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Forêt : Les OSC planifient les actions d’observation indépendante de l’exploitation forestière en RDC

En Afrique centrale, l’observation indépendante des forêts par les organisations de la société civile (OSC) peut améliorer la transparence et aider à renforcer le contrôle de l’illégalité de l’exploitation des ressources naturelles. Dans ce cadre, les OSC, membres du Réseau des observateurs indépendants des ressources naturelles en RDC (RENOI-RDC), ont pris part, récemment, au centre Loyola de la  Gombe/Kinshasa, à un atelier de planification des activités pour l’année 2019.

Mots d’ouverture par Me Essylot Lubala (OGF) & André Fache (UE)

A en croire, Me Essylot Lubala, Coordonnateur de l’Observatoire pour la Gouvernance forestière (OGF) qui assure provisoirement le  Secrétariat du RENOI, « le regroupement des OSC autour du RENOI offre la possibilité à la RDC de faire face à la vulnérabilité des écosystèmes forestiers face aux crimes organisés, à la corruption, bref à la mauvaise gouvernance du secteur forestier et de toutes les ressources naturelles». Ce qui créé, a-t-il renchéri, « la pauvreté généralisée et de tensions sociales ». Continuer la lecture de Forêt : Les OSC planifient les actions d’observation indépendante de l’exploitation forestière en RDC

Conservation : La Salonga abrite environ 15 000 bonobos et 1 600 éléphants de forêt

Les résultats d’un inventaire écologique mené dans le Parc national de la Salonga,  entre 2015 et 2018, par un groupe d’institutions de conservation de la biodiversité et de recherche a révélé que ce parc abrite environ 15 000 bonobos et 1 600 éléphants de forêt.

Un bonobo dans le Parc national de la Salonga. (Crédit photo, LuiKotae-T.Nicolon)

Dans un communiqué publié ce jeudi 14 février à Kinshasa, en marge de la célébration de la journée mondiale des Bonobos, l’ICCN et le WWF se félicitent de ces résultats encourageants qui doivent interpeller les décideurs sur l’importance cruciale de protéger ce joyau écologique.

« Cela me remplit de fierté que les divers partenaires de conservation et de recherche se soient réunis pour établir des données de base à jour sur les espèces phares et d’autres espèces difficiles à recenser, ainsi que sur les menaces auxquelles elles font face dans le plus grand parc de forêt tropicale humide du continent africain, permettant ainsi à la direction du parc de surveiller et évaluer de près nos efforts de conservation », a déclaré le Directeur général de l’ICCN, Pasteur Cosma Wilungula. Continuer la lecture de Conservation : La Salonga abrite environ 15 000 bonobos et 1 600 éléphants de forêt

Conservation : Le Sri Lanka accueillera la 18ème conférence des parties à la CITES

Près de 183 parties à la CITES ( Convention sur le commerce International des Espèces de faune et de flore Sauvage menacée d’extinction), se réuniront dans la salle de conférence internationale Bandaranaike Mémorial à Colombo, au Sri Lanka, pour la prochaine Conférence mondiale sur la vie sauvage  qui se tiendra du 23 mai au 3 juin, indique un communiqué de la CITES rendu public ce mardi, 12 février 2019.

Les éléphants dans le Parc national de la Garamba en RDC.

Selon la secrétaire générale de la CITES, Ivonne Higuero, Les discussions à la CdP18 auront un impact significatif sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité, notamment dans le contexte de la mise en œuvre du Programme de développement durable des Nations Unies 2030 et de la réalisation des objectifs de développement durable. « Nous espérons sincèrement avoir le plaisir de vous accueillir à Colombo en mai prochain et d’aider toutes les parties prenantes à progresser dans le respect des engagements pris en matière de biodiversité», a-t-elle déclaré. Continuer la lecture de Conservation : Le Sri Lanka accueillera la 18ème conférence des parties à la CITES

Forêts : La RDC et le Mozambique Signent des accords historiques pour réduire les émissions de carbone

La République démocratique du Congo (RDC) et le Mozambique, sont les premiers des 19 pays du Fonds carbone (FCPF) à signer des accords historiques avec la Banque mondiale qui récompensent les efforts des communautés pour réduire les émissions de carbone en s’attaquant à la déforestation et à la dégradation des forêts. L’information a été livrée ce mardi 12 février par cette institution de Breton Wood.

En plus de la réduction des émissions, ces programmes devraient également contribuer aux moyens de subsistance, notamment aux opportunités économiques offertes par l’utilisation intelligente des sols face au climat, ainsi qu’à la conservation de la biodiversité et des écosystèmes.

«Cet accord marque une étape importante dans les efforts du Mozambique pour lutter contre le changement climatique. La Banque mondiale et le FCPF ont joué un rôle déterminant dans la négociation et la sécurisation de cet accord », a déclaré Celso Correia, ministre du Territoire, de l’Environnement et du Développement rural du Mozambique. Continuer la lecture de Forêts : La RDC et le Mozambique Signent des accords historiques pour réduire les émissions de carbone

Côte d’Ivoire : GOLI BONI Pierre, «  l’agriculture en Afrique a un secret»

L’Afrique possède une grande variété des zones agro-écologiques, qui sont des forets ombrophiles marquées par la saison de pluie et sèche, ainsi que d’une végétation relativement clairsemée. Au cours des trois dernières décennies, les gains de productivité agricole en Afrique ont été obtenus dans une large mesure  par une expansion continue des cultures pluviales et vivrières compte rendu de la fertilité du sol africain. Goli Boni Pierre, directeur général d’EDEN COMMODITIES affirme, depuis la Côte d’ivoire à Bouaflé, où il vit, que le secteur d’agriculture en Afrique est prometteur pour celui qui a de la technicité, de l’endurance et de la patience.

« Le secret pour réussir en agriculture se résume dans l’endurance, la technicité, l’objectivité, l’abnégation, la constance, l’innovation, le savoir-faire et le savoir-être. Pour proliférer dans ce secteur, l’agriculteur doit mettre en place un calendrier agricole bien établit en fonction de sa parcelle cultivable afin d’optimiser sa surface à emblaver », déclaré GOLI BONI Pierre, directeur général d’EDEN COMMODITIES.

Pour pérenniser son activité, l’agriculteur doit assurer l’arrosage que ça soit par les techniques d’irrigation, le goûte à goûte, le micro aspersion, ou encore l’irrigation automatisée à distance, car l’eau est un élément indispensable pour la nutrition des produits agricoles. Quant à la la rentabilité du sol, l’agriculteur est appelé à accorder un temps de repos à son champs, une alternative naturelle et écologique de la fertilité du sol. Continuer la lecture de Côte d’Ivoire : GOLI BONI Pierre, «  l’agriculture en Afrique a un secret»

Climat : Un projet d’appui au processus de planification de l’adaptation en RDC

Vue l’insuffisance dans l’intégration de l’adaptation  au changement climatique au sein de différents mécanismes étatiques, et l’incapacité du pays à financer et soutenir ce type d’initiatives, le PNUD a procédé ce vendredi 08 février, au lancement du projet de Planification de l’investissement à moyen terme pour l’adaptation dans des secteurs sensibles aux conditions climatiques en RDC, afin de faire avancer le processus d’élaboration du plan national d’adaptation.

Validé en mai 2018, ce projet qui s’exécutera sur dix-huit mois, se fixe comme objectif, entre autres, faire progresser le processus de planification de l’adaptation pour les secteurs et régions prioritaires de la RDC, sensibles aux conditions climatiques et contribuer à la mise en œuvre de la politique, stratégie et plan d’action pour le changement climatique (PSPA-CC) 2016-2020.

Pour arriver à relever ces défis, plusieurs secteurs de l’environnement devront être soumis à des multiples efforts. Il s’agit du secteur d’assainissement, de l’eau, de la santé, de l’agriculture,  de la biodiversité et tant d’autres. Continuer la lecture de Climat : Un projet d’appui au processus de planification de l’adaptation en RDC

Cameroun : Vers l’intégration du marché domestique du bois dans l’économie formelle

C’est du moins un défi que le pays s’est lancé. Depuis un moment, le Cameroun a pu avancer vers la formalisation de son secteur du bois au niveau domestique. L’information a été livrée ce jeudi 07 février, à l’issue d’un atelier tenu à Yaoundé par le MINFOF (Ministère des Forets et de la Faune), avec l’appui du CIFOR (Centre de Recherche Forestière Internationale).

Du bois coupé et abandonné dans la réserve de biosphère de Luki. (Crédit photo, Philippe Nzita – CNCEIB)

Ces avancées sont le fruit du projet «  Essor des demandes publiques et privées en sciages d’origine légale au Cameroun », dont les résultats ont été présentés lors de cet atelier.

« L’intégration du marché domestique du bois dans l’économie formelle est donc la marche vers la légalité, et ne pourra s’accomplir qu’à travers une amélioration de la gouvernance forestière, un véritable défi que la mise en œuvre de l’APV-FLEGT vise à relever », a indiqué Stéphane Sourdin, représentant de l’union européenne. « L’engagement des autorités gouvernementales, du secteur privé et des consommateurs est le premier pas vers un changement profond dans la manière dont le bois est approvisionné au Cameroun ». Continuer la lecture de Cameroun : Vers l’intégration du marché domestique du bois dans l’économie formelle

Conservation : Derrière le combat des protecteurs de la biodiversité (Tribune de Julien Muyisa)

Les pages qui vont suivre ne mettent nullement en évidence une maîtrise des styles de la langue française ou une quelconque érudition. Il s’agit plutôt, d’un homme qui parle de ce que c’est dédier sa vie pour la protection de la nature en République Démocratique du Congo. Pour comprendre l’histoire, il faut savoir où tout a commencé.

Juillet 2008, il visite la réserve de faunes à Okapis et  se rend aussitôt compte que la vie d’un écogarde ne tient qu’à une ficelle. Ce récit engagé plaide pour une amélioration des conditions de vie des familles veuves d’éco gardes dont –derrière la caméra- très peu se rendent compte du sacrifice qu’ils ont dû endurer quel que soit le rang de leur bien aimé(e) servant dans le parc.

Le Contexte des Aires Protégées

La République Démocratique du Congo compte environ 71 aires protégées, soit 11% du territoire national contenant une variété des ressources naturelles : animaux, insectes, cours d’eaux, minerais ainsi que les plantes. Elle est qualifiée de 2eme poumon du monde suite à son immense forêt tropicale. Chaque année, on observe de l’engouement des étrangers qui s’y rendent pour des recherches scientifiques, le tourisme et de la détente. Ce pays abrite presque toutes les merveilles du monde. Continuer la lecture de Conservation : Derrière le combat des protecteurs de la biodiversité (Tribune de Julien Muyisa)

RDC: Félix Tshisekedi appelé à endiguer la crise de l’environnement (Tribune d’Alain-Parfait Ngulungu)

Dans son discours d’investiture le 24 janvier 2019, le Président Félix Antoine Tshisekedi a promis de faciliter la participation de la RDC à la lutte contre les changements climatiques. Dans cette optique, nous scrutons les enjeux de la crise de l’environnement en RDC. Et formuler, de recommandations idoines pour améliorer ce secteur en vue de répondre finalement aux attentes de la communauté nationale et internationale durant ce quinquennat.

CEO Council for a sustainable’s Future (CSF), Consultant en négociation internationale sur les changements climatiques et expert en gouvernance forestière à la Commission des ministres des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC/Cameroun).

Repartie en trois séquences, cette tribune offre dans la première phase les grandes idées et actions rapides dans le premier pilier du développement durable (environnement). Cependant, ce papier analyse dans sa première partie, la « crise de l’environnement » en RDC. La deuxième partie se focalise sur les opportunités et actions prioritaires dans le secteur de l’environnement. Avant de proposer, dans la dernière partie, de recommandations pour s’engager effectivement vers la mise en œuvre des objectifs de développement durable en RDC. Continuer la lecture de RDC: Félix Tshisekedi appelé à endiguer la crise de l’environnement (Tribune d’Alain-Parfait Ngulungu)

RDC : Les grands défis environnementaux qui attendent Félix Tshisekedi, « la gouvernance forestière»

Une lecture de Greenpeace Afrique par Serge Sabin Ngwato

Le nouveau président de la république démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a lors de son discours d’investiture relever son engagement à faire de la RDC un grand pays environnemental au regard de ses ressources naturelles et forestières incommensurables. Cependant, doter le pays de ce statut implique notablement de défis à relever, notamment celui de la gouvernance forestière. Serge Sabin Ngwato, chargé de campagnes forêt au sein Greenpeace Afrique en a saisi l’occasion pour évoquer quelques défis qui attendent le chef de l’Etat congolais.

Serge Sabin Ngwato, responsable de campagne forêts de Greenpeace Afrique.

« Le Président de la République devra doter  l’Administration d’une capacité institutionnelle pour faire le suivi sur le terrain, faire respecter la réglementation dans le secteur et faire un bon monitoring de toutes les activités de l’exploitation forestière ».

Défi n°1 : L’exploitation illégale des forêts

Pour ce cadre de Greenpeace Afrique, l’exploitation abusive et illégale des forêts congolaises reste un mal qui gangrène les ressources forestières du pays. Cette exploitation est soit liée au fait que c’est la forme qui pose problème, c’est-à-dire,  la manière d’obtenir les concessions forestières ; soit, c’est dans le fond que le problème se pose, ça veut dire, le non-respect de la règlementation liée à l’exploitation de la ressource forestière.

Lire aussi  RDC : Les grands défis environnementaux qui attendent Félix Tshisekedi, « l’Aménagement du Territoire »
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