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Opportunité : APPEL A PROJETS , soutien à la société civile en République démocratique du Congo

Le Natural Resource Governance Institute (NRGI) est une organisation sans but lucratif qui promeut une gestion responsable des ressources minérales, pétrolières et gazières pour le bien public.

Travaillant dans 12 pays prioritaires, y compris la République démocratique du Congo (RDC), NRGI poursuit cet objectif à travers la recherche, le plaidoyer, le renforcement des capacités et l’appui technique aux gouvernements et à la société civile.

NRGI lance un appel à projets pour soutenir l’engagement de la Société civile dans la mise en œuvre de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) en RDC, les reformes légale en cours dans les secteurs des Mines et Hydrocarbures et l’utilisation des données. L’appel est destiné aux organisations de la société civile (OSC).

Les organisations intéressées sont invitées à soumettre une note conceptuelle ne dépassant pas 5 pages. NRGI contactera les organisations dont les notes conceptuelles auront été retenues pour soumettre une proposition complète, suivant un formulaire qui leur sera transmis.

Les OSC sont invitées à soumettre des propositions novatrices, intégrant l’appui à la mise en œuvre de la nouvelle Norme ITIE, l’appui aux reformes légales ainsi que le suivi des obligations légales. Plus spécifiquement, les idées de projet orientées vers les thématiques ci-dessous retiendront une attention particulière :

 Propriété réelle /registre de licence

 Gouvernance des entreprises paraétatiques

 Revenus infranationaux

 Analyse des contrats et utilisation des informations contenues dans les contrats

 Suivi des obligations légales/contractuelles1.

Le montant maximum par projet ne devrait pas dépasser 20. 000 $ US. Cet appel s’inscrit dans le cadre de l’appui à l’utilisation des données ITIE pour le débat public, le plaidoyer et l’appui aux réformes dans le secteur extractif ; le renforcement de capacités de la société civil et des journalistes sur les nouvelles thématiques susmentionnées, et à appuyer la participation effective et efficace de la société civile à la mise en œuvre l’ITIE.

La note conceptuelle devra inclure des informations contextuelles sur la thématique retenue, l’état des lieux de la problématique, les actions menées par l’Etat en lien avec la problématique, les défis persistants, l’expérience de l’organisation dans le domaine extractif de manière générale et singulièrement sur la thématique choisie, les actions proposées dans le projet actuel, la contribution du projet, les initiatives entreprises par d’autres organisations et institutions sur la même thématique, les grandes lignes de budget. Date limite de soumission des notes conceptuelles : 12 Avril 2017, à l’adresse : jpokenda@resourcegovernance.org

Plus d’infos consultez http://www.resourcegovernance.org

 

Climat : 2016 l’année la plus chaude « la planète entre en territoire inconnu »

Toutes les institutions échues à l’observation du climat l’avaient déjà affirmé en mettant en avant
leurs propres chiffres en ordre dispersé. La confirmation de ces données vient d’être faite par
l’organisation météorologique mondiale OMM. Selon le bilan climatique annuel établi par cette
institution Onusienne ; l’année 2016 a bien été celle de tous les records, a rapporté le journal Le
monde.

Ce rapport climatique révèle que le réchauffement climatique en cours a affecté tous les compartiments
du système climatique. De la hausse du mercure à l’élévation des océans, en passant par la chute rapide
de banquise.

L’indicateur le plus frappant reste celui relatif à la température moyenne de la planète. Celle-ci a été
supérieure de 1,1 °C à la moyenne de l’époque préindustrielle, battant ainsi le record établi par l’année
2015 qui était de 1,04°C.

Les révélations que livre ce rapport de l’OMM souligne que record de réchauffement battu par l’année
2016 engage la planète sur la trajectoire d’un territoire inconnu. Dans certaines régions de l’arctique, la
température annuelle a excédé de plus de 3 °C la moyenne.

En 2016 ; des canicules extrêmes ont frappé l’Afrique australe, l’Afrique du Nord et l’Asie. Plus de 42 °C
ont été relevés en janvier à Pretoria, 51 °C ont été atteints à Phalodi (Inde) en mai. Le record absolu a
quant à lui été atteint en juillet à Mitribat en Koweit avec 54°C. L’Iran et l’Irak ont aussi vu le mercure
atteindre 53 °C.

A lire ce rapport, comme de nombreux autres, il est évident que la perspective de stabiliser le
réchauffement en dessous de 1 ,5 °C s’éloigne, a déclaré le climatologue Michael Mann, directeur du
Earth system science center de l’université de Pennsylvanie, cité par Le monde.fr. « Nous avons déjà réchauffé l’atmosphère de plus de 1°C, et 0,5°C de plus pourrait être déjà dans le
tuyaux. Au moment où nous sommes, nous devons probablement concentrer nos efforts sur une
stabilisation en dessous de 2°C. C’est toujours possible et laisser dériver le réchauffement au-delà aura
probablement des conséquences catastrophiques et potentiellement irréversible », a-t-il rappelé.
Thierry-Paul KALONJI

Opportunité : FFEM lance un nouvel appel à projets petites subventions PPI 5

Le Programme de Petites Initiatives (PPI), financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), et mis en œuvre par le Comité Français de l’UICN, en partenariat avec le Programme d’Afrique Centrale et Occidentale (PACO) de l’UICN, lance un nouvel appel à projets « petites subventions ».

Le PPI 5 a comme objectif principal de renforcer la contribution de la société civile et des collectivités décentralisées d’Afrique de l’Ouest et Centrale à la conservation de la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique à travers le financement de projets locaux.

Les thématiques environnementales ciblées sont la protection de la biodiversité remarquable et la lutte contre les changements climatiques à travers des solutions fondées sur la nature tout en favorisant l’amélioration des conditions de vie des populations locales.

Le programme vise la mise en œuvre d’environ 15 projets « petites subventions » dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale.

OBJECTIFS DE L’APPEL À PROJETS

Le PPI poursuit les objectifs suivants :

  • La réalisation de projets de terrain de conservation de la biodiversité remarquable (espèces/écosystèmes rares et/ou menacés, endémiques) et de lutte contre le réchauffement climatique par les acteurs de la société civile d’Afrique de l’Ouest et Centrale,
  • Le renforcement de la société civile en matière d’instruction, de gestion et de suivi de projets et en matière de compétences techniques associées à la mise en œuvre de ces projets,
  • Le renforcement de la capacité d’influence des organisations de la société civile sur les politiques environnementales de ces pays,
  • Le partage et la diffusion des expériences entre acteurs de la société civile.

LES PORTEURS DE PROJETS ÉLIGIBLES

Les porteurs de projets éligibles à cet appel à propositions « petites subventions » du PPI.5 sont des Organisations de la Société Civile (OSC) africaines n’ayant jamais bénéficié d’un financement du PPI travaillant autour de forts enjeux de conservation de la nature et/ou de lutte contre les changements climatiques.

Les pays éligibles pour cet appel à projets sont :

Afrique de l’Ouest : Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, le Sud et Centre Burkina-Faso et l’Extrême Sud Niger.

Afrique Centrale : Cameroun, République Centrafricaine, République du Congo, Gabon, Sao Tomé-et-Principe, République Démocratique du Congo.

Le montant maximum pour ces petites subventions est de 45 000 €, avec un montant moyen accordé de 30 000 €. Le niveau de cofinancement est de 50% (maximum de 75 % si cofinancement local) et la durée des projets est de 18 mois maximum.

DATE DE CLÔTURE DE L’APPEL À PROJETS

lundi 1er Mai 2017 – 18h00 (heure de Paris GTM +1)

VOUS SOUHAITEZ PRÉSENTER UN DOSSIER ?

Pour déposer un dossier de demande de financement, lisez attentivement le règlement du concours de projets (disponible en téléchargement ci dessous) et si vous estimez que votre projet répond aux critères, remplissez une fiche-résumé selon le modèle disponible ci-dessous.

Règlement du concours petites subventions

Fiche-résumé

Journée mondiale de l’eau : « avec l’eau, il est possible de créer les emplois »

Les ressources en eaux de la République démocratique du Congo sont un facteur important de développement. Le fleuve Congo qui arrose près de 98% du territoire national est un atout nécessaire pour le développement de ce grand pays au cœur de l’Afrique. Cependant, cette ressource stratégique reste jusqu’à ce jour presque quasi inexploitée. 

Cette question a fait l’objet de la sensibilisation, ce vendredi 24 mars à Kinshasa, des étudiants de l’Institut Supérieur des sciences de la santé de la Croix-Rouge (ISSS), en vue d’attirer leur attention sur l’importance et les enjeux de l’eau. « Grâce à l’eau, il est possible de créer l’emploi. Notre pays dispose des cours d’eau et lacs qui peuvent servir de voies de navigation pour créer des emplois et booster notre économie. Les différents cours d’eau de la RDC présentent également un potentiel énergétique non négligeable. Rien qu’avec l’eau, la RDC peut facilement se développer », a déclaré le Directeur général de l’ISSS, M. Nswele.

Pour le Directeur Général, le gouvernement de la RDC doit mettre un accent particulier sur le transport fluvial et lacustre qui offre des opportunités de désenclavement des villes, cités, et villages. Une bonne politique dans ce secteur pourrait favoriser l’essor du commerce et encourager les paysans à multiplier leurs productions.

Organisée par la section Assainissement et Environnement de l’ISSI, cette journée de sensibilisation a permis aux participants de mieux appréhender les enjeux de l’eau, son importance et les risques liés à sa mauvaise gestion. « Cette conférence-débat nous a permis de comprendre que l’eau présente de potentialités économiques, notamment la création d’emplois. A partir de l’eau il est possible de remonter l’économie de notre pays. D’où l’importance de mieux gérer cette ressource épuisable », a déclaré Jean Mukendi Nshimba, participant à cette activité.

Dans un monde en nette progression, le plus grand défi est surtout celui d’offrir de l’eau salubre à plus de 7 milliards de personnes sur la terre. En effet, l’eau, cette denrée très prisée par les vivants, se fait de plus en plus rare sur la planète au point de devenir l’objet des guerres dans certains coins du monde et particulièrement dans la partie Est du continent africain.

Les stagiaires

Aminata BIMPE
Berphie Banga

Forêt : Des entreprises de cacao s’engagent à coopérer pour mettre fin à déforestation

Comment réduire le taux de déforestation émanant de la production du cacao ? La réponse
est dans cette nouvelle étape qui vient d’être amorcée pour renforcer le régime de gouvernance environnementale. Douze principaux membres de la Fondation mondiale du cacao se sont accordés pour travailler ensemble et en partenariat avec d’autres pour lutter contre la déforestation.

La signature dudit accord a eu lieu le 16 mars à Londres. Le Prince du pays de Galles, SAR et douze de plus grandes entreprises exploitant le cacao et le chocolat dans le monde ont accepté et signé une déclaration d’intention commune pour lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts. Une mesure qui intervient dans le processus d’approvisionnement du cacao.


Les signataires et d’autres potentiels s’évertuent à travailler ensemble pour endiguer la dégradation des forêts dans le monde. Mais des dispositions spéciales et urgentes sont envisagées pour la Côte d’Ivoire et le Ghana, deux principaux producteurs, ciblés et muselés par des entreprises multinationales.

« Nous attendons avec impatience plus d’entreprises pour qu’elles rejoignent l’effort et nous sommes reconnaissants pour le leadership fourni par le Prince de Galles en organisant l’événement historique d’aujourd’hui », s’est enthousiasmé Barry Parkin, président de WCF.

Cette rencontre de très haut niveau a réuni une section transversale de plus grands chocolatiers et cacao acheteurs, producteurs et commerçants du monde. Les décideurs venants de tous les horizons étaient également de la partie. C’est le cas des ministres et des hauts représentants des gouvernements de deux traditionnels producteurs de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana, mais aussi la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège et le Royaume-Uni.
Selon le Prince de Galles, les forêts tropicales jouent un rôle prépondérant dans le changement climatique, dans l’atténuation et adaptation pour assurer des moyens de subsistance durables. Ce, pour des centaines de millions de personnes dans la conservation de la biodiversité.

L’accord particulier oblige les parties prenantes à peaufiner et présenter un cadre conjoint public-privé. Cette synergie est dictée par le fait que la déforestation menace de miner la résistance même du secteur du cacao, et avec elle les moyens de subsistance des millions de petits exploitants qui en dépendent. Cette entente se veut un cadre collectif d’action des gouvernements et de la société civile pour concrétiser les engagements pris par les participants.
« Nous avons l’intention, avec le soutien du secteur privé, d’entreprendre des efforts pour préserver nos forêts en améliorant la productivité sur les terres de cacao existantes et l’élaboration d’approches agroforestiers à la production du cacao durable sans déforestation », a déclaré Marcel Yao, ministre Ivoirien de l’Environnement et du Développement durable, Coordonnateur du Programme national sur le changement climatique et Secrétaire exécutif national pour le CN-REDD+.

« Nous sommes pleinement engagés à la création d’une chaine et de la déforestation d’approvisionnement du cacao durable, continue d’être une menace importante. L’industrie, les ONG ainsi que les gouvernements ont un rôle à jouer et nous sommes déterminés que cette initiative sera le premier de nombreux efforts de l’Industrie pour résoudre ce problème crucial », a conclu Michele Buck, président et chef de la direction de The Hershey Company.
Edouard BAJIKA

Eau : Un enfant sur quatre manquera d’eau en 2040

Environ un enfant sur quatre à travers le monde vivra d’ici 2040 dans des régions où les ressources en eau seront rares, a mis en garde le Fonds des Nations unies pour l’enfance.

Ce document rendu public dans le cadre de la journée mondiale de l’eau pointe que d’ici 20 ans près de 600 millions d’enfants vivront dans des zones avec des ressources en eau potable très limitées, en raison de l’accroissement de la population et d’une demande en eau plus importante conjuguée aux effets du réchauffement climatique.

Plus de 36 pays font face actuellement à des difficultés d’approvisionnement en eau, selon le rapport.

Plus de 800 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour de diarrhées contractées en raison d’un mauvais environnement sanitaire et d’un accès insuffisant à l’eau potable, note le rapport.

Selon l’Unicef, des conflits et la sécheresse font que l’eau manque dans des régions du Nigeria, de Somalie, du Soudan du Sud ou du Yémen, et 1,4 million d’enfants font face à un « risque imminent de mort » à cause de la famine.

L’agence onusienne estime que rien qu’en Ethiopie, 9 millions de personnes n’auront pas un accès approprié à l’eau potable cette année.

« L’eau est essentielle, sans elle il n’y a pas de croissance », a indiqué Anthony Lake, directeur général de l’Unicef. « Les enfants qui n’ont pas accès à l’eau potable risquent davantage de mourir en bas âge et, tout au long de leur enfance, de mourir de maladies causées par des bactéries transmises par l’eau, auxquelles leurs petits organismes sont moins résistants ».

L’eau insalubre et le manque d’assainissement provoquent également des retards de croissance, note encore l’Unicef, un fléau qui touche environ 156 millions d’enfants de moins de cinq ans à l’heure actuelle.

Parmi les recommandations pour limiter les impacts du changement climatique sur l’approvisionnement en eau, l’agence appelle les gouvernements à se pencher en priorité sur les problèmes d’approvisionnement en eau potable pour les communautés vulnérables.

Dans un autre rapport mercredi, l’ONU a souligné que recycler les eaux usées dans le monde, qui pour la plupart ne sont pas traitées, aiderait à résorber les problèmes de manque d’eau et à protéger l’environnement.

Les deux tiers des habitants de la planète, dont la moitié en Chine ou en Inde, vivent actuellement dans des zones mal approvisionnées en eau au moins un mois par an.

Sur la lancée actuelle, le programme des Nations unies pour l’environnement estime que la demande en eau augmentera de 50% d’ici 2030 en raison des besoins de l’industrie, de l’énergie et de l’accroissement de la population.

Alfred NTUMBA avec VOA

Banque mondiale : 57 milliards de dollars en faveur de l’Afrique subsaharienne

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, vient d’annoncer un financement record de près de 57 milliards de dollars en faveur des pays d’Afrique subsaharienne, au cours des trois prochaines années.

Siège de la Banque mondiale à Washington (photo droits tierces)

Cette annonce faite dans un   communiqué de presse publié ce 18 mars, précise que ce financement qui prend cours de juillet 2017 à juin 2020,  soutiendra des projets susceptibles de transformer le continent. La santé, l’éducation, le développement des infrastructures, l’adduction d’eau et l’accès à l’énergie feront partie des priorités de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).

Ce financement proviendra essentiellement de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres qui débloquera 45 milliards de dollars. La Société financière internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, devrait apporter 8 milliards de dollars d’investissements privés. Enfin, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) devrait complèter ce financement avec 4 milliards de dollars de prêts non concessionnels.
« Cet engagement servira à accroître considérablement nos programmes en faveur de l’éducation, des services de santé essentiels, d’assainissement et d’adduction d’eau potable. Nous allons également pouvoir aider davantage les pays à augmenter leur productivité agricole, à améliorer le climat des affaires et les infrastructures, ainsi qu’à lancer des réformes institutionnelles », a souligné Jim Yong Kim, le Président du groupe de la Banque mondiale.

La hausse des investissements aidera les pays à atteindre leurs principaux objectifs de développement. Cela leur permettra notamment de faire face aux déplacements forcés, aux effets du changement climatique, aux pandémies et à réduire les inégalités hommes-femmes. L’IDA s’efforcera également de promouvoir la gouvernance et le renforcement des institutions, ainsi que la création d’emplois et la modernisation des économies africaines.

Ces ressources devraient fournir des services de santé essentiels à 400 millions d’Africains, un meilleur accès à l’eau à 45 millions de personnes et augmenter de 5 gigawatts la capacité de production d’énergies renouvelables.
Au mois de décembre dernier, les partenaires au développement se sont engagés à verser un montant record de 75 milliards de dollars à l’IDA. Cette augmentation sans précédent s’inscrit dans une nouvelle approche, qui combine les contributions des bailleurs de fonds de l’IDA avec les ressources du Groupe de la Banque mondiale et les financements levés sur les marchés de capitaux.

60 % de ces ressources seront consacrées à l’Afrique subsaharienne, qui abrite la moitié des pays éligibles aux ressources de l’IDA. Ce financement sera disponible tout au long de la période couverte par l’IDA18, c’est-à-dire du 1er juillet 2017 au 30 juin 2020.
Alfred NTUMBA

Journée mondiale de l’eau : Les eaux usées, un potentiel à conquérir

De nos jours, les eaux usées sont une ressource très négligée et ignorée. Dans un monde où l’eau potable se fait de plus en plus rare, les eaux usées méritent un regard bien différent.

Souvent produites dans les grandes agglomérations, les eaux usées sont la plupart du temps rejetées dans les mers ou les rivières sans avoir été préalablement traitées entraînant ainsi une pollution qui présente des menaces sur la santé des écosystèmes et des populations.

Un rapport récent publié par The Nature Conservancy, Beyond the Source: The environmental, economic and community benefits of source water protectionmontre que pour 1/6 des 4.000 villes étudiées, les coûts de la mise en œuvre d’activités de protection des sources d’eau, telles que la protection des forêts, le reboisement et l’utilisation de cultures de couverture, pourrait être récupéré grâce à des économies de coûts annuels de traitement de l’eau.

Une station de traitement des eaux usées (Photo droits tierces)

La Journée mondiale de l’eau célébrée ce mercredi 22 mars, se penche sur la gestion durable des ressources en eau douce et particulièrement sur la gestion des eaux usées dans les villes d’Afrique. Que peut-on réellement faire avec les eaux usées recyclées?

 Verdir le désert au Maroc

Dans la ville de Ourzazate, située dans le centre-Sud du pays, l’ONU Environnement contribue à mettre en évidence les avantages du traitement des eaux usées en faveur de la reforestation. Le projet, financé par le service coréen des forêts, le gouvernement marocain, soutenu par l’ONU Environnement et plusieurs partenaires locaux utilise les eaux usées municipales pour l’irrigation des terres destinées à la plantation d’arbres et pour créer une ceinture verte autour de Ouarzazate.

Cette ceinture verte aura pour fonction de protéger la ville des vents forts et des nuages de poussière, fournira à la population un endroit où les habitants pourront profiter de la nature, créera des emplois dans le secteur de l’agriculture et encouragera la participation publique pour la prévention de la dégradation des terres et la perte de la biodiversité.

Elle aura aussi pour but d’améliorer la qualité de l’air de conserver la biodiversité, fournira du fourrage et améliorera les moyens de subsistance des communautés urbaines et des communautés urbaines et péri-urbaines.

« Ce projet a entraîné des créations d’emplois ainsi que des opportunités pour nous permettre d’utiliser notre connaissance et notre expérience », affirme Lhoussine Chetma, un habitant de Ouarzazate.

Un autre avantage de ce projet est qu’une quantité moindre d’eaux usées non-traitées sont rejetées dans le réservoir d’eau de Monsour Eddahbi, qui alimente la centrale solaire NOOR voisine, un des plus grande centrale solaire au monde qui sera capable d’alimenter 2 millions de foyers en électricité.

 Problèmes liés aux eaux usées à Dar es Salaam

Dans la capitale tanzanienne, Dar-es-Salaam, l’ONU Environnement, l’ONU-Habitat, BORDA-Afrique et d’autres partenaires ont récemment lancé un projet visant à montrer comment les projets d’assainissement décentralisés peuvent fonctionner dans des zones urbaines dépourvues d’égouts.

Moins de 10% de la ville de Dar es-Salaam est relié au réseau d’égouts « centralisé ». Par conséquent, quelque 90% de la population utilise des latrines à fosse ou pratique la défécation à ciel ouvert. Cela menace l’environnement marin situé dans les environs de Dar es-Salaam, qui apporte des avantages importants aux communautés locales à travers la petite pêche artisanale et le tourisme.

Assurer la réduction des rejets d’eaux usées domestiques dans les écosystèmes marins, y compris les mangroves, les prairies d’herbes marines et les récifs coralliens bénéficiera à l’ensemble de la population et des écosystèmes.

 

Alfred NTUMBA avec  ONU Environnement

Journee mondiale des forêts : Grâce aux ressources forestières, les ODD peuvent être atteints

Le 21 mars de chaque année la planète entière célèbre la journée internationale des forêts. Une célébration qui vaut tout son pesant d’or, au regard de la pression que l’homme exerce chaque jour sur les forêts. L’agriculture, l’aménagement des territoires, les bois énergies sont là quelques besoins qui poussent l’homme à détruire les forêts.

En cette année, le thème de la célébration est : « les forêts et l’énergie », un thème qui tombe à point nommé, au moment où les efforts de toute la planète se liguent pour tourner le dos aux énergies polluantes ou fossiles en faveur des énergies propres.

Les sources d’énergies forestières telles que la biomasse, les bois et le charbon sont des ressources bien connues pour l’énergie.

En Afrique subsaharienne, les bois de chauffe et le charbon de bois renferment 80% de la consommation d’énergie. Grâce aux efforts fournis chaque jour pour améliorer et rendre durable les énergies forestières, il existe en ce jour des nouvelles formes d’énergies forestières qui se veulent durables.

En dépit différents services environnementaux qu’elles rendent entre autres, la purification de l’eau, les médicaments, la protection contre les intempéries et la protection du sol contre les érosions, les forêts ont encore beaucoup à offrir à la planète pour couvrir leur besoin en énergie.

La bioénergie par exemple dérivée de matériaux biologiques tels que le bois, si durablement gérée, elle peut être considérée comme renouvelable car des nouveaux arbres ou d’autres plantes peuvent être convertis en énergie. Son avantage net en terme de changement climatique et l’atténuation dépend de l’équilibre entre le dioxyde de carbone capturé pendant la croissance des plantes et celui libéré lors de la production, le traitement, le transport et la combustion du carburant.

En Finlande par exemple, il se dresse une usine de bio raffinerie qui produit du diésel renouvelable à partir des résidus de pâte de papier fabriqué avec la résine de bois. Ce carburant qui peut être utilisé dans des voitures, autobus ou les voitures sans modifications, réduit considérablement les émissions de gaz carbonique dans l’atmosphère.

Actuellement, les preuves qu’une énergie sobre en carbone grâce aux ressources forestières sont plus nombreuses que les nombres de doigts d’une main.

Cette journée des forêts célébrée ce jour, vise à interpeller les décideurs politiques et les investisseurs que les forêts sont une source majeur de la production de nourriture de biodiversité de l’emploi et de l’énergie, capable d’aider la planète à atteindre les Objectifs de Développement Durable d’ici à 2030.
Thierry-Paul KALONJI

Kinshasa : La CICOS célèbre la Journée mondiale de l’eau

La commission internationale du Bassin Congo-Oubangi-Sangha (CICOS) a donné le coup d’envoi des ses   activités prévues pour célébrer la Journée mondiale de l’eau. Ces activités démarrées ce lundi 20 mars à Kinshasa par l’organisation d’une journée portes ouvertes, se veulent un moyen de sensibiliser la population, les décideurs, et autres acteurs impliqués dans la question de l’eau, sur l’importance d’une gestion intégrée de cette ressource.

Enaw Judith, Secrétaire générale de la CICOS en visite de stands lors de la journée pour tes ouvertes à Kinshasa (Photo Environews)

 » Nous profitons de cette occasion pour sensibiliser les populations pour mieux géré des eaux usées. Il ne faut surtout pas ignorer qu’il y a déjà les impacts que nous ressentons, générée par la mauvaise gestion des eaux usées, conséquences pollution et perte des espèces aquatiques, mais aussi cela nous aidera a avoir une bonne qualité d’eau et de bien garder nos ressources « , a déclaré la Secrétaire générale de la CICOS, Enaw Judith.

Pour cette institution sous-régionale,   » le thème choisi pour cette édition :  » eaux usées, une ressource inexploitée« , revêt tout son sens étant donnée que la question de la gestion des eaux usées se pose avec acuité dans toutes les grandes villes de la République démocratique du Congo.

Il est révélé que pour mieux gérer cette ressource,  il faut en avoir une parfaite maîtrise et connaissance a estimé l’Assistante Technique de l’Office de l’eau, Alline Hubert.   » Les ressources en eau dans le Bassin du Congo sont tellement abondantes que le Tchad, le Niger, le Nil. C’est cette situation d’apparence abondante qui fait que les politiques ne soient pas peut être intéressés du problème de ressource en eau. Et pourtant cette ressource vitale est menacée par le changement climatique dont l’impact n’est plus à démontrer dans le Bassin du Congo. Il est nécessaire pour la bonne gestion de l’eau, qu’il y ait une gestion intégrée conjointe entre les différents État du CICOS « ,  a-t-elle conseillé.

Après cette première journée de sensibilisation de la population, une marche de santé qui partira de la gare​VB centrale et une conférence débat sur l’eau sont aussi au menu de cette organisation.

Notons par ailleurs que la Journée mondiale de l’eau est célébrée le 22mars de chaque année. En RDC, l’accès à l’eau potable reste jusqu’à ce jour un sérieux problème.  Une gestion intégrée des ressources en eau pourrait aider à résoudre  à cet épineux problème, pensent les experts.

Jennifer LABARRE