Archives pour la catégorie Biodiversité

Conservation : GUCCI va tourner le dos à la vente des vêtements en fourrure

La marque italienne GUCCI a annoncé que dès l’été 2018, elle arrêtera de commercialiser des vêtements ou d’accessoires faits à partir de fourrure d’un animal tué. Elle reconnait avoir ouvert les yeux sur le commerce cruel de la fourrure, sur des pratiques abominables, vestiges d’une époque qui concerne de nombreux animaux comme des renards, des visons, des chinchillas des ratons laveurs et des castors.

Après Armani,  Calvin Klein, Ralph Lauren Armand et Tommy Hilfiger , Gucci s’est à son tour décidé de bannir  les fourrures de ses nouvelles collections dès l’année prochaine, et va mettre aux enchères toutes celles restantes.

La recette de ces ventes sera ensuite versée aux organisations de défense des droits des animaux. «  Nous espérons que notre engagement pourra contribuer à d’autres innovations et prises de conscience, afin de rendre l’industrie de la mode pus éthique. Cette évolution démontre notre engagement absolu à faire du développement durable un élément indissociable de notre activité », a déclaré Marco Bizzarri, président de ce géant du luxe.

Le choix de tourner les dos  aux fourrures  par les géants du luxe, serait sans nul doute le résultat de plusieurs protestations des ONG et autres célébrités qui ont toujours dénoncé cette pratique.

Des nombreuses vidéos ont révélé ces derniers temps les conditions d’élevage épouvantables d’animaux exclusivement élevés pour leur fourrure. Des images montrent aussi comment leur fourrure leur est arrachée.

 

Thierry-Paul KALONJI

Conservation : L’Etat risque de perdre 22 millions USD du Fonds Okapi

L’Etat congolais risque de perdre 22 millions de dollars américains si un Décret n’est toujours pas signé au 31 Octobre 2017 dans le cadre du Fonds Okapi destinés à la protection des forêts et des aires protégées. Ce financement mis à la disposition de la RDC depuis 2014 par la Banque allemande de développement et le Fonds Mondial pour l’Environnement n’a jusque-là jamais été activé à cause de l’absence de ce Décret.

Une vue de la ville de Kinshasa, prise depuis Brazzaville (Photo, Alfred Ntumba/Environews)

En sa qualité de Président du Comité National de Pilotage du Fonds National pour la Réduction des Emissions de Gaz à Effet de Serre (FONARED), le Ministre des Finances, Henri Yav Mulang a été approché à Washington par le Directeur du secteur Environnement de la Banque Mondiale pour l’Afrique centrale et de l’Ouest, Benoît Bosquet pour examiner les modalités d’absorption des ces fonds qui nécessitent juste la signature d’un Décret par le Premier Ministre congolais Bruno Tshibala.

Si à la date butoir le fonds n’avait pas été créé par Décret, Benoît Bosquet a indiqué que « le projet devrait être restructuré pour éviter que les fonds soient perdus et retournés auprès des bailleurs qui les ont alloués ».

Dans cette perspective et compte tenu de la procédure un plus longue par rapport au délai d’examen et d’approbation de la proposition du Décret par le Conseil des Ministres, une autre option est mise sur table. Elle consiste à réorienter ce financement au FONARED. Ce, après avis du Gouvernement de la République.

A ce sujet, Henri Yav Mulang a instruit l’Agent administratif du FONARED basé à New York d’explorer toutes les modalités de faisabilité de cette option avec la Banque Mondiale.

Pour rappel, c’est depuis 2014 que ce financement est logé dans une Banque britannique. Il a déjà généré 8 millions de dollars américains d’intérêts qui pourront servir dans l’aménagement des parcs nationaux avec l’accompagnement de l’ICCN.

 

Zoom éco

lire l’article sur le site http://zoom-eco.net/finance/rdc-fonds-okapi-letat-risque-de-perdre-22-millions-usd-au-31-octobre-2017/

Tchad : Bientôt la réintroduction de 6 rhinocéros noirs au parc de Zakouma

Après le Rwanda, le Tchad et l’Afrique du Sud viennent de signer un protocole d’accord pour la réintroduction d’une population fondatrice du rhinocéros noir d’Afrique du Sud.la cérémonie de signature a eu lieu le dimanche 08 octobre 2017, en Afrique du Sud. l’ONG de conservation African Parks  se chargera du transport et de la réintroduction de ces pachydermes dans le Parc National de Zakouma, où l’espèce a disparu depuis 1980, annonce un communiqué officiel.

Les animaux seront transportés dans le parc national tchadien de Zakouma « l’an prochain, en mars, avril ou mai« , a précisé à l’AFP le ministre sud-africain de l’Environnement Albi Modise.

Cette décision a été annoncée à l’issue d’une rencontre à Pretoria entre les ministres de l’Environnement des deux pays. Au Tchad, le dernier rhinocéros noir a été vu en 1972, selon des documents fournis par le Tchad à l’Afrique du Sud.

Il reste environ 5.000 spécimens de rhinocéros noirs sur le continent africain, dont près de 1.900 en Afrique du Sud.

Le pays abrite aussi 20.000 rhinos blancs. Le braconnage pour les cornes des pachydermes à destination de l’Asie s’est considérablement amplifié ces dernières années ce qui n’est pas une bonne nouvelle…

Situé entre le désert du Sahara et les régions fertiles de forêt tropicale d’Afrique Centrale, le Parc National de Zakouma est une région sauvage soudano-sahélienne unique et un refuge pour certaines des populations d’espèces de faune les plus importantes d’Afrique Centrale et de l’Ouest. Parmi celles-ci, le lion, la girafe Kordofan et la plus grande population d’éléphants du pays qui avait été réduite de 95% en raison du braconnage généralisé entre 2002 et 2010. Au cours des sept années écoulées depuis que le Gouvernement du Tchad a délégué la gestion à African Parks, de nombreuses mesures d’application de la loi et programmes communautaires ont permis de pratiquement éliminer le braconnage et pour la première fois depuis une décennie, la population d’éléphants est en augmentation.

 

Alfred NTUMBA

 

Tchad : African Parks signe un nouvel accord pour la gestion de 2 sites

L’ONG de conservation African Parks a signé  avec le Gouvernement de la République du Tchad, un nouvel accord pour la gestion et la protection d’un territoire étendu de zones de conservation essentielles dont les réserves périphériques clés de Siniaka Minia et du Bahr Salamat ainsi que les couloirs de faune adjacents pour créer l’Ecosystème Fonctionnel du Grand Zakouma. L’annonce a été faite sur le site internet d’African Park, ce mardi 10 octobre 2017.

Le PDG d’African Parks Peter Fearnhead signe un accord avec le Ministre de l’Environnement et de la Pêche du Tchad, Dr Ahmat Mbodou Mahamat, pour la gestion de l’Ecosystème Fonctionnel du Grand Zakouma (crédit photo, African Parks)

Le ministre tchadien en charge de l’environnent et de pêche, Ahmat Mbodou Mahamat, a salué les efforts et la contribution d’African Park dans la Conservation au Tchad. « Les résultats satisfaisants auxquels nous sommes parvenus dans le cadre de ce partenariat public-privé découlent de l’engagement de notre pays, et de la vision du Chef de l’Etat. C’est une démonstration au monde de ce qu’une protection efficace de nos ressources naturelles peut apporter en plus ». A-t-il déclaré.

L’expérience de la gestion du Parc national de Zakouma depuis 2010, par African Parks montre également les liens étroits entre la sécurité, le développement et la conservation de l’environnement. Cette gestion a permis d’accroitre l’efficacité de la  lutte anti braconnage mis en place en coopération avec les forces de sécurité, et le développement socio-économique de populations riveraines.

« Le Gouvernement du Tchad a fait preuve de vision extraordinaire en s’engageant dans la conservation de ses parcs irremplaçables. Grâce à notre partenariat à Zakouma, nos actions ont apporté stabilité et sécurité aux communautés locales et la faune, ouvrant la voie à l’intégration des Réserves de Faune de Siniaka Minia et du Bahr Salamat et des importants corridors entre eux dans le cadre de notre mandat de gestion », a déclaré le PDG d’African Parks, Peter Fearnhead.

La signature d’un accord pour la gestion de l’Ecosystème Fonctionnel du Grand Zakouma est une étape importante dans la sécurisation des corridors de migration et des habitats vitaux. « Le Parc National de Zakouma, est un succès de la coopération Tchad-UE, et l’extension d’un mandat de gestion de la conservation par African Parks permettra d’accroître son empreinte sur une plus grande zone », a indiqué le chef de la Délégation de l’Union européenne au Tchad, Denisa-Elena Ionete.

Les principales priorités de la gestion seront de réduire les activités de braconnage et les conflits hommes-faune grâce à l’amélioration des systèmes d’application de la loi et de lutte anti-braconnage. Elles incluent également le suivi de la faune, le développement des infrastructures, le recrutement et la formation du personnel pour promouvoir les capacités nationales ainsi qu’une contribution globale à la croissance socio-économique.
Alfred NTUMBA

 

Namibie : Plus de 100 hippopotames retrouvés morts

Une centaine d’hippopotames ont été retrouvés morts dans une rivière d’un parc national en Namibie en Afrique, une hécatombe qui aurait pu être causée par la maladie du charbon, a annoncé lundi le ministère de l’Environnement.

Sur des photos publiées dans la presse locale, des cadavres d’hippopotames gisent sur le dos ou la tête au-dessus de l’eau dans le parc de Bwabwata.

«Plus de cent hippopotames sont morts la semaine dernière. On ne connaît pas l’origine des décès, mais on soupçonne qu’il s’agit de la maladie du charbon», a déclaré à l’AFP le ministre namibien de l’Environnement, Pohamba Shifeta.

La maladie du charbon est une maladie bactérienne généralement associée aux climats arides.

Le bilan pourrait encore être plus élevé, a estimé le ministre, avançant l’hypothèse que des carcasses d’hippopotames avaient déjà été dévorées par des crocodiles.

La Namibie, pays d’Afrique australe prisé des touristes pour sa faune et ses dunes, compte quelque 1 300 hippopotames.

La maladie du charbon est une infection aiguë qui touche aussi bien l’animal que l’homme. La bactérie (Bacillus anthracis) est aussi considérée comme une arme bactériologique. La maladie est généralement transmise à l’homme par des animaux infectés ou par des produits animaux contaminés.

La maladie du charbon a récemment décimé sans bruit les chimpanzés vivant en forêt tropicale dans un parc national de Côte d’Ivoire.

AFP

Conservation : Arrestation du pisteur auteur de meurtre d’un pygmée dans le parc de Kahuzi-Bienga

Réagissant à l’incident de meurtre d’un pygmée survenu le 26 aout 2017, dans le Parc national de Kahuzi-Biega (Sud-Kivu), la direction générale de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), informe que le pisteur à l’origine de cet acte a été suspendu, arrêté et déjà mis à la disposition de l’Auditorat militaire qui l’a transféré à la prison centrale de Bukavu.


Dans un communiqué publié ce lundi 09 octobre, l’ICCN déplore cet incident et rassure les communautés riveraines y compris les peuples autochtones du réseau des aires protégé placées sous son autorité, qu’il mettra tout en œuvre afin de résoudre pacifiquement le conflit qui, quelques fois, les opposent aux gestionnaires de sites.

Le directeur général, Cosma Wilungula a par ailleurs promis de poursuivre le renforcement des capacités des écogardes non seulement dans le domaine de l’application de la loi, mais également dans la gestion des conflits.
Pour l’ICCN, cet incident malheureux résulte d’une rencontre inattendue entre des membres d’une équipe des pisteurs d’origine pygmée et un groupe des pygmées entrés illégalement dans le parc. Quelques jours avant l’incident déploré, le même groupe des pisteurs avait été attaqué dans la même zone, par des braconniers. Cet état psychologique aurait joué un rôle important dans le drame qui s’était produit, précise ce communiqué.

L’ICCN rappelle que le Parc National de Kahuzi – Biega est une aire protégée et de ce fait, ce parc est soumis à une règlementation particulière régissant l’accès et le type d’activités à y mener. En attendant, une enquête est en cours pour établir les responsabilités au tour de cet incident.

Alfred NTUMBA

Conservation : Nouveau plaidoyer pour la sécurisation du Parc national des Virunga

La société civile environnementale du Nord-Kivu, et certains acteurs engagés dans le domaine  de l’environnement ont sensibilisé les députés provinciaux de cette Province, sur la sécurisation du parc national des Virunga en vue de favoriser le développement communautaire des populations. Ce plaidoyer a été lancé lors d’une réunion de réflexion organise  par l’Ong Initiative pour le développement et la protection de l’Environnement, ce vendredi 5 octobre 2017 à Goma.

L’objectif poursuivi par cet atelier était d’échanger sur les menaces qui pèsent sur le Parc national des Virunga et proposer des actions concrètes afin pallier à celles-ci,  tout en tenant compte des besoins des riverains.

Selon le député Bariyanga Rutuye,
« il est important de revoir les conventions entre ICCN et les populations locales, pour subvenir aux besoins quotidiens» a t-il proposé.

L’activité a permis également aux parties prenantes de partager leurs expériences de terrain pour en ressortir les recommandations pouvant ficeler les efforts de sécurisation du parc.

« Il est vivement souhaité de façon très urgente une brigade spéciale pour la protection des aires protégées comme décidé par ordonnance présidentiel», a indiqué un des participants.

Avec Tuver Wundi

Conservation : Aucun gorille n’a été abattu à l’Est de la RDC

Après un après-midi ébroué par une folle rumeur publiée notamment sur le site web www.legrandcongo.com, relayée sur la toile ce dimanche 01 octobre, et selon laquelle, la RDC aurait perdu l’un de ses vieux gorilles du nom de « Roi Kabambe » à l’Est du pays, l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), a tenu à informer la population congolaise que le pays n’a enregistré aucune perte de ses gorilles ces derniers mois.

L’ICCN souligne que le plus vieux gorille de la RDC s’appelle « Mushabuka » et non Kabambe cité dans ce site d’informations et les réseaux sociaux. Selon cette institution, les images qui ont circulé sur la toile datent d’il y’a plus de dix ans lors de massacre des gorilles par les groupes rebelles dans les parcs de Kahuzi-Biega et Virunga.

L’ICCN condamne ce manque de professionnalisme constaté dans le chef de certains medias en ligne. Il estime que cette fausse information vise à décourager les touristes qui  visitent ou veulent visiter les gorilles de la RDC. Il a par ailleurs promis de publier incessamment, un communiqué à ce sujet.
Jennifer LABARRE

Bukavu : Des filets prohibés saisis et remis aux autorités pour incinération

Cent quatre-vingt-sept filets à petites mailles ont étés saisis des mains de pécheurs, par la 331ème base navale du Sud-Kivu. Ces filets à mailles, prohibés dans la pêche sur le lac Kivu, ont été remis ce lundi 25 septembre 2017, au coordonnateur provincial de l’environnement pour incinération.


Lors d’une cérémonie organisée à ce sujet dans les installations de la Société nationale de chemin de fer (SNCC) à Bukavu, le Colonel Egide Ngoy, commandant de la force naval du nord et Sud-Kivu a souligné que ces filets prohibés ont été récupérés auprès des pécheurs à Kalehe, Birava, Monvu, et Ishungu. « Ces pécheurs s’en servaient au détriment des espèces du lac Kivu. Souvent quand on les traque, ils trouvent refuge au Rwanda, et pourtant, leurs collègues du Rwanda, respectent de leur côté, toutes les normes de sauvegarde du lac Kivu », a-t-il déclaré.

Le conseiller du ministre provincial de l’environnement, Laurent Kajibwami, a invité l’administration publique et les forces de l’ordre à l’application de la loi et au strict respect de normes régissant la pêche sur le lac Kivu. Il a par ailleurs demandé aux services habilités d’établir des statistiques avant toute incinération de ces filets, qui, selon Jean de Dieu Olumwene, Tchalumba, Coordonnateur provincial de l’environnement, seront incinérés dans les prochains jours.
Janvier Barahiga

Biodiversité : L’UICN actualise sa liste rouge des espèces menacées

87.967 espèces, dont 25.062 sont menacées d’extinction, c’est ainsi que se présente désormais la nouvelle liste rouge mondiale des espèces menacées mise à jour par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Des espèces de frênes répandues en Amérique du Nord  et cinq d’antilopes d’Afrique font l’objet de la plus grande attention.

Léopard de neige, espèce retirée de la liste rouge de l’IUCN

Les activités de l’homme (braconnage et destruction des habitats d’animaux), et l’envahissement des milieux sauvages par des coléoptères, tels sont les principales raison qui allongent la liste rouge mondiale d’espèces menacées de disparition.
Les nouveaux entrants dans cette liste sont cinq de six principales espèces de frênes d’Amérique du Nord, classées en danger critique, la sixième étant déjà en danger. L’UICN rappelle que le frêne rouge de Pennsylvanie, le frêne blanc et le frêne noir, trois de cinq espèces en danger critique, sont prédominants dans le pays, avec près de neuf milliards d’arbres dans les régions boisées des Etats-Unis.

Leur déclin pourrait toucher plus de 80% des arbres, et changera de façon très profonde la composition des espaces boisés, tant naturels qu’urbains. Compte tenu de l’importance écologique et économique des frênes, le fait de l’abattage et le déblaiement des frênes morts est extrêmement coûteux.

Outre les frênes, le déclin de cinq espèces d’antilopes préoccupe au plus haut point l’UICN, l’Elan de Derby ( la plus grande espèce d’antilope au monde) qui était classée en préoccupation mineure est désormais vulnérable. La Rénduca de montagne a quant à lui subi un déclin de près de 55 % dans la population d’Afrique du sud au cours de quinze dernière années : elle figure à ce jour dans la catégorie d’espèces en danger, tout comme la Gazelle de heuglin. Le cobe lechwe et le Rehbuk sont pour leurs parts quasi-menacés. L’UICN alerte aussi sur la disparition des sauterelles et mille-pattes de Madagascar, suite à la déforestation.

L‘unique nouvelle un peu encourageante est que la situation pour la panthère de neiges ( léopard de neige) s’améliore un peu. Elle passe de l’espèce en danger à l’espèce vulnérable. Mais précise tout de même que sa population continue de diminuer. Et le reste d’extinction reste élevé en raison de la destruction de leurs habitats.

La mauvaise nouvelle de cette mise à jour de la liste mondiale des espèces menacées est l’extinction de la pipistrelle de l’île Christmas, une espèce de chauve-souris.

 

Thierry-Paul KALONJI