Archives de catégorie : Biodiversité

RDC : la Journée Mondiale des zones humides ignorée des agendas officiels

Le monde célèbre chaque 02 février, la Journée mondiale des zones humides. Considérées comme des étendues d’eaux naturelles ou artificielles stagnantes de façon permanente ou temporaire, les zones humides aident la planète à faire face aux événements climatiques extrêmes. Le thème retenu cette année est « les zones humides pour la prévention des risques de catastrophe ». 

A Kinshasa cette journée se passe en silence absolu malgré son importance sur le plan international. Aucune action officielle pour célébrer cette journée n’est organisée, du moins à Kinshasa, siège des institutions.

Si l’importance de cette journée ne semble attirer l’attention du Gouvernement de la République démocratique du Congo, cependant, elle a tout son sens pour les partenaires de la RDC. « La République Démocratique du Congo, qui a adhéré à la Convention Ramsar en 1996, compte à l’heure actuelle trois Zones humides d’importance internationale représentant une superficie de 7 435 624 hectares, dont le plus grand site Ramsar au monde constitué par la zone humide de Ngiri-Tumba-Maindombe  d’une taille de 6 569 624 hectares, une vaste région composée de forêts pluviales, de cours d’eau et de lacs située sur le versant oriental du fleuve Congo. Le travail préparatoire en vue de cette inscription a en très grande partie bénéficié de l’aide du Programme Eaux douces de WWF », a informé dans un communiqué de presse émis à cette occasion, le Directeur de Conservation de WWF RDC, Bruno Perodeau.

Le WWF soutient le Gouvernement de la RDC pour la conservation et la gestion durables de ses zones humides, lui permettant ainsi de poursuivre et d’accélérer la mise en œuvre dans le pays, des objectifs de la Convention de Ramsar – y compris en entreprenant une nouvelle série de désignation de Zones humides d’importance internationale telles que : Le secteur Upemba-Kundelungu-Lufira, la région du lac Mukamba, – le fleuve Congo entre Matadi et son estuaire, le lac Tanganyika etc.

L’ONU estime que 90% de tous les risques naturels sont liés à l’eau. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prédit que les phénomènes météorologiques extrêmes se feront de plus en plus fréquents.
En 35 ans, la fréquence des catastrophes à l’échelle planétaire a plus que doublé, sous l’influence des risques liés au climat –et à la météorologie – comme les inondations, les cyclones tropicaux et les sécheresses.
La création et l’entretien des zones humides favorisent la maîtrise des crues, la protection contre l’érosion côtière, l’approvisionnement en eau douce et en cas de catastrophe les zones humides absorbent une partie des chocs les plus puissants. Ces zones sont par ailleurs réputées pour leur richesse en biodiversité.

Cinq types de zones humides nous aident à résister aux phénomènes météorologiques extrêmes. Ce sont les mangroves, les récifs coralliens, les cours d’eau et les plaines d’inondation, les deltas intérieurs et les tourbières.
Alfred NTUMBA

Forêt : les paysages forestiers intacts pourraient disparaitre d’ici 60 ans

Si les pays à forte étendue de paysages forestiers intacts n’adoptent pas de mesures de préservation ou de gestion forestière efficace, ils pourraient les perdre d’ici 60 ans, prévient une étude scientifique menée par une équipe de chercheurs de l’Université du Maryland et publieé dans la revue Science Advances.
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Biodiversité : les singes pourraient disparaitre de la planète d’ici vingt-cinq à cinquante ans

La liste des espèces menacées d’extinction continue de faire sa mise à jour. Après la Girafe, les singes viennent d’effectuer leur inscription sur cette liste rouge. Continuer la lecture de Biodiversité : les singes pourraient disparaitre de la planète d’ici vingt-cinq à cinquante ans

RAPAC : Vers la mise en place effective du FAPAC

Après le lancement à Kigali (Rwada) du projet de création du Fonds fiduciaire régional pour les Aires protégées d’Afrique centrale (FAPAC), l’heure est à la matérialisation de cette idée noble. Les contacts pris avec les différentes personnalités et institutions lors de la 17ème réunion du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC), sont sur le point de produire leurs fruits, a confié à Environews, l’Expert en charge de crédibilité et des financements durables au RAPAC, Henri– Paul Eloma Ikoleki. Continuer la lecture de RAPAC : Vers la mise en place effective du FAPAC

Biodiversité : 254 pointes d’ivoire en provenance de la RDC saisies en Malaisie

La douane royale malaisienne a saisi à l’aéroport international de Kuala Lumpur (KLIA), 254 pointes d’ivoire censé avoir été clandestinement expediées depuis la République démocratique du Congo.

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Cette grande saisie a été présenté ce mercredi 4 jenvier, par les autorités douanières lors d’une conférence de presse organisée à cette occasion, rapporte News Straits Times.

Le Directeur des douanes malaisiennes, Datuk Hamzah Sundang, à déclaré que ses services au niveau de l’aéroport ont agit conformément aux informations reçues via les services de renseignement.  » Nous avons traité les informations que nous avons reçu et envoyé nos agents pour enquêter. A notre grande surprise, nous avons découvert l’ivoire en provenance de la RD Congo, emballé dans 17 boîtes entreposées à l’aéroport dans la zone de libre-échange « , à – t – il déclaré.

La cargaison arrêtée aurait transité par Istanbul. Les marchandises de contrebande pesant 846,2 kg ont été étiquetés comme «échantillons de bois». Ils étaient censés être livrés à un destinataire non identifié.

Hamzah a révélé que les trafiquants ont utilisé des documents falsifiés pour parachuter leur colis leur colis en Malaisie.

En Décembre 2016, la Malaisie a enregistré neuf cas d’ivoire de contrebande, ce qui fait augmenter de 3 fois les transactions d’importation frauduleuses de l’ivoire par rapport à 2015.

Alfred NTUMBA

Biodiversité : la vie sauvage mise à mal par les échanges commerciaux

Une fois de plus, la science vient de prouver que les activités anthropiques demeurent la principale cause responsable de l’érosion spectaculaire de la biodiversité. Une étude publiée ce 04 janvier dans la revue Nature Ecology & Evolution dresse un atlas mondial indiquant par nuances de couleurs, les zones de biodiversité les plus affectées par le commerce international.

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La déforestation, la surpêche ou le braconnage entraînent une dégradation étonnante de la biodiversité partout sur la planète. Et l’un des principaux moteurs de cette surexploitation des ressources naturelles réside dans la production de biens et services destinés à l’exportation. Cette étude qui vient entériner ce triste constat, permet d’identifier précisément quels consommateurs, dans un pays, menacent quelles espèces dans un autre.

Les responsables de ce rapport pointent du doigt les routes économiques internationales ayant le plus grand impact sur la faune sauvage, afin d’améliorer les politiques de conservation. Selon le WWF, plus de la moitié des populations de vertébrés ont disparu dans le monde par rapport à 1970, si cette tendance se perpétue, les deux tiers d’entre elles pourraient suivre d’ici à 2020.

La consommation principalement par les pays développés de café importé, de thé, de sucre de textiles, de poisson et d’autres articles manufacturés affecte ainsi la biodiversité des pays producteurs.

Au Brésil par exemple, la survie du singe-araignée commun est compromise par l’exploitation forestière et la production agricole entraînées par la consommation de biens aux Etats-Unis. Le bois de Malaisie largement commercialisé en en Europe et en chine a lui un peu plus privé d’abri l’éléphant, l’aigle criard et l’ours malais.

Les auteurs de ce rapport espèrent que cet atlas peut aider les entreprises à faire un choix judicieux de leurs intrants et atténuer leurs impacts sur la biodiversité, car il y a bel et bien urgence.
Thierry-Paul KALONJI

Biodiversité : la COMIFAC et le RAPAC se liguent pour promouvoir les ressources génétiques

Les forêts et les aires protégées d’Afrique centrales font désormais l’objet d’une gestion rationnelle et durable renforcée. Une nouvelle réjouissante qui résulte du protocole de collaboration entre la Commission des forêts d’Afrique centrale COMIFAC et le Réseau des aires protégées d’Afrique centrale RAPAC.

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Par cet accord, les deux parties fixent le cadre de collaboration pour la mise en œuvre du plan de convergence sous-régional pour la gestion durable des écosystèmes d’Afrique Centrale.

A l’heure où les forêts et les aires protégées d’Afrique centrale sont en proie à la destruction méchante, il était nécessaire que les organes régulant ces deux secteurs s’unissent pour combattre la gangrène qui ronge leurs secteurs.

Définissant le domaine de collaboration ainsi que les conditions régissant cette collaboration, ce nouveau protocole qui vient en remplacement de celui signé en 2004 sera signé au mois de janvier 2017 dans un pays qui reste encore à déterminer.

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A en croire les autorités de ces deux institutions, ce partenariat est nécessaire pour l’atteinte des objectifs visés dans le plan de convergence sous-régional, notamment dans son axe prioritaire d’intervention 3 dédié à la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique.

Comportant 13 articles qui prévoient une gestion commune pour une durée de 10 ans entre les deux parties, ce partenariat dénombre parmi ses objectifs, celui de protéger et de valoriser les aires protégées ainsi que les forêts d’Afrique centrale.

Ayant chacun pignon sur rue en la matière relative à son domaine d’activité, la COMIFAC et le RAPAC entendent bien appliquer cet accord censé donner un nouveau souffle aux ressources génétiques d’Afrique centrale, épuisées par l’exploitation illicite.

Pour rappel, l’entrée en vigueur en cette année de ce protocole d’accord qui intervient 12 ans après sa signature est consécutive aux mutations remarquées dans les statuts juridiques de ces deux institutions.

Grâce aux réformes engagées depuis 2015, le RAPAC se montre de plus en plus efficace dans le plaidoyer pour une gestion modernisée et integrée des Aires protégées  d’Afrique Centrale.

Thierry-Paul KALONJI

Biodiversité : 3 tonnes d’écailles de pangolins en provenance d’Afrique saisies à Shanghai

3,1 tonnes d’écailles de pagolins en provenance de l’Afrique ont été intercepté à Shanghai en Chine. C’est le plus gros cas de contrebande d’écailles de pangolin repérées par les douanes chinoises, ont annoncé des responsables de la ville.

La douane de Shanghai intercepté 3 tonnes d'écailles de pangolins en provenance d'Afrique
La douane de Shanghai intercepté 3 tonnes d’écailles de pangolins en provenance d’Afrique

Selon les autorités douanières de Shanghai, les 3 tonnes d’écailles saisies étaient dissimulées parmi les bois et d’autres produits dans un conteneur importé d’Afrique depuis le 10 décembre dernier.

Après avoir ouvert le conteneur, les policiers ont trouvé un total de 101 sacs d’écailles de pangolin pesant 3,1 tonnes. On estime qu’environ 5 000 à 7 500 pangolins auraient été tués pour produire une telle quantité a indiqué l’autorité douanière.

Mais ce cas pourrait être juste une pointe d’un iceberg. Les autorités douanières ont ensuite découvert que les suspects avaient acheté des écailles de pangolin en provenance d’Afrique et les avaient introduites en Chine depuis 2015. Des enquêtes supplémentaires sont en cours pour identifier les pays de provenance de ces écailles.

Les Pangolins, l’un des mammifères les plus victimes de la traite en Asie et de plus en plus en Afrique, sont en demande plus croissante dans le Centre, l’Est et le Sud-Est de l’Asie en particulier.

Selon World Wild Life, les écailles des pagolins sont souvent utilisées dans la fabrication des médicaments traditionnels.

Les huit espèces de pangolins ont été inscrites à l’Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction.

Alfred NTUMBA, avec pangolinconservation.org

La girafe désormais sur la liste des espèces menacées

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) alerte sur un nouvel animal en voie d’extinction. La girafe, un des plus grands animaux terrestres, rejoint le cercle fermé des espèces menacées.

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Désormais la girafe, cet animal à l’allure digne et si gracieux, figure sur la liste déjà longue desanimaux vulnérables. Elle était jusqu’alors classée comme peu menacée. L’Union internationale pour la conservation de la nature, l’UICN, parle d’une extinction silencieuse. L’année dernière le nombre de girafes est passé sous la barre des 100 000 spécimens, soit 40% de baisse depuis 30 ans.

Le braconnage et la perte de son habitat, l’agriculture et l’exploitation minière expliquent cette disparition progressive de la girafe, mais pas seulement. Selon une récente étude de Nature les trois quarts des espèces animales et végétales sont victimes de commerce illégal, des loisirs ou de la subsistance. Une sur deux voit son habitat naturel comme les forêts disparaître au profit des plantations ou des élevages. Reste encore la menace du changement climatique qui concerne deux animaux vulnérables sur dix.

Avec la RFI

RDC – Congo Brazza : validation de la formulation RAMSAR et de la stratégie de gestion du paysage transfrontalier Lac Telé – Lac Tumba

Le paysage transfrontalier Lac Telé, Lac Tumba sera bientôt inscrit comme zone humide d’importance internationale transfrontalière. C’est ce qui ressort de l’atelier de validation du rapport sur les enquêtes biologiques effectuées sur ce Paysage, organisé à Kinshasa par les Gouvernements de la République du Congo et de la République Démocratique du Congo avec l’appui financier du Fonds mondial pour la nature (WWF-RDC) de la Société conservation de la vie sauvage (WCS-RC).

Présentations des résultats d'enquête biologique menée dans le paysage Lac Tumba-Lac Télé,à Kinshasa / RDC
Présentation de résultats d’enquête biologique menée dans le paysage Lac Tumba-Lac Télé,à Kinshasa / RDC

« Les gouvernements de deux pays ont signé en Aout 2010 un accord de coopération qui a créé la binational Lac Telé-Lac Tumba pour la gestion rationnelle et durable des ressources de ce paysage. Nous voulons alors à travers cet atelier créer un site transfrontalier qui réunit la zone Nguiri-Tumba-Mai ndombe en RDC et Telé-Likouala-aux herbes en RC, pour en faire un seul site qui soit la plus grande zone humide d’importance internationale transfrontalière au monde», a souligné le Conseiller Technique Principal du Lac Telé, Félin Twagirashyaka.

Lors de cet atelier, les résultats des enquêtes biologiques initiées par (WCS), ont été présenté conjointement par les experts de deux pays. Ces enquêtes ont démontré que certaines espèces menacées d’extinction dans ce paysage ont franchi la zone rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

A en croire Guyguy Mangoni, l’un des experts à la base de ces enquêtes, les menaces qui pèse sur les espèces dans ces sites transfrontaliers ont été accentué par leur surexploitation, la destruction d’habitats naturels et le réchauffement climatique.
« Nous avons présenté l’état de la connaissance des ressources partagées par les deux pays. Il ressort de cette étude que le paysage regorge effectivement d’importantes ressources biologiques tant fauniques que floristiques. Mais, il est constaté que ces ressources sont menacées. Nous avons formulés des recommandations majeures et actions à mener dans le futur pour assurer leur gestion durable », a commenté le Consultant en zone humide de la République du Congo, Gilbert Madouka.

Après la validation de la formulation RAMSAR pour l’inscription du paysage Lac Tumba – Lac Telé, l’accent a été mis sur la validation de la stratégie 2017-2026 à mettre en place pour une gestion commune des ressources entre les deux pays. « C’est depuis 2004, que le WWF et la WCS travaillent ensemble pour promouvoir la gestion durable des ressources naturelles surtout celle de l’eau douce dans ce paysage. Pour une gestion rationnelle et durable. Nous avions eu pour mission de produire un document de gestion transfrontalier qui engage les deux Congo, aujourd’hui nous pouvons dire que les résultats ont été atteint car nous avons au tour de la table toutes les parties prenantes qui ont analysé et validé ce document  », a précisé le Chef de Programme Faune à WWF-RDC, Alfred Yoko.

En effet, la mise en œuvre de cette stratégie requiert un cadre juridique et institutionnel susceptible de favoriser l’intégration et le développement de ce paysage. A ce sujet il faut saluer l’engagement de deux pays dans l’harmonisation de leurs textes juridiques. Cependant, beaucoup reste à faire à préciser le Député national, Jules Lowuya.

Notons par ailleurs que les participants ont adopté pour une demande co-signée par les deux gouvernements pour solliciter l’inscription d’un site Ramsar transfrontière auprès du Secrétariat de la Convention de Ramsar.

C’est quoi un site RAMSAR ?

La Convention de Ramsar, officiellement Convention relative aux zones humides d’importance internationales particulièrement comme habitats des oiseaux d’eaux, aussi couramment appelée Convention sur les zones humides, est un traité international adopté le 2 février 1971 pour la conservation et l’utilisation durable des zones humides, qui vise à enrayer leur dégradation ou disparition, aujourd’hui et demain, en reconnaissant leurs fonctions écologiques ainsi que leurs valeur économique, culturelle, scientifique et récréative. Pour être considéré comme site Ramsar, les zones humides devront répondre aux 9 critères de choix préalablement établis par la Convention.

Jennifer Labarre