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Forets : Le bois rouge du haut-katanga victime du marché Chinois

La Zambie ayant renforcé des mesures contre l’exploitation forestière illégale, c’est du haut-katanga, que provient désormais une grande partie du mukula, ce bois rouge très prisé par les fabricants de meubles de luxe chinois, a annoncé ce mardi jeune Afrique.


Utilisé dans la pharmacopée traditionnelle comme colorant, mais ce n’est pas pour ces propriétés que ce bois fait l’objet de convoitise des marchands chinois. Poussant en Zambie et en RDC, cet arbre au bois rouge compte parmi le trompeur de bois rose, très apprécié par le marché asiatique pour la fabrication de meubles de luxe.

Le bois de santal rouge et le poirier étaient jusqu’à récemment les principales victimes de cette pratique, mais leur quasi-extinction a poussé les importateurs à se tourner vers une trentaine d’autres espèces tropicales dont seize sont déjà menacées. Le mukula figure parmi ces dernières.

Selon Greenpeace, le gouvernement zambien a intercepté, en avril 449 camions transportant du bois en provenance de RDC. A en croire les statistique nationales Zambiennes, une quantité qui équivaut à près de 17 000 tonnes de mukula auraient été exploitées illégalement vers la chine, via la Zambie entre janvier et avril. En mai, Kinshasa avait envoyé une délégation en Zambie pour s’enquérir de cette situation.

La Chine, a été déjà pointée du doigt à cause de son marché de l’ivoire qui a signé l’arrêt de mort des milliers d’éléphants en Afrique. Ce nouveau marché du mukula ne vient que ternir l’image de ce grand consommateur asiatique.

Pékin se dit alerté par ce problème et entend bien apporter son soutien au gouvernement congolais pour qu’il renforce sa législation. Il a par ailleurs signalé que même si ce trafic est mauvais pour son image, il a le plus grand mal à contrôler les activités de ses propres activités forestières.

Pour rappel, il faut à Pterocarpus tinctorius (mukula) plus de quatre-vingt-dix ans pour atteindre sa maturité. Sur place au haut-katanga Il est vendu aux marchands chinois à environ 1 500 dollars la tonne. A leur tour ces marchands revendent la tonne entre 2500 et 4 000 dollars sur le marché chinois.
Thierry-Paul KALONJI

Opportunité : le Cifor recherche un spécialiste en communication

La/Le Spécialiste en communication aura en charge la gestion des relations média du CIFOR, qui intègrent le site internet, les relations publiques et l’engagement, ainsi que les réseaux sociaux et numériques. Il adoptera et développera une approche sophistiquée, à la fois innovante et stratégique, articulée autour des médias sociaux et des communications scientifiques de terrain.

Cette mission s’adresse à un/e spécialiste des nouveaux canaux de communication ayant un intérêt marqué pour les réseaux sociaux et médias traditionnels, qu’elle/il saura exploiter au mieux. Elle/Il saura instaurer une dynamique dans la mise en place de réseaux forts et efficaces, cultiver son goût pour l’expérimentation et faire preuve de créativité.

Résumé des responsabilités
Sous la supervision directe du Responsable d’équipe COE, le Spécialiste en communication aura comme taches :
–  Assurer la mise en œuvre des plans de communication du projet, gérer les modifications en concertation avec le responsable du projet, le responsable de l’équipe COE, ainsi qu’avec le coordinateur global des projets de communication.
–  Développer, dans le cadre du projet, des supports de communication appropriés dans différents formats, tels que :
Rédaction de récits, communiqués de presse, bulletins électroniques et autres contenus à destination du site internet, des médias et l’impression de documents;

Production de contenus/d’outils de gestion des connaissances autour de l’impact du projet;

Production de supports de communication adaptés aux publics cibles et décideurs politiques;

Création et gestion de supports de communication visant à impliquer les communautés et les personnes influentes au niveau local;

Collaboration avec de multiples acteurs, cartographie du public et des décideurs, compilation des messages clés;

Gestion du contenu internet et production de condensés multimédia pour internet et les médias;

Coordination d’émissions de radio;
Conceptualisation et développement de différents supports promotionnels, tels que la mise en avant des réussites, des vidéos et photographies, articles promotionnels, prospectus, etc. avec l’appui du service Éditorial et Multimédia du CIFOR.

Alimenter les médias et les médias sociaux de manière à diffuser largement des informations sur le projet de recherche ;
Organiser des ateliers de formation aux médias et venir en soutien à d’autres événements et/ou ateliers de communication ;
Veiller à maintenir un site internet dynamique avec un flux d’information constant ;
Fournir des informations sur les activités, leurs résultats et leur efficacité ;
Élaborer une liste de contacts pour la diffusion d’information ;
Évaluer l’efficacité des activités de communication et proposer de meilleures approches.

Qualifications et expériences requises
Éducation, expérience, compétences techniques et qualifications
Diplôme en communication Bac+5 ou dans une discipline connexe
Expérience professionnelle de 5 ans minimum dans les relations médias et/ou en communication

Expérience dans la planification, l’application et l’évaluation de programmes de communication
Expérience dans la gestion/la conception de sites internet
Aptitudes avérées en rédaction et révision en français et en anglais sont essentielles
Une expérience professionnelle auprès d’un centre de recherches ou dans le domaine du développement est un atout
Expérience de gestion des relations avec de multiples acteurs et partenaires
Expérience dans la production de contenus
Bonne connaissance des réseaux de communication en RDC
Aisance à travailler dans un environnement en évolution rapide et contraint par des délais
Une expérience internationale auprès d’ONG ou d’organisations similaires est un atout
L’aisance dans l’utilisation de logiciels photographiques et de conception graphique (de manière à créer nos propres documents pour les médias sociaux) est un atout

Qualités personnelles et compétences
Faire preuve de ressources, être capable de prendre des initiatives, savoir travailler autant de manière indépendante qu’au sein d’une équipe.
Avoir une approche de service client fortement ancrée
Développer une approche créative dans l’élaboration de produits de communication et la résolution des problèmes
Posséder des aptitudes de communication et des qualités relationnelles excellentes, la capacité de collaborer efficacement et positivement dans un milieu multiculturel et multidisciplinaire
Présenter des aptitudes personnelles avérées d’organisation, planification, hiérarchisation des priorités et de gestion de tâches simultanées
Être capable de travailler efficacement sous pression
Avoir une approche de service client fortement ancrée
Être plein de ressources, adaptable et autonome

Durée et conditions
Il s’agit d’un poste de personnel recruté sur le plan national (NRS) ;
Le CIFOR offre une rémunération compétitive en dollars américains en fonction des compétences et de l’expérience ;
La nomination sera pour une période de deux ans, y compris une période de probation de six mois, avec possibilité de prolongation en fonction du rendement, de la pertinence continue du poste et des ressources disponibles ;
Le lieu de travail sera au bureau du projet CIFOR à Kisangani, République démocratique du Congo.

Processus d’application
La date limite d’application pour ce poste est le 31 juillet 2017.
Nous accuserons la réception de toutes les applications, mais vous contacterons seulement les candidats présélectionnés.
Pour appliquer, prière visiter notre site :
HYPERLINK « http://www.cifor.org/careers » http://www.cifor.org/careers
HYPERLINK « file:///\\\\cifor2knas04\\group$\\HR\\Recruitment%20&%20Exit\\Recruitment\\New%20Structure\\FMR\\DRC%20Positions\\Junior%20Scientific%20Expert\\iitadrc-recrutement@iitadrc.org » iitadrc-recrutement@iitadrc.org
Pour en savoir plus sur CIFOR, prière visiter notre site web :
HYPERLINK « http://www.cifor.org » http://www.cifor.org

Les candidatures féminines sont encouragées

Climat : la Banque asiatique de développement lance un cri d’alarme

Selon un rapport publié le 14 juillet 2017 par L’institut de recherches de Potsdam sur l’impact du climat, la banque asiatique de développement a annoncé l’élévation des températures  dans la région de l’Asie-Pacifique, qui pourraient entraîner des effets désastreux et sans précédent, notamment pour la sécurité alimentaire, si rien est fait pour enrayer ce phénomène.

Dans cette région qui représente le deux tiers de la population mondiale, le réchauffement entraînera des typhons plus violents, des précipitations plus fréquentes et plus abondantes, ainsi qu’une élévation du niveau de la mer. Autant de facteurs qui auront des effets négatifs sur la croissance, la sécurité alimentaire et la biodiversité de cette partie du monde, s’inquiète les auteurs de l’étude.

Sur ce, la BAD met en garde contre le risque d’un désastre annoncé et appelle à une mise en application au plus tôt des dispositions de l’accord de Paris

<< Les pays de la région risquent de sombrer dans une plus profonde pauvreté si des mesures ne sont pas mises en œuvre rapidement >> a fait savoir dans un communiqué, Bambang Susantono, vice-président de la BAD.

L’accord de Paris, entré en vigueur en novembre 2016, a pour objectif de contenir l’augmentation de la température en dessous de deux degrés par rapport aux niveaux préindustriels, mais si le rythme actuel se poursuit, le thermomètre pourrait grimper de 4 °C à la fin du siècle en Asie-Pacifique, voire de 6 °C dans certaines régions.

<< Un tel réchauffement pourrait conduire à un drame humanitaire dans plusieurs pays >> estime la BAD, dans ce même communiqué.

En effet, les évolutions du climat affectent les écosystèmes et pourraient se traduire, entre autres, par une diminution de 10 % de la production céréalière. L’augmentation des précipitations aggrave les inondations. Elles ont doublé en Asie du Sud au cours des trois dernières décennies. Si elles continuent à augmenter, près des deux tiers du territoire du Bangladesh pourraient être inondés à la fin du siècle contre un quart actuellement.

Le Tadjikistan, l’Afghanistan, le Pakistan et le nord-ouest de la Chine pourraient connaître des augmentations de température allant jusqu’à 8 °C, poursuivent les auteurs du rapport, entraînant des migrations de ces régions vers d’autres moins affectées. Un scénario qui compromet tout espoir de développement durable dans une région où 9 des 15 pays qui en font partie figurent parmi les plus vulnérables aux désastres naturels, comme en a témoigné le super cyclone tropical Haiyan en novembre 2013 aux Philippines.

La BAD a annoncé un financement de 4 milliards de dollars d’ici à 2020 destinés à la promotion des énergies renouvelable dans la région.

Pour rappel, le Japon et les Etats-Unis sont les premiers actionnaires de la BAD.

Réécrit par Jennifer Labarre

RDC : La journaliste américaine disparue le vendredi dans la Réserve de faune à Okapi retrouvée

Une journaliste américaine disparue après une attaque de miliciens Maï-Maï a été retrouvée «saine et sauve» dimanche 16 juillet par l’armée congolaise en Ituri, dans le nord-est de la RDC, non loin des mines d’or exploitées par des groupes Maï-Maï.

Un groupe de Maï-Maï avait attaqué dans la journée de vendredi un groupe de journalistes et d’éco-gardes, des rangers du parc de RFO (Réserve de faune à okapis) dans la province de l’Ituri, dans le nord-est du pays.

Deux journalistes néerlandais et une partie des gardes avaient réussi à fuir, alors que l’administration locale faisait état de l’enlèvement d’une photojournaliste d’origine américaine et de onze rangers et pisteurs congolais. Finalement la journaliste a été retrouvée vivante par l’armée congolaise, selon l’administration locale. Des sources concordantes assurent qu’au moins quatre gardes et un des pisteurs auraient été tués.

La photojournaliste d’origine américaine a été retrouvée « saine et sauve » ce dimanche matin vers 3h locale (1h TU) par des soldats de l’armée congolaise lancés aux trousses des assaillants, selon Pacifique Keta, vice-gouverneur de cette province du Nord-Est congolais riche en or. Elle aurait réussi à échapper au groupe Maï-Maï Simba à l’origine de cette attaque, en se cachant dans la forêt.

Des sources diplomatiques assurent que les corps d’au moins quatre gardes de la réserve et d’un des deux pisteurs enlevés lors de l’attaque ont été découverts un peu plus tard dans la journée. Ils auraient été exécutés par leurs ravisseurs après un contact avec les soldats congolais, précise un activiste de la société civile sur place.

Le vice-gouverneur de l’Ituri ne confirme ni n’infirme cette information pour le moment, mais il a promis un bilan à la fin de l’opération en cours.

Ce soir, beaucoup de questions restent encore sans réponse. Que faisait la photojournaliste et ses deux collègues néerlandais dans région ? Pourquoi ont-ils été attaqués par les Maï-Maï Simba ? Cette attaque serait liée à une enquête qu’ils faisaient sur des mines d’or sous contrôle de ces groupes d’« autodéfense » qui sévissent dans la région depuis des années, selon un de ses proches.

 

RFI.fr

 

Forêt : WWF-RDC lance le projet « Gouvernance forestière »

Cinq provinces de la République démocratique du Congo vont bénéficier d’un nouveau projet de « gouvernance forestière » initié par le WWF-NORVÈGE avec les financements de l’Agence norvégienne de développement de la coopération (NORAD). Ce projet de 4 ans sera exécuté dans les provinces de Maindombe, Tshopo, Equateur, Mongala et Kongo centrale.

Le projet « Gouvernance forestière » lancé ce vendredi 14 juillet à Kinshasa, va accompagner les parties prenantes notamment l’administration forestière, le secteur privé et la société civile, dans le renforcement de la gouvernance.

« Le projet est financé à hauteur de 2 millions de dollars pour 4 ans. La société civile aura 40% de ce montant qui sera alloué au Réseau des populations autochtones et locales pour la gestion durable des écosystèmes forestier (REPALEF) y compris la Coalition nationale contre l’exploitation illégale du bois (CNCEIB). Le financement actuel va permettre aux organisations de la société civile d’avoir beaucoup de moyens, pour plus d’efficacité ». A déclaré le Coordonnateur de Programme Gouvernance forestière à WWF-RDC, Jean-Marie Bolika.

A en croire Monsieur Bolika, les activités de ce nouveau projet vont commencer avec l’installation dans les prochains jours, du Conseil consultatif de la province de Maidombe. S’en suivra en suite la planification d’autres activités de différentes parties prenantes.

La première phase de ce programme exécuté entre 2011 et 2015, a permis de réaliser le gap entre les prévisions et les réalisations. Sur les 57 concessions prévues au départ, seulement 23 ont été actives, et ont produit la moitié des prévisions escomptées.

D’après un rapport synthèse produit par le CIFOR et WWF en 2017, il a été constaté que des efforts ont été fournis par les exploitants forestiers pour répondre à leurs obligations légales relatives à l’exécution des clauses sociales.

Le Directeur national de WWF-RDC, Jean-Claude Muhindo, a par ailleurs invité les parties prenantes à plus de transparences et détermination afin d’atteindre les objectifs que s’est fixé ce projet. « L’évolution future des clauses sociales dépendra de l’engagement des autorités publiques associées à l’implication des Ong nationales et internationales, du secteur privé, de communautés locales et autochtones dans la consolidation des acquis obtenus jusqu’ici grâce à l’observation indépendante non mandatée. D’où le WWF plaide et s’inscrit en faveur de plus d’approches PPP et PPP. L’ancien PPP, pour Partenariat public-privé et le nouveau PPP, pour Profit Population-Planète ». A-t-il souligné.

Pour la représentante du gouvernement norvégien, ce programme va apporter un soutien aux organisations de la société civile dans l’accompagnement des communautés locales et des peuples autochtones, pour hausser le niveau de compréhension de processus de négociations des clauses sociales. « Le gouvernement norvégien considère que la société civile est un acteur clé dans la gouvernance forestière en RDC. Ce programme de WWF consiste à lui donner les moyens techniques et financiers pour renforcer son rôle d’observateur. Et à soutenir le gouvernement congolais à prendre des mesures adéquates qui tendent à réduire significativement les activités illégales dans le secteur », a déclaré le Premier secrétaire climat et forêt de l’Ambassade de Norvège en RDC, Hilde Dahl.

Reconnaissant tout de même les faiblesses qui ont minées l’aboutissement des clauses sociales de la première génération conclues entre 2010 et 2015, notamment les conflits entre les communautés locales et les exploitants forestier, le représentant du Ministre congolais de l’environnement, Justin Bitakwira, Ministre du développement rural, a rassuré le soutien du Ministère de l’Environnement et développement à ce nouveau projet, pour garantir l’aboutissement heureux de la seconde génération des clauses sociales qui seront lancées.
Alfred NTUMBA

RDC : des Ong accusent l’AFD et la Norvège de menacer les forêts congolaises

Une coalition d’ONG congolaises et internationales dont le Réseau Ressources Naturelles (RRN), Groupe de Travail de Climat REDD Rénové, Global Witness, Rainforest Foundation Norway, Rainforest Foundation UK, et Greenpeace accuse l’Agence française de développement (AFD) et le gouvernement de la Norvège de vouloir torpiller le moratoire instauré depuis 2O02 sur les forêts de la RDC.


Dans un communiqué publié ce jeudi 13 juillet, ces organisations non gouvernementales déclarent qu’« une partie de forêts tropicales équivalente à la taille de l’Italie pourrait bientôt être abattue par des exploitants industriels en République Démocratique du Congo, si un programme d’expansion du secteur industriel du bois financé par la Norvège est adopté mardi prochain à Kinshasa ».

Selon ce communiqué, le programme qui sera mis en œuvre par l’AFD avec les financements CAFI, consisterait à lever le moratoire sur l’allocation de nouvelles concessions forestières industrielles en RDC, financer les entreprises forestières, et tripler l’espace forestier exploité industriellement de 10 à 30 millions d’hectares.

« Ce projet doit être rejeté car il augmenterait massivement les émissions de gaz à effet de serre», a indiqué Jo Blackman de Global Witness.
Irène Wabiwa, Chargée des campagnes de Greenpeace estime que  » CAFI doit travailler avec les autorités congolaises pour annuler ces millions d’hectares de concessions qui opèrent illégalement, au lieu de promouvoir l’expansion d’un secteur qui est clairement hors de contrôle ».

Si ce programme est mis en œuvre, il pourrait être responsable de l’émission de 610 000 000 tonnes de CO2, soit presque autant que le secteur international de l’aviation en 2015. Les nouvelles concessions risquent d’inclure des marécages tourbeux, récemment découverts, qui stockent environ 2.8 milliards de tonnes de carbone. Et si cela serait le cas, environ 10.4 milliards de tonnes d’émissions de CO2 pourront s’échapper dans l’atmosphère précise ce communiqué.

La coalition des Ong fustige cependant, l’attitude controversée du ministre norvégien du climat et de l’environnement, Vidar Helgesen, qui a menacé de bloquer des financements forestiers au Brésil en réponse à un affaiblissement juridique de la protection des forêts et une déforestation croissante. « La Norvège est coupable d’une incohérence dans son approche. Elle donne l’impression de mettre la pression sur le Brésil, mais l’impunité pour des violations graves du droit forestier en RDC », a martelé Simon Counsell de Rainforest Foundation UK.

Cette coalition exige de la Norvège, le gèle des financements qu’elle octroie à des projets forestiers en RDC, jusqu’à ce que toutes les concessions forestières illégales aient été annulées, et jusqu’à ce que la proposition de l’AFD soit rejetée.

Notons que des membres du gouvernement de la RDC, de la Norvège et de la France vont se rencontrer le 17 et 18 juillet à Kinshasa pour réviser et adopter le programme, déjà dans sa deuxième version.
Alfred NTUMBA

Conservation : 9 écogardes tués en RDC au cours de l’année 2016 (Rapport)

Au moins 9 écogardes ont été tués en République démocratique du Congo, sur les 20 meurtres de gardes de parcs enregistrées dans le monde au cours de l’année 2016. C’est ce que révèle le rapport de Global Witness publié ce jeudi 13 juillet.

Dans ce rapport intitulé, « Défenseurs de la Terre: homicides mondiaux de défenseurs de la terre et de l’environnement en 2016 », Global Witness a recensé et enregistré en moyenne 200 cas de décès de défenseurs de la terre et de l’environnement.
Ces massacres ont eu lieu dans 24 pays du monde dont la RDC.

Le Rapport a révélé que près de 4 personnes ont été assassinées chaque semaine par des entreprises minières, forestières et agricoles en voulant protéger leurs terres, leurs forêts et leurs rivières. «Avec des limites sévères à l’information disponible, il est probable que le nombre réel d’assassinats soit en fait beaucoup plus élevé», peut-on lire dans ce rapport dont une copie a été envoyée à ENVIRONEWS RDC.

« Cette marée de violence est motivée par une lutte intensifiée pour les terres et les ressources naturelles, alors que les entreprises minières, forestières, hydroélectriques et agricoles piétinent les gens et l’environnement dans la poursuite du profit », renseigne ce rapport. « À mesure que de plus en plus de projets extractifs ont été imposés aux communautés, beaucoup de ceux qui ont osé parler et défendre leurs droits ont été brutalement réduits au silence ».

Le rapport indique qu’il est de plus en plus clair que les gouvernements et les entreprises à l’échelle mondiale « échouent dans leur devoir de protéger les militants à risque». « Ils permettent un niveau d’impunité qui permet à la grande majorité des auteurs de se promener librement, en encourageant les vrais assassins », a déclaré le rapport.

« Les États enfreignent leurs propres lois et manquent leurs citoyens de la pire manière possible », a déclaré dans un communiqué, Ben Leather, un militant de Global Witness. « Les militants courageux sont assassinés, attaqués et criminalisés par les personnes qui sont censées les protéger. Les gouvernements, les entreprises et les investisseurs ont le devoir de garantir que les communautés soient consultées sur les projets qui les concernent, que les militants sont protégés de la violence et Que les auteurs soient traduits en justice », a-t-il ajouté.

Global Witness pointe du doigt, le secteur minier comme le plus vorace. « L’exploitation minière est encore le secteur le plus dangereux, avec moins 33 personnes tuées au cours de l’année 2016 ».

Le rapport a recommandé aux gouvernements, aux entreprises, aux investisseurs et aux partenaires commerciaux et au développement de prendre des mesures afin de protéger les défenseurs des terres et de l’environnement.

Pour Global Witness, 2016 est l’année la plus marquée par des atrocités et des meurtres de défenseurs de l’environnement par rapport à 2015 où l’on a enregistré 185 cas dans 16 pays en 2015.
Alfred NTUMBA

Accord de Paris : António Guterres présente ses mesures pour renforcer le système de développement de l’ONU

« Nous devons changer afin de garantir la promesse du développement durable, des droits de l’homme et de la paix pour nos petits-enfants, et nous n’avons pas de temps à perdre« , a déclaré M. Guterres devant l’ECOSOC.

« Par conséquent, le système de développement de l’ONU doit être plus intégré dans sa réponse, plus aligné et être plus à même de travailler de façon transparente dans tous les secteurs et les spécialisations, et ce de manière plus efficace. »

Pour lire l’article du Centre d’actualités de l’ONU, cliquez ici.

Les remarques du Secrétaire général des Nations Unies sont disponibles ici.

Pour lire l’intégralité du rapport, cliquez ici.

 

Alfred NTUMBA

Climat : après les USA, la Turquie menace de quitter l’accord de Paris

Cela n’a pas exigé beaucoup d’heures après  la signature  du communiqué final du G20, le samedi 08 juillet dernier, pour que le président turc, Recep Tayyip Erdogan hausse le ton et menace de quitter l’Accord de Paris pour le Climat.  Erdogan, “a surpris ses hôtes allemands” en menaçant de ne pas ratifier l’accord, rapporte le Financial Times.

Lors d’une conférence de presse, il a expliqué que “la décision du président américain Donald Trump du mois dernier de se retirer de l’accord de Paris” poussait le Parlement turc vers une non-ratification de l’accord, ajoute le quotidien économique. Erdogan considère que le retrait des États-Unis met en péril l’approvisionnement des fonds promis aux pays en développement pour les aider à atteindre les objectifs de l’accord de Paris.

Ce changement de position du dirigeant turc, annoncé lors d’un sommet marqué par les émeutes, inspire le dessinateur allemand Hachfeld : les présidents américain Donald Trump et turc Recep Tayyip Erdogan sont représentés en tenue noire, façon black blocks, lançant des cocktails Molotov contre le logo de la Conférence de Paris sur les changements climatiques de décembre 2015, pendant que la chancelière allemande, Angela Merkel, tente de faire la police.

 

Avec the Financial Times

Climat: malgré le retrait des USA, le G20 se ligue pour défendre l’Accord de Paris

La ville de Hambourg en Allemagne a accueilli la semaine dernière le sommet du G20. Cette énième rencontre des 20 pays les plus industrialisées du monde semblait différente des autres car, outre les coopérations économiques, les autres dirigeants devraient tenter de convaincre le président américain Donald Trump de faire marche arrière sur son désengagement de l’accord de Paris.


Malheureusement, la décision de Trump est restée irréversible malgré les différentes tentatives faites par ses paires à ce sommet pour le convaincre. Ceci a galvanisé les dirigeants du G20 de se liguer sur la question climatique face aux Etats-Unis, isolés sur la scène mondiale.

IIs ont réaffirmé le week-end dernier leur engagement en faveur de la mise en œuvre de l’accord de Paris. La chancelière allemande, Angela Merkel, hôte de ce sommet l’a explicitement prononcé dans son discours inscrit dans le communiqué final. « L’engagement de la communauté internationale dans l’accord climatique est irréversible », a-t-elle déclaré, soulignant ainsi l’isolement de l’administration Trump.

Le scepticisme climatique de la maison blanche rendait encore plus cruciale la détermination des européens. Pour la première fois, une résolution spécifique a été élaborée par les chefs d’Etat et de gouvernement le 8 juillet, le Plan pour le climat et l’énergie, un texte raboté par quelques concessions vis-à-vis des Etats-Unis.

Malgré son retrait, les USA promettent de travailler en relation avec les autres pays
D’après une source proche des négociations, les USA ont massivement affaibli le langage dans la partie énergie du plan d’action. Ils ont poussé en faveur de références aux carburants fossiles dits propres et ont atténué le passage mentionnant que la transition énergétique devait être basée sur l’efficacité énergétique et les renouvelables.

A l’issue du sommet, le deuxième communiqué final renseigne qu’après une série des dialogues bilatéraux, les USA ont souligné qu’ils feront en sorte de travailler étroitement avec les autres pays qui les aideront à accéder et à utiliser les énergies fossiles de manière plus propre et plus efficace ainsi que d’autres énergies propres.
Macron donne rendez-vous le 12 décembre à Paris.

Après s’être félicité de la déclaration du président Russe Vladmir Poutine qui a estimé que l’accord de Paris était une base internationale légale sûre pour assurer la régulation du climat à long terme, le président français Emmanuel Macron a annoncé qu’il va organiser le 12 décembre de cette année à Paris, un sommet d’étape sur la lutte contre le réchauffement climatique, deux ans jour pour jour après l’accord de Paris afin de mobiliser les financements privés et publics promis en décembre 2015 et identifier les projets concrets qui devront être soutenus.

 

Thierry-Paul KALONJI