Archives de catégorie : Actualités

Conservation : un important lot d’Ivoire d’éléphant et des peaux de léopards saisis à Goma

24 Kg d’ivoire d’éléphant, de dents d’hippopotames et 2 peaux de léopards (dont l’une est récente et encore fraiche), ont été saisi à Goma, ce samedi 24 juin, par les autorités provinciales de l’Institut congolais pour le Conservation de la nature (ICCN), avec l’appui de la police judiciaire de la province du Nord-Kivu.

Cette deuxième opération coup de poing a été menée dans le quartier Kahembe, précisément au parking des camions des fousso [ndlr : mot utilisé par les trafiquants, qui désigne sacs]. Deux personnes ont été arrêtées lors de cette opération. Les prévenus seront transférés ce lundi 26 juin, aux instances compétentes pour l’instruction du dossier.

Selon les sources policières, les colis saisis à Goma, provenaient  de la ville de Ishasha dans le territoire de Rutshuru. Le spécimens seront remis à l’ICCN pour leur garde. Cette opérations intervient après  celle lancée  en septembre 2106. Les organisations de  lutte anti braconnage basées dans cette province se félicitent de cette action, et entendent sensibiliser davantage les autorités qui interviennent dans la chaîne de l’application de la loi pour plus d’efficacité, ainsi qu’à celles de l’ICCN, de la Justice et de la PNC pour leurs efforts dans la lutte contre la criminalité faunique in et ex situ.

 

Alfred NTUMBA

Afrique : le Bénin acceuillera le Forum africain du carbone

Cotonou, capitale béninoise acceuillera le 9è Forum africain du carbone, du 28 au 30 juin 22 juin 2017.  Les acteurs clés du secteur public, du secteur privé et de la société civile venus d’Afrique et d’ailleurs échangerons sur  » comment faire avancer l’action climatique collaborative pour le développement durable dans la région « .

Séance de travail du PFCB à Kigali ( photo illustrative) environews

Les participants à ce forum étudieront comment renforcer la coopération entre leurs gouvernements et les autres parties prenantes dans plusieurs secteurs clés porteurs de développement pour l’Afrique, notamment l’énergie, l’agriculture et les établissements humains.

Des question spécifiques y seront examinées, entre autres, le rôle des futurs marchés du carbone, en vue de stimuler l’action climatique et le développement durable sur le continent.

Pour Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du plan et du développement du Gouvernement du Bénin, en acceuillant cette réunion, le Bénin montre son engagement à l’Accord de Paris et plus largement à la prospérité du continent.  » L’Afrique est le continent le plus affecté par les changements climatiques. Deux tiers des Africains gagnent leurs vies grâce aux terres, et il est donc primordial que le continent adopte une voie de développement et une économie résilientes face au climat », a-t-il précisé.

Au cours de cette réunion, un segment ministériel de haut niveau, sera organisé par le Gouvernement du Bénin, pour permettre à plusieurs ministres et responsables de haut niveau de discuter sur la mobilisation de ressources financières afin lutter contre les changements climatiques.

« Le moment est venu pour les pays africains de traduire leurs plans d’action climatique nationaux sous l’Accord de Paris sur les changements climatiques en politiques et en programmes applicables au niveau national », a déclaré Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. « Le Forum africain du carbone permet d’examiner comment les initiatives de réduction des émissions peuvent être renforcées dans des secteurs clés des pays africains. Il s’agit également d’une occasion d’étudier le rôle des futurs marchés du carbone pour aider les pays à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris », a-t-elle ajouté.

 

Alfred NTUMBA

Kinshasa : bientôt l’élaboration du document de la politique foncière de la RDC

La Commission nationale de la réforme foncière (CONAREF), a réuni au tour d’une même table, les différents acteurs du secteur foncier de la République démocratique du Congo. L’atelier réflexion a été organisée à Kinshasa, ce mercredi 21 juin. Cette séance de travail avait pour objectif entre autres de réfléchir sur  la mise en œuvre du programme d’élaboration du document de politique foncière en RDC.

 » Le gouvernement congolais accorde une importance capitale à la réforme du secteur foncier, aujourd’hui la terre est l’un des enjeux majeurs de la stabilité mondiale. Nous devons protéger notre terre et nous interdire à naviguer à vue, pour cela, il nous faut une stratégie nationale qui nous permettra d’avoir un document sur la politique du secteur. Nous promettons notre engagement à l’issue de cette politique d’actions et une exécution au bref délai« , a déclaré le Ministre congolais des affaires foncières, Maître Lumeya Du Malegi.

Le processus de la réforme foncière a débuté depuis 2012 et connaît un ralentissement suite à l’instabilité des institutions, et les remaniements ministériels. Le gouvernement à travers le Ministère des affaires foncières, s’est engagé à redynamiser les activités de la CONAREF afin d’accélérer ce processus.

 » Nous sommes toujours dans le processus d’élaboration du document de politique foncière qui se veut participatif pour que d’ici à 2019, qu’on est un document de politique foncière nationale « , a souligné Maître Ngwasi, Secrétaire Exécutif de la CONAREF.  » L’objectif pour nous ici est de pouvoir prendre des recommandations de la société civile pour les intégrer dans la stratégie opérationnelle et faire évoluer ce processus « .

Plusieurs parties ont pris part à ces assises, notamment les représentants de l’UN Habitat, les acteurs de la société civile et les chefs coutumiers.
Selon le Secrétaire Général des sociétés traditionnelles du Congo, Majesté Mfumu Difima, On ne peut pas parler des terres ou de la réforme sans pour autant tenir compte de la matrice qui est l’autorité coutumière.  » Les politiques congolaises sur la réforme foncière existent déjà et sont multiples, mais elles étaient faites sans la considération de l’autorité coutumière. Nous espérons que cette fois-ci, comme il y a eu un financement, peu importe le régime ministériel, il n’y aura plus de recule et le document qui sera élaboré prendra en compte nos propositions « .  A-t-il recommandé.

 » La plupart des projets sur l’environnement climatique se base sur le foncier, allez y comprendre lorsque ce foncier n’est pas bien réglementé, nous allons tout droit à l’échec. Et je pense que cette réussite n’est possible qu’avec la participation de tous, c’est à dire les peuples autochtones, les femmes, les investisseurs, les bailleurs de fonds, et autres. Spécialement je demande à ce que cette réforme prenne en compte les femmes autochtones pour que la réforme soit bénéfique pour tous  » a informé la délégué de l’Ong Forest people program.

La réforme foncière aujourd’hui tient compte des problèmes environnementaux et des questions liées aux changements climatiques. Le processus d’élaboration du document de la politique gouvernementale se penchera également au mécanisme REDD+ qui est l’un des piliers de ce processus.

 

Jennifer LABARRE

Mois de l’environnement : le PNUD veut susciter l’engagement des kinois à la préservation de l’environnement

Rapprocher l’homme de la nature, est le thème de ce mois de l’environnement en marge duquel le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), a organisé une journée de réflexion sur la préservation de l’environnement, ce mardi 20 juin au Jardin Botanique de Kinshasa.

Cette activité se joint aux côtés​ d’autres actions déjà organisées en marge de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin de chaque année pour sensibiliser les populations et permettre à chaque personne de prendre conscience et s’engager pour la protection de la nature. 

 » Il est important de protéger l’environnement et la gestion des aires protégées pour permettre un développement durable. Nous profitons de cette occasion pour rappeler à chacun de nous, les bienfaits des aires protégées qui sont aussi des lieux de réflexion, de tourisme, et de la recherche scientifique « , a souligné le Représentant du Directeur général de l’iccn, Paul Nlemvo.

A cet effet, le Responsable du secteur de l’environnement du PNUD, Idesbald Chinamula, a lancé un appel pour que chaque personne s’engage dans cette noble cause, « la protection de l’environnement ».

« Les questions de l’environnement sont aujourd’hui au cœur de tout développement. Il est important d’insérer cela dans la planification des activités du gouvernement pour aider les populations à court, moyen et long terme, à vivre dans un environnement sain. L’environnement est une affaire de tous et ceci nécessite aussi l’engagement de tous. J’en appel aux médias, aux politiques, et autres acteurs à travailler ensemble pour mener à bien cette lutte. Tout le monde a un rôle à jouer pour protéger la nature », a t-il précisé.

Après ce bref cérémonial, une visite guidée dans le Jardin a permis aux invités, notamment les étudiants, les journalistes et chercheurs à comprendre le rôle de la nature dans la vie des êtres vivants. Les invités à cette journée de réflexion ont  formulé quelques recommandations. 

« C’est bien de rapprocher l’homme de l’environnement. Mais il est important que ce dernier comprenne le pourquoi.   Ce contact direct avec la nature nous a permis de comprendre l’importance de la protéger  et de  s’engager durablement », a déclaré Yaga Nzege Christian, étudiant en sciences de la biologie de l’Université de Kinshasa.

 

Jennifer LABARRE

Gabon : la 16e Conférence ministérielle africaine sur l’environnement a adopté la ‘’Déclaration de Libreville »

Les ministres africains de l’environnement ont fait état de leur conviction que le développement de l’économie verte en Afrique peut contribuer à l’augmentation des revenus, la création d’emplois et de richesses, l’utilisation rationnelle des ressources, l’accroissement de la productivité et à l’amélioration de la santé et de la compétitivité, tout en apportant des bienfaits sociaux et en répondant aux préoccupations environnementales, lors d’une conférence des ministres africains de l’environnement tenue au Gabon du 15 au 16 juin dernier.

Cette déclaration dite de Libreville,
portant sur l’investissement dans des solutions environnementales novatrices, a mis l’accent sur la nécessité pour la CMAE d’élaborer une stratégie et politique pour l’égalité des sexes afin de répondre aux besoins particuliers des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants.

Pour ce faire, un appel a été lancé à la société civile, aux entreprises, aux industries ainsi qu’au secteur privé en Afrique de s’engager individuellement et collectivement à faire de l’Afrique un continent exempt de pollution et à jouer un rôle plus proactif dans la réalisation des Objectifs du développement durable.

Ce travail qui incombe à chacun des Etats-membres, devrait en principe être promu par des stratégies axées sur l’économie circulaire, l’économie verte, l’économie bleue et la symbiose industrielle, ces modèles offrant des opportunités de promouvoir la prospérité économique et sociale tout en réduisant les déchets et la pollution.

Avec le concoures de la Commission de l’Union africaine, du Programme des Nations Unies pour l’environnement, de la Commission économique pour l’Afrique et d’autres partenaires, il a été convenu de l’élaboration d’un document stratégique ayant pour but d’aider les Etats membres à reproduire et transposer à grande échelle des politiques et programmes axés sur l’économie circulaire et l’économie verte en vue de favoriser la croissance d’entreprises durables.

Une invite a également été lancée à l’endroit du Programme des Nations Unies pour l’environnement pour la convocation, en 2018, d’un forum interministériel de haut niveau sur l’économie circulaire en vue de promouvoir l’économie verte comme moteur essentiel de la transition économique en Afrique.

Enfin, les plénipotentiaires africains de l’environnement se sont félicités des orientations en matière d’élaboration de programmes de politique générale proposées pour la septième reconstitution du Fonds d’affectation spéciale du Fonds pour l’environnement mondial, y compris les programmes destinés à lutter contre les principaux facteurs de dégradation de l’environnement.

 

Jennifer LABARRE

135 millions de personnes risquent d’être déplacées à cause de la désertification d’ici 2030

A l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, le 17 juin, les Nations Unies ont réitéré leur appel à agir contre ce phénomène mondial,« afin de bâtir un avenir durable ».

« Nous devons prendre conscience que la désertification (…) constitue une menace pour tous les habitants de la planète », a alerté Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco. Les régions arides et semi-arides devraient être les plus touchées par la désertification et les mouvements de population. D’ici à 2030, 135 millions de personnes risquent d’être déplacées à cause de la désertification « et l’on s’attend à ce que 60 millions de personnes quittent l’Afrique subsaharienne pour gagner l’Afrique du Nord et l’Europe« , a prévenu l’ONU.

Les populations rurales, qui s’appuient sur des moyens de subsistance pastoraux, sur l’agriculture et sur les ressources naturelles, devraient être « fortement exposées en raison des vulnérabilités existantes, notamment la pauvreté, les faibles niveaux d’éducation, le manque d’investissements, l’éloignement et l’isolement ».

Les zones arides (déserts mais aussi pâturages, savanes…) couvrent 40% de la surface de la planète. Monique Barbut, secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies de la lutte contre la désertification et Irina Bokova ont appelé à mieux gérer les terres et renforcer la résilience des populations vulnérables.

« Grâce à de bons investissements dans l’exploitation des terres, les infrastructures rurales et le développement des compétences, l’avenir peut être prometteur », a déclaré Monique Barbut. Alors que 25% des terres sont dégradées dans le monde, « l’ensemble de nos ressources naturelles de base sont au point de rupture », avait déjà mise en garde Mme Barbut, en septembre 2015, à la veille de la Conférence internationale sur le Climat à Paris (COP21). Elle avait alors appelé à fixer dans l’accord climatique la réhabilitation de 200 millions d’hectares de terres : « Cela coûte 20 dollars par hectare ».

De son côté, Irina Bokova a cité en exemple la réserve de biosphère de l’Unesco des Bardenas Reales, en Espagne. Cette réserve démontre que la gestion « éclairée » des terres arides, basée sur l’alternance entre l’utilisation pastorale, les cultures et les périodes de jachère, permettrait non seulement de freiner la désertification mais aussi d’inverser le processus et de restaurer les terres dégradées.

Selon la FAO, le projet de Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel est également « le programme phare de l’Afrique pour lutter contre les effets du changement climatique et la désertification ». La FAO estime que 166 millions d’hectares de la Grande Muraille verte présentent des possibilités de restauration des terres dégradées.

En France, la loi sur la biodiversité d’août 2016 a reconnu la protection des sols d’intérêt général, en les intégrant au patrimoine commun de la nation dans le code de l’environnement.

Rachida Boughriet (Actu-environnement)

Forêt : WWF-RDC présente un nouvel outil d’évaluation de la gouvernance forestière

Le Fonds mondial pour la nature (WWF), a présenté son nouvel outil d’évaluation de la gestion responsable des forêts et du commerce, aux acteurs de la société civile, du secteur privé (bois), et aux représentants des institutions réunis en atelier du 12 au 16 juin 2017, à Kinshasa.


« Cet outil a trois piliers. Le premier met l’accent sur la politique, la législation et les institutions. Le second s’occupe de la résolution des conflits, et le denier vise la mise en œuvre de la gouvernance forestière dans le pays. Les participants disposent désormais d’un autre outil à part ceux qu’ils disposent déjà, pour voir de plus près l’évolution de la gouvernance forestière en RDC », a indiqué le Manager du projet REDD à WWF-RDC, Flory Botaba Esombo.

A en croire Belmond Ntsumba, Responsable en charge du Programme Forêt-Afrique centrale au WWF-Cameroun, ce nouvel outil présente quelques avantages par rapport aux autres qui existent. Il couvre un éventail assez large de différents aspects de la gouvernance forestière et permet de faire rapidement, et à un coût raisonnable, un état de lieux de cette gouvernance en RDC. « Nous avons mis entre les mains des organisations un outil qui va leur permettre non seulement de développer leurs propres stratégies d’action, mais aussi de suivre les actions de plaidoyer qu’ils font pour améliorer la gouvernance forestière en République démocratique du Congo », a-t-il précisé.

Il a par ailleurs informé que l’outil d’évaluation de la gestion responsable des forêts et du commerce a été testé pour la première fois en Russie, au Benin, en suite en République du Congo et dans d’autres pays d’Afrique Centrale. Les résultats obtenus de ce test ont prouvé que l’outil est flexible et qu’il peut s’adapter aux conditions spécifiques du terrain quel qu’en soient les indicateurs. « Les résultats que nous avons obtenus à ce jour prouve que chaque pays a des points faibles et des points forts en matière de la gouvernance forestière. L’objectif de ce travail c’est de permettre à toutes les organisations évoluant dans ce domaine de capitaliser sur les points forts et de travailler sur l’amélioration des points faibles ».

En République du Congo par exemple, l’outil de gouvernance forestière de WWF a permis d’identifier la force, à savoir, l’existence d’un cadre législatif bien solide. Cependant, le pays souffre de la mise en pratique des textes de lois devant régir le secteur de forêts. Les écarts sont justifiés notamment le manque de volonté politique, l’insuffisance du budget de l’Etat, ainsi que la collaboration difficile entre le gouvernement et les acteurs de la société civile. « Nous nous sommes rendus compte en déployant cet outil qu’il y’avait des indicateurs qui n’étaient pas appropriés à la RDC. Je me réjouis de l’idée de mettre sur pied un comité de suivi devant s’approprier cet outil et approfondir la réflexion pour voir comment les différents acteurs du secteur forestier appréhendent ces notions de la gouvernance forestière dans le pays ». a affirmé Monsieur Ntsumba.
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A l’issue de cet atelier, les participants ont été dotés des connaissances suffisantes et d’une bonnes maitrise des indicateurs spécifiques devants les aider dans leur travail de travail de terrain. « Après avoir analyser l’outil développé par WWF, Il revient à nous en tant que membres de la société civile de vulgariser cet outil auprès d’autres collègues pour que chacun de nous prenne un engagement à suivre certains aspects qui conduisent vers la gouvernance forestière dans notre », a estimé le Coordonnateur de l’Ong Action massive rural (AMAR), Philipe Nzita.

Notons par ailleurs que cet outil développé par WWF international est une contribution à l’épineuse question de la gouvernance forestière dans les tous les pays où travaille cette institution afin de suivre son travail afin et l’évaluer de le réajuster au besoin.
Alfred NTUMBA

Kinshasa : les médias d’information en ligne (MILRDC) augure une nouvelle l’ère du numérique en RDC

La corporation des maisons de presse en ligne regroupées au sein d’une plateforme dénommée « Medias d’information en ligne de la RDC (MILRDC) » a procédé à la sortie officielle de cette jeune structure, ce vendredi 16 juin à Kinshasa. 

Composée à ce stade de 14 membres effectifs formant une communauté active de plus de 4 millions de personnes dont environs 65% de congolais, cette plateforme vise la promotion de l’accès à l’information en ligne pour tous.

Le MILRDC regroupe en son sein des organes d’information générale et thématique tel ENVIRONEWS RDC, qui est un média spécialisé dans l’information environnementale.

Pour le fondateur et ancien Recteur de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (IFASIC), le Professeur Malembe Ntamandiak, cette action initiée par les anciens étudiants de cette grande institution de formation de Journalistes, est un motif de fierté.

« Je suis très fier de me rendre compte que ce sont des jeunes qui ont été formés par l’IFASIC et qui ont pu maîtriser aujourd’hui beaucoup d’éléments concernant la gestion de l’information et de la communication. J’espère que tout ce qui a été dit sera matérialisé.  Car, le problème du congolais n’est celui de la compétence. Vous avez fait la preuve de compétence. Mais c’est le manque de volonté  pour réaliser les objectifs prévus. Vous avez créé une Association. Pour qu’elle vive, il faut des cotisations. Beaucoup d’associations au Congo meurent parce que les fondateurs ne cotisent pas. Je souhaite que vous assumez vos responsabilités jusqu’au bout. Si non, toutes ces belles idées ne serviront à bien. Bonne chance ! », a-t-il déclaré avant de couper le ruban symbolique, signe du début effectif des actions de cette jeune plateforme.

« J’ai trouvé une invitation sur ma table et je me suis demandé pourquoi moi. En venant ici, j’ai compris. En fait, c’est le village. On voulait inviter le Grand-père. Et j’ai trouvé dans la salle l’arrière Grand-père. Et j’ai compris que c’est le retour au village. Les enfants voulaient que les ancêtres voient leurs produits. Nous sommes contents. Cette invitation veut dire : venez nous voir et préparez la maison pour que nous puissions revenir avec notre richesse. Le Grand-père et l’arrière Grand-père disent : oui, vous pouvez revenir au village. […] pour que les petits frères bénéficient de votre expérience ». A déclaré l’actuel Recteur de l’IFASIC, le Professeur Rigobert Munkeni.

L’association des médias en ligne se veut un apport incontournable au secteur médiatique congolais, lequel connait une asphyxie due à la précarité et au manque du professionnalisme.

 

Alfred NTUMBA

Énergie : 2016, une nouvelle année record pour les énergies renouvelables

En 2016, les nouvelles installations des énergies renouvelables ont battu un nouveau record avec 161 GW installés, faisant monter la capacité totale de presque 9% par rapport à 2015, à 2,017 GW. Le solaire photovoltaïque compte pour environ 47% de ces capacités additionnelles, suivi de l’éolien (34%) et l’hydroélectricité (15,5%). C’est ce que révèle le rapport Renewables 2017 Global Status Report (GSR), publié ce vendredi, 16 juin.

Les énergies renouvelables deviennent l’option la plus économique. Des transactions récentes au Danemark, en Egypte, en Inde, au Mexique, au Pérou et aux Emirats Arabes Unis ont vu le coût de l’électricité chuter à 0,05 dollar/KWh. Ce chiffre est bien en-dessous du coût de l’électricité d’origine fossile ou nucléaire produite dans ces pays. Les lauréats de deux récents appels d’offre en Allemagne ont ainsi pu proposer de tels tarifs sur la base du prix de gros de l’électricité, sans subventions publiques, ce qui démontre de facto que les renouvelables sont l’option la plus économique.

La nécessité de disposer d’une « charge de base » (« baseload ») est un mythe. Intégrer au réseau une large quantité d’énergie renouvelable est faisable sans avoir recours à une « charge de base » d’origine fossile ou nucléaire, à condition de garantir suffisamment de flexibilité: interconnexions au réseau, couplage électricité-chaleur, nouvelles technologies informatiques et de stockage, véhicules électriques ou encore pompes à chaleur sont autant de réponses. Ce type de flexibilité permet non seulement d’équilibrer les sources dites variables mais aussi d’optimiser le système et de réduire les coûts de production globaux. Il n’est donc pas surprenant que de plus en plus de pays puissent atteindre un niveau de 100% renouvelables. En 2016, le Danemark et l’Allemagne ont parfaitement géré des pics de 140% et 86.3%, respectivement.

Les émissions de CO2 liées à la consommation d’énergie des secteurs de l’industrie et des énergies fossiles sont restées stables pour la troisième année consécutive malgré une croissance de 3% de l’économie mondiale et une demande d’énergie en hausse. Ceci s’explique principalement par le déclin de l’utilisation du charbon, mais aussi par la croissance des énergies renouvelables et des mesures d’efficacité énergétique.

Arthouros Zervos, Président de REN21, a déclaré: « Le monde ajoute chaque année encore plus de capacité renouvelable, plus qu’il n’ajoute de capacité fossile, toutes sources confondues. Un des résultats le plus important mis en avant par le GSR 2017 est que les approches holisitiques sont clés: elles doivent devenir la règle plutôt que l’exception. Avec la croissance de la part des renouvelables, il devient impératif d’investir dans les infrastructures ainsi que dans une série d’outils: réseaux de transmission & distribution interconnectés, instruments de mesures pour équilibrer l’offre et la demande, connexion des secteurs (par exemple travailler sur l’intégration des réseaux de transport et d’énergie) ainsi que le déploiement d’une grande variété de technologies permettant le plein essor des renouvelables. »

Toutefois, la transition énergétique ne se déroule pas assez vite pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

Les investissements diminuent. Bien que le total des investissements mondiaux dans des nouvelles capacités de production renouvelable représente environ le double de ceux du secteur des énergies fossiles, les investissements dans des nouvelles installations d’énergie renouvelables ont chuté de 23% par rapport à 2015. Parmi les pays émergents et les pays en développement, les investissements dans les énergies renouvelables ont chuté de 30%, atteignant seulement 116,6 milliards de dollars, tandis que dans les pays développés ils ont chuté de 14% pour atteindre seulement 125 milliards de dollars. Les investissements restent toujours largement concentrés sur les secteurs de l’éolien et du solaire photovoltaïque, alors que toutes les technologies doivent être déployées si l’on souhaite contenir le réchauffement climatique bien en-dessous de 2 degrés.

 

Alfred NTUMBA

Diplomatie verte : l’UE invite les journalistes à sensibiliser davantage la population

L’ambassadeur de l’union Européenne, Barth Ouvry s’est entretenu avec  Réseau Green Journalists Network, pour les inciter à communiquer davantage sur les questions environnementales et sensibiliser la population congolaise à ce sujet. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de journées de la diplomatie verte initiées par le Services Européen d’action Extérieure (SEAE). La rencontre a eu lieu à Kinshasa  à ce vendredi, 16 juin.

Les journaliste membre du Réseau Green Journalists Network lors de la rencontre avec le Chef de la délégation de l’Union européenne en RDC

«  Nous estimons que la lutte contre le changement climatique offre des perspectives illimitées pour inventer de nouveaux et de meilleurs moyens de production et de consommation, pour investir et entretenir des échanges commerciaux, et pour protéger nos vies, nos emplois, nos ressources et nos moyens de substances, au bénéfice de toutes les populations et de la planète, cela passe également par votre implication en tant acteurs clés de l’information », a fait Monsieur Ouvry.

À en croire le Chef de la délégation de l’UE en RDC, pour que la lutte contre le changement climatique soit efficace, il va falloir que tous les pays, quelque soient leur niveau de développement, tiennent compte du climat dans leur processus de planification, de budgétisation et de mis en œuvre.

«  Nous allons suivre de façon continue les avancées à tous les niveaux et nous comptons nous assurer que, les politiques produisent les effets escomptés, en rendant des comptes, en accélérant la mise en œuvre et en favorisant une large adhésion au processus, ainsi que le partenariat, la transparence, et la participation de tous sur le processus de la lutte contre le changement climatique », a précisé Arnold Jacques Dixmude, Expert en charge des questions de l’Environnement et santé à la délégation.

Pour Tosi Mpanu Mpanu, négociateur senior pour le changement climatique, le Réseau Grenn Journalist  network  ne doit pas se limiter à sensibiliser seulement l’opinion publique congolaise, mais aussi le monde entier sur l’impact qu’a les effets néfastes des changements climatiques.

« Nous nous réjouissons du fait que la détermination politique à agir face au changement climatique reste élevée.  Un an après l’entrée en vigueur de l’accord de Paris, les progrès en matière de ratification ont été extraordinaires depuis lors : 148 pays sur 197 l’ont déjà ratifié. Et nous encourageons la RDC à le faire le plus tôt possible. Ainsi nous comptons sur vous afin d’atteindre les concernés », a-t-il renchérit.

L’Union européenne et ses États membres restent attachés à un ordre internationale fondé sur des règles, et à une collaboration avec leurs partenaires internationaux pour garantir une sensibilisation, une analyse et une gestion plus large et des meilleures qualités de prise en charge des risques environnementaux et climatiques, en s’appuyant sur toutes les structures pertinentes telles que le G7, le G20 et le Conseil des Nations Unies.

 

Désiré WEMBOLOWA