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Rwanda : début de travaux de la 41ème conférence mondiale du tourisme

La ville de Kigali acceuille depuis ce lundi 28 août, la 41ième Conférence mondiale du Tourisme. Les discussions au tour de cette grande rencontre sont axées sur les stratégies pratiques à adopter pour stimuler le tourisme en tant que moteur de croissance économique et de créations d’emplois.

Pour le Président rwandais, Paul Kagame, qui a lancé les travaux de cette conférence, il est temps pour que l’Afrique définisse un model de tourisme susceptible de favoriser son essor économique.

Il a en outre annoncé plusieurs mesures prises par certains pays de l’Est de l’Afrique pour favoriser le tourisme, notamment la libre circulation entre le Rwanda, le Kenya et l’Uganda. Grâce à cet accord entre le 3 pays, le touriste pourrait, avec un seul visa parcourir librement cet espace.

Le président rwandais a encouragé également les autres pays à emboiter le pas aux pays dont le tourisme est très développé sur le continent africain.

Notons par ailleurs que  cette conférence rassemble les compagnies aériennes, les voyagistes et les agences de voyages, les experts du tourisme, les hôteliers, les investisseurs, les hauts fonctionnaires des gouvernements du monde entier, qui partagent leurs expériences, et échangent sur leurs nouveaux marchés  et produits touristiques.

Le secteur du tourisme au Rwanda a enregistré des revenus de plus de 400 millions de dollars l’année dernière, soit près de 10% d’augmentation par rapport à 2015. Le Rwanda compte d’ailleurs reproduire l’année prochaine une progression identique grâce notamment aux nouveaux sites touristiques dont le Parc National Mukura-Gishwati, et le « Village Culturel » situé dans la ville de Kigali.

 

Alfred NTUMBA

Climat : Les pays de la Comifac affûtent leurs armes pour la COP23

Le groupe de travail Climat de la COMIFAC (Comission des forêts d’Afriqie centrale), se réunit depuis ce lundi 28 août à Brazzaville pour  préparer  la 23ème conférence des parties à la Convention cadre des nations unies sur les Changements climatiques (CCNUC), prévue en novembre prochain, à Bonn en Allemagne.

Pour Gervais-Lidovic Etsoua Madzous, Secrétaire Exécutif adjoint de la COMIFAC, l’étape des négociations qui a conduit à l’adoption de l’accord de Paris étant dépassée, le défi de l’opérationnalisation de cet accord devraient se reposer sur les réalités et les difficultés rencontrées par les pays dans la mise en œuvre de leurs engagements.

« En mai 2016 à Kinshasa, le Conseil extraordinaire des ministres de la COMIFAC recommandait un certain nombre des mesures à prendre pour accompagner les pays dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris et l’accession aux finances Climatiques. L’activisme de ce groupe de travail de la Comifac prouve à suffisance les dispositions prisent par le Secrétariat Exécutif pour répondre à l’appel des ministres en charge de forêts de la sous-région », a t-il déclaré.

Pendant 3 jours, les participants à ces assises auront pour tâche d’analyser les avancées et difficultés  rencontrées par les différents pays membres de la COMIFAC, dans la mise en œuvre de leurs CPDN, et élaborer le contenu de l’Agenda devant définir la position commune de l’Afrique centrale lors de la COP23.

En effet, au cours des précédentes rencontres préparatoires tenues notamment au Rwanda, les pays membres de la COMIFAC, avaient focalisé leur attention sur les travaux de ce Groupe de travail.

« Cette activité permettra au terme des travaux, de définir les positions concertées sur les différents sujets d’intérêt commun lors  des négociations de l’Agenda de la 23ème Conférence des parties sur le climat, en vue d’assurer une participation active, effective et efficiente de la sous-région à cette échéance », a fait savoir Marcial Nkolo, Chef de projet régional GIZ d’appui à la Comifac.

L’opérationnalisation de l’accord de Paris reste un réel défis pour la communauté internationale et particulièrement pour la sous-région Afrique Centrale.

 

Jennifer LABARRE

Climat : La terre aura 2 milliards des réfugiés climatiques à la fin du siècle

Une étude américaine avertit les autorités que plus d’un cinquième de la population mondiale, soit près de 2 milliards de personnes pourraient devenir des réfugiés climatiques d’ici 2100.


Publiée par une équipe de l’Université de Cornell aux Etats-Unis, cette étude révèle que la montée importante des eaux qui se prépare à cause du réchauffement climatique, un cinquième de la population mondiale sera déplacée d’ici 2050. Les personnes vivant aux abords de mers, sont les premières en ligne de mire de cette catastrophe en préparation.

Selon les estimations, la population mondiale atteindra 9 milliards en 2050 et 11 milliards d’ici 2100. A en croire l’auteur de cette étude, il y aura de moins en moins de terre et de plus en plus de monde sur terre, beaucoup plus que nous l’anticipons jusque-là. Cette future montée des eaux pourrait avoir bien raison sur notre planète, du fait que peu de mesures sont prises actuellement en considération de ce phénomène. A cela s’ajoute de nombreux problèmes pour la quasi-totalité des pays du monde comme celui de l’alimentation.

L’augmentation de la population mondiale entraînera avec elle le nombre de bouches à nourrir. Un problème qui risquerait de ne pas être résolu car des terres aujourd’hui fertiles utilisées pour l’agriculture, se situent près de mers, des océans, des rivières et des deltas.

Alors qu’autrefois les populations humaines arrivaient à s’adapter aux changements climatiques avec plus d’aisance, la tâche promet d’être plus difficile à notre époque où la sédentarité est devenue la règle. Du point de vue des ressources également, l’espèce humaine a pris pour habitude de puiser sans réellement se soucier des questions comme le renouvellement ou la diversité.

Dans les scénarios imaginés par l’étude, de nombreux conflits territoriaux pourraient apparaître à l’avenir, alors que la quantité de terre habitable s’amenuisera. Des nombreux espaces protégés à l’intérieur des terres comme des réserves naturelles pourraient être abandonnées au profit des installations humaines.

L’avenir peut paraître nébuleux, mais les scientifiques assurent qu’il est encore possible à la planète d’éviter cette trajectoire, si les pays du monde réussissent à trouver des accords pour empêcher l’augmentation des gaz à effets de serre dans l’atmosphère.
Thierry-Paul KALONJI

Conservation : une partie du Parc national de Kahuzi-Biega spoliée par de dignitaires

Le Gouvernement provincial et le Parc National de Kauzi-Biega ont effectué au de juillet dernier, une mission officielle pour la délimitation du Parc dans le territoire de Kabare. 38 pancartes ont été posées de la Borne 102 à la borne 129, affirment les autorités locales présentes du début à la fin de l’enquête.

Un constat amer cependant, « les fermes des grands dignitaires sont à l’intérieur du Parc« .

La marée LUSHANJA est envahie par d’autres spoliateurs. Vérification faite, celle-ci est à l’intérieur du Parc. Cette marée est très importante pour la région. Elle serait même la plus grande, sinon la plus riche en biodiversité.

Pour la province, le PNKB doit faire le suivi et éviter que ce patrimoine continue à être spolié. Cette enquête a recouru à plusieurs éléments de surveillance notamment le GPS, l’Ordonnance Présidentielle No 75/238 du 22 juillet 1975. Les vestiges, les arbres et même certains villageois vivant dans la région ont été mis à contribution .

Selon la source du gouvernement provincial qui livre cette information, ces dignitaires du régime et spoliateurs réjettent cette ordonnance la qualifiant d’ordonnance de Mobutu.

Ils ont déclaré se battre contre elle pour son annulation, afin de sauvegarder quelques centaines de têtes de vaches qu’ils entretiennent dans leurs fermes.

La société civile environnementale du Sud Kivu soutient cette démarche des autorités provinciales dans la mesure où elle constitue une des retombées du forum de 2015 sûr la valorisation du Parc national de Kahuzi-Biega.

Selon la loi et cette ordonnance qui n’a pas encore été revue, un bien public de l’État est hors commerce, inaliénable et imprescriptible. Tous les occupants qui empiètent sur une grande partie du parc doivent sans délai quitter les lieux.

François Mukandila

Catastrophe naturelle : 8 personnes disparaissent après une coulée de boue en Suisse

Huit personnes sont portées disparues dans le sud-est des alpes Suisses, après un glissement de terrain qui a provoqué une coulée de boue ce mercredi 23 août, a annoncé la police Suisse.


Cette catastrophe naturelle a causé la chute de masse rocheuse du Piz Cengalo, dans le canton de Grisons, à proximité de la frontière Italienne. La coulée de boue s’est ensuite étendue jusqu’aux portes de localité.

Parmi ces huit disparus, il y a les Allemands, les Autrichiens et les Suisses. Six d’entre eux ont été signalés à la police par leurs proches comme portés disparus.

La police a procédé à l’évacuation du village, pour prévenir d’autres glissements de terrain ou coulées de boue. Au total, une centaine de personnes ont été évacuées. Les habitants de ce village ne pourront y retourner qu’après une réévaluation de la situation par les autorités. « En même temps, des spécialistes du sauvetage effectuent des vols pour localiser des alpinistes dans la zone », a précisé la police.
Thierry-Paul KALONJI

Catastrophe naturelle : le typhon Hato paralyse Hong-Kong

Le bilan du typhon Hato qui a déferlé mercredi sur le sud de la Chine, s’est alourdi à au moins 16 morts jeudi, ont annoncé les autorités. Déjà anticipé comme l’un des typhons le plus violent que Hongkong ait connu depuis 1997, c’est sur Macao que hato a craché sa colère en provoquant des graves inondations dans cet ancien comptoir portugais, paralysant toutes les activités économiques.


Les médias locaux ont diffusé en boucle des images des voitures sous l’eau et des gens entrain de nager dans la rue. Plus de 27 000 personnes ont dû être évacuées, et près de deux millions de foyers sont privés d’électricité.

A ces pertes en vies humaines et d’infrastructures s’ajoute aussi une perte économique. La fureur de ce typhon n’a pas laissé indemne les activités économiques de Macao. Capitale mondiale de jeu devant Las Vegas, cette ville Chinoise a vu ses casinos privés de courant. Un évènement préjudiciable quand on sait que les casinos de Macao ont réalisé en 2016 un chiffre d’affaires équivalent à la moitié de son PIB.

Des centaines de vols ont été annulés et la bourse de la mégapole financière est restée fermée. Ces pertes économiques sont estimées à 867 millions d’euros, ce qui correspond à son PIB journalier.

A Hongkong, plus de 120 personnes ont été blessées, mais le territoire ne déplore pour l’instant pas de tué.
Thierry-Paul KALONJI

Forêts : Le Brésil ouvre de millions d’hectares de forêt amazonienne à l’exploitation minière

Le Brésil a décidé d’ouvrir à l’exploitation minière des millions d’hectares de forêts qui étaient sous statut de réserve naturelle depuis 1984. C’est au moyen d’un décret publié le mercredi 23 août 2016, dans le journal officiel, que le pays a décidé d’abroger cette mesure datant de la dictature militaire.


Ce texte stipule néanmoins que cela ne remet pas en cause l’application de la loi concernant la protection de la flore et des territoires autochtones. Malgré ça, plusieurs organisations non gouvernementales comme le WWF, ont exprimé leur préoccupation au sujet de cette zone située dans les Etats du Para et de l’Amapa, dans le nord du Brésil, où vivent de nombreuses tribus Indiennes.

Les autorités locales assurent que ce changement de statut avait été placé sous contrôle d’organismes de protection de l’environnement.

En avril, un document officiel du Ministère des mines et de l’énergie faisait valoir que la dissolution de la réserve permettrait d’exploiter le potentiel minier de la région, en l’ouvrant aux privés. Jusqu’alors seules les compagnies publiques étaient autorisées à y opérer.

Le gouvernement TEMER est régulièrement accusé par des ONG de brader les forêts amazoniennes sous pression du puissant lobby de l’agrobusiness et des intérêts de compagnies minières.

En juin dernier, lors d’une visite du président TEMER à Oslo, la Norvège, principal bailleur de fonds pour la protection de la forêt amazonienne, a prévenu que ses paiements au Brésil seraient divisés par deux en 2017 du fait de l’accélération de la déforestation.
Thierry-Paul KALONI

Catastrophes naturelles : Tara, Freetown, Népal, Inde et Bangladesh, un compte macabre

Les pluies diluviennes qui se sont abattues la semaine dernière sur plusieurs parties du monde ont laissé des stigmates qui ne se dissiperont pas de sitôt. Tara en Ituri, Freetown en Sierra Leone, l’inde le Népal et le Bangladesh, ces zones ont connu des fréquences de pluies très élevées, les contraignant à un compte macabre élevé. Plus de 200 morts en Ituri, plus de 350 en Sierra Leone, l’Inde le Népal et le Bangladesh ont quant à eux dénombré plus de 750 morts. A ce bilan funeste d’ajoute des milliers de familles sans abri.

Une villa contemporaine dévastée par l’érosion au village Ntiamfumu/ Photo, Alfred Ntumba

Ce sont des images choquantes, défiant toute imagination qui ont circulé dans les médias. Des images qui raisonneront encore bien longtemps dans les esprits.
A tara en Ituri dans la province de Bas-Uele, ce sont des glissements de terrain provoqués par une montagne à la suite des fortes pluies. Le village de pêcheurs situé entre le lac Albert et des montagnes a vu une avalanche des gros rochers se déferler sur lui, balayant plus de 60 maisons, sans laisser aucune chance à ses occupants. D’après le chef du village, seules 4 ou 5 maisons ont pu résister.

Pas d’équipe de secours qualifié, ni des matériels adéquats, c’est avec les moyens de bord que les recherches se sont faits pour sortir les corps ensevelis sous les décombres.

Le weekend dernier, les autorités avaient ordonné d’arrêter les recherches, pour éviter la contamination. Une équipe de désinfection devrait être envoyé sur le lieu.

Le gouverneur Abdallah Pene Mbaka a déclaré que l’estimation du nombre de victimes est basée sur les personnes disparues et les maisons touchées.
Il a par conséquent lancé un appel à la communauté internationale pour obtenir une aide d’urgence avec les efforts de sauvetage et de relèvement.

C’est la troisième année consécutive que cette partie des rives du lac Albert connaît des glissements de terrain. Une cinquantaine de personnes avaient péri dans ces conditions l’année dernière. Une dizaine l’année précédentes.

En Sierra Léone, c’est la localité de Regent, dans la capitale Freetown qui a fait le frais des coulées de boue suite à des fortes pluies qui sont tombées la semaine dernière. Plus de 350 morts, tel est le bilan de cette catastrophe naturelle qui a endeuillé cette ville. Une colline qui surplombait cette localité s’est effondrée pendant que les riverains étaient endormis.

En septembre 2015, ce pays de l’Afrique de l’Ouest était victime d’une montée subite des eaux qui avait fait 10 morts et quelque 9 000 sans-abri.

L’Inde le Bangladesh et le Népal ont quant à eux étaient simultanément frappés par des averses qui ont fait plus 750 morts. Tous ces évènement tragiques inscrivent 2017 dans un registre noir, au regard des nombres de victimes qu’ils ont causé.

 

Thierry-Paul KALONJI

Forêts : le gouvernement lève la suspension sur l’exploitation forestière dans l’ex-Katanga

Le gouvernement de la république démocratique du Congo vient de lever la mesure suspendant les activités d’exploitation forestière dans l’ex-Katanga, a annoncé un communiqué émis par le ministère de l’environnement et développement durable.


Prise le 03 mai 2017 par le gouvernement de la RDC via son ministère de l’environnement et développement durable, la décision de suspendre l’exploitation dans cette partie du pays, avait pour antécédent, l’intensification des activités forestières dans cette partie du pays,  caractérisées par l’exploitation illégale et le commerce illicite de cératines espèces comme le bois rouge Padouk (Pterocarpus tinctorus).

Dans ce communiqué signé le 21 août 2017, le ministre de l’environnement Amy AMBATOBE, déclare qu’une enquête menée par son ministère, sous l’impulsion du Premier ministre a permis d’identifier les failles et de prendre des dispositions correctives à même de prévenir et d’anticiper des pratiques jadis décriées.

C’est à l’issue de cette enquête qui a duré 4 mois que le ministre a décidé de levée cette suspension.

Pour rendre effective cette mesure, une délégation des experts du ministère de l’environnement et du développement durable, séjourne sur place dans le Haut-Katanga, pour procéder officiellement à ladite levée et annoncer les mesures spécifiques à l’exploitation, et la commercialisation du bois rouge, dont l’obtention d’un certificat spécial tenant lieu de permis des délivré par le Ministre National ayant en charge l’environnement et le développement durable.

Il appelle donc les acteurs impliqués dans ces activité au strict respect de la loi n°011/2002 du 29 août 2002 portant Code forestier, ainsi que des mesures d’application. Cet aspect de choses sera vérifié pour la libération des bois saisis et entreposés, poursuit Amy AMBATOBE.

Le Ministre en appel à l’administration forestière, et autres services du ministère de l’environnement chargés du contrôle et vérification interne, de veiller au respect des lois et règlements en vigueur en RDC pour garantir une exploitation durable de cette ressource.
Thierry-Paul KALONJI

Hydrocarbures : Ngoi Mukena trompe le Premier Ministre en lui faisant signer un arrêté qui enfreint la loi

L’irréparable est enfin arrivé ! Le Ministre des hydrocarbures Aimé Ngoi Mukena Lusa-Diese vient de faire signer au Premier Ministre Bruno Tshibala, un arrêté controversé attribuant définitivement le marché d’exploitation du gaz méthane du Lac Kivu à l’entreprise tunisienne Enginnering Procurement & Project Management (EPPM).

Ministre des hydrocarbures, Aimé Ngoi Mukena (Photo, droit tierce)

Selon des sources proches de la primature, le Ministre des hydrocarbures aurait utilisé des voies détournées pour faire signer au premier ministre ce document important, tout en lui cachant la vérité sur le conflit qui l’oppose à l’entreprise Kivu Lake Energy Corporation (Klec). L’arrêté pris par le premier ministre, piétine sur l’ordonnance de la Cour Suprême de justice, siégeant en premier et dernier ressort sur ce dossier.

Un ministre au-dessus de la mêlée

Jusque-là, le Ministre des hydrocarbures a toujours brillé par un comportement de « hors la loi ». Usant de ses fonctions et son rang social, Ngoi Mukena n’a jamais considéré une décision de la justice congolaise qui va à l’encontre de sa volonté, surtout en ce qui concerne ce dossier d’attribution de marché pour l’exploitation du gaz méthane du lac Kivu.

Comme il a toujours déclaré, « Je ferai ce que je veux de ce dossier !», l’autorité contractante n’a pas dérogé à ses règles.
Après avoir boycotté les décisions de l’Autorité de régulation de marchés publics (ARMP) en 2016, Ngoi Mukena, vient d’outrer-passer l’ordonnance de la haute cour de justice. Cette ordonnance rendue publique le 27 juillet dernier, suspend la décision n°001/PPP/M.GAZ.ELEC/CGPMP/MIN-HYDRO/2017 du 02 juin 2017, portant attribution provisoire du marché relatif au recrutement d’une société pour l’exploitation du gaz méthane du Lac Kivu en vue de la production de l’électricité au consortium EPPM, jusqu’à la déclaration définitive sur la requête en annulation.

Malgré le rappel à l’ordre adressé au Ministre par le premier Président de la Cour Suprême, Kitoko Kimpele Jérôme, lui enjoignant à la réévaluation les propositions financières de deux entreprises en lice et au respect scrupuleux de l’ordonnance de la Cour Suprême de Justice siégeant en premier et dernier ressort sur cette matière, le Ministre des hydrocarbures s’est servi de la décision abrogée par cette Cour, pour le faire prévaloir comme légale.

Cette attitude indigne d’un homme d’Etat, laisse entrevoir à quel niveau la loi du plus fort domine sur celle du droit.

KLEC ne désarme pas

Du côté de l’entreprise congolaise Kivu Lake Energy Corporation, l’on ne s’avoue pas vaincu, du moins par le fait que l’entreprise l’avait emporté lors de différentes évaluations relatives au recrutement.

L’entreprise entend saisir de nouveau la haute cours de justice dont la décision a été bafouée par le tout puissant Mukena.
Pour l’avocat Conseil de cette entreprise, le Ministre des hydrocarbures agit au mépris total de la loi. « La fraude est patente. Il est inconcevable que le Ministre des hydrocarbures, ait de préférence pour une entreprise étrangère dont l’offre est exorbitante, au détriment d’une société congolaise qui offre mieux, et dont la technologie est approuvée pour l’exploitation de ce gaz », s’est – il indigné.
Au regard du comportement qu’affiche le Ministre des hydrocarbures, il y’a lieu de se poser autant de questions. Et de s’interroger sur « Pourquoi un entêtement pareil ? », certes, une question qui ne trouve de réponse qu’auprès de lui-même. Espérons que le Conseiller du Président de la République, Luzolo Bambi, pourrait se saisir de ce dossier pour que triomphe la loi et non les intérêts personnels du Ministre Mukeba.

En attendant, vive la république de protégés. Dossier à suivre…

 

Alfred NTUMBA