Archives de catégorie : agriculture

Agriculture : projet de transformations en Afrique centrale et de l’EST

Avec l’appui de la banque mondiale, un projet de transformation de l’agriculture en Afrique centrale et de l’est va être lancé en vue d’améliorer la collaboration régionale, révèle un communiqué du ministère de la recherche scientifique et technologique.

Ce communiqué indique que le projet en gestation vise à augmenter la productivité, la résilience et la compétitivité des chaines de valeur d’une sélection des denrées agricoles. Il s’agit aussi accroître l’accès de petits exploitants agricoles au marché régional de denrées et des produits alimentaires, rapporte l’Agence congolaise de Presse.

Il souligne également que, ce projet comprend quatre composantes et sera exécuté dans les provinces de la Lomami, la Tshopo, le Sud- Kivu, l’Ituri et le Kongo central. Continuer la lecture de Agriculture : projet de transformations en Afrique centrale et de l’EST

Bukavu : Lancement d’un projet intégré de croissance agricole dans le Grands – Lacs

Un nouveau projet intégré pour la sous-région des Grands–Lacs, a été lancé ce jeudi à Bukavu. Le PICAGL (projet intégré de croissance agricole dans les Grands Lacs), sera exécuté pendant 5 ans. Ce projet intégré régional est financé par la Banque Mondiale à hauteur de 150 millions de dollars américains.

Le PICAGL vise à relever les défis de la production agricole et assurer la sécurité alimentaire des populations de deux pays à savoir le Burundi et la RDC. Durant son exécution, un accent sera mis sur les nouvelles approches et méthodes de pratiques culturales afin de maximiser les productions dans ce un contexte marqué par les effet néfaste des changements climatiques.

« Ce projet va soutenir les activités nutritionnelles au Sud-Kivu, l’intégration régionale, accroître l’activité agricole, fournir une réponse immédiate en cas de crise déclarée, faire face à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population dans la Région des Grands lacs, et contribuer au développement des populations les plus vulnérables », a déclaré le Gouverneur du Sud-Kivu, Claude Nyamugabo.

Les routes de desserte agricole seront également pris en charge par ce projet, afin de faciliter l’évacuation de denrées alimentaires de villages vers les grandes agglomérations. En RDC, ce projet sera exécuté dans les provinces du Sud – Kivu et de Tanganyika.

Alfred NTUMBA

Agriculture : L’autonomisation des femmes et des jeunes un défi pour la relance des filières café et cacao

La problématique liée à l’autonomisation des femmes et des jeunes dans la production agricole est devenue cruciale du faite que cette catégorie assez négligée dans la chaîne des valeurs est pourtant la première productrice de la richesse, malgré son apport important dans l’agriculture, la femme ne dispose pas de droit terre, cette ressource dont elle a besoin pour générer la richesse et nourrir les communauté.

Pour Lila Bellau, entrepreneure du secteur privé, parler de la relance dans la filière café et cacao en RDC implique la prise en compte de défis et problèmes sérieux auxquels font face les femmes et les jeunes qui travaillent dans la production agricole.

 » Il y’a plusieurs facteurs qui entrent en compte pour arriver à parler de l’autonomisation des femmes, entre autres les us et coutumes. La femme n’a pas le droit à la terre. Elle est limitée dans les cultures.  Elle n’a pas la prise de décision.  Elle n’a pas droit à la parole », a-t-elle précisé.

Elle par ailleurs fustigé l’analphabétisme et le manque d’information dont la femme et le jeune sont souvent victime dans le milieu rural.

Lila Bellau interpelle le gouvernement congolais à rentre disponibles les moyens matériels, techniques, humains et financiers nécessaires pour aider à l’amélioration des conditions de vie des femmes et jeunes qui sont dans la production agricole mais surtout dans la filière café et cacao.

 » Quand on parle de l’autonomisation, la personne doit être à mesure de décider de son être et de son devenir. Il faut que l’Etat fasse une forte sensibilisation auprès des autorités riveraines pour qu’il y ait un mécanisme d’accompagnement des femmes pour leur autonomisation », a t-elle souligné. « Notre gouvernement doit nécessairement définir une politique agricole globale qui doit être inclusive et participative ».

A l’instar d’autres pays africains tel que le Burundi, bien des alternatives ont été mises en place pour remédier ce problème.

« Au Burundi, dans le secteur café, nous travaillons beaucoup sur l’amélioration de la qualité du produit qui est un facteur à ne pas négliger, et l’accès au marché. Pour rendre bénéfique ce que font ces femmes rurales, nous procédons au marketing, à la promotion de la production et nous invitons les acheteurs et leur montrons combien leur investissement profite ou développe les femmes qui ne dépendent que de cette filière. Et nous parlons de l’autonomisation en terme de revenus. Une dernière chose c’est le prix. On fait de notre mieux pour avoir le meilleur prix », a fait savoir Alice Nibitanga, déléguée du Burundi et représentante pays de Trademark East Africa.

 

Jennifer LABARRE

Agriculture : la côte d’ivoire va détruire 100.000 hectares de cacaoyers

100.000 hectares, c’est la superficie impressionnante de plantations de cacaoyers que la Côte d’Ivoire s’apprête à détruire. Cette mesure annoncée lundi par les autorités Ivoiriennes, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le virus de la pousse de cacao gonflée (de l’anglais cacao swollen-shoot), une maladie d’origine virale qui ravage les cacaoyers en provoquant le gonflement des rameaux et des racines, le jaunissement des feuilles et la déformation des organes.


Avec une production d’environ 2 millions de tonnes par an, le premier producteur mondial de fèves de cacao se prépare à subir un véritable revers dans ce secteur qui est déjà en proie à la baisse de 40% des cours du cacao depuis juillet 2016.
Au cours des trois première années, les cacaoyers seront arrachés, la terre restera ensuite mise en quarantaine pendant encore deux ans pour éviter que le virus resurgisse. Le coût de cette opération est estimé à 33,5 millions d’euros.
Dans ce contexte particulier, il n’est pas prévu de replanter systématiquement les 100.000 hectares ont déclaré les autorités Ivoiriennes, avant de conclure que cette opération d’arrachage n’aurait aucun impact majeur sur la production nationale.
Se transmettant par la cochenille, le swollen shoot cette maladie qui ronge les cacaoyers a été découverte pour la première en 1936 au Ghana, il continue à sévir jusqu’à ce jour.
Il n’existe pas encore de traitement disponible à ce jour, la seule solution est de retirer et détruire les arbres infectés.
Pour rappel, l’épidémie actuelle a été enregistrée pour la première fois en 2004 dans la région centrale de la Marahoué, où elle a détruit plus de 8 000 hectares, selon le centre national de recherche agronomique.
Thierry-Paul KALONJI