Archives de catégorie : Conservation

Conservation : les gorilles des montagnes passe de l’espèce en danger critique à en danger

GreenPeace salue  le changement du statut  de conservation des gorilles des montagnes qui passe de « en danger critique » à « en danger »,  , suite à l’augmentation de leur nombre dans les forêts du bassin du Congo, et plus précisément dans le parc national des Virunga en RDC, a déclaré Raoul Monsembula, son Coordonnateur Régional de l’Afrique Centrale.

Divulguée par  l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la nouvelle sur le changement de statut des gorilles de montagnes a  poussé  plusieurs défenseurs de la nature qui redoutaient l’extinction de cette espèce, à élever leur voix pour exprimer leur satisfaction sur l’éloignement (bien que moindre)  de l’épée de Damoclès qui planait sur la  tête de  cette sous-espèce..

« Nous saluons le changement du statut des gorilles des montagnes suite à l’augmentation de leur nombre  dans les forêts du bassin du Congo, et encourageons par la même occasion les efforts de conservation  consentis ces dernières années », s’est félicité Raoul Monsembula, Coordonnateur Régional de l’Afrique Centrale de Greenpeace Afrique. Continuer la lecture de Conservation : les gorilles des montagnes passe de l’espèce en danger critique à en danger

Conservation : Un garde de l’ICCN tué par les rebelles May-May à Vitshumbi

Un garde de parc national des Virunga a été tué dans une attaque armée lancée par les rebelles May-May, au poste des gardes de Vitshumbi, ce mercredi 27 novembre tôt le matin. Selon le communiqué de la direction de ce site du patrimoine mondial de l’UNESCO, cette attaque n’a seulement pas coûté la vie à cet écogarde, mais aussi la perte de l’arme de service et la destruction du poste des gardes. 

« Suite à cette attaque violente qui a occasionné la mort du garde Kasereka Masumbuko Ezéckiel surpris par les tirs ennemis, les autres gardes ont riposté pour repousser l’attaque et se frayer un passage afin de s’exfiltrer de la zone des affrontements », peut-on lire dans ce communiqué.

La Direction du Parc National des Virunga condamne fermement cet acte ignoble qui vise à renforcer l’emprise des groupes armés sur les ressources du parc, affaiblir l’autorité de l’Etat et détruire la cohésion qui se construit entre l’ICCN et la population dans le cadre de l’Alliance Virunga.

Elle lance également un appel patriotique à la population du Nord-Kivu à se désolidariser des groupes armés qui sont la source de l’instabilité de la province.

Alfred NTUMBA

Conservation : Alejandro Santo Domingo, le nouveau président du Conseil d’Administration de WCS

C’est un financier et philanthrope américano-colombien, qui a pris la présidence du conseil d’administration de la Wildlife Conservation Society (WCS). âgé de 41 ans et diplômé du Harvard College, Alejandro Sano Domingo est directeur général de Quadrant Capital Advisors, Inc. à New York.

Alejandro Santo Domingo, nouveau président du conseil d’administration de WCS.WCS,

Il possède une vaste expérience dans les stratégies commerciales pour les opérations à but non lucratif et à but lucratif. Il est membre du conseil d’administration d’Anheuser-Busch Inbev (ABI); Président du conseil d’administration de Bavaria S.A. en Colombie; et président du conseil d’administration de Valorem, société qui gère un portefeuille diversifié d’actifs industriels et médiatiques en Amérique latine.

«Je suis honoré d’avoir été élu président par les administrateurs de la WCS», a déclaré M. Santo Domingo. «La biodiversité mondiale fait face à des menaces sous tous les angles. Les zones de nature sauvage disparaissent et les espèces de la faune et de la flore sont menacées de disparaître comme jamais auparavant. L’équipe de WCS ne ménage pas ses efforts dans cette lutte urgente visant à préserver la nature pour la faune et l’humanité ». Continuer la lecture de Conservation : Alejandro Santo Domingo, le nouveau président du Conseil d’Administration de WCS

Conservation : Rhinocéros et tigres, la CITES va se prononcer sur la circulaire de la Chine

C’est grâce aux enquêtes menées par le secrétariat de la CITES le 3 novembre dernier, que les précisions sur la circulaire du conseil d’Etat chinois sur l’usage des rhinocéros, tigres ainsi que leurs produits, ont été fournis. Cette déclaration faite par le Secrétariat de l’organe de gestion de la Chine, a aussi inclue l’annonce des autorités chinoises, qui, de leur part, suggèrent que pour remédier à l’incohérence entre la politique antérieure et les dispositions du droit national, en particulier la loi sur la protection des animaux sauvages de la République populaire de la Chine, un ajustement était nécessaire.

Elle résume les règles et directives pertinentes de la CITES relatives aux rhinocéros et aux tigres.
Selon la Chine, cette nouvelle circulaire qui autorise le fonctionnement et l’utilisation des rhinocéros et des tigres, faciliterait davantage non seulement la mise en œuvre de la politique nationale dans les domaines de la recherche médicale et le traitement clinique, le transport d’échantillons pour la recherche scientifique et les échanges culturels, mais aussi conformerait sa politique de gestion nationale à sa législation.

De son côté, l’ONG African Wildlife Foundation a quant à elle demandé instamment au gouvernement chinois de reprendre en compte l’interdiction des parties de ces espèces. Une demande qui contredit la déclaration du Conseil des affaires d’Etat chinois autorisant l‘utilisation des parties de rhinocéros et tigres provenant d’autres élevage dans la recherche médicale et la guérison. Ce qui annule carrément l’interdiction de 1933.

Cette dernière insiste sur le fait qu’il n’existe aucune donnée scientifique prouvant que la corne de rhinocéros est un médicament.
Cependant pour contribuer à cette demande, l’AWF a installé sur le sol africain des chiens renifleurs et traqueurs pour protéger les espèces menacées et traquer les criminels, ainsi que détecter les parties d’animaux introduites en contrebande dans des ports et des aéroports stratégiques.

Elle organise également des formations en matière de poursuite afin de placer les braconniers et les trafiquants derrière les barreaux. Actuellement, le Secrétariat examine les informations fournies par la Chine dans la circulaire car c’est sur base de ces informations et des éclaircissements qui pourraient être demandés à la Chine, ainsi que des règles et des directives pertinentes de la CITES, que le Secrétariat déterminera s’il convient d’attirer l’attention des parties sur des questions pertinentes.

Charlie LUTEZA

Conservation : Les 5 experts de l’IUCN arrêtés en Iran risquent la peine capitale

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a déclaré qu’elle était profondément troublée par le fait que cinq défenseurs de l’environnement membres de l’UICN, dont des membres de la Commission de la survie des espèces (SSC) de l’UICN, sont accusés de crimes passibles de la peine capitale en Iran. Selon les médias, les cinq défenseurs de l’environnement ont été accusés de « corruption et d’espionnage », la plus lourde des peines encourues étant l’exécution.

«L’UICN est profondément alarmée par les accusations portées contre ces hommes et ces femmes dévoués, résolus à protéger le riche environnement naturel et les espèces uniques de l’Iran», a déclaré Inger Andersen, Directeur général de l’UICN. «Leur travail est d’une importance cruciale pour leur pays et ses habitants, en particulier à une époque de graves problèmes environnementaux en Iran. L’UICN et ses commissions sont solidaires avec elles ». Continuer la lecture de Conservation : Les 5 experts de l’IUCN arrêtés en Iran risquent la peine capitale

Conservation : La CITES impose un embargo sur le commerce de perroquets gris de la RDC

La République démocratique du Congo ne pourra désormais commercialiser ses perroquets gris, cela jusqu’à nouvel ordre. La décision a été annoncée ce 01 novembre, par la CITES (Convention sur le Commerce International des espèces de Faune et de Flore sauvages menacées d’extinction), après réédition d’une recommandation de suspension du commerce  du perroquet gris (Psittacus erithacus).

des Perroquets gris en vente à Kinshasa. (Photo, infocongo).

« Conformément à l’Article XIII de la Convention, le Comité permanent à sa 70e session (SC70, Sochi, octobre 2018) a décidé de maintenir la recommandation de suspension du commerce de spécimens de perroquet gris (Psittacus erithacus) en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) dans l’attente du respect des recommandations faites lors de sa 69e session (SC69).», précise le communiqué de la CITES.

La CITES motive cette décision par souci de commodité, précise ce communiqué.  Il est rappelé que cette recommandation avait été approuvée pour la première fois à sa 66e session et était valide depuis le 15 janvier 2016. Continuer la lecture de Conservation : La CITES impose un embargo sur le commerce de perroquets gris de la RDC

Biodiversité : Le WWF inscrit la disparition accélérée des animaux sauvage dans l’édition planète vivante

La dernière édition Planète vivante de WWF publiée cette année, s’est penchée sur la disparition accélérée des animaux sauvages, la dégradation des terres et habitats de ces animaux, la surexploitation, la présence des espèces invasives sur leur millier de vie, la pollution ainsi que  le réchauffement climatique, le tout considéré comme des menaces qui pèsent sur les vivants sauvages.

Un troupeau d’éléphants dans le parc d’Upemba en RDC.

Dans ce dernier rapport scientifique, le WWF a relevé un constat alarmant dont 16.700 populations d’espèces sauvages seraient en voie de disparition, un taux représentant 4.005 des mammifères, d’oiseaux, des poissons, des reptiles et d’amphibiens. Ces observations de WWF s’inscrivent dans la veine de l’étude publiée dans la revue Proceedings of the Nationale Academy of Sciences (PNAS) qui avait fait un grand bruit en concluant un recul massif des animaux vertébrés sur la Terre   à l’été 2017.

Publiés tous les deux ans, les relevés des populations et des espèces disparues comme détaillés dans ce rapport sont fait à travers plusieurs points d’évaluation à travers le monde.

Selon les estimations de cette dernière l’édition; l’artificialisation des sols, la déforestation au profit des cultures industrielles, la surexploitation des terres, le braconnage et le trafic des animaux sont ciblés comme les causes premières du déclin de la population sauvage, des activités pouvant entrainer une  baisse générale de 58 % des populations sauvages par rapport à 1970.

« Le trafic d’ivoire cause la mort de 20.000 à 30.000 éléphants chaque année ; soit 100 par jour environ. Or, il reste environ 465.000 éléphants dans le monde en comptant les populations d’Asie et d’Afrique, soit l’équivalent d’une ville comme Lyon », s’est plaint  le directeur général du WWF France Pascal Canfin. Continuer la lecture de Biodiversité : Le WWF inscrit la disparition accélérée des animaux sauvage dans l’édition planète vivante

Conservation : 850 mille dollars d’International Narcotics and Law Enforcement alloués à AWF pour lutter contre le trafic de faune en RDC

Huit cent cinquante mille dollars  américains est le montant alloué au projet de renforcement des capacités institutionnelles pour lutter contre le trafic d’espèces sauvages en RDC. Ce projet financé par International Narcotics and Law Enforcement (INL), a été lancé ce jeudi 18 octobre, à Kinshasa.

Un troupeau d’éléphants dans le parc d’Upemba en RDC.

Le projet vise à renforcer les capacités des organes de justice pénale, notamment l’ICCN et la magistrature, ainsi que les autres organes de contrôle comme la DGDA, et autres dans la lutte contre la criminalité faunique. Ces institutions devront être dotés de matériels nécessaires devant aider dans la réalisation des investigations de qualité pour des poursuites efficaces.

« Nous allons essayer d’être pragmatiques dans ce projet. Nous allons appuyer l’ICCN ainsi que tous ceux qui agissent dans ce secteur de l’application de la loi, afin que les criminels soient arrêtés et poursuivis », a indiqué le Directeur pays d’AWF, Cléo Mashini. Continuer la lecture de Conservation : 850 mille dollars d’International Narcotics and Law Enforcement alloués à AWF pour lutter contre le trafic de faune en RDC

Conservation : Joseph Kabila incinère plus d’une tonne d’ivoire d’éléphant à Kinshasa

Le Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, a procédé à l’incinération symbolique de plus d’une tonne d’ivoire d’éléphant, et plus d’une tonne d’écailles de pangolin. La cérémonie d’incinération a été organisée ce dimanche 30 septembre, au Parc animalier de la N’sele, situé dans les encablures de là ville province de Kinshasa.

Incinération symbolique de l’ivoire dans le Parc national de la Garamba, le mercredi 13 juin 2018, pour célébrer les 80 ans d’existences du parc.

« Aujourd’hui la RDC confirme et réaffirme sa détermination dans la lutte contre la criminalité environnementale. Nous avons voulu démontrer par cet acte que désormais les marchés de l’ivoire, de perroquets, et d’écailles de pangolin doivent être supprimés totalement », a indiqué le directeur général de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), Cosma Wilungula.  

Pour le DG de l’ICCN, cette incinération est un  message fort en direction des braconniers et contrebandes à travers le monde entier. Au moins 15 tonnes de pointes d’ivoires ont été saisies, issues du braconnage et du commerce illicite des espèces animales protégées en RDC. « 15 tonnes d’ivoire ça fait au moins 5 mille éléphants abattus. Nous avons voulu faire voir que ça sert à rien de continuer à tuer les okapis, les éléphants, les pangolins parce qu’ils n’ont pas de prix, leur valeur est zéro », a-t-il précisé. Continuer la lecture de Conservation : Joseph Kabila incinère plus d’une tonne d’ivoire d’éléphant à Kinshasa

Conservation: 23.062 signatures contre l’exploitation du pétrole dans les Virunga et la Salonga

23.062, c’est le nombre de signatures récoltées par la pétition  initiée par les communautés riveraines des parcs nationaux des Virunga et Salonga, pour dire non à toute initiative visant à désaffecter ou déclasser ces aires protégées ou une de leurs parties pour exploiter le pétrole au grand dam des populations locales et de l’humanité. Une révélation faite  au cours d’une conférence de presse ténue à Kinshasa par les organisations de la société civile environnementale de la province du Nord Kivu, réunies au sein du consortium Alliance pour les moyens d’existence verts (GLA).

Le message à diffuser à l’endroit des institutions de la République, des populations et de l’opinion tant nationale qu’internationale  au moyen  de cette conférence de presse, était de dire non à l’exploitation du pétrole dans les parcs nationaux de Virunga et de la Salonga. La présence à Kinshasa  de ce consortium réunissant sept organisations de la société civile environnementale du Nord Kivu, fait suite à  l’accompagnement par les membres de ces associations, du représentant des populations locales venu déposer à la présidence de la république la pétition signée par sa base.

Le choix de la présidence de la république pour déposer cette pétition est motivée par le ferme engagement  sur les questions environnementales, dont a toujours fait preuve le président de la République Joseph Kabila.

«  Nous sommes sûrs d’atteindre notre objectif car nous savons que notre président a toujours eu une oreille attentive aux questions qui touchent l’environnement. Son  discours  du mardi 25 septembre lors de la 73ème session de l’assemblée générale de l’ONU à New-York en est une preuve indubitable, car il a pendant près de trois minutes réitéré les combats et les engagements de notre pays en faveur de  l’environnement.», a expliqué Florence Sitwaminya, coordonnatrice de GLA Continuer la lecture de Conservation: 23.062 signatures contre l’exploitation du pétrole dans les Virunga et la Salonga