Archives de catégorie : Conservation

Conservation : 3 gardes parc tués par les Mai-Mai dans le Parc national des Virunga

Le Parc National des Virunga a annoncé ce mardi 15 août, la mort de trois de ses gardes, tués dans la nuit du 14 août en plein exercice de leurs fonctions, par les rebelles du groupe armée Mai-Mai, dans le secteur Nord du parc. L’attaque s’est déroulée à l’occasion d’une patrouille de routine organisées par ces illustres disparus.


Charles Paluku Syaira, Jonas Paluku Malyani et Pacifique Musubao Fikirini ont été attaqués et tués dans leur campement installé dans cette partie du Parc. Un quatrième garde est actuellement porté disparu à la suite du même incident. « Nos pensées et nos condoléances les plus sincères vont aux familles et aux veuves des gardes Charles Paluku Syaira, Jonas Paluku Malyani et Pacifique Musubao Fikirini. Le garde Charles laisse derrière lui son épouse et huit enfants, garde Jonas son épouse et cinq enfants, et le garde Pacifique son épouse et quatre enfants », peut-on lire dans un communiqué émis à ce  à sujet.

Cette attaque porte à huit le nombre de gardes parc morts dans l’exercice de leurs fonctions au cours de l’année 2017. Durant les 20 dernières années, plus de 160 écogardes ont fait le sacrifice de leur vie pour protéger le Parc National des Virunga.

Les autorités du Parc National des Virunga déplorent cet incident et condamnent cet acte de barbarie commise à l’endroit de son personnel. Ils invitent par la même occasion ceux qui souhaitent exprimer leur soutien aux familles des gardes Charles, Jonas et Pacifique ainsi qu’aux proches de tous les autres gardes disparus, de bien vouloir verser une contribution au Fallen Rangers Fund du Parc National des Virunga.

Notons par ailleurs que cet incident n’a pas affecté les activités touristiques du parc.

 

Alfred Ntumba

Afrique : Incinérer l’ivoire, solution miracle pour sauver l’éléphant ?

Si la question ne se pose pas encore sur la place publique, cependant, elle vaut son pesant d’or, dans la mesure où depuis quelques décennies, le continent africain est secoué par une vague d’incinération de l’or blanc. Cette pratique est soutenue par certains experts qui pensent que « l’ivoire n’a de place que sur l’éléphant ». Paradoxalement, face à la situation dramatique de l’éléphant africain, le remède miracle ne semble pas porter les vertus lui dévolues.

Incinération de l’ivoire au Kenya en 2016 (photo droit tierce)

Depuis 1989, la vague d’incinération de l’ivoire s’est propagé à travers les pays d’Afrique. En 2016, le Cameroun et le Kenya ont brulé l’ensemble de leurs réserves nationales en ivoire. Pour le Kenya, Il s’agit de la plus grande incinération d’or blanc organisé en Afrique. Au total 105 tonnes soit 5 % du stock mondial d’ivoire, estimés à plus de 200 millions de dollars américains, sont partis en fumée dans un braisier qui avait brulé pendant plusieurs jours.

Le président Kenyan, Uhuru Kenyatta qui a donné le premier coup de torche, a appelé à « l’interdiction totale du commerce de l’ivoire ». Car avait il insisté, « la survie des éléphants ne sera jamais assurée tant qu’une demande existe ».
Avant le Kenya et le Cameroun, la Zambie, le Denver, la France, la Malaisie et la République du Congo, et tant d’autres pays du monde s’étaient inscrits dans cette logique.

La République démocratique du Congo s’apprête elle aussi à incinérer son stock d’ivoire, avait annoncé le Directeur général de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), Pasteur Cosma Wilungula.

Plus de deux décennies après ce mouvement d’incinération, qui hante encore le milieu de la conservation en Afrique et dans le monde, l’heure n’est-elle pas arrivée pour s’arrêter un moment et faire le bilan de toutes ces actions qui font perdre à l’Afrique plusieurs milliards de dollars ?

D’aucun pense que ce geste loin d’être dépourvu de sens, nécessite davantage d’être accompagné par des stratégies efficientes et efficaces de lutte anti braconnage, et des mesures draconiennes susceptibles de décourager les trafiquants qui œuvrent sous la bénédiction de certaines autorités locales et de communautés.

L’ivoire et les guerres en Afrique


Après le diamant du Sierra Léone, le pétrole de l’Angola et le coltan de la RDC, l’ivoire semble être la nouvelle ressource dont l’exploitation est nourrie par les guerres en Afrique.

Puissant et rentable, le commerce illicite de l’ivoire génère aux trafiquants 3 milliards de dollars américains chaque année. Quoi de plus normal que ce business florissant puisse attiser l’appétit de contrebandiers.

Des rebellions armées comme, l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), qui opère activement dans la partie allant du sud de l’Ouganda jusqu’au Nord – Est de la République Démocratique du Congo, les milices somaliennes (les Shebab et les Janjawid) au Darfour se financent en partie grâce à ce trafic.

Ces ivoires moissonnées en Afrique, finissent leur course dans certains pays asiatiques notamment la Chine, en tête avec une demande estimée à 70%, suivie de la Thaïlande et du Japon.

Souvent condamnée à tord et à raison, la Chine ne  cache pas sa volonté politique de combattre le trafic de l’ivoire sur son sol. Au cours de cette année 2017, le pays a pris la ferme décision de fermer son marché intérieur de l’ivoire. Une mesure qui a conduit à la fermeture de plusieurs ateliers de fabrications artisanales d’objets en ivoire.

Si cette mesure a été saluée par plusieurs, cependant, de l’avis des experts,  elle pourrait aussi favoriser la prolifération des marchés clandestins qui deviendraient  par la suite une épine dorsale dans la lutte contre le braconnage.

En 2013, la Convention sur le commerce International des Espèces de Faunes et de la Flore (CITES), sur base de résultats obtenus grâce à l’analyse et l’interprétation des saisies des produits d’éléphants et d’autres données d’informations sur le commerce de la faune au moyen du système d’ETIS, a identifié huit pays les plus fortement impliqués dans la chaine du commerce illégale de l’ivoire. En tant que pays d’origine, de transit ou de destination de l’ivoire à savoir, Kenya, Tanzanie, Ouganda, Malaisie, Philippine, Chine, Thaïlande et Vietnam.

Une brèche ouverte par la CITES 

La seule mesure efficace de conservation qui a mis fin pendant huit ans à ce trafic a été l’interdiction du commerce d’ivoire en 1989, lorsque 70.000 éléphants étaient tués chaque année et que la moitié de la population avaient été décimée pendant la décennie précédente pour passer de 1,3 millions à 640.000.

Cette mesure a été en partie levée en 1997 sous la pression du Japon, ouvrant ainsi la voie au braconnage des éléphants. Ces activités se sont nettement accélérées suite à l’autorisation en 2008 par la CITES, de la vente d’ivoires au Japon et à la Chine, par trois pays d’Afrique subsaharienne à savoir le Botshuana, la Zimbabwe et la Namibie.

L’année 2011 reste marquée par un regain du trafic de l’ivoire des éléphants d’Afrique. 38,8 tonnes d’ivoire d’ivoires ont été saisi par les douanes dans le monde ce qui représente près de 4000 éléphants abattus.

Le trafic illégal d’ivoire qui menace la survie des éléphants en Afrique est concentrée géographiquement sur deux régions du continent. Une étude publiée l’année dernière par une équipe de chercheurs de l’université de Washington démontre que 85% d’ivoires des éléphants de forets interceptés entre 2006 et 2014 venaient d’une zone protégée s’étendant entre le Cameroun, le Congo et le Gabon. Et plus de 85% de l’ivoire d’éléphants de savane provenaient de l’Est du continent, surtout de la Tanzanie.

Ce crime transnational formé des réseaux sophistiqués et groupes criminels experts dans la contrebande est commandité en dehors de l’Afrique, mais avec la complicité d’une main d’œuvre locale.

L’Afrique qui voit ses populations d’éléphants connaitre un déclin, doit prendre cette menace à bras le corps, en mettant en place des mesures et stratégies efficaces de lutte contre le braconnage de l’éléphant.

Pour rappel, chaque année, entre 25.000 et 30.000 éléphants sont tués en Afrique sur une population restante estimée à 450.000 éléphants sur l’ensemble du continents. Plus de 75% d’éléphants d’Afrique ont été braconnés depuis le début du 21ème siècle. Des chiffres qui en disent trop sur la menace grandissante qui pèse sur ce pachyderme, considéré comme le plus grand jardinier de la forêt.

Si rien n’est fait, d’ici dix and, l’extinction de l’éléphant d’Afrique pourrait l’emporter.
Alfred NTUMBA

Biodiversité : La situation de l’éléphant reste dramatique en RDC

Si rien n’est fait dans un avenir proche, l’éléphant du Congo pourrait disparaitre défensivement sur le sol congolais. Dans un communiqué émis à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’éléphant, le Fonds mondiale pour la nature (WWF), alerte une fois de plus sur la situation dramatique que connaissent les populations d’éléphant et leur habitat naturel en République Démocratique ainsi qu’en Afrique Centrale suite aux phénomènes du braconnage et du commerce illicite de l’ivoire.


« Nous courons droit vers une extinction pure et simple de ce grand mammifère. Cette journée est une opportunité pour rappeler aux uns et aux autres qu’il est plus que temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard », a déclaré le Directeur national de WWF-RDC, Jean- Claude Muhindo.

Il a par la même occasion encouragé les autorités congolaises à faire appliquer la loi sur la protection des espèces menacées dans toute sa rigueur en vue de protéger les populations d’éléphant de la République Démocratique du Congo et lutter contre la criminalité faunique dans le pays.

Alors que le braconnage est une menace immédiate et directe pour l’éléphant d’Afrique, précise ce communiqué, la perte de l’habitat est la plus grave menace à long terme pour la survie de l’espèce. Sur 1,2 million d’éléphants qui peuplaient l’Afrique en 1980, seulement 500 000 environ sont encore en vivants, ceci malgré la lourde menace du braconnage qui pèse sur ces pachydermes.

« Cette célébration est une nouvelle occasion pour rappeler que le braconnage, la détention et la commercialisation des espèces intégralement protégées, notamment l’éléphant, ainsi que leurs produits et sous-produits sont formellement interdits par la loi en République Démocratique du Congo », précise ce communiqué.

Des actions énergiques sont donc nécessaires pour renverser cette tendance, notamment en termes d’appui aux gardes parcs et de renforcement de l’application des lois, estime WWF-RDC.

Toutefois, le Fonds mondial pour la nature se réjouit des avancées significatives constatées dans cette lutte avec la fermeture du plus grand marché de l’ivoire dans la ville Kinshasa et ce, grâce aux opérations coups de poing des Parquets de la République et de la Police Nationale qui ont donné lieu à des saisies d’ivoires et à des arrestations. Pour le WWF, ces efforts doivent se poursuivre pour s’assurer de la fermeture effective de tous les marchés d’ivoire partout dans le pays afin de protéger les éléphants.

 

Alfred NTUMBA

Biodiversité : Trois nouvelles zones considérées comme prioritiares pour la conservation en RDC

Les résultats obtenus dans le cadre du Projet d’Appui aux Aires Protégées (PARAP), ont révélé que 3 nouvelles zones considérées comme prioritaires pourraient aider à l’extention du réseau national des aires protégées de la République démocratique du Congo. Ces zones sont situées, dans les provinces du Nord Ubangi, Lualaba  (Territoire de Kapanga) et Maniema. Ces résultats ont été dévoilés par le Fonds mondial pour la nature (WWF-RDC), le mardi 18 juillet à Kinshasa, lors d’une réunion de validation des résultats dudit projet.

La première phase du PARAP a été exécutée de 2011à 2016, par le WWF-RDC et l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), avec l’appui initial d’un financement du Ministère allemand de l’environnement (BMU).  Le projet visait, la production du plan stratégique devant synthétiser les analyses et recommandations, pour l’extention du réseau national des aires protégées de la République démocratique du Congo.

Ce plan stratégique doit constituer un véritable outil d’aide, à la prise de décisions, sur le processus d’aménagement du territoire en cours de développement, afin d’atteindre les objectifs d’Aichi pour la biodiversité 2011-2020.

Selon le Coordonnateur du programme,  Menar Mbende, il était question dans ce projet, d’accompagner le gouvernement congolais dans ses efforts pour l’atteinte des objectifs d’Aichi c’est-à-dire, atteindre 15% de l’étendue allouée à la conservation sur l’ensemble du territoire national, ceci, conformément à la loi relative à la conservation, et 17%, conformément à la Convention sur la biodiversité, CDB.

« Il était important d’abord d’évaluer ce que dispose le pays, avant de planifier l’extension du réseau. Actuellement, la RDC est à 13,5% de l’étendue du territoire national alloué à la conservation. Les résultats du projet prouvent que l’on peut d’ici à quelques années, arriver à 15% ou 17% de l’espace dédié à la conservation », a-t-il fait savoir.

Les résultats validés lors de cet réunion, sont entre autres, les rapports d’évaluations des aires protégées visitées par le programme, la carte du réseau des aires protégées, les rapport thématiques ( eaux douces, et services écosystémiques), le guide de création des aires protégées, les protocoles de collectes des données, ainsi que les bases des données aires protégées et faune.

« Il faut retenir que nous avons travaillé seulement sur une dizaine d’aires protégées et quatre zones prioritaires sur le nombre qui existe. Il s’avère très important d’évaluer ces données pour s’assurer de la viabilité de ces aires protégées. Ces résultats permettront à l’ICCN et ses partenaires d’entrevoir les nouvelles opportunités et faire des analyses de viabilité sur d’autres aires protégées pour améliorer et ettendre le réseau des aires protégées dans le pays », a déclaré Flory Botamba, Coordonnateur des projets à WWF-RDC.

Selon le Directeur du Département Technique et Scientifique de l’ICCN, Mapilanga wa Tsaramu, il est important de capitaliser les données récoltées à la fin de cette première phase, pour réadapter le programme à long terme en tenant compte des recommandations de toutes les parties prenantes.

« Les recommandations recueillies à l’issue de ces travaux prouvent nettement qu’il y a un travail très colossal à faire. Il nous faut une mobilisation des fonds pour étendre ce réseau et la mise en œuvre de la feuille de route adoptée », a-t-il souligné.

Une équipe restreinte des experts de l’ICCN et de WWF, travaille à la validation de ces résultats, avant de passer à la deuxième phase sensée être opérationnelle, et qui nécessite des financements conséquents pour l’extention du réseau des aires protégées de la RDC.

Notons qu’à ce jour, la RDC compte près de 101 aires protégées, dont seulement 58 y compris les jardins, sont gérées par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature et 85 seulement ont des textes légaux.

 

Jennifer LABARRE

 

Conservation : 9 écogardes tués en RDC au cours de l’année 2016 (Rapport)

Au moins 9 écogardes ont été tués en République démocratique du Congo, sur les 20 meurtres de gardes de parcs enregistrées dans le monde au cours de l’année 2016. C’est ce que révèle le rapport de Global Witness publié ce jeudi 13 juillet.

Dans ce rapport intitulé, « Défenseurs de la Terre: homicides mondiaux de défenseurs de la terre et de l’environnement en 2016 », Global Witness a recensé et enregistré en moyenne 200 cas de décès de défenseurs de la terre et de l’environnement.
Ces massacres ont eu lieu dans 24 pays du monde dont la RDC.

Le Rapport a révélé que près de 4 personnes ont été assassinées chaque semaine par des entreprises minières, forestières et agricoles en voulant protéger leurs terres, leurs forêts et leurs rivières. «Avec des limites sévères à l’information disponible, il est probable que le nombre réel d’assassinats soit en fait beaucoup plus élevé», peut-on lire dans ce rapport dont une copie a été envoyée à ENVIRONEWS RDC.

« Cette marée de violence est motivée par une lutte intensifiée pour les terres et les ressources naturelles, alors que les entreprises minières, forestières, hydroélectriques et agricoles piétinent les gens et l’environnement dans la poursuite du profit », renseigne ce rapport. « À mesure que de plus en plus de projets extractifs ont été imposés aux communautés, beaucoup de ceux qui ont osé parler et défendre leurs droits ont été brutalement réduits au silence ».

Le rapport indique qu’il est de plus en plus clair que les gouvernements et les entreprises à l’échelle mondiale « échouent dans leur devoir de protéger les militants à risque». « Ils permettent un niveau d’impunité qui permet à la grande majorité des auteurs de se promener librement, en encourageant les vrais assassins », a déclaré le rapport.

« Les États enfreignent leurs propres lois et manquent leurs citoyens de la pire manière possible », a déclaré dans un communiqué, Ben Leather, un militant de Global Witness. « Les militants courageux sont assassinés, attaqués et criminalisés par les personnes qui sont censées les protéger. Les gouvernements, les entreprises et les investisseurs ont le devoir de garantir que les communautés soient consultées sur les projets qui les concernent, que les militants sont protégés de la violence et Que les auteurs soient traduits en justice », a-t-il ajouté.

Global Witness pointe du doigt, le secteur minier comme le plus vorace. « L’exploitation minière est encore le secteur le plus dangereux, avec moins 33 personnes tuées au cours de l’année 2016 ».

Le rapport a recommandé aux gouvernements, aux entreprises, aux investisseurs et aux partenaires commerciaux et au développement de prendre des mesures afin de protéger les défenseurs des terres et de l’environnement.

Pour Global Witness, 2016 est l’année la plus marquée par des atrocités et des meurtres de défenseurs de l’environnement par rapport à 2015 où l’on a enregistré 185 cas dans 16 pays en 2015.
Alfred NTUMBA

RCA : WCS déplore l’impact des conflits sur les grands mammifères

Dans un communiqué publié ce lundi 10 juillet, la Wildlife Conservation Society (WCS) déplore la disparition de la grande faune en République Centrafricaine (RCA) déstabilisée par les conflit depuis 2013.

Des braconniers lourdement armés, en particulier depuis les pays voisins du Tchad et du Soudan, avec l’appui de braconniers originaires de la zone », sont à l’origine de « ce déclin systématique, peut-on lire dans ce communiqué.

La situation de conflits généralisés  a favorisé le braconnage des éléphants et autres autres grands mammifères du pays. « Toutes les espèces de grands mammifères affichent des populations en fort déclin en comparaison des données collectées en 2005 et 2010« , indique le communiqué de l’ONG Wildlife Conservation Society (WCS) et du programme Écofaune+ de l’Union européenne qui ont réalisé en mars-avril un recensement aérien dans les réserves et parcs du nord du pays, avec l’appui du gouvernement centrafricain.

« Aucun éléphant, ni trace de présence, n’ont été observés durant le recensement« , déplorent les organisations, qui rappellent que 35.093 éléphants avaient été recensés en 1977, contre 68 seulement en 2010.

Au cours des trois dernières années, plusieurs groupes armés ont entrepris un ratissage systématique pour chasser le gibier et expédier, la viande vers le nord ou vers Bangui.

Les écologistes dénoncent l’exploitation illégale de ressources naturelles par des groupes armés (centrafricains ou étrangers) dans les zones protégées et la responsabilités des éleveurs transhumants dans le « trafic illégal transfrontalier de ressources naturelles ».

 

Alfred NTUMBA

 

Afrique du Sud : 4 lions en cavale au parc national de Kruger

Quatre lions mâles se sont échappés du parc sud africain, Kruger très convoité par les touristes du monde entier. Ces animaux représentent une menace pour la population riveraines et leur bétail.

Depuis lundi, les rangers s’activaient pour retrouver ces quatre lions. Ces derniers ont été localisés dimanche soir dans le village de Matsulu, à proximité du parc situé dans le nord-est du pays, à expliqué au journal Le Parisien, William Mabasa, porte-parole de SANParks.

Les parcs nationaux sud-africains (SANParks) ont appelé «les résidents à la plus grande vigilance» et à prendre contact avec les autorités s’ils voyaient ces «dangereux prédateurs». En mai, cinq lions avaient réussi à se faire la belle du Kruger, un parc clôturé. Les rangers étaient rapidement parvenus à capturer quatre d’entre eux.

Le cinquième est toujours en cavale, à moins qu’il ne soit retourné seul dans le parc, selon un porte-parole de SANParks, William Mabasa, contacté lundi. Ce deuxième scénario est le plus probable dans la mesure où aucun dégât provoqué par un lion n’a été recensé.

 

Alfred NTUMBA avec leparisien.fr

Conservation : près de 3 tonnes d’ivoire saisies au Vietnam

La police de la province de Thanh Hoa a découvert 2,7 tonnes d’ivoire dissimulés dans des boîtes en carton sur un camion qui était en route vers la capitale Hanoï, a précisé la police sur son site, ce dimanche, 09 juillet 2017.  Cette nouvelle saisie est la nième  dans ce pays d’Asie du Sud-Est prisé pour le trafic de défenses d’éléphants. 

« Il s’agit de la plus importante saisie d’ivoire de contrebande dans la province de Thanh Hoa« , a déclaré à l’AFP, le responsable de la police sans donner plus de détails.

Ces défenses d’éléphants proviennent d’Afrique du Sud, selon des médias d’Etat. Le conducteur du camion a affirmé ne pas être au courant de ce qu’il transportait, observe le quotidien Tuoi Tre.

Contactée par l’AFP, la police s’est refusée à communiquer d’autres précisions.

Le commerce international d’ivoire est interdit depuis 1989 par la Convention sur le commerce des espèces menacées (Cites).

La demande pour les organes d’animaux, en particulier en Chine et au Vietnam, a décimé les populations de nombreuses espèces rares et constitue un fléau pour les éléphants et rhinocéros d’Afrique.

En octobre, deux tonnes d’ivoire cachées dans une cargaison de bois venant du Mozambique avaient été saisies au Vietnam.

Le commerce illégal d’ivoire est la troisième forme de trafic le plus rentable après les stupéfiants et les armes. Le trafic est alimenté par la demande en Asie et au Moyen-Orient, où les défenses d’éléphant sont utilisées dans la médecine traditionnelle et en ornementation. Il peut être revendu jusqu’à 7.000 euros le kilo.

 

Avec AFP.

 

Conservation : une visite d’immersion des actions et projets de développement de l’iccn dans le Nord-Kivu

L’Ong « Innovation pour le développement et la protection de l’environnement (IDPE) » a organisé ce lundi 26 juin, une visite guidée des actions et projets de développement accomplis par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et ses partenaires. Cette visite dont le point de départ était  la cité de Matebe, a eu pour point de chute  la cité de Rumangabo. Elle visait le rapprochement et l’appropriation des actions menées dans les différents coins du parc par les riverains en vue d’obtenir leur  accompagnement.

A Matebe, la délégation a visité la centrale hydroélectrique installée récemment avec l’aide de la Fondation Buffet. Cette centrale produit  13 méga watts et fournie du courant aux territoires de Rutshuru, Nyiragongo et bientôt Goma.

À Rumangabo, les leaders des communautés riveraines du Parc national de Virunga ont été informés sur les différents projets de développement que se propose ce parc au profit de ces communautés locales. Les échanges ont permis aux autorités provinciales de l’ICCN de se faire une idée claire des attentes des populations riveraines. « En organisant cette visite, nous avons voulu réduire  l’antipathique image que certains leaders des communautés locales ont de ce site du patrimoine mondial ». A souligné le Coordonnateur de IDPE, Bantu Lukambo.

Pour rappel, au total, 55 leaders des communautés riveraines du Parc national de Virunga dont les chefs coutumiers, les membres de la société civiles venus de Masisi, Lubero, Nyiragongo, Goma, Rutshuru ont pris part à cette visite. Les greens journalistes envisagent réalisé cette tournée autrement au cours de cette année.

Charlie LUTEZA , Sarah MOMBESA et Mie NGAKAO

Conservation : un important lot d’Ivoire d’éléphant et des peaux de léopards saisis à Goma

24 Kg d’ivoire d’éléphant, de dents d’hippopotames et 2 peaux de léopards (dont l’une est récente et encore fraiche), ont été saisi à Goma, ce samedi 24 juin, par les autorités provinciales de l’Institut congolais pour le Conservation de la nature (ICCN), avec l’appui de la police judiciaire de la province du Nord-Kivu.

Cette deuxième opération coup de poing a été menée dans le quartier Kahembe, précisément au parking des camions des fousso [ndlr : mot utilisé par les trafiquants, qui désigne sacs]. Deux personnes ont été arrêtées lors de cette opération. Les prévenus seront transférés ce lundi 26 juin, aux instances compétentes pour l’instruction du dossier.

Selon les sources policières, les colis saisis à Goma, provenaient  de la ville de Ishasha dans le territoire de Rutshuru. Le spécimens seront remis à l’ICCN pour leur garde. Cette opérations intervient après  celle lancée  en septembre 2106. Les organisations de  lutte anti braconnage basées dans cette province se félicitent de cette action, et entendent sensibiliser davantage les autorités qui interviennent dans la chaîne de l’application de la loi pour plus d’efficacité, ainsi qu’à celles de l’ICCN, de la Justice et de la PNC pour leurs efforts dans la lutte contre la criminalité faunique in et ex situ.

 

Alfred NTUMBA