Archives de catégorie : Conservation

Biodiversité : AWF renforce les capacités des parti-prenantes impliquées dans la gestion des crimes fauniques

L’amélioration des poursuites judiciaires des infractions sur la faune sauvage en RDC a été inscrite à l’ordre du jour de l’atelier de renforcement des capacités des acteurs étatiques et non étatiques impliqués dans l’application de la loi dans le secteur de l’environnement. Le coup d’envoi de ces assises de 3 jours a été donné à Kinshasa, ce mardi 23 juillet 2019.   

Organisé par l’AWF (African Wildlife Fundation) en partenariat avec le JURISTRALE (Juriste pour l’Application et le Renforcement de la Loi sur le secteur de l’Environnement), et l’ICCN (Institut Congolais pour la conservation de la nature), cet atelier vise à rassembler les parties prenantes pour entamer des discussions sur leurs rôles et leurs contributions dans la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages, les lacunes dans la législation  en matière d’application de la loi relative à ces espèces et les lacunes dans les enquêtes et les poursuites. Continuer la lecture de Biodiversité : AWF renforce les capacités des parti-prenantes impliquées dans la gestion des crimes fauniques

Conservation : 8,8 tonnes d’ivoire d’éléphant en provenance de la RDC saisis à Singapour

Un record de 8,8 tonnes d’ivoire d’éléphant a été saisi dans trois conteneurs dimanche soir, 21 juillet, à Singapour. Il s’agit de l’une de plus grandes saisies que le monde ait connues ces dernières années. Les 3 conteneurs proviendraient de la République démocratique du Congo, où ils ont été embarqués pour le Vietnam. La saisie record est d’une valeur totale de plus de 66 millions de dollars américains.

Selon les autorités douanières singapouriennes, cette cargaison a été déclarée comme contenant du « bois », et portant il s’agissait des écailles de pangolin estimées à environ 48,6 millions de dollars, aux côtés de 17,6 millions de dollars en ivoire d’éléphant.

Il s’agit du troisième envoi intercepté cette année, ont déclaré le Conseil des parcs nationaux (NParks), les douanes de Singapour et l’Autorité de l’immigration et des points de contrôle dans un communiqué conjoint. On estime que l’ivoire provient de près de 300 éléphants d’Afrique. À peine trois mois plus tôt, en avril, Singapour avait saisi 177 kg d’ivoire d’éléphant découpé et sculpté. Continuer la lecture de Conservation : 8,8 tonnes d’ivoire d’éléphant en provenance de la RDC saisis à Singapour

Kahuzi-Biega : Plusieurs blessés dans un affrontement entre écogardes et pygmées

L’affrontement entre les gardiens du Parc National de Kahuzi-Biega et les peuples autochtones pygmées, ce mercredi 16 juillet, a fait plusieurs blessés graves dans les rangs des écogardes, renseigne une source officielle de ce parc, situé dans la partie est de la République démocratique du Congo.

Un des 3 écogardes de l’ICCNN attaqués par les peuples autochtones pygmées dans le parc National de Kahuzi Biega.

Selon cette source, tout est parti de l’arrestation de deux braconniers bantous qui opéraient en plein parc, vers Kalonge, dans le secteur du parc. Une fois, ces derniers interceptés par les écogardes, l’information sur leur arrestation et acheminement vers le quartier général des écogardes, est arrivée aux villages pygmées.

« Ils ont dit que c’étaient leurs frères pygmées arrêtés, alors que ces n’étaient pas des pygmées. Nous avons réussi à nous éclipser avec les deux braconniers jusqu’au quartier général pour leur audition », témoigne l’un des agents du parc. « On nous a par la suite informé qu’il y’avait un groupe de pygmées qui venait vers le quartier général pour récupérer les deux braconniers arrêtés. C’est en allant vérifier cette information que nous sommes tombés dans l’embuscade ». Continuer la lecture de Kahuzi-Biega : Plusieurs blessés dans un affrontement entre écogardes et pygmées

Parc de Lomami : 1 mort dans une attaque contre l’équipe des cartographes dans le Parc de la Lomami

Une équipe des cartographes de l’ONG GEOFIRST International a été attaquée par les rebelles du groupe armé d’un certain Tom’s, originaire de la rive gauche du Parc National de la Lomami. Les faits se sont déroulés ce jeudi 11 juillet, tôt le matin dans la zone tampon de ce parc. Le bilan de l’attaque fait état d’un cartographe tué, des motos brûlées et de matériels de travail emportés.

Attaque d’une équipe des cartographes dans le parc de la Lomami.

«  Après avoir terminé les activités avant-hier soir, l’équipe devrait rentrer à Kindu hier matin. A partir de 7 heures, ils ont rencontré l’embuscade à une centaine de kilomètres de Kindu, sur l’axe Balanga-Bafundu, précisément entre les villages Mvululongo et Yaotenga. Notre collègue a été tiré à bout portant et a succombé à minuit, de suite de ses blessures. Nous nous préparons pour  l’enterrer  ».  a indiqué le directeur exécutif de GEOFIRST, Alphonse Wala. Continuer la lecture de Parc de Lomami : 1 mort dans une attaque contre l’équipe des cartographes dans le Parc de la Lomami

Conservation : Lancement à Bissau de la  3ème édition du Forum régional de la conservation en Afrique centrale et occidentale

Bissau, la capitale de la Guinée Bissau abrite la troisième édition du   Forum régional de la conservation en Afrique centrale et occidentale. Ces assises qui ont débuté ce mardi 09 juillet, sont  considérées comme importantes car, elles  préparent trois  évènements majeurs relatifs à la conservation prévus en 2019 et 2020, à savoir la 25ème conférence des parties à la convention cadre des nations-unies sur les changements climatiques, le congrès mondial de la nature, ainsi que  la 15ème réunion de la conférence des parties  à la convention sur la diversité biologique.

« Les grands événements mondiaux prévus en 2020 offrent une opportunité unique de placer la nature au cœur de l’agenda politique, national et international. Nous devons donc travailler activement  pour influencer l’agenda international de la conservation et du développement durable », a déclaré Grethel Aguilar directrice Générale p.i de l’UICN.

Conserver la nature pour la paix, la sécurité et le développement économique durable en Afrique centrale et occidentale, tel est le thème de ces travaux qui réuniront pendant trois jours les représentants de gouvernements, de la société civile, de chercheurs, de communautés de la conservation et d’autres acteurs politiques de l’Afrique centrale et occidentale.

Au regard des différentes menaces qui planent sur la biodiversité dans ces régions d’Afrique, ce  forum se veut donc un cadre de réflexion et d’échanges pour les membres et experts des six Commissions thématiques (Ndlr Gestion des Ecosystèmes , Sauvegarde des Espèces , Aires Protégées , Droit de l’environnement , Education et Communication , Politiques Environnementales, Economiques et Sociales) et partenaires de l’UICN (États, ONG, société civile). Continuer la lecture de Conservation : Lancement à Bissau de la  3ème édition du Forum régional de la conservation en Afrique centrale et occidentale

Conservation : La convention entre l’ICCN et COPEVI objet d’une analyse à Goma

La récente convention signée entre l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature) et la COPEVI (Coopérative des pécheurs des Virunga), sur la gestion de la pêche et des pêcheries au Lac Édouard, fait l’objet d’une analyse profonde par les différentes parties prenantes, ce lundi 08 juillet, à Goma.

La vague de contestation observée depuis la signature de cette convention n’a pas laissé indifférents les acteurs de la société civile environnementale, les responsables des pêcheries, les représentant des habitants de Vitshumbi, Nyakakoma et Kyavinyonge, les organisations des femmes qui se sont réunis pour trouver des solutions à ce problème.

Organisée par le Réseau pour la conservation et la réhabilitation des écosystèmes forestiers (CREF), cette réunion s’est inscrite dans la dynamique d’appropriation du contenu de l’accord.
En effet, après la signature de la convention, certains acteurs ont été réticents dont les membres des communautés riveraines du parc. D’après eux, l’accord ne tient pas compte de leurs intérêts. Continuer la lecture de Conservation : La convention entre l’ICCN et COPEVI objet d’une analyse à Goma

Conservation : Des trafiquants d’animaux condamnés à des sanctions pénales en RDC

Cinq mois d’emprisonnement ferme et le d’un montant total de 5 000 dollars de dommage et intérêt, telle est la sentence que le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa-Gombe a réservé au trio Blanchard Bukaka, Kimona Nganu et Giresse Kiala, tous arrêtés, dans des incidents séparés. Le jugement a été rendu le vendredi 05 juillet à Kinshasa.

« Cela confirme une fois de plus que les atteintes à l’environnement constituent un délit à faible risque, générant des rendements élevés. Il existe une myriade de réseaux mafieux s’occupant d’espèces sauvages totalement protégés. Nous promettons de remonter la chaîne pour démanteler tous les liens de ce réseau », a déclaré le directeur fondateur de Conserv Congo, Adams Cassinga.

Il est reproché à ce trafiquant le fait de détenir et vendre un bébé bonobo, de deux têtes et onze mains de bonobos coupées. Continuer la lecture de Conservation : Des trafiquants d’animaux condamnés à des sanctions pénales en RDC

Virunga: Marche de contestation contre la convention signée entre l’ICCN et la COPEVI

Les pêcheurs du village de Vitshumbi dans le secteur central de Parc national des Virunga sont descendus dans la rue, ce lundi 01 juillet, pour manifester contre la convention signés  le 24 juin 2019, entre l’ICCN (Institut congolais pour la conservation de la Nature) et la COPEVI (Coopérative des pêcheries des Virunga).

« C’est une convention taillée sur mesure. Elle doit être annulée », argue le président  du Comité des pécheurs de Vitshumbi, David Vasikana, joint au téléphone par notre rédaction.

Les pécheurs de Vitshumbi persistent et signent,  et déclarent qu’ils n’ont pas été consultés ni impliqués dans les tractations liées à cet accord, et pourtant, ils en sont  de droit, les premiers bénéficiaires.

« Nous avons reçu une copie de cet accord après sa signature. Nous avons constaté quelques articles taillés sur mesure, au point même que la protection de l’environnement n’a pas été pris en considération », indique Monsieur Vasika. Continuer la lecture de Virunga: Marche de contestation contre la convention signée entre l’ICCN et la COPEVI

Virunga : Un cadre de l’ICCN accusé pour viol et tentative de meurtre

Le CIDDHOPE (Cercle International pour la Défense des  Droits de l’Homme, la Paix    et l’Environnement), appelle urgemment l’Auditeur Militaire Supérieur près la Cour Militaire Opérationnelle du Nord-Kivu à Goma, à ouvrir les enquêtes sur le viol sur mineur et tentative de meurtre à charge du Monsieur Innocent Mburanumwe Nzabonimpa, Directeur Chef de site Adjoint et Chef de Station PNVi-Sud.

Dans un communiqué publié à ce sujet, et dont copie est parvenue à Environews RDC, cette organisation de la société civile relate des faits qui met en cause le directeur chef de site adjoint et se réjouit de la décision de suspension de l’incriminé prise par les autorités de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature).

« En date du 23 Mai 2019, aux environs de 19 heures et demie, alors que Mademoiselle Denise Serubungo sortait pour chercher des médicaments naturels pour son enfant malade non loin de l’Eglise catholique de Rumangabo à environs 20 mètres du portail d’entrée du camp des éco-gardes dans la même entité – elle aurait été saluée par un écogarde du nom de Bienfait Karokayo qui voulait rejoindre son poste de garde dans le même camp. Monsieur Innocent Mburanumwe Nzabonimpa est sorti du camp et a tiré à bout portant sur mademoiselle Denise Serubungo de deux balles qui l’ont blessée à sa jambe droite. La pauvre avait été abandonnée dépêchée à un poste de santé de Rumangabo par les personnes éprises de générosité », indique cette communication. Continuer la lecture de Virunga : Un cadre de l’ICCN accusé pour viol et tentative de meurtre

Conservation : l’APEM invite l’ICCN à publier le rapport conjoint sur les viols dans la Salonga

À l’initiative de  l’Ong Action pour la promotion des peuples et Espèces Menacés (APEM), les membres de la  société civile des provinces de Mai-Ndombe, de la Tshuapa, et du Kasaï réunis ont à travers une déclaration, dénoncé les meurtres, viols, coups et blessures graves, extorsion des biens, violation des domiciles, arrestation arbitraires, détentions illégales et paiement des amandes exorbitantes perpétrés par les éco-gardes de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), sur les communautés locales au tour du Parc national de la Salonga.

« On était ensemble avec l’ICCN et WWF pour vérifier les six cas placés dans notre rapport. A l’issue de cette descente, nous avons constaté que tous les cas ont été confirmés. Maintenant nous sommes sur une voie judiciaire pour que la justice soit faite par rapport à ces violations des droits humains ». A expliqué Blaise Mudodosi, coordonnateur de cette Ong.

Selon cette déclaration, quelques-uns de ces éco gardes font partie de l’ICCN, d’autres par contre ne profitent que de la situation.

Les représentants des communautés locales de ces régions décrient à travers cette déclaration, l’installation des postes de patrouille et des stations d’éco-garde à l’intérieur des villages. A la cela s’ajoute également la non redistribution des terres aux communautés délocalisée de force à la création du parc de 1970, causant ainsi la précarité criante.

« Nous regrettons que la gestion de ce parc se fasse de manière unilatérale, ne prenant compte ni le bien-être, ni les désidératas des communautés locales et des peuples autochtones vivant dans la zone », peut-on lire sur dans cette communication adressée à l’ICCN, et dont Environews s’est procuré une copie.

Ils fustigent par ailleurs, les restrictions d’accès aux ressources, qui selon eux, se présentent comme un accélérateur de la pauvreté dans ces régions, jouant ainsi en défaveur du développement local.

Outre les restrictions, l’APEM relève également la méconnaissance par les communautés locales, des limites et règles de gestion applicables, ce qui favorise des arrestations arbitraires et abus de la part des éco gardes.

La société civile de ces trois provinces recommande aux gestionnaires du Parc national de la Salonga (ICCN-WWF), de prendre des mesures disciplinaires contre les éco gardes impliqués dans les violations des droits humains et les mettre immédiatement à la disposition de la justice, de publier les résultats de la mission d’enquête sur les violations de droits humains, ainsi que la mise en place d’un mécanisme de gestion de plainte et de recours indépendants adaptés et accessibles à toutes les communautés riveraines.

Télécharger ici : Déclaration SCE PNS Mai 2019

Nelphie MIE