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JME : Irina Bokova, « j’invite les femmes et les hommes où qu’ils soient à se connecter à la nature qui les entoure »

Dans un message publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, ce 5 juin, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Gueorguieva Bokova, invite les hommes et les femmes à se connecter à la nature qui les entoure, car c’est elle qui confère beauté, sens et harmonie à leurs vies.

Irina Gueorguieva Bokova, Directrice générale de l’UNESCO

« Connecter l’Homme à la nature c’est peut-être difficile à croire aujourd’hui, mais, il y a cinquante ans, on pensait que la meilleure façon de protéger la nature était d’en interdire l’accès aux populations humaines…
À présent, nous savons que c’est inexact« , précise – t – elle dans ce message dont Environews RDC s’est procuré une copie.

La Directrice générale de  l’UNESCO estime cependant qu’il est important de maintenir une relation Homme – environement, basée sur l’harmonie naturelle.  » Plus la relation entre les populations et leur environnement naturel est étroite, plus il est probable que ces populations mesurent l’importance de la nature et de sa biodiversité, du patrimoine et des ressources en eau, au service de leur propre bien-être et de l’avenir de la planète« , a-t-elle insisté.

Cet esprit guide l’ensemble de l’action de l’UNESCO, qui s’incarne dans un réseau mondial, unique en son genre, de sites désignés par l’Organisation, conçus pour rapprocher l’Homme de la nature, en dessinant une nouvelle carte du monde – une carte d’unité et de paix, au-delà des frontières, entre les femmes et les hommes et leur environnement, peut – on lire dans ce message.

Les réserves de biosphère de l’UNESCO, les géoparcs mondiaux UNESCO et les sites du patrimoine mondial – qui recouvrent souvent des surfaces stratégiques ou des ressources en eaux souterraines essentielles – rassemblent plus de 2000 sites exceptionnels dans le monde. « Nous savons désormais que c’est le plus sûr moyen de favoriser un développement plus inclusif et durable, respectueux des limites de la planète » a affirmé Madame Bokova. « Aujourd’hui, j’invite tout un chacun à prendre un peu de temps dans sa vie bien remplie et à visiter un des sites de l’UNESCO. Pour un moment de contemplation, immergez-vous dans un jardin perse en Iran, où l’eau joue un rôle symbolique et ornemental étonnant. Dans le géoparc mondial de Tumbler Ridge, au Canada, nagez dans des lacs alpins à l’eau cristalline et dormez sous les étoiles. Ou partez en randonnée dans la réserve de biosphère de Mujib, en Jordanie, qui s’étend par endroits à 420 mètres au-dessous du niveau de la mer, grâce à sa proximité avec la mer Morte« .

En cette Journée mondiale de l’environnement, la Directrice générale de l’UNESCO invite tous les pays à tirer le meilleur parti des sites désignés par l’UNESCO. « Par-dessus tout, j’invite les femmes et les hommes où qu’ils soient à se connecter à la nature qui les entoure, car c’est elle qui confère beauté, sens et harmonie à nos vies« . A-t-elle lancé.

 

Alfred NTUMBA

Ouganda : Yoweri Museveni ordonne une enquête sur les diplomates chinois soupçonnés de trafic de l’ivoire

Le président ougandais Yoweri Museveni a ordonné une enquête sur une collusion présumée entre l’Autorité ougandaise de la vie sauvage (UWA) et deux diplomates chinois concernant un trafic d’ivoire.

Ces diplomates et l’UWA sont soupçonnés d’avoir collaboré pour trafiquer de l’ivoire en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) et du Soudan du Sud voisins ainsi que de la Centrafrique, et d’utiliser l’Ouganda comme pays de transit.

La Chine rejette les accusations

La Chine a rejeté comme « sans aucun fondement » les soupçons portant sur ses diplomates.

« Nous avons des règles et des lois strictes concernant les représentants du gouvernement, les membres de nos ambassades et les groupes en visite, leur interdisant d’acheter et de participer à des activités (de trafic) », a déclaré à des journalistes la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying. La porte-parole a toutefois ajouté: « Nous les punirons s’ils sont reconnus coupables d’être impliqués dans des activités de ce genre ».

Le braconnage a fortement augmenté en Afrique au cours des dernières années, notamment pour satisfaire une demande d’ivoire et de corne de rhinocéros en hausse en Asie – en particulier en Chine – à cause de leur valeur supposée dans la médecine traditionnelle, notamment comme aphrodisiaque, ou comme symbole de statut social.  L’Ouganda est une plaque tournante de ces trafics.

Encore autorisé en Chine

Pékin a annoncé en décembre son intention d’interdire tout commerce et transformation de l’ivoire d’ici à la fin de cette année. La mesure a été saluée par les défenseurs de l’environnement comme déterminante pour l’avenir des éléphants d’Afrique, où plus de 35.000 pachydermes sont tués pour leur ivoire chaque année.

Le commerce international de l’ivoire est interdit depuis 1989 mais la Chine en autorise la revente pour les quantités achetées avant l’interdiction. Elle possède aussi un stock acheté en 2008 avec l’approbation du régulateur international et dont la vente, accompagnée de certificats, est autorisée.

 

Alfred Ntumba, avec l’AFP

Climat : Albert Kabasele qualifie d’aveugle le comportement de Trump 

Le retrait des Etats unis de l’accord de Paris sonne comme un glas aux oreilles des écologistes. Après la prise de position officielle de Donald Trump, ce jeudi 02 juin, les réactions n’ont pas tardé de fuser de tous les coins du monde pour condamner la décision du président américain. Le négociateur congolais, Albert Kabasele Yenga Yenga, se dit très déçu de l’annonce par Trump, du retrait des USA de l’Accord de Paris.

Donald Trump, Président des USA (Photo droit tierce)

« En tant que négociateur de l’Accord de Paris, je regrette beaucoup le comportement aveugle de Trump qui place les Etats unis d’Amérique sur la roue de la régression de l’histoire », a-t-il déclaré.

Pour ce spécialiste du climat, la prise de position de Trump foule aux pieds tout le travail abattu par les différents négociateurs du monde entier pour mettre d’accord près de 195 pays réunis à Paris en novembre 2015.

Le négociateur congolais se résume en disant : « Mieux vaut les USA à l’extérieur qu’à l’intérieur de cet accord ». Car, dit-il, ils pouvaient se convertir facilement en une force de pesanteur pour la bonne application de l’Accord de Paris sur le climat.

Le retrait des USA de l’accord de Paris suscite certes des inquiétudes. Si pour certains experts la décision de Washington cache le syndrome du tout va très bien, pour d’autres, elle ne changera en rien l’engagement pris par les pays signataires de cet accord. « Je ne vois pas des pays comme le Brésil et l’Inde qui sont souvent frappés par le canicule, se retirer de cet accord salutaire. Même cas avec la Chine, mais aussi les autres pays menacés par la désertification. Je lance ici, un appel à l’unité à toutes les parties en vue de sauver notre planète », a insinué Albert Kabasele.

Onde de choc sur la RDC

La décision de Donald Trump de retirer les Etats unis de l’accord de Paris aura un impact sur les pays les moins avancés dont la République démocratique du Congo assure la présidence. Cette décision devra être suivie de coupes drastiques des allocations financières et aides dédiées au secteur de l’environnement, comme l’avait déjà annoncé Washington. « Les différents fonds mis en place aujourd’hui pour financer la résilience et l’adaptation, notamment la REDD, le Fonds vert Climat, le Fonds Cafi, devront en principe subir un choc, car ils reçoivent des financement des USA », s’est inquiété M. Kabasele.

Le négociateur congolais a lancé l’appel au gouvernement de la RDC, de s’activer pour ratifier l’accord de Paris. « Il est plus qu’urgent que notre gouvernement ratifie cet accord pour bénéficier de différents financements disponibles. Aujourd’hui les effets néfastes des changements climatiques ne sont plus à démontrer. L’érosion côtière à Muanda, les inondations à Boma, les températures excessives dans les grandes villes, tout ceci nécessite l’engagement de notre gouvernement à lutter efficacement contre ces effets », a-t-il précisé.

Notons par ailleurs que le président américain se dit confiant quant à la suite des évènements. Pour lui, les intérêts des américains sont plus précieux que cet accord qui selon lui renferme plusieurs restrictions susceptibles d’enfreindre le développement économique des Etats unis.

Alfred NTUMBA

Climat : Trump, « les USA vont sortir de l’accord de Paris »

Le président Trump a annoncé jeudi après-midi qu’il retirait les États-Unis de l’accord de Paris. Le Président américain a tenu sa promesse de campagne. Cette prise de décision risque de rompre des alliances mondiales et de décevoir les écologistes, affirme Washington post.
Donald Trump, Président des USA (Photo droit tierce)
Donald Trump a déclaré qu’il chercherait à négocier un nouvel accord climatique qui, à son avis, serait «juste» pour les intérêts de l’Amérique. « Afin de remplir mon devoir solennel de protéger l’Amérique et ses citoyens, les États-Unis se retireront de l’accord climatique de Paris, mais commenceront les négociations pour réintégrer l’accord de Paris ou une transaction entièrement nouvelle selon des termes justes pour les États-Unis. Les entreprises, ses travailleurs, son peuple, ses contribuables « , a-t-il déclaré. »Nous sortons« , a-t-il ajouté, « mais nous allons commencer à négocier et nous verrons si nous pouvons faire un accord équitable. Si nous pouvons, c’est génial. Si nous ne pouvons pas, ça va bien. « Le Président américain a soutenu tout de même que l’accord de Paris est une  «punition» contre les États-Unis. Cet accord a institué des «restrictions énergétiques onéreuses» qui entraveraient la croissance économique, en particulier dans les industries manufacturières.

Le président a affirmé que le respect des normes d’émission de gaz à effet de serre de l’accord coûterait aux États-Unis près de 3 billions de dollars en produit intérieur brut perdu et 6,5 millions d’emplois industriels.

Alfred NTUMBA

Climat : des célébrités montent au créneau pour tacler Trump

A quelques minutes de l’annonce tant attendue de Donald Trump concernant la position des USA sur l’Accord de Paris, des stars américaines et autres célébrités veulent faire entendre leurs voies pour contrer si pas influencer la décision du président américain.

Donald Trump, Président des USA (Photo droit tierce)

 

Un retrait de l’accord de Paris placerait cependant – et durablement – les Etats-Unis dans une position inconfortable sur la scène internationale. Et ça de nombreuses célébrités l’ont bien compris et tentent de faire passer le message. Militant écologiste, Leonardo DiCaprio, via son compte Twitter, s’adresse directement au principal intéressé : « Monsieur Trump, j’espère que vous ferez le choix moral aujourd’hui pour protéger nos futures générations« , a-t-il écrit.

D’autres acteurs se sont également exprimés sur le réseau social. « Si vous tenez à nos enfants peut-être devriez-vous reconsidérer votre choix. Barron (fils du président, ndlr) saura vous remercier quand il vous verra« , écrit le comédien Don Cheadle (Iron Man).

De son côté, Ben Stiller, de passage à Cannes, pour la 70e édition du Festival de Cannes, la semaine dernière, a lui aussi eu son mot à dire : « Quel énorme pas en arrière nous réalisons. Nous devrions mener le monde sur cette voie« .

Mark Ruffalo, très engagé dans la dernière campagne américaine contre Donald Trump, n’est pas tendre dans ses mots :  » Alors si c’est vrai, il aura la mort de toutes les nations dans ses bras. Les gens tiendront pour reponsable les États-Unis dans ce qu’il auront perdu« .

Plus politique, le fondateur-milliardaire de Virgin, Richard Branson, a posté une photo de lui dans un cortège avec pour légende un constat: « Indépendamment de ce que font les gouvernements, l’élan mondial stimulé par les accords de Paris augmente« .

Au fond, qu’importe la décision de Donald Trump, le maire de New York, Bill de Blasio, a déclaré avoir la ferme intention « de signer une ordonnance de maintien de l’engagement de New York City envers l’Accord de Paris ».

 

Alfred NTUMBA

Climat : la Pologne accueillera la COP24 en 2018

Le gouvernement de Pologne a annoncé aujourd’hui que la ville de Katowice accueillera la 24èmec conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP24) en 2018.

Siège de l’Union européenne à Bruxelles

près l’Asie et le Pacifique en 2017, c’est au tour du groupe de l’Europe de l’Est d’accueillir la conférence. Le groupe a choisi la Pologne pour présider la COP24.

Les autorités polonaises ont envisagé plusieurs options quant à la ville qui accueillera la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui sera présidée pour la quatrième fois par la Pologne.

Deux Conférences des Parties (COP) ont précédemment eu lieu en Pologne : la COP14 à Poznań en 2008 et la COP19 à Varsovie en 2013. La Pologne avait également présidé la COP5 à Bonn, en 1999.

Le ministre de l’Environnement polonais, Pr. Jan Szysko, a officialisé aujourd’hui le choix de la ville de Katowice au Sud-Ouest du pays, à l’occasion de la visite en Pologne de Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

Mme Espinosa a déclaré: « Je souhaite remercier le gouvernement de Pologne d’avoir accepté d’accueillir la COP24 en tant que membre du groupe de l’Europe de l’Est et je me réjouis à l’idée de travailler avec Monsieur le Ministre Jan Szysko et son équipe pour faire de la conférence un succès à tous les niveaux. »

« 2018 sera aussi une année importante pour la diplomatie climatique internationale, alors que les nations avancent vers la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur les changements climatiques. 2018 devrait en effet être l’année où les gouvernements franchiront un certain nombre d’étapes clés« , a-t-elle déclaré.

« Il s’agit de finaliser les lignes directives visant à  rendre l’accord pleinement opérationnel, et de faire le bilan de la situation collective des pays par rapport aux objectifs et aux ambitions de Paris pour les années et décennies à venir« , a ajouté Mme Espinosa.

Mme Espinosa s’est aujourd’hui rendue dans un centre de recherche à Toruń, où le gouvernement polonais assure un suivi scientifique de la manière dont les forêts absorbent le carbone. La protection des forêts est un élément clé des efforts de lutte contre les changements climatiques.

« Une meilleure gestion, conservation et expansion des forêts jouera un rôle central dans l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris. Nous devrons en effet constater des transitions au sein de tous les secteurs et de toutes les économies pour réaliser le plein potentiel de l’accord au cours du 21ème siècle », a-t-elle ajouté.

Mme Espinosa a finalement déclaré qu’elle se réjouissait à l’idée de travailler avec le peuple polonais pour assurer une conférence réussie qui fasse progresser la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

Alfred NTUMBA

Assainissement : Marina Eunice Hamisi, « mon projet consiste à transformer les déchets plastiques en carburant diesel »

Kinshasa à l’instar d’autre ville de la République peine à mettre en place une politique de gestion durable des déchets produits au quotidien. Il suffit de sillonner dans la ville pour se rendre compte des conséquences qu’engendrent cette situation. Pourtant, il existe bien des solutions pour pallier à ce problème, source de pollution. Le recyclage des déchets afin de les revaloriser en est une.
Consciente du double bénéfice que peut rapporter le recyclage, à savoir les revenus et l’assainissement, Mariana Hamisi est une jeune congolaise conceptrice d’un projet consistant à transformer les déchets de bouteilles en plastique en carburant diesel qui peut être vendu sur le marché pétrolier local.

Lauréate du challenge startup de l’année 2016 organisé par TOTAL, c’est au côté de deux hommes que cette Lushoise a été retenu comme deuxième meilleur startuper avec son projet, lors de ce concours qui vise à promouvoir les talents locaux d’une part, à permettre les jeunes d’aller au bout de leur rêve et de présenter les jeunes congolais sous différentes dimensions d’autre part.

Dénommé Wastewise, ce projet qui se veut une réponse adéquate à la problématique majeur de la gestion des bouteilles en plastique qui polluent la ville de Lubumbashi , découle d’un simple constat fait par cette jeune étudiante de l’école de la gouvernance économique et politique de Lubumbashi.
« L’idée est partie de rien, j’ai remarqué qu’à mon université, les déchets n’étaient pas gérés de manière durable. Ils étaient soit brulés soit abandonnés à ciel ouvert .Lors de mon arrivée à Kinshasa, le constat était le même. C’est ce qui m’a motivé à concevoir ce projet », nous a-t-elle confié.

Une fois recyclés, les déchets seront mis dans une machine qui les transformera automatiquement en carburant. Il suffirait juste qu’il y ait quelqu’un pour fourrer ces déchets dans la machine. L’idéal pour Marina Eunice Hamisi est d’être le grand entrepreneur dans le secteur.

Cela doit passer non seulement dans la production mais aussi en mettant en place un système de collecte efficace vu les déchets qui pullulent dans la ville. Ce système consistera à acheter ces déchets auprès de la population. A ça s’ajoute également le partenariat avec une grande entreprise qui collecte des déchets dans les grandes sociétés de la ville et les compagnies de mining.

Après avoir bénéficié des différents avantages offerts par total notamment dont la formation, Marina Eunice Hamisi a annoncé le démarrage de son projet au mois d’aout à Lubumbashi, avant d’étendre son action sur toute l’étendue du territoire nationale.
Thierry-Paul KALONJI

Alimentation : la délégation de l’Union européenne en RDC évalue ses 12 projets de sécurité alimentaire

La Délégation de l’Union européenne en RDC a organisé un atelier de partage d’expérience à l’intention des acteurs de mise en œuvre des 12 projets financés par l’UE entre 2010 et 2013, à Kinshasa, du 29 au 30 mai.


Ces projets s’inscrivent dans le programme thématique Sécurité alimentaire de l’Union européenne. Ces deux journées ont permis aux bénéficiaires de partager et d’analyser avec le gouvernement, les partenaires techniques et financiers et différents
acteurs du développement agricole et rural, les leçons apprises à travers l’exécution de ces projets, leurs succès mais aussi les difficultés rencontrées dans 4 domaines clés de la coopération de l’Union Européenne à savoir, la promotion d’une agriculture durable respectueuse de l’environnement, la prise en compte du genre et amélioration de la condition des femmes, ainsi que la structuration du monde rural et l’amélioration de la gouvernance
locale.

Pour l’Ambassadeur de l’UE, Bart Ouvry qui a clôturé ces travaux, à travers les financements de ces différents projets, l’UE voudrait s’engager dans le long terme en allant au-delà de l’aide humanitaire qui est plutôt à court terme.  » Cette projection vers l’avenir consiste également à apporter de l’aide aux populations afin de renforcer leurs capacités de résilience en ce qui concerne entre autre le changement climatique », a-t-il informé.

Il a saisi cette occasion pour rappeler aux partenaires internationaux
et nationaux la responsabilité commune à assurer la pérennité des
projets au travers la transmission des connaissances (renforcement des
capacités) aux populations au-delà des aides matérielles et
financières.

Il s’agit donc d’aider les populations ciblées, en leur donnant les semences pour faire germer le développement durable. En ce moment où la plupart des projets se rapprochent de leur fin,
Bart Ouvry a invité les représentants des gouvernements à être attentif aux capacités générées par les groupes d’acteurs.
Signalons qu’en plus des mécanismes traditionnels de suivi de projet,
la DUE s’est dotée d’un mécanisme spécifique de monitoring régulier
afin de garantir la bonne exécution de ces projets, l’atteinte de
leurs résultats et objectifs.
Myriam Iragi
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Climat : le Secrétaire général de l’ONU appelle à l’action climatique

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lancé mardi un appel à l’action pour faire face au défi du changement climatique, soulignant que l’action pour le climat n’est pas seulement une nécessité mais une chance pour un avenir pacifique et durable.

S’exprimant devant des étudiants, des chefs d’entreprises et des universitaires à New York University, M. Guterres a souligné à la fois les risques croissants dus au changement climatique et les opportunités offertes par l’action climatique pour créer des emplois, générer une croissance économique et construire les bases d’un monde plus sûr et plus stable.

« Les effets du changement climatique se font déjà sentir dans le monde entier. Ils sont dangereux et ils s’accélèrent », a-t-il dit. « Il est absolument essentiel que le monde mette en œuvre l’Accord de Paris – et que nous remplissions ce devoir avec une ambition accrue ». L’Accord de Paris sur le climat a été adopté en décembre 2015 et est entré en vigueur à la fin 2016.

M. Guterres a insisté sur le fait que des mesures ont déjà été prises et que les pays et les entreprises impliqués en tireront les bénéfices.

VIDEO: Action climatique : « une chance pour un avenir pacifique et durable », Secrétaire général António Guterres. Crédit: ONU

« Des milliers d’entreprises privées, y compris de grandes compagnies pétrolières et gazières, prennent leurs propres mesures », a-t-il déclaré. « Elles savent que l’économie verte est bonne pour les affaires ».

« Le train de la durabilité est en marche. Montez à bord ou bien vous resterez sur le quai. Ceux qui ne feront pas le pari de l’économie verte vivront dans un avenir gris », a-t-il affirmé.

Le chef de l’ONU a présenté un programme d’action en cinq points pour mobiliser le monde en faveur de l’action climatique.

Tout d’abord, il a promis d’intensifier les efforts politiques à un haut niveau pour augmenter accroître l’action climatique destinée à limiter la hausse de la température bien au-dessous de 2 degrés Celsius et le plus proche possible de 1,5 degré.

Deuxièmement, M. Guterres a déclaré qu’il mobiliserait toutes les capacités du système de développement des Nations Unies en faveur de l’action climatique et du Programme de développement durable à l’horizon 2030, notamment au niveau national.

Troisièmement, M. Guterres a dit qu’il travaillerait avec les gouvernements et tous les principaux acteurs, y compris les industries du charbon, du pétrole et du gaz, pour accélérer la transition vers l’énergie durable.

Quatrièmement, il a promis de travailler avec les pays pour mobiliser les ressources nationales et internationales en faveur de l’adaptation, de la résilience et de la mise en œuvre des plans d’action nationaux pour le climat.

Cinquièmement, il a déclaré qu’il encouragerait des partenariats nouveaux et renforcés pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris à travers la coopération Nord-Sud, Sud-Sud et triangulaire.

« Le changement climatique est indéniable. L’action climatique est imparable. Et les solutions climatiques offrent des opportunités incomparables », a insisté le chef de l’ONU.

« Aujourd’hui, je demande à tous les dirigeants gouvernementaux, les chefs d’entreprises et les dirigeants de la société civile de soutenir l’action la plus ambitieuse sur le changement climatique au profit de cette génération et des générations à venir », a-t-il ajouté. « Si nous travaillons ensemble en tant que communauté mondiale, nous pouvons sortir plus forts, plus sûrs et plus prospères ».

UN

Climat : la question du climat divise le G7

Les chefs d’Etat du G7 se sont engagés ce samedi 27 mai, à lutter contre le protectionnisme, surmontant les résistances de Donald Trump qui continue à développer sa position de « l’Amérique d’abord », thème sur lequel il a été élu, mais ne sont pas parvenus à s’accorder sur la question de la lutte contre le réchauffement climatique.

Le G7 à Sicile (Photo – droits tierces)

Si les Etats-Unis ont paru faire quelques concessions sur la question des relations commerciales, ils restent isolés sur celle du climat, exigeant de leurs partenaires plus de temps pour décider s’ils vont honorer les engagements pris lors de la COP21 en 2015 à Paris.

« Je rendrai ma décision finale sur l’Accord de Paris la semaine prochaine« , a annoncé sur son compte Twitter le président américain alors qu’Angela Merkel a évoqué des échanges « très difficiles » et « très décevants » sur cette question.

Selon elle, « rien n’indique que les Etats-Unis accepteront de rester dans le cadre de cet accord » dont elle a rappelé l’importance majeure et sur lequel, a-t-elle dit, on ne peut pas faire de compromis.

Le communiqué final mentionne clairement cette divergence de vue entre Washington et ses partenaires du G7.

« Les Etats-Unis d’Amérique sont engagés dans un processus d’examen de leur politique sur le changement climatique et sur l’Accord de Paris et ne sont pas en mesure de participer au consensus sur ces sujets« , indique le communiqué.

« Comprenant ce processus, les dirigeants des gouvernements du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon et de la Grande-Bretagne, et les présidents du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne réaffirment leur engagement ferme à rapidement mettre en oeuvre l’Accord de Paris », poursuit le texte.

En revanche, et malgré d’âpres négociations, un consensus raisonnable a été trouvé sur le système d’échanges commerciaux internationaux et sur la lutte contre le terrorisme

Avec Reuter