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Copenhague : Les maires annoncent leur soutien au nouveau pacte vert (Global Green New Deal)

Les maires de 94 villes leaders du climat reconnaissent l’urgence climatique mondiale.  Rejoints par de jeunes activistes du climat, des représentants du monde du travail, des entreprises et de la société civile les maires du C40, dirigés par le maire Garcetti et le maire Hidalgo, annoncent leur soutien à un nouveau pacte mondial vert visant à « favoriser un transfert urgent, fondamental et irréversible des ressources mondiales loin des combustibles fossiles pour passer à l’action pour remédier à l’urgence climatique ».

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Un rassemblement sans précédent de 80 maires et de centaines de leaders du climat de tous les secteurs engagés dans la réduction des émissions des principaux responsables de la crise climatique – transports, bâtiments, industrie et déchets – afin de maintenir le chauffage global en deçà de l’objectif de 1,5 °C conformément à l’Accord de Paris.

Dans le cadre du nouveau pacte vert, les villes réunies à Copenhague ont réaffirmé leur engagement à protéger l’environnement, à renforcer l’économie et à bâtir un avenir plus équitable en réduisant les émissions des secteurs les plus responsables de la crise climatique.

Cela renvoi à placer l’action climatique inclusive au centre de toutes les décisions urbaines afin d’assurer une transition juste pour ceux qui travaillent dans les industries à haute teneur en carbone et de corriger les injustices environnementales persistantes pour ceux qui sont touchés de manière disproportionnée par la crise climatique – les personnes vivant dans les pays du Sud en général, et les communautés les plus pauvres du monde. Continuer la lecture de Copenhague : Les maires annoncent leur soutien au nouveau pacte vert (Global Green New Deal)

Copenhague : Anne Hidalgo, « Le temps presse et nous avons besoin d’une action sans précédent »

Depuis ce mercredi 09 octobre à Copenhague (Danemark), 70 maires se réunissent aux côtés de jeunes activistes de plus de 30 pays, de scientifiques et de chefs d’entreprise pour le Sommet mondial des maires organisé par le C40. Le maire de Paris et présidente de C40 Cities, Anne Hidalgo invite ses pairs à agir pour réduire les émissions dans leurs villes.

« Le temps presse et nous avons besoin d’une action sans précédent. Nous sommes confrontés à des menaces de dégradation du climat – la réaction d’Extinction Rebellion et les jeunes grévistes du monde entier dans le monde entier ne devraient pas nous surprendre », a-t-elle insité. « Nous partageons leur préoccupation pour l’avenir de l’humanité et nous devons avancer avec courage et ambition pour changer le statu quo qui a généré cette crise ».

Pour Madame Hidalgo la réduction des émissions dans les grandes villes sera le défi déterminant de la génération et il ne peut être relevé que si tout le monde y travaille pour créer le futur que l’on veut. «Ce travail nécessitera la participation de tous, les gouvernements nationaux et les entreprises devront être à la hauteur des ambitions des citoyens et des dirigeants locaux », a-t-elle déclaré.

Elle a par ailleurs invité tous les participants à discuter des solutions et engager un débat ouvert sur le meilleur chemin à suivre.

« À l’heure actuelle, les émissions continuent d’augmenter dans le monde entier, même si dans 30 villes du réseau C40, elles diminuent depuis 5 ans. Globalement, les émissions doivent commencer à diminuer l’année prochaine et devront être réduites au moins de moitié d’ici 2030 », a-t-elle indiqué.

Alfred NTUMBA

Climat : PreCOP25 pour élever l’ambition climatique en partageant les meilleures pratiques

Le Costa Rica a ouvert trois jours d’échanges sur les meilleures pratiques en matière de climat, en s’attaquant aux ambitions nécessaires pour limiter la hausse de la température moyenne mondiale à 1,5 degrés Celsius et en s’adaptant aux pires effets du changement climatique. La conférence a réuni des représentants de 100 pays et de plus de 1 500 participants. Elle se tiendra avant la 25èmeConférence des parties (COP25) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui se tiendra à Santiago du Chili en décembre.

Plus qu’aux réunions préparatoires des années précédentes, cette PreCOP est axée sur l’échange d’expériences sur les solutions possibles pour accélérer la décarbonisation et la résilience des économies mondiales.

Le Costa Rica concentre sa PreCOP25 sur la science du climat et sur la nécessité d’accroître l’ambition climatique. Les émissions mondiales doivent baisser d’environ 2030 par rapport aux niveaux de 2010 d’ici 2030, pour atteindre le «zéro net» vers 2050, afin de limiter la hausse de la température moyenne mondiale à 1,5 ° C, objectif central de l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

« L’ambition environnementale est rentable. Chaque pays procédera à ses propres évaluations à la lumière de ses expériences et de sa situation. Le Costa Rica est un laboratoire de décarbonisation qui prouve que les objectifs ambitieux en matière de décarbonisation sont également de bonnes affaires économiques», a déclaré le Président du Costa Rica, Carlos Alvarado Quesada, lors de son discours à la séance plénière inaugurale. Continuer la lecture de Climat : PreCOP25 pour élever l’ambition climatique en partageant les meilleures pratiques

Assainissement : les villes de la RDC produisent 1 milliard de tonnes de déchets par an

Le ministre de l’Urbanisme et Habitat, Puis Muabilu Mbayo a au cours d’un message à la nation à l’occasion de la journée mondiale de l’habitat, révélé que les villes de la République démocratique du Congo produisent environ 1 milliard de tonnes de déchets chaque année et peinent à répondre aux exigences de base en matière de gestion des déchets ménagers. Une situation qui a un impact très négatif sur le climat, l’environnement et la santé de la population.  

Les membres de l’Ogec en plein assainissement de la place Victoire à Kinshasa (Photo, Glody Nfulu/Environews)

« Les municipalités du pays consacrent en moyenne 5% de leur budget à la gestion des déchets solides, et -3% à l’assainissement.  Il va de soi que cela ne suffit pas pour financer le système de gestion de base des déchets et de l’assainissement, alors que les utilisateurs sont souvent incapables ou peu disposés à payer les services de gestion des déchets solides », a –t-il précisé.

Selon une étude de 2018 sur la situation économique et sociale dans le monde, les technologies de pointe offrent d’immenses possibilités dans la façon dont les gens travaillent et vivent. Puis Muabilu a saisi cette occasion pour inviter les décideurs à tourner le regard vers les nouvelles technologies pour résoudre rapidement le problème de la gestion des immondices qui restent un véritable casse-tête pour les grandes agglomérations. Continuer la lecture de Assainissement : les villes de la RDC produisent 1 milliard de tonnes de déchets par an

Energie : Les enjeux de l’énergie solaire en Afrique

L’énergie est un enjeu important pour l’Afrique. En effet, la forte croissance démographique que le continent va connaître, place les enjeux énergétiques au coeur de ses principales préoccupations. En 2017, ils étaient plus de 646 millionsà nepas avoir accès à une source d’électricité selon la Banque africaine de développement. Ce qui représente plus de la moitié de la population totale de l’Afrique. Cela, à cause notamment des coûts élevés d’accès aux réseaux nationauxde distribution en zones rurales qui sont très peuplées. Lorsqu’il est techniquement possible d’être raccordé au réseau, cela coûte presque trois fois plus cher qu’en Europe. Des obstacles persistent donc sur le continent et les défis sont nombreux en termes d’énergie. Bénéficiant d’excellentes conditions d’ensoleillement, l’énergie solaire semble être un pari judicieux pour l’Afrique. Explications.

Le solaire thermique

Parmi les énergies solaires, on distingue deux types d’installations principales:

  • Les panneaux solaires photovoltaïques: qui produisent de l’électricité
  • Les panneaux solaires thermiques: qui produisent de la chaleur

La deuxième solution semble être particulièrement intéressante pour les pays africains. En effet, lesinstallations solaires thermiques nécessitent énormément de soleil pour produire une quantité d’énergie satisfaisante. Ainsi, on ne trouve pas beaucoup d’installations thermiquesdans les régions plus au Nord du globe, car les conditions météorologiques ne s’y prêtent pas bien contrairement à l’Afrique. On appelle les installations solaires thermiques des chauffes-eau solaires.

Fonctionnement d’un panneau solaire thermique

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Forêt : Claude Nyamugabo, voici les tâches d’huile laissées par vos prédécesseurs

Le secteur de l’environnement, spécifiquement celui des forêts de la République démocratique du Congo reste l’un de plus mal gérés que connait le pays, depuis plusieurs années. Avec sa contribution presque nulle au budget de l’Etat, le secteur des forêts a été caractérisé par de multiples violations du moratoire instauré sur les forêts depuis 2002. Mais surtout par une vaste campagne des pots de vin, des détournement de deniers publics, bref, le Ministère de l’environnement a été une vache à lait pour plusieurs de ses locataires. 

A l’heure de la refondation de la RDC, et au regard des engagements pris du haut de la tribune de l’ONU, par le chef de l’Etat, Félix Tshsekedi, nous avons voulu retracer la gestion de quelques personnes ayant géré ce ministre. Notre réflexion va se focaliser sur la gestion de trois anciens ministres les plus controversés qui ont marqué leur passage à la tête de ce Ministère.

Amy Ambatobe (2016-2019)

Amy Ambatobe Nyongolo, Ministre congolais de l’Environnement et Developement durable

Arrivé à la tête du ministère de l’Environnement et développement durable en novembre 2016, Amy Ambatobe Nyongolo reste l’un de plus controversés des locataires de ce ministère. Son passage à la tête de cette institution  a laissé de marques indélébiles d’une gestion calamiteuse d’un secteur aussi stratégique que les forêts de la RDC.

Pour amadouer la société civile environnementale qui suit de prêt la gestion des forêts de la RDC, le ministre Ambatobe a procédé d’abord par annuler les arrêtés pris par son prédécesseur. Une manière de mieux calmer les ardeurs et étudier le terrain. Continuer la lecture de Forêt : Claude Nyamugabo, voici les tâches d’huile laissées par vos prédécesseurs

Biodiversité : Il faut mobiliser des ressources pour la réussite du Cadre mondial de la biodiversité post 2020

La mobilisation des ressources, est la recommandation phare de la consultation pour le Cadre mondial de la biodiversité post 2020. De cette consultation organisée à Kinshasa, du 01 au 03 octobre, par le ministère de l’Environnement et Développement durable de la RDC via la DDD, il ressort des recommandations pertinentes devant aider à atteindre les objectifs que les nations vont se fixer pour l’après 2020.  

Au cours de cet atelier, les participants ont proposé ce qui doit être considéré comme questions prioritaires à intégrer dans le Cadre mondial de la Biodiversité post 2020, pour la RDC.

« Je suis heureux de savoir que les participants ont fait un état des lieux des questions relatives à la diversité biologique sans complaisance. Tout ce qu’ils ont fait comme propositions, sera considéré notre position chaque fois que nous serons engagés dans les négociations du le Cadre mondial post 2020 », a indiqué le point focal CDB, Mike Ipanga. Continuer la lecture de Biodiversité : Il faut mobiliser des ressources pour la réussite du Cadre mondial de la biodiversité post 2020

Goma : La coordination provinciale de l’environnement  forme ses agents  sur la GIRE

Dans le souci de bien outiller ses cadres et agents aux questions relatives à la gestion de l’eau, la coordination provinciale de l’environnement au Nord-Kivu en collaboration avec la direction des ressources en eau du ministère de l’environnement et développement durable de la RDC  a organisé ce 4 octobre  à Goma, une formation sur la gouvernance et la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE).

Appuyée par la coordination nationale du projet multinational de gestion intégrée des pêcheries et des ressources en eau des lacs Edouard et Albert LEAF II, cette séance de renforcement des capacités des agents et cadres de ce ministère repose sur un arsenal juridique national consacré aux questions de l’eau en RDC.

Pour Gaston Tulinabo, expert national en ressources en eau au projet LEAF II, «  cette formation permet aux cadres et agents de ce ministère d’acquérir les notions sur la législation nationale et internationale en matière de l’eau, ainsi que la technique sur la gestion intégrée en ressources en eau ».

A l’issue de cette formation, les organisateurs espèrent que la problématique de la gouvernance et la gestion de l’eau sera traitée avec dextérité par les personnes ayant pris part à cette activité.

Pour rappel, la RDC est le pays qui dispose d’une  hydrographie unique  en Afrique , avec une moyenne des ressources en eau renouvelables de 900 kilomètre cube par an, ce qui représente 25 % des ressources en eau douce d’Afrique.

L’envers du décor  est  que tout ce potentiel en eau que regorge le pays reste mal connu, peu exploité et mal géré par manque d’instruments nationaux modernes de gestion.

Thierry-Paul KALONJI

Haut Katanga : Théophile Bokuma invite le chef de l’État  à se faire entouré des  » vrais experts »  de l’environnement

Lors de son discours tenu le 26 septembre dernier à la 74è assemblée générale des Nations-Unies à New-York, le président Félix Tshisekedi y a montré clairement son inquiétude.
 » Il est incompréhensible que les forêts du Bassin du Congo, qui sont les mieux conservées au monde,ne captent que 1% des financements disponibles« , s’est ainsi exprimé le chef de l’État congolais du haut de la tribune des Nations-Unies.

Les propos du chef de l’État congolais n’ont pas laissé  indifférents plusieurs analystes environnementalistes. C’est le cas de Théophile Bokuma, expert en environnement et développement durable qui estime que l’inquiétude du président Félix Tshisekedi est très fondée et elle trouve et vaut  son pesant d’or.

Ce chevronné du terrain trouve aussi mal pour la République Démocratique du Congo avec ses ¾ des forêts après l’Amazonie puisse avoir seulement le 1% des financements; pour lui, avec le taux d’un tel pourcentage c’est même très impossible de résoudre les problèmes des communautés locales avec tous les enjeux liés aux changements climatiques.

Théo Bokuma pense que si la RDC n’a pas obtenu des grands financements en faveur de ses forêts depuis tout ce temps, cela s’explique par le fait que les autorités du régime sortant n’ont pas été fortes dans le lobbying et plaidoyers pour attirer des financements. Il estime par ailleurs qu’avec les plaidoyers et le leadership du chef de l’État congolais, le pays finira par augmenter les financements qui pourraient dépasser le 1℅.

Si le chef de l’État promet de faire reculer très significativement son pays de la consommation du bois de chauffage dans dix(10) ans dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, l’expert environnementaliste trouve que le président Félix Tshisekedi a des préalables à remplir pour y arriver.

C’est notamment, la mise en place des énergies renouvelables ou l’utilisation des panneaux solaires, réchauds à Gaz, le recours aux foyers améliorés, etc. « Tant que ces préalables ces préalables ne seront pas mis en place, il sera très difficile que les ambitions du chef de l’État soient une réalité« , a fait savoir l’expert.

Il sied de souligner qu’au regard de la croissante pauvreté au pays de Tshisekedi, la commercialisation de charbon de bois constitue une source de revenu sûre dans plusieurs ménages en RDC.
C’est ainsi que M.Théophile Bokuma demande au président de la République de tenir non pas seulement les discours diplomatiques mais également d’avoir un oeil regardant sur les aspects techniques sans lesquels rien ne peut apporter les fruits positifs.

Demester Maloba

Environnement : Claude Nyamugabo invite les cadres à veiller à l’application du discours de Tshisekedi à New-York

De retour des Etats-Unis où il accompagné le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi lors de la 74è session ordinaire de l’assemblée générale des Nations-Unies, le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo a procédé ce mercredi 02 octobre, à la restitution  de ce qu’a été sa participation à cette grand-messe.

Le ministre a au cours de cette rencontre  confié aux cadres et agents de son ministère, sa grande satisfaction au regard de la place qu’a occupé l’environnement dans le discours prononcé par le président de la république devant l’assemblée générale de l’ONU. Sur le treize pages de ce discours, deux ont été consacrées au secteur de l’environnement. Par cet acte, le ministre de l’Environnement affirme que le Chef de l’Etat a fait confiance à son secteur, et il revient à lui ainsi qu’à tous les membres de son ministère, de veiller à l’application de  ce discours. Continuer la lecture de Environnement : Claude Nyamugabo invite les cadres à veiller à l’application du discours de Tshisekedi à New-York