Archives de catégorie : Biodiversité

Biodiversité : Tinder inscrit Sudan sur sa page

L’application Tinder a lancé une grande campagne de financement pour tenter de sauver Sudan, le tout dernier mâle rhinocéros blanc du nord.

Agé de 43 ans, Sudan est le dernier représentant masculin de cette espèce dont la survie semble incertaine à cause du braconnage dont elle fait l’objet.

Depuis quelques jours, Sudan a son profil sur l’application de rencontres Tinder. Le but de cette collaboration entre Tinder et l’Organisation OI Pejeta conservancy n’est pas de permettre à ce vieux mâle de trouver l’amour, mais cette campagne intitulée  «  the most eligible bachelor in the world » ( le célibataire le plus éligible au monde), vise à récolter des fonds pour sauver les rhinocéros blancs du nord qui sont sévèrement menacés d’extinction.

Les utilisateurs de Tinder verront apparaître le profil de Sudan dans leurs recherches. En glissant sa photo vers la droite, ils seront redirigés vers une plateforme qui leur permet de faire un don pour sauver le rhinocéros. Comptant sur la générosité des célibataires, Tinder et OI Pejeta conservancy espèrent récolter 9 millions dollars.

Cet argent servira à financer la toute première fécondation in-vitro d’un rhinocéros. Il s’agit là sans nul doute de la dernière chance de sauver le rhinocéros blanc du nord.

En effet, Sudan a dépassé l’espérance de vie de l’espèce et son sperme n’est plus aussi performant qu’auparavant. Il vit avec deux femelles mais l’une d’entre elles est trop vieille pour se reproduire. Si la fécondation in-vitro est un succès, l’organisation espère établir un troupeau de 10 rhinocéros blancs du nord après cinq ans.

Vivant dans une réserve au Kenya, Sudan est à ce jour l’animal le plus protégé au monde car il est surveillé 24/24 par des rangers armés.
Thierry-Paul KALONJI

Conservation : ETIS, une boîte à outil pour lutter contre le commerce illégal de l’ivoire

Le Réseau de surveillance du commerce de la faune et de la flore (TRAFFIC) et le Fonds mondial pour la nature (WWF RDC), ont organisé le mardi 26 avril à Kinshasa, un atelier sur l’utilisation de la boite à outil du système d’information sur le commerce des produits d’éléphants.

Photo de famille prise à Kinshasa, lors du lancement de l’atelier d’évaluation de la lutte anti braconnage. (Photo – Environews RDC)

Cet atelier organisé à l’intention de représentants des institutions de contrôle, de celles en charge de l’application de loi et des  organisations de la société civile, avait  à pour but d’améliorer la gestion et la conservation des éléphants à travers le renforcement des capacités des parties prenantes à la collecte, l’analyse et l’interprétation des saisies des produits d’éléphants et d’autres données d’information sur le commerce de la faune au moyen du système (ETIS) de la CITES.

En effet, ETIS est un vaste système d’information conçu pour évaluer les niveaux actuels ainsi que les tendances du commerce illicite de l’ivoire et des produits d’éléphants a précisé Cléo Mashini, responsable du TRAFFIC en RDC. « Il s’agit d’un outil de la CITES que chaque Parties à la CITES, dont la RDC, doit remplir le formulaire de compilation de données de toutes les saisies des produits d’éléphants depuis 1997 et les envoyer au Secrétariat de la CITES », a-t-il précisé.

Pour Alfred Yoko, Chef de programme faune à WWF-RDC, il y’a encore possibilité de sauver les éléphants qui restent sur le sol congolais. « Nous restons optimistes quant à la survie de nos éléphants, à condition d’appliquer tous les mécanismes que nous développons, notamment l’approche braconnage zéro », a-t-il déclaré.

Il a été démontré à travers les différentes présentations que le commerce international des espèces sauvages représente beaucoup des produits évalués à des milliards de dollars. Chaque année, des dizaines des milliers d’éléphants sont tués juste pour leur défense. La diminution des populations d’éléphants a été reconnue comme une préoccupation majeure non seulement par les gouvernements, les ONG de conservation et les écologistes, mais aussi par les habitants locaux dont les moyens de subsistance sont directement affectés.

La République démocratique du Congo qui a déjà promulgué la loi relative à la conservation de la nature, doit s’efforcer à l’appliquer sans interférence afin de décourager les inciviques qui jusque là, se livrent impunément au braconnage des éléphants et le commerce illégal de l’ivoire.

 

Nelphie MIE et les stagiaires de l’IFASIC
Aminatha Bimpe,
Grâce Mbombo

Une larve dévoreuse de plastique, nouvel espoir pour l’environnement

La découverte d’une larve capable de dévorer le polyéthylène, l’une des matières plastiques les plus résistantes, utilisées dans de nombreux emballages, offre la perspective de bio-dégrader rapidement ce polluant qui s’accumule dans l’environnement, notamment les océans. « Les déchets plastiques sont un problème environnemental mondial, surtout le polyéthylène, particulièrement résistant et qui très difficilement dégradable naturellement », explique Federica Bertocchini, une chercheuse au Centre espagnol de la recherche nationale (CSIC), auteur de la découverte de cette larve de la fausse teigne de la cire (Galleria mellonella), un papillon très répandu.

Chaque année, quelque 80 millions de tonnes de polyéthylène sont produites dans le monde, précisent ces chercheurs dont la découverte est publiée lundi dans la revue américaine Current Biology.

Cette larve, élevée commercialement en grand nombre pour servir d’appât pour la pêche, est à l’état sauvage un parasite des ruches qui se niche dans la cire d’abeilles, partout en Europe. Cette scientifique, également apicultrice amateur, a observé que les sacs en plastique dans lesquels elle plaçait la cire des ruches infectée par ce parasite, étaient rapidement criblés de trous.

D’autres observations avec un sac de supermarché au Royaume-Uni, soumis à une centaine de ces larves, ont montré que celles-ci pouvaient endommager le plastique en moins d’une heure.

Avec AFP

Forêt : le Réseau Green Journalist Network immerge le projet « FORETS »

Les journalistes membres du Réseau Green Journalist Network renforcent leurs capacités sur le projet « Formation, Recherche, Environnement dans la Tshopo (FORETS) ». Cette activité s’inscrit dans le cadre de la semaine scientifique organisée par l’Université de Kisangani (UNIKIS).
Continuer la lecture de Forêt : le Réseau Green Journalist Network immerge le projet « FORETS »

Conservation : Rodrigue Mugaruka Katembo reçoit le Prix Goldman pour l’environnement

Le Congolais Rodrigue Mugaruka Katembo et cinq autres défenseurs de l’environnement ont été récompensés du Prix Goldman Environmental Prize 2017, le lundi 24 avril. La cérémonie a eu lieu à Opéra de San Francisco. Cette récompense est le prix le plus généreux au monde destiné à des défenseurs de base de l’environnement. Les bénéficiaires sont des « héros » qui se sont distingués dans la protection de l’environnement et leurs communautés.
Continuer la lecture de Conservation : Rodrigue Mugaruka Katembo reçoit le Prix Goldman pour l’environnement

Biodiversité : Evaluation de l’approche de lutte anti braconnage et la criminalité faunique en RDC.

Deux ans après la mise en place de l’approche « Braconnage zéro », L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), avec l’appui du Fonds mondial pour la nature (WWF), a organisé le mardi 18 avril, un atelier d’échange et de réflexion pour renforcer le développement de partenariats et des financements pour la lutte contre le braconnage et la criminalité faunique en RDC.
Continuer la lecture de Biodiversité : Evaluation de l’approche de lutte anti braconnage et la criminalité faunique en RDC.

Biodiversité : Le patrimoine mondial de l’UNESCO est sous menace

Près de 30 % des sites classés au Patrimoine mondial sont menacés par le braconnage, l’exploitation forestière et la pêche illégale. Tels sont les conclusions du rapport publié ce mardi, 18 avril par le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Ce rapport intitulé «  Pas à vendre », pointe du doigt les activités destructrices qui mettent à la fois en péril les espèces qui vivent sur ces sites et les communautés locales dont les moyens de subsistance en dépendent.

Le WWF en appelle à une meilleure collaboration entre les organes de gouvernance de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction (CITES), et de la Convention du patrimoine mondial pour mettre fin au commerce illégal dans les sites classés. « Si le prélèvement illégal des espèces entraîne une dégradation de l’environnement, il met aussi en péril l’économie locale. Plus de 90 % de ces sites fournissent du travail grâce au tourisme, et cela dépend beaucoup de la présence sur les sites des espèces inscrites à la CITES ». A déclaré Inger Anderson, Directeur général de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

Selon le Directeur général du WWF International, Marco Lamberti, il est essentiel que la CITES soit pleinement appliquée et que ces sites soient entièrement protégés. « Le rapport propose un éventail d’options pour renforcer la coopération entre la CITES et la Convention du Patrimoine mondial et donc mieux protéger les sites classés. Nous pourrons profiter de notre héritage naturel, nous pourrons assurer la sécurité des habitants et de leurs lieux de vie, et nous soutiendrons l’économie locale ainsi que les communautés locales qui en dépendent », a-t-il insisté.

Le Secrétaire général de la CITES), John Scanlon a interpelé la conscience universelle sur le fait que le commerce illégal des espèces sauvages vole à la planète son héritage naturel, menace les communautés locales et entrave les efforts mondiaux contre la pauvreté. « Cette étude nous rappelle que les crimes organisés peuvent aller aussi loin que pénétrer les sites protégés mondialement, et cette menace mondiale ne peut être affrontée qu’à travers des actions collectives et internationales », a-t-il précisé.

Mondialement connus pour la richesse de leur biodiversité, les sites classés au Patrimoine mondial de l’Unesco abritent des milliers de plantes et d’espèces rares. Le rapport Protéger les hommes en préservant la nature avait donné le coup d’envoi de cette étude qui vient d’être publié. 114 des 229 sites naturels et mixtes inscrits au Patrimoine mondial sont menacés par des activités industrielles néfastes. Concessions pétrolière, minière ou gazière, surpêche, exploitation forestière illégale, surexploitation des ressources en eau, infrastructures de transport ou de tourisme. Plus de onze millions de personnes, soit l’équivalent de la population du Portugal, dépendent des 114 sites menacés pour subvenir à leurs besoins.  Télécharger le rapport

 

Prince Alfred NTUMBA

Biodiversité : une dizaine de kilogrammes d’Ivoire saisie à Kinshasa

Une dizaine de kilogrammes d’ivoire a été  saisie ce vendredi, 14 avril à Kinshasa. Cette quantité d’ivoire a été découvert dans un atelier de fabrication des objets en ivoire appartenant aux quatre sujets dont les identités n’ont pas encore été révélé.

Ce coup de filet de l’Institut congolais pour la Conservation de la nature ( ICCN) appuyé par  la Police nationale congolaise a été rendu possible grâce au travail d’une équipe restreinte qui était sur les traces de ces trafiquants depuis plusieurs jours.

Selon les informations parvenues à la Rédaction d’Environews, le stock saisi et les personnes arrêtées  sont entre les mains des autorités policières. Les investigations se poursuivent afin de remonter la filière, et une procédure judiciaire a même été initié pour les coupables soient punis conformément aux prescrits de la loi sur la conservation de la nature.

Rappelons que cette opération vient de renforcer celle menée le 14 mars dernier par les Parquets Généraux de Kinshasa au marché Bikeko à la place royale. Cette opération a favorisé l’ouverture de deux dossiers  judiciaires encours.

Le WWF félicite les autorités congolaises pour cette nouvelle vague d’arrestations et espère que ces actions vont contribuer à la fermeture du marché de l’ivoire à Kinshasa.

Biodiversité : la Chine va interdire le commerce de l’ivoire d’ici la fin de l’année

Ce vendredi 31 mars marquerait un tournant important dans la lutte contre le braconnage des éléphants d’Afrique. Le Gouvernement Chinois a annoncé la fermeture d’une vingtaine d’usines dédiées à l’ivoire. Un pas important pour le pays de MAO qui souhaite interdire totalement le commerce des défenses de ces plus gros animaux de la terre. Continuer la lecture de Biodiversité : la Chine va interdire le commerce de l’ivoire d’ici la fin de l’année

VIRUNGA : Emmanuel de MERODE souhaite récolter 1 millions de dollars pour le parc

Le Directeur provincial de l’ICCN Nord KIVU Emmanuel de Merode, a annoncé le lancement d’une campagne de financement à hauteur de 1 millions de dollars en faveur du parc national de Virunga, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Emmanuel de Merode, Directeur provincial de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et Chef de Site du Parc National du Virunga

Ce belge né en Tunisie veut relever le défi un peu fou de courir le virgin money london marathon à travers la capitale britannique pour recueillir les fonds au bénéfice du parc national du parc national de Virunga.

Surprise et inquiétude, tels sont les sentiments éprouvés par plusieurs personnes à l’écoute de cette annonce d’Emanuel de Merode, qui il y a trois ans était tombé dans une embuscade qui a failli lui coûter la vie dans le quartier général du parc, à cause de sa fervente défense et protection de ce parc. Le concerné se dit être à la fois enthousiaste et un peu inquiet. Mais sa décision reste étayée par une généreuse offre pour chaque dollar récolter. Paul Lendear Engstrom de l’organisation the world we want foundation ajoutera 1 dollar supplémentaire jusqu’à 500.000 dollars.
«  Ma participation à ce marathon serait pour moi une façon de rendre hommage à 150 collègues qui ont payé de leur vie lors de la protection du parc », a souligné Emmanuel de Merode.

Ainsi, les fonds recueillis seront versés dans un fond spécial créé pour assurer l’avenir des gardes du parc et celui de leurs familles. En effet, ceux qui meurent en accomplissant leur devoir de protéger le parc laissent derrière eux des familles sans aucune source de revenus. Pareil pour les gardes blessés qui deviennent un fardeau financier pour sa famille.

Ces fonds aideront à couvrir les pensions de veuves et des gardes à la retraite, mais aussi pour payer les soins médicaux de rangers blessés dans l’exercice de leur fonction.

Le moment est venu pour faire un don à Virunga, car il n’y en a jamais eu un meilleur comme celui-ci, a déclaré le prince et la star dont le documentaire Virunga diffusé en 2014 a rendu hommage. Les hommes et les femmes qui se battent nuits et jours pour protéger ce parc classé parmi les 20 meilleures destinations touristiques du monde sont d’une motivation incommensurable pour Emmanuel de Merode.

L’avenir du parc national de Virunga est à ce jour menacé par l’exploitation pétrolière de la compagnie SOCO international. Alors qu’Emmanuel de Merode a toujours voulu transformer ce parc en un plus important vivier d’emplois de la région en souhaitant de l’exploiter pour fournir de l’électricité et un soutien médical et scolaire au 4 millions de personnes qui y vivent.

Thierry-Paul KALONJI

Premier Site d'information environnementale en Afrique centrale