Archives de catégorie : Biodiversité

Conservation : La milice May-May tue un garde parc dans les Virunga

Un écogarde a perdu sa vie lors d’une attaque perpétrée par les rebelles May-May sur le territoire du parc, le mardi 03 mars à 18 heures. Une embuscade a été montée contre les gardes qui rentraient à leur base alors qu’ils étaient déployés pour sécuriser la construction de la clôture à proximité de Nyamilima.

Pris par surprise, les gardes de l’ICCN comptent un mort dans leurs rangs en la personne de Kambale Vyasaki Germain, âgé de 28 ans, originaire de Bulongo (Territoire de Beni). L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature condamne fermement cet acte qui pérennise la mouvance des groupes armés dans ce parc.

« La clôture électrique érigée sur la bordure légale du parc vise à protéger la destruction des cultures par les animaux sauvages et à mettre fin aux mouvements des groupes armés qui tirent profit du trafic des ressources naturelles », indique le communiqué. Continuer la lecture de Conservation : La milice May-May tue un garde parc dans les Virunga

Biodiversité : Message du WWF-RDC à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la vie sauvage du 3 mars 2020

La Journée mondiale de la vie sauvage nous offre l’occasion de célébrer les nombreuses formes de faune et de flore sauvages dans leur immense variété et de faire prendre conscience des multiples avantages que peuvent en tirer les humains. Aujourd’hui le fléau de la criminalité liée aux espèces sauvages autant que les pertes spectaculaires de biodiversité enregistrées au cours des dernières années se manifestent avec une particulière acuité et imposent une réflexion et des actions aussi courageuses qu’innovantes pour inverser cette tendance dangereuse.

Les elphants dans le Parc national de la Garamba en RDC.

Le thème choisi par les Nations Unies pour la Journée mondiale de la vie sauvage en ce 3 mars 2020 « Maintenir toutes les formes de vie sur Terre », prend en compte toutes les espèces animales et végétales qui composent la biodiversité ainsi que les moyens d’existence des populations humaines, en particulier celles qui vivent au plus près de la nature. Ce thème souligne l’importance de l’utilisation rationnelle et durable des ressources naturelles pour la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies, parmi lesquels les océans, la vie terrestre, la lutte contre la pauvreté, la consommation et la production responsables sont les principaux piliers.

L’année 2020 sera cruciale pour inverser la tendance de la perte des espèces animales et végétales et de la dégradation de la nature. Le sort du climat, de la nature, des océans et du développement durable est menacé, et ils doivent tous progresser ensemble pour que l’humanité puisse survivre et prospérer sur terre. En 2020, les dirigeants mondiaux ont l’occasion de prendre une série de décisions transformatrices lors de la négociation d’accords sur un nouveau cadre mondial pour la biodiversité, une action sur le changement climatique, un traité pour les océans et un engagement renouvelé en faveur de l’environnement dans le cadre des objectifs du développement durable. Cette année 2020 offre une occasion unique de réaliser des progrès transformateurs pour la conservation et l’utilisation durable des espèces de faune et de flore sauvages. Continuer la lecture de Biodiversité : Message du WWF-RDC à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la vie sauvage du 3 mars 2020

Biodiversité : Vers l’élaboration d’une loi spécifique à l’accès aux ressources génétiques et APA

L’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages découlant de leur utilisation constituent l’un des objectifs de la Convention sur la diversité biologique. En République démocratique du Congo, le secteur de la gestion de la biodiversité est en passe de se doter d’une loi spécifique relative à celle-ci. Pour ce faire, la Coordination du projet APA-RDC avec l’appui du PNUE, en collaboration avec le ministère de l’environnement et développement durable ont organisé un atelier pour échanger au tour de cette question, à Kinshasa, mardi 03 mars.

Ayant réuni toutes les parties prenantes impliquées dans le processus APA, notamment le secteur public, secteur privé, société civile et les juristes, ces assisses de deux jours vont relever à travers les échanges les raisons justifiant la nécessité d’intégrer les matières APA dans la loi de 2014 relative à la conservation de la nature tout comme les opportunités, les obstacles et contraintes pour la RDC de se doter d’une loi spécifique APA.

« Cette activité vise à réunir toutes les parties prenantes du secteur APA particulièrement les juristes, pour que nous puissions réfléchir sur un certain nombre des problématiques qui ont été soulevés, notamment l’opportunité d’une loi spécifique APA », a précisé le coordonnateur projet APA-RDC / PNUE, Henry Muyembe.

Les organisateurs attendent aux sortir de ces assisses informer les participants des raisons juridiques qui ont justifié l’intégration des matières APA dans la loi n°14/003 du 21 février relative à la Conservation de la nature, ainsi qu’à échanger sur les obstacles et contraintes d’élaborer une loi spécifique à l’APA.

En dehors de certaines lois qui existent déjà, ses sessions vont également puiser dans les bonnes pratiques des autres Etats en analysant quelques exemples du droit comparé de ces pays.

« Pour nous, nous pensons que les experts qui vont discuter pendant ces deux jours d’atelier vont formuler des idées et des propositions qui vont permettre à la RDC d’avoir cette fois, une loi beaucoup plus contraignante », a précisé Felix Lilakako, jusriste.

Cette lois prévoit l’élaboration de quatre décrets à savoir, le décret portant organisation et fonctionnement de l’Autorité Nationale Compétente, le décret fixant les conditions et les procédures d’obtentions de consentement préalable donné en connaissance de cause (CPCC), le décret déterminant les mécanismes de surveillance des ressources génétiques et connaissances traditionnelles associées à tous les stades, et enfin, le décret définissant la nomenclature des avantages et leur hauteur.

Fanny Menga

Conservation: MOOC, des cours en lignes pour enrichir les connaissances en matière de conservation

C’est dans le souci de former plusieurs congolais en gestion des aires protégées et en développement durable que  l’union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en partenariat avec l’association des naturalistes du Congo ont renforcé les capacités des étudiants œuvrant dans le domaine environnemental et des agents des services provinciaux du secteur forestier, environnemental, de conservation et de gestion durable de la biodiversité, ce lundi 17 février.

 Au cours de cette formation organisée à Kinshasa, les deux structures ont instruit les passionnées de l’environnement sur l’existence d’un programme des cours en lignes ouvert à tous (MOOC) avant de les inviter à s’inscrire au programme.

Au sein de l’UICN, le programme sur les aires protégées d’Afrique et conservation (PAPACO), vise à améliorer la gestion et la gouvernance des aires protégées et à augmenter leurs impacts positifs en terme de conservation ainsi qu’à renforcer les compétences des gestionnaires d’aires protégées et des passionnés de l’environnement et leurs partenaires au travers de programmes de formation régionaux ou locaux sur la gestion et la gouvernance des parcs et des réserves.

« Par rapport  à cette activité qu’on vient de lancer, il s’agit des cours en ligne sans faire un déplacement à partir de chez soi. Nous nous présentons auprès de vous comme un cadre  qui vient faciliter les congolais qui ont toujours rêvé faire une formation sur la gestion, la conservation et la protection des aires protégées », a déclaré par Junior MUBENGA KANKONDE, secrétaire exécutif de l’ANACO (association naturaliste du Congo/ASBL. Nous allons nous mettre à votre disposition pour une assistance gratuite sur ces enseignements de portée internationale.  Nous avons recueilli les jeunes apprenants qui se sont inscrits sur la plate-forme pour suivre les cours en ligne, nous en appelons encore d’autres», a-t-il lancé. Continuer la lecture de Conservation: MOOC, des cours en lignes pour enrichir les connaissances en matière de conservation

Foncier : Mobilisation pour la protection des defenseurs des droits fonciers en RDC, cas de Jonathan Katembo Sikuli à vitshumbi

Cet article a été commandé par UEFA, et ne représente pas le point de vue d’Environews RDC.

 Mr KATEMBO SIKULI Jonathan est membre de la communauté Nande résidant à Vitshumbi , une des communautés riveraines du Parc de virunga dans le territoire de Rutshuru.  Pécheur et fils d’un pêcheur au lac Edouard convertit enanimateurs de terrains d’une organisation du Réseau CREF., afin d’amener les communautés locales à parler pour elles même de leur cause et comprendre les dangers sur leur écosystème. Les communautés locales revendiquent la protection de leurs moyens de subsistance et des activités sur le lac Edouard.

En 2018, le Réseau CREF  avait appris que le Gouvernement  congolais encouragerait  un projet  de désaffection  d’une partie des Parcs Nationaux des Virunga et de la Salonga  couvrant les blocs pétrolier IV, V et II, tous sites du Patrimoine Mondial de l’UNESCO et sites RAMSAR. Une pétition avait été lancée pour que le gouvernement congolais abandonne ce projet d’exploitation du pétrole aux impacts environnementaux très nuisibles pour le lac et les activités agricoles et qui entrainait un accaparement des terres des communautés Continuer la lecture de Foncier : Mobilisation pour la protection des defenseurs des droits fonciers en RDC, cas de Jonathan Katembo Sikuli à vitshumbi

Environnement : En Indonésie, WWF mis à la porte par les autorités

Le ministère de l’Environnement et des Forêts indonésien a mis fin à l’accord de coopération qui le liait à l’organisation de protection de l’environnement World Wildlife Fund (WWF). Cette décision intervient après la présentation d’une loi “urgente” censée ouvrir la voie à l’exploitation illimitée de mines de charbon et de minerais au détriment des populations locales.

 « Les autorités indonésiennes reprochent l’organisation de protection de la nature de sa gestion de l’un des parcs nationaux du pays, de l’incapacité à contrôler des feux de forêt et d’avoir critiqué la gestion des incendies par le gouvernement », peut-on lire dans un communiqué cité par nos confrères du Courrier International-Paris.

Selon la même source, les autorités indonésiennes n’ont pas apprécié les critiques publiées par les personnalités liées à WWF quant aux moyens employés pour tenter d’éteindre les vastes incendies qui ont ravagé les forets sur les iles de Sumatra et Bornéo en 2019, à l’origine de fumées toxiques et d’émanations de gaz à effet de serre massives. Continuer la lecture de Environnement : En Indonésie, WWF mis à la porte par les autorités

Conservation : 35 agents de l’Etat formés sur la criminalité faunique à Kisangani

En République Démocratique du Congo, la criminalité faunique reste l’un des fléaux qui déciment la méga biodiversité, malgré le caractère dissuasif des dispositions légales. Chaque année le pays fait face à un taux croissant des crimes contre les espèces de faune et de flore qui parfois passent sous silence total. Cette situation est souvent justifiée par la non maitrise des instruments juridiques nationaux et internationaux qui régissent ce secteur.

Pour relever ce défis, AWF (African Wildlife Foundation), en collaboration avec l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature) ont formé 35 agents de l’Etat sur le renforcement de la gestion des affaires relatives à la faune sauvage par des interventions judiciaires et la standardisation des enquêtes et des poursuites, du 21 au 23 janvier 2020 à Kisangani.

« Cette formation fait suite à une série des formations organisées à Kinshasa. Elles visent à lutter au moyen de l’application effective de la loi contre la criminalité faunique en RDC, et particulièrement dans la Tshopo, considérée comme l’un des théâtres de la criminalité faunique », a fait savoir Maitre Jo Kassongo, chargé de l’application de la loi faunique à AWF. Continuer la lecture de Conservation : 35 agents de l’Etat formés sur la criminalité faunique à Kisangani

Forum-FONAREDD : L’amincissement de moyens financiers cause du tort aux activités de terrain (Prof Kibambe)

L’impact des activités de terrain telles qu’initiées souvent dans les différents projets ne semble pas signifiant à cause de l’amincissement de moyens financiers alloués à ceux-ci. Ce constat amer a été dressé lors du panel d’experts organisé à l’occasion du premier forum du Fonds National REDD de la République démocratique du Congo, tenu à Kinshasa, ce jeudi 23 janvier.

Selon le professeur Jean-Paul Kibambe, les gros investissements mobilisés par les bailleurs et leur déclinaison jusqu’au terrain s’aminci au fur et à mesure de la chaine de transmission. Ceci est à la base de la difficulté que rencontrent les acteurs de terrain pour réaliser des activités d’envergure et atteindre réellement les objectifs poursuivis dans l’exécution de leurs projets.

« On constate un problème sur le terrain, à partir duquel on établit un programme. Et, il y’a des financements qui sont obtenus. Mais lorsqu’il faut agir sur le terrain parfois, on fait face à une situation telle que le financement est amaigri au fur des processus de différents intermédiaires », a indiqué Jean-Paul Kibambe, directeur pays de WCS. Continuer la lecture de Forum-FONAREDD : L’amincissement de moyens financiers cause du tort aux activités de terrain (Prof Kibambe)

Conservation : Pacification à l’Est de la RDC, SPED met un accent sur la sécurisation des Virunga

La protection du Parc national des Virunga, gage de la sécurisation de la province du Nord-Kivu a fait l’objet d’une lettre adressée au gouverneur de la province du nord Kivu par la Synergie des écologistes pour la paix et le développement (SPED).  Dans cette correspondance dont Environews s’est procurée une copie, les membres de la synergie en collaboration avec  la société civile environnementale de cette même province veulent partager une réflexion avec  le gouverneur du Nord-Kivu, sur la sécurisation du parc national de Virunga.

« Cette aire protégée, site du patrimoine mondial de l’humanité dont la notoriété n’est plus à démontrer, joue un rôle non seulement écologique inestimable pour la biosphère mais aussi socio-écologique tant pour la province que pour les communautés riveraines », peut-on lire dans ce document.

A en croire ces activistes, ses écosystèmes forestiers et son réseau hydrographique dans le bassin du Nil  contribuent à la lutte contre le réchauffement climatique et que, la vie socio-économique des riverains en dépend, à travers les pêcheries sur le lac Edouard et avec les projets de production d’hydroélectricité initiés par l’alliance Virunga sur les sites de MATEBE, sur IVINGU, TALIHA.

Au vu des attaques des groupes  armés locaux et étrangers qui font rages dans ce coin du pays. Cette association invite le gouverneur de saisir l’occasion de la présence des FARDC pour taire toutes les tensions de la province. « Nous profitons de ce moment ou notre armée est résolue à en finir une fois pour toute avec les groupes armés pour solliciter auprès de la haute hiérarchie que vous représentez dans notre province son implication particulière dans la protection du parc national des Virunga», ont-il précisé. Continuer la lecture de Conservation : Pacification à l’Est de la RDC, SPED met un accent sur la sécurisation des Virunga

Conservation : Flory Botamba Essombo tire sa révérence

C’est un grand acteur de la conservation de la biodiversité, spécialiste des questions climatiques et cadre à l’ONG internationale WWF (Fonds mondial pour la Nature ), qui vient de tirer sa révérence, dans la soirée de ce dimanche 29 décembre, à la Clinique Ngaliema, à Kinshasa de suite d’une maladie.  La nouvelle de la mort de Flory Boatamba, laisse sans mot ses collègues et proches qui ne s’attendaient nullement pas à cette annonce, surtout en ce moment de fin d’année.

Connu pour sa simplicité, son esprit d’ouverture, et surtout sa parfaite maitrise des questions de l’environnement, Flory Botamba a fait carrière dans ce domaine, où il est l’un des pionniers des activistes  de la première ère en République démocratique du Congo. « Quelle perte de ce frère et collègue de la société civile environnementale congolaise, paix à son âme », s’est ému Joseph Bobia, membre de la société civile environnementale.

Comme Joseph Bobia, plusieurs autres personnes mises au courant de cette nouvelle n’ont pas manqué d’exprimer leur stupéfaction. Les circonstances de sa mort ne sont pas encore élucidées. En 2015, Flory Botamba avait  frôlé un AVC, témoignent ses proches. Aussitôt, après cet accident, il avait repris  le cours de sa vie normal. En attendant le deuil se tient dans son domicile situé à Kinshasa, dans la commune de Barumbu.

Alfred NTUMBA