Archives de catégorie : Conservation

Conservation : Un sujet tanzanien arrêté à Kinshasa avec plus de 60 kilos d’ivoire d’éléphant

La nouvelle n’a pas été portée sur la place publique par les autorités de l’ICCN (Institut pour la Conservation de la Nature) qui ont été informées en premier de l’arrestation à l’Aéroport International de N’djili du sieur Oriko Oliford. Ce sujet tanzanien a été intercepté en début du mois de juin par les services intelligents de l’aéroport, pendant qu’il s’apprêtait à traverser les frontières de la RDC avec une cargaison de 62,5 kilogrammes d’ivoire d’éléphants.

Selon notre source, cette cargaison dissimulée dans ses bagages a été vite saisie par les services aéroportuaires, au moment de l’embarquement. L’ivoire saisi a été collectionné en RDC et devrait prendre la route de la Malaisie.

Après l’ouverture du dossier au Parquet Général de Kinshasa Matete, le présumé Oriko Oliford a été transféré à la prison de Makala à Kinshasa. Il devra passer en chambre du Conseil et sera par la suite fixé sur sa comparution devant le Tribunal.

Conforment à la loi sur la conservation de la nature, Oriko risque d’encourir une peine allant de 5 à 10 ans de prison. Il devra payer entre 25 et 100 millions de francs congolais d’amande transactionnelle.

Signalons que le colis saisi n’a pas encore été ouvert pour des raisons d’enquête.

Alfred NTUMBA

Conservation : Le parc de la Garamba brule son stock d’ivoire pour célébrer ses 80 ans d’existence

C’est l’un des plus vieux parcs d’Afrique, le Parc National de la Garamba, situé au Nord de la République démocratique du Congo. Par le passé, il a été considéré comme le rempart des éléphants. Le parc abritait près de 22.000 éléphants et autres pachydermes, dont les rhinocéros blancs du nord qui ont quasi disparus, mais aussi des troupeaux de girafes en voie d’extinction.

Incinération symbolique de l’ivoire dans le Parc national de la Garamba, le mercredi 13 juin 2018, pour célébrer les 80 ans d’existences du parc.

Confronté aux multiples difficultés notamment, celle imposée par le braconniers, ce parc traverse son moment le plus sombre de l’histoire avec la disparition de sa grande faune. Aujourd’hui, la Garamba ne compte plus que 1200 éléphants à peine, et 48 girafes.

Pour lancer un message fort en direction des braconniers, l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), a procédé à l’incinération d’une quantité de l’ivoire stocké dans ce parc. « Le trafic illégal d’espèces de faune a eu des effets dévastateurs sur notre patrimoine naturel, tant en RDC qu’en Afrique. Non seulement cela appauvrit les paysages, mais cela affecte négativement les millions de personnes qui dépendent de ces zones. Nous sommes plus que jamais engagés dans la lutte contre le braconnage », a déclaré le directeur général de l’ICCN, Cosma Wilungula. Continuer la lecture de Conservation : Le parc de la Garamba brule son stock d’ivoire pour célébrer ses 80 ans d’existence

Conservation : 10 Okapis et 8 bonobos congolais dans le Zoo de Taiyuan en Chine

Quelques espèces animales de la République démocratique du Congo pourront traverser légalement les frontières pour la Chine.  Il s’agit de 6 espèces de Gorille (Gorille beringei bergingei), 8 espèces de Bonobos, 8 espèces de Chimpanzés, 4 espèces de lamantins, et 10 espèces d’okapis. Ces espèces dont certaines sont endémiques à  la RDC pourront finir leur course dans le Zoo de Taiyuan et celui d’Anji Zhongnan en Chine.

Un Okapi dans le Zoo de Berlin en Allemagne.

Répondant à la demande formulée au mois de mai dernier par  Liuminheng, directeur exécutif deTianjin Junheng International Trade Corporation,  au sujet de l’importation de ces espèces, le Ministre de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatobe Nyongolo a annoncé l’arrivée en Chine, d’une équipe d’experts congolais avec pour mission de s’assurer de l’accueil et surtout de la meilleure conservation  de ces différentes espèces dans ces Zoos.

A en croire une source proche du ministère de l’Environnement, en cas d’une quelconque reproduction ex situ de ces espèces, les deux Zoos chinois  s’engagent à remettre certaines espèces issues de  cette multiplication.

Il sied de signaler que cette transaction s’inscrit dans le cadre des échanges entre les Zoos  chinois et l’Institut congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN).

Alfred NTUMBA

Biodiversité : Le Nord Ubangi s’aligne sur la conservation de la Nature.

La province du Nord Ubangi fait partie de 200 écorégions terrestres prioritaires sur le plan global et est classée parmi les 3 zones prioritaires de la RDC pour la conservation de la diversité biologique. En marge de la journée mondiale de la biodiversité, le ministre en charge de l’Environnement, mines et affaires foncières de la province du Nord-Ubangi, Koyagialo Te Gerengbo Jean Louis a réitéré son engagement d’atteindre 17% du territoire alloué à la conservation de la nature.

A l’en croire, un grand nombre d’espèces non encore découvertes pourront fournir à l’humanité des produits utiles, et que la biodiversité représentait une ressource riche et inexploitée pour des utilisations futures. Continuer la lecture de Biodiversité : Le Nord Ubangi s’aligne sur la conservation de la Nature.

Conservation : Deux pointes d’ivoires saisis à Kinshasa

La police nationale congolaise, Commissariat provinciale de Kinshasa a arrêté deux trafiquants d’ivoires, ce lundi 26 mars, à Kinshasa. Lors de cette opération menée en collaboration avec l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), deux pointes d’ivoires et une queue d’éléphant dissimulés dans un sac, ont été saisis. 

Les présumés trafiquants arrêtés pour la détention d’une espèce intégralement protégée ont été auditionnées le même jour au commissariat Provincial de la ville de Kinshasa. Ils devront comparaitre devant la justice congolaise, et ils risquent une peine allant d’un an à 10 ans de prison et d’une amande de cinq à vingt millions de francs congolais, conformément à la loi n°14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature.

Cette opération coup de poing a été rendue possible grâce à la collaboration entre la Police, l’ICCN et les autorités judiciaire de la ville de Kinshasa avec l’aide de WWF et de l’USAID.

BIATI BONGONGO Youvanie

Conservation : WWF célèbre la 12ème édition d’Earth Hour avec les scouts de la RDC

Le WWF a célébré avec la Fédération des scouts du Congo (FESCO), la 12ème édition d’Earth Hour. Cette activité organisée ce samedi 24 mars au sein de l’Ecole islamique de Kinshasa, visait la sensibilisation des scouts de la RDC sur l’importance de la protection de la nature.

« Il y’a peu WWF a signé un partenariat avec la Fédération des scouts au niveau mondial. C’est pour cela que nous avons choisi ce jour spécial où le WWF sensibilise le monde entier sur la dégradation de l’environnement, pour annoncer officiellement notre partenariat avec les scouts de la RDC », a déclaré le Chargé de communication de WWF-RDC, Dandy Yela. Continuer la lecture de Conservation : WWF célèbre la 12ème édition d’Earth Hour avec les scouts de la RDC

Conservation : une quantité importante d’ivoire d’éléphant saisie en RDC entre Janvier et Mars 2018

Au total 3 saisies d’ivoire d’éléphant ont été réalisées en RDC entre Janvier et Mars 2018 par l’ICCN et ses partenaires, avec le concours de la Police nationale congolaise et des services douanières de la République démocratique du Congo.

Des objets en ivoire exposés sur un étalage au marché Bikeko à Kinshasa. (Photo, droit tierce)

Après la fermeture du célèbre marché Bikeko à Kinshasa en avril 2017, et des actions conséquentes des deux années précédentes, les autorités congolaises, ont continué à maintenir les efforts afin d’éradiquer le commerce de l’ivoire d’éléphant dans le pays. Continuer la lecture de Conservation : une quantité importante d’ivoire d’éléphant saisie en RDC entre Janvier et Mars 2018

Conservation : Libération de 27 écogardes du parc national de Kahuzi-Biega

27 écogardes de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), pris en otage depuis le 03 mars par les rebelles du groupe armée Raia Mutomboki, ont été relâchés et remis aux Forces Armées de la RDC (FARDC) à Nyambembe a annoncé le CICR (Comité international de la Croix-Rouge), dans un communiqué de presse publié ce vendredi 23 mars 2017.

« Dans un contexte qui reste marqué par les violences armées, toute issue positive est toujours bienvenue. Nous sommes satisfaits d’avoir contribué à la remise de ces personnes aux autorités », a déclaré David Montes, chef de la Sous-Délégation du CICR à Bukavu. Continuer la lecture de Conservation : Libération de 27 écogardes du parc national de Kahuzi-Biega

Conservation : 6 lauréats primés pour avoir rédigé des meilleurs poèmes sur la faune sauvage

Six élèves ont été primés pour avoir rédigé chacun un poème sur la faune sauvage. La remise de prix aux gagnants a eu lieu à Kinshasa, ce samedi 03 mars 2018. Le concours organisé pour célébrer la journée mondiale de vie sauvage par WCS (Wildlife Conservation Society) en collaboration  avec l’ONG Concerv Congo et l’ICCN, avait pour objectif de responsabiliser les élèves et les faire participer aux efforts de la conservation.

« Nous avons été impressionnés par les idées qu’ils ont proposé à travers leurs poèmes. Nous sommes contents parce que c’était un rendez-vous du donner et du recevoir. Nous ne sommes pas venus déverser notre savoir, mais nous avons beaucoup appris d’eux », a déclaré le Directeur de WCS, Richard Tchombe Key Ruumb. Continuer la lecture de Conservation : 6 lauréats primés pour avoir rédigé des meilleurs poèmes sur la faune sauvage

Biodiversité : 3,3 millions d’euros pour la conservation, le développement et le désenclavement de Bili-Uélé

Quelques jours après la signature de la convention de subvention, l’AWF (African Wildlife Foundation) vient de lancer son projet de conservation à Bili-Uélé, dans la partie nord de la République démocratique du Congo. Ce projet de 50 mois dont le coût global est de 3,3 millions d’euros, soit 3 millions d’euros de subvention de l’UE et 300 mille euros représentant la contrepartie d’AWF, vise à assurer un avenir durable pour le complexe d’aires protégées de Bili-Uélé, ses populations et sa biodiversité.

Le projet va s’attaquer prioritairement à l’aménagement participatif du territoire et la gouvernance des ressources. Cette activité aidera l’ONG à identifier et planifier les activités économiques à développer avec les communautés locales. « Dès le début, ce sont des communautés qui sont impliquées dans la prise de décision pour leur future. Ce n’est pas à nous de leur dire quoi faire, mais on peut apporter notre expertise pour les aider », a précisé Jeff Dupain, vice-président d’AWF pour la zone Afrique centrale et Afrique de l’Ouest.

A en croire ce cadre de l’AWF, l’activité de planification d’utilisation des terres est une étape importante dans l’implémentation de ce projet car, elle permettra dans la suite, d’implanter de manière  pérenne, les différents micro-projets économiques, écologiques et sociales.

Au regard de besoins sur terrain, et du défi à relever pour la meilleure gouvernance de ce domaine de chasse, la protection des espèces,ainsi que l’amélioration des conditions de vie des communautés locales au tour de ce complexe, AWF compte revoir à la hausse sa contribution financière à ce projet. « Après la visite on s’est rendu compte que le besoin est beaucoup plus consistant. Je rentre à Nairobi pour trouver des partenaires publics et privés pour augmenter notre contribution », a déclaré le Directeur général de cette organisation, Thom Ogilvie-Graham en séjour en RDC.

Le premier contact avec les communautés locales  a  révélé le besoin d’un investissement conséquent dans le domaine de l’agriculture durable, la pêche, mais aussi dans la formalisation des activités minières artisanales, considérées comme l’un des piliers du développement économique de ce contré.

« L’activité minière artisanale c’est une expertise spécifique dont on a besoin. En ce moment même à Kinshasa nous sommes entrains d’échanger avec les experts qui vont nous accompagner dans les réflexions pour trouver des solutions potentielles », a indiqué M.  Dupain, qui pour lui, aucun développement n’est possible sans le désenclavement de cette région. « Toutes ces activités visent à désenclaver cette zone ».

Toutefois, l’ONG ne sous-estime pas non plus les menaces que représente cette zone considérée comme la porte d’entrée des braconniers. Elle entend cependant, développer la coordination avec les autres acteurs importants dans cette région pour faire face à   l’insécurité.

« C’est important de n’est pas sous-estimer le problème et les risques. Sans doute il y’a de risques pour notre staff comme il en est aussi pour les autres acteurs. On essaie de prendre de mesures pour les atténuer », a  précisé  le directeur général  d’AWF.

Quel partenariat pour quel résultat ?

L’ONG African Wildlife Foundation a signé un accord de cogestion avec l’INCCN (Institut congolais pour la Conservation de la Nature). Elle s’est engagée à accompagner cette institution congolaise dans la mise œuvre de la stratégie de conservation communautaire, en vue de promouvoir une conservation qui profite aux communautés riveraines. « Avec l’expertise que l’on a en RDC et ailleurs, nous accompagnons l’ICCN à trouver des solutions durables dans cette stratégie. Comment impliquer les communautés dans une meilleure gestion en faisant aussi le développement durable au tour de l’aire protégée ». A déclaré Jeff Dupain.  L’AWF apporte également son expertise à l’ICCN dans le zonage pour une exploitation durable des ressources.

Présente dans 16 pays d’Afrique avec plus de 40 projets, African Wildlife Foundation recherche à pérenniser le future de la faune sauvage et les terres sauvages en Afrique. Pour ce faire, elle identifie les populations prioritaires de grands mammifères et s’investie dans la conservation de ces espèces.

A Bili-Uélé, l’ONG est beaucoup plus intéressée par la population d’éléphants de foret et la sous-espèce des chimpanzés de l’Est. Rappelons que ce projet s’inscrit dans le cadre du programme des Écosystèmes des Forêts d’Afrique Centrale (ECOFAC VI), lancé l’an dernier à Douala au Cameroun.

Alfred NTUMBA