Archives de catégorie : Actualités

One Planet Summit : Emannuel Macron, « Notre avenir et celui de notre planète dépendent de ce que nous faisons ici et maintenant »

Le président français, Emmanuel Macron a lancé les travaux de One Planet Summit, ce lundi 11 janvier à 14 heures, heure de Paris. Cette édition a pour objectif de consacrer le lien entre notre humanité, la nature et l’environnement que nous habitons.

« Le constat scientifique est sans appel. Il a été fait début 2019, et nous le connaissions. Ce que nous savons encore c’est que toutes nos vulnérabilités sont liées », a déclaré le président français. 

Pour Emmanuel Macro, les pressions exercées par l’homme sur la nature accroit les vulnérabilités, les inégalités et menacent la santé de l’humanité. Il a par ailleurs appelé à une transformation rapide du modèle de développement.

« Nous pouvons changer la donne si nous le décidons. Notre avenir et celui de notre planète dépendent de ce que nous faisons ici et maintenant », a-t-il lancé.

Plusieurs personnalités ont fait le déplacement de Paris et d’autres ont suivi en direct ce grand sommet consacré à la biodiversité. 

Notons que le premier One Planet Summit a été organisé à Paris en décembre 2017, avec comme objectif de consolider des coalitions concrètes, des actions, des engagements avec un système de suivi pour s’assurer de leurs effectivité. 

Alfred NTUMBA

One Planet Summit : Tshisekedi vante le réseau des aires protégées de la RDC (14% du territoire national)

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a au cours de son intervention par visio conférence à One Planet Summet, venté les avancées qu’enregistre son pays dans le domaine de la préservation des forêts. Avec un réseau des aires protégées représentant environ 14% du territoire national, la RDC apporte un soutien à la lutte contre le réchauffement climatique.

« Nous nous sommes investis dans la création des aires protégées dont le réseau couvre environ 14% de l’étendue du territoire national, avec une ambition de l’étendre à 17% à l’horizon 2030 », a-t-il déclaré. 

Le Chef de l’Etat congolais a informé que depuis un moment, la RDC a adopté des politiques visant à  préserver les forêts contre le déboisement et inverser le processus de la dégradation des terres afin de mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité. 

« Après avoir pris conscience que le changement d’affectation des terres entraine la perte d’habitats, une érosion du sol et une diminution de réserves d’eau potable …, la République démocratique du Congo s’est engagée à renforcer le cadre juridique de protection des forêts  et de lutte contre la déforestation », a indiqué le président de la République.

Un bémol

Cependant, le chef de l’Etat n’a pas réellement abordé la question dans le sens des attentes des organisateurs de cette conférence.  « Je me demande si le chef avait été bien briefé au départ sur ce qu’il devrait dire », s’interroge une journaliste spécialiste de question de l’environnement. « La question lui posée était : Quel rôle les pays producteurs peuvent-ils jouer dans la chaine d’approvisionnement durable? Mais hélas, la réponse n’a pas était satisfaisante ».  

Notons par ailleurs que c’est dans un contexte dominé par la pandemie de Corona virus que se tient ce sommet. Les leaders mondiaux envisager conjuguer des efforts pour lutter contre l’érosion de la biodiversité que connaît la planète. 

Alfred NTUMBA

One Planet Summit: Christine LagaRde, « 130 mille milliards de dollars américains c’est la valeur des services rendus par l’écosystème »

La présidente de la Banque centrale Européenne, Christine Lagarde estime à environ 130 mille milliards de dollars les services écosystémiques rendus à l’humanité. L’écosystème qui est le bien le plus précieux du patrimoine mondial de l’humanité reste le moins évalué.

Elle a fait cette déclaration lors du sommet One Planet Summit qui se déroule depuis ce lundi 11 janvier à Paris. A l’en croire, chaque année, l’humanité perd en moyenne, près de 20.000 milliards de dollars américains de services fournis par l’écosystème.

« Ces deux chiffres quand on parle de financement, sont vraiment importants à retenir », a-t-elle insisté.

Elle a par ailleurs martelé sur l’importance de considérer les services que la biodiversité rend à la planète terre. Elle a saisi l’occasion pour attirer l’attention du public sur l’importance de protéger des espèces comme les abeilles et les baleines, dont les services rendus sont indispensable à l’humanité. 

« Quand on parle aux services écosystémiques fournis, on pense à l’eau, à la nourriture, la nutrition etc. On pense aussi à la pollinisation faite par les abeilles, or les abeilles ne sont pas très contents de produits chimiques », a-t-elle déclaré.

Alfred NTUMBA

Forêt : Plus de 125 hectares des forêts sauvées en dix mois grâce à l’usage du gaz domestique

10 mois après le lancement du projet  de lutte contre la déforestation par l’usage du gaz domestique, le ministre de l’Environnement et développement durable, Claude Nyamungabo a effectué pour la troisième fois une visite d’inspection au sein de l’entreprise So’gaz, ce vendredi 8 janvier 2020. 

 Il était question pour le ministre au cours de cette visite d’inspection se s’enquérir des avancées enregistrées en rapport avec les kits de cuisson par gaz domestique que le gouvernement avait rendu à l’entreprise dans le cadre duditprojet. Le tableau statistique renseigne que 49 951 kits ont été vendus, et un volume de gaz de pétrole liquéfié de l’ordre de 2 895,64 consommé, soit une estimation d’environ 125 hectares des forêts sauvées.

« Je suis satisfait. C’est un projet qui est entrain de réussir. Ce qui est intéressant ce qu’avec la vente de plus  49 mille kits, nous avons pu sauver un grand nombre d’hectares des forêts, grâce au financement du gouvernement. Ca vaut de la peine d’être poursuivi étant donné qu’il porte de grands résultats », a déclaré Claude Nyamungabo.

Le ministre a rassuré que le partenariat entre son ministère et la société SOGAZ marche bien. Il attend le renouveler le plus vite possible pour poursuivre ces efforts.« Je félicite l’entreprise. Les ambitions pour 2021 sont de doubler la subvention du gouvernement à ce projet mais également l’étendre vers d’autres provinces à savoir le Kwango, le Kongo central et le Kwilu », a-t-il poursuivi.

Les chiffres enregistrés au cours de cette première phase sont encourageants d’après le responsable de cette entreprise. Les résultats obtenus démontrent qu’il est possible de réduire la pression des congolais sur les forêts, en mettant à leur disposition des alternatives  simples, efficaces et  faciles d’accès.

« Ces kits sont là pour permettre à un grand nombre de la population de consommer le gaz à la place des charbons. Je suis très content d’être associé à ce programme où le gouvernement a sollicité l’achat des kits. Bien que nous avons eu quelques soucis logistiques, d’approvisionnement et d’accessoires. Plus nous vendons le gaz  moins on consommera les charbons de bois par conséquent plus des forêts seront sauvées. C’est pourquoi nous avons l’ambition de continuer le projet cette fois-ci avec des kits avec des  bombonnes de trois kilos que l’on va lancer »,a rapporté Denis Couturier, directeur général de SOGAZ

Pour rappel,  la société SOGAZ a été désignée pour accompagner le gouvernement dans cette sa vision de réduire la déforestation. Elle est une filiale de la Société Congolaise des Industries de Raffineries (SOCIR), dans laquelle l’Etat congolais est actionnaire à 50%, la société attend apporter encore plus au cours de cette année pour la deuxième phase du projet. 

Avec 49 951 kits déjà vendus et 155,92 hectares de forêt sauvée, le gaz domestique se révèle comme une des  solutions durables au besoin de cuisson des congolais ainsi qu’au problème de déforestation en RDC.    

Albert Muanda

Biodiversité : One Planet Summit, « On ne peut parler de l’environnement mondial sans penser à la RDC » (Dieudonné Musibono)

En prévision de la prochaine édition du sommet One Planet Summit qui se tiendra à Paris le 11 janvier de l’année en cours, nous avons pu obtenir une interview exclusive du Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en charge de l’Environnement et Développement Durable, Dieudonné Musibono. Il a saisi cette occasion pour rappeler que la RDC reste un grand pays qui dispose une méga biodiversité incommensurable. De ce fait, notre pays a un rôle a jouer dans le concert des nations, surtout en ce qui concerne l’environnement.

« La crise liée à la Covid-19 est venue nous rappeler de façon dramatique l’importance de la Nature pour nos vies quotidiennes ainsi que nos économies. Ceci dit, la biodiversité est pour nous une assurance vie. Pourtant, les atteintes aux écosystèmes connaissent un niveau sans précédent et auront des conséquences majeures sur nos modes de vie dans les décennies à venir. Il sera donc l’occasion de relever le niveau d’ambition de la communauté internationale sur la protection de la nature, tout en répondant aux nouvelles questions posées par la crise », a-t-il indiqué. 

A la question de savoir quelle est la position de la RDC à ce sommet, le Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en charge de l’Environnement et Développement Durable a répondu en ces termes, je cite : « on ne peut parler de l’environnement mondial sans penser à la République Démocratique du Congo. Notre pays étant le deuxième poumon vert du monde, c’est lui qui purifie l’air qui apporte des avantages au niveau de l’humanité. La RDC ne peut manquer à ces assises« . 

Pour le professeur Musibono, le plus grand défi de cette nouvelle édition de One Planet Summit devrait être celui de rendre effectifs les engagements des parties ayant signé et ratifié la convention sur la protection de l’environnement, qui à son avis, est restée lettre morte. Elle n’existe que dans les textes et non acte, insinue-t-il. A titre d’exemple, les espèces protégées continuent à être tués et vendus, et les Etats ferment les yeux.

La RDC avec ses forêts considérées à ce jour comme un patrimoine mondial doit impérativement tirer profit des services écosytemiques qu’elle rend à la planète. Abordant dans le même sens, le conseiller du chef de l’Etat n’ a pas hésité de fustiger le retard que connait la RDC dans la transformation de son potentiel forestier en une richesse réelle, sans attendre beaucoup de l’exterieur..

« Nous sommes incapables de transformer nos matières pourtant les richesses réelles sont créés à partir des ressources naturelles. Voilà pourquoi nous sommes en retard. Nous sommes habitués à la cueillette car la nature nous offre tout, notre sol étant très riche. Néanmoins, c’est possible de relever la pente. L’Allemagne est parti d’un pays anéanti après la première guerre mondiale, à une puissance européenne. Ainsi, la RDC peut faire pareille en réfléchissant et en osant »,a-t-il martelé.

Pour la petite histoire, le One Planet Summit est une plateforme d’engagements pour relever le défi du changement climatique. Ce sommet qui est une initiative du Président français, est l’occasion d’agir pour la biodiversité et de relever le niveau d’ambitions de la communauté internationale sur la protection de la nature et sur le climat, tout en répondant aux nouvelles questions posées par la crise actuelle.

Notons par ailleurs qu’en marge de cette édition qui s’ouvre à Paris en début de semaine, le chef de le l’Etat français , Emannuel Macron a échangé avec son homologue congolais, Félix Tshisekedi.

Sarah MANGAZA

Forêts : Kinshasa va recevoir le prochain sommet des chefs d’État du Bassin du Congo

Le troisième sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de la Commission pour les forêts d’Afrique centrale (Comifac) aura lieu dans le premier trimestre de l’année 2021 à Kinshasa. Il sera consacré, entre autres, à la révision du traité relatif à la conservation et la gestion durable des écosystèmes, y compris l’évaluation du niveau des partenariats et des financements.  

Une vue de la ville de Kinshasa, prise depuis Brazzaville (Photo, Alfred Ntumba/Environews)

« Les dirigeants des dix pays concernés tenteront de revisiter le traité instituant la COMIFAC quinze ans après sa mise en place en février 2005. À travers ce texte, les chefs d’État et de gouvernement ont pris l’engagement de développer les fiscalités forestières, de créer de nouvelles aires protégées, d’accroître la participation des populations rurales aux plans de conservation de la biodiversité et réaliser les actions prioritaires contenues dans le plan de convergence de la Comifac »,indique les organisateurs.  

Le dernier axe lié aux financements durables retiendra l’attention des participants à ce troisième sommet des chefs d’État et de gouvernement. L’on pourra évoquer la mise en œuvre de la feuille de route 2020-2021, dans le cadre de la facilitation du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC) assurée par la République fédérale d’Allemagne.

« Cette feuille de route entend mettre l’accent sur la promotion et le renforcement de la coopération intensive pour un leadership transparent et concerté entre les différentes parties prenantes (les pouvoirs publics, les organisations de la société civile, les partenaires au développement, les communautés rurales) »,a rapporté les organisateurs. 

La facilitation allemande insiste notamment sur la pertinence des forêts du Bassin du Congo dans les efforts mondiaux de conservation de la biodiversité et la poursuite de l’identification des possibilités de financement à long terme du plan de conservation des ressources forestières.

Il faut rappeler que l’annonce de la tenue du sommet des chefs d’État a été faite récemment par la Comifac, qui a cité le ministre congolais en charge de l’Environnement, Claude Nyamugabo Bazibuhe. Cette rencontre dont la date reste à préciser se tiendra sous la houlette de Félix Antoine Tshisekedi, le président de la République démocratique du Congo. 

Albert Muanda

Forêt : Politique forestière et revue légale des titres forestiers où en sommes-nous ?

Beaucoup d’acteurs de l’environnement ne cessent de se poser la question de savoir qu’en est -il exactement de la politique forestière de la République démocratique du Congo ? Non sans raison, car, selon les prévisions du ministre de l’Environnement et Développement durable, ce document essentiel de la gestion des forêts devait être disponible en fin d’année 2020. Hélas, l’année à peine a fini sa carrière, mais un silence radio s’est installé. 

Dans une interview exclusive accordée à Environews RDC, le directeur général en charge des forêts, José Ilanga est revenu sur les avancées déjà enregistrées et les difficultés qui minent l’aboutissement de ces deux projets, à savoir la politique forestière nationale et la revue légale des titres forestiers.

La politique forestière

Si l’année passée n’a pas vu clore ce document tant attendu, c’est à cause de la pandémie de la Covid-19, rassure le directeur général. « On a pas pu avoir ce qu’on voulait à la fin de l’année, mais le processus continue ».

Ce processus qui se veut participatif a permis de réunir plusieurs acteurs au tour de la table, au cours de l’année passée. Le secteur privé, les organisations de la société civile, les Ongs internationales, et les acteurs étatiques transversaux ont pu apporter leurs contributions au draft du document de la politique forestière.  

Pour Monsieur Ilanga, la pandémie n’a pas permis de consulter les acteurs dans les provinces. 

« Nous attendons la grande réunion du Conseil consultatif national des forêts. Parce que cet organe est appelé à jouer un grand rôle dans ce processus et dans celui de la revue légale », a renchéri le DG des forêts. « Cet organe va intervenir dans toutes les étapes pour orienter certaines options qui seront prises au niveau de la commission inter ministérielle ». 

Sauf imprévue, cette grande réunion pourrait se tenir à Kinshasa au cours de la deuxième quinzaine du mois de janvier, a informé le DG.  

La revue légale des titres forestiers

Concernant la Revue légale des titres forestiers, la bonne nouvelle est que l’Union européenne va financer ce processus. Selon le directeur général en charge des forêts, les discussions ont déjà beaucoup avancé. 

« Au jour d’aujourd’hui, nous sommes à l’étape de recrutement du bureau d’études. L’UE avec l’accompagnement des ministères de l’Environnement et des finances a déjà lancé l’appel d’offre de recrutement d’un bureau international. Nous attendons dépouiller les offres dans jours à venir », a précisé le DG.

Toutefois, la principale contrainte aujourd’hui ce n’est pas l’argent, mais c’est plutôt la pandémie. Ce haut cadre du ministère de l’Environnement reste tout de même optimiste sur le début des travaux de la revue légale dans les jours qui viennent et la validation du document de la politique forestière nationale.

Alfred NTUMBA 

Assainissement : Un an après, Kinshasa Bopeto réalité ou utopie ?

Lancé avec pompe, il y’a une année par le chef de l’Etat congolais, le programme gouvernemental de la ville de Kinshasa ne cesse de faire parler de lui. Pris dans son volet assainissement, Kinshasa Bopeto, programme cher à Gentiny Ngombila Mbaka, laisse sans mots certains kinois qui le scrutent avec dédain. 

Deux problématiques sont à la base de l’échec de l’opération Kinshasa Bopeto, pensent les techniciens de l’environnement. Pour les uns, il y’a le manque d’une politique clairement définie et les moyens de celle-ci, pour ne pas parler de la volonté. Tandis que les autres évoquent la difficulté liée à l’anarchie et l’incivisme. 

«Kinshasa Bopeto nous avait donné beaucoup d’espoir surtout lors de son lancement, nous avons senti que cette fois-là, il y a des autorités qui ont le souci de changer les choses.  Mais visiblement on se retrouve devant les mêmes personnes avec les mêmes habitudes », a indiqué l’horticulteur Jean Mangalibi.

Comme Manngalibi, tous les kinois pensaient voir leur ville redorer son imager longtemps ternie, mais hélas, Kinshasa Bopeto, n’est qu’un éléphant blanc. « L’on assiste plutôt à des autorités qui vendent des idées et qui ne les concrétisent pas sur terrain », s’indique Alexis Muamba, étudiant à l’IBTP.

Une vision mal définies ?

Une année après, rien n’a changé. Par contre, l’on se pose de question si réellement la ville de Kinshasa dispose d’une politique de gestion des déchets. Par ici et par là, les montagnes des immondices refont surface. 

« Le gouverneur est dans le sensationnel et n’a pas une equipe de techniciens capables de changer les choses. Nous lui avons écris pour qu’on digitalise les services d’assainissement (controler les flux operationnels des dechetteries et les optimiser) numériser le secteur pour maitriser les acteurs et agir efficacement. Mais les actions réelles qui doivent être faites se butent à des non reponses, une lettargie qui me laisse sans mots. Si javais ses coordonnées directs ou ceux de sa hierarchie j’allais refaire un plaidoyer« , indique Ben Kalala, acteur d’assainissement.

Certaines stations de transit construites par l’Union européenne ont quasi disparu. Ces sites sont transformé en des stations-services, ou les débits de boisson. Les agents de la RASKIN (Régie d’Assainissement de Kinshasa), commis à la collecte des déchets ménagers sont souvent démotivés. Les éboueurs qui le font à leur gré, les jettent dans les caniveaux et rivières, cela au vu et au su de l’autorité urbaine.  En réalité, Kinshasa Bopeto n’a fait qu’empirer la situation, s’indignent les observateurs . 

Pour Fiston Ilangi, le manque d’un plan urbanistique est l’une des causes à la base de ce problème que la ville n’arrive toujours pas à résoudre.  « En matière d’urbanisation, il y a deux opérations à respecter et à exiger avant l’occupation d’un terrain : Premièrement,  l’opération de lotissement et deuxièmement l’opération de  tram-d’ accueil. C’est à dire qu’avant de permettre aux gens d’occuper une zone X il faut au préalable procéder au lotissement de cet espace et deuxièmes à l’assainissement de la tram-d’ accueil. Ce qui ne se fait pas à Kinshasa », a-t-il déploré. 

On doit, en amont les caniveaux, connaître les eaux à évacuer,  ce qui n’est pas le cas à Kinshasa malheureusement  s’étonne cet urbaniste dans une interviews accordée à Environews RDC.

« À Kinshasa nous assistons à des quartiers spontanés sur le plan urbanistique, et surtout dans les zones dangereuses où la pente est moins de 2%, sans savoir que ce sont des zones inondables », a-t-il ajouté. 

Changement de paradigme

Il n’est pas si tard de faire mieux dit-on, l’autorité urbaine devrait revoir ses calculs, si réellement il veut voir son programme prendre corps et répondre aux attentes de ses administrés. 

Pour cela il faut de la rigueur et du sérieux. Il faut également associer d’autres acteurs importants à cette lutte, qui ne pourra aboutir qu’avec une véritable rupture avec le passé. 

Les kinois utilisent les caniveau comme dépotoir d’immondices, sans en être inquiets.  Les agents de l’OVD curent les caniveaux et laissent les déchets à coté sans en être redevables. Tous les comportements d’incivisme environnemental devraient  sévèrement punis, si réellement l’on veut voir Kinshasa Bopeto réussir dans son axe assainissement. 

Qui veut aller loi prépare sa mouture dit-on, Ngombila devrait mobiliser davantage des moyens financiers conséquents pour pouvoir réussir son pari, de voir Kinshasa redevenir propre, un défi que tous ses prédécesseurs n’ont pas pu relever. 

Désiré WEMBOLOWA.

Foncier : A partir du 15 janvier, de nouvelles mesures pour éviter la superposition des titres

Le ministre des affaires foncières, Molendo  Sakombi a dans une note circulaire annoncé la mise en place des nouvelles mesures pour éviter la superposition des titres, à la base de plusieurs conflits. Il s’agit notamment des annotations à apporter sur les contrats de concession foncière et les certificats d’enregistrement. La note circulaire adressée au services concerné a été signée le 29 décembre 2020, à Kinshasa.

Une vue du jardin de la primature à Kinshasa / Photo droits tierce

«Je vous enjoins à dater du 15 janvier 2021 de porter une incise spéciale aux différents contrats de concession foncière que vous serez appelés à préparer pour la république démocratique du Congo, en mentionnant clairement les informations géo- référence de la parcelle de terre à concéder, par la mise en évidence des coordonnées géographiques(Altitude, Latitude, Longitude, des sommets  de la parcelle », Précise le ministre. 

A en croire le ministre, ces coordonnées géographiques ci-haut mentionnées  seront affichées sur toutes les pages du certificat d’enregistrement. Désormais, tout manquement à cette instruction sera rigoureusement sanctionné.

Il a par ailleurs déploré le fait que depuis son avènement à ce ministère, plusieurs cas de superpositions des titres sont soumis devant les cours et tribunaux en instruction des dossiers litigieux. 

Notons par ailleurs que le secrétaire général aux affaires foncières sera tenu à assurer une large diffusion de la présente mesure, ainsi qu’à veiller à son exécution.

Nelphie Mie

Conservation : 5 écogardes auteurs de viol et tortures dans le parc national de la Salonga condamnés à Mbandaka

Les cinq écogardes trempés dans une affaire de viol et tortures des communautés riveraines du Parc national de la Salonga, dans la partie nord-ouest de la République démocratique du Congo, viennent d’être condamnés par  la Cour militaire de la Province de l’Equateur. L’arrêt de la cours a été rendu ce lundi 28 décembre à Mbandaka, confirme une source judiciaire à Environews. 

Siégeant en second degré, la cour militaire a annulé dans toutes ses dispositions le jugement rendu à Boende et condamné les prévenus à de sentences allant de 5 à 20 ans de servitude pénale, pour viol et tortures. Les prévenus ont été immédiatement mis au frais sur instruction du juge de la cour. 

Contrairement à l’arrêt rendu à Boende, lequel avait acquité les pricipaux acteurs et condamné par défaut un écogarde absent, la Cour militaire de l’Equateur a condamné le premier prevenu pour viol à 20 ans de prison, un  autre à 15 pour tortures, les 3 autres écogardes pourront écoper de 5 ans de prison pour tortures également, et un seul a été acquité.

L’arrêt de la Cour dispose également que l’ICCN devra payer la somme de 100.000 dollars américains pour réparation de préjudices causées aux victimes. 

C’est une bonne nouvelle pour les acteurs de la société civile qui ont appris la nouvelle. “je suis satisfait de voir ces ecogardes condamnés et espérons que cet arrêt sera exécuté et que les 4 victimes de ces actes (viol et tortures) seront bien dédommagées”, a commenté Maitre Blaise Miudodosi, coordonnateur de l’ONG APEM.

Du côté de l’ICCN, aucune déclaration n’a encore été faite à ce sujet, en attendant d’être saisi officiellement de l’arrêt de la Cour.

Notons que que cette affaire s’est éclatée après une enquête minutieuse menée par une organisation internationale. L’enquête avait mis en cause le WWF qui apportait son appui aux écogardes de cette aire protégée en co-gestion avec l’ICCN. Lors d’une réunion tenue à Kinshasa en mai 2019 entre les directeurs généraux du WWF international, de l’ICCN et du ministre de l’Environnement et du développement Durable de la RDC, il a été convenu la fin immédiate des patrouilles conjointes entre les écogardes et unités militaires, en attendant l’aboutissement des enquêtes.

Nelphie MIE