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Climat : La RDC absente à la Conférence extraordinaire de Brazzaville ?

La question vaut son pesant d’or au regard des enjeux et du rôle que doit jouer le pays dont le leadership dans le domaine de l’environnement est incontestable. Malheureusement, au moment où tous les pays du monde s’activent à se positionner pour mieux rayonner dans les négociations internationales afin de conquérir des financements climats, la République démocratique du Congo, qui regorge le ¾ des forêts du Bassin du Congo, brille souvent par ses absences remarquables dans la sphère de prise de décisions.

Une photo de famille prise sans la délégation de la RDC ( Photo, Alfred NTUMBA/Environews)

Malgré la courte distance, soit 10 minutes de la traversée qui séparent les deux capitales les plus proches du monde, Kinshasa et Brazzaville, le pays de Lumumba n’a pas semblé trouver d’intérêt à se faire représenter à ces assises de grandes envergures pour la sous-région.

Du moins pour la cérémonie d’ouverture des travaux du segment technique des experts, l’on pouvait bien constater la délégation du Sao Tomé, de la Guinée équatoriale, du Cameroun, du Gabon et d’autres pays d’Afrique centrale et de l’Est, sans mieux apercevoir celle de la RDC. Quoi de plus normal que de susciter la curiosité des observateurs.

Seul, un représentant d’une organisation internationale dont le siège est basé à Kinshasa était dans la salle. Interrogé à ce sujet, tout en gardant l’anonymat, il affirme avoir traversé avec un expert congolais, qui semble venir en tourisme, sous financement du trésor public.

Les exemples sont légion, pour illustrer ce mauvais comportement qui, de plus en plus a élu domiciles dans le chef des experts congolais. Que ce soit au sommet panafricain de Conakry (Benin), sur les énergies renouvelables organisé au mois de mars dernier, la scène s’était bel et bien reproduite.

Espérons que le segment ministériel de cette conférence prévu le jeudi 05 octobre connaitra la participation du Ministre de l’Environnement et Développement durable aux côtes de ses homologues venus de loin. Wait and see !
Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA

Brazzaville : début de la Conférence des ministres de l’Environnement et de Finances de la CEEAC et de la Communauté d’Afrique de l’Est

La Ministre du tourisme et de l’environnement de la République du Congo a procédé au lancement des travaux du segment technique de la Conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale), et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation climat du Bassin du Congo, du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, le Fonds pour l’Economie verte en Afrique centrale ainsi que sur la position commune de la sous-région face à la COP23. Ces travaux lancés ce mardi 3 octobre 2017 à Brazzaville, sont en prélude du segment de haut niveau qui se tiendra le Jeudi 05 octobre dans la capitale congolaise.

Cérémonie d’ouverture de la conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des Finances à Brazzaville ( Photos-Alfred NTUMBA/Environews)

Le segment technique des experts doit permettre d’identifier les actions concrètes à engager pour opérationnaliser les différents outils mis en place en faveur des actions et solutions qui concilient la lutte contre les changements climatiques et le développement économique durable des pays.

« Les résultats des travaux des experts doivent aboutir à l’adoption de la déclaration des ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Nous attendons des experts, un document ayant été partagé par tous, pour que nous arrivions à un consensus, afin de nous présenter à la COP23 avec des propos qui vont dans le même sens », a précisé la ministre du tourisme et de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault.

Pour la CEEAC, la Commission Climat du Bassin du Congo est un outil, et un modèle pour illustrer le lien entre la protection de l’environnement et le développement économique, l’intégration régionale et l’amélioration des conditions de vies des communautés.

« Opérationnaliser de ce fonds vise à lui donner les moyens de mobiliser des ressources pour financer les projets sectoriels en vue de rendre visible, le discours axé sur le changement climatique. Nous devons aller vite, nos population attendent, nous devons passer aux actions ». A souligné Honoré Tabuna, Représentant du Secrétaire général de la CEEAC.

L’opérationnalisation du Fonds bleu devrait cependant, entrainer celles des autres outils mis en place depuis quelques années aussi bien en Afrique centrale qu’en Afrique de l’Est. Pour la première fois, les experts de 16 pays africains réunis à Brazzaville vont tenter de s’accorder sur les différents points, étant donné que les réalités dans ces deux sous-régions ne sont pas les mêmes.

« Nous avons au niveau du Bassin du Congo ce que nous voulons, Il faut bien qu’on écoute les amis d’Afrique de l’Est, ce qu’ils veulent pour voir comment on peut arrimer cela. Au niveau de la COMIFAC, nous avons pu mobiliser 100 mètres carrés pour les expositions à Bonn, nous allons mettre ça à la disposition des pays de la sous-région, pour qu’ensemble, on sorte un programme cohérent de nos actions concertées pour la COP 23 ». A déclaré le Secrétaire général adjoint de la COMIFAC (Commission des forêts d’Afrique centrale), Gervais-Ludovic Itsoua.

Une initiative louée à sa juste valeur par les participants. « C’est une initiative géniale qui à la fois se situe dans le prolongement de la mission qui a été confiée au Président Sassou Nguesso. Si nous sommes unis autour d’un même idéal, et que nous avons la même façon de défendre des dossiers qui nous sont spécifiques, nous allons récolter des succès importants au moment des négociations sur le climat », a informé le point focal Changement climatique du Cameroun, Valentin Wagnoun.

Lors de ces travaux, il sera aussi question de la validation du plan d’action de la Commission climat pour le Bassin du Congo, la validation de la feuille de route 2017-2018 pour le Fonds bleu Climat et la validation des projets et programmes sectoriels pour le développement et la promotion de l’économie bleu.

 

Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA

Niger : L’Afrique renouvelle son engagement à restaurer les paysages dégradés

Dans un communiqué rendu public ce lundi 02 octobre, 24 pays africains ont réaffirmé leur engagement en faveur de la réhabilitation des paysages dégradés et de l’amélioration des moyens de subsistance des communautés. Cet engagement a été pris lors d’une conférence qui s’est tenue récemment au Niger du 26 au 27 septembre 2017 sur l’initiative d’AFR100 (Initiative pour la restauration des paysages forestiers africains).

Une initiative menée par chaque pays, au niveau national, et qui vise la restauration de 100 millions d’hectares dégradés et déboisés en Afrique d’ici à 2030 afin de d’atteindre les objectifs définis dans le cadre de défi de Bonn, de l’Initiative africaine pour des paysages résilients (ARLI) et également du Programme 2063 de l’Union Africaine et des ODD (Objectifs de Développement Durable).

 

« La restauration est un point d’importance capitale pour la résilience de nos communautés. Pour le Niger, le défi de Bonn traduit par AFR100 est une très grande ambition mais réalisable. J’ai la ferme espoir que notre pays sera le premier à respecter son engagement », a déclaré le Ministre de l’Environnement et développement durable du Niger.

 

Durant les deux jours, les délégués des pays membres de AFR100 ont examiné le rôle de la restauration dans leurs objectifs de développement durable, et ont partagé les outils  pratiques et concrets pour intégrer les communautés locales dans cette nouvelle donne et ont fait appel à d’autres pays africains à rejoindre cette initiative.

 

« L’initiative AFR100 est un sursaut pour soutenir et mettre en œuvre les objectifs mondiaux à un niveau régional» a renchérit le Directeur de division au gouvernement fédéral allemand pour l’environnement, la conservation et la sécurité nucléaire, Horst Freiberg.

 

Cette nouvelle approche sur la restauration ne se contente pas seulement de protéger la nature, mais elle met aussi un accent particulier sur les conditions de vie des populations africaines. « Les pays sont enthousiastes à l’idée d’être passé de la phase de conception des stratégies à celle de leur mise en œuvre et d’exécution sur terrain. Pour l’Afrique, la restauration est un moyen de générer les revenus, de renforcer la sécurité alimentaire et construire une véritable capacité de résilience particulière contre les effets des changements climatiques tels qu’ils s’observent au Sahel » a souligné Mamadou Diakhité, Chef de projet au NEPAD.

 

Rappelons que le Niger a déjà 5 millions d’hectares reboisé à son actif. Un exemple à suivre pour d’autre pays d’Afrique.

 

Jennifer LABARRE

 

Agroforesterie : Amy Ambatobe visite le projet NTSIO à 225 kilomètres de Kinshasa

Le ministre de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatobe et le Chef de la délégation de l’Union européenne, Bart Ouvry, ont effectué ce dimanche 01 octobre une visite de terrain en vue de palper du doigt les réalisations déjà obtenues dans le cadre du projet d’agroforesterie communautaire  de NTSIO, situé à près de 150 kilomètres de Kinshasa.

Les fermiers de NTSIO lors de la visite du ministre de l’Environnement et Développement durable. (Photo Nounou Ngoie)

L’Objectif de cette visite était de se rendre compte des résultats atteints depuis le lancement de ce projet en 2012.
Amy Ambatobe et Barth Ouvry ont également assisté à la cérémonie de remise des titres fonciers aux fermiers par les chefs coutumiers.

Les bénéficiaires, regroupés en 4 à paysannes ont salué l’implication de l UE dans la réalisation de ce projet, dupliqué sur l’expérience du projet Mampu, considéré aujourd’hui comme un modèle d’agroforesterie communautaire.

Les fermiers bénéficiaires de cette reconnaissance, ont  souligné que ces titres fonciers qu’ils ont reçu aujourd’hui, les sécurisent. Ils sont désormais propriétaires des terres qu ils mettent en valeur pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

Au total, 260 fermiers se partagent les terres et cultivent principalement du manioc, du mais, et d autres légumineuses à NTSIO. Selon les expériences de ces fermiers, chaque ferme produit en moyenne, 4 à 5 tonnes de cossette de manioc par année sur un espace de 17 hectares. Une véritable source de revenus  à pour cette communauté, qui voit en ce projet, le salut et un moyen de développement pour leurs progénitures.

Bien avant de quitter NTSIO, le  Ministre de l’Environnement et Développement durable a planté symboliquement 3 jeunes plantules d’ accasias. Il promis tout le soutien de son ministère à projet.

 

Avec Nounou Ngoie

Conservation : Aucun gorille n’a été abattu à l’Est de la RDC

Après un après-midi ébroué par une folle rumeur publiée notamment sur le site web www.legrandcongo.com, relayée sur la toile ce dimanche 01 octobre, et selon laquelle, la RDC aurait perdu l’un de ses vieux gorilles du nom de « Roi Kabambe » à l’Est du pays, l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), a tenu à informer la population congolaise que le pays n’a enregistré aucune perte de ses gorilles ces derniers mois.

L’ICCN souligne que le plus vieux gorille de la RDC s’appelle « Mushabuka » et non Kabambe cité dans ce site d’informations et les réseaux sociaux. Selon cette institution, les images qui ont circulé sur la toile datent d’il y’a plus de dix ans lors de massacre des gorilles par les groupes rebelles dans les parcs de Kahuzi-Biega et Virunga.

L’ICCN condamne ce manque de professionnalisme constaté dans le chef de certains medias en ligne. Il estime que cette fausse information vise à décourager les touristes qui  visitent ou veulent visiter les gorilles de la RDC. Il a par ailleurs promis de publier incessamment, un communiqué à ce sujet.
Jennifer LABARRE

Climat : La RDC face aux enjeux de la ratification de l’accord de Paris

La République démocratique du Congo pourrait, dans un très bref délai, procéder à la ratification de l’Accord de Paris sur le Climat. Bien que le projet de texte devant entériner cette ratification ne soit pas encore déposé officiellement aux bureaux de deux chambres du parlement congolais, il ressort néanmoins des échanges fructueux entre les journalistes du réseau Green Journalist Network et certains députés et sénateurs, que le pays s’emploie à ratifier cet accord conformément à la demande du Chef de l’Etat, Joseph Kabila. C’était lors d’un café de presse organisé à Kinshasa, le jeudi 28 septembre 2017.

« A ce jour, nous n’avons pas encore le projet de ratification », a affirmé le président de la commission Environnement de l’Assemblée nationale, Patrick André Kakwata. Il a par ailleurs rassuré que par le pouvoir constitutionnel investi aux députés, ils peuvent convoquer le ministre afin de mieux comprendre le pourquoi de ce retard.

 

De son coté, son collègue de la commission Environnement et Ressources naturelles du sénat, Professeur Lombeya, a promis de saisir rapidement le président de sa chambre ainsi que le gouvernement pour cette ratification soit effective dans un très cours délai.

 

« Il est clair qu’aujourd’hui que les effets néfastes du changement climatique sont palpables, à travers toute l’étendue du territoire nationale. Je crois qu’il est temps que le gouvernement prenne le dossier en main. Il est également temps d’apprendre à nos  populations, la notion de la protection et préservation de l’environnement », a déclaré le sénateur Mukonda Bonza.

 

Lire aussi : http://www.environews-rdc.org/2017/09/30/climat-lunion-europeenne-invite-la-rdc-a-ratifier-laccord-de-paris/#

 

Lorsque le pays s’engage dans de grands tourments politiques, il y a pas mal de repères qui vacillent a relevé le ministre honoraire de l’environnement et député national, Bavon N’samputu. Pour lui, « la ratification n’est pas un exercice ardu. Il faut plutôt que le gouvernement dépose le projet de texte au niveau de l’assemblée nationale pour entamer la procédure. Nous vous assurons que d’ici les semaines qui suivent, le pays va ratifier ledit accord ».

 

Selon les sources concordantes, cette question aurait été à l’ordre du jour du récent Conseil des Ministres.  Une nouvelle qui vient enthousiasmer les amoureux de la planète.

« Pour le réseau Greens Journalist Network que je représente, ce café de presse a été un succès, car les professionnels de médias ont eu accès à une pile d’informations pratiques sur l’épineuse question de la ratification de l’accord de Paris par notre pays, ainsi que sur la Cop 23. Aujourd’hui, nous sommes heureux d’apprendre que les choses bougent dans le bon sens pour qu’enfin notre pays ratifie cet accord. Nous ne pouvons que nous en féliciter », a précisé Alfred Ntumba, Coordonnateur adjoint du réseau.

 

Pour le chef de section Environnement et Santé à l’UE, Arnold Jacques de Dixmude, ce cri d’alarme des éco-journalistes vient au bon moment pour relancer l’intérêt public.   «Je me joins à la voix des citoyens, des organisations, des politiques et des médias qu’ils pressent le gouvernement à ratifier cet accord qui s’avère très bénéfique et renferme plusieurs opportunités pour ce pays », a-t-il souligné.

 

                                 

 

    Jennifer Labarre.

 

Salubrité : La non évacuation des déchets inquiète les habitants de Bukavu

Se désengager momentanément de la gestion des déchets publics, serait-ce la meilleure stratégie pour la mairie de Bukavu, lorsque l’on sait à quel point cela pourrait avoir de conséquences incalculables sur la santé publique ? Après plusieurs campagnes de sensibilisation des habitants de la ville de Bukavu, sur l’usage rationnel de petites poubelles installées les longs de grandes artères, la Mairie aurait décidé d’en découdre autrement avec les récalcitrants.


Depuis près de deux semaines, les services de salubrité de la ville, ont cessé d’évacuer toutes les poubelles. « On ne comprend pas le comportement des habitants de Bukavu. Ils ont été suffisamment sur l’usage et rôle de ces petits dépotoirs. Malheureusement, ils y mettent tous leurs déchets ménagers, au lieu de les remettre aux camions d’évacuations, qui passent régulièrement devant leurs parcelles », a informé le Coordonnateur de la Cellule de communication de la mairie de Bukavu, Freddy Byamoyi.

Si, la ville l’emporte sur l’incivisme de sa population cependant, Freddy Byamoyi affirme tout de même que cette situation est également justifiée par le manque de carburant, pour faire fonctionner le charroi automobile affecté à ce service. Avec l’absence du Maire de la ville, qui séjourne actuellement à Kinshasa, ce problème serait loin de trouver une solution. Car, affirme une source ayant requis l’anonymat, c’est seulement le Maire qui a la signature pour engager un quelconque décaissement pour ravitailler les véhicules d’évacuation.

Une excuse qui ne trouve pas l’assentiment de la population. « Notre vie est exposée ! », s’exclame un habitant de Bukavu. « Aujourd’hui, nous assistons à la résurgence du choléra, une maladie souvent provoquée par la saleté. Malheureusement le Maire de la ville fait sourde oreille. On ne sait quoi faire et pourtant nous payons la taxe d’assainissement à la Mairie », renchérit-il.
« Il faut que le Maire ordonne vite l’évacuation de ces déchets, car ils dégagent des odeurs nauséabondes. Cela empêche les clients de fréquenter nos magasins », informe une commerçante.

En attendant, la population de Bukavu devrait encore prendre son mal en patience, jusqu’à l’arrivée du Maire.
Janvieer  Barahiga

Climat : L’Union européenne invite la RDC à ratifier l’accord de Paris

S’adressant aux journalistes du réseau [Green Journalist Network], lors d’un café de presse organisé à Kinshasa, le jeudi 28 septembre 2017, l’Ambassadeur de l’Union européenne en RDC, Bart Ouvry, a souligné l’engagement de son institution en faveur du climat et l’importante implication attendue de tous les citoyens dans la lutte contre les effets des changements climatiques. Il a par la même occasion, lancé un appel à la classe politique congolaise l’invitant à un sursaut patriotique en vue de la ratification de l’Accord de Paris sur le climat.

Bart Ouvry, chef de la délégation de l’Union européenne à Kinshasa. (Crédit photo, la primature de la RDC)

« J’étais très content lorsque le président de l’Assemble nationale, lors de l’ouverture de la session de septembre, a appelé à la ratification de l’accord de Paris. Ce pays qui est l’un des grands poumons verts de la planète a un rôle plus important à jouer dans la mise en œuvre de cet accord. Il y’a objectivement un grand intérêt pour la RDC de rentrer dans cet accord, et être présente à Bonn pour défendre les intérêts de congolaises et congolais », a-t-il précisé.

Pour l’Union européenne, la lutte contre les changements climatiques est une manière de multiplier ses actions contre la déstabilisation de la RDC. « Beaucoup de congolais subissent tous les jours les effets des changements climatiques. Il nous faut agir, mais pas seul, car il y’a nécessité d’avoir un appui populaire et celui de la classe politique. Quel que soit leurs tendances et leurs provenances politiques, il est important d’avoir des acteurs politiques, un consensus le plus large possible sur ces questions  », a-t-il insisté.

Cet engagement de l’Union européenne se traduit naturellement dans sa coopération bilatérale avec la RDC, par un appui important à la protection de la biodiversité. « Aujourd’hui dans le cadre de 11ème FED (Fonds européen de développement), nous avons engagé 120 millions de dollars américains qui vont dans le domaine de l’environnement, de la biodiversité et l’appui à l’agriculture durable. Notre but est de renforcer le lien entre la conservation et l’augmentation de retombées économiques de la population », a-t-il précisé.

Bart Ouvry est tout de même revenu sur le succès que connait l’accord de Paris sur le Climat. « Parmi les 187 pays qui pourraient ratifier cet accord, nous en avons déjà 166 qui l’ont fait. Rarement dans l’histoire d’accords internationaux, nous avons vu dans un délais aussi rapproché, un tel enthousiasme et engagement de la large majorité des pays, partout sur la planète». A-t-il informé. « Aujourd’hui nous sommes dans une situation où la majorité des Etats partout dans le monde se rend compte de la problématique des changements climatiques. L’accord de Paris est un grand succès, et la réunion à Bonn sera très importante pour confirmer ce succès ».

Chaque année, l’Union européenne consacre environ 100 milliards de dollars américains à l’aide au développement des pays. Le 20% de cet investissement annuel est consacré au climat.

 

Alfred NTUMBA

Opportunité : La Banque mondiale recrute 20 doctorants en Afrique subsaharienne

  • La Banque mondiale recrute 20 étudiants-chercheurs ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne, en cours d’études doctorales ou ayant obtenu leur doctorat, afin d’effectuer une mission de six mois à la Banque mondiale.
  • L’objectif est de renouveler et d’étoffer le vivier d’experts du développement au sein de la Banque mondiale et de permettre à ces candidats de mieux comprendre la mission et les activités de la Banque mondiale.
  • En contribuant aux recherches, aux missions d’assistance technique, aux opérations de prêt et à d’autres activités essentielles, les étudiants-chercheurs retenus pourront se perfectionner et mettre en pratique les théories du développement.

Programme de recrutement d’étudiants-chercheurs africains : réunir les meilleurs talents au service de la mission de développement de la Banque mondiale.

Les établissements d’enseignement supérieur d’Afrique subsaharienne regorgent de jeunes talents. Depuis 2014, la Région Afrique de la Banque mondiale, dans le cadre de sa mission, entend se rapprocher de la future génération d’intellectuels africains — doctorants ou jeunes docteurs qui s’efforcent, de faire la différence dans leurs pays respectifs, en produisant des connaissances.

Ce programme annuel de recrutement d’étudiants-chercheurs donne l’occasion aux jeunes Africains et au personnel de la Banque mondiale de vivre une expérience unique. Les dix candidats sélectionnés passeront au moins six mois au siège de la Banque mondiale, à Washington DC, ou dans les bureaux de pays de l’institution. Ils y acquerront une expérience concrète des activités du Groupe. Ils seront ensuite encouragés à postuler au prestigieux programme des jeunes professionnels de la Banque mondiale, véritable tremplin pour une carrière dans le domaine du développement au sein de l’institution. Ce programme permet également au personnel de la Banque mondiale de renforcer ses capacités, de se confronter de manière fructueuse à des perspectives nouvelles et de bénéficier de travaux de recherche de pointe.

La date d’ouverture des candidatures pour la session 2018 du programme de recrutement d’étudiants-chercheurs d’origine africaine est fixée au 26 septembre 2017, sachant que les candidats retenus devront se rendre disponibles pour le 31 janvier 2018.

« Ce programme m’a permis d’avoir d’échanger directement avec les experts du Groupe de la Banque mondiale sur le terrain et de profiter de toute l’étendue de leur savoir. J’ai aussi pu me faire connaître et je pense que cela va considérablement m’aider dans ma carrière », explique Christelle Meniago, jeune docteur du programme 2017, originaire du Cameroun. « Comme j’avais déjà obtenu mon doctorat, ce programme a été un véritable tremplin professionnel. Je suis convaincue que l’expérience acquise ici m’aidera à être plus efficace tout au long de ma carrière. Dès la fin du programme, j’envisage de postuler à la Banque mondiale et dans d’autres grandes organisations internationales », conclut-elle.

Pour en savoir plus sur les conditions d’admission et le programme, cliquez ici. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 19 novembre 2017.

Environews-RDC

COP 23 : La société civile environnementale de la RDC prépare sa participation

Les organisations de la société civile environnementale réunis au sein du Groupe de travail climat REDD GTCR ont à l’unisson adopté le cahier des charges contenant leurs préoccupations pour une participation plus efficace et dynamique de la RDC aux cop 23 et 24. Ce document important a été formalisé lors d’une réunion organisé ce mercredi 26 septembre, à Kinshasa.

Leurs préoccupations sont à trois niveaux, dans la préparation et la participation effective des délégués de la RDC aux assises des cop23-24, sur les stratégies des négociations des parties prenantes de la RDC au cours de ces assises, ainsi que dans le suivi des résolutions qui en sortirons.

Pour y parvenir, le GTCR a aussi par la même occasion ouvert une liste des délégués pour accréditation en vue d’une participation plus quantitative et qualitative de la société civile environnementale aux prochaines Cop.

Pour le Coordonnateur du GTCR,  Espoir Tshakomwa, la société civile doit être plus représentative aux prochaines discussions sur le climat.  » Nous voulons cette fois-ci que la participation de la RDC soit marquée par la représentativité qualitative de la société civile, en vue d’un lobbyng efficace de celle-ci aux négociations avenirs sur le climat« , a-t-il déclaré.

Les délégués ont noté que depuis la signature de l’accord de Paris, les projets congolais souffrent du financement provenant du Fonds vert climat, faute de mécanisme d’accompagnement et de ratification de cet accord.

Les Amis de la nature du Congo (ANACO), comme d’autres membres de la société civile environnementale de la RDC, se sont dit fiers d’avoir efficacement participé à la mise sur pieds de ce document qui selon eux devra être pris en charge par les délégués de la RDC aux assises de Bohn en Allemagne.

Pour ce qui est de REDD+ en RDC, les organisations de la société civile souhaitent que la RDC quitte de la stratégie nationale cadre au plan national REDD+.

 

Bill Mwamba Mubenga