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Forêt : SOGAZ lance un tournoi de Nzango moderne pour célébrer la journée nationale de l’arbre

La Société congolaise de Gaz (SOGAZ) a donné le coup d’envoi du tournoi “Sauvons nos forêts, utilisons le gaz domestique”, ce lundi 30 novembre. Cette activité s’inscrit en marge de la journée nationale de l’arbre, célébrée chaque 05 décembre de l’année. Au total, 10 équipes de Nzango moderne participent à ce tournoi.

« Les mamans sont les personnes responsables des achats dans les foyers et nous savons quel rôle ces dernières jouent dans le choix de l’utilisation soit du bois ou de l’énergie propre. Ce tournoi est une opportunité pour nous non seulement de les conscientiser mais également de les accompagner dans une activité qui est importante pour elles.  Le  Nzango est non seulement une activité sportive mais ça leur permet de se retrouver et d’avoir des moments de partage entre elles », a déclaré Lilas Pezo, responsable Marketing de SOGAZ.

La marraine de ce tournoi, Marie José Ifoku a dans  son allocution de circonstance précisé que, « Nous avons voulu commencer notre tournoi aujourd’hui et sensibiliser  les femmes parce que plusieurs d’entre elles vendent du charbon de bois. Nous voulons qu’elles comprennent que nous devons conserver et protéger nos forêts et notre environnement. Raison pour laquelle, SOGAZ nous accompagne pour que les mamans comprennent que nous devons cesser de couper les arbres là en ordre dispersé. Il va falloir que ça se fasse de manière à ce que les autorités publiques puissent les accompagner ».

Elle appelle cependant les autres ministres notamment  le ministre de l’Environnement, du Sport et de la Culture de se joindre à eux pour les deux jours restants en vue de conscientiser ces mamans dans la lutte contre la déforestation.

Présent à cette cérémonie, le ministre de la Santé, Eteni Longondo a saisi l’occasion pour sensibiliser les sportives sur les gestes barrières et  l’importance de porter les masques pour lutter efficacement contre la Covid-19. « Le coronavirus existe. Nous devons nous protéger tout en respectant les gestes barrière pour lutter efficacement contre ce virus » a-t-il rappelé.

Il a en effet distribué des masques aux athlètes et à toutes les personnes qui ont pris part à cette activité. Signalons  que le tournoi va se dérouler pendant trois jours et  l’équipe gagnante recevra un prix le dernier jour.

Nelphie MIE

Conservation : Début à Kinshasa des travaux de la 28ème réunion ordinaire du Fonds pour le patrimoine mondial africain

Le segment technique de la 28ème réunion ordinaire du Fonds pour le patrimoine mondial africain  a démarré ses travaux, ce 30 novembre à Kinshasa. Cet atelier de deux jours se tient en marge de la réunion du Conseil d’Administration de ce fonds dont les travaux sont prévus le mercredi 02 décembre 2020, toujours à Kinshasa. 

Pour cette première journée, les réflexions ont tourné autour des efforts entrepris par la République démocratique du Congo pour sortir ses sites du patrimoine mondial de la liste des sites en péril. 

«Nous sommes déjà dans le processus des mesures correctives qui vont nous aider à corriger et donner davantage de valeur à nos sites. Nous avons un grand pas sur la croissance de nos gorilles (dans les Virunga), nous avons une croissance des girafes, des éléphants et des hippopotames  (dans la Garamba). La Salonga est en train d’être restaurée et réhabilitée », a indiqué le directeur général de l’ICCN, Cosma Wilungula. 

Tous les efforts pour barrer la route à l’exploitation des hydrocarbures dans les aires protégées de la RDC devront également être pris en compte dans cette démarche vers la restauration et la viabilité de 5 sites congolais inscrits au patrimoine mondial. L’ICCN attend  en effet, beaucoup de cette réunion dont les résolutions devront aider le Conseil d’Administration du Fonds pour le patrimoine mondial africain dans la prise de décision. 

«La République démocratique du Congo est au cœur du patrimoine mondial. Elle fait partie des pays qui abritent le plus grand nombre de biens sur cette liste. Ça c’est un point d’intérêt pour nous. La RDC fait face aux grands défis liés à la conservation des biens du patrimoine mondial. Notre rôle en tant que fonds du patrimoine mondial africain est de réfléchir au cours de cet atelier avec nos collègues, sur les voies et moyens que nous pouvons identifier pour faire face à ces défis», a déclaré le directeur exécutif de ce fonds. 

De son coté, l’UNESCO reconnait les grands progrès enregistrés ces dix dernières années dans l’accroissement de nombre de sites africains sur la liste du patrimoine mondial, en améliorant la conservation et la gestion des risques, en renforçant la participation des communautés et en augmentant les avantages pour ces dernières.

« La sauvegarde du patrimoine aide à créer des emplois, à promouvoir l’égalité des genres et à éliminer la pauvreté. Nous pouvons exploiter le potentiel du patrimoine pour créer des millions d’emplois décents, en donnant également un sentiment de dignité, d’inclusion et de fierté. En protégeant les ressources naturelles, les fleuves et les parcs, nous pouvons libérer des sources d’énergies renouvelables pour tous. C’est la bonne chose à faire, et le choix le plus judicieux. Tel est le message de l’UNESCO aujourd’hui« , a rappelé Jadot Kasongo, représentant le Directeur pays de l’Unesco à ces assises.

La RDC attend tirer réellement profit de la tenue à Kinshasa,  de la 28ème réunion ordinaire. De profit à la fois politiques et financiers. A l’issue des travaux de ce segment technique, des recommandations pertinentes seront formulées par les experts, et un suivi sera fait pour aider le pays à redorer l’image de son patrimoine mondial. 

Alfred NTUMBA 

Haut-Katanga : reprise du pillage du bois rouge, l’évêque de kilwa-Kasenga dénonce ce trafic illégal

Dans un communiqué de presse publié le 27 novembre 2020, Monseigneur Fulgence Muteba, évêque de Kilwa-Kasenga dénonce de nouveau le pillage du bois rouge dans le Haut-Katanga. Cet espèce rare continue à attirer la convoitise de plusieurs commerçants et, c’est malgré l’existence d’un document de l’autorité provinciale en charge de l’environnement, interdisant l’exploitation de cette essence végétale menacée d’extinction.

« La population locale est perplexe de revoir s’intensifier le trafic des grands camions, dont certains sont immatriculés en Tanzanie et conduits par des sujets tanzaniens, transportant de grumes de ce bois précieux. Les villages Boa, Kasomeno, Ngonga et l’intérieur de Sapwe vers la Luapula, pour ne citer que ceux-là, sont le théâtre de ce spectacle déplorable« , peut-on lire dans ce communiqué de presse.

Qui est derrière ce pillage ?

On en dira jamais assez pour la contrebande organisée dans le trafic de Pterocarpus Ongolensis (Mukula) du Haut-Katanga, dit « Bois rouge ». Ce communiqué de l’évêque du diocèse de Kilwa-Kasenga précise que « le plus grand célèbre de ces contrebandiers téméraires est nommé Kabongo, pour ne pas le citer, réputé dans l’ecocide de cette essence précieuse dans la région, sans aucune réalisation communautaire« .

Ce même communiqué poursuit, « son homme de main est un certain Pasteur, chargé des opérations d’évacuation de ce butin de la honte vers les endroits autrement plus accessible aux véhicules« .

Comment ce pillage est-il organisé?

Le dénonciateur de ce trafic illicite du bois rouge dans le Haut-Katanga fait savoir que ces hommes soudoient quelques chefs coutumiers et manipulent de jeunes villageois désœuvrés pour évacuer vers Lubumbashi des cargaisons entières de grumes du célèbre produit ligneux de la forêt des Miombo, destinées au marché chinois.

« Ils pretextent ramasser de grumes coupées jadis, dans les conditions les plus illégales, en tout cas en violation délibérée des dispositions du Code forestier et, en plus n’ayant profité en rien aux communautés riveraines. Ce ramassage frauduleux qui, en réalité, participe à l’exploitation et n’en est qu’une étape, avait été suspendu par le gouvernement congolais et, par la suite interdit par le gouvernement du Haut-Katanga. Contre toute attente, il reprend allègrement, non sans y associer quelquefois les produits de nouvelles coupes clandestines constatées à certains endroits« , alerte l’évêque de Kilwa-Kasenga.

Les autorités provinciales y sont-elles complices ?

Mgr Fulgence Muteba très surpris par ce nouveau pillage émet de doute sur l’excellente santé de la corruption. « Ce pillage déguisé n’attire point l’attention des autorités compétentes, moins encore des services de sécurité. Les camions chargés de grumes franchissent toutes les barrières de sécurité, et même la douane de Kasumbalesa, avec une facilité étonnante« , regrette le numéro un du diocèse de Kilwa-Kasenga. Il invite le gouvernement congolais à prendre ses responsabilités et agir.

Demester Maloba, depuis Lubumbashi

Biodiversité : Kinshasa abritera la 28ème réunion ordinaire du Conseil d’administration du Fonds pour le Patrimoine mondial africain

C’est pour la première fois que la République démocratique du Congo reçoit sur son sol ce grand rassemblement du Fonds pour le Patrimoine mondial africain. Kinshasa, capitale de la RDC accueillera du 30 novembre au 04 décembre, les hôtes de marque en provenance de toute l’Afrique et du monde. L’annonce de cet événement a été faite ce samedi, 28 novembre par le directeur général de l’ICCN, Cosma Wilungula. 

C’est un événement important au niveau de notre pays. Je suis l’un des administrateurs de ce fonds. Cette réunion a toujours été celle qui prépare le mandat des activités d’un président de l’Union africaine. Il était grand temps que je puisse tout faire pour solliciter et convaincre mes collègues pour que réunion se tienne ici », a informé le dg de l’ICCN. 

Cet événement de haut niveau se tient à la veille de l’accession de Félix-Antoine Tshisekedi au poste du président en exercice de l’Union africaine, prévue en février 2021. Selon les organisateurs, le Chef de l’Etat congolais donnera le go du segment de haut niveau.

Cette réunion sera organisée en partenariat avec l’ICCN. Elle aura pour thème, le Patrimoine mondial en Afrique, promouvoir le patrimoine mondial en RDC. A en croire le DG de l’ICCN, le choix de la RDC a été motivé notamment par son poids écologique. Considéré comme le second poumon vert de la planète avec ses 145 millions d’hectares de forêts, le pays dispose de cinq sites du patrimoine mondial. 

Au cours de ces travaux, il sera question de discuter sur la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial en RDC, évaluer celle-ci en conjonction avec l’agenda 2063 et identifier les actions clés dans le future pour améliorer la situation actuelle. 

Les assises de Kinshasa connaîtront trois temps forts à savoir; un atelier technique qui se tiendra le 30 novembre et le 01 décembre. Il va porter sur le patrimoine mondial congolais. Il sera question d’évaluer les efforts, les menaces et les opportunités des sites du patrimoine mondial en RDC. 

Des réflexions pertinentes seront menées pour définir des mécanismes susceptibles d’aider à sortir les cinq sites congolais du patrimoine mondial de la liste des sites en péril. Un accent particulier sera également mis sur les questions sécuritaires dans ces sites. Le second temps sera la soirée de gala. 

Cette activité qui connaitra la participation de grandes personnalités du pays et d’ailleurs  permettra la levée de fonds pour soutenir les 5 sites congolais du patrimoine mondial. Trois hautes personnalités africaines seront primées pour leurs efforts à contribuer à l’essor et le développement du patrimoine mondial africain.  Et enfin, le troisième temps fort sera la visite de quelques sites touristiques de Kinshasa en commençant par le Musée national.

Notons par ailleurs que le Patrimoine mondial est une convention qui date de 1972.  Le Fonds pour le Patrimoine mondial africain a été initié par l’Union africaine. Il est le résultat d’un effort conjoint entre l’Afrique et l’UNESCO. 

Alfred NTUMBA

Forêt : Quatre ans après utilisation en RDC, ForestLink se révèle comme un outil efficace de surveillance forestière

La Rainforest Foundation UK (RFUK) a au cours de sa réunion annuelle, présenté quelques résultats obtenus grâce à l’application ForestLink. Cette atelier de trois jours avait pour objectifs d’établir un consensus avec un éventail d’intervenants sur le rôle de l’observation communautaire dans l’amélioration de la gouvernance forestière. Organisé par Visio conférence, cet atelier a réuni plusieurs pays africains dont le Ghana, le Cameroun, la RDC et le Congo Brazzaville. Les participants ont échangé leurs expériences sur cet outils et les leçons tirées de son utilisation sur terrain. A Kinshasa, plusieurs organisations de la société civile environnementale et l’administration forestière ont pris part active à ces travaux.  

Ces assises ont permis à visualiser avant d’analyser des exemples de réussites et de bonnes pratiques auxquelles cet outil a fait preuve. « Dans les zones d’interventions du projet, nous pouvons noter  l’amélioration de respect des droits des communautés locales. Des clauses sociales des cahiers de charges ont été établies. Les entreprises forestières ont répondues à leurs exigences par rapport à ces clauses sociales négocié avec les communautés. Nous avons également enregistré la réduction de certaines illégalités forestières dans les concessions en surveillance.  Le projet a permis de renforcer la collaboration entre les communautés locales et les entreprises forestières », a-t-il renseigné Joseph Bolongo, chef de projet STR à l’ONG GASHE (Groupe d’action pour sauver l’Homme et son environnement).

En République démocratique du Congo, les alertes lancées grâce à ForestLink, on permis de mettre la main sur un sujet chinois qui exploitait illégalement du bois dans le territoire d’Ingende.  «L’outil a servi à dévoiler les activités d’un exploitant illégal chinois qui avait répondu à ses actes devant le tribunal. C’était un acte fort d’autant plus que c’est le tout premier jugement du code forestier dans la zone. À partir de cette action-là beaucoup de communautés ont intenté des actions en justice contre les sociétés qui réalisent leurs activités à l’encontre de la loi forestière», a indiqué Willy Elwa, chargé du monitoring à l’ONG APEM (Action pour la promotion des peuples et espèces menacées).

Cet outils a le mérite d’avoir apporté des facilités dans le monitoring forestier. Comparé aux autres existants, ForestLink est considéré aujourd’hui comme le meilleur par ses utilisateurs. Quoi de plus normal que les participants à cet atelier plaident pour que l’Etat congolais s’en approprie. « Les inspecteurs forestiers qui effectuent les missions de contrôle n’ont pas le temps de sillonner toute la concession. L’alerte lancée grâce à ForestLink donne les coordonnées polaires qui permettent aux inspecteurs d’arriver directement à l’endroit précis. Ça fait quatre ans depuis que nous avons testé le système de suivi en temps réel des activités forestières. Ce système a donné les résultats que nous voulons étendre dans d’autres concessions forestières. Nous voulons également impliquer les parties prenantes pour que l’outil soit mis à leur disposition afin de contribuer à la bonne gouvernance forestière en RDC », a précisé Joseph Bologo. 

Grace à ce système, les difficultés liée à la disponibilité du réseau télécom ont été surmontées.  « Cet outil nous est  utile parce qu’il ne dépend pas de la connexion internet, elle est connectée par satellite directement. Une fois une illégalité documentée, elle est balancée en temps réel. Il nous permet d’avoir des  informations fraiches qui nous permettent d’organiser des activités de contre-vérification sur terrain avant  la certification de ces allégations», a confirmé Willy Eluwa.

Rappelons qu’en RDC, ce système a été testé dans les concessions forestières de la province de l’Equateur, de la Tshuapa et la Province Orientale.

Nelphie Mie

Forêt : La loi sur les peuples autochtones adoptée en pleniere de l’Assemblée nationale en RDC

L’ Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a adopté la proposition de loi portant principes fondamentaux relatifs à la promotion et protection des peuples autochtones, ce jeudi 26 novembre, à Kinshasa. Une plénière qui a réjoui plus d’un député car, il s’agit d’une première en RDC de voir l’Assemblée nationale siéger pour une loi en faveur des peuples autochtones pygmées.

« Je suis très ravi de voir que cette proposition de loi vient d’être votée par tous les élus« , s’est réjoui le président de la commission socio-culturelle, Léon Mondolo.

Cette loi tant attendue, vient apporter un ouf de soulagement aux acteurs qui militent depuis toujours pour la reconnaissance des droits de ces peuples marginalisés.

« C’est le fruit d’un travail qui a duré plusieurs années. Aujourd’hui ce travail là est couronné par une validation de ce qui était une proposition de loi sur la promotion et protection des peuples autochtones notamment les pygmées.« , a indiqué Rachidi Bukanga Ruben, député national.

Une loi innovante

Cette loi apporte plusieurs innovations, à en croire les députés nationaux. C’est pour la toute première fois dans l’histoire de ce pays que les autocthones pygmées aient les droits à des terres qu’ils possèdent. Ces terres là et leurs droits seront désormais reconnus par la loi.

« En plus de l’article 43 de la constitution qui garanti l’accès à l’éducation de base, je vous informe que le peuple pygmée a ce droit désormais d’étudier gratuitement et acceder à tous les établissements publics pour l’enseignement de base. Nous avons élargi jusqu’à l’enseignement sécondaire et professionnel pour les autochtones spécialement, en attendant la promulgation de cette loi par le Président de la République« , a renchérit le député Bukanga.

Cette loi prévoit également que le peuple autochtone soit exonéré de tous les frais liés à la justice, en cas d’un procès en justice. Elle va jusqu’à demander la gratuité de soin de santé pour ce peuple, enfin de les inciter à participer à la vie active comme tous les congolais.

L’adoption de cette loi à l’Assemble nationale est un motif de fierté pour Patrick Saïdi, coordonateur de la Dynamique des Groupes des Peuples Autochtones (DGPA). « En ce jour comme vous le voyez, ils sont tous là ( les pygmés ) venus témoigner le soutien et l’attachement qu’ils ont à cette plénière car, c’est d’eux qu’il s’agit. Le vote a été unanime, tous les élus ont dit la même chose, et nous vous confirmons que les objectifs sont atteint et d’ici peu, le chef de l’Etat devra promulguer cette loi. Mais, déjà, le grand pas est franchi« , a-t-il précisé.

Notons que les pygmées vivant à Kinshasa étaient très nombreux aux alentours du Palais du peuple, siège du parlement congolais, pour soutenir l’adoption de cette loi qui devra les encadrer dans leur marche vers l’égalité de chance et de droits.

Désiré Wembolowa

Eau : Gestion Intégrée des Ressources en Eau, Claude NYAMUGABO et Mohamed ABDEL ATY DISCUTENT du Projet GIRE Égypte-RDC

Arrivé aux petites heures matinales au Caire en Égypte, le Ministre de l’Environnement et Développement Durable Me Claude NYAMUGABO se met au travail en réunissant son équipe congolaise du comité technique de Consultatif Conjoint pour une huitième réunion porteuse de bonnes nouvelles pour la République Démocratique du Congo.

Au Ministère de l’Irrigation et Ressources en Eau de la République Arabe d’Égypte, avec son homologue Mohamed ABDEL ATY, il est réellement question de relancer les activités du Projet de Gestion Intégrée des Ressources en Eau(GIRE).

Pour ce partenariat signé en 2012, les retombées sont succulentes :
Forage de 30 puits d’eau souterraine (consommation humaine et animale dont 10 puits équipés de système de distribution d’eau)

Une autre grande nouvelle est la construction d’un micro barrage hydroélectrique.

Dans l’immédiat, il est à noter l’inauguration en février 2021du Centre Régional Ultra Moderne des Prévisions Météorologiques, Suivi Hydrologique et Changement Climatique.

Des équipements seront acheminés à Kinshasa dans un bref délai et la formation d’experts congolais en Egypte va se poursuivre.

Le Ministre Claude NYAMUGABO a ensuite visité dans la partie Est de la capitale égyptienne l’ancien Centre des Mesures du fleuve Nil, construit en l’an 815 de notre ère avant de se rendre au Centre Moderne des Prévisions des Pluies et des Changements Climatiques d’Égypte pour enfin chuter au Centre de la Télémétrie.

Toutes ces techniques modernes ont entre autres objectifs de recueillir des données fiables sur les précipitations, l’humidité ainsi que le système d’alerte précoce (prévention des catastrophes).

Cellcom Min EDD

Conservation : Quand un reportage sur les gorilles de montagne jette le discredit sur le media français TF1

Un reportage sur les gorilles de montagne produit par la télévision française TF1 jette de l’huile au feu. Dans ce reportage, les journalistes Sarah Sissman, et Thomas-Diego Badia affirment que les gorilles de montagne, cette espèce de grand singe menacée d’extinction n’existent plus qu’au Rwanda. De ce fait, les journalistes ont oublié que ces grillent vivent en RDC et en Ouganda. Erreur ou manipulation de l’opinion nationale et internationale s’interrogent plusieurs congolais et étrangers sur le motif de cette grosse boulette et en exigent une rapide réparation.

La première à s’en prendre à ce reportage, c’est une congolaise qui sans ambages a tiré à boulet rouge sur les journalistes français qu’elle prend à partie dans ce qu’elle appelle la « désinformation ». Et en suite aux écogardes rwandais.

Ce reportage de propagande dont la vidéo est devenue virale n’a pas laissé indifférent l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature). Dans un tweet fait à ce sujet, il fustige les affirmations gratuites faites par la TF1.

De son coté, le chef de la délégation de l’Union européenne, Jean -Marc Chataigner n’a pas hésité de manifester son indignation à ce reportage qui remet en cause tout le travail abattu par l’Union européenne dans le parc des Virunga, depuis plus de trois décennies.

La désinformation, c’est tout ce que décrie aussi l’Ambassadeur des USA à Kinshasa, et autres personnalités qui trouvent dans ce reportage, la main noire du Rwanda qui cherche à tout prix, à saboter les efforts de conservation entrepris par la RDC et ses partenaires.

Les journalistes membres du réseau Green Journalists Network invitent par ailleurs leurs collègues de la télévision française à revenir plus vite sur leur forfaiture et corriger le plus vite possible leur erreur.

« Ça ne coûterait aucun centime à TF1 de s’appliquer au principes de vérification d’information à la source ou plusieurs sources en RDC, au lieu de diffuser des contrevérités qui constitue une insulte flagrante aux efforts communes (gouvernement, partenaires internationaux, société civile, ICCN) consentis pour la conservation de la nature en RDC et la lutte contre les changements climatiques dans le monde 🌍, parfois au prix de sacrifice« , a indiqué Bill Mwamba, journaliste.

Alfred NTUMBA

FORÊT : YANGAMBI, QUAND LA RESTAURATION RIME AVEC L’ AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE DE POPULATION

La croissance démographique, la pauvreté et le besoin croissant en énergies figurent parmi les principales causes de la perte du couvert forestier en Afrique.  Chaque année, le continent  perd plus de 2 millions d’hectares de forêt. La production de charbon de bois, de bois de chauffe et l’aménagement de l’espace pour des  activités agricoles figurent parmi les causes de cette déforestation. Cette perte du couvert forestier entraîne avec elle aussi la dégradation ou l’appauvrissement du sol, rendant ainsi difficile toute activité agricole.

Transplantation des plantules à la pépinière d’Isalowe ( photo THK)

La République Démocratique du Congo n’est pas épargnée par cette réalité. A Yangambi, dans la province de la Tshopo, la croissance démographique, l’absence de l’électricité, le manque d’emploi durable ainsi que la pauvreté ont poussé la population à exercer une énorme pression sur la réserve biosphère de Yangambi.  Une pression qui dénombre parmi les conséquences, la déforestation qui a entraîné avec elle la dégradation du sol, plongeant ainsi une grande partie de la population dans la pauvreté. C’est ainsi que le Centre de Recherches Forestières Internationale (CIFOR) développe depuis 2017 plusieurs activités dans cette contrée, en vue du développement durable, entre autres la restauration et la sensibilisation des populations. Pour palper du doigt la réalité, nous avons décidé d’effectuer une descente sur  terrain à Yangambi.

Yangambi, un site chargé d’histoire

Après plus de deux heures de navigation sur le majestueux fleuve Congo en partant de la rivière Tshopo puis la rivière Lindi, nous accostons enfin à Yangambi. Dès notre arrivée, nous sommes captivés par les vieux bâtiments datant de l’époque coloniale et quelques vestiges, qui  témoignent de la vie mouvementée qui autrefois animait ce lieu.  Avec la station de recherche  de l’INERA, l’Institut Facultaire Agronomique (IFA/Yangambi) et sa réserve de biosphère, Yangambi fût il y a quelques décennies,   un des grands pôles scientifiques du monde, où se donnaient rendez-vous plusieurs chercheurs et scientifiques venant de tous les coins du monde, pour apprendre et échanger des connaissances sur l’agronomie et la foresterie.

Malheureusement, les guerres qu’a connues la province de la Tshopo n’ont pas épargné Yangambi. Aujourd’hui, ce district de plus d’un million d’âmes porte encore les stigmates de ces sombres pages de l’histoire.  Comme un phénix, ce site rempli d’histoire renaît de ses cendres, grâce au projet Formation, Recherche et Environnement dans la Tshopo (FORETS) du CIFOR, financé par l’Union européenne. « Le partenariat que nous avons avec le projet FORETS, nous permet de récupérer des anciennes terres devenues pratiquement incultes. Ceci est pour nous une façon non seulement de récupérer ces terres, mais de rendre aussi viable le paysage de Yangambi », s’est félicité Michel Lokonda, Directeur de l’INERA-Yangambi.

Des centaines d’hectares recouverts d’arbres

Chargement des plantules dans une remorque (photo THK)

A Yangambi, il était question pour nous d’assister aux activités de restauration lancées depuis 2018 dans le cadre du projet FORETS. Notre arrivée a coïncidé avec la clôture de la grande saison de plantation 2020. Aussitôt arrivés, nous nous sommes donc rendus sur le site où se fait le reboisement. A notre approche, nous apercevons un groupe de gens très motivés. Tenant dans leurs mains ensablées des machettes et houes, elles attendent impatiemment la prochaine remorque des plantules. Nous approchons un jeune homme d’une trentaine révolue. Coiffé d’une casquette noire, machette à la main, Jérôme Isangi est un des  employés du projet FORETSdans le cadre des activités de reboisement. « Je suis enseignant, mais je fais ce travail depuis bien longtemps en attendant que je  sois mécanisé par l’Etat. J’ai fait le reboisement à Bangala et à Nutricen. Ici, je suis à ma troisième plantation », a-t-il renseigné.

Le CIFOR s’est fixé comme objectif de reboiser 600 hectares par an. Un projet ambitieux qui vise non seulement à restaurer le paysage de Yangambi, mais aussi à maintenir le cadre de vie décent des populations, tout en sensibilisant la population sur l’éducation environnementale.

« Depuis le lancement de ces campagnes de restauration, plus de 800 hectares ont été reboisés, et près de 700 mille arbres ont été mis en terre », a expliqué Brice Djiofack, expert junior du projet FORETS. « Pour cette saison, nous avons planté plus de 12 mille arbres par jour, une grande avancée pour le projet », a-t-il renchéri.

Au cours de ces campagnes de plantation, le choix des arbres est porté sur les acacias, les arbres indigènes et les arbres fruitiers. Bien qu’il soit une espèce à croissance rapide, l’acacia est une légumineuse qui favorise la restauration des sols épuisés grâce à la fixation de l’azote, ce qui rend possible la production agricole. Cette espèce a également un haut pouvoir calorifique, ce qui le rend idéal pour produire  la biomasse. Et parmi les arbres autochtones, il y a les arbres à chenilles et autres plantes médicinales. Pour permettre la disponibilité des plantules, deux pépinières ont été mises en place.

La sélection des espaces pour la plantation se fait de manière systémique. « Les terres de Yangambi appartiennent à l’INERA, et ce reboisement est précédé par une prospection qui consiste à choisir des terrains sur lesquels il faudra planter les arbres », a renseigné Fai Colins, facilitateur du terrain du projet FORETS à Yangambi.

Une fois queles terres à repeupler d’arbres sont connues, les campagnes de sensibilisation sont mises en place pour expliquer à la population le bien fondé du projet. Ceci, dans le but de les emmener à participer et s’approprier cette initiative, qui ne vise qu’à améliorer leur bien-être.  Moustapha Mbola, vulgarisateur du projet FORETS, nous explique qu’au départ il y a parfois une certaine méfiance de plusieurs personnes. Mais après échanges, elles finissent par adhérer à l‘idée, s’en approprier et devenir même nos interlocuteurs du projet  auprès des autres personnes encore sceptiques.

La restauration, une activité rémunératrice

En poursuivant notre visite sur les sites de plantation, nous sommes tombés sur un groupe de travailleurs,   dominé par les femmes. Nous débarquons à l’heure de la pause. L’équipe profitait de ce moment pour se restaurer, en attendant la prochaine livraison des plantules. Notre regard  s’est jeté sur une jeune dame au visage rayonnant. Attirés par son sourire, nous nous décidons de l’approcher. Augustine Botoko, c’est ainsi qu’elle se nomme. Cette ancienne commerçante se dit contente et fière de planter des arbres, activité qu’elle entreprend depuis une année. « Je suis mère de six enfants que je prends en charge grâce à ce travail. Depuis que je suis employée ici, ma situation économique s’est beaucoup améliorée. Que Dieu bénisse les initiateurs de ce projet », a-t-elle déclaré sourire aux lèvres.  Motivée par le témoignage de sa collègue, Justine Lola a jugé bon de se confier aussi à nous, concernant cette activité de reboisement à laquelle elle prend part depuis un mois. Pour elle, le plus important n’est pas seulement le fait d’être payée, mais plutôt le fait de bénéficier de ces arbres dans le futur.

Finalement, Daris Lifenda, un jeune qui nous a affirmé qu’il garde des bons souvenirs de ce travail de restauration initié par le projet FORETS, décide de nous emmener à son domicile. A quelques mètres, nous entendons le bruit de vrombissement d’un moteur. Arrivés sur place, nous découvrons un moulin et des gens tout autour venus moudre le manioc, le soja et le maïs. « Ce moulin, je l’ai acheté grâce aux économies que je faisais avec ma rémunération. Il fonctionne avec du gasoil et aide beaucoup de gens de mon quartier, et ceux des quartiers lointains », a-t-il témoigné.

Ce jeune homme de 19 ans nous a confié avoir acheté un deuxième moulin.  Pour chaque saison, c’est presque 500 personnes  qui sont employées dans les plantations.  La plupart d’entre elles reconnaissent qu’au-delà du recouvrement du couvert forestier de leur village, les activités de restauration leur permettent de résoudre certains problèmes comme la scolarisation les enfants, se nourrir, et créer d’autres activités pour avoir un moyen de subsistance.

Des arbres qui alimenteront la centrale à biomasse de Yangambi

Chantier de la centrale à biomasse de Yangambi ( Photo THK)

Hormis la fertilisation du sol, la restauration du couvert forestier, la fabrication du charbon de bois, l’agroforesterie et l’apiculture, le reboisement de Yangambi vise un autre objectif majeur qui pourrait transformer la vie de cette population, il s’agit de la mise en place d’une centrale à biomasse. Cette centrale utilise des substances qui peuvent brûler pour produire de l’énergie qui peut être transformée en électricité. Pour Paolo Cerutti, directeur du projet FORETS, la mise en place de cette centrale vise à développer les entreprises locales comme les PME, ce qui va rénover le substrat économique et contribuer à la lutte contre la déforestation et l’agriculture sur brûlis.  « Nous avons conduit plusieurs études de faisabilité, et es experts ont conclu qu’une centrale de biomasse à Yangambi est possible », a-t-il argumenté. « Nous avons déjà lancé l’appel d’offre pour les premières machines, et nous travaillons de sorte que  tout soit prêt au plus tard novembre 2021 », a dit-t-il.

Cette centrale sera alimentée dans un premier temps avec les arbres des anciennes plantations d’hévéa et des palmiers qui pullulent à Yangambi, en attendant que les arbres plantés atteignent la maturité.

Bien que les forêts soient les principales sources de revenus pour la population, ce modèle d’investissement du projet FORETS à Yangambi prouve qu’il est possible de concilier la préservation des celles-ci et le  maintien d’un cadre de vie décent des populations. Ceci passe par la sensibilisation et la mise en place des alternatives capables de réduire la pression de l’homme sur la forêt, notamment la multiplication des sources de revenus.

Ce reportage a été réalisé avec le soutien du Rainforest Journalism Fund en partenariat avec Pulitzer Center

                                               De retour de Yangambi, Thierry-Paul KALONJI

Assainissement : D’ici 2030, la République démocratique du Congo compte éradiquer la défécation à l’air libre

C’est un vrai défi que se lance la République démocratique du Congo. Celui d’éradiquer la défécation à l’air libre et réduire de 50% les taux de la contamination fécale dans tout le pays, d’ici 2030. La feuille de route pour atteindre cet objectif a été présentée ce jeudi 19 novembre à Kinshasa. La feuille de route de l’éradication de la défécation à l’air libre prévoit de grandes actions qui seront menées sur l’ensemble du territoire national afin d’arriver aux résultats escomptés.  Il s’agit notamment  de sensibiliser les populations qui vivent dans les province où la défécation à l’air libre a un taux très élevé, de faire le plaidoyer pour augmenter la volonté politique, le développement de meilleures politiques, les stratégies et réglementations locales et nationales, et de faire la coordination intersectorielle et la création d’alliances avec la société civile pour la communication et la mobilisation sociale pour le changement de comportement. 

Cet engagement s’inscrit dans le cadre des actions efficaces qui vont concourir à la matérialisation de la cible 6.2 des Objectifs du développement durable (ODD), d’ici à 2030. L’objectif 6. 2 vise à « assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation en plein air ».

«Cette feuille de route est un appui pouvant matérialiser la vision du chef de l’Etat, laquelle priorise l’intérêt de la population congolaise aux actions du gouvernement. Elle constitue un nouveau programme du gouvernement pour la mise en œuvre des engagements internationaux relatifs à l’Assainissement», a déclaré Ilunga Zaina, vice-ministre de l’Environnement et Développement Durable.

Financé par l’UNICEF, les actions qui seront menées dans la suite devront contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations en RDC mais également, à l’amélioration des habitudes d’hygiène et la bonne utilisation des latrines. Un accent particulier sera également sur  l’accroissement de l’accès aux infrastructures basiques et améliorées de l’assainissement dans les communautés.

«Dans la carte de la RDC, c’est toutes les provinces qui font la défécation à l’air libre. Parmi les vingt-six  provinces, il y en a neuf dont la défécation à l’air libre est très élevée. Nous allons donc  commencer  par celles-là pour une durée allant  de 2020 à 2023. Ensuite, nous mettrons à profit les expériences  que nous aurons  acquises dans ces neufs provinces, pour celles qui restent afin que la RDC puisse réduire sensiblement ou éradiquer totalement la défécation à l’air libre», a souligné Pascaline Mbangu, directrice nationale de l’Assainissement.

Il sied de signaler que le processus de l’élaboration de cette feuille de route a connu la participation des acteurs du secteur de l’eau, de l’hygiène et assainissement et d’autres acteurs de la  territoriale, des médias et de la décentralisation. Cette feuille de route sera exécutée par la direction d’Assainissement du Ministère de l’Environnement et Développement durable. La cérémonie du lancement de cette feuille de route a coïncidé avec la célébration de la Journée mondiale des Toilettes. 

Nelphie MIE