Archives de catégorie : Actualités

Gabon : la 16e Conférence ministérielle africaine sur l’environnement a adopté la ‘’Déclaration de Libreville »

Les ministres africains de l’environnement ont fait état de leur conviction que le développement de l’économie verte en Afrique peut contribuer à l’augmentation des revenus, la création d’emplois et de richesses, l’utilisation rationnelle des ressources, l’accroissement de la productivité et à l’amélioration de la santé et de la compétitivité, tout en apportant des bienfaits sociaux et en répondant aux préoccupations environnementales, lors d’une conférence des ministres africains de l’environnement tenue au Gabon du 15 au 16 juin dernier.

Cette déclaration dite de Libreville,
portant sur l’investissement dans des solutions environnementales novatrices, a mis l’accent sur la nécessité pour la CMAE d’élaborer une stratégie et politique pour l’égalité des sexes afin de répondre aux besoins particuliers des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants.

Pour ce faire, un appel a été lancé à la société civile, aux entreprises, aux industries ainsi qu’au secteur privé en Afrique de s’engager individuellement et collectivement à faire de l’Afrique un continent exempt de pollution et à jouer un rôle plus proactif dans la réalisation des Objectifs du développement durable.

Ce travail qui incombe à chacun des Etats-membres, devrait en principe être promu par des stratégies axées sur l’économie circulaire, l’économie verte, l’économie bleue et la symbiose industrielle, ces modèles offrant des opportunités de promouvoir la prospérité économique et sociale tout en réduisant les déchets et la pollution.

Avec le concoures de la Commission de l’Union africaine, du Programme des Nations Unies pour l’environnement, de la Commission économique pour l’Afrique et d’autres partenaires, il a été convenu de l’élaboration d’un document stratégique ayant pour but d’aider les Etats membres à reproduire et transposer à grande échelle des politiques et programmes axés sur l’économie circulaire et l’économie verte en vue de favoriser la croissance d’entreprises durables.

Une invite a également été lancée à l’endroit du Programme des Nations Unies pour l’environnement pour la convocation, en 2018, d’un forum interministériel de haut niveau sur l’économie circulaire en vue de promouvoir l’économie verte comme moteur essentiel de la transition économique en Afrique.

Enfin, les plénipotentiaires africains de l’environnement se sont félicités des orientations en matière d’élaboration de programmes de politique générale proposées pour la septième reconstitution du Fonds d’affectation spéciale du Fonds pour l’environnement mondial, y compris les programmes destinés à lutter contre les principaux facteurs de dégradation de l’environnement.

 

Jennifer LABARRE

135 millions de personnes risquent d’être déplacées à cause de la désertification d’ici 2030

A l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, le 17 juin, les Nations Unies ont réitéré leur appel à agir contre ce phénomène mondial,« afin de bâtir un avenir durable ».

« Nous devons prendre conscience que la désertification (…) constitue une menace pour tous les habitants de la planète », a alerté Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco. Les régions arides et semi-arides devraient être les plus touchées par la désertification et les mouvements de population. D’ici à 2030, 135 millions de personnes risquent d’être déplacées à cause de la désertification « et l’on s’attend à ce que 60 millions de personnes quittent l’Afrique subsaharienne pour gagner l’Afrique du Nord et l’Europe« , a prévenu l’ONU.

Les populations rurales, qui s’appuient sur des moyens de subsistance pastoraux, sur l’agriculture et sur les ressources naturelles, devraient être « fortement exposées en raison des vulnérabilités existantes, notamment la pauvreté, les faibles niveaux d’éducation, le manque d’investissements, l’éloignement et l’isolement ».

Les zones arides (déserts mais aussi pâturages, savanes…) couvrent 40% de la surface de la planète. Monique Barbut, secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies de la lutte contre la désertification et Irina Bokova ont appelé à mieux gérer les terres et renforcer la résilience des populations vulnérables.

« Grâce à de bons investissements dans l’exploitation des terres, les infrastructures rurales et le développement des compétences, l’avenir peut être prometteur », a déclaré Monique Barbut. Alors que 25% des terres sont dégradées dans le monde, « l’ensemble de nos ressources naturelles de base sont au point de rupture », avait déjà mise en garde Mme Barbut, en septembre 2015, à la veille de la Conférence internationale sur le Climat à Paris (COP21). Elle avait alors appelé à fixer dans l’accord climatique la réhabilitation de 200 millions d’hectares de terres : « Cela coûte 20 dollars par hectare ».

De son côté, Irina Bokova a cité en exemple la réserve de biosphère de l’Unesco des Bardenas Reales, en Espagne. Cette réserve démontre que la gestion « éclairée » des terres arides, basée sur l’alternance entre l’utilisation pastorale, les cultures et les périodes de jachère, permettrait non seulement de freiner la désertification mais aussi d’inverser le processus et de restaurer les terres dégradées.

Selon la FAO, le projet de Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel est également « le programme phare de l’Afrique pour lutter contre les effets du changement climatique et la désertification ». La FAO estime que 166 millions d’hectares de la Grande Muraille verte présentent des possibilités de restauration des terres dégradées.

En France, la loi sur la biodiversité d’août 2016 a reconnu la protection des sols d’intérêt général, en les intégrant au patrimoine commun de la nation dans le code de l’environnement.

Rachida Boughriet (Actu-environnement)

Forêt : WWF-RDC présente un nouvel outil d’évaluation de la gouvernance forestière

Le Fonds mondial pour la nature (WWF), a présenté son nouvel outil d’évaluation de la gestion responsable des forêts et du commerce, aux acteurs de la société civile, du secteur privé (bois), et aux représentants des institutions réunis en atelier du 12 au 16 juin 2017, à Kinshasa.


« Cet outil a trois piliers. Le premier met l’accent sur la politique, la législation et les institutions. Le second s’occupe de la résolution des conflits, et le denier vise la mise en œuvre de la gouvernance forestière dans le pays. Les participants disposent désormais d’un autre outil à part ceux qu’ils disposent déjà, pour voir de plus près l’évolution de la gouvernance forestière en RDC », a indiqué le Manager du projet REDD à WWF-RDC, Flory Botaba Esombo.

A en croire Belmond Ntsumba, Responsable en charge du Programme Forêt-Afrique centrale au WWF-Cameroun, ce nouvel outil présente quelques avantages par rapport aux autres qui existent. Il couvre un éventail assez large de différents aspects de la gouvernance forestière et permet de faire rapidement, et à un coût raisonnable, un état de lieux de cette gouvernance en RDC. « Nous avons mis entre les mains des organisations un outil qui va leur permettre non seulement de développer leurs propres stratégies d’action, mais aussi de suivre les actions de plaidoyer qu’ils font pour améliorer la gouvernance forestière en République démocratique du Congo », a-t-il précisé.

Il a par ailleurs informé que l’outil d’évaluation de la gestion responsable des forêts et du commerce a été testé pour la première fois en Russie, au Benin, en suite en République du Congo et dans d’autres pays d’Afrique Centrale. Les résultats obtenus de ce test ont prouvé que l’outil est flexible et qu’il peut s’adapter aux conditions spécifiques du terrain quel qu’en soient les indicateurs. « Les résultats que nous avons obtenus à ce jour prouve que chaque pays a des points faibles et des points forts en matière de la gouvernance forestière. L’objectif de ce travail c’est de permettre à toutes les organisations évoluant dans ce domaine de capitaliser sur les points forts et de travailler sur l’amélioration des points faibles ».

En République du Congo par exemple, l’outil de gouvernance forestière de WWF a permis d’identifier la force, à savoir, l’existence d’un cadre législatif bien solide. Cependant, le pays souffre de la mise en pratique des textes de lois devant régir le secteur de forêts. Les écarts sont justifiés notamment le manque de volonté politique, l’insuffisance du budget de l’Etat, ainsi que la collaboration difficile entre le gouvernement et les acteurs de la société civile. « Nous nous sommes rendus compte en déployant cet outil qu’il y’avait des indicateurs qui n’étaient pas appropriés à la RDC. Je me réjouis de l’idée de mettre sur pied un comité de suivi devant s’approprier cet outil et approfondir la réflexion pour voir comment les différents acteurs du secteur forestier appréhendent ces notions de la gouvernance forestière dans le pays ». a affirmé Monsieur Ntsumba.
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A l’issue de cet atelier, les participants ont été dotés des connaissances suffisantes et d’une bonnes maitrise des indicateurs spécifiques devants les aider dans leur travail de travail de terrain. « Après avoir analyser l’outil développé par WWF, Il revient à nous en tant que membres de la société civile de vulgariser cet outil auprès d’autres collègues pour que chacun de nous prenne un engagement à suivre certains aspects qui conduisent vers la gouvernance forestière dans notre », a estimé le Coordonnateur de l’Ong Action massive rural (AMAR), Philipe Nzita.

Notons par ailleurs que cet outil développé par WWF international est une contribution à l’épineuse question de la gouvernance forestière dans les tous les pays où travaille cette institution afin de suivre son travail afin et l’évaluer de le réajuster au besoin.
Alfred NTUMBA

Kinshasa : les médias d’information en ligne (MILRDC) augure une nouvelle l’ère du numérique en RDC

La corporation des maisons de presse en ligne regroupées au sein d’une plateforme dénommée « Medias d’information en ligne de la RDC (MILRDC) » a procédé à la sortie officielle de cette jeune structure, ce vendredi 16 juin à Kinshasa. 

Composée à ce stade de 14 membres effectifs formant une communauté active de plus de 4 millions de personnes dont environs 65% de congolais, cette plateforme vise la promotion de l’accès à l’information en ligne pour tous.

Le MILRDC regroupe en son sein des organes d’information générale et thématique tel ENVIRONEWS RDC, qui est un média spécialisé dans l’information environnementale.

Pour le fondateur et ancien Recteur de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (IFASIC), le Professeur Malembe Ntamandiak, cette action initiée par les anciens étudiants de cette grande institution de formation de Journalistes, est un motif de fierté.

« Je suis très fier de me rendre compte que ce sont des jeunes qui ont été formés par l’IFASIC et qui ont pu maîtriser aujourd’hui beaucoup d’éléments concernant la gestion de l’information et de la communication. J’espère que tout ce qui a été dit sera matérialisé.  Car, le problème du congolais n’est celui de la compétence. Vous avez fait la preuve de compétence. Mais c’est le manque de volonté  pour réaliser les objectifs prévus. Vous avez créé une Association. Pour qu’elle vive, il faut des cotisations. Beaucoup d’associations au Congo meurent parce que les fondateurs ne cotisent pas. Je souhaite que vous assumez vos responsabilités jusqu’au bout. Si non, toutes ces belles idées ne serviront à bien. Bonne chance ! », a-t-il déclaré avant de couper le ruban symbolique, signe du début effectif des actions de cette jeune plateforme.

« J’ai trouvé une invitation sur ma table et je me suis demandé pourquoi moi. En venant ici, j’ai compris. En fait, c’est le village. On voulait inviter le Grand-père. Et j’ai trouvé dans la salle l’arrière Grand-père. Et j’ai compris que c’est le retour au village. Les enfants voulaient que les ancêtres voient leurs produits. Nous sommes contents. Cette invitation veut dire : venez nous voir et préparez la maison pour que nous puissions revenir avec notre richesse. Le Grand-père et l’arrière Grand-père disent : oui, vous pouvez revenir au village. […] pour que les petits frères bénéficient de votre expérience ». A déclaré l’actuel Recteur de l’IFASIC, le Professeur Rigobert Munkeni.

L’association des médias en ligne se veut un apport incontournable au secteur médiatique congolais, lequel connait une asphyxie due à la précarité et au manque du professionnalisme.

 

Alfred NTUMBA

Énergie : 2016, une nouvelle année record pour les énergies renouvelables

En 2016, les nouvelles installations des énergies renouvelables ont battu un nouveau record avec 161 GW installés, faisant monter la capacité totale de presque 9% par rapport à 2015, à 2,017 GW. Le solaire photovoltaïque compte pour environ 47% de ces capacités additionnelles, suivi de l’éolien (34%) et l’hydroélectricité (15,5%). C’est ce que révèle le rapport Renewables 2017 Global Status Report (GSR), publié ce vendredi, 16 juin.

Les énergies renouvelables deviennent l’option la plus économique. Des transactions récentes au Danemark, en Egypte, en Inde, au Mexique, au Pérou et aux Emirats Arabes Unis ont vu le coût de l’électricité chuter à 0,05 dollar/KWh. Ce chiffre est bien en-dessous du coût de l’électricité d’origine fossile ou nucléaire produite dans ces pays. Les lauréats de deux récents appels d’offre en Allemagne ont ainsi pu proposer de tels tarifs sur la base du prix de gros de l’électricité, sans subventions publiques, ce qui démontre de facto que les renouvelables sont l’option la plus économique.

La nécessité de disposer d’une « charge de base » (« baseload ») est un mythe. Intégrer au réseau une large quantité d’énergie renouvelable est faisable sans avoir recours à une « charge de base » d’origine fossile ou nucléaire, à condition de garantir suffisamment de flexibilité: interconnexions au réseau, couplage électricité-chaleur, nouvelles technologies informatiques et de stockage, véhicules électriques ou encore pompes à chaleur sont autant de réponses. Ce type de flexibilité permet non seulement d’équilibrer les sources dites variables mais aussi d’optimiser le système et de réduire les coûts de production globaux. Il n’est donc pas surprenant que de plus en plus de pays puissent atteindre un niveau de 100% renouvelables. En 2016, le Danemark et l’Allemagne ont parfaitement géré des pics de 140% et 86.3%, respectivement.

Les émissions de CO2 liées à la consommation d’énergie des secteurs de l’industrie et des énergies fossiles sont restées stables pour la troisième année consécutive malgré une croissance de 3% de l’économie mondiale et une demande d’énergie en hausse. Ceci s’explique principalement par le déclin de l’utilisation du charbon, mais aussi par la croissance des énergies renouvelables et des mesures d’efficacité énergétique.

Arthouros Zervos, Président de REN21, a déclaré: « Le monde ajoute chaque année encore plus de capacité renouvelable, plus qu’il n’ajoute de capacité fossile, toutes sources confondues. Un des résultats le plus important mis en avant par le GSR 2017 est que les approches holisitiques sont clés: elles doivent devenir la règle plutôt que l’exception. Avec la croissance de la part des renouvelables, il devient impératif d’investir dans les infrastructures ainsi que dans une série d’outils: réseaux de transmission & distribution interconnectés, instruments de mesures pour équilibrer l’offre et la demande, connexion des secteurs (par exemple travailler sur l’intégration des réseaux de transport et d’énergie) ainsi que le déploiement d’une grande variété de technologies permettant le plein essor des renouvelables. »

Toutefois, la transition énergétique ne se déroule pas assez vite pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

Les investissements diminuent. Bien que le total des investissements mondiaux dans des nouvelles capacités de production renouvelable représente environ le double de ceux du secteur des énergies fossiles, les investissements dans des nouvelles installations d’énergie renouvelables ont chuté de 23% par rapport à 2015. Parmi les pays émergents et les pays en développement, les investissements dans les énergies renouvelables ont chuté de 30%, atteignant seulement 116,6 milliards de dollars, tandis que dans les pays développés ils ont chuté de 14% pour atteindre seulement 125 milliards de dollars. Les investissements restent toujours largement concentrés sur les secteurs de l’éolien et du solaire photovoltaïque, alors que toutes les technologies doivent être déployées si l’on souhaite contenir le réchauffement climatique bien en-dessous de 2 degrés.

 

Alfred NTUMBA

Diplomatie verte : l’UE invite les journalistes à sensibiliser davantage la population

L’ambassadeur de l’union Européenne, Barth Ouvry s’est entretenu avec  Réseau Green Journalists Network, pour les inciter à communiquer davantage sur les questions environnementales et sensibiliser la population congolaise à ce sujet. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de journées de la diplomatie verte initiées par le Services Européen d’action Extérieure (SEAE). La rencontre a eu lieu à Kinshasa  à ce vendredi, 16 juin.

Les journaliste membre du Réseau Green Journalists Network lors de la rencontre avec le Chef de la délégation de l’Union européenne en RDC

«  Nous estimons que la lutte contre le changement climatique offre des perspectives illimitées pour inventer de nouveaux et de meilleurs moyens de production et de consommation, pour investir et entretenir des échanges commerciaux, et pour protéger nos vies, nos emplois, nos ressources et nos moyens de substances, au bénéfice de toutes les populations et de la planète, cela passe également par votre implication en tant acteurs clés de l’information », a fait Monsieur Ouvry.

À en croire le Chef de la délégation de l’UE en RDC, pour que la lutte contre le changement climatique soit efficace, il va falloir que tous les pays, quelque soient leur niveau de développement, tiennent compte du climat dans leur processus de planification, de budgétisation et de mis en œuvre.

«  Nous allons suivre de façon continue les avancées à tous les niveaux et nous comptons nous assurer que, les politiques produisent les effets escomptés, en rendant des comptes, en accélérant la mise en œuvre et en favorisant une large adhésion au processus, ainsi que le partenariat, la transparence, et la participation de tous sur le processus de la lutte contre le changement climatique », a précisé Arnold Jacques Dixmude, Expert en charge des questions de l’Environnement et santé à la délégation.

Pour Tosi Mpanu Mpanu, négociateur senior pour le changement climatique, le Réseau Grenn Journalist  network  ne doit pas se limiter à sensibiliser seulement l’opinion publique congolaise, mais aussi le monde entier sur l’impact qu’a les effets néfastes des changements climatiques.

« Nous nous réjouissons du fait que la détermination politique à agir face au changement climatique reste élevée.  Un an après l’entrée en vigueur de l’accord de Paris, les progrès en matière de ratification ont été extraordinaires depuis lors : 148 pays sur 197 l’ont déjà ratifié. Et nous encourageons la RDC à le faire le plus tôt possible. Ainsi nous comptons sur vous afin d’atteindre les concernés », a-t-il renchérit.

L’Union européenne et ses États membres restent attachés à un ordre internationale fondé sur des règles, et à une collaboration avec leurs partenaires internationaux pour garantir une sensibilisation, une analyse et une gestion plus large et des meilleures qualités de prise en charge des risques environnementaux et climatiques, en s’appuyant sur toutes les structures pertinentes telles que le G7, le G20 et le Conseil des Nations Unies.

 

Désiré WEMBOLOWA

Kinshasa : 27 journalistes outillés pour former leurs confrères sur l’éducation au développement durable

27 journalistes de différents organes de presse de Kinshasa ont été suffisamment outillés sur l’éducation au développement durable. Cette formation prévue initialement pour 18 journalistes, a cependant bénéficié de la participation de 27 chevaliers de la plume représentant une vingtaine de médias.
Pendant 2 jours, soit du 13 au 14 juin 2017, les hommes et femmes des medias ont été outillés en vue de former à leur tour, les autres journalistes sur les questions de l’environnement, spécifiquement celles liées au développement durable.


« Je tiens à encourager cette initiative de l’ONG Environews RDC qui a organisé cette session de formation, car la protection de l’environnement ne peut être une réalité que lorsque l’on passe par le changement de mentalité. Et cela n’est possible que lorsque la population est bien informée et formée. Je tiens à encourager les journalistes qui participent à cette formation à s’impliquer à l’issue de celle-ci, à la sensibilisation des nos populations. En même temps je leur rassure du soutien de mon ministère pour faire ce travail », a déclaré le Ministre de l’Environnement et du Développement durable, Amy Ambatobe.

Cette formation financée entièrement par l’UNESCO, à travers son Programme Intergouvernemental pour le Développement de la Communication (PIDC), s’est inscrite dans la logique des engagements de la communauté internationale et des objectifs de l’ODD 4 axés sur le Développement durable, auquel la RDC a souscrit.
« Nous nous félicitons de cette activité, elle est très utile ici en RDC vue l’importance de son patrimoine environnemental extraordinaire. Il convient aux journalistes de pouvoir communiquer avec un vocabulaire approprié pour atteindre la population, c’est ici l’importance même de cette formation. Cet atelier augure d’autres ateliers similaires sur toute l’étendue de la République ». A précisé Abdourahamane Diallo, Représentant de l’UNESCO en RDC.

La formation des formateurs sur le Développement durable vient renforcer les efforts du gouvernement dans la sensibilisation des populations sur la préservation de l’environnement tel que souhaité par le nouveau ministre de l’environnement et du développement durable qui a consacré le mois de juin 2017 à l’environnement.
Pour le Coordonnateur principal de l’ONG Environews, Alfred Ntumba, cette formation aidera les bénéficiaires à faire face au défit d’une meilleurs communication au tour des questions environnementales. « Ce projet est parti du constat selon lequel, les émissions et publications à caractère environnemental occupent à peine 3% des programmes des médias à Kinshasa. En tant qu’acteur des medias environnementaux, Environews RDC devrait trouver les voies et moyens pour faire évoluer ce pourcentage. Aujourd’hui, nous avons formé 27 journalistes, et nous comptons trouver d’autres financements pour continuer cet exercice sur l’ensemble du territoire national », a-t-il déclaré.

Des thématiques exploitées lors de cette formation ont permis aux journalistes de mieux comprendre les questions liées aux changements climatiques, au développement durable et à la convention de l’Unesco sur le patrimoine mondiale. Une session consacré aux techniques de collecte et traitement de l’information a permis aux journalistes de cerner et améliorer quelques erreurs commises​ pour atteindre sa cible.
« Nous sommes très satisfaites d’avoir bénéficié de cette formation qui nous a permise d’améliorer nos connaissances dans le domaine de l’environnement. Personnellement je repart avec quelque chose dans ma gibecière, et je souhaite que ce genre d’initiatives continue », a témoigné Chantal Kayembe, Journaliste à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC).

Pour Sylvie Fortuné Mbula de la télévision privée Antenne A, vue l’importance des matières traitées lors de cette formation, deux jours n’ont pas suffit pour tout apprendre. Selon elle, il faut nécessairement qu’une nouvelle session soit organisée dans les prochains jours afin de permettre aux journalistes de mieux appréhender les différents aspects communicationnels susceptibles d’être exploités pour atteindre cible et contribuer au changement de mentalité.

A l’issue de cette formation, un certificat de participation a été décerné aux lauréats qui ont été encouragés à jouer leur rôle d’ambassadeur et de formateurs pour les autres journalistes.
Notons par ailleurs que l’UNESCO a promis d’assurer le suivi de cette formation et d’accompagner l’initiative d’Environews RDC en vue de palier au déficit de communication dans le secteur de l’environnement en RDC.

 

Jennifer LABARRE

Diplomatie verte : l’Union européenne invite les populations à préserver l’environnement

A l’occasion de la semaine diplomatique verte, l’Union Européenne a réitéré son engagement d’aider la RDC à préserver son environnement et lutter contre les effets néfastes des changements climatiques et conserver sa biodiversité. Le Chef de la délégation de l’Union européenne, Barth Ouvry l’a déclaré lors de sa rencontre avec le Réseau Green Journalist, ce vendredi 16 juin à Kinshasa. 

De gauche à droite : Arnold Jacques Dixmude (Chef de section environnement et santé à la délégation de l’UE en RDC), Tosi Mpanu Mpanu ( Négociateur senior de la RDC), et Barth Ouvry ( Ambassadeur de l’UE en RDC)

« Nous voulons à travers cette semaine diplomatique verte, sensibiliser les populations sur la protection de l’environnement et la conservation de la nature, qui sont nos objectifs primordial. C’est ce qui justifie même notre appui dans des différents projets environnementaux et notre partenariat avec le gouvernement congolais dans le secteur vert », a-t-il fait savoir.

La semaine de la diplomatie verte est organisée chaque année par l’Union européenne sur demande de ses services extérieurs « The greens diplomatic network ». Elles visent à conscientiser les Etats sur leurs engagements pour la protection de la nature. « La semaine diplomatique est pour nous un moyen de rappeler aux gouvernements leurs engagements à la protection de l’environnement. C’est aussi un moyen pour nous de sensibiliser sur la protection de l’environnement, les changements climatiques afin de favoriser un développement accompagné d’efforts pour atténuer les pressions et maintenir la stabilité du climat », a souligné Arnold Jacques de Dixmude, Chef de section environnement et santé à la délégation de l’UE en RDC.

Les avancés de la RDC dans le processus de ratification de l’accord de Paris et son engagement dans la COP 23 ont été évoqués lors de cette rencontre. Selon le négociateur senior international de la RDC pour les changements climatiques, Tosi Mpanu Mpanu, la question sur la ratification de l’accord de Paris est un acte de souveraineté et de prise de conscience d’un Etat. « Le Gouvernement de la RDC s’est engagé par la signature du Chef de l’Etat, c’est déjà un bon signe. Il ne reste plus que le Parlement congolais ratifie cet accord qui sera une opportunité pour la RDC de bénéficier des fonds liés à l’adaptation et la résilience, sans oublier les autres avantages ». A-t-il déclaré.

Rappelons que les questions climatiques et de conservation de la nature relève du civisme écologique, c’est à dire que ceci fait appel à la responsabilité de tous et de chacun.

 

Jennifer LABARRE

 

Bukavu : évaluation du processus Whakatane

Une réunion d’évaluation du processus Whakatane
Une réunion d’évaluation du processus Whakatane a été organisée le vendredi 09 juin 2017 en la salle Concordia de l’Archevêché de Bukavu. En présence des autorités provinciales dont le Gouverneur et le Président de l’Assemblée provinciale, respectivement MM. Marcellin Cishambo et Emile Baleke, cette rencontre s’est tenue après celle d’octobre 2014 ayant élaboré et signé la feuille de route de Whakatane en RDC.


En effet, cette rencontre -facilitée par le Centre d’accompagnement des pygmées et vulnérables (CAMV) avec l’appui technique et financier de Forest people program (FPP)- visait à promouvoir la conservation communautaire ou la gestion durable et concertée du Parc National de Kahuzi- Biega (PNKB), notamment : (i) reconnaitre et faire respecter les droits des autochtones pygmées à la gestion des ressources naturelles ; (ii) renforcer davantage l’implication des autochtones pygmées vivant dans l’hinterland du PNKB dans la gestion et la protection de cette aire protégée ; (iii) améliorer les partenariats entre le PNKB et les autochtones pygmées afin d’éradiquer les zones de conflits entre les deux parties, et (iv) identifier et promouvoir les projets favorisant les meilleures pratiques pour l’autopromotion des autochtones pygmées.
Prenant la parole au cours de ce dialogue, le représentant des pygmées, M. Changalire Mwendanabo a exprimé les attentes des peuples autochtones résumées en ces termes : « nous demandons à l’Etat qu’après 46 ans d’errance, hors de terres de nos ancêtres, de nous réintégrer dans le PNKB », a-t-il annoncé. Cela avant de saluer le dialogue facilité par le CAMV avec le PNKB.
En réponse, le Gouverneur de la province, M. Marcellin Cishambo a eu de mots justes pour encourager ce dialogue et de s’engager personnellement pour la réussite du processus de Whakatane dans le PNKB. Avant de prodiguer quelques conseils pratiques à toutes les parties prenantes, dont la concrétisation des actions de développement local.

Photo de famille lors de la réunion de Bukavu /Photos Alain FPP -Droits réservés

Concilier la conservation à la reconnaissance des droits fonciers des pygmées
Le PNKB étant l’un des sept parcs nationaux et l’un des cinq sites du patrimoine mondial de la RDC, il est, à en croire le Plan Général de Gestion 2009 – 2019 du PNKB, le pionnier de l’approche « conservation communautaire » en RD Congo. Malheureusement, une enquête commanditée par le CAMV démontre clairement le faible accès aux services sociaux de base et les changements observés après l’expulsion des pygmées du PNKB. Le bilan est désastreux, renseigne cette étude. Par ailleurs, conscient de la préoccupation du PNKB d’asseoir cette approche d’implication des autochtones pygmées et soucieux de la protection des droits des peuples autochtones pygmées, CAMV s’est proposé une nouvelle approche, celle des « Evaluations Whakatane » requises par l’UICN conformément à l’Accord et au Plan d’Action de Durban et la Résolution 4052. Ceux-ci constituent l’une des composantes du « Nouveau paradigme de la conservation communautaire ».
L’objectif du Mécanisme Wakhatane, pour rappel, consiste notamment à évaluer la situation dans différentes aires protégées du monde et, là où les peuples sont affectés de façon négative, de proposer des solutions et de les faire mettre en œuvre.

De g à dr, Hon Mubalama, le Gouverneur Cishambo & Lucien Lokumu, Directeur du PNKB
A l’issue de ce dialogue, il a été recommandé au Gouvernement de la RDC par le biais du PNKB/ICCN de réhabiliter les droits d’accès à la terre en faveur des pygmées au PNKB. Mais aussi, d’intégrer le processus de Whakatane dans les actions de la stratégie nationale de la conservation communautaire. Une commission ad hoc a été enfin instaurée pour consolider les recommandations en vue de poursuivre les échanges avec le PNKB/ICCN.

a été organisée le vendredi 09 juin 2017 en la salle Concordia de l’Archevêché de Bukavu. En présence des autorités provinciales dont le Gouverneur et le Président de l’Assemblée provinciale, respectivement MM. Marcellin Cishambo et Emile Baleke, cette rencontre s’est tenue après celle d’octobre 2014 ayant élaboré et signé la feuille de route de Whakatane en RDC.


En effet, cette rencontre -facilitée par le Centre d’accompagnement des pygmées et vulnérables (CAMV) avec l’appui technique et financier de Forest people program (FPP)- visait à promouvoir la conservation communautaire ou la gestion durable et concertée du Parc National de Kahuzi- Biega (PNKB), notamment : (i) reconnaitre et faire respecter les droits des autochtones pygmées à la gestion des ressources naturelles ; (ii) renforcer davantage l’implication des autochtones pygmées vivant dans l’hinterland du PNKB dans la gestion et la protection de cette aire protégée ; (iii) améliorer les partenariats entre le PNKB et les autochtones pygmées afin d’éradiquer les zones de conflits entre les deux parties, et (iv) identifier et promouvoir les projets favorisant les meilleures pratiques pour l’autopromotion des autochtones pygmées.

Prenant la parole au cours de ce dialogue, le représentant des pygmées, M. Changalire Mwendanabo a exprimé les attentes des peuples autochtones résumées en ces termes : « nous demandons à l’Etat qu’après 46 ans d’errance, hors de terres de nos ancêtres, de nous réintégrer dans le PNKB », a-t-il annoncé. Cela avant de saluer le dialogue facilité par le CAMV avec le PNKB.

En réponse, le Gouverneur de la province, M. Marcellin Cishambo a eu de mots justes pour encourager ce dialogue et de s’engager personnellement pour la réussite du processus de Whakatane dans le PNKB. Avant de prodiguer quelques conseils pratiques à toutes les parties prenantes, dont la concrétisation des actions de développement local.

Le PNKB étant l’un des sept parcs nationaux et l’un des cinq sites du patrimoine mondial de la RDC, il est, à en croire le Plan Général de Gestion 2009 – 2019 du PNKB, le pionnier de l’approche « conservation communautaire » en RD Congo. Malheureusement, une enquête commanditée par le CAMV démontre clairement le faible accès aux services sociaux de base et les changements observés après l’expulsion des pygmées du PNKB. Le bilan est désastreux, renseigne cette étude. Par ailleurs, conscient de la préoccupation du PNKB d’asseoir cette approche d’implication des autochtones pygmées et soucieux de la protection des droits des peuples autochtones pygmées, CAMV s’est proposé une nouvelle approche, celle des « Evaluations Whakatane » requises par l’UICN conformément à l’Accord et au Plan d’Action de Durban et la Résolution 4052. Ceux-ci constituent l’une des composantes du « Nouveau paradigme de la conservation communautaire ».

L’objectif du Mécanisme Wakhatane, pour rappel, consiste notamment à évaluer la situation dans différentes aires protégées du monde et, là où les peuples sont affectés de façon négative, de proposer des solutions et de les faire mettre en œuvre.

A l’issue de ce dialogue, il a été recommandé au Gouvernement de la RDC par le biais du PNKB/ICCN de réhabiliter les droits d’accès à la terre en faveur des pygmées au PNKB. Mais aussi, d’intégrer le processus de Whakatane dans les actions de la stratégie nationale de la conservation communautaire. Une commission ad hoc a été enfin instaurée pour consolider les recommandations en vue de poursuivre les échanges avec le PNKB/ICCN.

 

Alain Parfait Ngulungu

RDC : la société civile environnementale souhaite voir le nouveau ministre se saisir des urgences

Le ministre de l’environnement et du développement durable, Amy Ambatobe a organisé une séance de travail avec la société civile ce mardi 6 juin, dans son cabinet pour évaluer l’apport et la participation de la société civile à son ministère, et échanger sur les engagements de la société civile environnementale et ses attentes au nouveau leadership qui vient de s’installer à la tête de ce Ministère. 

La délégation de la société civile environnementale conduite par Joseph Bobia, son Coordonnateur, a présenté au Ministre de Environement, les priorités à résoudre dans le secteur.

« Nous avons voulu évoquer la ratification de l’accord de Paris. Il était question de savoir à quel niveau le pays se trouve et quel est le processus. Nous avons souligné le suivi des programmes redd+ mis en place au profit de la communauté locale pour la réalisation des programmes intégrés et généraux », a-t-il précisé.

Les différents problèmes autour des lois forestières et le moratoire sur les forêts de la RDC ont aussi été à la table des discussions.

« Il y a un certain nombre d’engagement que le pays a pris sur les concessions forestières, il faut d’abord que les préalables soient réalisés pour penser au levé du moratoire, il faudra quand même assainir le milieu et éviter les théâtres qu’on a vu auparavant« , a  proposer Joseph Bobia, au Ministre de l’Environnement et du développement durable.

Le coordonnateur de la société civile environnementale a par la suite évoqué les contraintes liées à la foresterie communautaire que connait le pays. « Nous avons parlé du dossier sur la foresterie communautaire, les mesures existent, il ya un décret et l’arrêté en ce sens mais il faut des mécanismes pour accompagner ces mesures à être implémentées à travers le pays avec les communautés locales et l’implication de toutes les provinces. C’est tout un processus auquel le ministre devait en être informé et recevoir nos différentes préoccupations« , a-t-il précisé.

Selon Joseph Bobia, les différentes réformes conduites dans d’autres secteurs de la vie influent négativement sur l’environnement et à la bonne gestion des forêts. Ceci exige  une implication et l’engagement de la société civile environnementale, et le Ministère de l’Environnement et développement durable pour accompagner les différentes réformes devant aider à relever le défi, et assurer  la bonne gouvernance forestière en mettant l’accent sur la gestion durable des forêts et le processus REDD.

Dans les prochains jours, la société civile environnementale entend déposer sur la table du ministre de l’Environnement, ses propositions sur les questions liées à l’eau, à la faune et aux droits des femmes dans la foresterie communautaire.

 

Jennifer LABARRE