Tous les articles par environews

Conservation : l’APEM invite l’ICCN à publier le rapport conjoint sur les viols dans la Salonga

À l’initiative de  l’Ong Action pour la promotion des peuples et Espèces Menacés (APEM), les membres de la  société civile des provinces de Mai-Ndombe, de la Tshuapa, et du Kasaï réunis ont à travers une déclaration, dénoncé les meurtres, viols, coups et blessures graves, extorsion des biens, violation des domiciles, arrestation arbitraires, détentions illégales et paiement des amandes exorbitantes perpétrés par les éco-gardes de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), sur les communautés locales au tour du Parc national de la Salonga.

« On était ensemble avec l’ICCN et WWF pour vérifier les six cas placés dans notre rapport. A l’issue de cette descente, nous avons constaté que tous les cas ont été confirmés. Maintenant nous sommes sur une voie judiciaire pour que la justice soit faite par rapport à ces violations des droits humains ». A expliqué Blaise Mudodosi, coordonnateur de cette Ong.

Selon cette déclaration, quelques-uns de ces éco gardes font partie de l’ICCN, d’autres par contre ne profitent que de la situation.

Les représentants des communautés locales de ces régions décrient à travers cette déclaration, l’installation des postes de patrouille et des stations d’éco-garde à l’intérieur des villages. A la cela s’ajoute également la non redistribution des terres aux communautés délocalisée de force à la création du parc de 1970, causant ainsi la précarité criante.

« Nous regrettons que la gestion de ce parc se fasse de manière unilatérale, ne prenant compte ni le bien-être, ni les désidératas des communautés locales et des peuples autochtones vivant dans la zone », peut-on lire sur dans cette communication adressée à l’ICCN, et dont Environews s’est procuré une copie.

Ils fustigent par ailleurs, les restrictions d’accès aux ressources, qui selon eux, se présentent comme un accélérateur de la pauvreté dans ces régions, jouant ainsi en défaveur du développement local.

Outre les restrictions, l’APEM relève également la méconnaissance par les communautés locales, des limites et règles de gestion applicables, ce qui favorise des arrestations arbitraires et abus de la part des éco gardes.

La société civile de ces trois provinces recommande aux gestionnaires du Parc national de la Salonga (ICCN-WWF), de prendre des mesures disciplinaires contre les éco gardes impliqués dans les violations des droits humains et les mettre immédiatement à la disposition de la justice, de publier les résultats de la mission d’enquête sur les violations de droits humains, ainsi que la mise en place d’un mécanisme de gestion de plainte et de recours indépendants adaptés et accessibles à toutes les communautés riveraines.

Télécharger ici : Déclaration SCE PNS Mai 2019

Nelphie MIE

JME : Antonio Guterres, « la pollution de l’air est une préoccupation urgente »

En marge de la célébration de la Journée Mondiale de l’Environnement le 5 juin, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres tire la sonnette d’alarme sur la nécessité de passer à une économie verte. Il a invité les dirigeants du monde à œuvrer pour mettre sur pied une politique efficace de protection de l’environnement.

Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU.

« Dans la longue et laborieuse évolution de la race humaine sur la terre, le moment est venu où, grâce aux progrès toujours plus rapides de la science et de la technique, l’homme a acquis le pouvoir de transformer son environnement d’innombrables façons et à une échelle sans précédent », a déclaré le secrétaire général des nations unies, Antonio Guterres.

Justifiant le bienfondé du thème de cette année « La pollution de l’air », le patron de l’ONU attire l’attention sur la pollution, une préoccupation environnementale particulièrement urgente et un problème mondial majeur. Continuer la lecture de JME : Antonio Guterres, « la pollution de l’air est une préoccupation urgente »

JME 2019 : les grands centres urbains de la RDC sont plus exposés à la pollution

En République démocratique du Congo, les grands centres urbains sont le plus exposés à la pollution sous toutes ses formes. Les villes de Kinshasa et celle de Lubumbashi, respectueusement, capitale administrative et capitale économique du pays connaissent une pollution accrue due au transport et aux ménages a déclaré le ministre congolais adj. Intérim, Franck Mwedi di Malila, dans son adresse à la nation, à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement (JME).

Une vue du Boulevard du 30 juin à Kinshasa, (crédit-photo, politico.cd).

« Le choix de ce thème en appelle à la conscience de chacun dans la mesure où la pollution de l’air demeure une préoccupation majeure au regard des conséquences néfastes qu’elle entraine sur la santé et l’environnement », a-t-il précisé. « La pollution de l’air consiste en l’introduction directe ou indirecte, par l’activité humaine, de substances, de vibrations, de chaleur ou de bruit dans l’air, susceptibles de porter atteinte à la santé ou à la qualité de l’environnement ». Continuer la lecture de JME 2019 : les grands centres urbains de la RDC sont plus exposés à la pollution

Bassin du Congo : Début à Brazzaville des travaux de la 9ème réunion de concertation des CNC

Les responsables des CNC (coordination nationale de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale-COMIFAC) se sont donnés rendez-vous depuis ce mardi 04 juin à Brazzaville, capitale congolaise, pour évaluer les avancées enregistrées au cours de ces dernières années dans la mise en œuvre du Plan de Convergence sous régionale de la COMIFAC. Lors de cette 9ème réunion de concertation des CNC, Il sera question entre autre, de passer en revue la lettre de mission des coordinations nationales COMIFAC sur la base des agendas nationaux et internationaux dans le domaine de forêts et environnement.  

Les responsables des coordinations nationales COMIFAC en réunion d’évaluation à Brazzavile (Congo).© Raoul Siemeni/RECEIAC.

Pour le Directeur du programme GIZ appui à la COMIFAC, Martial Nkolo, les coordinations nationales doivent jouer un rôle important dans la mobilisation des ressources et la production des données. « Celles-ci devraient davantage être perçues comme la référence au niveau national dans la production des données COMIFAC et la mobilisation des contributions égalitaires des Etats qui sont instables, et peine à couvrir 50% des charges de fonctionnement de la COMIIFAC ». A-t-il déclaré. Continuer la lecture de Bassin du Congo : Début à Brazzaville des travaux de la 9ème réunion de concertation des CNC

Conservation : Des conservateurs de la zone ACP dotés des capacités sur l’utilisation de l’outil IMET

C’est sur une note satisfaisante qu’a pris fin l’atelier de formation des coaches de l’observatoire des aires protégées de l’Afrique centrale et de l’ouest. Ouverts le 20 mai dernier à Kinshasa, ces travaux organisés  par le programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA), en collaboration avec l’Institut congolais pour  la Conservation de la Nature (ICCN) avaient pour but de recycler des coaches formés en 2015, et initier les nouveaux, en vue de renforcer leurs compétences dans la gestion efficace des aires protégées, particulièrement en recourant à l’Outil IMET.  Après deux semaines de formation,  les organisateurs et les participants sont tous  unanimes sur les avancées  enregistrées grâce à ces assises de Kinshasa.

« Les résultats sont très satisfaisants à l’issue de cet atelier car non seulement les participants étaient très engagés à suivre cette formation mais l’interaction qui l’a caractérisé  était formidable. Les coaches étaient vraiment  disposer à apprendre, qu’il s’agisse des concepts ou de la maîtrise globale de l’outil, et sont actuellement capables de conduire des exercices IMET » s’est félicité Serges-Roberteau Tchofffo, chargé technique régional  de BIOPAMA en Afrique centrale et de l”ouest.

Une fois de  retour dans leurs pays, ces conservateurs devront organiser au niveau de leurs institutions  d’appartenance,  des ateliers de restitution de cette formation de manière à ce que ceux qui n’étaient pas  à Kinshasa puissent aussi bénéficier des enseignements qui ont été dispensés pendant ces  deux semaines de formation. Faire large diffusion de ces connaissances se veut un moyen efficace pour aiguiser  les capacités des conservateurs afin de bien s’appliquer dans la gestion des aires protégées. Continuer la lecture de Conservation : Des conservateurs de la zone ACP dotés des capacités sur l’utilisation de l’outil IMET

Energies : RDC, une filière durable du bois énergie doit passer par le développement et la promotion des alternatives

« Je fais ce travail depuis plus de vingt ans. Grâce à ça, je paie les frais de mes quatre enfants  dont deux à l’université et deux autres à l’école primaire.  J’avoue que ce travail est  pénible car je remonte la rivière pour atteindre des villages situés à plusieurs kilomètres de Kisangani pour chercher la marchandise. Et cela, à mon propre risque et péril », a raconté Milade Lomoyo, vendeur au marché Litoyi.

Il est onze heures lorsque nous arrivons au marché Litoyi à Kisangani. Situé au bord de la rivière Tshopo , ce marché est  célèbre pour son commerce de charbon de bois et bois de chauffe.  Ici, nous croisons des tricycles,  des pousse- pousse  et véhicules remplis  de charbon quittant ce lieu. Existant depuis plus de  50 ans, ce marché fournit  des boulangeries, des  briqueteries, des restaurants des ménages, voire  la compagnie Sotexki.  

Milade Lomoyo posant devant sa marchandise au marché Lltoyi ( Photo Thierry)

Comme  Milade Lomoyo,  plus de 23 000   personnes sont  impliquées dans cette filière ici à Kisangani, révèle un rapport du Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) publié en 2011.

En effet, le faible taux d’accès à l’électricité à Kisangani comme partout en République démocratique du Congo impose un recours massif au bois énergies pour satisfaire le besoin de cuisson.

Cependant, l’inefficacité avec laquelle est utilisée cette biomasse engendre une consommation excessive de cette ressource,  utilisée par plus de 90% de la population congolaise. Etant donné que ce besoin en bois énergies continue  de croître  en raison de la pression démographique, et que les forêts quant à elles se font de plus en plus rare, il est important de mettre en place de méthodes de productions et consommation de charbon plus durable, pour faire en sorte que les forêts continuent à répondre aux besoins de population, de la biodiversité et du climat.

Un tour à Yangambi

Arrivés dans ce village célèbre pour sa réserve  de biosphère d’une part et pour avoir abrité une des  plus prestigieuses facultés des sciences  agronomique de la  RDC d’autre part,  C’est  une  forte odeur   familière qui nous accueille. Peu après, nous la reconnaissons . Il s’agit de l’odeur du  caoutchouc. Après l’accostage de notre bateau, nous découvrons des sacs de caoutchouc   récemment extrait d’hévéas.   Curieux, nous nous approchons pour  palper du doigt cette substance que nous découvrons pour la première fois à l’état naturel.   Continuer la lecture de Energies : RDC, une filière durable du bois énergie doit passer par le développement et la promotion des alternatives

Forêt : Quand le marché du bois éloigne l’Afrormosia de Kisangani

Le développement de la ville de Kisangani suscite des interrogations au regard de la dégradation des forêts environnantes. Cette expansion et sa demande en bois d’œuvre, en bois énergie et en nourriture, affecte considérablement les ressources forestières. L’une des victimes de ce développement est l’Afrormosia (Pericopsis elata), l’espèce la plus prisée de la population boyomaise, pour sa qualité du bois et de ses makala (charbon de bois).

Deforestation near Lieki, DRC. Photo by Axel Fassio/CIFOR cifor.org forestsnews.cifor.org If you use one of our photos, please credit it accordingly and let us know. You can reach us through our Flickr account or at: cifor-mediainfo@cgiar.org and m.edliadi@cgiar.org

Une filière organisée à la défaveur de la ressource

Dans la filière bois d’œuvre, la ressource principale est l’arbre. Cependant, l’arbre n’intéresse la chaîne de production que pour de raisons pécuniaires présentes, au détriment de la durabilité de celui-ci.

Simon Maponda est l’un des exploitants artisanaux. Il vit à Kisangani et dispose de tous les permis et autorisations nécessaires pour exercer ce métier. Il a accepté de nous faire visiter ses chantiers au village Bakumbu, situé au PK13 [Ndlr : 13 kilomètres à partir de la sortie de Kisangani], sur la route qui mène vers la cité de Banalia.

« Il n y’a plus de bois au tour de Kinsangani », nous confie-t-il. « Pour trouver du bois, il faut aller au-delàs de Banalia, parfois vers le fleuve ou encore vers la ville de Buta ».

Simon Maponda se considère comme l’un des pionniers du secteur de l’exploitation artisanale du bois à Kisangani. Ce qui lui a prévalu le poste du président de l’Association des exploitants artisanaux de Komboni. Grace à ce travail, il fait étudier ses enfants à l’Université de Kinshasa, et gère mieux sa famille. Mais, il se dit inquiet du déclin progressif du marché du bois d’œuvre dans sa ville.

Sur l’un de ses chantiers, nous découvrons Dieu Merci. Tronçonneuse à la main, ce scieur professionnel est un habitué de vrombissement des scies mécaniques qu’il manipule avec dextérité.  Trentaine révolue, Dieu Merci exerce ce métier depuis 2012. Il doit scier au moins 5 m3 de plateaux par jour, pour un montant dont il n’a pas voulu livrer le secret.

Dieu Merci , scieur professionnel.

Sous un soleil accablant, Dieu Merci tronçonne un Iroko, une espèce de la famille d’Afrormosia. Il nous confirme cependant que l’espèce a quasi disparu dans les environs de Kisangani. Et, qu’il faut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres encore pour retrouver ce bois aux couleurs rougeâtres.

« A un certain moment, l’Afrormosia était très sollicité sur le marché, que ce soit pour le bois d’œuvre ou pour le makala [Ndlr : charbon de bois]. On coupait ce bois en désordre, même les plus jeunes arbres, car tout le monde avait besoin de se faire de l’argent. Ajourd’hui, la demande est toujours là, mais le bois c’est éloigné », nous précise-t-il.

Depuis son début de carrière, Dieu Merci a déjà formé plus de 10 jeunes scieurs, tous opérationnels sur le marché de coupe artisanale du bois.

La chaîne de production est si bien organisée que chacun y trouve son  intérêt, mais surtout à la sueur de son front.  Vincent Itsima surnommé Gomez est le transporteur du bois. Avec son vélo, il doit parcourir près de 1 kilomètre du sentier escarpé pour atteindre les berges de la rivière Tshopo, lieu d’embarquement du bois scié vers la ville de Kisangani.

«  Moi je suis bombeur [Ndlr : transporteur à vélo], je suis payé par cubage. Par jour, je transporte 1 m3 de bois, soit 16 plateaux pour un montant de 45.000 Francs congolais, [l’équivalent de 27 dollars américains] », nous informe-t-il.

Carence de l’Afrormosia sur le marché de Kinsangani

Les bois sciés arrivent à Kisangani par des radeaux. Ce jour-là, notre visite a coïncidé avec le déchargement d’un radeau rempli d’une bonne cargaison de bois d’œuvre dont l’Iroko, le Kaya, le Monsembe et le Sapeli. Le plus grand absent du lot était l’Afrormosia.

Ces bois sont vendus au prix de gros aux détaillants, avant de se retrouver au marché de Komboni dans la commune de Makiso. Un marché totalement hors du commun, car 85% de revendeurs ici, sont des femmes.

Dans ce marché de quelques dizaines d’étalages, l’Afrormosia est la marchandise la plus chère, à cause de sa rareté. Il se négocie à environ 250 dollars américains le mètre cube.

« Il y’a carence du bois sur le marché, car il y’a aujourd’hui une pléthore d’exploitants et de vendeuses. Ici au marché, il y’a la demande croissante d’Afrormosia, mais le bois ne se voit plus, à cause de la mauvaise exploitation qu’il a subi », indique Trésor Likenge, exploitant et vendeur du bois au marché Komboni.

Selon une étude du Cifor «  le bois à l’ordre du jour », chaque mois, les exploitants artisanaux coupent en moyenne 440 m3 de bois d’Afrormosia et de Sapelli. Un volume de loin supérieur à la capacité de régénérescence de ces espèces.  51% d’exploitants interrogés lors de cette étude ont confirmé que l’Afrormosia est leur bois de prédilection.

Le bois vendu au marché de Komboni, l’est pour la consommation locale. Certains commerçants viennent parfois s’approvisionner ici,  en vue d’une vente à Kinshasa, où le mètre cube d’Afromorsia revient à 550 dollars américains. Tandis que les autres pour  Kasindi, où il se vend à 1500 $/m3.

Nécessité de réorganiser le secteur

« Nous avons fait une étude dans le cadre du projet FORETS, au tour du paysage de Yangambi. L’étude a démontré que la grande partie des exploitants œuvrent dans l’informel ne paient pas des taxes », a expliqué Sylvia Ferrari, chercheuse au Cifor.

Local workers finish the last details of the new building at the Faculty of Science of the University of Kisangani. Photo by Ahtziri Gonzalez/CIFOR cifor.org forestsnews.cifor.org If you use one of our photos, please credit it accordingly and let us know. You can reach us through our Flickr account or at: cifor-mediainfo@cgiar.org and m.edliadi@cgiar.org

Un point vue confirmé par le président de l’Association des exploitants artisanaux du bois de Komboni, qui reconnait des faiblesses dans l’organisation du secteur. « Je souhaite que les autorités organisent ce secteur. Il y’a trop de fraudes. En tant qu’exploitants nous payons une taxe de reboisement. Que cet argent serve réellement à ça, car il revient au FFN (Fonds Forestier National) de faire ce travail », a indiqué Simon Maponda.

Sur le terrain, le Cifor à travers le projet FORETS (Formation, Recherche et Environnement dans la Tshopo), travaille avec les associations d’exploitants artisanaux du bois pour les conscientiser sur la nécessité d’une exploitation plus durable du bois d’œuvre. « Les marchés de consommation deviennent de plus en plus exigeants en termes de légalité et durabilité.  Si la RDC veut continuer à exporter son bois vers l’extérieur, elle doit se doter d’un arsenal juridique qui pourrait lui garantir que le bois produit dans le pays est coupé d’une façon légale et durable », a fait remarquer Paulo Ceruti, chercheur au Cifor.

Le marché du bois d’œuvre n’est pas le seul à éloigner l’Afrormosia de la ville de Kisangani. Deux autres facteurs importants à savoir le bois énergie et l’agriculture sur brulis entrent en jeu. Mis en ensembles, ces trois facteurs sont à la base de la dégradation progressive de la forêt au tour du chef-lieu de la Province de la Tshopo.

La science vole au secours de l’Afrormosia

A quelques kilomètres du centre-ville de Kisangani, les chercheurs du Cifor mènent une expérience inédite. Hulda Riziki et son équipe observent délicatement la croissance et le comportement de l’Afrormosia, dans une plantation expérimentale de 0,6075 ha (135 x 45 m). Les résultats préliminaires de ces observations semblent prometteuses, car dit-elle, l’espèce a la capacité de croitre en milieu naturel, contrairement à certaines études menées par d’autres scientifiques.

Afrormosia growing scheme at the Compagnie Forestiere et de Transformation (CFT) in Kisangani, DRC. Photo by Axel Fassio/CIFOR cifor.org forestsnews.cifor.org If you use one of our photos, please credit it accordingly and let us know. You can reach us through our Flickr account or at: cifor-mediainfo@cgiar.org and m.edliadi@cgiar.org

« Les publications anciennes démontrent que l’Afrormosia a du mal à croitre en dehors de la forêt. Nous nous rendons compte que l’espèce peut très bien croitre dans un milieu non perturbé, notamment dans les plantations », a-t-elle précisé. « Depuis le 12 décembre 2017 qu’on avait prélevé les mesures, aujourd’hui, après mesurage, on a remarqué un taux de croissement de 151 cm par an, et un diamètre de 21,1 mm. Ce qui est spectaculaire », indique cette jeune dame, visiblement déterminée à sauver l’espèce.

Le but de cette expérimentation est de trouver l’écartement optimal et disposer d’autant d’informations devant constituer la base des données de cet arbre et en faire une vulgarisation. Hulda Riziki travaille sur ce projet avec l’encadrement du Docteur Nils Bourland, collaborateur scientifique au Musée Royal de l’Afrique Central et le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR).

Si les résultats de cette étude s’avéraient concluantes, l’on pourrait alors espérer sauver l’Afrormosia grâce à la réintégration artificielle de la plante dans la forêt dégradée de Kisangani.

L’exploitation artisanale du bois d’œuvre ne devrait pas non seulement contribuer au développement socio-économique de la population, ce qui n’est pas le cas à Kisangani aujourd’hui, elle devrait par contre s’exercer dans le strict respect des normes en vue  de concilier le développement à la durabilité. Dans cette tâche, l’Etat congolais devra jouer son rôle de régulateur pour limiter l’impact de ce secteur sur les forêts environnantes considéré comme la ceinture verte de la ville.

« Ce reportage a été produit grâce à l’appui du projet FORETS, financé par l’Union européenne et coordonné par le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR). Cependant, il ne représente pas nécessairement le point de vue de ces institutions ».

Alfred NTUMBA

Kenya : L’AFF marque l’anniversaire de son savoir-faire en plantant d’arbres dans la forêt de Karura.

Après dix ans d’intérêt actif pour la conservation des arbres et la gestion durable des forêts, les membres du Forum forestier Africain (AFF) ont démontré leur expérience en matière de gestion pratique des plantes lors d’une frénésie de plantation d’arbres visant à renforcer la forêt de Karura à Nairobi. L’exercice de plantation d’arbres organisé dans le cadre des célébrations du 10e anniversaire, selon la présidence des conseils d’administration de l’AFF, témoigne des talents de doigts verts des membres.

La plantation d’arbres lors des célébrations marquant le 10e anniversaire de l’AFF.

«Le segment de la plantation d’arbres est l’aspect le plus important de l’anniversaire. C’est un manifeste de la mission et de l’objectif du Forum Forestier Africain, ainsi que du lien entre l’organisation, la nature et l’humanité », a déclaré Macarthy Oyobo, président du Conseil d’Administration de l’AFF.

La forêt de Karura, où ont eu lieu les célébrations du 10ème anniversaire de l’AFF, se dresse fièrement dans la banlieue de la ville de Nairobi, bien qu’elle soit cachée à l’écart de la cohue qui caractérise la vie citadine. C’est une vraie forêt de toutes les saisons. Continuer la lecture de Kenya : L’AFF marque l’anniversaire de son savoir-faire en plantant d’arbres dans la forêt de Karura.

Environnement : Lutte contre le trafic des espèces fauniques, des délégués de la tshopo, Maniema et nord-kivu en atelier à Kisangani

Fournir une formation pratique aux chargés de l’application des lois sur la protection de la faune, des services de renseignement tactique et opérationnel, des méthodes de dissimulation, de l’identification des trafiquants et de l’identification des espèces ; créer une opportunité de mise en réseau pour la coopération intra et inter agences et enfin créer un mécanisme ou une plate forme pour le partage d’informations entre les participants et les agences, c’est entre autres objectifs de l’atelier de renforcement de l’application des lois protégeant la faune et sur le trafic illégal des espèces, atelier dont les travaux ont ouvert leurs portes ce lundi 27 mai 2019 au Guest house du Canon dans la ville de Kisangani et vont durer cinq jours.

Le ministre provincial en charge de l’environnement Afuta Longomo a donné le coup d’envoi des assises et a appelé les participants à l’assiduité. Les participants sont des intervenants aux postes de contrôle au niveau des limites des territoires ou provinces, aux barrières routières et aux sites de l’Institut congolais pour la conservation de la nature opérant tant à Kisangani qu’aux territoires de lubutu dans le Maniema et de walikale dans le nord Kivu. Continuer la lecture de Environnement : Lutte contre le trafic des espèces fauniques, des délégués de la tshopo, Maniema et nord-kivu en atelier à Kisangani

Forêt : Les foyers améliorés, une solution pour la bonne conservation de la forêt.

Ecoutez le Magazine Eco de l’Environnement produit à KALEMIE dans la province du Tanganyika. Ce magazine éco de l’environnement entre dans le cadre du concours national de journalistes en environnement organisé par le CIFOR dans le cadre du projet FORÊTS financé par l’Union Européenne. 

Dans ce magazine, nous parlons de l’importance des foyers améliorés au niveau social économique et environnemental.
Vous suivrez dans ce magazine : L’ingénierie Ambroise Kakinga Watangabo de l’INRA qui nous présente la filière Bois Energie à Yangambi, Maman KATI et Valery NGELENGI tous deux vendeurs de charbons de bois et bois de chauffage au marché LIYOYI à Kisangani, ARCHIPP KASEREKA Expert à (WWF,Eco Makala) dans la province du Nord-Kivu, il parle du projet foyer amélioré développé dans la ville de Goma.
Madame JOLIEN SCHURE(CIFOR) qui revient sur l’impact des foyers améliorés dans la conservation de la forêt, une stratégie gagnant gagnant entre la population et la forêt; Maman Nyota MARCELINE qui utilise les foyer amélioré depuis 2017 elle revient sur son importance après deux ans et demi d’expérience et enfin Maman Esperance Dieudonné Vendeuse des foyers améliorés à KALEMIE.

« Ce magazine a été produit grâce à l’appui du projet FORÊTS, financé par l’Union Européenne et coordonné par le Centre de Recherche Forestière International (CIFOR). cependant, il ne représente pas nécessairement le point de vue de ces institutions »

Jacques Furahisha