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Climat : L’Union européenne invite la RDC à ratifier l’accord de Paris

S’adressant aux journalistes du réseau [Green Journalist Network], lors d’un café de presse organisé à Kinshasa, le jeudi 28 septembre 2017, l’Ambassadeur de l’Union européenne en RDC, Bart Ouvry, a souligné l’engagement de son institution en faveur du climat et l’importante implication attendue de tous les citoyens dans la lutte contre les effets des changements climatiques. Il a par la même occasion, lancé un appel à la classe politique congolaise l’invitant à un sursaut patriotique en vue de la ratification de l’Accord de Paris sur le climat.

Bart Ouvry, chef de la délégation de l’Union européenne à Kinshasa. (Crédit photo, la primature de la RDC)

« J’étais très content lorsque le président de l’Assemble nationale, lors de l’ouverture de la session de septembre, a appelé à la ratification de l’accord de Paris. Ce pays qui est l’un des grands poumons verts de la planète a un rôle plus important à jouer dans la mise en œuvre de cet accord. Il y’a objectivement un grand intérêt pour la RDC de rentrer dans cet accord, et être présente à Bonn pour défendre les intérêts de congolaises et congolais », a-t-il précisé.

Pour l’Union européenne, la lutte contre les changements climatiques est une manière de multiplier ses actions contre la déstabilisation de la RDC. « Beaucoup de congolais subissent tous les jours les effets des changements climatiques. Il nous faut agir, mais pas seul, car il y’a nécessité d’avoir un appui populaire et celui de la classe politique. Quel que soit leurs tendances et leurs provenances politiques, il est important d’avoir des acteurs politiques, un consensus le plus large possible sur ces questions  », a-t-il insisté.

Cet engagement de l’Union européenne se traduit naturellement dans sa coopération bilatérale avec la RDC, par un appui important à la protection de la biodiversité. « Aujourd’hui dans le cadre de 11ème FED (Fonds européen de développement), nous avons engagé 120 millions de dollars américains qui vont dans le domaine de l’environnement, de la biodiversité et l’appui à l’agriculture durable. Notre but est de renforcer le lien entre la conservation et l’augmentation de retombées économiques de la population », a-t-il précisé.

Bart Ouvry est tout de même revenu sur le succès que connait l’accord de Paris sur le Climat. « Parmi les 187 pays qui pourraient ratifier cet accord, nous en avons déjà 166 qui l’ont fait. Rarement dans l’histoire d’accords internationaux, nous avons vu dans un délais aussi rapproché, un tel enthousiasme et engagement de la large majorité des pays, partout sur la planète». A-t-il informé. « Aujourd’hui nous sommes dans une situation où la majorité des Etats partout dans le monde se rend compte de la problématique des changements climatiques. L’accord de Paris est un grand succès, et la réunion à Bonn sera très importante pour confirmer ce succès ».

Chaque année, l’Union européenne consacre environ 100 milliards de dollars américains à l’aide au développement des pays. Le 20% de cet investissement annuel est consacré au climat.

 

Alfred NTUMBA

Opportunité : La Banque mondiale recrute 20 doctorants en Afrique subsaharienne

  • La Banque mondiale recrute 20 étudiants-chercheurs ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne, en cours d’études doctorales ou ayant obtenu leur doctorat, afin d’effectuer une mission de six mois à la Banque mondiale.
  • L’objectif est de renouveler et d’étoffer le vivier d’experts du développement au sein de la Banque mondiale et de permettre à ces candidats de mieux comprendre la mission et les activités de la Banque mondiale.
  • En contribuant aux recherches, aux missions d’assistance technique, aux opérations de prêt et à d’autres activités essentielles, les étudiants-chercheurs retenus pourront se perfectionner et mettre en pratique les théories du développement.

Programme de recrutement d’étudiants-chercheurs africains : réunir les meilleurs talents au service de la mission de développement de la Banque mondiale.

Les établissements d’enseignement supérieur d’Afrique subsaharienne regorgent de jeunes talents. Depuis 2014, la Région Afrique de la Banque mondiale, dans le cadre de sa mission, entend se rapprocher de la future génération d’intellectuels africains — doctorants ou jeunes docteurs qui s’efforcent, de faire la différence dans leurs pays respectifs, en produisant des connaissances.

Ce programme annuel de recrutement d’étudiants-chercheurs donne l’occasion aux jeunes Africains et au personnel de la Banque mondiale de vivre une expérience unique. Les dix candidats sélectionnés passeront au moins six mois au siège de la Banque mondiale, à Washington DC, ou dans les bureaux de pays de l’institution. Ils y acquerront une expérience concrète des activités du Groupe. Ils seront ensuite encouragés à postuler au prestigieux programme des jeunes professionnels de la Banque mondiale, véritable tremplin pour une carrière dans le domaine du développement au sein de l’institution. Ce programme permet également au personnel de la Banque mondiale de renforcer ses capacités, de se confronter de manière fructueuse à des perspectives nouvelles et de bénéficier de travaux de recherche de pointe.

La date d’ouverture des candidatures pour la session 2018 du programme de recrutement d’étudiants-chercheurs d’origine africaine est fixée au 26 septembre 2017, sachant que les candidats retenus devront se rendre disponibles pour le 31 janvier 2018.

« Ce programme m’a permis d’avoir d’échanger directement avec les experts du Groupe de la Banque mondiale sur le terrain et de profiter de toute l’étendue de leur savoir. J’ai aussi pu me faire connaître et je pense que cela va considérablement m’aider dans ma carrière », explique Christelle Meniago, jeune docteur du programme 2017, originaire du Cameroun. « Comme j’avais déjà obtenu mon doctorat, ce programme a été un véritable tremplin professionnel. Je suis convaincue que l’expérience acquise ici m’aidera à être plus efficace tout au long de ma carrière. Dès la fin du programme, j’envisage de postuler à la Banque mondiale et dans d’autres grandes organisations internationales », conclut-elle.

Pour en savoir plus sur les conditions d’admission et le programme, cliquez ici. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 19 novembre 2017.

Environews-RDC

COP 23 : La société civile environnementale de la RDC prépare sa participation

Les organisations de la société civile environnementale réunis au sein du Groupe de travail climat REDD GTCR ont à l’unisson adopté le cahier des charges contenant leurs préoccupations pour une participation plus efficace et dynamique de la RDC aux cop 23 et 24. Ce document important a été formalisé lors d’une réunion organisé ce mercredi 26 septembre, à Kinshasa.

Leurs préoccupations sont à trois niveaux, dans la préparation et la participation effective des délégués de la RDC aux assises des cop23-24, sur les stratégies des négociations des parties prenantes de la RDC au cours de ces assises, ainsi que dans le suivi des résolutions qui en sortirons.

Pour y parvenir, le GTCR a aussi par la même occasion ouvert une liste des délégués pour accréditation en vue d’une participation plus quantitative et qualitative de la société civile environnementale aux prochaines Cop.

Pour le Coordonnateur du GTCR,  Espoir Tshakomwa, la société civile doit être plus représentative aux prochaines discussions sur le climat.  » Nous voulons cette fois-ci que la participation de la RDC soit marquée par la représentativité qualitative de la société civile, en vue d’un lobbyng efficace de celle-ci aux négociations avenirs sur le climat« , a-t-il déclaré.

Les délégués ont noté que depuis la signature de l’accord de Paris, les projets congolais souffrent du financement provenant du Fonds vert climat, faute de mécanisme d’accompagnement et de ratification de cet accord.

Les Amis de la nature du Congo (ANACO), comme d’autres membres de la société civile environnementale de la RDC, se sont dit fiers d’avoir efficacement participé à la mise sur pieds de ce document qui selon eux devra être pris en charge par les délégués de la RDC aux assises de Bohn en Allemagne.

Pour ce qui est de REDD+ en RDC, les organisations de la société civile souhaitent que la RDC quitte de la stratégie nationale cadre au plan national REDD+.

 

Bill Mwamba Mubenga

Climat : Un nouveau plaidoyer  pour la ratification de l’Accord de Paris

Le Fonds mondial pour la Nature (WWF) a lancé de nouveau un plaidoyer en direction de décideurs congolais sur les enjeux de la ratification de l’accord de Paris par la République démocratique du Congo. La réunion d’échanges a été organisée ce mardi 26 septembre 2017, à Kinshasa.

Sensibilisation des parlementaires sur la ratification de l’accord de paris/ jennifer Labarre

Cet atelier avait pour objectif de sensibiliser les parlementaires à jouer pleinement leur rôle de représentants du peuple, en interpellant l’exécutif national sur la nécessité de ratifier cet accord, afin d’aider la RDC à préserver son leadership dans le secteur de l’environnement.

« Il est évident que la RDC ne peut dévier de ses responsabilités de fait, de par son héritage écologique et environnementale qui la place au centre des sources de résilience climatique pour la planète. Nous faisons appel aux parlementaires pour que le pays ne rate pas ce rendez-vous historique », a déclaré le Directeur national de WWF-RDC, Jean – Claude Muhindo.

A travers cette séance de travail, les enjeux et avantages de la ratification de l’accord de Paris ont été expliqués aux députés. Pour le député national Roger Mpanano, « si la RDC ne ratifie pas l’accord, il serait honteux d’aller à la Cop 23 qui se tiendra dans quelques semaines à Bonn en Allemagne. Cet accord serait déjà ratifié, si cela ne dépendait que de nous [députés de la commission de l’environnement]. L’accord n’a jamais été envoyé au parlement pour débuter le processus de sa ratification » a-t-il précisé.

 

Une opportunité économique

 

Avec des chutes de cour de matières premières de plus en plus fréquentes dans le monde, les économies mondiales voient dans l’accord de Paris, une aubaine d’opportunité de développement durable et résilient.

Certains experts pensent que la RDC ne peut s’auto exclure des mécanismes qui déterminent actuellement la manche mondiale des pays. Pour que le pays bénéficie des opportunités présentes et futures, la ratification de l’accord de Paris reste le seul moyen d’y accéder.  

«Nous invitons les députés à accélérer le processus de ratification de cet accord pour donner au pays des instruments juridiques, devant lui permettre de lutter efficacement contre les changements climatiques et accéder aux différents financements mis en place dans le cadre de cet accord. Nous en appelons également à l’exécutif national à faire diligence pour ne pas priver le pays de tous les avantages financiers prévus par l’accord de Paris sur climat », a fait savoir l’expert Climat, Albert Kabasele Yengayenga.

L’expert a affirmé tout de même qu’avec l’augmentation du niveau de mer, soit 3mm par an, les populations vivant sur le littorale congolais risquent de périr si rien n’est fait, et que d’ici peu, la cité de Banana, située à l’embouchure du fleuve Congo pourrait disparaitre.

Rappelons que la RDC compte parmi les premiers pays à avoir signé l’Accord de Paris à New-York. D’aucun se pose la question de savoir à quel niveau le processus de sa ratification bloque-t-il, et pourquoi le Président de la République qui s’était engagé publiquement en signant cet accord, ne peut-il pas s’impliquer davantage afin de donner la chance au pays de jouer son rôle de puissance environnementale au cœur de l’Afrique.

 

                                      Jennifer LABARRE

 

Energies rénouvelables : bientôt une conférence internationale à Bruxelles

L’Académie Royale des Sciences d’Outre-Mer (ARSOM) à Bruxelles, organise une conférence internationale « Sustainable Energy for Africa » le 23, 24 et 25 octobre 2017 à Bruxelles.

L’accès à l’énergie étant un prérequis pour la réalisation de plusieurs objectifs de développement durable et joue un rôle prépondérant dans le développement économique, cette rencontre sera consacrée à l’énergie, un des besoins essentiels de l’humanité.

L’objectif de la conférence est de rassembler au sein d’un forum multidisciplinaire des décideurs, tant issu du monde politique que de l’industrie, des ingénieurs, des économistes et des experts dans le domaine des sciences sociales et de l’éducation, et des leaders d’opinion, afin d’attirer l’attention de tous sur les opportunités et les défis qui se présentent à l’Afrique dans le domaine de l’énergie durable.

Près de 70 contributions sont programmées, sous forme de présentations orales et de posters. Les trois thèmes autour desquels s’articuleront les exposés sont

–          L’énergie est cruciale pour la réalisation des objectifs de développement durable (Sustainable Development Goals)

–          Production et distribution d’énergie : vers des systèmes robustes, équitables et socialement acceptables

–          Recherche, innovation et éducation pour appuyer des politiques énergétiques durables

 

Informations pratiques

 

La conférence se tiendra du 23 au 25 octobre 2017 au Palais des Académies à Bruxelles.

Un synopsis détaillé peut être retrouvé sur:http://www.kaowarsom.be/documents/Sustainable_energy_announcement.pdf

Le programme, les informations pratiques et le formulaire d’inscription sont disponibles sur:http://www.kaowarsom.be/en/Sustainable_Energy_for_Africa

 

Bukavu : Des filets prohibés saisis et remis aux autorités pour incinération

Cent quatre-vingt-sept filets à petites mailles ont étés saisis des mains de pécheurs, par la 331ème base navale du Sud-Kivu. Ces filets à mailles, prohibés dans la pêche sur le lac Kivu, ont été remis ce lundi 25 septembre 2017, au coordonnateur provincial de l’environnement pour incinération.


Lors d’une cérémonie organisée à ce sujet dans les installations de la Société nationale de chemin de fer (SNCC) à Bukavu, le Colonel Egide Ngoy, commandant de la force naval du nord et Sud-Kivu a souligné que ces filets prohibés ont été récupérés auprès des pécheurs à Kalehe, Birava, Monvu, et Ishungu. « Ces pécheurs s’en servaient au détriment des espèces du lac Kivu. Souvent quand on les traque, ils trouvent refuge au Rwanda, et pourtant, leurs collègues du Rwanda, respectent de leur côté, toutes les normes de sauvegarde du lac Kivu », a-t-il déclaré.

Le conseiller du ministre provincial de l’environnement, Laurent Kajibwami, a invité l’administration publique et les forces de l’ordre à l’application de la loi et au strict respect de normes régissant la pêche sur le lac Kivu. Il a par ailleurs demandé aux services habilités d’établir des statistiques avant toute incinération de ces filets, qui, selon Jean de Dieu Olumwene, Tchalumba, Coordonnateur provincial de l’environnement, seront incinérés dans les prochains jours.
Janvier Barahiga

Ressources naturelles : mise en place d’une plate-forme de gestion transfrontalière des ressources naturelles

Great Lakes Advocacy Coalition for Conservation of Naturel Ressources (GLACC-NR), c’est le nom de la nouvelle plate-forme qui vient de voir le jour, ce mardi 26 juillet à Kampala (Uganda). Cette organisation regroupe les organisations de la société civile de la République démocratique du Congo, de l’Uganda et bientôt du Rwanda

Partie de l’adoption en juillet dernier, de la déclaration conjointe signée à Goma entre la partie ougandaise et congolaise sur l’exploitation du pétrole dans les aires protégées, cette initiative se veut un cadre de concertation et de mise en pratique des plaidoyers des acteurs de la société civile en faveur de la gouvernance des ressources naturelles et du lobbying pour la gestion efficiente et rationnelle de celles-ci, conformément aux engagements des pays.

La rencontre de ce jour à Kampala, a permis à GLACC-NR de se doter d’une vision et d’un plan stratégique de plaidoyer.

Signalons que la mise en place de cette palte-forme connu la participation active de la Coordination provinciale du Réseau Green Journalist Network.

Avec Tuver WUNDI

Ressources naturelles : le renouvellement du contrat de Perenco suscite des inquiétudes

 

Les organisations de la société civile de la RDC, réunies au sein de la Synergie pour la gouvernance des ressources naturelles du Kongo Centrale, SGRN, ont écrit un mémo déplorant la demande de renouvellement du contrat de l’entreprise Perenco en off-shore, dans le territoire de Muanda.

La protestation de la SGNR relève du fait que le nombre de Barils du pétrole produit par l’entreprise PERENCO est resté statique jusqu’à diminuer il y’a des décennies malgré l’augmentation de nombre de puits. La SGRN se demande pourquoi  PERENCO qui se plaint du fait qu’elle travaillerait à perte voudrait renouveler son contrat en RDC?

Pour ces organisations de la société civile, le gouvernement congolais devrait lancer un appel d’offre  auprès d’autres entreprises pétrolières à travers le monde afin de trouver celles qui respectent l’environnement.

Ce mémo met également l’accent sur le caractère sacro-saint de PERENCO surtout concernant ses propriétaires réels.

Rappelons que plusieurs rapports d’étude sur l’exploitation pétrolière à Muanda renseignent qu’il y a plus de méfaits que le développement souhaité  dans ce terroir.

La pollution des eaux liée à cette exploitation met en péril la vie des populations tant humaine qu’animal.

Jennifer Labarre

Ressources naturelles : Banro Mining doit 7 millions de dollars américains à la province du Sud-Kivu

Le ministre provinciale des mines, énergie et hydrocarbures, Apollinaire Bulindi a informé que la société canadienne d’exploitation de l’or au Sud-Kivu et Maniema Banro mining corporation doit à la province sept millions de dollars américains, en termes de redevances dues à la Province du Sud-Kivu. L’annonce a été faite par le ministre, lors d’une interview accordée à notre correspondant, ce jeudi 21 septembre.

Installation de Banro Mining.

«Cette société aurifère ne veut pas payer cette importante somme d’argent à la province. La défense de Banro soutient que l’exploitation a débuté alors que le pays était en guerre », a déclaré Monsieur Bulindi, et de renchérir, « Banro exporte plusieurs tonnes d’Or en provenance de la province du Sud-Kivu, et doit seulement retourne 1% de l’exploitation à la province, mais cette entreprise tire des couvertures de différents bureaux, pour échapper à cette redevance ».
En 2015, Banro devait à la province du Sud-Kivu, la somme de 1,2 million de dollars sur un bénéfice de 33 millions de dollars américains qu’elle a réalisé. Cela a été reconnu par le chargé de relations avec le gouvernement de l’entreprise, lors d’une réunion à Kinshasa, en septembre 2016. Depuis, rien n’a été fait.

« Ils ont 800 milles à donner à la province sur une taxe à titre de royaltie de 2 millions qu’ils ont gagné. Ils nous doivent encore 432 mille dollars de taxes sur la superficie de concessions minières et 1% de rémunération de services sur l’exploitation », a précisé le ministre, qui réclame haut et fort cette somme d’argent car a-t-il déclaré, « je suis l’objet des pressions de la part des sociétés civile et des chefferies où œuvre Banro Mining ».

Depuis le début de ses activités en novembre 2011, Banro Mining a déjà exploité plus de 18 tonnes d’or dans la seule province du Sud-Kivu.

 

Janvier Barahiga

Biodiversité : L’UICN actualise sa liste rouge des espèces menacées

87.967 espèces, dont 25.062 sont menacées d’extinction, c’est ainsi que se présente désormais la nouvelle liste rouge mondiale des espèces menacées mise à jour par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Des espèces de frênes répandues en Amérique du Nord  et cinq d’antilopes d’Afrique font l’objet de la plus grande attention.

Léopard de neige, espèce retirée de la liste rouge de l’IUCN

Les activités de l’homme (braconnage et destruction des habitats d’animaux), et l’envahissement des milieux sauvages par des coléoptères, tels sont les principales raison qui allongent la liste rouge mondiale d’espèces menacées de disparition.
Les nouveaux entrants dans cette liste sont cinq de six principales espèces de frênes d’Amérique du Nord, classées en danger critique, la sixième étant déjà en danger. L’UICN rappelle que le frêne rouge de Pennsylvanie, le frêne blanc et le frêne noir, trois de cinq espèces en danger critique, sont prédominants dans le pays, avec près de neuf milliards d’arbres dans les régions boisées des Etats-Unis.

Leur déclin pourrait toucher plus de 80% des arbres, et changera de façon très profonde la composition des espaces boisés, tant naturels qu’urbains. Compte tenu de l’importance écologique et économique des frênes, le fait de l’abattage et le déblaiement des frênes morts est extrêmement coûteux.

Outre les frênes, le déclin de cinq espèces d’antilopes préoccupe au plus haut point l’UICN, l’Elan de Derby ( la plus grande espèce d’antilope au monde) qui était classée en préoccupation mineure est désormais vulnérable. La Rénduca de montagne a quant à lui subi un déclin de près de 55 % dans la population d’Afrique du sud au cours de quinze dernière années : elle figure à ce jour dans la catégorie d’espèces en danger, tout comme la Gazelle de heuglin. Le cobe lechwe et le Rehbuk sont pour leurs parts quasi-menacés. L’UICN alerte aussi sur la disparition des sauterelles et mille-pattes de Madagascar, suite à la déforestation.

L‘unique nouvelle un peu encourageante est que la situation pour la panthère de neiges ( léopard de neige) s’améliore un peu. Elle passe de l’espèce en danger à l’espèce vulnérable. Mais précise tout de même que sa population continue de diminuer. Et le reste d’extinction reste élevé en raison de la destruction de leurs habitats.

La mauvaise nouvelle de cette mise à jour de la liste mondiale des espèces menacées est l’extinction de la pipistrelle de l’île Christmas, une espèce de chauve-souris.

 

Thierry-Paul KALONJI