Archives de catégorie : Actualités

Forêt : Le RENOI se prépare pour sensibiliser les communautés locales et les PA contre la COVID-19 

Le Réseau National des Observateurs Indépendants (RENOI) va se lancer dans la sensibilisation des communautés locales et Peuples autochtones de la République démocratique du Congo. C’est ce qui ressort de la réunion pédagogique d’échanges et de lancement organisée à Kinshasa, ce vendredi 12 juin, par ce réseau composé des organisations de la société civile environnementale. 

Organisée sous la supervision de l’Observatoire de la Gouvernance Forestière (OGF), cette réunion a été un cadre idéal pour les différents acteurs de monter des stratégies susceptibles d’aider à atteindre les objectifs que s’est fixés leur réseau.  « Les activités de sensibilisation pour les PA (Peuples Autochtones), se feront dans les  provinces de Tshopo, Maïndombe, Nord Kivu et Équateur. Le message à apporter sera axé sur le respect des gestes barrières. Nous allons apporter également une assistance en terme des masques et autres désinfectants, et les savons », a indiqué le coordonnateur adjoint de l’OGF, Serge Bondo. Continuer la lecture de Forêt : Le RENOI se prépare pour sensibiliser les communautés locales et les PA contre la COVID-19 

Agriculture : Face aux difficultés et tracasseries, les agriculteurs du plateau de Bateke se muent en commerçants qu’en producteurs 

Que gagne exactement un cultivateur de plateau de Bateke, situé à une centaine de kilomètres de la ville province de Kinshasa, après plusieurs mois de dur labeur. La réponse il paraitrait c’est rien. La question mérite d’être posée d’autant plus que ces derniers dénoncent certaines difficultés et tracasseries. Ils se disent être abandonnés par les autorités compétentes en ce qui concerne leur encadrement, le manque d’outils aratoires, la règlementation de prix sur le marché, le manque de financement, le moyen d’évacuation des produits vers le centre de consommation, le problème d’eau et les tracasseries policières. Au regard de toutes ces difficultés, certains d’entre eux veulent commercialiser les produits agricoles comme les autres et non en produire. Ils ne veulent plus enrichir les gens.   

Avec quatre-vingt millions d’hectares de terres arables, dont 10% seulement sont cultivées, les terres r-dCongolaises  sont vierges et parmi les plus fertiles du monde. Cela se vérifie en tous cas à l’oeil nu quand l’avion se pose à Kinshasa, avec des terres limoneuses et vierges le long des méandres du fleuve Congo et quand l’on prend son véhicule pour se rendre dans le grand Bandundu et au Kongo-Central.

Et pourtant, le pays est aujourd’hui un importateur net de denrées alimentaires. De millier de r-dCongolais ne mangent pas à leur faim, selon des sources humanitaires. Pourqoui, parce que le pays importe tout au lieu de produire localement afin de nourrir sa population.  Continuer la lecture de Agriculture : Face aux difficultés et tracasseries, les agriculteurs du plateau de Bateke se muent en commerçants qu’en producteurs 

Santé : Les deux cas confirmés de la COVID-19 de l’UE en RDC l’ont été avant l’arrivée de la délégation

A la suite d’informations publiées dans la presse, la Délégation de l’Union européenne en République démocratique du Congo confirme que deux de ses personnels locaux ont été testés positifs au Covid-19. Il s’agit de deux cas asymptomatiques diagnostiqués au sein du personnel chargé de la préparation de la venue à Kinshasa de la délégation du commissaire en charge de la Gestion des crises, Janez Lenarčič.

Ces deux personnes ne manifestent depuis leur test aucune fièvre, ni toux, ni un quelconque autre symptôme connu lié au COVID-19. Elles ont été invitées à se mettre en quarantaine dès qu’elles ont eu connaissance, avec la Délégation, des résultats des tests pratiqués par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB). Un contact quotidien a été mis en place pour suivre leur état de santé et les inviter à consulter, si cela s’avérait nécessaire, les services médicaux compétents. Les personnes qui ont été en contact prolongé avec elles (plus d’un quart d’heure) ont été invitées à surveiller leur état de santé et à ne pas se présenter dans les bureaux de la Délégation dans les prochains jours.  Continuer la lecture de Santé : Les deux cas confirmés de la COVID-19 de l’UE en RDC l’ont été avant l’arrivée de la délégation

Climat : Ibrahima Cheikh Diong élu à la tête de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques

La Conférence des Parties (CdP) de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC) a élu M. Ibrahima Cheikh Diong, de la République du Sénégal, en tant que nouveau Directeur général du Groupe ARC, pour un mandat de quatre (4) ans. L’élection de M. Diong qui s’est déroulée «sans objection» de la part de tous les membres, était conforme aux dispositions de la Procédure d’élection du Directeur général qui prône, dans la mesure du possible, un consensus entre les Parties. La CdP a félicité le Conseil d’administration de l’Institution de l’ARC et le Comité de direction de la Société d’assurance de l’ARC (les Conseil et Comité) pour avoir mis en place un processus compétitif et transparent pour la sélection du Directeur général du Groupe ARC.

Le processus de recherche d’un nouveau Directeur général a été entrepris par le Comité de sélection du Directeur Général du Groupe ARC, créé par les Conseil et Comité. Le Comité de sélection était composé de membres du Conseil d’administration de l’Institution de l’ARC, du Comité de direction de l’ARC Ltd, de représentants de la Commission de l’UA et du Programme alimentaire mondial et de partenaires. Le Comité de recherche était secondé par un cabinet spécialisé dans le recrutement de cadres. L’appel à candidatures a été largement diffusé sur le site Web de l’ARC et dans les principaux organes de presse écrite sur le continent, et partagé avec les réseaux professionnels concernés. Une première liste des trois (3) meilleurs candidats présélectionnés a été distribuée à la CdP aux fins de l’élection.

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Conservation : Un adolescent de 16 ans tué dans le parc national d’Upemba, ses présumés assassins toujours introuvables

Un jeune garçon de 16 ans a trouvé tragiquement la mort dans la zone de Kilumbe située dans le parc national d’Upemba au sud de la République démocratique du Congo. Les faits se sont déroulés au mois de mai dernier, lorsque cinq écogardes en patrouille dans cette zone ont surpris ce jeune garçon entrain d’arranger sa pirogue. Ils l’auraient confondu à un braconnier et tiré sur lui à bout portant.  

« En effet, le 07 mai 2020, la population de Kilumbe dans le territoire de Malemba Nkulu, chefferie de Nkulu a enregistré la mort d’un enfant, Ngoy Fidel, âgé de 16 ans, tué par les gardes parc à bout portant. Pour l’instant les 5 gardes parc sont en fuite, malgré les recherches engagées par l’auditorat militaire et les autorités politico-administratives de Kamina, ils sont encore introuvables. L’on croit qu’il y a lieu d’interpeller les responsables qui auraient donnés l’ordre de tirer sur une personne inoffensive », s’indigne les organisations de la société civile de la province du Haut  Katanga.

Pour ces organisations, la mort de ce jeune adolescent témoigne que les gardes parc n’ont pas encore intériorisé les notions de la conservation concertée ou participative. « Aujourd’hui, le bénéfice de la conservation doit aussi profiter aux populations riveraines des aires protégées. La situation dans la zone devient préoccupante dans la mesure où elle ne favorise pas la conservation participative et les initiatives de développement dans la région. Les autorités de l’ICCN et politico-administratives n’ignorent pas les causes et les pistes de solutions proposées par les ONGs », alerte ces organisation.  Continuer la lecture de Conservation : Un adolescent de 16 ans tué dans le parc national d’Upemba, ses présumés assassins toujours introuvables

Forêt : Interdiction formelle d’acheter, vendre et scier les bois grumes le long du fleuve Congo

De la parole à l’acte, le Ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe a signé ce mardi 09 juin, une note circulaire interdisant toute activité d’achat, vente et sciage des bois grumes sur les ilots et les long du fleuve Congo. Cette décision fait suite à la dénonciation de la CNCEIB et la descente du ministre à Kinkole. Une visite qui lui a permis de constater la criminalité forestière à ciel ouvert perpétrée par les exploitants du bois d’oeuvre.

Des scieurs en plein travail dans un port de Kinkole.

« Il me revient de constater que la plus part des exploitants forestiers artisanaux et leurs clients se livrent à des transactions des bois grumes et sciés sur les ilots et le long du Fleuve Congo, en violation de l’article 49 de la loi portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement. Pour remédier à cette situation, il est décrété l’interdiction formelle à dater de ce jour aux autorités politico-administratives et forestières de délivrer les autorisations d’exploitation et d’installation des scieries mobiles et semi industrielles dans les ilots et à 50m le long du Fleuve », précise cette note circulaire. Continuer la lecture de Forêt : Interdiction formelle d’acheter, vendre et scier les bois grumes le long du fleuve Congo

Conservation : Les Stocks d’Ivoire d’Eléphant de la République Démocratique du Congo: Quel Système de Gestion Mettre en Place? 

Une nouvelle étude de TRAFFIC encourage la RDC à développer un système efficace de gestion des stocks d’ivoire. Les  lacunes du cadre institutionnel et réglementaire,  les confusions dans les rôles et responsabilités des institutions publiques concernées, le faible niveau de coopération et de collaboration de celles-ci, et  leurs faibles capacités sont entre autres des facteurs majeurs qui nuisent à la gestion efficace et sûre des stocks d’ivoire détenus par le gouvernement en République démocratique du Congo (RDC)  font l’objet d’un nouveau rapport TRAFFIC.

Incinération symbolique de l’ivoire dans le Parc national de la Garamba, le mercredi 13 juin 2018, pour célébrer les 80 ans d’existences du parc.

L’étude — Les Stocks d’Ivoire d’Eléphant de la République Démocratique du Congo: Quel Système de Gestion Mettre en Place? — a été menée à la suite des révélations selon lesquelles  pendant 26 ans de 1990 à 2015, un minimum de 7686 kg d’ivoire avait disparu sous  la garde du gouvernement en RDC.[1]

L’Afrique centrale a été identifiée ces dernières années comme l’une des principales sources de l’ivoire illégal alimentant le commerce intérieur non réglementé de l’ivoire en Afrique de l’Ouest et Centrale, et à l’étranger, en particulier en Asie.[2] L’une des sources d’approvisionnement connues de l’ivoire illégal sur le marché reste les fuites dans les stocks détenus par le gouvernement. Continuer la lecture de Conservation : Les Stocks d’Ivoire d’Eléphant de la République Démocratique du Congo: Quel Système de Gestion Mettre en Place? 

Forêt : Un projet de loi en faveur des peuples autochtones pygmées déclarée recevable à l’Assemblée nationale de la RDC 

Il aurait fallu 8 ans pour que le projet de loi portant principes fondamentaux relatifs à la protection des peuples autochtones pygmée soit déclaré recevable à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. Après une présentation de ce projet, les députés nationaux ont au cours de la plénière tenue vendredi 05 mai, voté à l’unanimité pour la recevabilité de ce projet de loi qui pourrait promouvoir le droit de cette catégorie des personnes longtemps émargée de la société congolaise.

« Maintenant la loi appartient à l’Assemblée Nationale. Nous devons maintenant faire le suivi auprès de la Commission socioculturelle pour l’adoption définitive.  Il nous appartient à nous de faire  le suivi », a déclaré Patrick Saidi, coordonnateur de la DGPA, une grande organisation des peuples autochtones pygmées.

Une fois promulguée par le chef de l’Etat, cette loi devra concourir à la sauvegarde des intérêts de ces populations, longtemps marginalisées, malgré leurs droits à vivre comme toutes les autres communautés de la RDC. Des droits garantis par la déclaration des Nations Unies de depuis 2007.

Notons par ailleurs que cette loi présentée par le député Ruben Rachidi devra être traitée en commission avant d’être votée en session plénière et soumise à deuxième lecture au niveau du Sénat et enfin promulguée par le chef  de l’Etat. Elle constituera ainsi une première dans l’arsenal juridique congolaise. 

Désiré WEMBOLOWA

JME 2020 : Que savent les kinois de la journée mondiale de l’Environnement ?

Le 05 juin de chaque année, le monde entier célèbre la Journée Mondiale de l’environnement. Pour cette année 2020, l’ONU a choisi comme thème, la biodiversité. Ce thème fait appel à l’action pour lutter contre la dégradation du monde naturel et également la perte énorme des espèces sauvages et de leurs écosystèmes.

Que représente cette journée pour les habitants de Kinshasa, certains d’entre eux se sont exprimés à notre micro. « L’idée est là, par ce que nous sommes fleuristes horticulteurs », a déclaré Albert Ngombolo, président des horticulteurs du boulevard Lumumba dans la commune de Limete.  « L’environnement c’est nous. C’est nous qui plantons, nourrissons les arbres et vendons des fleurs qui embellissent la ville bref c’est notre journée. Mais hélas, je suis surpris d’apprendre qu’il y a  une journée dédiée à l’environnement. Les autorités de ce secteurs non seulement qu’elles ne nous associent à la célébration, mais elles ne nous informent même pas quand à l’existence de cette journée ».

Par ailleurs, Albert Ngombolo se dit indigné de ne pas être considéré bien que horticulture est l’une des pièces importante dans le secteur de l’environnement. « C’est depuis 2003 que  je suis là, c’est seulement une seule fois que les autorités de l’environnement nous ont visité. Mon message est que le ministre de l’Environnement accorde une attention particulière à notre métier qui est en danger, les fleuristes nous sommes négligés », a-t- il renchérit. Continuer la lecture de JME 2020 : Que savent les kinois de la journée mondiale de l’Environnement ?

JME 2020 : Jean- Marie Bolika, « le Challenge aujourd’hui pour la RDC est de tirer profit de ses forêts »

La République démocratique du Congo est un grand pays environnemental au coeur de l’Afrique. Avec plus de 165 millions d’hectares de forêts représentant environ 60% des forêts du bassin du Congo, le pays se positionne comme le second poumon de la planète après l’Amazonie. Cependant, la RDC ne tire réellement pas profit de cette position stratégique qu’elle occupe au regard de services environnementaux que ses forêts rendent à la planète entière.

Jean-Marie Bolika, chef de projet gouverne forestière au WWF-RDC.

Pour Jean Marie-Bolika, expert en gouvernance forestière au WWW-RDC, le plus grand challenge aujourd’hui pour la RDC est de tirer profit de ses forêts. cette déclaration a été faite lors d’un entretien à l’occasion de la célébration de la Journaée mondiale de l’environnement. 

« Nous avons une superficie forestière importante et considérable en termes d’autant d’hectares des forêts protégées. Il faut que l’Etat congolais et sa communauté puisse tirer de bénéfices de ces forêts qu’on nous demande de protéger. C’est ça le challenge aujourd’hui », a-t-il précisé. Continuer la lecture de JME 2020 : Jean- Marie Bolika, « le Challenge aujourd’hui pour la RDC est de tirer profit de ses forêts »