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Environnement : Villes et territoires durables au cœur du prochain sommet France-Afrique

La ville de Bordeaux en France accueillera du 4 au 6 juin prochain, la vingt-huitième édition du sommet France-Afrique. Pour la première fois, cette rencontre entre la France et les pays Africains revêt un caractère innovant  du fait qu’elle sera dédiée à la ville et aux territoires durables, tout en associant les décideurs publics et privés.  Une annonce faite ce mercredi 12 février à Kinshasa par l’Ambassade de la France au cours d’une conférence de presse. Agriculture, transports, énergies, assainissement et accès à l’eau potable figurent parmi les matières qui seront au menu de ce grand rendez-vous.

«  Ce sommet présente un caractère novateur  par ce qu’à côté des chefs d’États qui vont se réunir, il y aura beaucoup d’acteurs privés et publics du secteur durable. Nous avons déjà tracé avec nos partenaires congolais des axes prioritaires à ce qu’on pourrait faire ensemble. Il y a des domaines où l’expertise française est reconnue au niveau internationale comme dans la gestion des déchets ou encore de mobilité durable », a expliqué François Pujolas,  Ambassadeur de la France en RDC.

Appelée à relever plusieurs défis relatifs à l’environnement comme la gestion  des déchets,  la mobilité durable, l’accès à l’énergie ou encore l’agriculture, la République démocratique du Congo estime que ce sommet arrive à  un moment crucial où le pays s’active à créer une agence de transition écologique.  La participation des acteurs congolais à cette rencontre permettra à ceux-ci d’échanger avec leurs collègues venus d’autres pays, et leur permettra ensuite d’engranger  des connaissances qui pourront les aider à concevoir des projets bancables. Continuer la lecture de Environnement : Villes et territoires durables au cœur du prochain sommet France-Afrique

Forêt : Le maire de Boma alerte sur l’intense activité de déforestation dans la Reserve de biosphère de Luki

La Réserve de Biosphère de Luki (RBL) dans le Kongo Central connaît une déforestation grandissante, depuis maintenant plus de trois ans. Cette déclaration a été faite par le Maire de la ville de Boma, Marie-José Niongo Nsuami, au cours d’une audience accordée à la délégation de WWF-RDC et CNCEIB (Coalition Nationale contre l’Exploitation Illégale du Bois), ce mardi 11 février 2020.

Marie-José Niongo, Maire de la ville de Boma.

Pour le maire de la ville, il faut que le gouvernement central s’implique dans la lutte contre cette déforestation qui a pris des allures très inquiétantes.  Elle a par ailleurs informé que cette descente aux enfers de la RBL a été accentuée par le retrait du territoire de Muanda sous la juridiction de la ville de Boma.

« Le territoire de Muanda était une composante de la ville de Boma au même titre que trois communes que nous avons sur place.  Il y’a de cela trois ans, nous étions très actifs dans les actions à prendre pour la protection de cette réserve. Aujourd’hui, le secteur de Boma Bungu dans le territoire de Muanda est à plus de 120 kilomètres des autorités territoriales, cela laisse la réserve à la merci des prédateurs », a-t-elle précisé. Continuer la lecture de Forêt : Le maire de Boma alerte sur l’intense activité de déforestation dans la Reserve de biosphère de Luki

Foncier : Mobilisation pour la protection des defenseurs des droits fonciers en RDC, cas de Jonathan Katembo Sikuli à vitshumbi

Cet article a été commandé par UEFA, et ne représente pas le point de vue d’Environews RDC.

 Mr KATEMBO SIKULI Jonathan est membre de la communauté Nande résidant à Vitshumbi , une des communautés riveraines du Parc de virunga dans le territoire de Rutshuru.  Pécheur et fils d’un pêcheur au lac Edouard convertit enanimateurs de terrains d’une organisation du Réseau CREF., afin d’amener les communautés locales à parler pour elles même de leur cause et comprendre les dangers sur leur écosystème. Les communautés locales revendiquent la protection de leurs moyens de subsistance et des activités sur le lac Edouard.

En 2018, le Réseau CREF  avait appris que le Gouvernement  congolais encouragerait  un projet  de désaffection  d’une partie des Parcs Nationaux des Virunga et de la Salonga  couvrant les blocs pétrolier IV, V et II, tous sites du Patrimoine Mondial de l’UNESCO et sites RAMSAR. Une pétition avait été lancée pour que le gouvernement congolais abandonne ce projet d’exploitation du pétrole aux impacts environnementaux très nuisibles pour le lac et les activités agricoles et qui entrainait un accaparement des terres des communautés Continuer la lecture de Foncier : Mobilisation pour la protection des defenseurs des droits fonciers en RDC, cas de Jonathan Katembo Sikuli à vitshumbi

FONCIER : MOBILISATION POUR LA PROTECTION DES DEFENSEURS DES DROITS FONCIERS EN RDC, CAS DE LÀ SPOLIATION DES TERRES DE MUKOWA

Cet article a été commandé par PIDP, et ne représente pas le point de vue d’Environews RDC.

Jules KIVURUGA LENGALENGA et KAPIMA SHINGANWA, sont membres de la communauté pygmée MUKOWA, du groupement de Bapfuna, dans le territoire de Masisi. Ils vivent comme la plupart des membres de leur communauté de l’élevage, l’agriculture et autres activités rurales. Pourtant ils ont décidé de se lever pour la défense des droits fonciers de leur communauté pygmées contre l’accaparement des terres.

Lors des conflits interethniques qui ont opposé les « HUNDE » et les « HUTU », en 1990 les peuples autochtones pygmées avaient fui. Durant leur absence, des autorités politiques et des Officiers Militaires du RCD-Goma, ont accordé des prétendus contrats d’emphytéose sur des terres coutumières.

La communauté de MUKOWA est victime de spoliation de ses terres par des fermiers ayant sans aucune forme de contrat des concessions de plus de 100 hectares pour l’élevage de vaches. Les pygmées ont subi l’exploitation illégale de leurs terres, interdiction d’exploiter leur terre par le spoliateur en complicité avec certains services de sécurité sur place. Mais également diverses menaces : arrestations arbitraires par les éléments de la Police Nationale Congolaise, des coups et blessures, des déplacements forcés. Continuer la lecture de FONCIER : MOBILISATION POUR LA PROTECTION DES DEFENSEURS DES DROITS FONCIERS EN RDC, CAS DE LÀ SPOLIATION DES TERRES DE MUKOWA

Foncier : Une expo photos pour mettre en lumière le travail des défenseurs des droits fonciers et environnementaux

L’ONG CODELT a organisé une exposition photos dédiée au travail des défenseurs des droits fonciers et environnementaux. Cette activité a été organisée à Kinshasa, ce samedi 08 février. Des photos détaillant les actions de terrain menées par les défenseurs pour l’intérêt de leurs communautés locales ont été présentée au grand public.  

Signature de la plaquette pour s’engager contre la criminalisation des défenseurs des droits fonciers et environnementaux, lors de l’Expo photos.

« Les communautés locales sont actuellement victimes des accaparements des terres et des impacts environnementaux. Pour ceux qui se sont décidés de se lever pour porter à haute voix dans cette lutte se sont retrouvés criminalisés. Certains ont été conduits aux cachots, d’autres se retrouvent gravement blessés dans des hôpitaux et, le pire, d’autres encore ont été tués », a rapporté Moïse Mbaya, membre de CODELT.

Au cours de cette expo, les différents cas mis en lumière ont suscité l’engagement de certains acteurs étatiques, non étatique, et les membres de la société civile invités pour la circonstance. Continuer la lecture de Foncier : Une expo photos pour mettre en lumière le travail des défenseurs des droits fonciers et environnementaux

Foncier : Hôtel Béatrice accueille une expo photos contre la criminalisation des défenseurs des droits fonciers et environnementaux

La mobilisation contre la criminalisation des défenseurs des droits fonciers ne cesse de prendre de l’ampleur à Kinshasa. Après la matinée de réflexion organisée récemment, une exposition photo sera organisée ce samedi, 08 février au parking de l’Hôtel Béatrice, non loin de la place de la Gare.

Pour l’ONG CODELT (Conseil pour la Défense Environnementale par la Légalité et la Traçabilité), organisatrice de cette activité, il est temps de mettre sur la place publique les menaces et autres intimidations que subissent les défenseurs des droits fonciers et environnementaux, pour avoir défendu les intérêts de leurs communautés.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du Plan d’action de la Stratégie nationale d’Engagement de la RDC (SNE ILC). L’expo photo devra mettre en lumière les différents cas documentés jusque là comme des personnes ayant connu des menaces pour avoir défendu leurs terres, et, ou les intérêts de leurs congénères.

Notons par ailleurs que ce mouvement mondial de mobilisation contre la criminalisation des défenseurs des droits fonciers et environnementaux est parti depuis 2017 de suite des bavures remarquées en Amérique latine, afin d’attirer l’attention de la communauté internationale sur les risques qui pesaient sur ces acteurs présentés comme des témoins gênants.

Alfred NTUMBA

Foncier : Mobilisation pour la protection des défenseurs des droits fonciers en RDC, cas d’Etienne Bosulu, Parajuriste à Penzele

Cet article a été commandé par ENRD, et ne représente pas le point de vue d’Environews RDC.

Etienne BOSULU est un autochtone qui vit dans la communauté de Penzele, territoire de Bikoro dans la province de l’Equateur. Il est marié et père de famille. Etienne est un para juriste communautaire depuis 2016. Il a été formé aux notions fondamentales de droit et de ses procédures. Il possède la motivation, les attitudes et les compétences nécessaires pour aider sa communauté à la promotion et à la protection de ses droits. Etienne est parmi l’un des plus actifs du réseau de 60 para juriste mis en place à depuis 2010 par ERND.

Le travail de Etienne est de permettre aux autochtones de sa communauté de comprendre les droits sociaux économiques rattachés à leurs terres. Il accompagne aussi le plaidoyer qui se fait pour le respect de ces droits surtout le droit d’accès à la terre.

Dans les territoires de INGENDE et BIKORO, les peuples autochtones sont victimes de beaucoup d’abus spécifiquement sur leurs droits fonciers. Pourtant sans accès libre à la terre, la survie de ce peuple est en danger puisqu’il dépend fortement de ces terres pour tous les besoins du quotidien. Notamment les savoirs traditionnels autochtones et la pharmacopée. Les para juristes tel qu’Etienne encadrent les peuples autochtones pour qu’ils puissent défendre et protéger les terres sur lesquelles ils puisent les ressources et leurs savoirs. Il fournit des conseils aux autres autochtones sur la sécurisation de leurs droits. Il effectue aussi des investigations sur les cas de violation des droits des peuples autochtones et collectes les informations, déclarations et preuves pertinentes. Continuer la lecture de Foncier : Mobilisation pour la protection des défenseurs des droits fonciers en RDC, cas d’Etienne Bosulu, Parajuriste à Penzele

Environnement : Claude Nyamugabo veut une gouvernance axée sur les résultats

Comme il se l’était fixé comme objectif en début d’année, Me Claude Nyamugabo Bazibuhe, Ministre de l’Environnement et développement durable de la République Démocratique du Congo met une fois de plus le pied à l’accélérateur pour que son secteur, transversal et du reste un service d’assiette pour le trésor atteigne et même dépasse ses assignations au Budget de l’Etat pour l’exercice 2020.

Claude Nyamugabo, ministre congolais de l’environnement et Développement durable.

C’est la quintessence du message adressé par le Ministre aux Coordonateurs provinciaux de l’environnement en séjour dans la capitale congolaise à l’invitation de l’autorité de tutelle afin de recevoir le fil conducteur qui devrait désormais guider leur travail au quotidien.

Somme toutes, ils ont été appelé à signer un acte d’engagement au terme duquel ils acceptent de respecter scrupuleusement le règlement d’administration, le code de bonne conduite et statut des agents de carrière de l’Etat, de maximiser les recettes et de lutter contre la corruption sous toutes ses formes. Continuer la lecture de Environnement : Claude Nyamugabo veut une gouvernance axée sur les résultats

Foncier : En RDC, un leader pygmée emprisonné pour avoir défendu les droits de sa communauté

Cet article a été commandé, et ne représente nullement le point de vue d’ENVIRONEWS RDC.

En République Démocratique du Congo, les communautés pygmées autochtones ont été déplacées de leurs terres au nom de la « conservation » et un leader de la communauté a été emprisonné pour avoir défendu leurs droits. Kasole Kalimbiro est l’un des leaders des communautés autochtones pygmées vivant près de Kalonge, dans l’est de la RDC. Les communautés autochtones de la RDC sont des peuples forestiers qui ont géré, conservé, et vécu sur ces terres depuis des générations, elles font face à des pressions croissantes exercées par le secteur de la conservation. L’expansion progressive du Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB) a provoqué l’expulsion des communautés vivant dans cette zone. Elles ont été victimes de persécution, d’arrestations arbitraires et de violences flagrantes de la part des autorités du PNKB et de l’Etat. Défenseur des droits de sa communauté, Kasole Kalimbiro exige depuis longtemps la fin de la persécution et des actes de violence contre les peuples autochtones pygmées.

Sans terre et confrontés à l’insécurité et à l’exploitation, en octobre 2018, environ 200 familles, y compris Kasole, sont revenues sur leurs terres coutumières dans les limites du parc, autour de Kalonge. Pourtant, alors que ces communautés vivaient sur ces terres depuis des générations et ont actuellement présenté leurs droits devant la Cour africaine des droits de l’homme, les « éco-gardes » du parc ont réagi violemment, incendiant des logements communautaires et commettant des actes de violence, comme l’assassinat d’un membre de la communauté plus tôt cette année et même avant. En 2017, des éco-gardes ont tiré sur un jeune garçon pygmé (Christian Mbone Nakulire) et son père (Munganga Nakulire) dans le parc national de Kahuzi-Biega alors qu’ils collectaient des plantes médicinales dans la forêt, sur leurs terres ancestrales. Le père s’est échappé, grièvement blessé, mais son fils a été tué. Continuer la lecture de Foncier : En RDC, un leader pygmée emprisonné pour avoir défendu les droits de sa communauté

Climat : Une grande réunion du Fonds Vert Climat se tiendra cette année à Brazzaville

Le Fonds Vert pour Climat tiendra sa grande réunion sur le sol africain. Brazzaville a été choisie par cette institution fiduciaire des Nations unies pour abriter les travaux. L’annonce a été faite par le directeur exécutif du FVC, Yannick Glemarec, lors de sa visite officielle au Congo, ce lundi 03 février.

Cérémonie d’ouverture de la conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des Finances à Brazzaville ( Photos-Alfred NTUMBA/Environews)

En sa qualité du président de la Commission Climat du Bassin du Congo, le président de la République du Congo, Dénis Sassou Ngweso a échangé avec Yannick Glemarec sur la vision de cette commission et l’urgence de protéger la forêt du bassin du Congo qui constituent l’un des pôles de la survie de l’humanité.

« La forêt du bassin du Congo est l’un de grands poumons de la terre. Nous allons organiser cette année, un atelier de dialogue sectoriel à Brazzaville, qui va réunir tous les pays de la sous-région pour identifier des projets prioritaires qui pourront être soumis au Fonds vert pour le Climat », a déclaré Monsieur Glemarec.

Par ailleurs, le directeur exécutif du Fonds vert pour le Climat s’est félicité de l’existence du Fonds bleu, mécanisme mis en place par la commission Climat du Bassin du Congo, pour soutenir le développement des communautés dont la survie dépend de l’eau et de la forêt.

« La beauté des fonds est que les fonds peuvent se grouper pour financer les activités conjointes. On pourrait parfaitement imaginer que le Fonds Vert, le Fonds Bleu, et d’autres fonds joignent leurs forces pour préserver les tourbières de la forêt du Congo », a-t-il précisé.

Notons par ailleurs que le Fonds vert pour le Climat a été créé en 2010. Il est un mécanisme financier des Nations unies rattaché à la Convention cadre des nations unies sur le changement climatique pour financer les projets de lutte contre les effets néfastes de changements climatiques par l’adaptation et la résilience.

Alfred NTUMBA