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Forêt : lancement du projet «  Forêts communautaires en RDC »

Le Réseau Ressources Naturelles (RRN) et ses partenaires ont lancé ce mardi 23 mai à Kinshasa, le projet « Forêts Communautaires en Rdc ». Ce projet vise à accompagner les communautés locales et les peuples autochtones de la Province de l’Equateur dans la demande, la gestion et l’exploitation des concessions Forestières.

Ce projet pilote durera 3 ans. Il sera exécuté d’abord dans la province de l’Equateur avant d’être dupliquer dans d’autres provinces de la République démocratique du Congo, a précisé le Codonnateur du RRN, Joseph Bobia. Il s’est dit déterminer pour que ce projet expérimental soit une réussite. « Ce projet a plusieurs axes d’intervention à savoir, la mise en place des sites pilotes de concessions forestières des communautés locales. L’implication des autorités congolaises au niveaux local, provincial et national pour soutenir les efforts dans la mise en place et le suivi du processus, ainsi que le maintien d’un dialogue a travers les tables rondes multi acteurs sur la foresterie communautaire », a-t-il déclaré.

Pour rappel, le cadre légal régissant les concessions forestières des communautés locales a été finalisé par le Gouvernement de la Rdc en février 2016.

 

Environews avec Abdul connexion

Conservation : Plus d’objets en ivoire au marché Bikeko à Kinshasa

Après plusieurs missions de sensibilisations et opérations coups de poing menées au Marché Bikeko à Kinshasa, aucun objet en ivoire n’est étalé sur ce marché situé à la place Royale dans la commune urbaine de la Gombe. C’est ce qu’indique une correspondance du projet « Application de la loi et lutte contre la criminalité faunique en République Démocratique du Congo (ALCRIF) », émise ce mercredi 24 mai, en direction de différents partenaires techniques et financiers qui ont concouru à la réussite dudit projet.

« Nous avons la joie de vous informer qu’aucun objet en ivoire n’est étalé sur le marché Bikeko de la place royale depuis ce lundi 22 mai 2017. Nous espérons que ce marché, actif depuis plusieurs années, est définitivement fermé », peut-on lire dans cette correspondance qu’Environews-RDC s’est procurée.

De mars à mai 2017, 3 opérations ont été menées dans ce marché. Plus d’une trentaine de Kilogrammes d’ivoire y ont été saisie et plusieurs personnes interpellées. Ces opérations ont été réalisées grâce à la collaboration entre plusieurs structures et Institutions étatiques dont principalement l’ICCN, la DCN, les parquets généraux de Matete et de la Gombe, la police judiciaire des parquets et la Police nationale congolaise (LNI, IPKIN) avec l’appui de certains partenaires, notamment le WWF et TRAFFIC.

« Nous ne nous nous arrêtons donc pas au simple constat établi en ce moment. Nous avons résolu de poursuivre la veille jusqu’à pouvoir établir un constat définitif de la fermeture dudit marché », précise cette correspondance.

Depuis 2013, des actions visant la fermeture du marché de l’ivoire en République démocratique du Congo, ont été menées avec l’appui de plusieurs partenaires  dont AWF, WWF, TRAFFIC, GIZ, et autres, révèle cette correspondance.

Ces opérations ont notamment donnée lieu à la saisie de 54 kg d’ivoire en mars 2015, plus de 150 kg entre 2015 et 2016, sur un total de 590,8 kg saisis en RDC sur la même période.

Certains supports de sensibilisation notamment les panneaux placardés à travers la ville de Kinshasa, ont été produits au cours de cette  même période, et plusieurs sessions de renforcement des capacités ont été organisée à l’endroit des magistrats, OPJ, et douaniers.

Le projet a permis également le suivi judiciaire de plusieurs dossiers ayant donné lieu à des condamnations. Les autorités congolaises sont appelées à redoubler de vigilance en vue de la fermeture complète et définitive du marché de l’ivoire à Kinshasa, précise cette correspondance.

 

Alfred NTUMBA

Enérgie : Cinq pays africains rejoignent l’Alliance solaire internationale

Le Djibouti, la Côte d’Ivoire, la Somalie et le Ghana ont signé ce mardi 23 mai, l’accord-cadre ISA pour rejoindre l’Alliance solaire internationale, tandis que les Comores devraient signer et soumettre son instrument de ratification le mercredi 24 mai.

La cérémonie de signature et de ratification a été organisé en marge de l’Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement à Gandhinagar.

Au total, 30 pays dont la République démocratique du Congo, ont signé l’accord-cadre de l’ISA à Marrakech le 15 novembre 2016.

L’Inde et la France ont été les deux premiers pays à ratifier l’Accord-cadre. Fidji a également complété le processus de ratification et déposera son instrument auprès de l’AME au cours des prochaines semaines.

Rappelons que l’initiative « International Solar Alliance (ISA) » a été lancée lors de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Paris, le 30 novembre 2015, par le Premier ministre Honendrai Narendra Modi et le Président français François Hollande.

L’ISA est conçue comme une coalition de pays riches en ressources solaires pour répondre à leurs besoins énergétiques spéciaux et fournira une plate-forme pour collaborer à la résolution des lacunes identifiées par une approche commune et convenue.

Alfred NTUMBA

Santé : un africain élu directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)

L’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a été élu ce mardi 23 mai, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), devenant le premier Africain à prendre la tête de cette puissante agence de l’ONU, qu’il a l’ambition de réformer.

L’Ethiopien Tedros Adhanom, nouveau directeur général de l’OMS. (Photo – Getty Images)

Ce spécialiste du paludisme âgé de 52 ans l’a emporté au 3e tour devant le Britannique David Nabarro, 67 ans, qui a été envoyé spécial des Nations unies pour la lutte contre Ebola, une épidémie ayant fait plus de 11.000 morts en Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016.

« Je veux servir les Etats-membres de l’OMS, c’est le seul programme« , a déclaré après son élection le futur directeur général de cette institution internationale chargée de coordonner les réponses aux pandémies et de fixer des normes pour les systèmes de santé de tous les pays.

« Remontons-nous les manches, nous pouvons y arriver« , a-t-il ajouté sous les applaudissements de l’Assemblée mondiale de la Santé qui réunit tous les ans les Etats-membres de l’OMS, aujourd’hui au nombre de 194.

Tedros Adhanom Ghebreyesus prendra le 1er juillet la succession de la Chinoise Margaret Chan qui a dirigé pendant dix ans cette organisation qui a son siège à Genève et emploie dans le monde quelque 8.000 personnes, ce qui en fait une des plus importantes agences des Nations unies.

Avec l’AFP.

Conservation : une peau d’Okapi saisie à Kinshasa

Une peau d’Okapi a été saisie à Kinshasa, ce mardi 23 mai, par l’Institut Congolais pour la Conservation de la nature (ICCN) et la Police nationale congolaise. La pièce rare a été intercepté au marché Bikeko dans la commune de Gombe.
Une peau d’Okapi saisie à Kinshasa ( photo-droit tierces)

Selon les informations à notre disposition, le dossier est actuellement en instruction à l’Inspection provincial de la police de la ville de Kinshasa (IPKIN).

L’identité du vendeur et la source de la peau saisie n’ont pas encore été révélé.
Notons que l’Okapi est intégralement protégé en RDC. La détention des produits et sous produits de ce spécimen est formellement interdite.
Alfred NTUMBA

Biodiversité : « Le monde entier s’est inquiété pour l’avenir des éléphants, et on a presque oublié tout le reste » ( Interview exclusive de Romain Calaque)

L’Union européenne a présenté récemment «Au delà des éléphants, une approche stratégique de l’Union européenne pour la préservation de la biodiversité en Afrique ». Environews RDC, a tendu son micro à Monsieur Romain Calaque, expert en charge de la facilitation des initiatives de l’Union européenne dans la conservation de la nature en Afrique centrale.

Romain parle de l’apport et de l’engagement de son Institution, du partenariat et du volume d’activités déployées en Rdc. L’entretien a eu lieu dans les locaux de la délégation de l’Union européenne à Kinshasa – Gombe.

Romain Calaque, facilitateur de l’Union européenne

Environews RDC (ENV) : Romain Calaque, vous avez présenté l’approche stratégique de l’Union européenne pour la conservation de la nature en Afrique. Vous l’avez intitulé « Au-delà des éléphants », pourquoi cette appellation ?

Romain Calaque (R.C) : Il y a deux raisons qui expliquent cela. La raison constitutionnelle et historique. Historiquement parce que cet exercice stratégique a débuté au moment de la grande crise des éléphants en Afrique Centrale, et leur massacre dans les aires protégées au Nord du Cameroun. Le monde entier quasiment, s’est inquiété pour l’avenir des éléphants de la sous-région et on a presque oublié tout le reste.

L’Union européenne travaille depuis longtemps dans le secteur de la protection de la nature en Afrique centrale et prend en compte cette crise.
Constitutionnellement, le concept relève du fait que les éléphants sont une sorte d’ambassadeur. Ils représentent donc beaucoup des sujets qui tourne autour de la biodiversité. Ce concept est un moyen de démarrer par les éléphants et ensuite aller au-delà.

ENV : Et qu’en fait l’Union européenne ?
RC : L’Union européenne travaille depuis longtemps dans le secteur de la protection de la nature en Afrique centrale, et prend en compte cette crise. Ensuite elle fait tous les efforts nécessaires pour y répondre mais, en même temps ne pas abandonner toute autre activité financée en amont. Le concept relève du fait que les éléphants sont une sorte d’ambassadeur. Ils représentent donc beaucoup des sujets qui tournent autour de la biodiversité. Ce concept est un moyen de démarrer par les éléphants et ensuite aller au-delà.

ENV. : De manière succincte, en quoi consiste cette stratégie ?

R.C. : Il s’agissait ici de décréter une urgence et conserver une stratégie à long terme, d’où l’intérêt de travailler sur une orientation stratégique à une échelle très vaste dans toute l’Afrique qui s’est déclinée dans la sous-région, Afrique centrale, australe et orientale. Il était important d’avoir un document de référence, un guide qui permettrait aux agents de l’union européenne de s’en référer.

ENV.: L’approche stratégique propose que des efforts soient conjugués pour favoriser les engagements à longue durée dans les aires protégées. Cependant, certains experts pensent que le modèle de gestion aujourd’hui en vogue, le Partenariat Public-Privé (PPP), exécuté notamment dans certaines aires protégées de la RDC, renferme les germes du néo-colonialisme. Y avez-vous pensé ?

R.C. : C’est un débat qui agite le secteur, il y a plus d’une dizaine d’années. Le Réseau des aires protégées d’Afrique centrale (RAPAC), a organisé en 2007 des débats sur les différentes modalités de gestion des aires protégées en Afrique Centrale.

A l’époque, la RDC était un pays pilote. On avait commencé dans le Virunga, et l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) s’est rendu compte dans le contexte très particulier que c’était une solution efficace pour éviter le pire, et l’Union européenne était le principal partenaire financier des délégations de gestion.

Aujourd’hui on peut dire du point de vue résultat que la faune a été préservée, la plupart des délégations se sont révélées comme un engagement efficace. Quid de la question politique ? S’agit –il du néo-colonialisme ou de l’abandon de souveraineté ?

Ce n’est pas seulement cette modalité de gestion des aires protégées que l’on peut taxer de néocolonial. Ça fait des décennies que la conservation de la biodiversité est traitée de néocoloniale parce que financée et gérée techniquement par les occidentaux, les européens en particulier. Cette question de la puissance coloniale déborde largement la simple délégation de gestion.

Cette question n’a pas été résolue. D’une part on a constaté que les délégations génèrent un problème de frictions, de tensions, donc il a fallu au fil des années identifier ces tensions, les prendre compte et y répondre.

ENV. : L’Union européenne entend injecter 50 % de ses financements dans le développement humain au tour des aires protégées. Quelles sont les astuces que vous comptez mettre en place pour booster ce développement ? Et après combien de temps faudra-t-il pour palper du doigt les retombées de ces investissements ?

RC : Dans le cas de la RDC, le processus stratégique global a débuté il y a 4 ans, le processus d’adaptation de mise en œuvre pour le pays a commencé il y a 2 ans et donc le contrat de subvention sur la modalité adaptée par l’Union européenne vient juste d’être signer.

A priori, de manière étatique, l’Union européenne est d’accord sur un système de suivis de ses projets. Il faut souligner que c’est le gros des investissements de toute l’Afrique, en RDC avec 120 millions d’euros, suivi du Tchad. La RDC et son partenaire ont voulu mettre la barre très haute pour que les territoires très conséquents soient-ils en terme d’argent, de population humaine et de biodiversité, soient appuyés avec un système de suivi et évaluation qui est également très ambitieux. Les premiers résultats seront évalués d’ici un à deux ans.

ENV. : L’Union européenne investit beaucoup en RDC, surtout dans le domaine de la conservation avec le 11ème FED. Quelle lecture faites-vous de différents projets ? En êtes-vous satisfait ?

RC : D’une part il faut dire que c’est une grosse somme d’argent, un volume assez important, c’est un de plus anciens partenariats et donc, on a une possibilité de lire ça dans le temps de manière assez exceptionnelle. Beaucoup de pays n’ont que 10 ans d’expérience avec l’Union européenne, en ce qui concerne la RDC, c’est 30 ans d’expérience.

C’est vraiment une lecture qui peut faire longtemps. On n’a pas enraillé la 6ème extinction en cours au pays. Mais on se bat pour augmenter les moyens engagés dans cette lutte. Disons que la crise est là, et on n’a pas réussi à enrailler les courses du déclin.

ENV. : Pas plus tard qu’il y a quelques jours, les éléphants en divagation ont détruit des champs et tué 1 femme dans le Katanga. L’ICCN tente de ramener ces pachydermes dans le parc, mais il est confronté à d’énormes difficultés financières. L’Union européenne ne peut-elle pas intervenir urgemment dans cette cause ?

RC : C’est un sujet de conflit homme-faune en générale, et homme – éléphant en particulier. On retombe sur « Au-delà des éléphants », parce qu’il existe des conflits faune de manière globale.

Ces conflits sont les résultantes de la perturbation des écosystèmes. Ils apparaissent comme de plus en plus problématique alors même que le nombre d’éléphants continue de décroitre et dans ce cas spécifique du Katanga, on a beaucoup moins de pachydermes qu’il y a 20 ou 30 ans, pourtant ces conflits deviennent de plus en plus en alerte parce qu’ils sont plus une cristallisation d’une dégradation globale des conditions de la biodiversité et des conditions des habitats. C’est plus une conséquence pour nous qu’une cause et il faut comprendre qu’on a les mêmes problèmes dans les régions riches.

ENV. : L’UE investit beaucoup en Afrique centrale dans le domaine de la conservation pour favoriser l’intégration sous régionale, comme cela a été avec son histoire. Y a t-il du répondant en face ?

RC : C’est un grand succès. Je pense que l’action de l’UE en Afrique centrale est au niveau régional. Il faut comprendre que quand vous comparez la situation de l’Afrique centrale avec les gens qui y vivent, ils ne se rendent pas compte parce qu’ils voyagent dans la sous-région, mais ils n’ont toujours pas l’occasion d’aller voir ailleurs. Il faut mesurer qu’aujourd’hui, pratiquement les ¾ des conservateurs des aires protégées ont des relations régulières parfois amicales avec leurs collègues des autres pays. C’est qui n’est pas le cas avec d’autres secteurs. Aucune fois on a vue de réunir les ministres de la santé d’Afrique centrale. Mais par année, les ministres en charge de l’environnement et forêt de la sous-région se réunissent presque deux fois pour parler forêt et environnement.

Je reste convaincu que comme l’agriculture la été pour l’Union européenne, le secteur des forêts reste l’unique qui favorisera l’intégration de la sous région.

Vous pouvez suivre l’intégralité de cette interview vidés sur nos chaines partenaires et très prochainement sur notre site.
Interview réalisée par Jennifer LABARRE

Biodiversité : « la diversité biologique, un atout cruciale pour le développement du tourisme »

Le 22 mai de chaque année, le monde célèbre la journée internationale de la diversité biologique en reconnaissance des bienfaits que procure la biodiversité. A Kinshasa, le Ministère de l’Environnement et Développement durable par l’entremise de la Direction du développement durable (DDD), a organisé ce lundi 22 mai, une descente au Domaine de chasse et Réserve de Mbombo Lumene pour célébrer à sa manière cette journée dont le thème est « biodiversité et tourisme durables ».

Célébration de la journée internationale de la biodiversité à Bombo Lumene, photo de famille de la délégation des ministères ( photo/Diams)

L’objectif principal de cette journée était de sensibiliser et de faciliter la compréhension sur les questions de la biodiversité. Pour le représentant du Secrétaire général à l’Environnement et Développement durable, Teddy Ntenday Tumbabo, le thème choisi pour cette année, reflète l’importance des efforts à réaliser à tous les niveaux afin d’atteindre les objectifs du développement durable et ceux d’Aichi.

« L’intérêt accordé à ce thème est de mettre en lumière l’importance d’un tourisme durable non seulement pour préserver la biodiversité mais aussi pour s’assurer que nous seront à mesure de pérenniser les activités de tourisme pour la satisfaction des besoins économiques et sociaux d’un pays », a-t-il précisé.

La RDC reste l’un des pays qui disposent d’énormes potentiels touristiques au monde. Cependant, ces potentiels restent inexploités. Le Domaine de chasse et Réserve de Bombo Lumene situé à 122 kilomètres de la ville de Kinshasa, reste tout de même inconnu du grand public.

La célébration de la Journée internationale de la biodiversité a été une occasion pour les autorités de l’Office nationale du tourisme (ONT), de palper du doigt les réalités de ce site.
Le tourisme facilite l’émancipation culturelle de la population locale et autochtone, et aussi l’emploi de ces populations, estime le Secrétaire général au Tourisme, Nganabo Damien. « L’Office nationale du tourisme a pour mission de favoriser l’émancipation de la population autochtone et riveraine. Notre contribution en rapport avec la Réserve de Bombo Lumene consistera à s’accommoder avec l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), pour aménager un Centre d’accueil des touristes, créer des bassins d’eau pour une récréation et améliorer des infrastructures existantes afin de favoriser l’essor du tourisme durable dans ce site », a-t-il déclaré.

Le tourisme durable est celui qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futures, qui répond aux besoins des visiteurs, des professionnelles de l’environnement et des communautés d’accueil en tenant compte notamment de la viabilité économique et la prospérité au niveau local.

Situation actuelle de Bombo Lumene


Avec une superficie estimée à près de 350 milles hectares, le domaine de chasse et Réserve de Bombo Lumene est confronté à des difficultés multiples. Le site ne dispose pas d’infrastructures adéquates pour accueillir les touristes. Pas des latrines et autres infrastructures de base pour attirer plus de visiteurs. A cela s’ajoute également la précarité dans laquelle vivent les 17 éco gardes commis à la protection de ce grand site et le manque de moyens techniques nécessaires pour faire face au braconnage et spoliation dont le site est victime. « Nous voulons que le Domaine de chasse et Réserve de Bombo Lumene soit aussi fréquenté par des touristes. Il y a une année que je travaille ici, la situation ne fait que se dégrader du jour le jour. Avant, on recevait près de mille touristes par an. Actuellement, nous en recevons que 7 à 8 par mois », a informé un personnel du site qui a recquis l’anonymat.

Il est à noter par ailleurs que
la diversité biologique est de plus en plus reconnue comme un atout mondial d’une valeur inestimable pour les générations présentes et futures, mais certaines activités humaines continuent à réduire considérablement le nombre d’espèces vivantes.

La Convention sur la diversité biologique reste un instrument légal international pour « la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments constitutifs et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques » qui a été ratifiée par 196 Parties.

 

Jennifer LABARRE

Biodiversité : 22 mai journée internationale de la biodiversité

La planète entière célèbre le 22 mai de chaque année la journée mondiale de la biodiversité. Cette célébration se veut à chaque fois une occasion de rappeler que la biodiversité est fortement menacée, à cause des activités anthropiques. Pour cette année, le thème retenu est «  biodiversité et tourisme durable »
Le thème choisi pour célébrer cette journée internationale de la biodiversité en ce jour, est une possibilité de mettre en lumière l’importance de la contribution du tourisme durable tant à la croissance économique qu’à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité.


Des études montrent que le rythme d’extinction des espèces est de 100 à 1000 fois plus élevé que le rythme estimé. 60 % des écosystèmes de la planète sont dégradés ou gérés de façon non durable.
Cependant, une gestion durable de la diversité des espèces, des écosystèmes et des paysages favoriserait le tourisme et la croissance économique.

Réciproquement un secteur touristique bien géré peut contribuer à réduire les menaces sur la biodiversité et maintenir voire augmenter les populations clés d’animaux sauvages grâce aux revenus.

Le but poursuivi par le choix de ce thème, est aussi de faire écho à celui de l’année 2017, année internationale du tourisme durable, pour développer et ainsi offrir l’occasion de contribuer à des initiatives telles que le programme du tourisme durable.

Quid d’une journée internationale de la biodiversité ?

La diversité biologique est de plus en plus reconnue comme un atout mondial d’une valeur inestimable pour les générations présentes et futures, mais certaines activités humaines continuent de réduire considérablement le nombre d’espèces.

La convention sur la biodiversité biologique est un instrument légal international pour la conservation de la biodiversité, l’utilisation durable de ses éléments constitutifs et le partage juste des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques qui a été ratifié par 196 parties.

En prenant en considération l’importance de l’éducation du public et de la sensibilisation à la mise en œuvre de la convention à tous les niveaux, l’Assemblée générale a proclamé le 22 mai comme la journée internationale de la biodiversité biologique, date de l’adoption du texte de la convention.
Actuellement, la biodiversité biologique figure parmi les objectifs de développement durable (ODD).

Ce cahier de charge que s’est dotée la planète entière , appelle dans son objectif 15 de développement durable, à mettre un terme à l’appauvrissement de la biodiversité et favoriser l’exploitation durable des écosystèmes terrestres et des écosystèmes d’eau douce.
Thierry-Paul KALONJI

Pollution : Les arbres peuvent dégrader la qualité de l’air

Pour lutter contre la pollution qui strangule les villes, depuis toujours les voix s’accordent pour préconiser le reboisement afin de purifier l’air. Aujourd’hui, cette réalité semble être prise à contre pieds par les résultats d’une étude allemande publiée la semaine dernière qui révèle que planter des arbres en ville serait nocif pour la santé.


Au-delà du rôle de purifiant de l’air qu’on reconnait aux arbres, ceux –ci peuvent s’avérer aussi pernicieux du fait qu’ils sont capables d’affecter la qualité de l’atmosphère en été, en aggravant considérablement la pollution de l’air pendant les vagues de chaleur. En cause : les composés organiques volatils (COV) diffusés en permanence par les plantes et arbres.

Les organismes végétaux diffusent des centaines de types de COV dans l’atmosphère. Plus la chaleur augmente, plus ils en produisent. Simultanément, les activités humaines émettent des polluants, comme les oxydes d’Azote. Quand la concentration de ces deux types d’émission est élevée, les chercheurs remarquent que les COV peuvent subir des réactions chimiques conduisant à la formation d’ozones et de particules fines.

Berlin comme référence

Les composés organiques les plus réactifs sont les isoprènes, qui sont à eux seuls toxiques lorsqu’ils sont concentrés en grande quantité. Ce sont les principaux contributeurs dans la formation de l’ozone au niveau du sol, expliquent-ils.

Avec ses 35% de terrain végétalisé (forêts, territoires agricoles et parcs), l’Allemagne est l’une des métropoles les plus vertes d’Europe. Pour éclairer leur lanterne, les chercheurs ont réalisé un modèle de base sur l’année 2006 au cours de laquelle une canicule s’est abattue sur la capitale allemande, avec des températures moyennes maximales supérieures à 30°C, le record étant de 36°C. Ils ont ensuite comparé ces relevés à ceux de 2014, année considérée comme normale.

Conclusion : les particules émises par la végétation urbaine augmentent de 6 % à 20 % la formation de l’ozone. Les chiffres ont grimpé jusqu’à 60 % lorsque les températures étaient les plus élevées.
Pas question de scier les arbres pour autant !

Au demeurant, les auteurs de l’étude soulignent qu’il n’est pas question de scier tous les arbres. Ils soulignent au contraire la nécessité d’une réduction radicale de la pollution d’origine humaine pour accompagner les campagnes de plantation de plantation en ville.

Ils rappellent par ailleurs que les effets sur la santé humaine sont bien moindres que les particules fines carbonées.

Thierry-Paul KALONJI

Énergie : la RDC se dote d’une carte de la biomasse forestière

Dans un communiqué de presse rendu public le 18 mai 2017, le Fonds mondial pour la nature WWF, a annoncé la disponibilité de la nouvelle carte nationale de la biomasse forestière de la République Démocratique du Congo.

Cette carte rendue possible grâce au projet Carbon Map and Model (CM&M) du WWF, est la première par télédétection LiDAR aéroporté qui dispose des précisions et données nécessaires à la capitalisation du stock de carbone.

La carte nationale de la biomasse forestière réalisée par le WWF

La RDC est devenue le premier pays africain à avoir une carte nationale de biomasse aussi précise et basée sur la méthode d’échantillonnage aléatoire systématique dérivée de l’approche LiDAR.

Selon Bruno Perodeau, directeur de la conservation au WWF- RDC, cette carte permet d’avoir une compréhension du stock de carbone forestier à travers le pays.  » Cette carte nationale de la biomasse forestière est une avancée importante pour la RDC. Elle vient renforcer les connaissances sur le deuxième plus grand massif forestier tropical au monde et le rôle qu’il joue par rapport au changement climatique. La réalisation concertée de cette carte constitue une étape remarquable en termes de méthode nouvellement mise en œuvre et de précision qui en résulte. Les résultats de ce projet permettent d’espérer bientôt des systèmes scientifiquement robuste pour le paiement à la performance des pays et leurs populations engagées dans le mécanisme REDD+ », a-t-il précisé dans ce communiqué.

Son importance

La réalisation de cette carte nationale de la biomasse forestière vient ainsi préciser pour chaque hectare de forêt, les quantités de carbone stockées et par le fait même appuyer les efforts nationaux de surveillance de la couverture forestière tout en facilitant les évaluations des émissions annuelles de carbone provenant de la déforestation nécessaire au paiement éventuelle de la REDD+.

Ce programme contribuera à la fois aux efforts contre les changements climatique, la réduction de la pauvreté et le développement durable. La carte nationale de la biomasse forestière pourra être utilisée comme une base de références pour d’autres activités de conservation, et développement de projets ainsi que pour l’aménagement du territoire dont la réforme a été lancée récemment.

Elle va soutenir la démarche REDD + initiée par le gouvernement de la RDC depuis 2009 tout en facilitant la poursuite des travaux d’investissement au niveau juridictionnel par son appui à la stratégie nationale REDD +.

L’approche LiDAR

LiDAR est une méthode développée par Dr. Sassan Saatchi de UCLA, avec une approche d’échantillonnage de données laser aériennes nommée Light Detection and Ranging qui signifie  » Détection et localisation par la lumière « .  Dans la production de cette  à carte, LiDAR a été choisie pour sa précision dans l’estimation de la structure de la forêt au-dessus du sol, ainsi que sur le coût et l’efficacité du temps à couvrir des zones vastes et inaccessibles du Congo.

Le système LiDAR reste actuellement un outil de télédétection qui utilise la lumière sous forme d’un laser fonctionnant comme un radar. Il détermine la structure de la forêt et de sa canopée avec une précision inégalée.

 

Jennifer LABARRE