Archives de catégorie : Actualités

Climat : Succession de catastrophes naturelles, coïncidence ou effets du réchauffement climatique ? 

Chaque jour qui passe, le réchauffement climatique n’arrête pas de narguer tous ceux qui nient son existence ou sa capacité de force de frappe. De l’Afrique à l’Asie, de l’Europe à l’Amérique, ce phénomène naturel, mais accentué par les activités humaines n’a pas réfléchi à deux fois pour prouver jusqu’où peut aller ses allures destructrices.


Les pluies abondantes ayant provoqués des inondations et glissements de terrain ont causés de nombreuses pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels.

Pendant que les pays meurtris par les inondations et glissements de terrain tentaient de se relever, les tempêtes Lidia, Harvey et hato n’ont pas attendu pour balayer avec une fureur sans précèdent le Mexique, les Etats-Unis et Hong-Kong.

Aux USA, la facture des dégâts matériels de Harvey s’élève à plus de 140 milliards de dollars.

La grande question que se pose l’opinion et celle de savoir, la succession de tous ces évènements climatiques à travers le monde est-ce une simple coïncidence ou le déchaînement du réchauffement climatique comme l’ont toujours prédit les travaux des scientifiques.

A cette question, plusieurs langues se délient pour dire que notre mode de vie a entrainé la planète dans un territoire très dangereux, voire inconnu. Les différents records de chaleur qui se succèdent chaque année depuis les relevés de températures mondiales confirment cette hypothèse.

Erik SOLHEIM, directeur exécutif du Programme des nations-unies pour l’environnement (PNUE), a annoncé à l’Agence de presse Reuters que ce qui arrive aujourd’hui était exactement prévu et correspond aux projections du Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Alors que les températures continuent de grimper, nous devons nous attendre à des évènements climatiques extrêmes plus fréquents, accompagnés d’excès ou de manque d’eau, a conclu ce haut cadre du PNUE.

Rester indifférent ?

Face à cette succession de catastrophes naturelles, faut-il continuer à faire la sourde oreille aux cris de la planète qui appelle à l’aide avant qu’elle ne franchisse son rubicond ? Ou les gouvernements du monde doivent s’activer à mettre vite en œuvre l’Accord de Paris sur le climat et ce, malgré le retrait des USA ?

Le président, Donald Trump traite le réchauffement climatique d’un canular inventé par la Chine pour prendre de l’avance sur ses concurrents, mais n’hésite pas tout de même de voler au secours des habitants du village de Tangier, en Virginie où la montée des eaux a déjà engloutis 60 % de terres. Le scénario des réfugiés climatiques se dessine déjà pour cette population dont 87% d’entre elles avaient voté le candidat républicain.

N’est-ce pas là un signe devant le pousser à sortir de son prétendu simulacre de dénie de changements climatiques qui affectent le monde ?

Les études qui dressent le bilan santé de la terre continuent d’être inquiétantes. La plus récente est celle publiée il y a quelques jours aux USA, avertissant les autorités que plus d’un cinquième de la population mondiale, soit près de 2 milliards de personnes pourraient devenir des réfugiés climatiques d’ici 2100.

Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Entre Sauver la terre pour sauver des vies, et la laisser périr ensemble avec tout ce qu’elle renferme, seul l’homme peut choisir son camp.

Alfred NTUMBA

opportunité : la FAO lance un appel à manifestation d’intérêt

 

(Date de clôture :   12 septembre 2017 à 12:00, heure de Kinshasa)

Enregistrement dans la base de données des fournisseurs de la FAO

Dans le cadre de la mise à jour périodique de sa base de données des fournisseurs potentiels de biens, de travaux ou de services, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) en RDC invite les entreprises et autres organisations œuvrant dans les domaines suivants (ou dans des secteurs connexes), à s’enregistrer ou à mettre à jour leurs données :

  • Machinerie & Equipement agricoles, d’élevage et de pêche ;
  • Intrants agricoles, d’élevage et de pêche ;
  • Equipements d’irrigation / drainage ;
  • Equipements de laboratoire ;
  • Equipements de Communication ;
  • Matériels roulants (véhicules, motos, etc.) et pièces détachées y relatives ;
  • Matériels & consommables électriques & électroniques et informatiques ;
  • Mobiliers divers (métallique ou en bois) & fournitures de bureau ;
  • Matériels électroménagers ;
  • Travaux de génie civil ou de génie rural ;
  • Services d’imprimerie / reprographie / traitement d’images et montage vidéo ;
  • Services de publication/diffusion d’informations et données ;
  • Services de conception/confection de matériels de promotion/visibilité (t-shirts, casquettes, panneaux d’affichage, spots etc.) ;
  • Travaux divers de conception et de consultance (études, conseils, formation) ;
  • Services de location de véhicules ;
  • Services de transport de biens, de livraison et de déménagement ;
  • Services de dédouanement de marchandises ;
  • Services d’hébergement, de restauration et de location d’espaces de réunion ;
  • Services voyages (vente de billets d’avion) ;
  • Services de maintenance et de réparation de matériels divers (véhicules, motos, matériels informatiques, électrique et de bureau, climatiseurs, réparations/maintenance sur bâtiments, électroménager, etc.) ;
  • Services d’approvisionnement en carburant ;
  • Services de fumigation/désinfection/désinsectisation et gestion de déchets ménagers ;
  • Services de nettoyage de bureaux.

 

Le formulaire d’enregistrement des fournisseurs FAO peut être gratuitement obtenu à la réception du Bureau central de la FAO à Kinshasa, dans tous les sous-bureaux de l’Organisation dans le pays, ou à l’adresse email cd-procurement@fao.org.

 

Le dossier complet (manifestation d’intérêt, formulaire d’enregistrement rempli et documents administratifs demandés – voir formulaire) peut être déposé :

soit à la réception/Secrétariat du Bureau de Représentation de la FAO/RDC à Kinshasa (Bld du 30 juin)

soit dans les bureaux de la FAO sur toute l’étendue du territoire,

 

ou envoyés par email à l’adresse suivante :cd-procurement@fao.org.

 

Les prochains appels d’offres se feront sur invitation uniquement des fournisseurs enregistrés dans la base de données de l’Organisation. 
Pour tout complément d’information, appeler le (+243) 819905034  ou le (+243) 817955683

Conservation : un pygmée tué dans le Parc national de Kahuzi-Biega

Un jeune autochtone pygmée a été tué dans le Parc national de Kahuzi-Biega. Mbone Nakulire Christian, 16 ans, a été abattu à bout portant par une garde de Parc lors d’une patrouille de routine, le 29 août 2017.

Dans un communiqué conjoint, le Centre d’accompagnement des autochtones pygmées et minoritaires vulnérables (CAMV) et Forest Peoples Program (FPP), condamnent avec la dernière énergie cet acte ignoble sur un mineur et appellent les autorités civiles et politiques à ouvrir une enquête pour faire la lumière sur cette affaire.

CAMV et FPP appellent l’ ICCN et les autorités politiques au respect des engagements pris dans le cadre du processus de Whakatane 1.

Selon ces organisations, à voir de près, ce meurtre n’aurait eu lieu si les droits fonciers des peuples autochtones pygmées (Batwa) étaient reconnus et sécurisés par les pouvoirs publics. Si la feuille de route de Whakatane était effectivement mise en œuvre, les Batwa auraient pu vivre dans les 3 zones pilotes identifiées au PNKB, précisé ce communiqué qui indique également que la présence de ces pygmées à la recherche de plantes médicinales sur leurs terres ne serait considérée, comme un crime mais plutôt une pratique de leurs connaissances écologiques sur leurs terres coutumières.

Pour rappel, les faits remontent à la matinée du samedi 26 août 2017 aux environs de 9 heures. Lorsque Munganga Nakulire, le père accompagné de feu Christian Mbone Nakulire, s’étaient rendus dans le Parc de Kahuzi Bièga, chercher des plantes médicinales en vue de soigner son enfant souffrant de la diarrhée.

Arrivés les deux sur la colline Bahaya, ils ont croisé quatre éco-gardes, soudain, l’un d’entre eux ouvre le feu en tirant à bout portant sur le père et le blaisse au niveau du bras droit.

Ce dernier réussit à s’enfuir malgré la blessure, laissant derrière lui son enfant, qui sera par la suite abattu froidement, sans autres formes de procès, a témoigné le père du défunt.

Suite à ce drame, quelques altercations ont eu lieu et de vives tensions sont observées depuis, sur le site du PNKB. «Nous n’avons jamais tué un gorille moins encore un éco-garde ou un touriste. Alors pourquoi on doit nous tuer de cette manière ?», a précisé Ntavuna, chef du village Buyungule dans le groupement Miti, à Kabare.

CAMV et FPP invitent tous les partenaires, notamment le gouvernement de la RDC au respect strict des articles 512 de la Constitution du 18 février 2006 telle que modifiée par la loi n°11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certaines dispositions constitutionnelles en RDC, ainsi que des articles 5 et 74 de la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUPA).

 

Jennifer LABARRE

Foret : La justice brésilienne annule le décret autorisant l’exploitation d’une réserve d’Amazonie

C’est avec émoi et consternation que les défenseurs de l’environnement avaient appris le 23 août, la nouvelle du décret signé par le président Brésilien Michel Temer, qui autorisait l’exploitation minière d’une réserve protégée dans la forêt Amazonienne depuis 1984. Les pressions et contestations qui ont fusé de toute part pour obtenir l’annulation de cette loi ne sont pas restée impavide. Un tribunal fédéral Brésilien a annoncé une injonction pour la suppression immédiate de toute mesure administrative visant à ouvrir aux compagnies minières privées la National réserve of copper and associates (Renca). 

Considéré hier comme un citoyen ordinaire parmi les 200 millions de brésiliens, Antonio Fernandes, est l’homme à la base de cette initiative qui a conduit le juge fédéral Rolando Spanholo à suspendre ce très polémique décret présidentiel signé par Michel Temer. Le député est devenu un héros chez les défenseurs de l’environnement.

Située entre l’Amapa et le Para dans le nord du pays, cette zone de 46.000 km2 (1,5 fois la Belgique), est réputée pour ses richesses en or, cuivre, fer, nickel et manganèse. La zone cohabitent trois réserves naturelles protégées et deux territoires indigènes.

Selon le juge, l’utilisation d’un décret n’est pas appropriée pour révoquer une loi datant de 1984. Le dispositif conclu-t-il, réclame l’aval du congrès.

Le 28 août dernier, les ministres de l’environnement, des mines et de l’énergie du Brésil avaient conjointement annoncé la révision prochaine de ce décret tant controversé. Les modifications prévues sur les limites de cette ouverture et les protections maintenues, n’avaient pas mis fin au débat international provoqué par cette mesure.

Des nombreuses pétitions ont été signées par les défenseurs de l’environnement et de personnalités comme l’acteur américain Leonardo Di ca prio pour s’opposer à ce projet.

La Renca n’est de toute façon pas exploitable en totalité. Un rapport du gouvernement brésilien datant de 2010 estimait à 69% du territoire concerné les terres faisant l’objet de protections inaliénables, qu’elles soient liées à la conservation de la nature ou des territoires indigènes. Inquiet tout de même, le WWF avait affirmé que l’une des zones d’intérêt, notamment pour le cuivre et l’or, se trouve justement dans l’une de ces aires protégées, la réserve biologique de Maicuru.
Thierry-Paul KALONJI

Forêts : Le processus REDD+ expliqué en détail aux journalistes congolais

26 journalistes de Kinshasa ont été outillés sur le processus de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des terres (REDD+) en RDC. Pendant trois jours, la REDD+ a été expliqué en détail aux chevaliers de la plûme, regroupés au sein du réseau des journalistes environnemental,  Green Journalist Network.

Cet atelier organisé par le CIFOR ( Centre international de la foresterie), du 29 au 31 août, à Kinshasa avait pour objectif d’améliorer leurs connaissances sur ce processus afin d’explorer les vrais défis, notamment l’amélioration de conditions de vie des communautés .

« L’initiative est partie d’un constat. Beaucoup des connaissances et d’actions générées par les partenaires dans le domaine de la REDD+ en RDC restent peu connues du grand public. Nous avons voulu à travers cette formation imprégner les journalistes des informations récentes liées au mécanisme REDD+ pour qu’ils s’en approprient de façon à mieux écrire et communiquer dessus.
Deux profils des journalistes ont défini le choix porté sur cette plate-forme, à savoir les journalistes environnementaux et scientifiques », a précisé le Chargé de communication du CIFOR, Fai Collins.

Pour Denis Sonwa, chercheur au Cifor, cet atelier permet aux journalistes de participer au processus de transformation de la société qui s’inscrit dans le cadre de la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation en faisant un effort de conserver davantage et gérer durablement les ressources forestières.

« Nous avons souhaité réduire l’écart qui existait entre les experts et les journalistes en les rapprochant autour de cette thématique. La particularité de cette séance de formation a été la descente des journalistes sur terrain auprès des structures partenaires qui travaillent sur le processus REDD+, entre autres, le Fonds mondial pour la nature (WWF), le Programme d’investissement forestier (PIF), et la Direction des inventaires et aménagements forestiers (DIAF). Nous sommes contents lorsque nous regardons le feedback des journalistes » a-t-il déclaré.

Il revient aux journalistes de jouer leur rôle, en produisant le maximum d’articles et de reportages sur cette thématique.   « La formation de Cifor était très enrichissante pour nous journalistes. L’environnement est un domaine très vaste et nouveau pour la plupart des journalistes congolais, les matières étant techniques et dynamiques, Il est important et souhaitable que les personnes ressources ou encore les techniciens abordent très souvent ces questions avec les chevaliers de la plume pour renforcer leurs capacités. Nous souhaitons que d’autres partenaires emboitent le pas au CIFOR, car le journaliste est l’interface idéal entre les scientifiques et la population », a souligné la coordonnatrice du réseau Green Journalist network, Nounou Ngoie.

 

Jennifer LABARRE

 

Conservation : La RDC affiche des performances dans la lutte contre le braconnage des éléphants

Menacée autrefois de sanctions par la CITES (Convention sur le commerce international des éspèces de faune et de flore sauvages ménacées d’extinction), à cause de l’intensité d’activités de braconnage des éléphants et du trafic illicite de l’ivoire, la République démocratique du Congo affiche aujourd’hui des performances dans la lutte contre ce fléau.


Deux ans après la mise en oeuvre du PANI (Plan d’Action National pour l’Ivoire) tel que recommandé par le Secrétariat de la CITES, la RDC compte parmi les bons élèves, avec une mention de 65% d’avis favorable. Ces résultats ont été révélés lors d’une activité en marge de la célébration de la journée internationale de l’éléphant, organisée ce jeudi 31 août à Kinshasa.

« En terme de réalisations, il y’a eu entre autres, la publication de deux arrêtés portant supression du commerce de l’ivoire. Au mois de janvier 2015, nous avons saisi 272 kilogrammes d’ivoires, 52 kilogrammes en avril et 138 kilogrammes saisis en juillet 2015« , a declaré le Point focal PANI en RDC, René Kakwanda Kabange.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=S6gsI8S-GBY[/youtube]

A cela s’ajoute également, le renforcement des capacités de magistrats, plusieurs procès et jugements obtenus contre les braconniers et les trafiquants, ainsi que l’implication dans la lutte contre la criminalité faunique, de différents services d’intelligences aux postes frontaliers du pays.

Les différentes actions menées notamment dans le cadre de ce plan d’action, ont permis le démantelement de certains réseaux de trafiquants de l’ivoire, ainsi que la fermeture du Marché Bikeko à Kinshasa.

« Il n’existe plus des objets en ivoire dans ce marché« , a affirmé Guylain Biambala Mbeba, vendeur des objets d’art au Marché Bikeko. Cet artiste plaide également pour l’indemnisation ou la prise en charge par l’Etat, des commerçants dont les objets en ivoire ont été saisis lors de différentes opérations coup de poing organisées par l’ICCN et la Police nationale congolaise dans ce marché, situé à la place Royale au centre-ville de Kinshasa. « Ils [les commerçants] ne vivaient que de ce commerce. Mais toutes leurs marchandises ont été confisquées, alors il faut penser à leur survie ainsi que celle de leurs familles« , a-t-il insisté.

Si les résultats sur la fermeture du célèbre marché de vente d’objets en ivoire a été atteint à Kinshasa, cependant, des éfforts doivent être mutualisés davantage, pour démantelé les réseaux des trafiquants de l’ivoire, fermer les marchés de l’ivoire encore ouverts sur l’ensemble du territoire national, afin de stopper les massacres des éléphants.

« On estime que des dizaines de milliers d’elephants sont tués chaque année juste pour recolter l’ivoire pour une vente sur le marché noir. Cette criminalité n’a pas épargné la RDC qui compte à ce jour, moins de 10.000 éléphants, alors qu’elle en comptait 100.000 en 1980« . A révélé, la Représentante du Directeur national de WWF-RDC, Mireille Adunagow.

Les guerres civiles que la RDC a connu de 1990 à 2010, ont amené le pays à un niveau très élevé du braconnage perpétré spécialement par les différentes troupes en présence, ainsi que les fugitifs qui ont envahi les aires protégées dans le but de s’y trouver refuge. Pendant ce temps, plusieurs éléphants on été tués pour financer les groupes armées. De 2005 à 2017, l’ICCN aurait perdu près de 300 écogardes.

Selon les inventaires réalisés récemment par l’ICCN et ses partenaires, la RDC a perdu presque 70% de ses éléphants, les dix dernières années. « Les populations des éléphants existent aussi bien dans les aires protégées que dans les zones périphériques. Selon les dernières compilations de données réalisées par l’UICN ( Union Internationale pour la Conservation de la Nature), sur le statut de l’éléphant d’Afrique en 2016, la population des éléphants de la RDC, est estimée globalement entre 7.803 et 9.855 « , a informé le directeur de Cabinet de l’ICCN, Paul Nlevo.

En effet, il y’a lieu de relever que l’inventaire réalisé dans quelques aires protégées de l’ICCN, ont permis de dénombrer dans le Domaine de chasse de Bili-Uelé entre (1000-3000 éléphants), au Parc national de la Garamba (3000-4500 éléphants), à la Réserve de Faune à Okapi (2000-4500 éléphants), au Parc national de la Maiko (1000-2500 éléphants), au Parc national la Lomami (500-750 éléphants), au Parc national de la Salonga (1000-2000 éléphants), au Parc national de Virunga (300-350), enfin dans la Réserve naturelle de Tumba Ledima, considérée en 1980, comme la bastion des éléphants, l’on y dénombre entre (100-300 éléphants).

Les éléphants contribuent énormément dans le maintien des écosystèmes forestiers pour l’atténuation des changements climatiques, et dans le maintien de la vie sur la terre. Leur disparition pourrait avoir des conséquences incalculables sur la survie de l’humanité.

 

Alfred NTUMBA

Conservation : 590,8 Kilogrammes d’ivoire saisis au marché Bikeko entre 2015-2016

Le célèbre marché Bikeko en plein centre-ville de la capitale congolaise a fait l’objet d’une étude, à cause de la présence remarquée de l’ivoire d’éléphants décliné sous plusieurs formes, et vendus au vu et au su de tous, sur les étales de ce marché. Menée par TRAFFIC-RDC entre l’année 2015 et 2016, Cette étude dont les résultats ont été révélés ce mercredi 30 août à Kinshasa, démontre les faiblesses et les succès de différents mécanismes mis en place pour lutter contre le traffic illicite de l’ivoire en RDC.

Les chiffres sont sans appel. 590,8 Kilogrammes d’ivoire ont été saisis durant cette période, près d’une cinquantaine de personnes arrêtées pour trafique d’ivoire, et trois jugements de condamnation obtenus.
« Nous avons essayé de faire une comparaison sur une période allant de 1989 à 2016. Nous avons constaté qu’il y avait de moins en moins des tables qui vendaient de l’ivoire, soit une dizaine de tables en 2016 contre soixante quatorze en 1989. En plus, nous avons constaté que les trafiquants semblaient être beaucoup plus sensibilisés sur la législation congolaise qui interdit ce commerce« . A précisé Cléo Mashini, Coordonnateur de TRAFFIC – RDC.

Durant la période de l’étude, une quantité importante d’ivoire a été saisie principalement à Kinshasa, soit (360,8Kg), à Goma (30Kg), et à Lubumbashi (200Kg). 2 personnes ont été arrêtées et condamnées à des peines de prison à Goma et 13 à Kinshasa.

Selon la même étude, la grande partie de l’ivoire vendu sur le marché de Kinshasa ou qui passe par Kinshasa à destination de l’étranger, provient principalement des ex – provinces de l’Equateur, Katanga, et la Province Orientale. Souvent dissimulés, ces colis qui font le parcours de combattants, arrivent à Kinshasa par voies routière, aérienne et fluviale.

Des actions d’envergures initiées au début de l’année 2017, par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) en collaboration avec la Police nationale congolaise, et les Ont de la conservation, ont permis d’aboutir à la fermeture du Marché Bikeko.  » La fermeture de ce marché est tombé à pic, car cela choquait, de voir les produits de l’ivoire étalés dans ce marché, d’autant plus que la RDC a adhéré à la CITES (Convention sur le commerce international des éspèces de faune et de flore sauvages ménacées d’extinction), et que la législation congolaise est claire, l’éléphant est une espèce intégralement protégée. Ses produits et sous-produits ne peuvent pas se retrouver en vente sur la place publique« , a déclaré Monsieur Mashini.

Des enquêtes réalisées à Kinshasa entre juillet et août 2016, notamment aux ports de Maluku et Baramoto, dans les agences de fret, ateliers de fabrication des objets en ivoire, au Grand marché, au Marché de la Liberté et le Marché Bikeko, ont permis d’identifier un certain nombre d’indicateurs de gouvernance et de pratiques liées au commerce illicite de l’ivoire.

L’analyse des données collectées sur terrain a permis d’identifier l’implication des certaines personalités politiques et militaires dans ce commerce. TRAFFIC-RDC envisage creuser davantage à travers une nouvelle étude, afin d’identifier individuellement ces personnalités qui enfreignent la loi.

A ce jour, la RDC dispose d’un stock d’ivoire saisi évalué à près de 13 tonnes. Environ 81% de ce stock se trouve à l’Hôtel de monnaie, 15% à l’ICCN et 4% à la DGDA (Direction générale de douane et assises), l’ANR (Agence nationale de renseignements), les Parquets, et la Police.

Paradoxalement, seul 11% des saisies de l’ivoire en provenance de la RDC ont été réalisées au pays, contre 89% à l’étranger.

Au terme de cette étude, une série de recommandations à été formulée en direction des décideurs en vue de lutter éfficacement contre le trafic illicite de l’ivoire, considéré comme un fléau qui dévaste systématiquement les populations d’élephants de la République démocratique du Congo.

Notons que le trafic illégal des produits de la faune est le 5ème commerce illicite le plus rentable au monde avec environ 10 milliard de dollars par année, après la drogue.

 

Alfred NTUMBA

Climat : La ratification de l’accord de Paris, quels enjeux pour la RDC ?

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a lancé un plaidoyer en faveur de la ratification de l’Accord de Paris, par la République démocratique du Congo. C’était ce mardi 29 août, lors d’une rencontre qui a réunie les différents décideurs politiques, notamment les députés nationaux.

Pour la représentante de WWF/RDC, Mireille Adunagow, la RDC ferait mieux de ratifier cet accord afin de jouer son rôle de leadership Africain.  » L’écart entre ce que préconise la science pour éviter les pires impacts des changements climatiques et les engagements pris par les pays lors de la Cop 21 ne cessent de se creuser. Nous ne pouvons plus attendre jusqu’en 2020 pour prendre des mesures.

Les pays doivent augmenter les promesses qu’ils ont faites à Paris et les transformer en actions rapide et concrètes des actions à la maison qui produisent moins de pollution climatique et une transition équitable pour les personnes, Les communautés et les écosystèmes. Cela, bien entendu, commence par la ratification de l’accord de Paris« . a-t-elle déclaré.

Les enjeux de la ratification

Selon le négociateur international senior à la Convention cadre des nations unies sur le Climat  (CCNUC), Tosi Mpanu Mpanu, il existe plusieurs enjeux liés à la ratification de l’accord de Paris, entre autres les enjeux politiques, scientifiques, financiers, diplomatiques, énergétiques, forestiers et ceux liés à l’appropriation.

« Une fois que le pays lance ce signal fort de ratification, nous pourrons bénéficier de plusieurs partenariat bénéfiques qui se font entre États« , a t-il précisé.

Tosi Mpanu Mpanu pense que la ratification de l’accord permettra au pays de rénouer avec son leadership politique et diplomatique dans la sous-région. Elle permettra également au gouvernement de mobiliser les ressources nécessaires, en terme de transfert de technologies, de renforcement des capacités, et aidera le pays à avoir accès aux financements multilatéraux.

 

Le leadership Africain

Olivier Mushiete, conseiller en matière de l’environnement du Vice premier ministre, Ministre de la justice, a rappelé l’importance du leadership de la RDC, et son intérêt à intégrer des réformes pour lutter contre le changement climatique. « Il est évident qu’à ce jour nous sommes très en retard par rapport au processus de ratification, alors que nous avons été parmi les premiers pays impliqués dans ce processus. Mais il nous ai possible de rattraper ce retard et même prendre une position très forte dans les négociations climatiques.

Si seulement nous oppérons des rapprochements diplomatiques avec les autres grands ensembles de la biodiversité et des forêts dans le monde tels que l’Amazonie et la péninsule Bornéo Mekong, nous pourrons avoir le plus grand consortium biodiversité-forêt au monde ce qui permettrai d’être très fortement présent dans les négociations. Pour réussir cela nous devons remplir un certain nombre des devoirs ménagers interne dont la ratification des outils de la convention », a t-il indiqué

Pour le Professeur Albert Kabasele, la 23 ème conférence des parties sur le climat qui se tiendra à Bonn au mois de novembre prochain, serait une Cop de parachèvement des textes juridiques en rapport avec la mise en oeuvre de l’accord de Paris.

L’expert climat a rappelé que les concentrations de gaz à effet de serre dans les années 1992 ne dépassaient pas 280 particules par millions, dites 280 gramme de pollution de GES par tonne d’air, à ce jour nous sommes entre 400 et 450 ppm c’est à dire que la situation est intenable. Et les politiciens ne peuvent pas pour certaines raisons, dire que les changements climatiques est une invention.

Rien qu’avec le constat fait sur les érosions côtières à Mwanda, La route de banana dans le kongo central, ces faits sont irréversibles.
Les recentes inondations en Ituri en dit beaucoup.

Le Ministre de l’environnement et développement durable, Amy Ambatobe,  a ému le voeu de voir l’Assemblée nationale adopter la loi portant ratification de l’accord de Paris.

Rappelons qu’à ce jour, 160 pays représentant 90% des émissions mondiales ont ratifiés l’accord de Paris.

 

Jennifer LABARRE

Rwanda : début de travaux de la 41ème conférence mondiale du tourisme

La ville de Kigali acceuille depuis ce lundi 28 août, la 41ième Conférence mondiale du Tourisme. Les discussions au tour de cette grande rencontre sont axées sur les stratégies pratiques à adopter pour stimuler le tourisme en tant que moteur de croissance économique et de créations d’emplois.

Pour le Président rwandais, Paul Kagame, qui a lancé les travaux de cette conférence, il est temps pour que l’Afrique définisse un model de tourisme susceptible de favoriser son essor économique.

Il a en outre annoncé plusieurs mesures prises par certains pays de l’Est de l’Afrique pour favoriser le tourisme, notamment la libre circulation entre le Rwanda, le Kenya et l’Uganda. Grâce à cet accord entre le 3 pays, le touriste pourrait, avec un seul visa parcourir librement cet espace.

Le président rwandais a encouragé également les autres pays à emboiter le pas aux pays dont le tourisme est très développé sur le continent africain.

Notons par ailleurs que  cette conférence rassemble les compagnies aériennes, les voyagistes et les agences de voyages, les experts du tourisme, les hôteliers, les investisseurs, les hauts fonctionnaires des gouvernements du monde entier, qui partagent leurs expériences, et échangent sur leurs nouveaux marchés  et produits touristiques.

Le secteur du tourisme au Rwanda a enregistré des revenus de plus de 400 millions de dollars l’année dernière, soit près de 10% d’augmentation par rapport à 2015. Le Rwanda compte d’ailleurs reproduire l’année prochaine une progression identique grâce notamment aux nouveaux sites touristiques dont le Parc National Mukura-Gishwati, et le « Village Culturel » situé dans la ville de Kigali.

 

Alfred NTUMBA

Climat : Les pays de la Comifac affûtent leurs armes pour la COP23

Le groupe de travail Climat de la COMIFAC (Comission des forêts d’Afriqie centrale), se réunit depuis ce lundi 28 août à Brazzaville pour  préparer  la 23ème conférence des parties à la Convention cadre des nations unies sur les Changements climatiques (CCNUC), prévue en novembre prochain, à Bonn en Allemagne.

Pour Gervais-Lidovic Etsoua Madzous, Secrétaire Exécutif adjoint de la COMIFAC, l’étape des négociations qui a conduit à l’adoption de l’accord de Paris étant dépassée, le défi de l’opérationnalisation de cet accord devraient se reposer sur les réalités et les difficultés rencontrées par les pays dans la mise en œuvre de leurs engagements.

« En mai 2016 à Kinshasa, le Conseil extraordinaire des ministres de la COMIFAC recommandait un certain nombre des mesures à prendre pour accompagner les pays dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris et l’accession aux finances Climatiques. L’activisme de ce groupe de travail de la Comifac prouve à suffisance les dispositions prisent par le Secrétariat Exécutif pour répondre à l’appel des ministres en charge de forêts de la sous-région », a t-il déclaré.

Pendant 3 jours, les participants à ces assises auront pour tâche d’analyser les avancées et difficultés  rencontrées par les différents pays membres de la COMIFAC, dans la mise en œuvre de leurs CPDN, et élaborer le contenu de l’Agenda devant définir la position commune de l’Afrique centrale lors de la COP23.

En effet, au cours des précédentes rencontres préparatoires tenues notamment au Rwanda, les pays membres de la COMIFAC, avaient focalisé leur attention sur les travaux de ce Groupe de travail.

« Cette activité permettra au terme des travaux, de définir les positions concertées sur les différents sujets d’intérêt commun lors  des négociations de l’Agenda de la 23ème Conférence des parties sur le climat, en vue d’assurer une participation active, effective et efficiente de la sous-région à cette échéance », a fait savoir Marcial Nkolo, Chef de projet régional GIZ d’appui à la Comifac.

L’opérationnalisation de l’accord de Paris reste un réel défis pour la communauté internationale et particulièrement pour la sous-région Afrique Centrale.

 

Jennifer LABARRE