Archives de catégorie : Biodiversité

Biodiversité : Greenpeace Afrique, «  la journée internationale de la biodiversité est un rappel au gouvernement de la RDC que l’Etat de droit c’est aussi le respect des lois sur l’environnement dans la Salonga »

Par Patient Muamba, chargé de campagne, Greenpeace Afrique

Créé en 1970, le parc national de la Salonga est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984 et couvre une superficie d’environ 36.000 km2. Considérée comme la plus grande zone protégée de forêt tropicale dense du continent africain, la Salonga abrite d’importantes espèces de flore et de faune menacées par les activités humaines.

Un bonobo dans le Parc national de la Salonga. (Crédit photo, LuiKotae-T.Nicolon)

La République Démocratique du Congo est identifiée par Conservation International comme l’un des 17 pays mégadivers dans le monde, sur la base d’espèces endémiques qu’elle compte et d’autres critères tels que la diversité des espèces, la diversité des écosystèmes et la présence de nombreux écosystèmes de forêts tropicales humides.

C’est hallucinant de voir comment un gouvernement qui prône la gestion “durable” des ressources naturelles dans toutes ses rencontres nationales et internationales fait passer l’intérêt financier d’une poignée  de personnes avant le bien être de sa population et l’intérêt écologique de la planète. Continuer la lecture de Biodiversité : Greenpeace Afrique, «  la journée internationale de la biodiversité est un rappel au gouvernement de la RDC que l’Etat de droit c’est aussi le respect des lois sur l’environnement dans la Salonga »

Biodiversité : Claude Nyamugabo, « le gouvernement de la RDC est préoccupé par les menaces qui pèsent sur sa méga biodiversité »

La méga biodiversité de la République Démocratique du Congo est très menacée par les activités anthropiques. Il faut que la population congolaise prenne conscience de la gravité du défi auquel l’humanité toute entière est confrontée en cette période de COVID-19, un virus qui, selon certains scientifiques résulte notamment de la mauvaise gestion de la diversité biologiques. C’est dans ce sens que le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo s’est adressé à la population à l’occasion de la journée du 22 mai, dédiée à la biodiversité par les nations unies.  

Claude Nyamugabo, ministre congolais de l’environnement et Développement durable.

« Chers compatriotes, en dépit de l’évidence du rôle primordial de la biodiversité pour notre bien-être, certaines activités que nous menons menacent sérieusement l’existence de nos ressources biologiques, concourent à leur disparition et compromettent gravement le fonctionnement des écosystèmes », a-t-il indiqué. 

Parmi ces activités figurent notamment, la déforestation, l’agriculture itinérante sur brûlis, la persistance du braconnage, l’occupation des aires protégées par les groupes armés, l’introduction des espèces exotiques envahissantes, ainsi que l’exploitation minière artisanale.  Continuer la lecture de Biodiversité : Claude Nyamugabo, « le gouvernement de la RDC est préoccupé par les menaces qui pèsent sur sa méga biodiversité »

Biodiversité : Semaine mondiale de la biodiversité, le mot du directeur pays de WWF-RDC (Vidéo)

A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la Biodiversité, étendue cette année à toute la semaine du 18 au 22 mai, le Directeur national du Fonds Mondial pour la Nature en RDC (WWF-RDC) adresse un message dans lequel il rappelle l’importance de la biodiversité et la nécessité d’actions à tous les niveaux en vue de juguler la perte de la biodiversité et garantir une vie harmonieuse pour les hommes et pour la nature. La diversité biologique est en effet le lien entre tous les organismes de la terre, ceux-ci vivant dans des relations d’interdépendance où toutes les espèces ont leur place et leur rôle à jouer. Malheureusement, les activités humaines sont en train de réduire dangereusement la biodiversité, d’où la nécessité de rappeler l’urgence de la mobilisation en vue de se tourner vers la nature et d’utiliser les solutions qu’elle offre qui permettent de relever les multiples défis environnementaux auxquels l’humanité fait face. (Lire la vidéo

 

Conservation : Un propriétaire d’hôtel arrêté à Kinshasa pour détention d’un babouin

Un propriétaire d’hôtel aurait été arrêté à Kinshasa pour avoir détenu un babouin, espèce protégée en République démocratique du Congo. Selon les témoins de l’événement, les faits se sont déroulés la semaine dernière, lorsqu’une équipe mixte composée des éléments de la Police nationale congolaise et ceux de l’ONG Conserv Congo ont fait irruption dans cet hôtel situé non loin du marché Mariano, dans la commune de Kasa-vubu.

 » Les enquêteurs sur le terrain nous ont informés qu’un babouin était détenu dans une enceinte, au cœur de la ville de Kinshasa. Au cours des enquêtes, un voisin a informé notre enquêteur qu’il y avait un mouvement fréquent d’animaux sauvages à l’intérieur et à l’extérieur de l’hôtel. Étant donné que l’hôtel n’est pas trop éloigné d’un marché animalier domestique, nous soupçonnons que ces vendeurs, qui viennent principalement des zones rurales, pourraient être les complices / fournisseurs de l’affaire « , indique notre source. Continuer la lecture de Conservation : Un propriétaire d’hôtel arrêté à Kinshasa pour détention d’un babouin

Conservation :  L’Union européenne veut appuyer un projet de protection des convois civils dans le parc des Virunga

Quelques jours après les attaques meurtrières d’un convoi civil, qui ont couté la vie à plus de 17 personnes dans le parc national des Virunga (PNVi), l’Union européenne envisage soutenir un projet de protection des convois civils, devenus de plus en plus de cibles des assaillants qui opèrent dans cette aire protégée, située à l’est de la République démocratique du Congo.

Dans une correspondace adressée au ministre congolais de défense, Aimé Ngoy Mukena, le chef de la délégation de l’UE en RDC, Jean-Marc Chataigner,  a rappelé le rôle crucial que les Forces armées de la RDC ont à jouer dans la sécurisation et la restauration de la paix dans le Nord-Kivu, particulièrement dans les aires protégées en partenariat avec l’ICCN (Institut congolais pour la Conservation de la Nature).

A en croire l’Ambassadeur de l’UE à Kinshasa, l’idée d’un tel projet est partie de l’accompagnement par les FARDC, d’un convoi de la délégation de son institution en mission dans le PNVi, Beni et Goma, en novembre 2019.   Continuer la lecture de Conservation :  L’Union européenne veut appuyer un projet de protection des convois civils dans le parc des Virunga

Conservation : 12 écogardes et 4 civiles tués dans une attaque meurtrière au Parc national des Virunga

Au moins 12 gardes du Parc national des Virunga et 4 civiles ont trouvé la mort dans une attaques de présumés FDLR, ce vendredi 24 avril à Rumangabo. Les fait se sont déroulés au tour de 11 heures, lorsque un convoi des civiles est tombé dans une embuscade montée par ces rebelles qui opèrent dans une partie de ce parc, situé à l’Est de la République démocratique du Congo. Joint au téléphone, le Directeur général de l’Institut congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) a confirmé l’information et précisé que d’autres écogardes et civiles sont dans un état critique, dans un hôpital de la place.

« On a perdu seize à dix sept personnes ce matin dans les attaques contre les FDLR. Ce sont les convois de nos compatriotes  qui traversaient sur la route Goma-Rutshuru. Nos gardes sont venus quand ils ont entendu les coups de feu sur le convoi civil qui était devant. Or avant que les gardes n’approchent, les FDLR qui étaient au nombre d’une soixantaine avaient déjà tendu une embuscade. Et, nos hommes sont entrés dans cette embuscade en allant sauver les civils », a précisé Cosma Wilungula, Directeur général de l’ICCN. « On a 12 gardes tués, quatre en état grave et quatre civils tués et 5 en état grave ».

 

Cette attaque n’a pas laissé indifférente l’Union européenne qui investi depuis plusieurs années dans ce parc, l’un de plus vieux d’Afrique. « J’apprend avec consternation qu’une patrouille des garde-parc est tombée aujourd’hui dans une embuscade près de Rutshuru.  Nous devons tout faire pour que cette attaque meurtrière ne reste pas impunie et que les auteurs soient traduits en justice », a déclaré Jean-Marc Chataigner, chef de la délégation de l’UE en RDC.

 

Notons par ailleurs que les enquêtes ont été ouvertes, et le bilan reste encore provisoire.

 

Alfred NTUMBA

Biodiversité : AWF sensibilise les communautés locales de la Tshopo sur la conservation de la Biodiversité 

A travers le monde, les menaces sur la faune sauvage restent pesantes jusqu’à ce jour, avec en moyenne, 3500 individus d’espèces animales qui meurent chaque année. Une étude de African Wildlife Foundation (AWF),  menée auprès des communautés congolaises démontre que l’ignorance ou le manque de connaissance de la législation sur la faune, serait l’un des facteurs à la base de  l’indifférence des communautés locales face à la perte de la biodiversité dans le pays.

Pour relever le défi de la préservation de la biodiversité, AWF a organisé un atelier de partage des connaissances pour conscientiser les communautés locales, les organisations de la société civile, les représentants des confessions religieuses, les médias ainsi que les institutions scientifiques, dans la province de la Tshopo, sur la perte de la biodiversité afin d’obtenir d’eux un engagement favorable aux efforts de la conservation de la biodiversité, à travers une bonne connaissance du cadre législatif. 

« Cette formation fait suite aux deux autres organisées au mois de novembre et janvier dernier. Nous avons constaté que les facteurs qui étaient à la base de la non application du cadre légal se rapportant à la conservation de la biodiversité est l’ignorance de celui-ci par la quasi-totalité des communautés. C’est pourquoi la formation s’est basée sur l’apprentissage de la législation congolaise sur la faune. L’information donnée au cours de la formation a constitué une sorte de déclic dans le chef des parties prenantes et a entrainé la prise des engagements », a souligné Maitre Jo Kassongo, chef de projet chez AWF. Continuer la lecture de Biodiversité : AWF sensibilise les communautés locales de la Tshopo sur la conservation de la Biodiversité 

Conservation : La milice May-May tue un garde parc dans les Virunga

Un écogarde a perdu sa vie lors d’une attaque perpétrée par les rebelles May-May sur le territoire du parc, le mardi 03 mars à 18 heures. Une embuscade a été montée contre les gardes qui rentraient à leur base alors qu’ils étaient déployés pour sécuriser la construction de la clôture à proximité de Nyamilima.

Pris par surprise, les gardes de l’ICCN comptent un mort dans leurs rangs en la personne de Kambale Vyasaki Germain, âgé de 28 ans, originaire de Bulongo (Territoire de Beni). L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature condamne fermement cet acte qui pérennise la mouvance des groupes armés dans ce parc.

« La clôture électrique érigée sur la bordure légale du parc vise à protéger la destruction des cultures par les animaux sauvages et à mettre fin aux mouvements des groupes armés qui tirent profit du trafic des ressources naturelles », indique le communiqué. Continuer la lecture de Conservation : La milice May-May tue un garde parc dans les Virunga

Biodiversité : Message du WWF-RDC à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la vie sauvage du 3 mars 2020

La Journée mondiale de la vie sauvage nous offre l’occasion de célébrer les nombreuses formes de faune et de flore sauvages dans leur immense variété et de faire prendre conscience des multiples avantages que peuvent en tirer les humains. Aujourd’hui le fléau de la criminalité liée aux espèces sauvages autant que les pertes spectaculaires de biodiversité enregistrées au cours des dernières années se manifestent avec une particulière acuité et imposent une réflexion et des actions aussi courageuses qu’innovantes pour inverser cette tendance dangereuse.

Les elphants dans le Parc national de la Garamba en RDC.

Le thème choisi par les Nations Unies pour la Journée mondiale de la vie sauvage en ce 3 mars 2020 « Maintenir toutes les formes de vie sur Terre », prend en compte toutes les espèces animales et végétales qui composent la biodiversité ainsi que les moyens d’existence des populations humaines, en particulier celles qui vivent au plus près de la nature. Ce thème souligne l’importance de l’utilisation rationnelle et durable des ressources naturelles pour la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies, parmi lesquels les océans, la vie terrestre, la lutte contre la pauvreté, la consommation et la production responsables sont les principaux piliers.

L’année 2020 sera cruciale pour inverser la tendance de la perte des espèces animales et végétales et de la dégradation de la nature. Le sort du climat, de la nature, des océans et du développement durable est menacé, et ils doivent tous progresser ensemble pour que l’humanité puisse survivre et prospérer sur terre. En 2020, les dirigeants mondiaux ont l’occasion de prendre une série de décisions transformatrices lors de la négociation d’accords sur un nouveau cadre mondial pour la biodiversité, une action sur le changement climatique, un traité pour les océans et un engagement renouvelé en faveur de l’environnement dans le cadre des objectifs du développement durable. Cette année 2020 offre une occasion unique de réaliser des progrès transformateurs pour la conservation et l’utilisation durable des espèces de faune et de flore sauvages. Continuer la lecture de Biodiversité : Message du WWF-RDC à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la vie sauvage du 3 mars 2020

Biodiversité : Vers l’élaboration d’une loi spécifique à l’accès aux ressources génétiques et APA

L’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages découlant de leur utilisation constituent l’un des objectifs de la Convention sur la diversité biologique. En République démocratique du Congo, le secteur de la gestion de la biodiversité est en passe de se doter d’une loi spécifique relative à celle-ci. Pour ce faire, la Coordination du projet APA-RDC avec l’appui du PNUE, en collaboration avec le ministère de l’environnement et développement durable ont organisé un atelier pour échanger au tour de cette question, à Kinshasa, mardi 03 mars.

Ayant réuni toutes les parties prenantes impliquées dans le processus APA, notamment le secteur public, secteur privé, société civile et les juristes, ces assisses de deux jours vont relever à travers les échanges les raisons justifiant la nécessité d’intégrer les matières APA dans la loi de 2014 relative à la conservation de la nature tout comme les opportunités, les obstacles et contraintes pour la RDC de se doter d’une loi spécifique APA.

« Cette activité vise à réunir toutes les parties prenantes du secteur APA particulièrement les juristes, pour que nous puissions réfléchir sur un certain nombre des problématiques qui ont été soulevés, notamment l’opportunité d’une loi spécifique APA », a précisé le coordonnateur projet APA-RDC / PNUE, Henry Muyembe.

Les organisateurs attendent aux sortir de ces assisses informer les participants des raisons juridiques qui ont justifié l’intégration des matières APA dans la loi n°14/003 du 21 février relative à la Conservation de la nature, ainsi qu’à échanger sur les obstacles et contraintes d’élaborer une loi spécifique à l’APA.

En dehors de certaines lois qui existent déjà, ses sessions vont également puiser dans les bonnes pratiques des autres Etats en analysant quelques exemples du droit comparé de ces pays.

« Pour nous, nous pensons que les experts qui vont discuter pendant ces deux jours d’atelier vont formuler des idées et des propositions qui vont permettre à la RDC d’avoir cette fois, une loi beaucoup plus contraignante », a précisé Felix Lilakako, jusriste.

Cette lois prévoit l’élaboration de quatre décrets à savoir, le décret portant organisation et fonctionnement de l’Autorité Nationale Compétente, le décret fixant les conditions et les procédures d’obtentions de consentement préalable donné en connaissance de cause (CPCC), le décret déterminant les mécanismes de surveillance des ressources génétiques et connaissances traditionnelles associées à tous les stades, et enfin, le décret définissant la nomenclature des avantages et leur hauteur.

Fanny Menga