Archives de catégorie : Biodiversité

Biodiversité : Mise en place d’un cadre de concertation des organisations des peuples autochtones et de la société civile

Les organisations des peuples autochtones et de la société civile de la République démocratique du Congo seront désormais consultées  sur toutes les questions liées aux mécanismes de la Convention sur la diversité  biologique (CDB) et ses protocoles.  C’est à travers un cadre de concertation mis en place ce 25 septembre, à l’issue d’un atelier organisé à Kinshasa par l’ANAPAC ( L’Alliance nationale d’appui et de promotion des aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire).  Cette structure se veut un cadre d’échanges permanents devant aboutir à une position commune entre les organisations de la société civile et l’Etat congolais, sur les différentes questions et politiques  nationales et internationales en rapport avec la biodiversité.

Selon les organisateurs, la motivation principale qui a présidée à la  mise en place de ce cadre de concertation  est soutenue par un constat fait sur  la moindre participation  des organisations de la société civile et des peuples autochtones à la convention sur la Biodiversité et aux différents mécanismes de leur mise en oeuvre.

Contrairement aux autres cadres de concertation qui ont vu le jour et disparu  à cause notamment d’un manque de vision claire des initiateurs, celui-ci se veut plus pérenne, car il né d’une réelle prise de conscience et d’un engagement des acteurs eux-même, sans être édicté par un quelconque enjeu ou une quelconque opportunité en vue, affirme Joseph Itongwa, directeur exécutif d’ANAPAC. Continuer la lecture de Biodiversité : Mise en place d’un cadre de concertation des organisations des peuples autochtones et de la société civile

Conservation : Pour avoir tué un léopards, un chasseur aux arrêts  dans la province de la Tshuapa

Un chasseur a été arrêté en flagrance pour avoir tué un léopard, une espèce intégralement protégée en République démocratique du Congo. Les faits se sont déroulés le 19 septembre, dans le village Bofuli, à près de 10 kilomètres d’Ikela Centre, dans la province de la Tshuapa.

Selon un membre de l’Ong Conserv Congo qui suit le dossier, le léopard a été pris dans un piège lui tendu, avant d’être tué par ce chasseur. Saisi par les avocats de cette organisation non gouvernement de lutte contre le braconnage, le commandant chef du commissariat de la Police nationaleCongolaise d’Ikela a décidé de transféré le présumé braconnier au Tribunal de grande instance de Boende, ce jeudi 24 septembre.

« Conserv Congo a chargé son conseil de s’en saisir et que justice soit rendue comme le prescrivent les lois régissant la conservation de la nature dans le pays« , indique Adams Cassinga, coordonnateur de Conserv Congo. « Nous appelons le ministre de l’Environnement et le directeur général de l’ICCN à s’impliquer directement afin que justice soit rendue dans chaque affaire que nous entreprenons. ».

Alfred NTUMBA

Biodiversité : « Rapport Planète vivante de WWF », en moyenne deux tiers des populations d’animaux sauvages ont diminué depuis 50 ans

Les populations mondiales de mammifères, d’oiseaux, d’amphibiens, de reptiles et de poissons ont subi un déclin moyen de deux tiers en moins d’un demi-siècle, en grande partie à cause de la destruction environnementale qui contribue à l’émergence de zoonoses telles que COVID-19, selon le rapport « Planète vivante 2020 » du WWF, publié le 10 septembre 2020.  L’Indice Planète Vivante (IPV), fourni par la Zoological Society of London (ZSL), montre que les facteurs qui accroissent la vulnérabilité de la planète aux pandémies, notamment le changement d’affectation des terres,  l’utilisation et le commerce des espèces sauvages figurent également parmi ceux à l’origine du déclin moyen de 68 % des populations mondiales d’espèces de vertébrés entre 1970 et 2016. 

« Le Rapport planète vivante 2020 souligne que la destruction croissante de la nature par l’humanité a des effets catastrophiques non seulement sur les populations d’espèces sauvages, mais aussi sur la santé humaine et sur tous les aspects de notre vie », a déclaré Marco Lambertini, directeur général du WWF International. « Ces graves déclins des populations d’espèces sauvages sont un indicateur que la nature se dégrade et que notre planète envoie des messages d’alarme, signes avant-coureurs d’un effondrement systémique. Des poissons de nos océans et de nos rivières aux abeilles qui jouent un rôle crucial dans notre production agricole, le déclin des espèces sauvages affecte directement la nutrition, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de milliards de personnes ».

Il est donc crucial d’inverser la tendance de la perte de biodiversité et de populations d’animaux sauvages dans le monde entier d’ici la fin de la décennie, afin de protéger la santé et les moyens de subsistance futurs, exhorte le directeur général du WWF International.  Continuer la lecture de Biodiversité : « Rapport Planète vivante de WWF », en moyenne deux tiers des populations d’animaux sauvages ont diminué depuis 50 ans

Conservation : Saisie de 56 kg d’écailles de pangolin à la Garamba et des singes au Zimbabwe, la réaction du gouvernement de la RDC

Le Ministre de [‘Environnement et Dévetoppement durable de la République Démocratique du Congo, Claude NYAMUGABO BAZIBUHE, a exprimé son vif regret d’apprendre la saisie au Zimbabwe en date du 08 septembre 2020, de 32 spécimens vivants de chimpanzés en provenance de la Province du Haut-Katanga, en RDC. Il a également été mis au courant de la saisie ce mercredi 09 septembre de 56 Kg d’écailles de pangolins par les écogardes du Parc national de la Garamba, dans le territoire de Niangara situé dans la Province du Haut-Uele.

Le gouvernement de la RDC à travers son ministère de tutelle, condamne ces actes et promet de sanctions sévères à l’endroit de récalcitrants.

« Si les singes en général, à part quelques-uns, sont partiellement protégés, en revanche, tous les grands singes (gorilles, bonobos et chimpanzés) et tous les pangolins (Manis spp.) sont intégratement protégés. Par conséquent, il est interdit de les tuer, de les blesser, de les capturer, de les détenir, de les vendre ou de les acheter vivants, morts ou leurs sous-produits ainsi que d’en consommer la viande, sous peine des sanctions pénales lourdes prévues par les lois susmentionnées, pouvant aller jusqu’à dix ans de servitude pénale. (NDLR, loi  n »14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature et  la loi n »82-002 du 28 mai 1982 portant réglementation de la chasse)« ,

Notons que la saisie des singes a été effectuée précisément à Chirundu, ville frontalière de Zimbabwe et de la Zambie. Cette ville est située à quelques 400 Km de la capitate Harare, alors que l’envoi illégal est passé par le poste frontalier terrestre de Mokambo, dans la Province du Haut-Katanga, pour se diriger vers [‘Afrique du 5ud.

L’enquête se poursuit par les services techniques spécialisés zimbabwéens, en particulier le Zimbabwe Parks and Wildlife Management Authority (ZIMPARKS), en collaboration avec L’lnstitut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), pour identifier exactement les spécimens, objets de saisie au Zimbabwe, avant d’envisager leur rapatriement en République Démocratique du Congo, conformément aux dispositions de la Convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction.

Alfred NTUMBA

Conservation : 32 singes en provenance de la RDC interceptés au Zimbabwe

Trente-deux singes en provenance de la République démocratique du Congo ont été saisis au Zimbabwe, le 05 septembre 2020, par les autorités du pays. Cette cargaison composée essentiellement des singes à queu, notamment les Mangabey et Hocheurs, est sortie de la RDC par Lubumbashi pour l’Afrique du Sud.

Selon les autorités zimbabwéennes, le camion qui transportait ces singes, a été intercepté et arrêté à cause du manque de permis de transit signé par les autorités zambiennes, et zimbabwéennes. A en croire des sources proches du dossier, même les permis émis par la RDC et l’Afrique du Sud pour déplacer ces animaux seraient douteux.

Aucun détail n’a encore été donné sur l’identité de l’importateur ni de l’exportateur de ces singes. Néanmoins, le chauffeur malawite  qui conduisait  le camion et trois congolais qui escortaient les animaux ont été mis aux arrêts  en attendant la poursuite des enquêtes, indique la correspondance zimbabwéenne, dont Environews RDC s’est procurée une copie.

Les premiers éléments de l’enquête indiquent cependant que les suspects n’en sont pas à leur premier forfait. Ils auraient déjà effectué près de cinq transactions similaires pour alimenter un marché illicite chinois en Afrique du Sud.

Du coté de la RDC, aucune déclaration n’a encore été faite ni par le Ministère de l’Environnement et Développement durable, ni par l’ICCN, qui a en charge la conservation des espèces sauvages.  Notons par ailleurs que certains de ces singes en partance pour l’Afrique du Sud, sont inscrits sur l’annexe II de la CITES.

L’Annexe II est la liste des espèces qui, bien que n’étant pas nécessairement menacées actuellement d’extinction, pourraient le devenir si le commerce de leurs spécimens n’était pas étroitement contrôlé. Elle comprend aussi ce qu’on appelle les « espèces semblables ».

Alfred NTUMBA

Biodiversité : Abattage d’un Okapi dans le Sankuru, un défis pour la conservation de la nature 

L’opinion nationale et internationale a appris par la voie des ondes en date du 31 août 2020 l’abattage d’un Okapi dans le Territoire de Lomela dans la Province du Sankuru. L’Okapi est une espèce de mammifère ruminant de la même famille que la girafe, vivant dans des forêts équatoriales d’Afrique, notamment en République Démocratique du Congo. L’instabilité politique qua’a connu la RDC depuis les années 1990 n’a pas laissé sans conséquence cette espèce faisant partie des espèces endémique de la faune sauvage congolaise.

Une peau d’Okapi saisie à Kinshasa ( photo-droit tierces)

La RDC est dotée d’une variété exceptionnelle d’écosystèmes qui referment une riche biodiversité en flore et faune, nécessitant une protection efficace pour le présent et les générations futures. C’est pour cette raison que le pays s’est doté d’un cadre juridique et institutionnel susceptible de protéger, conserver et gérer durablement ces ressources biologiques.

Le pays a ratifié plusieurs textes juridiques internationaux relatifs à la conservation de la nature (Convention sur la diversité biologique en 1994, Convention sur la conservation des espèces sauvages de flore et de la faune menacées d’extinction, dite Convention CITES en 1976, Protocole de Nagoya sur les ressources génétiques et savoirs traditionnels en 2015). La RDC a également renforcé son cadre juridique national à travers des textes juridiques tels que la loi n°82-002 du 28 mai 1982 portant réglementation de la chasse, la loi n° 14/003 du 11 Février 2014 relative à la conservation de la nature et certaines de leurs mesures d’application. Continuer la lecture de Biodiversité : Abattage d’un Okapi dans le Sankuru, un défis pour la conservation de la nature 

Conservation : Un adolescent de 16 ans tué dans le parc national d’Upemba, ses présumés assassins toujours introuvables

Un jeune garçon de 16 ans a trouvé tragiquement la mort dans la zone de Kilumbe située dans le parc national d’Upemba au sud de la République démocratique du Congo. Les faits se sont déroulés au mois de mai dernier, lorsque cinq écogardes en patrouille dans cette zone ont surpris ce jeune garçon entrain d’arranger sa pirogue. Ils l’auraient confondu à un braconnier et tiré sur lui à bout portant.  

« En effet, le 07 mai 2020, la population de Kilumbe dans le territoire de Malemba Nkulu, chefferie de Nkulu a enregistré la mort d’un enfant, Ngoy Fidel, âgé de 16 ans, tué par les gardes parc à bout portant. Pour l’instant les 5 gardes parc sont en fuite, malgré les recherches engagées par l’auditorat militaire et les autorités politico-administratives de Kamina, ils sont encore introuvables. L’on croit qu’il y a lieu d’interpeller les responsables qui auraient donnés l’ordre de tirer sur une personne inoffensive », s’indigne les organisations de la société civile de la province du Haut  Katanga.

Pour ces organisations, la mort de ce jeune adolescent témoigne que les gardes parc n’ont pas encore intériorisé les notions de la conservation concertée ou participative. « Aujourd’hui, le bénéfice de la conservation doit aussi profiter aux populations riveraines des aires protégées. La situation dans la zone devient préoccupante dans la mesure où elle ne favorise pas la conservation participative et les initiatives de développement dans la région. Les autorités de l’ICCN et politico-administratives n’ignorent pas les causes et les pistes de solutions proposées par les ONGs », alerte ces organisation.  Continuer la lecture de Conservation : Un adolescent de 16 ans tué dans le parc national d’Upemba, ses présumés assassins toujours introuvables

Conservation : Les Stocks d’Ivoire d’Eléphant de la République Démocratique du Congo: Quel Système de Gestion Mettre en Place? 

Une nouvelle étude de TRAFFIC encourage la RDC à développer un système efficace de gestion des stocks d’ivoire. Les  lacunes du cadre institutionnel et réglementaire,  les confusions dans les rôles et responsabilités des institutions publiques concernées, le faible niveau de coopération et de collaboration de celles-ci, et  leurs faibles capacités sont entre autres des facteurs majeurs qui nuisent à la gestion efficace et sûre des stocks d’ivoire détenus par le gouvernement en République démocratique du Congo (RDC)  font l’objet d’un nouveau rapport TRAFFIC.

Incinération symbolique de l’ivoire dans le Parc national de la Garamba, le mercredi 13 juin 2018, pour célébrer les 80 ans d’existences du parc.

L’étude — Les Stocks d’Ivoire d’Eléphant de la République Démocratique du Congo: Quel Système de Gestion Mettre en Place? — a été menée à la suite des révélations selon lesquelles  pendant 26 ans de 1990 à 2015, un minimum de 7686 kg d’ivoire avait disparu sous  la garde du gouvernement en RDC.[1]

L’Afrique centrale a été identifiée ces dernières années comme l’une des principales sources de l’ivoire illégal alimentant le commerce intérieur non réglementé de l’ivoire en Afrique de l’Ouest et Centrale, et à l’étranger, en particulier en Asie.[2] L’une des sources d’approvisionnement connues de l’ivoire illégal sur le marché reste les fuites dans les stocks détenus par le gouvernement. Continuer la lecture de Conservation : Les Stocks d’Ivoire d’Eléphant de la République Démocratique du Congo: Quel Système de Gestion Mettre en Place? 

JME 2020 : Que savent les kinois de la journée mondiale de l’Environnement ?

Le 05 juin de chaque année, le monde entier célèbre la Journée Mondiale de l’environnement. Pour cette année 2020, l’ONU a choisi comme thème, la biodiversité. Ce thème fait appel à l’action pour lutter contre la dégradation du monde naturel et également la perte énorme des espèces sauvages et de leurs écosystèmes.

Que représente cette journée pour les habitants de Kinshasa, certains d’entre eux se sont exprimés à notre micro. « L’idée est là, par ce que nous sommes fleuristes horticulteurs », a déclaré Albert Ngombolo, président des horticulteurs du boulevard Lumumba dans la commune de Limete.  « L’environnement c’est nous. C’est nous qui plantons, nourrissons les arbres et vendons des fleurs qui embellissent la ville bref c’est notre journée. Mais hélas, je suis surpris d’apprendre qu’il y a  une journée dédiée à l’environnement. Les autorités de ce secteurs non seulement qu’elles ne nous associent à la célébration, mais elles ne nous informent même pas quand à l’existence de cette journée ».

Par ailleurs, Albert Ngombolo se dit indigné de ne pas être considéré bien que horticulture est l’une des pièces importante dans le secteur de l’environnement. « C’est depuis 2003 que  je suis là, c’est seulement une seule fois que les autorités de l’environnement nous ont visité. Mon message est que le ministre de l’Environnement accorde une attention particulière à notre métier qui est en danger, les fleuristes nous sommes négligés », a-t- il renchérit. Continuer la lecture de JME 2020 : Que savent les kinois de la journée mondiale de l’Environnement ?

JME 2020 : Claude Nyamugabo, « le concours de chacun de nous est indispensable pour protéger l’environnement et préserver notre biodiversité »

Le ministre de l’Environnement et Développement durable de la République démocratique du Congo, Claude Nyamugabo Bazibuhe, a au cours d’une adresse à l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement, invité la population congolaise à s’investir dans la préservation de la biodiversité, et la protection de l’environnement. 

Claude Nyamugabo, Ministre de l’Environnement et Développement durable, lors de la restitution de l COP25, à Kinshasa.

Pour Claude Nyamugabo, le thème choisi est un appel à l’action. «  Un million d’espèces végétales et animales sont menacées d’extinction à travers le monde, en grande partie à cause des activités humaines. Cette journée nous invite à repenser la manière dont nos systèmes économiques ont évolué et l’impact qu’ils ont sur l’environnement », a-t-il mentionné.

La République démocratique du Congo, pays de la Méga biodiversité, avec plus de dix mille espèces endogènes,  figure parmi les plus riches du continent en termes de ressources naturelles tant renouvelables que non–renouvelables.  Continuer la lecture de JME 2020 : Claude Nyamugabo, « le concours de chacun de nous est indispensable pour protéger l’environnement et préserver notre biodiversité »