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Forêt : un conflit ethnique entre les pygmées et bantous fait plus de 30 morts à Monkoto

Ce sont des images d’une extrême violence qui ont circulé dans les reseaux dans la matinée de ce vendredi 19 février. Une trentaine de morts, des maisons incendiées et une centaine de blessées dans le village Bianga, tel est le bilan provisoir enregistré lors d’un conflit ethnique entre les pygmées et bantous de la province de Tshuapa précisément au territoire de Monkoto. Ce drame n’a pas laissé indifférent le WWF, APEM et REPALEF qui ont aussitôt promis aller plus loin pour exiger que les enquêtes soient menées pour établir les responsabilités.

« Il y’a une équipe qui va arriver sur terrain pour l’investigation beaucoup plus approfondie. Cette mission aura pour objectif de savoir qui pourra être dernière ce conflit. Cette  situation préoccupe tout le monde surtout les acteurs qui travaillent sur place. Nous chercherons à savoir également comment la situation s’est dégénérée jusqu’à ce point », a confié Blaise Mudodosi, coordonnateur de l’ONG APEM.

Tous nos efforts pour atteindre l’administrateur du Territoire de Monkoto se sont avérés nuls. Selon les derniers renseignements, ce massacre est parti d’une succession de  conflits qui  a commencé depuis le mois de décembre 2020,  lorsqu’un pygmée avait été trouvé mort dans un champ bantou alors que celui-ci était ouvrier dans ce champ. 

«Les pygmées n’ont  pas approuvé  cette situation de la mort de leur frère. Ils avaient pillé  la parcelle du commerçant bantou en son absence.  Jusqu’à abattre  ses bétails. Informé de cette situation, les bantous ont à leur tour décidé de faire la guerre aux pygmées de cette localité.  Ils étaient de part et d’autres munis des fusils de chasse, des flèches empoisonnées », a renseigné Blaise Mudodosi.

Signalons que Monkoto est l’un des six territoires de la province de Tshuapa, situé au sud de la province avec une superficie d 36.385km2, il compte trois secteurs. Il s’agit de Monkoto, Nongo et Bianga. Il est moins peuplé mais frontalier avec le parc national de la Salonga. 

Nelphie MIE

Forêt : Affaire 4 Concessions forestières, « Nyamugabo a commis un dol et ne peut plus occuper une fonction de dépositaire de l’autorité publique »

Après l’attribution de 4 concessions forestières  à l’entreprise Groupe service, par le ministre de l’Environnement et Développement Durable, Claude Nyamugabo,  les membres de la société civile environnementale  réunis  au sein du Groupe de Travail Climat REDD Rénové, GTCRR sont  montés au créneau pour dénoncer la violation du moratoire encore en vigueur par l’autorité ministerielle. C’était au cours d’un point de presse organisé à Kinshasa, ce jeudi 18 février.

La société environnementale reproche au ministre l’attribution de gré à gré de quatre concessions forestières, ceci en violation du moratoire existant. Les acteurs exigent au ministre de retirer ses décisions, pour non-conformité à la loi et au règlement.

« S’il faut s’en tenir à l’arrêté N° 015/CAB/MIN/EDD/CNB/MM/I/2020 du 02 juin 2020, les quatre concessions forestières sus référencées attribuées par le ministre Claude Nyamugabo Bazibuhe figurent  au nombre des concessions qui sont retournées dans le domaine forestier privé de l’État, et dont l’attributions ultérieures intervenues en faveur de la société Groupe Service  Sarl n’ont respecté ni le moratoire institué », peut-on lire dans leur note de position. 

Il est également reproché au ministre l’excès du pouvoir par ce fait qu’il ait attribué toutes les 4 concessions représentant plus 770.000 ha à la seule entreprise mise en cause, et pourtant la loi limite à 500.000 les attributions de concessions à une seule entreprise 

« Dans ce contexte spécifique, il est donc clair que le Ministre Claude Nyamugabo a récidivé, et qu’il de manière tout à fait délibérée choisi de violer la loi. Il a dès lors commis un dol qui lui ôte toute crédibilité à occuper dans l’avenir une quelconque fonction de dépositaire de l’autorité publique », indique ce document.

Ces organisations  ont exigés  non seulement  au ministre le retrait pur et simple de ces concessions forestières mais également le  respect du moratoire, la mise en contribution des processus d’aménagement du territoire en cours dans les différentes provinces forestières à travers les PIREDD , le respect du droit dans l’administration du secteur forestier, en raison de la valeur exceptionnelle que représentent les écosystèmes forestiers, tant pour les générations présentes que pour les générations à venir.

« Nous avons voulu informer l’opinion tant nationale qu’internationale sur cette question. Tous ce qui va à l’encontre des communautés nous intéressent. Nous sommes là pour défendre le droits de communautés locales » a renseigné Kapupu Diwa, membre du GTCRR.

A en croire ces organisations,  le non-respect  des présentes exigences donnera lieu à l’intensification des actions de plaidoyer, y compris le recours aux cours et tribunaux, pour faire valoir la légalité et la redevabilité de tous les dépositaires de l’autorité publique.

« Nous demandons que le ministre  démissionnaire ne puisse pas figurer  sur la liste des  personnes qui seront membres du prochain gouvernement », a déclaré Augustin Mpoyi, conseiller technique au CODELT.

Nelphie MIE

Forêt : L’attribution de 4 concessions à la société Groupe Service, Augustin Mpoyi sort de son silence

  Augustin Mpoyi, conseiller technique principal au CODELT s’indigne de la énième violation du moratoire par le ministre congolais de l’Environnement, Claude Nyamugabo. Dans une interview exclusive à Environews TV, cet acteur de la société civile environnementale décrit la récidive du ministre, dont un dossier judiciaire est pendant au Conseil d’Etat.  

« Nous estimons qu’il a une sorte de récidive. Il n’y a pas très longtemps, le ministre avait  attribué neuf concessions de manière tout à fait illégale. Sans respecter les conditions qui sont légalement prescrites. On ne peut lui prêter la bonne foi pour dire que c’est un nouveau, il venait d’arriver. Il y a eu un cas précédent, nous sommes allés avec des arguments très précis auxquels il n’a jamais répondu. Nous sommes surpris que six mois après avoir attribué ces concessions, il en attribue d’autres en ayant le même grief que ceux qui lui a été mis en avant et face auquel il n’avait pas apporté de réponses », s’est-il indigné.

 A en croire Augustin Mpoyi, il y a une intention délibérée de la part du ministre de violer la loi. « CODELT, en tant qu’organisation opérant dans le secteur, nous disons plus jamais ça. Heureusement qu’il est partant mais nous allons utiliser toutes les voies de droit, pour pouvoir obtenir la réhabilitation de la République dans ce droit »

Les quatre contrats « secrets » couvrant 777.639 ha ont été conclus en faveur de la société congolaise « Groupe Service ». Cette entreprise appartenant à un ancien ministre provincial de la province du Bandundu a été accusée de ne pas avoir l’expérience dans l’exploitation forestière.

« La dénonciation de Greenpeace  est d’une importance capitale du fait que c’est une organisation internationale.  Au niveau national, nous comptons travailler avec les autorités du pays mais également les instances judiciaires en vue de créer une synergie d’action pour cesser l’inégalité dans l’exploitation des forêts congolaises », a fait savoir Augustin Mpoyi.

Signalons que trois de ces  dites concessions concernées par ces contrats sont situées dans la province de Mai-Ndombe (Sud-Ouest) et une dans la province du Bas-Uélé (Nord) de la République démocratique du Congo.

Nelphie MIE

Santé : Ebola en RDC, 4 cas dont deux morts à Butembo dans le Nord-Kivu

L’épidémie d’Ebola a refait surface dans cette ville située au nord-est du pays, à l’ouest des montagnes des Virunga. Depuis sa déclaration le 06 février, cette maladie a déjà fait 2 victimes, sur 4 cas répertoriés. Près de huit mois seulement se sont écoulés après la fin de la 10ème  flambée épidémique en République Démocratique du Congo.

A en croire le Dr Nzanzu Salita, Ministre Provincial de la Santé du Nord-Kivu, des mesures d’encadrement avaient été prises. Le Programme national de Suivi des guéris est en marche, a-t-il souligné.

Selon lui, il s’avère que le tout 1er cas détecté se serait rendu à Biakato entre le 16 et 22 janvier. Biakato est une ville située dans le Territoire de Mambasa, à environ 250 kilomètres de Bunia, en Ituri. Cette Cité a été l’un des foyers actifs du virus d’Ebola en 2019, même si autant de cas n’y ont été signalés jusqu’à présent.

De source sûre, le Coordonnateur humanitaire en RDC, David McLachlan-Karr se dit inquiet par cette résurgence de la maladie à virus Ebola et encourage l’engagement de la communauté humanitaire à soutenir les autorités congolaises et les populations des zones affectées. « J’exprime tout mon soutien et toute ma confiance aux autorités congolaises, et les invite à mettre en place une action rapide et décisive qui permette de protéger toutes les personnes contact afin d’éviter la propagation du virus » a-t-il déclaré.

En appui aux autorités, l’OMS ainsi que d’autres partenaires se sont mobilisés pour lancer les premières actions de riposte dans les zones de santé concernées. Actuellement, près de 10 000 doses de vaccins sont disponibles dans le pays et une partie est en cours d’acheminement vers la ville de Butembo.

« La République démocratique du Congo dispose de professionnels de santé expérimentés dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. Comme nous l’avions fait durant les précédentes épidémies, nous promettons de mobiliser rapidement les partenaires pour appuyer les efforts du Gouvernement. La priorité est à présent d’assurer une bonne coordination des partenaires opérationnels sur le terrain pour la recherche des cas contacts et leur vaccination ainsi que la prise en charge des cas suspects » a dit M. McLachlan-Karr.

Rappelons que la lutte contre la dixième flambée épidémique, la plus meurtrière à ce jour en RDC, a duré presque deux ans et demi, faisant près de 2300 morts dans l’est de la RDC. Une onzième épidémie d’Ebola a fait 55 morts dans la province de l’Equateur entre juin et novembre 2020.

« Les organisations humanitaires ont tiré des leçons des deux dernières flambées de l’épidémie d’Ebola. C’est fort de cette expérience que nous suivons la situation, en mettant en œuvre les mesures pour protéger les communautés concernées et les travailleurs de première ligne, mais également pour éviter toutes les dérives qui ont pu entacher et entraver le travail des humanitaires lors de la précédente riposte dans l’est de la RDC. » a souligné le Coordonnateur humanitaire en RDC.

A la question de savoir pourquoi jusque-là la province du Nord-kivu ne possède pas un Centre fiable de traitement d’Ebola pourtant c’est depuis l’année 2018 que la RDC gère cette épidémie, le Ministre provincial de la Santé du Nord-kivu nous a laissé entendre que les stratégies vont évoluer. « Avant il existait des centres mais maintenant les malades sont traités dans les structures qui existaient déjà afin de permettre un suivi efficace des malades », a-t-il informé.  

Notons que l’épidémie d’Ebola s’ajoute à la crise du Covid-19 qui sévit à Butembo depuis le mois de septembre 2020, faisant plus de 300 cas depuis le mois de janvier 2021.

« Le virus du Covid-19 se transmet beaucoup plus rapidement que le virus d’Ebola. Raison pour laquelle nous demandons à la population de se présenter au centre de santé le plus proche à chaque fois que quelqu’un présente des signes », a précisé le ministre provincial de la santé du Nord Kivu.

Sarah MANGAZA

Forêt : La société Groupe Service exige de Greenpeace Afrique le remplacement de Irène Wabiwa

Le directeur de projet forêt de la société Groupe Service exige de l’ONG Greenpeace, le licenciement de sa chargée de campagne Forêt, Irène Wabiwa. Dans une correspondance dont Environews s’est procurée une copie, Louison Ngwo Ekolonga sollicite le remplacement pure et simple de l’actuelle cheffe de campagne par une personne compétente.

Nous avons suivi avec beaucoup d’intérêt les déclarations du chef de campagne forêt de l’ONG Greenpeace Afrique lors de sa sortie médiatique du 12 février 2021, avec un style sensationnel et sans consistance ne répondant pas aux standards qualités et à la véracité des faits prônée par l’ONG Greenpeace Afrique”, indique-t-il dans cette correspondance.

Tout en saluant les efforts fournis par l’ONG Greenpeace Afrique dans le sens d’accompagner le gouvernement de la RDC dans la mise en application de son programme de préservation de la nature et la contribution du secteur forestier au développement du pays, l’entreprise déplore et désapprouve cependant les allégations et dénonciations qu’elle juge de mensongères. 

Nous sollicitons auprès de l’ONG Greenpeace Afrique le remplacement de l’actuel cheffe de campagne forêt par une personne chevronnée, ayant une maitrise du nouveau code forestier de la DRC et les compétences requises d’un vrai technicien de forêt, qui connait la réalité des forêts de la DRC. Une personne capable à la fois d’accompagner réellement le gouvernement de la RDC et d’améliorer l’image de l’ONG Greenpeace Afrique en RDC”, a indiqué l’ancien ministre de l’Environnement de la province de Bandundu, et direcetur de projets de Groupe Service

Notons par ailleurs que la Société Groupe Service a été mise en cause dans le dossier d’attribution de nouvelles concessions forestières par le Ministre de l’Environnement et développement durable, Claude Nyamugabo.

Nelphie MIE

FORÊT : LE FONAREDD DOTE L’ACTEDD D’UN LOT DE MATÉRIELS INFORMATIQUES

Le Fonds national REDD a remis un lot de materiels informatiques à l’Agence congolaise de la transition écologique et du Développement durable (ACTEDD). Le lot composé essentiellement de cinq ordinateurs et d’une imprimate laser a été remis à cette agence, le vendredi 12 février. La dotation s’inscrit dans le cadre de le la collaboration entre le FONAREDD et l’Agence mise en place par le Président Félix Tshisekedi.

« Pour amorcer son travail, ACTEDD aura besoin des moyens consequents afin de faire face aux défis environnementaux qui l’attendent car cette Agence du reste porteuse d’innovations, va encadrer tous les secteurs y compris ceux consernés par FONAREDD« , a indiqué Félicien Mulenda, coordonnateur du FONAREDD.

Au nom d’ACTEDD, la coordonnatrice Marie-Pascale Malanda qui a reçu cette dotation a remercié le FONAREDD pour ce geste. Elle a saisi l’occasion pour souligner que son agence est aux dimensions transversales. Elle doit travailler sur les forêts et dans bien d’autres domaines.

« La rémise de ce kit informatique tombe à point nommé, car pour assurer une transition ecologique, la bonne gestion des ressources naturelles, et de la forêt est très importante. Avec ce cadre de collaboration et de synergie entre FONAREDD et ACTEDD, le Development Durable en République démocratique du Congo est desormais possible« , a-t-elle précisé.

Eddy SIKABAKA

Conservation : La CITES et le SEGUCE RDC s’unissent pour sauvegarder les espèces sauvages

C’est pour contrôler le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction et de lutter contre le trafic dédites espèces que l’organe de gestion CITES et le  Service de Guichet unique intégral du commerce extérieur  (SEGUCE RDC) , ont échangé sur une possibilité de mettre en place des modalités d’échanges de donnés à travers des interfaces informatiques. La rencontre a eu lieu ce vendredi 12 février, à Kinshasa.

des Perroquets gris en vente à Kinshasa. (Photo, infocongo).

« Nous avouons que ce système est très évolué et performant. L’outil qui vient d’être présenté en ce lieu se marie déjà avec ce que nous avons mis en place. C’est qui reste se sont les séances techniques pour pouvoir approfondir le travail de matérialisation des permis CITES au travers du guichet unique »,a rapporté  Assani Kizungurava, DIRCAB/CITES. 

Il était également inscrit à l’ordre du jour de cette réunion, les réflexions sur le moyen de contribuer à la mobilisation des recettes et de la mise en œuvre des recommandations internationales sur la question de sauvegarde des espèces, du contrôle du commerce international des espèces des faunes, ainsi qu’assurer la transparence autour de l’acquisition des permis de CITES, afin de lutter contre le trafic illicite de ces espèces de la RDC. 

A en croire Freddy  Tshintshimbo, responsable des opérations, l’idée de ce rapprochement est capital pour le pays du fait que les deux services vont conjuguer les efforts ensemble pour un même objectif.  

 « Ensemble nous avons relevé l’équivoque qui existait avant autour de la mission du guichet unique et de l’ICCN. Nous voulons que cet outil permette à tous les acteurs du guichet unique du commerce extérieur d’interagir de déposer ou de retirer une information », a-t-il déclaré. « L’idée pour nous est de considérer CITES comme un point d’entrée et de sortie où tout document qui est censé être délivré par une administration doit être effectué et réalisé à partir du guichet unique intégral du commerce extérieur. Parce que SEGUCE dans ses missions attend apporter un outil informatique qui est fonctionnel au travers de l’internet qui permet de stocker tous les documents réglementaires de l’Etat congolais ».

A en croire ces techniciens, depuis 2015, la RDC figure sur la liste noir des Etats n’ayant pas un système de sécurité adéquate pour tracer le commerce de ces espèces. Ceci à cause notamment de la mauvaise méthode plutôt archaïque mise à la disposition des services aux frontières.  

« Désormais les permis que nous allons délivrer seront des documents publiques contrôlés. Ne peut avoir accès à ces outils que la population et les autres services qui travaillent aux frontières du pays».

Notons que les ingénieurs de deux services se réuniront de nouveau dans les prochains jours pour une réunion technique  avant de procéder à la signature du protocole d’accord entre ces deux services étatiques.  

Nelphie Mie

Forêt : SOGAZ va produire 4000 tonnes de gaz en 2021 pour sauver les forêts congolaises

Accroître sa production de 4000 tonnes de volume de gaz, commercialiser et créer 500 nouveaux points de vente dans la ville de Kinshasa, tels sont les défis que se lance  la Société congolaise de Gaza (SOGAZ), pour l’année 2021. L’annonce a été faite à Kinshasa, ce vendredi 12 février, lors de la rencontre entre cette entreprise et les distributeurs de ses produits. 

« L’activité d’aujourd’hui était une rencontre avec nos partenaires. Nous agissons via un réseau de distributeurs. Nous avons jugé bon de les rencontrer », a déclaré Denis Couturier, directeur général de la SOGAZ. 

Au cours de ces échanges, l’entreprise a saisi l’occasion de dresser le bilan de ce qu’a été les activités durant l’année passée. « Pour le bilan de l’année 2020, je dirais que c’est une très bonne année avec 1500 tonnes de gaz écoulés. ça prouve que c’est un bon début et on est très content », s’est-il réjoui. 

Moins connu il y a encore quelques années en RDC, le gaz a ouvert  une porte d’opportunités d’affaires au pays. La Société congolaise de gaz entend se rapprocher davantage de grossistes et détaillants de ses produits qui jusque-là sont appréciés des consommateurs. 

 «L’année 2021 est une année qui nous attend avec beaucoup de challenges, parce que notre objectif est de faire croître notre circuit de distribution et faire en sorte que le fin fond de Kinshasa puisse utiliser nos produits »,a rassuré Guy Muibu, responsable commercial de SOGAZ. « Pour un début nous allons placer quelques dépôts relais dans la ville de Kinshasa et à la longue nous espérons en avoir beaucoup pouvant permettre de couvrir toutes les communes ». 

D’après une étude menée par des experts, il a été démontré qu’en RDC, la production totale de bois de chauffe a dépassé 80 millions de mètres cubes l’an. Des chiffres alarmants qui nécessitent des efforts considérables.  C’est pour renverser cette tendance que SOGAZ promet  d’apporter l’alternative au bois en offrant du gaz domestique.

 « Sans exagérer, notre action va dans la démarche de sauvegarder les forêts. La question du réchauffement climatique reste un risque fréquent. En utilisant SOGAZ, nous pouvons limiter le dégât sur notre couvert forestier »,a indiqué Lilas Pezo, responsable marketing de SOGAZ. 

Notons par ailleurs que la Société congolaise de gaz a récompensé les meilleurs distributeurs  qui se sont démarqués par le volume de vente durant l’année 2020.

«  Ce prix est le couronnement des efforts que j’ai déployés depuis un certain temps. J’en suis content. Je ne vais pas m’arrêter là, je vais continuer à travailler. Je sais que je suis déjà en mesure de vendre de 800 à 1000 bouteilles par semaine »,s’est félicité Amos Mafuta, gagnant du premier prix meilleur distributeur 2020.

L’entreprise  a également promis  le prix du super dealer à tout celui qui sera à mesure de vendre au minimum 50 tonnes de gaz, soit 1500 bouteilles le mois. 

Albert Muanda

Conservation : Claude Nyamugabo visite le CorPPN et rassure son soutien

Le ministre de l’Environnement et développement durable, Claude Nyamugabo s’est rendu à l’Etat-major général du Corps pour la Protection des parcs et réserves naturelles apparentées (CorPPN), ce vendredi 12 février. Il a voulu s’enquérir des conditions de travail de ce corps mixte composé des Forces armées de la RDC et des écogardes de l’Institut congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN).

«Nos parcs nationaux sont pour la plupart envahis par les groupes armés. Il est donc important pour moi de passer voir les conditions dans lesquelles fonctionne ce service créé par l’Etat congolais, et faire rapport au commandant suprême », a indiqué le ministre.

Créée en 2015 par décret du premier ministre, le CorPPN intervient dans les aires protégées et parcs nationaux de la République démocratique du Congo. Cette structure paramilitaire est souvent confrontée à l’activisme de groupes armés dans les parcs, surtout à l’est du pays.

A cette difficulté d’ordre logistique, s’ajoute également celle liée au fonctionnement.

«J’ai constaté que le général qui est à la tête de ce corps n’a pas de bureaux convenables. Il m’a été rapporté également que le personnel civil n’a pas de numéro matricule. J’en parlerais à mon collègue de la fonction publique pour que solution soit trouvée», a précisé Claude Nyamugabo.

Malgré les difficultés de fonctionnement, le CorPPN entend renforcer ses capacités dans la sécurisation des parcs et aires protégées. Pour faire face à la pression à laquelle sont confrontés les parcs et aires protégées surtout à l’est du pays, cette structure va procéder au recrutement de nouveaux éléments pour renforcer les rangs des écogardes.

« Nos parcs regorgent beaucoup de richesses. Nous avons la mission d’y éradiquer les groupes armés. Nous avons demandé au ministre de l’Environnement de trouver les voies et moyens de renforcer ces écogardes », a déclaré le Général major Massi Bamba, Général du CorPPN.

Notons par ailleurs que le CorPPN est une structure dont la  mission est d’assurer la protection de la faune, de la flore et des écosystèmes dans les aires protégées.

Alfred NTUMBA

Forêt : À Yangambi s’ouvre une exposition photographique des archives inédites de la bibliothèque de l’INERA

C’est dans le but de valoriser le riche héritage scientifique de Yangambi ainsi que son potentiel à devenir un centre de référence d’étude en agriculture et foresterie tropicales que le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) en collaboration avec  l’Institut National d’Étude et de Recherche Agronomiques (INERA) a lancé une exposition de photographies dénommée « Koyeba Yangambi » ce lundi 08 février.

Financée par l’Ambassade de Belgique à Kinshasa et l’Union européenne, l’exposition  a réuni des photographies issues des archives inédites de la bibliothèque de l’INERA ainsi que des images récentes du photographe Axel Fassio. 

« La station de recherche de Yangambi se doit d’être une fierté pour tous les Congolais. Sa situation idéale au cœur de la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, le bassin du Congo, et la mise à disposition de ses installations de recherche lui donnent une position privilégiée pour produire des études déterminantes en faveur du développement durable »,  a déclaré Amand Mbuya Kankolongo, le Directeur Général de l’INERA. 

Cet évènement, organisé au sein du bâtiment administratif de l’INERA-Yangambi, a été également accessible virtuellement au grand public sur le site Web cifor.org/fr/koyebayangambi.Par cette activité les organisateurs souhaitent  attirer l’attention d’une partie importante de la population congolaise et ce, y compris les décideurs, les investisseurs privés et la communauté scientifique. 

«Yangambi possède tout le potentiel nécessaire pour devenir un véritable modèle pour la RDC, voire d’autres régions du monde. L’objectif ultime de cette exposition n’est pas seulement de présenter la riche histoire de Yangambi, mais aussi de proposer une vision dans laquelle les forêts et leurs zones limitrophes gérées durablement contribuent significativement à l’amélioration des conditions de vie de la population », a déclaré Stefan Meersschaert, Ministre-Conseiller de la Coopération du Développement de la Belgique en RDC. 

Depuis 2017, Yangambi bénéficie du soutien de l’Union européenne à travers plusieurs actions gérées par le CIFOR en partenariat avec l’INERA et d’autres institutions, afin de promouvoir la recherche appliquée, le développement de l’économie locale et la protection de sa biodiversité unique. Les activités en cours comprennent la formation du personnel, le soutien aux petits entrepreneurs, la restauration des terres dégradées à grande échelle, l’amélioration des chaînes de valeur locales, la modernisation des infrastructures et la recherche sur la faune et la flore menacées.  

Albert Muanda