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Hydrocarbures : Ngoi Mukena trompe le Premier Ministre en lui faisant signer un arrêté qui enfreint la loi

L’irréparable est enfin arrivé ! Le Ministre des hydrocarbures Aimé Ngoi Mukena Lusa-Diese vient de faire signer au Premier Ministre Bruno Tshibala, un arrêté controversé attribuant définitivement le marché d’exploitation du gaz méthane du Lac Kivu à l’entreprise tunisienne Enginnering Procurement & Project Management (EPPM).

Ministre des hydrocarbures, Aimé Ngoi Mukena (Photo, droit tierce)

Selon des sources proches de la primature, le Ministre des hydrocarbures aurait utilisé des voies détournées pour faire signer au premier ministre ce document important, tout en lui cachant la vérité sur le conflit qui l’oppose à l’entreprise Kivu Lake Energy Corporation (Klec). L’arrêté pris par le premier ministre, piétine sur l’ordonnance de la Cour Suprême de justice, siégeant en premier et dernier ressort sur ce dossier.

Un ministre au-dessus de la mêlée

Jusque-là, le Ministre des hydrocarbures a toujours brillé par un comportement de « hors la loi ». Usant de ses fonctions et son rang social, Ngoi Mukena n’a jamais considéré une décision de la justice congolaise qui va à l’encontre de sa volonté, surtout en ce qui concerne ce dossier d’attribution de marché pour l’exploitation du gaz méthane du lac Kivu.

Comme il a toujours déclaré, « Je ferai ce que je veux de ce dossier !», l’autorité contractante n’a pas dérogé à ses règles.
Après avoir boycotté les décisions de l’Autorité de régulation de marchés publics (ARMP) en 2016, Ngoi Mukena, vient d’outrer-passer l’ordonnance de la haute cour de justice. Cette ordonnance rendue publique le 27 juillet dernier, suspend la décision n°001/PPP/M.GAZ.ELEC/CGPMP/MIN-HYDRO/2017 du 02 juin 2017, portant attribution provisoire du marché relatif au recrutement d’une société pour l’exploitation du gaz méthane du Lac Kivu en vue de la production de l’électricité au consortium EPPM, jusqu’à la déclaration définitive sur la requête en annulation.

Malgré le rappel à l’ordre adressé au Ministre par le premier Président de la Cour Suprême, Kitoko Kimpele Jérôme, lui enjoignant à la réévaluation les propositions financières de deux entreprises en lice et au respect scrupuleux de l’ordonnance de la Cour Suprême de Justice siégeant en premier et dernier ressort sur cette matière, le Ministre des hydrocarbures s’est servi de la décision abrogée par cette Cour, pour le faire prévaloir comme légale.

Cette attitude indigne d’un homme d’Etat, laisse entrevoir à quel niveau la loi du plus fort domine sur celle du droit.

KLEC ne désarme pas

Du côté de l’entreprise congolaise Kivu Lake Energy Corporation, l’on ne s’avoue pas vaincu, du moins par le fait que l’entreprise l’avait emporté lors de différentes évaluations relatives au recrutement.

L’entreprise entend saisir de nouveau la haute cours de justice dont la décision a été bafouée par le tout puissant Mukena.
Pour l’avocat Conseil de cette entreprise, le Ministre des hydrocarbures agit au mépris total de la loi. « La fraude est patente. Il est inconcevable que le Ministre des hydrocarbures, ait de préférence pour une entreprise étrangère dont l’offre est exorbitante, au détriment d’une société congolaise qui offre mieux, et dont la technologie est approuvée pour l’exploitation de ce gaz », s’est – il indigné.
Au regard du comportement qu’affiche le Ministre des hydrocarbures, il y’a lieu de se poser autant de questions. Et de s’interroger sur « Pourquoi un entêtement pareil ? », certes, une question qui ne trouve de réponse qu’auprès de lui-même. Espérons que le Conseiller du Président de la République, Luzolo Bambi, pourrait se saisir de ce dossier pour que triomphe la loi et non les intérêts personnels du Ministre Mukeba.

En attendant, vive la république de protégés. Dossier à suivre…

 

Alfred NTUMBA

Phénomène naturel : une éclipse solaire traverse les Etats-Unis après 99 ans

C’est un évènement inouï auquel tous les américains ont tenu à le vivre. Pour la première fois en 99 ans, une éclipse solaire totale à traverser les Etats-Unis, plongeant dans l’ombre une diagonale allant du nord-ouest au sud-est du pays.

Pour ne pas rater cette première éclipse solaire au-dessus des Etats-Unis au 21 ème siècle et la première sur un territoire américain depuis celle de 1991, des millions de touristes et d’astronomes amateurs ont pris d’assaut les villes où l’on pouvait pleinement observer la lune cacher la lumière du soleil et l’obscurité tomber brusquement pendant quelques dizaines de secondes.

Commencé lundi à 10h16 dans l’Oregon quand le disque solaire a commencé à être caché par la lune, elle s’est achevée en Caroline du Sud une heure et demie plus tard. Entre temps, elle a été observée depuis une petite bande de territoire de 113 kilomètres de large, balayant le pays de l’oncle SAM d’ouest en Est.

Au moins 12 millions de personnes vivant sur cette bande au large dans 14 Etats américains, étaient témoins de ce phénomène inédit.

Des millions d’autres personnes ont assisté à une éclipse partielle, selon la société américaine d’astronomie.

Cette éclipse solaire a également été visible en France. Les habitants des Antilles, de Guyane et de Saint-Pierre-et-Miquelon ont pu l’apercevoir de façon partielle. C’est à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) qu’elle a été le plus visible avec une obscuration de 80 %.

                          Thierry-Paul KALONJI

Biodiversité : Pour protéger les manchots, le Chili rejette un projet minier de 2,5 milliards de dollars

La date du 21 août pourrait être inscrite dans les annales de la bataille pour la protection de l’environnement au Chili. Un comité ministériel a rejeté un projet minier et portuaire dans la région de Coquimbo, située dans le centre nord ; estimant qu’il ne garantissait pas la sécurité d’une réserve nationale hébergeant 80% des manchots de Humboldt.

Les manchots d’humboldt en Chili. (Photo droit tierce)

Fortement critiqué par les défenseurs de l’environnement, ce projet ambitieux aurait signé l’arrêt de mort de cette région du Chili connue pour sa biodiversité.

«  Il y avait des mesures de compensation insuffisantes, dans le sens où il ne garantissait pas de prendre soin des espèces pour lesquelles nous sommes inquiets. Comme les manchots de Humboldt», a estimé Marcelo Mena, Ministre de l’environnement Chilien.

Le projet Dominga inclut la construction d’un port et l’installation de mines à ciel ouvert, pour atteindre une production annuelle de 12 millions de tonnes de fer et 150 000 tonnes de concentré de cuivre.
Le ministère de l’environnement de ce pays s’est dit ne pas être contre le développement économique, ni contre les projets nécessaires à la croissance du pays, mais ceux-ci doivent répondre de manière adéquate des impacts qu’ils peuvent engendrer.

Après ce rejet par le comité ministériel composé des titulaires des portefeuilles de l’environnement, de l’agriculture , de l’économie, de la santé, de l’énergie et des mines, l’entreprise porteuse de ce projet peut encore saisir le tribunal environnemental. En cas de nouveau refus, il lui restera un ultime recours, devant la cour suprême.

Créée en 1990, la réserve nationale des manchots de Humboldt s’étend sur trois îles situées entre les régions d’Atacama et Coquimbo, afin de protéger l’écosystème unique de cette zone et ces manchots en danger d’extinction.Mesurant jusqu’à 70 centimètres de hauteur, les manchots de Humboldt se distingue de celui de Magallanes par son unique bande noire sur le haut de la poitrine.

 

Thierry-Paul KALONJI

Biodiversité : 500 kilos de cornes de rhinocéros seront vendus aux enchères en Afrique du Sud

Une vente aux enchères de cornes de rhinocéros sera organisée cette semaine en Afrique du Sud. La décision controversée a été prise par la justice de ce pays, malgré l’interdiction du commerce international des cornes de rhinocéros. 


Les autorités sud-africaines ont tout fait pour bloquer cette vente en ligne prévue de lundi à jeudi, alors que ces pachydermes sont victimes d’un braconnage à grande échelle.

Pretoria refusait de remettre le permis de vente à John Hume , l’organisateur de ces enchères. Mais ce plus gros éleveur de rhinocéros au monde, a saisi en urgence la haute cour de Pretoria qui lui a donné raison ce dimanche. C’est aujourd’hui que l’équipe de John Hume doit récupérer le précieux document.

« Nous sommes contents. Nous espérons que le gouvernement a compris qu’il ne pouvait pas être injuste à notre égard », a commenté l’avocat de John Hume.

En somme, cinq cents kilos de cornes de rhinocéros doivent être proposés aux enchères. Ces cornes proviennent des quelques 1 .500 animaux que cet éleveur possède dans sa ferme en Afrique du sud. Elles ont été découpées sans blesser les pachydermes, qui ont été anesthésiés pour cette procédure qui dure 15 minutes.

C’est grâce à un récent changement dans la législation de la nation arc -en- ciel que ces enchères sont possibles. En avril, après une longue bataille judiciaire, John Hume a obtenu la levée du moratoire sur le commerce intérieur de la corne de rhinocéros, en vigueur depuis 2009.

Mais le commerce international quant à lui reste interdit. La corne de ces grands mammifères est composée de la kératine. Une substance très prisée en Asie, où la médecine traditionnelle lui attribue plusieurs vertus thérapeutiques, non prouvées scientifiquement.

Cette forte demande asiatique signe l’arrêt de mort d’environ un millier de rhinocéros chaque année en Afrique du Sud, pays qui abrite 80 % de la population mondiale de rhinocéros.

Bien que John Hume prétende répondre à la demande avec la corne prélevée de façon indolore sur ces animaux, ces détracteurs l’accusent d’exacerber le braconnage et alimenter le marché noir.
Thierry-Paul KALONJI

Energie renouvelable : Une entreprise produit de l’électricité avec de la bouse de vache en Afrique du Sud

Produire de l’électricité avec de la bouse de vache, c’est le défi que s’est lancé Sean Thomas, un jeune ingénieur britannique CEO de Bio2watt, entreprise basée en Afrique du sud qui crée de l’énergie à base de déchets, a rapporté le monde.fr


Créée en 2007 par Sean Thomas, cette entreprise a pour but de collecter les déchets et les transformer en énergie. Ceci pour apporter un coup de pouce au pays de Mandela qui connaît depuis un temps une crise énergétique et les infrastructures vieillissantes ne semblent pas aider.

Bien que cette énergie soit onéreuse que celle disponible sur le marché, elle est 100% respectueuse de l’environnement.
Grâce à sa production, bio2watt arrive à fournir de l’électricité aux producteurs agricoles des environs qui avaient du mal à se développer à cause des problèmes d’accessibilité à l’électricité.
30 % de cette énergie verte est vendue à BMW, géant de l’automobile qui selon sa politique environnementale fait fonctionner l’ensemble de ses usines grâce aux énergies vertes.

Chaque jour, ce sont 120 tonnes de bouses de vache qui arrivent dans l’usine de Bio2watt. La bouse est ensuite mélangée à toute sorte de déchets tels que du papier, des restes d’abattoirs ou de de fruits. Le mélange est ensuite mixé à l’intérieur d’un fût avec d’autres déchets liquides ainsi qu’une bactérie qui transforme le mélange en méthane, énergie renouvelable.

Une initiative saluée par tous les amoureux de l’environnement qui voient en ce projet un moyen efficace de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique qui continue d’engager le pronostic vital de la terre, à en croire le dernier rapport sur le climat qui qualifie le mois de juillet 2017, le plus chaud jamais enregistré.

Un recours massif à cette technique permet non seulement de produire de l’électricité, mais aussi d’assainir nos milieux de vie. D’autant plus que l’assainissement demeure un véritable problème dans plusieurs pays à l’instar de la RDC, où très bientôt un projet similaire verra le jour.

Dénommé waste wise, ce projet conçu par Eunice Marina HAMISI une jeune Lushoise, consiste à produire du carburant avec des plastiques. Un moyen efficace de de valoriser tous ces déchets plastiques qui offrent un décor répugnant dans plusieurs villes du pays.
Thierry-Paul KALONJI

Conservation : Un célèbre défenseur des éléphants abattu en Tanzanie

Un célèbre défenseur sud-africain de l’environnement, qui s’était consacré à la lutte contre le braconnage des éléphants en Tanzanie, a été tué par balles par des inconnus à Dar es Salaam, a annoncé jeudi soir sa fondation. Wayne Lotter, co-fondateur de la branche tanzanienne de la fondation de protection de la nature PAMS (Protected Area Management Solutions), a été tué dans la nuit de mercredi à jeudi à Masaki, un quartier huppé de Dar es Salaam, la capitale économique de la Tanzanie, a annoncé PAMS dans un communiqué.

Les motivations des auteurs sont inconnues.

« Wayne avait consacré sa vie à la faune sauvage africaine, travaillant d’abord, alors qu’il était encore jeune homme, comme ranger dans son Afrique du Sud natale, puis en étant à l’avant-garde de la lutte contre le braconnage en Tanzanie », écrit la fondation dans son communiqué, assurant que la police tanzanienne a ouvert une enquête.

La Tanzanie, l’un des pays qui comptent la plus importante population d’éléphants sur le continent africain, est aussi l’un des plus touchés par le braconnage.

Un recensement récent notait que la population de pachydermes y a diminué de 60% entre 2009 et 2014. La fondation PAMS estime toutefois qu’une « réduction considérable » du braconnage a été constatée depuis 2014, notamment grâce aux efforts d’une unité tanzanienne d’élite spécialisée dans les crimes « graves » nationaux et internationaux (NTSCIU), dont le braconnage.

La fondation PAMS aide au financement de cette unité, qui a arrêté près de 900 braconniers ces dernières années, dont la Chinoise Yang Fenlan, surnommée la « reine de l’ivoire », actuellement jugée pour le trafic illégal de 706 défenses d’éléphants entre 2000 et 2014.

En mars, le plus célèbre trafiquant d’ivoire tanzanien, Boniface Matthew Maliango, surnommé « le Diable », a été condamné à 12 ans de prison après son arrestation par la NTSCIU.​

Avec la Libre. Afrique

Economie verte : Des trésors dans nos poubelles, une expo-vente de Congo green citizen

Avec ses dix millions d’habitants, la ville de Kinshasa produit chaque jour plus de sept mille tonnes de déchets. Ces détritus, doivent non seulement être triés mais surtout être valorisés. C’est en tout cas ce que l’ONG CONGO GREEN CITIZEN veut mettre en avant à travers l’exposition-vente : « Des trésors dans nos poubelles » qu’elle organise, ce samedi 19 aout 2017 au sein de la concession MSF de Kinshasa.

«Le regard que notre société porte sur les déchets doit changer », nous confie Fédorah Bikay, chargée de projet au sein de l’ONG environnementale Congo Green Citizen. Voilà pourquoi, ajoute-elle, nous avons voulu initier cette activité pour promouvoir des habitudes saines et montrer que c’est possible de faire de belles choses à partir de nos déchets.

Divers articles seront exposés au cours de cette journée : boucles d’oreilles, tableaux, porte-stylo, sous-plat. Cette journée ne sera pas uniquement une rencontre entre vendeurs et acheteurs : les participants en apprendront un peu plus sur le processus de fabrication des différents objets et les exposants gagneront en visibilité.

« Tous nos produits proviennent du recyclage. Ils sont le fruit du travail de l’atelier Elikya, structure spécialisée dans la valorisation de déchet et la vente des articles de décoration, d’habillement et d’autres objets issus de la récupération ».

En proposant des articles à des prix promotionnels et accessibles, « Des trésors dans nos poubelles » espère élargir et diversifier la clientèle de l’atelier Elikya.

« Il faut briser ce mythe qui pousse beaucoup à croire que seuls les expatriés s’intéressent à l’art. Les congolais aussi aiment l’art et quand cet art allie à la fois le beau, l’utile et le bon pour l’environnement, nous, Congo Green Citizen, ne pouvons qu’encourager et promouvoir ».

Cette activité est la première d’une série que Congo Green Citizen compte organiser. Elles mettront en lumière les initiatives merveilleuses et magnifiques qui se font dans notre pays et qui, petit à petit amènent au changement environnemental au sein de notre société.

Rendez-vous pris pour ce samedi 19 aout 2017, de 10 h à 16 h dans la Concession MSF, 10 avenue Massamba, Quartier Basoko, Commune de Ngaliema.

 

Prince Djungu

Energie : EL-BECHIR, «  le barrage sur le Nil n’affectera pas les parts de l’Egypte »

Viscéralement contesté par l’Egypte de crainte que ses parts soient affectées, le projet de construction du barrage hydroélectrique sur le Nil n’affectera pas cette courte cours d’eau qui constitue 90% des eaux Egyptiennes, a assuré le président Soudanais Omar El-BECHIR.

Omar El – Béchir, le Président soudanais (photo, droit tierce)

C’est depuis 2012 que les travaux de construction de ce grand barrage ont démarré pour être achevés en 2017. 60 % des travaux étant accomplis à ce jour, il est impossible que cet ouvrage sur lequel repose l’espoir du Soudan soit inauguré comme souhaité par les autorités.

Entre temps, l’Egypte continue à voir d’un mauvais œil l’achèvement et l’inauguration de ce barrage qui selon lui, risque de porter un sérieux revers au débit de ce fleuve qui constitue sa principale source d’approvisionnement. Le pays du Pharaon insiste donc sur ses droits historiques sur le fleuve, garantis par des traités datant de 1929 et 1959. Ceux-ci accordent près de 87% du débit du fleuve à l’Egypte et au soudan.

Le Nil bleu, qui prend sa source en Ethiopie, rejoint le Nil blanc à Khartoum pour former le Nil qui traverse le soudan et l’Egypte avant de se jeter dans la mer méditerranée.

Refusant toute intention de politiser cette affaire, le premier Soudanais a tenu à souligner que ce différend entre les deux pays n’était qu’une question technique.

Une fois terminé, le barrage doit créer un lac-réservoir de plus de 200 km de long. Un remplissage étalé sur plusieurs années doit permettre de limiter les pertes en eaux pour l’Egypte et le soudan.

Considéré comme le plus grand d’Afrique, ce barrage d’une capacité de 6.000 mégawatts, soit l’équivalent de six réacteurs nucléaires, doit rendre l’Ethiopie auto-suffisante sur le plan énergétique et lui permettre d’exporter de l’électricité vers les pays de la région.

Le président El-Béchir a indiqué que le soudan avait au départ des inquiétudes concernant la sécurité du barrage. Mais l’Ethiopie a fait des changements à la structure du barrage, à présent nous sommes satisfaits.
Thierry-Paul KALONJI

Pollution : un premier pas timide contre le mercure, poison du système nerveux central

Peu connu du grand public, le traité de minamata sur le mercure devrait entrer en vigueur le 18 août, après huit ans des négociations internationales lancées par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, écrit le monde.fr.

Signé par 128 Etats, l’objectif de ce texte est de protéger la santé humaine et l’environnement contre les émissions et rejets anthropiques de mercure et de composés du mercure.

En mai dernier, le texte a franchi le cap des 50 ratifications ouvrant ainsi la voie à sa mise en application.

D’après ce traité international, le mercure a des impacts importants au niveau mondial, justifiant une intervention internationale visant à réduire les risques qu’il présente pour la santé humaine et l’environnement. la mesure-phare est la disparition programmée des mines de mercure dans les quinze ans suivant la ratification du texte.

Les Etats signataires s’engagent aussi à trouver des moyens de réduire le rejet de ce métal lourd dans l’environnement, à encadrer son commerce et les productions industrielles l’impliquant dans leurs procédés, à favoriser son stockage de façon écologiquement rationnelle, et dépolluer les sites contaminés.

Car le mercure est hautement toxique, notamment pour le système nerveux central. de plus, une fois mis en circulation dans l’environnement, il ne se dégrade pas : au contraire ; il se stocke et s’accumule dans la chaîne alimentaire où il est omniprésent dans certains produits de la mer en particulier comme dans le thon, l’espadon, etc.

Par ailleurs, les deux principales activités humaines responsables de l’émission de mercure dans l’environnement sont l’exploitation de mines d’or et la combustion du charbon, qui en diffuse de grandes quantités.

Les populations les plus soumises à ses effets dans le monde sont les communautés autochtones des régions arctiques, notamment en raison de leur régime alimentaire traditionnel.

Des nombreuses études montrent que l’exposition même faible d’une femme enceinte au mercure induit une baisse des facultés intellectuelles et cognitives de l’enfant à naître, ainsi qu’une susceptibilité accrue à une variété de pathologies touchant le système digestif, l’immunité, etc.

Thierry-Paul KALONJI

Climat : Juillet 2017, le mois le plus chaud que la terre ait connu depuis 137 ans

Juillet 2017 est désormais connu pour ses pics des chaleurs, comme le mois le plus chaud que la planète terre ait connue, depuis plus de 135 ans. C’est ce qu’a révélé un rapport de la NASA, publié ce mercredi 15 août. De ce fait, le mois de juillet 2017, rejoint celui de juillet 2016 en tête des mois les plus chauds jamais enregistrés sur Terre.


« Cette hausse de température n’a cependant, pas été influencée par de phénomène naturelle come El Nino, qui augmente les températures moyennes à la surface du globe », précise ce rapport.

Selon ce rapport, le mois de juillet dernier a été le plus chaud d’environ 0,83 degré Celsius comparé aux mois de juillet sur la période allant de 1951 à 1980. Seul juillet 2016 a montré une température moyenne aussi élevée (+0,82 degré Celsius sur la même période), et tous les autres mois de juillet étaient au moins un dixième de degré plus frais.

Si en Afrique, les effets d’augmentation des températures au cours ce mois de juillet n’ont pas étés perçus, cependant, ils l’ont été en Amérique, Asie et Europe.
Cette année n’a pas été une exception avec des incendies qui ont brûlé un demi-million d’hectares en Colombie-Britannique, au Canada, et d’autres qui se sont déclenchés au milieu de vagues de chaleur, en Espagne, en Italie et d’autres parties du sud de l’Europe. Une grosse vague de chaleur prolongée a été si terrible qu’elle a été surnommé “Lucifer”. L’Espagne, la France, la Serbie, la Roumanie et la Croatie ont particulièrement été touchées.

 

Alfred NTUMBA