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Forêt : Affaire 9 concessions, deux ONGs trainent les actes de Nyamugabo devant le Conseil d’Etat

Deux organisations de la société civile environnementale ont saisi le Conseil d’Etat pour exiger l’annulation des actes administratifs posés par le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe. En janvier 2020, le ministre avait pris des arrêtés octroyant neuf concessions forestières aux entreprises chinoises dans les provinces de l’Equateur, Tshuapa, Mai Ndombe, Mongala et Ex-Province Orientale.  Les Ongs CODELT et OCEAN ont déposé leur recours en annulation, ce mercredi 30 septembre, devant cette institution judiciaire sensée connaitre les actes administratifs posés par les hauts fonctionnaires de l’Etat.

« Après avoir introduit un recours gracieux auprès du Ministre sans qu’aucune réponse n’y ait été réservée dans le délai légal, ce silence n’a pas laissé d’autre choix que d’initier une requête en annulation de ces arrêtés devant le Conseil d’Etat« , indique Augustin Mpoyi, conseiller principal technique du CODELT.

Selon ces deux organisations de la société civile, cette action s’inscrit dans la droite ligne de l’initiative « Plus jamais ça« , qui vise l’amélioration de la gouvernance dans le secteur des ressources naturelles, et l’amélioration de l’application de la loi dans ce secteur.

« La loi qui régit le secteur des forêts a été violée. Elle ne l’a pas été seule, mais avec un certain nombre de ses textes d’application dans l’attribution de ces neuf concessions. Nous avons saisi le Conseil d’Etat aujourd’hui, car c’est l’institution attirée pour vérifier la conformité à la loi des actes réglementaires qui sont pris au niveau du gouvernement », a renchéri Augustin Mpoyi.

Du coté du ministère de l’Environnement, aucune réaction n’a encore été signalée. En son temps, Claude Nyamugabo avait balayé du revers de main, les allégations de la société civile portées contre lui. Il avait fait remarqué que les actes pris par son ministère, ne violaient en rien le moratoire tel que cela était décrié par les acteurs de la société civile.

Bien avant cette action en direction du Conseil d’Etat, la société civile avait saisi le premier ministre pour solliciter son arbitrage quant à ce. Sylvestre Ilunga Ilunkamba avaient pris des mesures conservatoire et instruit l’Inspection Générale des Finances à mener des investigations sur la légalité et la facilité de différentes concessions forestières. A ce jour, aucune conclusion n’a encore été publiée sur ces enquêtes de l’IGF.

Les 9 concessions à problème, représentent plus de 2 millions d’hectares. Elles ont été octroyées aux entreprises chinoises Congo King Baisheng Forestery Development Sarlu et Congo Sunflower Forestry Development,  appartenant toutes à Ex. Maniema Union 2.

Alfred NTUMBA

Environnement : les dirigeants mondiaux s’engagent à inverser la tendance à la perte de la nature d’ici 2030

Les chefs d’État et de gouvernement de 64 pays, répartis sur les cinq continents, et le président de la Commission européenne de l’Union européenne se sont engagés aujourd’hui à inverser la tendance à la perte de la nature d’ici la fin de la décennie. Les pays qui ont souscrit à cet engagement représentent plus de 1,3 milliard de personnes et plus d’un quart du PIB mondial.

Unis pour inverser la tendance à la perte de la biodiversité d’ici 2030, les dirigeants s’engagent à prendre des mesures urgentes au cours des dix prochaines années dans le cadre de la Décennie d’action des Nations unies pour le développement durable. Cet engagement intervient quelques jours avant le sommet des Nations unies sur la biodiversité, prévu pour le 30 septembre.

« Il envoie un signal fort et unitaire indiquant que le monde doit se montrer plus ambitieux pour stopper et inverser la perte de nature, dans l’intérêt des hommes et de la nature, et pour contribuer à la lutte contre le changement climatique« , indiqué le communiqué. 

Cet engagement, qui sera officiellement lancé aujourd’hui lors de l’événement Leader’s Event for Nature and People dans le cadre de la plateforme Nature For Life, est une réponse directe à l’urgence planétaire croissante et à la nécessité d’une action mondiale urgente et immédiate pour faire face à nos crises interdépendantes en matière de biodiversité, de climat et de santé.  Continuer la lecture de Environnement : les dirigeants mondiaux s’engagent à inverser la tendance à la perte de la nature d’ici 2030

Conservation : Les forêts les plus importantes pour la conservation se trouvent en RD Congo

Une nouvelle recherche révèle que plus de la moitié des sites importants pour la conservation se trouvent en République démocratique du Congo. Le monde entier reconnaît l’urgence de préserver les forêts intactes et la riche biodiversité d’Afrique centrale pour maintenir l’équilibre de la planète. Cependant, des organisations de conservation ne disposent pas toujours de données fiables et d’outils leur permettant de sélectionner des sites les plus appropriés pour la mise en œuvre des activités de conservation. 

Un éléphant parc national de Loango/ crédit photo wwf

Une équipe multi-institutionnelle de scientifiques coordonnée par la Wildlife Conservation Society (WCS) vient de combler ce vide. Dans une récente étude scientifique publiée dans la revue scientifique « Environmental Research Letters », ils ont identifié les forêts les plus importantes pour la conservation de la biodiversité qui subsistent encore en Afrique centrale.

Selon les résultats de l’étude, tous les pays de la région possèdent encore des zones hautement prioritaires pour la conservation, mais la République démocratique du Congo (RDC) arrive en tête du classement.

« Nous avons constaté que le pays le plus important est sans aucun doute la RDC, » indique Hedley Grantham, directeur de la planification de la conservation de WCS et auteur principal de l’étude. « Le pays abrite environ la moitié des lieux les plus importants identifiés, suivi par le Gabon, la République du Congo et le Cameroun. » Continuer la lecture de Conservation : Les forêts les plus importantes pour la conservation se trouvent en RD Congo

Santé : L’ONG APEM sensibilise contre la Covid-19 dans la Tshopo

L’ONG Actions pour la Promotion et Protection des Peuples et Espèces Menacés (APEM), a lancé une vaste campagne de sensibilisation contre la propagation de la pandémie de la Covid-19 dans la Province de la Tshopo, au nord de la République démocratique du Congo.  Le lancement de cette campagne a eu lieu ce lundi 28 septembre, à Kisangani.

Cette campagne vise à contribuer à la  préservation des vies humaines face aux menaces de cette pandémie qui continue à faire des victimes. Elle s’inscrit surtout dans la droite ligne des objectifs de cette organisation de la société civile, dont les idées forces tournent au tour de « Ensemble pour le bien être humain ».

La coordination provinciale de l’Environnement et Développement Durable (CPEDD/Tshopo), a été la première bénéficiaire de kits de lutte contre la Covid-19, composé essentiellement des laves  mains, caches-nez avec logo APEM, savons liquides et solutions hydro alcooliques. Des supports de communication dont les affiches en français et en swahili, ont également été remis à cette autorité provinciale..

« C’est un motif de joie pour nous les bénéficiaires qui ne pouvons qu’encourager APEM et féliciter ses responsables pour cette initiative combien louable et leur demandons de continuer sur cette lancée« , a réagi le coordonnateur provincial de l’Environnement, Félicien Malo.

Ces kits de lutte contre la Covid-19 seront également distribués aux autres institutions, organisations de la société civile, communautés locales et peuples autochtones pygmées à Kisangani et dans les Territoires d’Opala et d’Ubundu, a informé le point focal de l’APEM.

« Je suis ravi de voir cette initiative prendre corps. les matériels et kits de sensibilisation par action envoyées en province témoigne l’engagement et l’encrage provincial et local qui a toujours caractérisé notre organisation » , déclaré Blaise Mudodosi, coordonnateur de l’Ong APEM. « J’encourage et félicite nos Points Focaux de la Tshopo qui ont bravé plusieurs risques pour amener ce message et ces matériels aux destinataires pour barrer la route à cette pandémie. Ensemble nous allons vaincre la COVID-19« .

Notons par ailleurs que cette initiative de l’Ong APEM est édictée par le souci de limiter la propagation dans  les provinces,  territoires, secteurs/chefferies, groupements et village où le système sanitaire est confronté à des défis importants, du moins là où il existe.

Avec APEM

Tourisme : Envoconsult Group sensibilise les kinois à la culture du tourisme urbain

Les membres d’Envoconsult Group ont procédé à la sensibilisation de la population kinoise à la culture du tourisme urbain. C’était à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du Tourisme célébrée, ce dimanche  27 septembre. Pour ce faire, Envoconsult Group a ciblé le site touristique « le Lac de ma Vallée » dans la communale de Mont Ngafula pour une bonne séance d’éducation à l’éco-citoyenneté, les éco gestes à poser dans les lieux touristiques.

« Nous sommes venus ici parce que ce site regorge plusieurs biodiversités. Nous voulons d’abord faire l’évaluation de l’espace, c’est-à-dire voir comment se présentait le parc  à son état initial par rapport à l’état actuel. Nous avons commencé notre sensibilisation auprès du personnel sur  les gestes écologique avant d’inviter à la  cohabitation entre ce parc  touristique et les villageois. Nous voulons également savoir  quelles sont les activités que nous pouvons proposer en termes d’amélioration de ce lieu entant qu’éco-citoyens» », a rapporté le coordonnateur de l’Ong Envoconsult Group, Christian Bitijula.

Les organisateurs ont profité  du thème international sur le tourisme de cette année, tourisme et développement rural, pour lancer des appels forts à l’endroit des autorités pour que soit intégré un fonds à allouer à la gestion des parcs touristiques. Ils ont par ailleurs plaidé pour que le gouvernement améliore les conditions de vie dans les zones rurales, question d’impliquer les communautés riveraines de différents parcs aux efforts de la préservation de leur milieu de vie.  

« Le secteur du tourisme est vaste, ce que nous avons fait aujourd’hui est un accompagnement que nous avons apporté au ministère du Tourisme et tant d’autres acteurs qui veulent voir décoller le tourisme congolais.  Il est temps que la RDC prenne conscience de pouvoir rentabiliser ses ressources,  générer des emplois et à accroitre les recettes du pays. Il est très important d’avoir un œil sur le tourisme, nous appelons le gouvernement à investir dans le tourisme pour valoriser nos sites et en faire les portes d’entrées de recettes du pays» », a rapporté le chargé d’éducation à l’éco-citoyenneté, et coordonnateur de la filière Envoclub, Bertin Mbuya.

Outre la question de sensibilisation et d’assainissement, cette descente de terrain rentre surtout dans le cadre d’une actualisation des connaissances du personnel sur la gestion durable de ce lieu touristique. A en croire, les organisateurs, cette activité n’est qu’un essai parmi tant d’autres qu’ils comptent organiser dans un futur proche.

Nelphie  MIE 

Forêt : Lokolama, le calvaire des sentinelles des tourbières (Reportage)

Deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie, le bassin du Congo héberge l’un des plus grands puits de carbone du monde. Selon les scientifiques, la forêt équatoriale loge dans ses entrailles une réserve de 30 milliards de tonnes de carbone. De quoi permettre à l’humanité de se caparaçonner du réchauffement climatique qui fait déjà des effets dans plusieurs coins du globe. Découvertes en 2017, les tourbières du bassin du Congo, ces zones marécageuses qui jouent un rôle prépondérant dans l’équilibre du climat sur l’échiquier planétaire, focalisent l’attention des environnementalistes qui battent campagne pour leur protection. Sensibilisées et mobilisées, les populations autochtones se muent en gardiennes du temple … au détriment de leur propre survie.

Situé à 45 km de la ville de Mbandaka, chef lieu de la province de l’Equateur, le village de Lokolama est devenu célèbre grâce à ses tourbières. Erigé le long de la route nationale n°8, ce berceau du puits de carbone, où vivent 600 âmes réparties entre 84 ménages, fait partie du secteur de Elanga dans le territoire de Bikoro.

Porte-parole de la communauté,  Valentin Egobo, nous a servi de guide tout le long de notre séjour. Avec lui, nous avons roulé pendant au moins deux heures sur une route cabossée, parsemée de nids de poule. C’est en fin de journée que nous avons posé le pied sur le sol de Lokolama. Continuer la lecture de Forêt : Lokolama, le calvaire des sentinelles des tourbières (Reportage)

Gabon : A cause des effets du changement climatique, des élephants frugivores menacés par la famine dans le parc national de la Lopé

Une étude menée dans le parc national de la Lopé au Gabon, met en évidence la baisse de la production fruitière de l’ordre de 81 % entre 1986 et 2018 ainsi qu’un affaiblissement depuis 2008, de l’ordre de 11 %, de l’état de forme physique des éléphants de forêt frugivores. Cette recherche souligne la manière dont le changement climatique dans le monde affecte les plantes et les animaux à l’échelle locale via la réduction de la quantité de nourriture disponible dans les forêts. De plus, l’étude vient s’ajouter au corpus mondial de données probantes qui mettent en exergue la crise actuelle en terme de biodiversité et les conséquences liées au changement rapide des conditions climatiques.

Un troupeau d’éléphants dans le parc d’Upemba en RDC.

« Il est alarmant de constater que le changement climatique entraîne la famine chez les éléphants de forêt et les oblige peut-être à quitter les forêts pour s’approcher des villages à la recherche de nourriture, ce qui les amène à ravager les plantations », a indiqué le ministre gabonais en charge des Eaux, des Forêts, de la Mer, de L’Environnement, chargé du Plan Climat et du Plan d’Affectation des Terres, Lee White.

En moyenne, les éléphants et les autres animaux trouvaient des fruits mûrs sur un arbre sur dix dans les années 1980, mais aujourd’hui ils doivent en chercher sur plus de 50 pour en trouver. Cette situation s’explique par le fait que le climat de la région a changé depuis les années 1980, devenant plus chaud et plus sec, et cela est peut-être à l’origine du déclin de la production fruitière dans les forêts tropicales. Précisent les scientifiques.

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Biodiversité : Mise en place d’un cadre de concertation des organisations des peuples autochtones et de la société civile

Les organisations des peuples autochtones et de la société civile de la République démocratique du Congo seront désormais consultées  sur toutes les questions liées aux mécanismes de la Convention sur la diversité  biologique (CDB) et ses protocoles.  C’est à travers un cadre de concertation mis en place ce 25 septembre, à l’issue d’un atelier organisé à Kinshasa par l’ANAPAC ( L’Alliance nationale d’appui et de promotion des aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire).  Cette structure se veut un cadre d’échanges permanents devant aboutir à une position commune entre les organisations de la société civile et l’Etat congolais, sur les différentes questions et politiques  nationales et internationales en rapport avec la biodiversité.

Selon les organisateurs, la motivation principale qui a présidée à la  mise en place de ce cadre de concertation  est soutenue par un constat fait sur  la moindre participation  des organisations de la société civile et des peuples autochtones à la convention sur la Biodiversité et aux différents mécanismes de leur mise en oeuvre.

Contrairement aux autres cadres de concertation qui ont vu le jour et disparu  à cause notamment d’un manque de vision claire des initiateurs, celui-ci se veut plus pérenne, car il né d’une réelle prise de conscience et d’un engagement des acteurs eux-même, sans être édicté par un quelconque enjeu ou une quelconque opportunité en vue, affirme Joseph Itongwa, directeur exécutif d’ANAPAC. Continuer la lecture de Biodiversité : Mise en place d’un cadre de concertation des organisations des peuples autochtones et de la société civile

Aménagement du territoire : Le FONAREDD présente aux parties prenantes, le Guide méthodologique de zonage participatif des terroirs villageois

Le Fonds national REDD a organisé à Kinshasa, un atelier de  présentation de deux outils nécessaires devant contribuer à une bonne gestion spatiale du territoire congolais. Il s’agit du guide méthodologique de zonage participatif des terroirs villageois et la légende du Plan simple d’amenagement  A l’issue de trois jours des travaux intenses, ce guide méthodologique a été enrichi et la légende du plan simple d’amenagement validée, moyennant la prise en compte des modifications et ajouts formulés par les participants à ces assises.

Les travaux de Kinshasa avaient pour objectifs d’harmoniser les vues entre la vision de l’aménagement du territoire au niveau national et celle qui se déploie au niveau provincial. Assurer une cohérence provinciale notamment entre les PIREDD qui entreprennent de réflexions sur l’aménagement du territoire au niveau des entités territoriales décentralisées, et initier la collecte des perspectives des participants pour la suite du processus de l’aménagement du territoire. 

« Nous nous félicitons de la maitrise du processus d’élaboration de cet outil. Il nous revient à présent d’en faire bénéficier les programmes et projets de terrain. Nous allons faire en sorte que ce guide se traduise en plan d’actions à cours, moyen et long terme, s’imitant de méthodologies de planification stratégique », a indiqué le coordonateur adjoint du Fonaredd, Victor Kabengele. Continuer la lecture de Aménagement du territoire : Le FONAREDD présente aux parties prenantes, le Guide méthodologique de zonage participatif des terroirs villageois

Conservation : Pour avoir tué un léopards, un chasseur aux arrêts  dans la province de la Tshuapa

Un chasseur a été arrêté en flagrance pour avoir tué un léopard, une espèce intégralement protégée en République démocratique du Congo. Les faits se sont déroulés le 19 septembre, dans le village Bofuli, à près de 10 kilomètres d’Ikela Centre, dans la province de la Tshuapa.

Selon un membre de l’Ong Conserv Congo qui suit le dossier, le léopard a été pris dans un piège lui tendu, avant d’être tué par ce chasseur. Saisi par les avocats de cette organisation non gouvernement de lutte contre le braconnage, le commandant chef du commissariat de la Police nationaleCongolaise d’Ikela a décidé de transféré le présumé braconnier au Tribunal de grande instance de Boende, ce jeudi 24 septembre.

« Conserv Congo a chargé son conseil de s’en saisir et que justice soit rendue comme le prescrivent les lois régissant la conservation de la nature dans le pays« , indique Adams Cassinga, coordonnateur de Conserv Congo. « Nous appelons le ministre de l’Environnement et le directeur général de l’ICCN à s’impliquer directement afin que justice soit rendue dans chaque affaire que nous entreprenons. ».

Alfred NTUMBA