Archives de catégorie : Biodiversité

Rapac :le « chèques services », un dispositif innovant dans la gestion des aires protégées d’Afrique centrale

Le Réseau des aires protégées d’Afrique centrale (RAPAC), a procédé à la présentation du dispositif Chèques services, qui sera bientôt mis en œuvre pour créer un marché accessible et dynamique de formation pour les aires protégées d’Afrique centrale. Conçu par le Cabinet de consultation Shauri CC, le Chèque service s’inscrit dans un cadre global des réformes engagées par le Rapac depuis 2015.  Continuer la lecture de Rapac :le « chèques services », un dispositif innovant dans la gestion des aires protégées d’Afrique centrale

L’Autriche s’en prend au commerce d’ivoire en plein capital

La demande d’ivoire pour la fabrication des certains objets est en train de pousser les éléphants au bord de l’extinction.

Le commerce international d’ivoire est interdit depuis 1989 afin de lutter contre le déclin de la population des éléphants d’Afrique. Cependant, le braconnage des éléphants s’est intensifié ces dernières années. Continuer la lecture de L’Autriche s’en prend au commerce d’ivoire en plein capital

Le Rapac s’active pour la 16ème réunion de PFBC à Kigali

logo-rapac6888Kigali, capitale de la République du Rwanda accueillera du 21 au 26 novembre, la 16ème réunion des parties du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC). Cette réunion annuelle qui réunit les pays membre de la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac), permet aux Etats membres de coordonner leurs activités prioritaires, proposer des actions relatives aux questions émergentes et partager des informations avec les partenaires et les réseaux actifs.

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LA JOURNEE MONDIALE DE DEPASSEMENT NE SE CELEBRE PAS, ELLE RESONNE !

C’est depuis le 8 aout que l’humanité vit à crédit et cela jusqu’au 31 décembre aux dépenses de la planète. Les humains auront consommé l’ensemble des ressources naturelles que la planète peut renouveler en une année et vivra au-dessus de ses moyens écologiques. Continuer la lecture de LA JOURNEE MONDIALE DE DEPASSEMENT NE SE CELEBRE PAS, ELLE RESONNE !

La CPI s’intéresse désormais  aux crimes environnementaux

C’est dans un nouveau document de politique générale sur la sélection et la hiérarchisation des affaires que FATOU BENSOUDA a affirmé que son bureau s’intéressera  particulièrement aux crimes impliquant ou entraînant des ravages écologiques, l’exploitation illicite de ressources naturelles ou l’expropriation illicite de terrains. Continuer la lecture de La CPI s’intéresse désormais  aux crimes environnementaux

Mbou Mon tour: Création Des forêts Communautaire en RDC

La République Démocratique du Congo dispose d’un plus grand patrimoine forestier d’Afrique. Elle possède le deuxième massif des forêts tropical du monde, après le Brésil. Le cadre légal de la RDC prévoit de dispositions qui fixent les modalités d’attribution des concessions forestières aux communautés locales. Ces forêts dites communautaires appartiennent à la catégorie des forêts protégées. Pour se rendre compte de la manière dont ces forêts communautaires ont été créées et gérées en République Démocratique du Congo, nous avions accompagné MBOU MON TOUR une ONG locale, qui œuvre pour la mise en place de la forêt communautaire de la rivière MBALI dans le territoire de BOLOBO, à environ 300km au nord de Kinshasa. Continuer la lecture de Mbou Mon tour: Création Des forêts Communautaire en RDC

 Boum de l’ivoire sur le marché Asiatique

Une réelle menace pour la survie des éléphants

 

African_elephant_warning_raised_trunkLes activités de l’homme ne cessent d’alourdir sa dette envers l’écologie. Depuis le début du siècle présent, l’industrialisation est considérée comme l’un des responsables du dérèglement climatique, et cela à travers la pollution qu’elle engendre.

A côté de cette forme de destruction faunique, existe également une autre forme de destruction faunique appelé le braconnage ayant pour objectif de tuer illégalement les animaux afin de se procurer de certains objets comme les cornes ou les défenses à des fins commerciales.

Parmi les animaux les plus menacés par ce Trafic figurent en tête de liste les éléphants. Chaque jour, ces grands animaux de la planète connaissent des fins tragiques à cause de leurs défenses ou ivoires.

De tous les éléphants du monde, seuls ceux de l’Afrique planent sous un engrenage infernal consécutif à cette activité commerciale qui ne cesse de croitre suite à la demande sur le marché Asiatique notamment en chine.

Les défenses de ces pachydermes sont très prisées en Extrême Orient précisément en Chine au Vietnam aux Philippines et en Malaisie où elles sont utilisées non seulement comme objets décoratifs et religieux, mais aussi pour ses vertus médicinales.

Ainsi, ce boum de l’ivoire des éléphants en Asie continue de menacer sensiblement les éléphants d’Afrique.

Bien que le commerce international de l’ivoire soit bannit depuis 1989, les saisies massives d’ivoires excédant souvent 800 kg à destination de l’Asie ont doublé depuis 2009, atteignant un niveau record en 2011.

La dernière en date du 25 janvier 2015 où 700 kg d’ivoires ont été saisis à l’aéroport d’Entebbe en Ouganda, destinés à approvisionner le marché Asiatique.

Au début du siècle, le continent Africain comptait quelques millions d »éléphants. A ce jour, le commerce  de l’ivoire a tragiquement décimé cette population d’animaux. Le nombre estimé actuellement varie entre 420.000 et 650.000 individus vivant pour la plupart  au Botswana en Tanzanie et au Zimbabwe.

La République Démocratique du Congo seule dénombrait près d’un millions d’espèces au début du siècle, le triste constat est que le pays n’en compte .qu’à ce jour que 7.000.

Cette situation alarmiste n’arrête  de susciter  d’inquiéter  des organismes internationaux et ONG de défense des animaux qui plaident pour un renforcement des dispositifs afin de dissiper cette ombre macabre qui pèse sur les éléphants d’Afrique. Si cette tendance se maintient, ces animaux aussi appelés les jardiniers de la forêt en raison des différents services écologiques qu’ils rendent à la nature, disparaitront d’ici une génération.

L’envolée de la demande de ‘ivoire en Asie surtout en Chine ou le prix de défenses bruts a triplé depuis 2010 augmente la pression sur l’extinction de ces espèces qui profile à l’horizon.

Selon un rapport publié récemment par les ONG  Save the elephant et Spinal found, 100.000 éléphants ont été braconnés pour leurs ivoires. Ces organisations non gouvernementales appellent donc Pékin ç réagir vigoureusement car la clé de l’avenir des éléphants d’Afrique se trouve entre  ses mains.

Autrefois, ces animaux se déplaçaient librement en Afrique. En Côte d’ivoire par exemple, un nom qui ne doit rien au hasard. Depuis, la population a dramatiquement diminué. Seuls 800 espèces sont dispersées à ce jour sur le territoire.

La volonté de sauver ces pachydermes en renforçant les dispositifs prévus par l’interdiction du commerce de l’ivoire semble devenir un enjeu de sécurité puisque l’ivoire peut jouer un rôle dans les conflits en Afrique.

D’après le quotidien Américain New York times, comme les diamants du sang de la Sierra Leone ou les minerais pillés au Congo, l’ivoire semble être la dernière ressource des conflits en Afrique arraché dans des zones de bataille reculées facilement monnayable et qui alimente aujourd’hui les conflits au quatre coins du continent.

Plusieurs braconniers seraient ainsi à la solde des rebelles tels que l’Armée de résistance du seigneur en Ouganda et les janjawid au Soudan ainsi que les terroristes et militants comme Al-Qaïda et mouvement de Chebab qui exploitent le Trafic d’ivoire pour financer des actions terroristes.

En raison de la corruption et du crime organisé, des grandes quantités d’ivoires acquises illégalement s’écoulent sur le marché légal, et sont ainsi blanchis.

Ce trafic est si lucratif que les braconniers font fi d’écoper d’amende trop peu élevée.

Malgré plusieurs mouvements initiés par les ONG et autres particuliers pour mettre fin à ce type de commerce, il est difficile d’y parvenir au regard de l’essor économique que connaissent les pays Asiatiques. Pour beaucoup, la demande ne pourra encore que progresser.

 

                                                                                           Thierry-paul Kalonji