Archives de catégorie : agriculture

Agriculture : L’alimentation Africaine en péril !

Sécheresse, conflits armés, gouvernance, l’agriculture incertaine de certains pays Africains tel est tableau très sombre dressé par les experts sur l’avenir de l’humanité. C’est état des lieux a été présenté lors de la célébration de la 38è journée mondiale de l’alimentation placée sous le thème « Agir pour l’avenir ».

The  » Niébé  » from the Muanda’s market

Le rapport de cette année a révélé que pour l’Afrique, l’avenir semble compromis, en raison bien entendu des ravages causés par la famine. Au Burkina Faso, plus de 2 millions de personnes sont menacées par la famine malgré les 81 milliards de francs CFA (environ 144 millions de dollars) pour faire face à celle-ci. Continuer la lecture de Agriculture : L’alimentation Africaine en péril !

Agriculture  : Le mode de conservation traditionnelle des aliments face aux opportunités d’incubateurs d’agri business

La conservation des produits agricoles destinés à l’alimentation est une pratique courante dans les ménages en Afrique subsaharienne. L’approvisionnement en denrées de première nécessité dépend du pouvoir d’achat de chaque foyer. Quelque soit leur géométrie variable, tous les ménages ont tendance à recourir au mode traditionnel de conservation des aliments qui consiste à les chauffer pour les garder sans fermenter jusqu’au lendemain. Sans se poser de question sur la qualité de ces produits, l’initiative d’incubateurs d’agri business vise à garantir la sécurité alimentaire et améliorer la nutrition et la santé des consommateurs.

La conservation des produits agricoles est souvent perçue comme une manière rationnelle de gérer, sans abus ni gaspillage des stocks disponibles d’aliments dans le but de prévenir le manque en cas des calamités naturelles (sécheresse, inondation). Cette gestion parcimonieuse domestique des denrées alimentaires disponibles vise également à ne pas exposer le foyer à la rupture d’aliments étant donné que la faible production des biens ne garantit pas un approvisionnement au quotidien sur le marché. Le ménage moyen consomme donc une partie de la nourriture du jour et en garde une autre pour le lendemain. Continuer la lecture de Agriculture  : Le mode de conservation traditionnelle des aliments face aux opportunités d’incubateurs d’agri business

Agriculture : Afrique, la BAD et la FAO vont mobiliser 100 millions de dollars

Lutter efficacement contre la faim et la malnutrition et stimuler la prospérité du continent telle est le but poursuivis par l’alliance entre la Banque africaine de développement (BAD) et l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Cette nouvelle alliance vise à intensifier leurs efforts dans le but de catalyser les investissements dans le secteur agricole en Afrique en vue de mettre un terme à la faim et à la malnutrition, et stimuler la prospérité du continent.

En effet, cette alliance prévoit la mobilisation de plus de 100 millions de dollars américains sur une durée de cinq ans, en vue de soutenir les activités de partenariat conjointes. Selon le communiqué conjointe de ces deux institutions, cette alliance a pour objectifs,  d’amélioré la qualité et l’impact des investissements dans la sécurité alimentaire, la nutrition, la protection sociale, l’agriculture, la foresterie, la pêche et le développement rural. Continuer la lecture de Agriculture : Afrique, la BAD et la FAO vont mobiliser 100 millions de dollars

Cameroun : l’agriculture apporte une contribution de 8% à l’économie nationale

Les services compétents du ministère de l’agriculture et du développement rural (MINADER), ont annoncé la contribution de l’agriculture à la croissance économique du Cameroun, révèle une note de conjoncture dont APA a obtenu une copie.

Selon cette note, le MINADER table sur les perspectives haussières en 2018 dans la plupart des filières stratégiques que sont le cacao, le café, le coton, le caoutchouc, et la banane. Le ministère précise que l’une des conséquences de cette amélioration du secteur agricole dans la croissance économique du pays, résulte de la modernisation des techniques culturales et de l’accroissement des moyens de production. Continuer la lecture de Cameroun : l’agriculture apporte une contribution de 8% à l’économie nationale

Agriculture : projet de transformations en Afrique centrale et de l’EST

Avec l’appui de la banque mondiale, un projet de transformation de l’agriculture en Afrique centrale et de l’est va être lancé en vue d’améliorer la collaboration régionale, révèle un communiqué du ministère de la recherche scientifique et technologique.

Ce communiqué indique que le projet en gestation vise à augmenter la productivité, la résilience et la compétitivité des chaines de valeur d’une sélection des denrées agricoles. Il s’agit aussi accroître l’accès de petits exploitants agricoles au marché régional de denrées et des produits alimentaires, rapporte l’Agence congolaise de Presse.

Il souligne également que, ce projet comprend quatre composantes et sera exécuté dans les provinces de la Lomami, la Tshopo, le Sud- Kivu, l’Ituri et le Kongo central. Continuer la lecture de Agriculture : projet de transformations en Afrique centrale et de l’EST

Bukavu : Lancement d’un projet intégré de croissance agricole dans le Grands – Lacs

Un nouveau projet intégré pour la sous-région des Grands–Lacs, a été lancé ce jeudi à Bukavu. Le PICAGL (projet intégré de croissance agricole dans les Grands Lacs), sera exécuté pendant 5 ans. Ce projet intégré régional est financé par la Banque Mondiale à hauteur de 150 millions de dollars américains.

Le PICAGL vise à relever les défis de la production agricole et assurer la sécurité alimentaire des populations de deux pays à savoir le Burundi et la RDC. Durant son exécution, un accent sera mis sur les nouvelles approches et méthodes de pratiques culturales afin de maximiser les productions dans ce un contexte marqué par les effet néfaste des changements climatiques.

« Ce projet va soutenir les activités nutritionnelles au Sud-Kivu, l’intégration régionale, accroître l’activité agricole, fournir une réponse immédiate en cas de crise déclarée, faire face à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population dans la Région des Grands lacs, et contribuer au développement des populations les plus vulnérables », a déclaré le Gouverneur du Sud-Kivu, Claude Nyamugabo.

Les routes de desserte agricole seront également pris en charge par ce projet, afin de faciliter l’évacuation de denrées alimentaires de villages vers les grandes agglomérations. En RDC, ce projet sera exécuté dans les provinces du Sud – Kivu et de Tanganyika.

Alfred NTUMBA

Agriculture : L’autonomisation des femmes et des jeunes un défi pour la relance des filières café et cacao

La problématique liée à l’autonomisation des femmes et des jeunes dans la production agricole est devenue cruciale du faite que cette catégorie assez négligée dans la chaîne des valeurs est pourtant la première productrice de la richesse, malgré son apport important dans l’agriculture, la femme ne dispose pas de droit terre, cette ressource dont elle a besoin pour générer la richesse et nourrir les communauté.

Pour Lila Bellau, entrepreneure du secteur privé, parler de la relance dans la filière café et cacao en RDC implique la prise en compte de défis et problèmes sérieux auxquels font face les femmes et les jeunes qui travaillent dans la production agricole.

 » Il y’a plusieurs facteurs qui entrent en compte pour arriver à parler de l’autonomisation des femmes, entre autres les us et coutumes. La femme n’a pas le droit à la terre. Elle est limitée dans les cultures.  Elle n’a pas la prise de décision.  Elle n’a pas droit à la parole », a-t-elle précisé.

Elle par ailleurs fustigé l’analphabétisme et le manque d’information dont la femme et le jeune sont souvent victime dans le milieu rural.

Lila Bellau interpelle le gouvernement congolais à rentre disponibles les moyens matériels, techniques, humains et financiers nécessaires pour aider à l’amélioration des conditions de vie des femmes et jeunes qui sont dans la production agricole mais surtout dans la filière café et cacao.

 » Quand on parle de l’autonomisation, la personne doit être à mesure de décider de son être et de son devenir. Il faut que l’Etat fasse une forte sensibilisation auprès des autorités riveraines pour qu’il y ait un mécanisme d’accompagnement des femmes pour leur autonomisation », a t-elle souligné. « Notre gouvernement doit nécessairement définir une politique agricole globale qui doit être inclusive et participative ».

A l’instar d’autres pays africains tel que le Burundi, bien des alternatives ont été mises en place pour remédier ce problème.

« Au Burundi, dans le secteur café, nous travaillons beaucoup sur l’amélioration de la qualité du produit qui est un facteur à ne pas négliger, et l’accès au marché. Pour rendre bénéfique ce que font ces femmes rurales, nous procédons au marketing, à la promotion de la production et nous invitons les acheteurs et leur montrons combien leur investissement profite ou développe les femmes qui ne dépendent que de cette filière. Et nous parlons de l’autonomisation en terme de revenus. Une dernière chose c’est le prix. On fait de notre mieux pour avoir le meilleur prix », a fait savoir Alice Nibitanga, déléguée du Burundi et représentante pays de Trademark East Africa.

 

Jennifer LABARRE

Agriculture : la côte d’ivoire va détruire 100.000 hectares de cacaoyers

100.000 hectares, c’est la superficie impressionnante de plantations de cacaoyers que la Côte d’Ivoire s’apprête à détruire. Cette mesure annoncée lundi par les autorités Ivoiriennes, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le virus de la pousse de cacao gonflée (de l’anglais cacao swollen-shoot), une maladie d’origine virale qui ravage les cacaoyers en provoquant le gonflement des rameaux et des racines, le jaunissement des feuilles et la déformation des organes.


Avec une production d’environ 2 millions de tonnes par an, le premier producteur mondial de fèves de cacao se prépare à subir un véritable revers dans ce secteur qui est déjà en proie à la baisse de 40% des cours du cacao depuis juillet 2016.
Au cours des trois première années, les cacaoyers seront arrachés, la terre restera ensuite mise en quarantaine pendant encore deux ans pour éviter que le virus resurgisse. Le coût de cette opération est estimé à 33,5 millions d’euros.
Dans ce contexte particulier, il n’est pas prévu de replanter systématiquement les 100.000 hectares ont déclaré les autorités Ivoiriennes, avant de conclure que cette opération d’arrachage n’aurait aucun impact majeur sur la production nationale.
Se transmettant par la cochenille, le swollen shoot cette maladie qui ronge les cacaoyers a été découverte pour la première en 1936 au Ghana, il continue à sévir jusqu’à ce jour.
Il n’existe pas encore de traitement disponible à ce jour, la seule solution est de retirer et détruire les arbres infectés.
Pour rappel, l’épidémie actuelle a été enregistrée pour la première fois en 2004 dans la région centrale de la Marahoué, où elle a détruit plus de 8 000 hectares, selon le centre national de recherche agronomique.
Thierry-Paul KALONJI