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RDC : des Ong accusent l’AFD et la Norvège de menacer les forêts congolaises

Une coalition d’ONG congolaises et internationales dont le Réseau Ressources Naturelles (RRN), Groupe de Travail de Climat REDD Rénové, Global Witness, Rainforest Foundation Norway, Rainforest Foundation UK, et Greenpeace accuse l’Agence française de développement (AFD) et le gouvernement de la Norvège de vouloir torpiller le moratoire instauré depuis 2O02 sur les forêts de la RDC.


Dans un communiqué publié ce jeudi 13 juillet, ces organisations non gouvernementales déclarent qu’« une partie de forêts tropicales équivalente à la taille de l’Italie pourrait bientôt être abattue par des exploitants industriels en République Démocratique du Congo, si un programme d’expansion du secteur industriel du bois financé par la Norvège est adopté mardi prochain à Kinshasa ».

Selon ce communiqué, le programme qui sera mis en œuvre par l’AFD avec les financements CAFI, consisterait à lever le moratoire sur l’allocation de nouvelles concessions forestières industrielles en RDC, financer les entreprises forestières, et tripler l’espace forestier exploité industriellement de 10 à 30 millions d’hectares.

« Ce projet doit être rejeté car il augmenterait massivement les émissions de gaz à effet de serre», a indiqué Jo Blackman de Global Witness.
Irène Wabiwa, Chargée des campagnes de Greenpeace estime que  » CAFI doit travailler avec les autorités congolaises pour annuler ces millions d’hectares de concessions qui opèrent illégalement, au lieu de promouvoir l’expansion d’un secteur qui est clairement hors de contrôle ».

Si ce programme est mis en œuvre, il pourrait être responsable de l’émission de 610 000 000 tonnes de CO2, soit presque autant que le secteur international de l’aviation en 2015. Les nouvelles concessions risquent d’inclure des marécages tourbeux, récemment découverts, qui stockent environ 2.8 milliards de tonnes de carbone. Et si cela serait le cas, environ 10.4 milliards de tonnes d’émissions de CO2 pourront s’échapper dans l’atmosphère précise ce communiqué.

La coalition des Ong fustige cependant, l’attitude controversée du ministre norvégien du climat et de l’environnement, Vidar Helgesen, qui a menacé de bloquer des financements forestiers au Brésil en réponse à un affaiblissement juridique de la protection des forêts et une déforestation croissante. « La Norvège est coupable d’une incohérence dans son approche. Elle donne l’impression de mettre la pression sur le Brésil, mais l’impunité pour des violations graves du droit forestier en RDC », a martelé Simon Counsell de Rainforest Foundation UK.

Cette coalition exige de la Norvège, le gèle des financements qu’elle octroie à des projets forestiers en RDC, jusqu’à ce que toutes les concessions forestières illégales aient été annulées, et jusqu’à ce que la proposition de l’AFD soit rejetée.

Notons que des membres du gouvernement de la RDC, de la Norvège et de la France vont se rencontrer le 17 et 18 juillet à Kinshasa pour réviser et adopter le programme, déjà dans sa deuxième version.
Alfred NTUMBA

Conservation : 9 écogardes tués en RDC au cours de l’année 2016 (Rapport)

Au moins 9 écogardes ont été tués en République démocratique du Congo, sur les 20 meurtres de gardes de parcs enregistrées dans le monde au cours de l’année 2016. C’est ce que révèle le rapport de Global Witness publié ce jeudi 13 juillet.

Dans ce rapport intitulé, « Défenseurs de la Terre: homicides mondiaux de défenseurs de la terre et de l’environnement en 2016 », Global Witness a recensé et enregistré en moyenne 200 cas de décès de défenseurs de la terre et de l’environnement.
Ces massacres ont eu lieu dans 24 pays du monde dont la RDC.

Le Rapport a révélé que près de 4 personnes ont été assassinées chaque semaine par des entreprises minières, forestières et agricoles en voulant protéger leurs terres, leurs forêts et leurs rivières. «Avec des limites sévères à l’information disponible, il est probable que le nombre réel d’assassinats soit en fait beaucoup plus élevé», peut-on lire dans ce rapport dont une copie a été envoyée à ENVIRONEWS RDC.

« Cette marée de violence est motivée par une lutte intensifiée pour les terres et les ressources naturelles, alors que les entreprises minières, forestières, hydroélectriques et agricoles piétinent les gens et l’environnement dans la poursuite du profit », renseigne ce rapport. « À mesure que de plus en plus de projets extractifs ont été imposés aux communautés, beaucoup de ceux qui ont osé parler et défendre leurs droits ont été brutalement réduits au silence ».

Le rapport indique qu’il est de plus en plus clair que les gouvernements et les entreprises à l’échelle mondiale « échouent dans leur devoir de protéger les militants à risque». « Ils permettent un niveau d’impunité qui permet à la grande majorité des auteurs de se promener librement, en encourageant les vrais assassins », a déclaré le rapport.

« Les États enfreignent leurs propres lois et manquent leurs citoyens de la pire manière possible », a déclaré dans un communiqué, Ben Leather, un militant de Global Witness. « Les militants courageux sont assassinés, attaqués et criminalisés par les personnes qui sont censées les protéger. Les gouvernements, les entreprises et les investisseurs ont le devoir de garantir que les communautés soient consultées sur les projets qui les concernent, que les militants sont protégés de la violence et Que les auteurs soient traduits en justice », a-t-il ajouté.

Global Witness pointe du doigt, le secteur minier comme le plus vorace. « L’exploitation minière est encore le secteur le plus dangereux, avec moins 33 personnes tuées au cours de l’année 2016 ».

Le rapport a recommandé aux gouvernements, aux entreprises, aux investisseurs et aux partenaires commerciaux et au développement de prendre des mesures afin de protéger les défenseurs des terres et de l’environnement.

Pour Global Witness, 2016 est l’année la plus marquée par des atrocités et des meurtres de défenseurs de l’environnement par rapport à 2015 où l’on a enregistré 185 cas dans 16 pays en 2015.
Alfred NTUMBA

Accord de Paris : António Guterres présente ses mesures pour renforcer le système de développement de l’ONU

« Nous devons changer afin de garantir la promesse du développement durable, des droits de l’homme et de la paix pour nos petits-enfants, et nous n’avons pas de temps à perdre« , a déclaré M. Guterres devant l’ECOSOC.

« Par conséquent, le système de développement de l’ONU doit être plus intégré dans sa réponse, plus aligné et être plus à même de travailler de façon transparente dans tous les secteurs et les spécialisations, et ce de manière plus efficace. »

Pour lire l’article du Centre d’actualités de l’ONU, cliquez ici.

Les remarques du Secrétaire général des Nations Unies sont disponibles ici.

Pour lire l’intégralité du rapport, cliquez ici.

 

Alfred NTUMBA

Climat : après les USA, la Turquie menace de quitter l’accord de Paris

Cela n’a pas exigé beaucoup d’heures après  la signature  du communiqué final du G20, le samedi 08 juillet dernier, pour que le président turc, Recep Tayyip Erdogan hausse le ton et menace de quitter l’Accord de Paris pour le Climat.  Erdogan, “a surpris ses hôtes allemands” en menaçant de ne pas ratifier l’accord, rapporte le Financial Times.

Lors d’une conférence de presse, il a expliqué que “la décision du président américain Donald Trump du mois dernier de se retirer de l’accord de Paris” poussait le Parlement turc vers une non-ratification de l’accord, ajoute le quotidien économique. Erdogan considère que le retrait des États-Unis met en péril l’approvisionnement des fonds promis aux pays en développement pour les aider à atteindre les objectifs de l’accord de Paris.

Ce changement de position du dirigeant turc, annoncé lors d’un sommet marqué par les émeutes, inspire le dessinateur allemand Hachfeld : les présidents américain Donald Trump et turc Recep Tayyip Erdogan sont représentés en tenue noire, façon black blocks, lançant des cocktails Molotov contre le logo de la Conférence de Paris sur les changements climatiques de décembre 2015, pendant que la chancelière allemande, Angela Merkel, tente de faire la police.

 

Avec the Financial Times

Climat: malgré le retrait des USA, le G20 se ligue pour défendre l’Accord de Paris

La ville de Hambourg en Allemagne a accueilli la semaine dernière le sommet du G20. Cette énième rencontre des 20 pays les plus industrialisées du monde semblait différente des autres car, outre les coopérations économiques, les autres dirigeants devraient tenter de convaincre le président américain Donald Trump de faire marche arrière sur son désengagement de l’accord de Paris.


Malheureusement, la décision de Trump est restée irréversible malgré les différentes tentatives faites par ses paires à ce sommet pour le convaincre. Ceci a galvanisé les dirigeants du G20 de se liguer sur la question climatique face aux Etats-Unis, isolés sur la scène mondiale.

IIs ont réaffirmé le week-end dernier leur engagement en faveur de la mise en œuvre de l’accord de Paris. La chancelière allemande, Angela Merkel, hôte de ce sommet l’a explicitement prononcé dans son discours inscrit dans le communiqué final. « L’engagement de la communauté internationale dans l’accord climatique est irréversible », a-t-elle déclaré, soulignant ainsi l’isolement de l’administration Trump.

Le scepticisme climatique de la maison blanche rendait encore plus cruciale la détermination des européens. Pour la première fois, une résolution spécifique a été élaborée par les chefs d’Etat et de gouvernement le 8 juillet, le Plan pour le climat et l’énergie, un texte raboté par quelques concessions vis-à-vis des Etats-Unis.

Malgré son retrait, les USA promettent de travailler en relation avec les autres pays
D’après une source proche des négociations, les USA ont massivement affaibli le langage dans la partie énergie du plan d’action. Ils ont poussé en faveur de références aux carburants fossiles dits propres et ont atténué le passage mentionnant que la transition énergétique devait être basée sur l’efficacité énergétique et les renouvelables.

A l’issue du sommet, le deuxième communiqué final renseigne qu’après une série des dialogues bilatéraux, les USA ont souligné qu’ils feront en sorte de travailler étroitement avec les autres pays qui les aideront à accéder et à utiliser les énergies fossiles de manière plus propre et plus efficace ainsi que d’autres énergies propres.
Macron donne rendez-vous le 12 décembre à Paris.

Après s’être félicité de la déclaration du président Russe Vladmir Poutine qui a estimé que l’accord de Paris était une base internationale légale sûre pour assurer la régulation du climat à long terme, le président français Emmanuel Macron a annoncé qu’il va organiser le 12 décembre de cette année à Paris, un sommet d’étape sur la lutte contre le réchauffement climatique, deux ans jour pour jour après l’accord de Paris afin de mobiliser les financements privés et publics promis en décembre 2015 et identifier les projets concrets qui devront être soutenus.

 

Thierry-Paul KALONJI

RCA : WCS déplore l’impact des conflits sur les grands mammifères

Dans un communiqué publié ce lundi 10 juillet, la Wildlife Conservation Society (WCS) déplore la disparition de la grande faune en République Centrafricaine (RCA) déstabilisée par les conflit depuis 2013.

Des braconniers lourdement armés, en particulier depuis les pays voisins du Tchad et du Soudan, avec l’appui de braconniers originaires de la zone », sont à l’origine de « ce déclin systématique, peut-on lire dans ce communiqué.

La situation de conflits généralisés  a favorisé le braconnage des éléphants et autres autres grands mammifères du pays. « Toutes les espèces de grands mammifères affichent des populations en fort déclin en comparaison des données collectées en 2005 et 2010« , indique le communiqué de l’ONG Wildlife Conservation Society (WCS) et du programme Écofaune+ de l’Union européenne qui ont réalisé en mars-avril un recensement aérien dans les réserves et parcs du nord du pays, avec l’appui du gouvernement centrafricain.

« Aucun éléphant, ni trace de présence, n’ont été observés durant le recensement« , déplorent les organisations, qui rappellent que 35.093 éléphants avaient été recensés en 1977, contre 68 seulement en 2010.

Au cours des trois dernières années, plusieurs groupes armés ont entrepris un ratissage systématique pour chasser le gibier et expédier, la viande vers le nord ou vers Bangui.

Les écologistes dénoncent l’exploitation illégale de ressources naturelles par des groupes armés (centrafricains ou étrangers) dans les zones protégées et la responsabilités des éleveurs transhumants dans le « trafic illégal transfrontalier de ressources naturelles ».

 

Alfred NTUMBA

 

Afrique du Sud : 4 lions en cavale au parc national de Kruger

Quatre lions mâles se sont échappés du parc sud africain, Kruger très convoité par les touristes du monde entier. Ces animaux représentent une menace pour la population riveraines et leur bétail.

Depuis lundi, les rangers s’activaient pour retrouver ces quatre lions. Ces derniers ont été localisés dimanche soir dans le village de Matsulu, à proximité du parc situé dans le nord-est du pays, à expliqué au journal Le Parisien, William Mabasa, porte-parole de SANParks.

Les parcs nationaux sud-africains (SANParks) ont appelé «les résidents à la plus grande vigilance» et à prendre contact avec les autorités s’ils voyaient ces «dangereux prédateurs». En mai, cinq lions avaient réussi à se faire la belle du Kruger, un parc clôturé. Les rangers étaient rapidement parvenus à capturer quatre d’entre eux.

Le cinquième est toujours en cavale, à moins qu’il ne soit retourné seul dans le parc, selon un porte-parole de SANParks, William Mabasa, contacté lundi. Ce deuxième scénario est le plus probable dans la mesure où aucun dégât provoqué par un lion n’a été recensé.

 

Alfred NTUMBA avec leparisien.fr

Peuples autochtones : les pygmées de la RDC empêchés de se rendre en Norvège

Les peuples autochtones pygmées du groupe folklorique « Bokoko na biso », se sont vus refuser les visas de la Norvège, à la Maison Schengen de Kinshasa. Ceci malgré leurs titres de voyage en bonne et due forme. Ils l’ont fait savoir ce lundi 10 juillet, au siège de la Dynamique de groupes des peuples autochtones (DGPA).

Le Groupe Bokoko na biso au siège de la DGPA.

« Nous sommes victimes d’une injustice de la part des autorités de la Maison Schengen », a affirmé John Benani, Chargé de la planification de cette organisation. « Les artistes se sont vus refuser les visas de la Norvège prétextant qu’ils vont fuir. Et pourtant, ces mêmes artistes ont presque fait le tour du monde, de l’Amérique en Océanie en passant par l’Europe sans qu’il en ait un seul qui y soit resté. Aujourd’hui avancer cette raison, relève simplement de la discrimination raciale de la part des autorités de la Maison Schengen à Kinshasa », a-t-il fait savoir.

Au total, 7 artistes et leurs encadreurs devraient s’envoler pour Olmmaivaggi en Norvège, où ils devraient représenter la République démocratique du Congo au Festival Riddu Riddu qui se déroulera du 12 au 16 juillet 2017.

« Ce festival était pour nous, un cadre de valorisation de notre culture. 3 ans passés, nous avons voyagé en Norvège sans aucun souci. Le refus des autorités belges de nous accorder les visas, n’est rien d’autre que de la discrimination », a insinué Bola Bobondo, Président de ce groupe folklorique. Déçu, le président de « Bokoko na biso », brandit avec regret son vieux passeport rempli des visas de différents pays d’Europe et d’Amérique. « Par cet acte, nous comprenons que les belges ne veulent pas réellement de notre développement ».

Malgré cet incident, les peuples autochtones pygmées n’entendent pas s’arrêter là. Ils en appellent au bon sens des autorités de la Maison Schengen à Kinshasa, et souhaite voir celles-ci dépolitiser la cause des pygmées de la RDC qui se battent pour leur épanouissement. « Nous n’avons pas des frères en Europe. En plus nous ne connaissons ni le français, ni l’anglais. Devrions-nous fuir en Norvège pour aller se cacher où, et faire quoi. Nous ne sommes pas des politiques. Nous sommes plutôt le peuple de la forêt équatoriale ». A déclaré l’une des danseuses de ce groupe, Soyi Pierrette Sele.

En attendant, le groupe folklorique Bokoko na biso, se prépare pour la célébration de la Journée internationale des peuples autochtones, prévue au mois août de cette année.

Rappelons que « Riddu Riddu » est un festival de musique sami, créé en 1991. Il reste tout de même ouvert aux autres musique du monde notamment celle de pygmées et autres catégories des groupes marginalisés.
Alfred NTUMBA et Mie Ngakao

Environnement : les étudiants de l’ISTA visitent le puit de carbone d’Ibi village

Dynamic Green en partenariat avec l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA) de Kinshasa ont effectué ce samedi 9 juillet une visite guidée à Ibi village, situé à plus de 100 kilomètres de la ville province de Kinshasa.

Cette activité s’est voulue une occasion pour rapprocher les étudiants de cet établissement universitaire de la nature, raison du choix porté par les organisateurs sur Ibi village qui est un site ayant pignon sur rue en matière d’environnement, compte tenu de différentes activités qui y sont menées, à l’instar de l’agroforesterie et de l’apiculture.

Cette journée a démarré par une conférence débat animée par les enseignants de l’option météorologie et environnement de l’ISTA. L’historique de l’environnement, la météorologie par rapport à leur influence sur notre vie et les jeunes congolais face aux enjeux environnementaux, tels sont les thèmes autour desquels s’est appesantie cette conférence débat.

Au sortir de ces échanges, les conférenciers ont loué la pertinence des questions qui leur ont été adressées par des étudiants. «J’ai compris que les gens aiment bien l’environnement au regard de la qualité des questions posées par les participants, mais seulement ils sont mal informés sur les contours de ce domaine. C’est au cours des pareilles activités que nous emmènerons ces jeunes gens à s’engager fermement en faveur de la protection de l’environnement », a expliqué un des conférenciers Pierre MAKUBIKUA, Chef de section adjoint de la section météorologie.

Pour leur part, les étudiants ont reconnu l’apport de cette activité. Du point de vue scientifique et personnel, cette séance leur a permise de mieux cerner les enjeux de l’environnement grâce à l’expérience de terrain.

Satisfaits des réponses à leurs préoccupations, ils ont émis le vœu de voir ce genre d’initiatives se pérenniser au sein de leur université, voire l’étendre dans tout le pays.

A la fin de la journée, le Coordonnateur de Dynamic Green, Alain KPADO SEBELA a remercié les dirigeants de l’ISTA qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de ce déplacement d’Ibi village.

Pour rappel, le Dynamic green est une structure environnementale de l’ISTA créée depuis 2015. Il a pour objectif non seulement d’informer aux étudiants l’importance de la protection de l’environnement, mais aussi de proposer aux entreprises polluantes des conseils et techniques afin de minimiser leurs impacts négatifs environnementaux.
Thierry-Paul KALONJI

Conservation : près de 3 tonnes d’ivoire saisies au Vietnam

La police de la province de Thanh Hoa a découvert 2,7 tonnes d’ivoire dissimulés dans des boîtes en carton sur un camion qui était en route vers la capitale Hanoï, a précisé la police sur son site, ce dimanche, 09 juillet 2017.  Cette nouvelle saisie est la nième  dans ce pays d’Asie du Sud-Est prisé pour le trafic de défenses d’éléphants. 

« Il s’agit de la plus importante saisie d’ivoire de contrebande dans la province de Thanh Hoa« , a déclaré à l’AFP, le responsable de la police sans donner plus de détails.

Ces défenses d’éléphants proviennent d’Afrique du Sud, selon des médias d’Etat. Le conducteur du camion a affirmé ne pas être au courant de ce qu’il transportait, observe le quotidien Tuoi Tre.

Contactée par l’AFP, la police s’est refusée à communiquer d’autres précisions.

Le commerce international d’ivoire est interdit depuis 1989 par la Convention sur le commerce des espèces menacées (Cites).

La demande pour les organes d’animaux, en particulier en Chine et au Vietnam, a décimé les populations de nombreuses espèces rares et constitue un fléau pour les éléphants et rhinocéros d’Afrique.

En octobre, deux tonnes d’ivoire cachées dans une cargaison de bois venant du Mozambique avaient été saisies au Vietnam.

Le commerce illégal d’ivoire est la troisième forme de trafic le plus rentable après les stupéfiants et les armes. Le trafic est alimenté par la demande en Asie et au Moyen-Orient, où les défenses d’éléphant sont utilisées dans la médecine traditionnelle et en ornementation. Il peut être revendu jusqu’à 7.000 euros le kilo.

 

Avec AFP.