de chaque année. Elles ont connu la participation de l’USAID, l’UE, la WCS et l’ICCN (RFO).

 

Alfred NTUMBA

 

Les médias environnementaux sont-ils neutres? (Chronique de Romain Calaque)

Vous qui détenez ou même cherchez la vérité, la neutralité, l’objectivité, l’impartialité et l’apolitisme, je vous invite à passer votre chemin, cela nous évitera des conflits stériles : en effet, je propose ici des chroniques qui sont subjectives, partiales et politiques, qui ne détiennent ni ne cherchent la vérité, mais plutôt l’émancipation.

Romain Calaque, facilitateur de l’Union européenne, lors d’une interview accordée à la rédaction d’environews.
Crédit photo/environews RDC

Je trouve qu’il existe en Afrique un peu plus de médias qui traitent de l’environnement, avec des rubriques sur la protection de la nature :
Ca me semble être une excellente nouvelle !

Il s’agit le plus souvent de médias en ligne et non payants, financés principalement par des donateurs internationaux (comprendre occidentaux), étatiques ou privés. Les articles, reportages ou éditoriaux que j’y trouve sont produits par des journalistes (rarement par des praticiens), qui globalement ressemblent à la majorité de leurs homologues d’Occident : ils ou elles sont en majorité issus des classes dites moyennes, diplômés du supérieur, citadins et salariés précaires.
Probablement davantage qu’en Occident, ces journalistes environnementaux Africain-e-s sont jeunes.

Est-ce déterminé par cette sociologie, mais je constate que les médias environnementaux d’Afrique et les médias (mainstream) d’Occident propagent également les mêmes idées concernant leur rôle et leurs pratiques. Sans pouvoir entrer dans les détails, je dirais que, tant par leur fond (sujets traités, formulations des titres) que par leur forme (illustrations, mise en page), ces médias prétendent à la neutralité, l’objectivité, l’impartialité et l’apolitisme. Autrement dit : ils se veulent indépendants de toutes les parties-prenantes et de leurs idées.

La journaliste Aude Lancelin a récemment décliné cette prétention à l’indépendance des médias dominants occidentaux en 7 idées, les plus fréquemment mises en avant, ici.

Je vous propose d’en adapter la formulation au secteur des médias environnementaux d’Afrique : les donateurs de ces médias ne les influencent pas, ces médias recourent aux donateurs parce qu’ils n’ont pas d’alternative, ceux qui critiquent ces médias critiquent le journalisme, ceux qui parlent de «  médias environnementaux » comme d’un ensemble homogène font erreur car ces médias sont divers, leurs journalistes se doivent d’être neutres, ces médias sont par essence des forces démocratiques à défendre quoiqu’il arrive, et enfin, ces médias ne peuvent être tenus responsables des décisions prises dans le secteur environnemental car petits comme ils sont, ils n’y peuvent pas grand chose.

Dans sa tribune, Aude Lancelin explique en quoi, selon elle, ces idées répétées par les médias mainstream de France ou des USA sont fausses, en quoi ces médias (et leurs journalistes) ne sont pas neutres, mais que pour des raisons plus économiques et sociologiques qu’idéologiques, et parfois même sans s’en rendre compte, ils ont pris un parti : celui de ceux qui contrôlent le système, le parti dominant.

Et les médias environnementaux Africains ?

Leurs journalistes sont-ils, en majorité, dépendants des dominants ?
Et si oui, desquels ?
(Dominants d’ici, ou dominants d’ailleurs ? Dominants par la politique, par la géopolitique ou par les affaires ?)
J’ai ma petite idée sur la question, et je suppose que vous l’avez comprise.

Pourtant…
S’étant intéressés à mes recommandations de lectures sur LinkedIn, des journalistes d’Environews m’ont proposé de publier sur leur site internet des chroniques sur l’environnement, tout à fait librement.
J’en suis d’abord honoré et heureux !
Et j’en déduis ensuite que, compte tenu de ces recommandations de lectures, ils veulent ouvrir leurs colonnes à des points de vu différents de la pensée des dominants : alors que vive la diversité de la nature, et que vive la diversité des idées !

Bassin du Nil : Le Rwanda accueillera le 5ème forum de l’Initiative du bassin du Nil

Le Rwanda accueillera du 23 au 25 octobre 2017, le 5ème forum biennal pour le développement du Bassin du Nil. En marge de cet événement, le pays de mille collines organisera également, la cérémonie « Nile Médias Awards », ainsi qu’un forum de dialogue stratégique entre l’Initiative du Bassin du Nil et les partenaires au développement 2017, a révélé un communiqué de presse rendu public par Nile-COM.

En effet, le 12 octobre dernier s’est clôturée à Entebbe en Ouganda, la 25ème  réunion annuelle du Conseil des ministres des affaires de l’eau du Nil (Nile-COM).  Les ministres ont abordé les questions stratégiques pour faire avancer la coopération dans le Nil ainsi que les questions opérationnelles.  La réunion a été suivie par les ministres en charge des affaires de l’eau du Burundi, du Soudan et de l’Ouganda. L’Ethiopie, le Kenya, le Rwanda et la Tanzanie ont envoyé des représentants, tans dis que la RDC qui est aussi membre de cette commission a brillé par son absence.

Lors de cette réunion, les ministres ont approuvée la nouvelle stratégie décennale qui  reprend les objectifs de développement de l’Initiative pour le Bassin du Nil (IBN), en tenant compte du contexte et des défis actuels dans le Bassin du Nil et de leurs priorités. La nouvelle stratégie vise six objectifs, à savoir le développement de l’hydroélectricité, le développement et le commerce d’énergie, l’amélioration et la sécurité alimentaire, la protection et la restauration des écosystèmes à travers. Ainsi que l’amélioration de la résilience du Bassin aux impacts du changement climatique et le renforcement de la gouvernance des eaux transfrontalières dans le Bassin du Nil.

Coopération du Nil

Le bassin du Nil est l’un des atouts mondial. La coopération dans le Bassin du Nil est nécessaire pour parvenir à la bonne gestion et à un développement durable des ressources en eau.

Il est très important que les états membres du bassin s’attaquent conjointement aux défis communs tels que les changements climatiques et la dégradation de l’environnement. A Suggéré le ministre éthiopien de l’eau, de l’irrigation et électricité.

Il convient de signaler la tenue de la 26ème réunion annuelle du conseil des ministres du Nil qui se tiendra en Ethiopie en 2018.

 

Jennifer LABARRE

Conservation : L’Etat risque de perdre 22 millions USD du Fonds Okapi

L’Etat congolais risque de perdre 22 millions de dollars américains si un Décret n’est toujours pas signé au 31 Octobre 2017 dans le cadre du Fonds Okapi destinés à la protection des forêts et des aires protégées. Ce financement mis à la disposition de la RDC depuis 2014 par la Banque allemande de développement et le Fonds Mondial pour l’Environnement n’a jusque-là jamais été activé à cause de l’absence de ce Décret.

Une vue de la ville de Kinshasa, prise depuis Brazzaville (Photo, Alfred Ntumba/Environews)

En sa qualité de Président du Comité National de Pilotage du Fonds National pour la Réduction des Emissions de Gaz à Effet de Serre (FONARED), le Ministre des Finances, Henri Yav Mulang a été approché à Washington par le Directeur du secteur Environnement de la Banque Mondiale pour l’Afrique centrale et de l’Ouest, Benoît Bosquet pour examiner les modalités d’absorption des ces fonds qui nécessitent juste la signature d’un Décret par le Premier Ministre congolais Bruno Tshibala.

Si à la date butoir le fonds n’avait pas été créé par Décret, Benoît Bosquet a indiqué que « le projet devrait être restructuré pour éviter que les fonds soient perdus et retournés auprès des bailleurs qui les ont alloués ».

Dans cette perspective et compte tenu de la procédure un plus longue par rapport au délai d’examen et d’approbation de la proposition du Décret par le Conseil des Ministres, une autre option est mise sur table. Elle consiste à réorienter ce financement au FONARED. Ce, après avis du Gouvernement de la République.

A ce sujet, Henri Yav Mulang a instruit l’Agent administratif du FONARED basé à New York d’explorer toutes les modalités de faisabilité de cette option avec la Banque Mondiale.

Pour rappel, c’est depuis 2014 que ce financement est logé dans une Banque britannique. Il a déjà généré 8 millions de dollars américains d’intérêts qui pourront servir dans l’aménagement des parcs nationaux avec l’accompagnement de l’ICCN.

 

Zoom éco

lire l’article sur le site http://zoom-eco.net/finance/rdc-fonds-okapi-letat-risque-de-perdre-22-millions-usd-au-31-octobre-2017/

Catastrophes naturelles : une application pour prévenir des risques d’éruption en Indonésie

Dénombrant près de 130 volcans sur son territoire, l’Indonésie demeure l’un des pays où les activités sismiques sont fréquentes. C’est pour prévenir ses récurrentes catastrophes naturelles qui endeuillent chaque fois le pays, qu’un groupe de scientifiques a mis au point cette année, une application consacrée à la volcanologie et aux différents risques de catastrophes naturelles à travers l’archipel.


Baptisée Magma Indonesia, cette application consacrée avant tout aux éruptions volcaniques comporte une carte où les montagnes de feu sont représentées avec différentes couleurs, depuis le vert pour rien à signaler, jusqu’au rouge qui indique un niveau de vigilance maximale. Cette carte permet aux utilisateurs de cette application de jauger en un lapse de temps, la situation volcanique de tout l’archipel indonésien.
Magma Indonesia s’adresse en priorité au grand public.

Encas de situation de crise, comme une éruption imminente ou une alerte au Tsunami, elle permet d’alerter directement les populations, en temps réel, sans passer d’abord, comme cela se faisait avant, par les autorités locales pour que celles-ci relayent ensuite le message. Le but derrière cette manière de faire est de gagner du temps et d’accélérer la propagation de l’information.

La récente menace d’éruption du mont Agung de Bali a fait connaitre un grand succès à Magma Indonesia. Plus de 10.000 téléchargements mobiles sur androïde ont été enregistrés, et plus de 800 000 visiteurs sur le site internet dédié.

Deux volcans sont actuellement en rouge sur la carte de Magma Indonesia, le Mont Sinabung sur l’île de Sumatra et Agung sur l’île de Bali. Hormis les situations d’urgences, les concepteurs espèrent aussi faire un travail pédagogique avec la population pour que celle-ci soit davantage consciente de la réalité géologique qui l’entoure.
Thierry-Paul KALONJI

Pollution : les forêts n’absorbent plus assez de C02, à cause des activités humaines

Les forêts tropicales ne nous sauveront pas,  affirmation faite par une étude scientifique publiée dans le journal Science, le mercredi 11 octobre 2017. Conduite par une équipe internationale, cette étude préconise la réhabilitation en urgence des forêts amazonienne et boréale qui n’absorbent plus le contenu dans l’atmosphère. Le constat est angoissant, les forêts du monde entier relâchent dans l’atmosphère l’équivalant de 425 tétragrammes de carbone par an, soit 425 millions de tonnes. Des chiffres bien au-dessus de tout le trafic routier américain. L’explication de cette triste affirmation ne tient qu’à un seul mot, « la pollution ».

Les forêts sont tellement asphyxiées qu’elles commencent à libérer tous les agents polluants qu’elles absorbent jusque-là. Cela montre que l’homme ne peut plus rester passif car la forêt ne peut plus ce qu’il attendait d’elle.

Selon Alessandro Baccini l’un des principaux auteurs de l’étude, « comme toujours, les arbres continuent d’absorber le carbone prisonnier de l’atmosphère, mais le volume de la forêt n’est plus assez important pour compenser les pertes. La région n’est plus évier ».

La dégradation des forêts qui est responsable de ce phénomène découle généralement de feux de forêts, de la sécheresse et de la chasse. L’étude soutient que les satellites ne sont plus d’aucune utilité pour la préservation des forêts vierges. Du haut de leurs milliers de kilomètres, il leur est aujourd’hui impossible de surveiller ou quantifier les horreurs de la déforestation. Et ce, pour une raison très simple à savoir, ses ravages sont invisibles. Le massacre végétal qui sévit dans les forêts amazonienne, boréale et congolaise est masqué par l’épaisse canopée, ce dôme végétal uniforme surplombant la forêt qui laisse penser à l’œil non exercé que tout va bien. Ce qui n’est pas le cas.

Afin d’obtenir de plus amples informations sur les conséquences de ces ignominies, les scientifiques ont croisé plus de 12 ans de données satellitaires avec leurs propres travaux. et le résultat est sidérant, les émissions de carbone issues des forêts vierges sont en plein explosion, près de 60 % proviennent de la forêt amazonienne, 24 % d’Afrique, et 16 % d’Asie. La grande surprise est que la libération de carbone est due à la dégradation des forêts, et non à la déforestation comme on le croirait tous.

Les chercheurs rappellent que la préservation des forêts vierges est une priorité qui ne peut se réaliser qu’à travers le droit des peuples indigènes à disposer de leurs terres.
Thierry-Paul KALONJI

Environnement : Adoption d’un plan stratégique pour la filière huile de palme en RDC

Le deuxième atelier national sur la filière huile de palme en RDC s’est clôturé, le mardi 10 octobre 2017, avec l’adoption par tous, d’un plan stratégique des actions à mener pour la mise en œuvre de l’initiative TFA 2020 APOI (Tropical Forest Alliance), à travers le pays.

« Nous arrivons au terme de cet atelier avec les actions développées par les congolais en rapport avec les réalités du pays. Ce travail sera partagé à tous ceux qui s’intéressent au secteur pour assurer la mise en œuvre effective de ce projet dans les prochaines années. Il est vrai que 2020 est à nos portes, nous projetons 2025 vu la capacité de ce qu’il y a à faire », a déclaré Flory Botamba, Coordonnateur des projets à WWF/RDC

Le processus national de cette initiative repose sur trois phases dont, l’engagement du pays, le développement des principes nationaux et d’un plan d’action y relative et la mise en œuvre d’une plateforme nationale à l’appui à TFA 2020 APOI.

«Tout travail allant dans le sens de la protection des forêts congolaises mérite notre soutien. La demande de l’huile de palme au niveau mondial est énorme tandis que l’offre reste déficitaire. La production de l’huile de palme aura un impact positif dans la création d’emplois, l’augmentation des petits producteurs, l’augmentation des recettes publiques, et l’amélioration des infrastructures », a évoqué Evariste Bushabu, Secrétaire général au ministère de l’Agriculture, Pêche et Élevage.

En effet, pour concilier le développement du palmier à huile et la conservation de la nature en termes de protection des forêts, la RDC s’est engagée dans la plateforme TFA 2020 en vue de promouvoir la production de l’huile de palme. Il faut signaler que chaque année, la République démocratique du Congo importe environ 50.000 tonnes de l’huile de palme.

L’objectif général de TFA APOI 2020 vise  la promotion d’un développement durable du secteur palmier à huile conformément aux ambitions d’émergences des pays concernés dans le respect des bonnes pratiques environnementale et sociale.

Déclaration des marrakech

10 pays de la sous-région se sont engagés dans l’initiative TFA 2020. 7 pays signataires de la déclaration de Marrakech ont adoptés leurs principes nationaux et 3 d’entre eux se sont dotés d’un plan d’action bien défini.

En effet, l’initiative Tropical Forest alliance (TFA) APOI 2020, présente les opportunités telles que l’accès au marché, l’attraction des investisseurs et des banques, l’accompagnement des partenaires et donateurs.

Cette initiative met en exergue la lutte contre les changements climatiques, l’importance de la filière huile de palme, la promotion des partenariats publics privés et prend aussi en compte les objectifs de développement durable.

L’initiative est fondée sur les principes de durabilité, de transparence, et de partage équitable des bénéfices. A travers cette déclaration les pays signataires se sont engagés à la promotion d’un taux zéro déforestation net dans le développement de la filière huile de palme et le respect de plans nationaux d’affectation des terres tout en garantissant les droits des écolos et populations autochtones à travers le CLIP.

 

Jennifer LABARRE