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Afrique du Nord : la FAO alerte sur une pénurie d’eau

Les pénuries d’eau qui se profilent à l’horizon en Afrique du Nord et au Proche-Orient représentent un énorme défi qui requiert une intervention massive et urgente . D’après la FAO, Cette prédiction est attestée par la baisse de 2/3 des ressources en eau douce ces 40 dernières années. A ce jour, elles sont 10 fois inférieures à la moyenne mondiale d’eau disponible par personne refontes des systèmes alimentaires. L’annonce a été faite par José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO depuis la capitale Egyptienne le CAIRE, où il était en visite.

Pour le numéro un de cette Agence de l’ONU, l’accès à l’eau fait partie des besoins essentiels pour garantir la sécurité alimentaire, la santé humaine et l’agriculture. D’où les pénuries d’eau en passe de sévir dans cette région du monde nécessite des efforts massifs et urgents afin d’éviter une grave crise.
Laquelle crise qui si advenait, menacerait durement la sécurité alimentaire dans ces régions dont les indicateurs semblent bien au rouge.

Comme l’indique si bien la récente étude publiée par la FAO révélant que les températures les plus élevées qui sévissent dans la région pourraient contribuer à écourter de 18 jours, les saisons de production et avoir pour effet de réduire les rendements agricoles de 27 à 57 % d’ici la fin du siècle. Cela sans compter l’élévation du niveau de la mer dans le Delta du Nil pourrait faire perdre à l’Egypte des quantités importantes de terres agricoles productives à cause de la salinisation.

Lors de ses rencontres avec les autorités Egyptiennes, le patron de la FAO a affirmé son soutien envers le pays des pharaons, et s’est engagé à soutenir les programmes visant à lutter contre les pénuries d’eau et à promouvoir une agriculture résiliente face au climat.

Par ailleurs, avec un programme déjà compliqué pour les années à venir, l’Egypte est appelée à faire un choix vis-à-vis de ses cultures et revoir ses modèles de consommation. Elle doit donc éviter un gaspillage d’eau dans le cadre de la culture de blé dans le pays, a averti José Graziano da Silva.

Il sied de noter que les conseils politiques et les idées de meilleures pratiques sur la gouvernance des systèmes d’irrigations font partie des éléments clés de l’initiative de la FAO sur la raréfaction des ressources en eau en Afrique du Nord et au Proche-Orient, à présent soutenue par un réseau de plus de 30 organisations nationales et internationales.
TPK

Salubrité : les eaux stagnantes, une beauté sauvage de Kinshasa la belle

A Kinshasa, l’on ne peut traverser d’une avenue à l’autre sans se livrer au saute-mouton. Kinshasa la belle enjoint à ses habitants une nouvelle discipline sportive et ludique. Presque les ¾ des avenues de la capitale congolaise disposent des étendues d’eaux stagnantes. Effet de mode ou l’expression de l’incapacité de l’autorité urbaine à gérer cette mégalopole de plus de 10 millions d’habitants ? La question méritant son pesant d’or.

Une cure d’étang artificiel au croisement des avenues Croix-Rouge et Luambo Makiadi (Photo – Désiré Wembolowa/Environews)

De plus en plus les kinois s’habituent à faire ménage avec les eaux stagnantes qui d’office constituent leurs environnement direct, ce, malgré leurs odeurs nauséabondes et les maladies hydriques qu’elles provoquent.

Certaines étendues d’eaux ont déjà totalisé plus de 4 ans d’existence dans quelques quartiers de la ville. L’avenue Wangata dans la Commune de Kinshasa et l’avenue Bokassa qui sépare la commune Barumbu et celle de Kinshasa en ont une parfaite illustration.

Dépourvus de moyens nécessaires pour lutter efficacement contre ces eaux salles et polluées, les habitants de Kinshasa s’en remettent aux autorités communales et urbaines. Baba Osomba habite l’avenue Kitega depuis les années 80. Il se souvient de la beauté de l’avenue Bokassa, débaptisée aujourd’hui du nom de Lwambo Makiadi, célèbre artiste musicien congolais mort il y’a une dizaine d’année. « A l’époque du Zaïre, l’avenue Bokassa faisait la beauté de la ville. C’est presque tout le monde qui voulait habiter le long de cette artère. C’est dommage  qu’aujourd’hui, la belle Bokassa soit transformée en dépotoir d’immondices », s’inquiète-t-il.

Considérée comme la porte d’accès au Marché central, l’Avenue Lwambo Makiadi connait depuis 2012, un état de délabrement très avancée surtout à son croisement avec les avenues Kitega, Nyaza, Luapula et Croix-Rouge. Un véritable manque à gagner sur le plan économique pour les commerçants.

Responsabilités partagées

Les dirigeants et les dirigés ont tous une part de responsabilité dans cette situation désastreuse, explique l’Ingénieur en environnement, Tati Inyanga. Pour lui, le plus grand problème est celui de l’urbanisme, et l’impunité. «  Les dernières décennies sont marquées par les développement infrastructurelle de la ville de Kinshasa. Malheureusement ce développement se fait de manière anarchique et incontrôlée. Les eaux stagnantes et la dévastation des routes ne sont que la résultante de la mauvaise gestion de la ville », a-t-il précisé.

Le développement urbain de Kinshasa mérite d’être revu avec un regard sur la durée et non sur le résultat pense de son coté, Alfred Ntumba, Journaliste spécialiste des questions environnementales à Environews-RDC. « Le développement d’une ville qui n’a pas pris en compte les études d’impacts environnementaux et le respect des normes urbanistiques a démontré ses limites. Il n’est pas encore tard de repenser notre ville. Il revient aux autorités de Kinshasa de prendre réellement en considération la dimensions environnementale dans leurs différentes politiques de développement de la ville de Kinshasa », a-t-il insinué.

Outres les responsabilités pendantes des autorités urbaines, la population de Kinshasa elle-même est un mal qui impose une thérapie de choc. Le manque de civisme mine les efforts tant soient peu conjugués par le gouvernement de Kinshasa. «Il n’est pas surprenant aujourd’hui de voir à longueur des journées, des hommes et des femmes déverser leurs déchets ménagers dans les collecteurs. Parfois les eaux usées y compris les celles des puits perdus et fausses septiques sont canalisées vers les caniveaux dimensionnées pour recueillir une quantité bien précise des eaux de pluie ». A informé Tati Inyanga.

Les eaux stagnantes qui ont élu domicile dans plusieurs quartiers et communes de Kinshasa s’infiltrent difficilement dans le sol. Elles sont infestées souvent à causes la précarité des conditions d’hygiène. Les bactéries et autres vecteurs qui s’y développent sont à la base de la prolifération des maladies hydriques. « Il suffit de visiter le Centre de Santé de la Croix – Rouge pour se rendre compte de la résurgence de maladies dites des mains sales, notamment le paludismes, la diarrhée et la fièvre typhoïde », a précisé un infirmier du quartier qui a requis l’anonymat.

A en croire l’Ingénieur Tati Inyanga, les autorités de la ville doivent engager une lutte farouche contre ces maladies en assainissant les milieux et éduquant la population sur les bons comportements à adopter face à cette situation. « En lieu et place de distribuer seulement les moustiquaires, les autorités doivent mener des grandes actions de salubrité et de reconstruction des routes délabrées afin qu’il y’ait plus des eaux stagnantes dans la ville. Par-dessus tout veuillez à l’application de la loi contre tout citoyen récalcitrant », a-t-il préconisé.

En attendant les kinois doivent prendre encore leur mal en patience et se prendre en charge pour se protéger contre ces maladies.
Désiré WEMBOLOWA

Comifac : une rencontre sur la finance climatique à Kigali

La Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) organisera du 13 au 16 mars à Kigali (Rwanda), un atelier sous régional sur la mise en œuvre de l’accord de Paris en Afrique centrale et de renforcement des capacités en finance climatique, couplé à un exercice de renforcement des capacités des Entités Nationales Désignées du CTCN en matière de montage des requêtes d’assistance technique.

Cette réunion réunira 40 délégués des pays membres de la Comifac pour examiner la mise en œuvre de l’Accord de Paris et accroître les capacités des acteurs clés pour la mobilisation des financements internationaux alloués à la lutte contre les changements climatiques.

Il sera question pour les participants de maîtriser l’état des lieux des différents mécanismes de financement de lutte contre les changements climatiques déjà opérationnels et explorer les potentiels mécanismes, et élaborer des notes conceptuelles des projets régionaux d’atténuation et d’adaptation contre les effets néfastes des changements climatiques, destinés aux différents fonds dédiés au climat.

Il ressort du bilan du fonctionnement des différents mécanismes de financement des actions climatiques que la proportion des pays de l’Afrique centrale qui en bénéficient effectivement est faible en raison de contraintes de diverses natures dont la complexité des procédures, le manque de moyens humains et techniques appropriés etc.

Suite aux recommandations des Ministres en charge des Forêts/Environnement de la sous-région, la Commission des forêts d’Afrique centrale a identifié et établit une liste des idées de projets prioritaires pour cet espace reconnue comme très vulnérables aux changements climatiques.

La Comifac relève en effet, le besoin d’un appui technique pour arriver à mobiliser les fonds susceptibles d’aider au développement et à la mise en œuvre de différentes politiques d’atténuation et d’adaptation telles que conçues par ses pays membres.

Notons par ailleurs que la question du financement de la lutte contre le réchauffement climatique en faveur des pays du Sud, a constitué un sujet épineux marqué d’importantes divergences de point de vue entre pays industrialisés et pays émergents lors de la conférence de Paris. Malgré le caractère parfois âpre des débats, ces derniers ont abouti à des dispositions spécifiques de l’Accord destinées à catalyser les actions des investisseurs.

Alfred Ntumba

Bassin du Congo : les pays membres lancent le Fonds bleu

Après l’annonce faite lors de la 22ème Conférence des Partis sur le changement climatique (Cop22), à Marrakech par le Président de la République du Congo, Denis Sassou Ngwesso, les 12 pays membres du Bassin du Congo sont passés de la parole à l’acte en lançant officiellement ce jeudi 09 mars à Oyo (Congo – Brazza), le Fonds bleu pour le Bassin du Congo dont l’objectif est de doter la sous-régions des moyens nécessaires pour subventionner les projets qui permettront de préserver le 2ème poumon vert de la planète et ses 220 millions d’hectares de forêts.


Ce fonds sera alimenté par des cotisations et subventions des pays membres et autres partenaires de la sous-région. Certains pays africains notamment, l’Angola, le Burundi, le Gabon, le Congo Brazza, la République démocratique du Congo, le Tchad, la Zambie, la Tanzanie, le Maroc, le Rwanda, le Cameroun et la Guinée Equatoriale ont décidé de s’associer à ce noble projet.

Des subventions à hauteur de 100 millions d’euros sont attendues chaque année et devront être mises en œuvre pour l’atteinte des objectifs définis par ce fonds, précise la note de présentation de l’initiative.

Le Fonds bleu pour le Bassin du Congo vise premièrement la préservation des forêts et des eaux du Bassin du Congo, et l’aide des populations à accéder à une meilleure qualité de vie, précise un communiqué de la Fondation Brazzaville, cité par jeune Afrique. « L’objectif autour de cette initiative est de construire des projets capables de soutenir l’économie des Etats membres », a expliqué le Premier ministre congolais, Clément Mouanda.

L’initiative fait suite à un constat lié à la dégradation écologique du Bassin du Congo qui couvre près 4 millions de Km2, partagé par plusieurs pays et peuplé par environ 93 millions d’habitants.

Les projets éligibles aux financements du fonds bleu, sont ceux qui contribueront à l’amélioration des voies navigables, la construction des petits barrages hydroélectriques, le renforcement des systèmes d’irrigation des sols, le développement de la pêche, de la pisciculture, de l’aquaculture et de l’écotourisme.
Jennifer Labarre

Climat : un haïtien remporte un prix international pour la protection de l’environnement

L’entrepreneur Jean Conille a été distingué pour ses efforts dans la conversion des véhicules de transport en commun au gaz propane par son entreprise Autogaz Haïti.

Jean Conille, le patron d’Autogaz/ Photo droits tierces

Autogaz est une compagnie spécialisée dans la conversion de véhicules de transport public, originellement à essence, en gaz propane. Cela se passe ici en Haïti. Jusqu’à 2016, elle avait déjà converti environs 300 milles véhicules, qui n’ont jamais eu un accident majeur. Par cette démarche, elle participe à la protection de l’environnement et au renforcement de l’économie, car les revenus des conducteurs augmentent  en consommant du propane.

Les efforts sont payants. Son patron, Jean Conille, vient de recevoir le prestigieux prix international de leadership économique de l’Institut diplomatique international de Washington (parrainé par Heritage Foundation Group) pour la protection de l’environnement en Haïti, rapporte le site Prweb.

Présenté comme « un philanthrope, un entrepreneur, et même un combattant de la liberté », Jean Conille ne compte pas s’arrêter là. Il veut ainsi pousser Haïti dans la catégorie des  leaders mondiaux dans l’industrie de l’environnement.

La stratégie est bien pensée : par la conversion de plus de véhicules publics au gaz propane, Haïti parviendra à réduire de plus de 13% les effets du gaz à effet de serre dans les cinq prochaines années, conformément à son engagement à la COP 21 à Paris.

Car le propane n’émet pratiquement pas de polluants dans l’atmosphère comparativement  à d’autres sources de carburant. « […] quand nous améliorons l’environnement en Haïti, nous améliorons l’environnement partout dans le monde », a déclaré monsieur Conille dans une interview.

Il faut rappeler que Jean Conille, frère de l’ex-premier ministre Gary Conille, est un habitué des Prix. Il a été le récipiendaire du prix Digicel Entrepreneur de l’année 2015, et sa société Autogaz S.A. a été sélectionnée par PADF.org comme l’une des 10 meilleures idées de développement de membres de la diaspora haïtienne.

Avec loophaiti

Forêt : l’Union européenne finance un nouveau projet du CIFOR à Yangambi

Le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR), annonce le financement par l’Union européen de son projet FORETS à Yangambi, dans la province de la Tshopo. Dans un communiqué émis ce mardi, 07 mars, le CIFOR a informé que ce projet quinquennal aura le double objectif de stimuler le développement économique dans des zones qui en ont bien besoin et aussi de limiter les impacts sur l’environnement.

« Les abondantes ressources naturelles du pays sont menacées par le changement climatique, et le projet FORETS s’attachera à minimiser ces risques qui pèsent sur les populations et l’environnement en protégeant les forêts et en améliorant la gestion forestière », a indiqué M. Bart Ouvry, ambassadeur de l’UE en RDC, cité par ce communiqué.

Constituant la prochaine phase de la collaboration entre le CIFOR et l’UE en République démocratique du Congo, le projet FORETS s’organise autour de deux axes d’intervention à savoir, la Réserve de biosphère de Yangambi, et la Faculté des sciences de l’Université de Kisangani. « Cette nouvelle phase est très intéressante, car elle permettra d’étoffer le nombre de professionnels congolais et de scientifiques très qualifiés qui appréhenderont beaucoup mieux le secteur forestier et seront prêts à s’atteler aux divers problèmes du pays dans les domaines de l’environnement et du développement », a précisé Christian Amani, Superviseur des activités universitaires du projet à Kisangani.

Les travaux prévus dans le cadre de ce nouveau projet à l’Université de Kisangani, visent à rapprocher les chercheurs aux communautés locales au tour de la Reserve. Le CIFOR accompagnera les étudiants congolais en master et en troisième cycle. Il soutiendra la recherche à l’Université et fournira une infrastructure adéquate et des outils scientifiques indispensables. Peut-on lire dans ce communiqué.

Des formations en gestion du territoire et des ressources naturelles, en plantation d’arbres et en recherche appliquée et ciblée seront organisées à Yangambi, une ville qui fut, en son temps, la plus grande station de recherche tropicale du monde. Une fois formés, ces scientifiques apporteront au pays une approche holistique qui alliera la biophysique à la gouvernance des ressources naturelles, grâce aux deux grands volets de l’étude : ‘‘homme-forêt’’ et ‘‘forêt-environnement’’, précise ce communiqué.

La réserve de Yangambi qui s’étend sur 250. 000 hectares, présente une biodiversité foisonnante. Elle cependant, confrontée à de multiples pressions des communautés locales composées de cultivateurs et de commerçants.
Alfred NTUMBA

Santé : La pollution de l’environnement tue 1,7 million d’enfants par an

Deux nouveaux rapports de l’OMS pointent cette fois les dangers de la mauvaise qualité de l’air intérieur, de l’eau, le tabagisme passif et le manque d’hygiène comme les principaux facteurs de la mortalité infantile dans le monde.

Scène de liesse d’enfants à Itipo, province de l’Equateur /Photo Alfred NTUMBA – Environews

Selon ses deux nouveaux rapports, ces facteurs entraînent le décès de 1,7 million d’enfants de moins de cinq ans chaque année. « Ces enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air et de l’eau, car leurs organes et leur système immunitaire sont en cours de développement et leur organisme, et notamment leurs voies respiratoires, sont de petite taille », rappelle le Dr Margaret Chan, directeur général de l’OMS, cité par le point.fr.

Le premier rapport (intitulé Inheriting a Sustainable World : Atlas on Children’s Health and the Environment) révèle qu’une grande partie des pathologies potentiellement létales pour les très jeunes – maladies diarrhéiques, paludisme et pneumonie – peuvent être évitées grâce à un accès à l’eau potable et à l’utilisation de combustibles propres pour la préparation des repas. Le second rapport (Don’t pollute my future ! The impact of the environment on children’s health), dresse le panorama des conséquences de la pollution de l’environnement. Chaque année, par exemple, 570 000 enfants de moins de cinq ans meurent d’infections respiratoires attribuables à la pollution de l’air et 361 000 de maladies diarrhéiques par manque d’eau potable, de moyens d’assainissement et d’hygiène.

Il faut y ajouter les 270 000 enfants qui décèdent peu après leur naissance de diverses affections, dont la prématurité, qui pourraient être évitées.

Et manifestement, cela ne risque pas de s’arranger. « Les nouveaux dangers environnementaux, tels que les déchets électroniques et électriques (comme les téléphones portables usagés) qui ne sont pas correctement recyclés, exposent les enfants à des toxines qui peuvent entraîner une diminution des aptitudes cognitives, un déficit de l’attention, des lésions pulmonaires ou encore un cancer », estime l’OMS. Elle prévoit que la quantité de déchets électroniques et électriques aura augmenté de 19 % entre 2014 et 2018, pour atteindre 50 millions de tonnes.

Les expositions dangereuses peuvent débuter pendant la grossesse et accroître le risque de naissance prématurée. En outre, lorsque les nourrissons et les enfants d’âge préscolaire sont exposés à la pollution de l’air intérieur et extérieur et au tabagisme passif, ils risquent de contracter une pneumonie pendant l’enfance et une affection respiratoire chronique telle que l’asthme tout au long de la vie.

L’exposition à la pollution atmosphérique peut aussi faire augmenter le risque de cardiopathie, d’accident vasculaire cérébral et de cancer tout au long de l’existence révèle ces rapports.

Décidément, tous les voyants sont au rouge concernant la pollution. Nul n’y échappe. Les photographies récurrentes de villes placées sous une chape de brouillard chimique le prouvent bien. Aujourd’hui. Il y’a urgence d’agir conclut ces rapports.

Climat : 110 morts en 48 heures à cause de la sécheresse en Somalie

Quelque 110 personnes sont mortes dans le sud de la Somalie jeudi et vendredi des conséquences de la sécheresse, a annoncé le Premier ministre somalien Hassan Ali Khaire.

« Environ 110 personnes sont mortes ces 48 dernières heures à cause de la sécheresse et de diarrhées sévères dues à l’eau dans les régions du sud de la Somalie, en particulier dans les régions de Bay et Bakool », a indiqué Hassan Ali Khaire dans un communiqué daté de samedi.

 » Les Somaliens, où qu’ils soient, doivent sauver leurs frères dans le besoin, qui mourront de faim si on ne les aide pas. La tâche prioritaire du gouvernement sera de venir en aide aux gens qui ont été touchés par la sécheresse », a-t-il ajouté.

« Pas de médicaments »

Les autorités locales du village d’Awdiinle, dans la région de Bay, ont annoncé qu’au moins 69 personnes, la plupart des enfants et des personnes âgées, étaient décédées de diarrhées causées par l’eau.

« Il n’y a pas de médicaments et la maladie est maintenant devenue une épidémie », a déclaré à l’AFP par téléphone un responsable local de ce village, situé à 30 km de la capitale régionale Baidoa.

« C’est à cause de la sécheresse qui a provoqué une pénurie généralisée d’eau. Nous avons besoin de l’aide des agences humanitaires », a-t-il ajouté.

Plus de 20 millions de personnes menacées

La Somalie a décrété fin février « catastrophe nationale » la grave sécheresse qui ravage le pays et menace environ trois millions de personnes, selon les ONG.

La Somalie est, avec le Yémen et le Nigeria, un des trois pays au bord de la famine, déjà officiellement déclarée au Soudan du Sud où elle touche 100 000 personnes.

Plus de 20 millions de personnes risquent de mourir de faim dans ces quatre pays.

Propagation des diarrhées aiguës

La dernière famine en date en Somalie, en 2011, résultat d’une grave sécheresse dans la Corne de l’Afrique aggravée par le conflit avec l’insurrection islamiste shebab, y avait tué 260 000 personnes.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu’en Somalie plus de 6,2 millions de personnes – soit la moitié de la population – ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, dont près de trois millions qui souffrent de la faim.

Selon l’agence onusienne, plus de 363 000 enfants sont gravement mal nourris, parmi lesquels 70 000 ont besoin en urgence d’une aide vitale.

La sécheresse a conduit à une propagation des diarrhées aiguës, du choléra et de la rougeole, et près de 5,5 millions de personnes risquent de contracter des maladies transmises par l’eau.

Avec Jeune Afrique

Biodiversité : les étudiants de l’Unikin invités à s’engager pour sauver la vie sauvage

La vie sauvage dans le monde et en République démocratique du Congo (RDC), mérite une attention exceptionnelle au regard des menaces qui pèsent sur elle. Durant ces dernières décennies, la planète perd de manière vertigineuse certaines espèces sauvages à cause des actions directes ou indirectes de l’homme.

Les étudiants de la faculté des sciences agronomiques de l’Unikin lors de la célébration de la Journée mondiale de la vie sauvage à Kinshasa. Photo/Jennifer Labarre – Environews

Pour conscientiser l’homme sur l’importance de protéger cette vie sauvage en péril, l’ONU consacre chaque année depuis 2014, une journée à la vie sauvage (le 03 mars). A l’occasion de cette journée, le Fonds mondial pour la nature (WWF) avec l’appui de ses partenaires a organisé à Kinshasa, un forum qui a réuni plusieurs acteurs dont les étudiants de la Faculté des sciences agronomiques de l’Université de Kinshasa (Unikin).

Placée au niveau international sous le thème « écoutons la voix des jeunes », et décliné au niveau national sous : « Protégeons les sites qui abritent les espèces menacées de la faune et de la flore sauvages », cette journée a été une occasion pour la RDC de sensibiliser les jeunes sur les enjeux de la conservation, en l’occurrence celles de la vie sauvage animal et végétal, en vue de les impliquer dans la lutte contre les différents crimes fauniques.

« En ce jour, nous voulons rappeler aux uns et aux autres, qu’il est plus grand temps de réaliser que la faune sauvage contribue énormément à la survie de l’espèce humaine. Il est temps de s’engager à cette grande lutte pour un avenir meilleur ». A souligné le Directeur Général de l’Institut congolais pour la conservation de la Nature (ICCN), Cosma Wilungula.

Le Dg de l’ICCN a exhorté les jeunes à considérer les avantages de la vie sauvage et les dangers qui planent sur elle. « En tant que jeune, vous devez vous intéresser à la conservation des espèces menacées d’extinction dans notre pays, et contribuer aux stratégies de réduction de la demande afin de freiner le braconnage et le commerce illégal des espèces sauvages à l’avenir », a-t-il rappelé.

Avec une population composée essentiellement des jeunes, représentant plus 70% de la population congolaise, la RDC a une responsabilité face aux défis majeurs de la conservation de sa méga biodiversité surtout dans les aires protégées. « La journée mondiale de la vie sauvage 2017 nous donne une nouvelle occasion d’inciter les jeunes à aborder les questions de conservation. C’est également l’occasion pour eux d’engager le dialogue les uns avec les autres et, ensemble, tracer un nouveau chemin vers un monde meilleur », a indiqué un communiqué de presse de WWF émis à cette occasion.

Margaret Kinnaird, Responsable de la Faune et flore sauvage au WWF à dans ce communiqué invité la population du monde et les décideurs à une action concertée pour sauver la biodiversité. « Nous sommes à une époque charnière pour la plupart des espèces les plus fragiles, menacées par les activités humaines dont la crise actuelle du braconnage, les impacts du changement climatique et la destruction des habitats », a-t-elle insisté

L’échange fructueux entre le Dg de l’ICCN et les étudiants de l’Unikin a permis à ces derniers de mieux cerner et comprendre le bien-fondé de leur implication. « Vu le niveau des menaces qui pèsent sur notre faune sauvage, nous profitons de cette occasion pour lancer un appel en direction des autorités congolaises, qu’ils doivent promouvoir une bonne politique de conservation et de gestion de la afin de stimuler la jeunesse à s’approprier et s’engager de manière individuelle dans la lutte contre la criminalité faunique, et le commerce illicite de l’ivoire », a précisé un étudiant finaliste en sciences agronomiques de l’Unikin.

Le rapport planète vivante 2016 du WWF et de la société zoologique de Londres a montré que d’ici à 2020 on pourrait assister à une chute des populations mondiales de poissons, d’oiseaux, des mammifères, d’amphibiens, et de reptiles, celles-ci ayant déjà décliné de 58% entre 1970 et 2012. Ce rapport montre que les activités humaines exercent une pression énorme sur les espèces sauvages à un niveau inégal dans l’histoire.

Jennifer Labarre

Climat : le réchauffement de la planète coute la vie à plus de 300. 000 personnes chaque année

Le réchauffement progressif de la planète a des conséquences néfastes sur la santé, l’air, l’eau, la nourriture le logement etc. Les effets du changement climatique sont à la base de diverses maladies dont l’ampleur ne cesse de croître. Ils représentent aujourd’hui plus de 300.000 vies perdues dans le monde et coûtent 125 milliards de dollars américains chaque année.

Un agent de régulation de circulation à Shijiazhuang/Chine, photo droits tierces.

D’ici à 2030, le réchauffement de la planète pourrait causer la mort à 1 million de personnes par année, pour un coût de 300 milliards de dollars américains. Selon un rapport de l’OMS publié en 2012, 7 millions de personnes meurent prématurément à cause de la pollution de l’air intérieur et extérieur. Cette tendance s’est accentuée ces 4 dernières années.

Les catastrophes liées au climat aboutissent ainsi à plus de 6O.000 décès par année, principalement dans les pays en développement. Mais aussi en Europe où la canicule de 2003, liée au changement climatique a causé plus de 70.000 décès.

La santé publique mondiale très menacée

Quand nous parlons du changement climatique, nous voyons plus son impact sur la nature mais peu sur la santé. Pourtant le changement climatique constitue une nouvelle menace importante pour la santé publique mondiale. Les effets du changement climatique doit modifier la façon que les décideurs mondiaux doivent envisager la protection des populations vulnérables.

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a confirmé qu’il existait des preuves écrasantes qui confirment les multiples incidents du changement climatique sur la santé humaine.

La variabilité et la modification du climat ont causés des décès et de maladies à travers les catastrophes naturelles qu’elles entrainent telles que les sècheresses, les inondations et les vagues de chaleur. Les populations sont plus exposées aux rayons ultra-violets du soleil, ce qui explique en partie l’augmentation actuelle des cancers de la peau.

En outre, de nombreuses maladies importantes sont hautement sensibles au changement des températures et du régime des précipitations. Ce sont par exemples des maladies à transmission vectorielle courantes comme le paludisme, la dingue, la malnutrition et les maladies diarrhéiques.

Heureusement, une grande partie de ces risques pour la santé peuvent être évitées grâce aux programmes et interventions sanitaires existants. Une action concertée pour renforcer les composantes clés des systèmes de santé et promouvoir des choix de développement sains pourrait permettre d’améliorer dès à présent la santé publique tout en réduisant la vulnérabilité au futur.

Bien que les effets du climat ne se font pas ressentir de la même manière sur toute la planète, cependant, les populations des pays en développement, notamment celle des petits Etats insulaires, des zones arides ou de hautes montagnes, et des zones côtières densément peuplés devront bénéficier d’un traitement de faveur dans la mise en œuvre des mécanismes d’adaptation et d’atténuation à cause de leur situation considérée comme particulièrement vulnérables.

Lors de la 23ème Conférence des parties sur le changement climatique (Cop23) qui se tiendra en novembre en Allemagne, les pays membres discuteront des mécanismes appropriés susceptibles de limiter l’impact des effets du changement climatique sur les Etats insulaires dont les iles Fidji.

Nelphie MIE