Archives de catégorie : Biodiversité

Conservation : le sujet français et 30 autres civiles kidnappés à Walungu ont été libérés

Le conservateur français enlevé le vendredi 05 mai dernier par les rebelles Maï-maï Raïa Mutomboki, a été libéré ce lundi 08 mai. L’expert de l’Ong internationale World Conservation Society (WCS), était en mission de service avec l’équipe de l’ICCN dans la Reverse Nationale d’Itombwe.

Selon l’autorité locale citée par le medias francais Europe1,  le sujet français est libéré de ses rebelles sans une caution engagée.  » Il était enlevé vendredi dans le secteur de Mwenga par des Maï-Maï Raïa Mutomboki, et ce lundi soir après des tractations avec ses ravisseurs, ils l’ont relâchés et sans un frais versé « , a précisé Dominique Bofondo, administrateur du Territoire de Walungu dans la province du Sud-Kivu.

À en croire la même source, un capitaine des Forces armées de la République démocratique du Congo qui a été enlevé en même temps que Benoît Thuaire ainsi qu’une trentaine de civils, ont également été libérés.

Rappelons que, la faction des Maï-Maï Raïa-Mutomboki, miliciens d’un groupe local d’autodéfense qui ont détenu les victimes est basée à Walungu, territoire situé à 60 km au sud-ouest de Bukavu, capitale du Sud-Kivu.

Les Maï-Maï sont des groupes « d’autodéfense » constitués sur une base essentiellement ethnique.
L’Est du pays est constellé de groupes armés nationaux et étrangers et est déchiré par plus de vingt ans de conflits armés, alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales. Les enlèvements d’humanitaires et d’autres Congolais sont aussi régulier dans cette région.

 

Jennifer LABARRE

Conservation : un appel à solidarité en faveur de l’ICCN

Après les tristes événements qui ont secoué la conservation en République démocratique du Congo,  le Réseau des Aires protégées d’Afrique centrale (Rapac), vient de lancer ce lundi 08 mai, un appel à la solidarité en faveur de l’Institut Congolais pour la conservation de la nature (ICCN).

Anatolio Ndong Mba, Président du Conseil d’administration du Rapac.

Dans ce message signé par le Président du Conseil d’administration de cette institution sous-régionale, l’Ambassadeur plénipotentiaire, Anatolio Ndong Mba, le RAPAC sollicite l’implication des partenaires en vue d’aider la RDC à mettre fin à ces actes de barbaries colis par les hommes en armes à l’endroit de conservateurs et éco-gardes dans les différentes aires protégées.

 » Il y’a quelques jours, nous apprenions avec effroi le meurtre de sang froid d’un éco-garde de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) par des braconniers dans le secteur de Burusi au Parc National de la Garamba en République Démocratique du Congo. Depuis deux jours c’est un conservateur de l’ICCN pour la réserve naturelle d’ITOMBWE qui a été torturé et assassiné par des braconniers, après qu’il soit tombé dans une embuscade et kidnappé avec ses collègues.

Après l’horreur et l’effroi de tels gestes inhumains, je voudrai présenter mes sincères condoléances et celles de l’intégralité des acteurs du réseau RAPAC aux familles endeuillées, et à l’ICCN pour cette inestimable perte. Rien ne remplacera jamais de valeureux acteurs de la conservation. A ces actes ignobles, nous ne pouvons opposer que notre détermination et notre solidarité.

Aux amis et acteurs de la conservation en Afrique centrale, je sollicite un surcroit d’engagement et d’appui. Nos conservateurs et personnels de terrain sont souvent les derniers remparts, face à une criminalité faunique dont l’ampleur, l’intensité, l’inventivité et la férocité croissent chaque jour de façon exponentielle.

Votre sollicitude, votre engagement, votre parti-pris pour la cause de la conservation de nos ressources, où que vous soyez sur terre, est aujourd’hui nécessaire, voire vital. Car les précieuses vies que nous perdons chaque jour sont le signe alarmant des difficultés que nous avons à seulement contenir cette criminalité faunique. C’est ensemble que nous pourrons en venir à bout « , a-t-il plaidé.

Pour lire la lettre entière

 

Alfred NTUMBA

Conservation : un cadre de l’ICCN kidnappé le vendredi meurt entre les mains de ses ravisseurs

Le Conservateur Anselme Matabaro, Chef de Site adjoint chargé de recherche et biomonitoring de la Réserve d’Itombwe (Sud-Kivu), est décédé de suite de tortures lui infligées par ses ravisseurs. Le français Benoît Thuaire, expert de WCS qui a été enlevé au même moment que lui, reste détenu par les miliciens.

L’information a été confirmée par le Directeur Général de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), Cosma Wilungula.  » Il y avait une équipe d’agents iccn et partenaires. Certains ont été relâchés,le conservateur Anselme de la Réserve a été tué et le partenaire Benoit de nationalité Française est resté détenu« , a-t-il précisé.

Cette équipe composée des agents de l’ICCN et des experts de World Conservation Society (WCS) et de WWF, est tombé dans une embuscade leur tendue le vendredi, 05 mai dans le territoire de Walungu, précisément à Mujangala

La délégation partie en mission de service dans le but de visiter les activités réalisées par les partenaires de la RNI, avait quitté Mwenga à partir de 8h46 minutes. En cours de route ils ont rencontrés les coupeurs de route qui ont arrêtés les véhicules, tabassés et pillés et kidnappés tous les membres de l’équipage pour une destination inconnue.

Chemin faisant, les ravisseurs abandonnaient les personnes fatiguées et blaissée, notamment le Docteur Léonard Mubalama et le chauffeur de WWF, Baudoin Amuli qui avait reçu une balle à la main.

Une enquête est en cours pour retrouver les disparus.

 

Jennifer LABARRE

Conservation : Un éco-garde tombe sous la balle de braconniers dans le Parc national de la Garamba

Un éco-garde a été tué dans la nuit du 3 mai dans le Parc national de la Garamba situé dans la partie Nord-Est de la République démocratique du Congo.
Selon les informations parvenues à la Rédaction d’Environews-RDC, le vaillant gardien est tombé en plein exercice de sa profession, sous une balle de braconniers qu’il poursuivait ensemble avec les autres paramilitaires​ de cette vielle aire protégée du pays.
Si aucune déclaration officielle n’a été encore faite par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), organe de gestion de ce parc cependant, sur sa page Facebook, l’institution étatique rend hommage à ce vaillant garde de parc.
 
 Le Secrétaire exécutif du Réseau des aires protégées d’Afrique centrale (RAPAC), Omer Ntungu, a rendu un hommage à ce garde de parc. Dans un message publié sur le site web de cette institution sous-régionale, l’on peut lire ce message :
 » TIM EST TOMBÉ »

TIM était Ecogarde, un vrai Ranger au parc national de la Garamba en République Démocratique du Congo.

TIM est tombé ce 3 mai 2017, alors qu’il poursuivait des braconniers dans le secteur de Burusi, frappé de plein fouet par une balle.

TIM est tombé, victime de sa passion, de son devoir et de sa détermination. Et son dernier soupir soulève une vague d’indignation dans notre profession, nous qui chaque matin nous levons pour combattre ces criminels fauniques.

TIM est tombé en RDC. Mais il est aussi tombé au Cameroun, au Congo, au Gabon, en RCA, en Guinée Equatoriale, au TCHAD, à Sao Tomé.

TIM est tombé partout où nos Ecogarde, chaque seconde, protègent nos précieuses ressources au péril de leur précieuse vie.

TIM est tombé et à fait tomber chacun de nous. Mais alors, en mourant, il a démultiplié notre rage, notre obstination, notre détermination à en finir avec ces trafficants bassement humains pour qui la valeur d’une vie se dévalue face au bénéfice d’une défense d’éléphant. Des énergumènes qui n’ont plus d’humain que le corps qui transporte leur immoralité.

TIM ton combat n’est pas vain. Il ne le sera jamais. Nul part il n’est écrit qu’à la fin de la journée, le Mal l’emporte. Non. Ce combat est juste, ton sacrifice l’est dix fois plus.

TIM, je ne suis pas toi. Je ne le serai jamais. Je suis moi. Et ce combat, le tien, me reste chevillé au corps, plus que jamais. Comme toi, je consacre chaque jour ma vie à préserver nos trésors naturels. Comme toi je tomberai un jour. C’est la loi de la nature. D’autres continueront. C’est la loi de notre profession.

TIM tu es parti. Ne te retourne pas. Sache juste que Derrière toi personne ne lâchera. Malgré la douleur et la déchirure.

TIM bonne route.

Notons que chaque année l’ICCN enregistre plusieurs cas de perte en vies humaines de son personnel d’appoint qui paient de leurs vies pour protéger la méga biodiversité de la République démocratique du Congo.

Malgré leur engagement à protéger les aires protégées et la biodiversité qu’elles regorgent, jusqu’au sacrifice suprême, ces paramilitaires vivent dans une précarité indescriptible.

Alfred NTUMBA

 

Biodiversité : Les bruits de l’homme affectent négativement les espèces sauvages

Encore et toujours, l’homme reste la principale cause de la destruction de l’environnement et la rupture de l’équilibre écosytémique. De par ses activités, il dérègle non seulement le climat mais rompt aussi la quiétude des animaux jusque dans les espaces les plus sauvages. Ceci, pas seulement du fait de la déforestation ou du braconnage, mais également en raison du bruit qu’entraînent ses activités.

Cette pollution sonore constitue une nouvelle menace pour les aires protégées et les espèces qu’elles abritent. Elle réduit leur survie et leur reproduction, entraînant des effets néfastes en cascade pour l’ensemble des écosystèmes.

Voilà l’alerte lancée par une étude publiée dans la revue science. La première menée à une échelle aussi large, celle du continent américain, relayée par le journal le monde.

La pollution sonore est souvent perçue comme un problème inhérent aux villes. Or, l’expansion de l’urbanisation, des réseaux de transports et des activités humaines dans les zones rurales change la donne. Le bruit affecte également les espaces protégés, qui sont un instrument important de conservation de la biodiversité, et qui procurent des bénéfices aux humains.

Pour capter ces sons diffus, l’équipe de chercheurs a analysé 1,5 millions d’heures d’enregistrements acoustiques, recueillis dans 492 sites aux USA. Ils ont ensuite extrapolé à l’aide de modèles ; à l’ensemble des 100 000 zones protégées, qui représentent 14 % du territoire terrestre du pays. Ensuite ils ont calculé l’excès de bruit d’origine anthropique par rapport aux niveaux sonores considérés comme naturels.

Résultats

La pollution sonore liée aux humains double le bruit de fond dans 63% des aires protégées, et le multiplie par dix dans 21% de ces zones. Ces nuisances réduisent ainsi de 50 à 90% les endroits où les sons naturels peuvent être entendus.

Les effets délétères du bruit sont connus de longue date pour l’homme. A l’issue de cette étude, il est prouvé que le bruit des hommes peut empêcher un animal d’entendre d’autres sons importants, qui lui permettent de se diriger, de chercher de la nourriture, de défendre son territoire, d’éviter des prédateurs, d’attirer un partenaire ou de maintenir des groupes sociaux.

Solutions

Les chercheurs proposent des solutions pour limiter des bruits anthropiques dans les zones protégées, en mettent en place de navettes pour limiter le trafic routier ou en demandant l’alignement des couloirs aériens sur les principales routes.
Thierry-Paul KALONJI

Gabon : des interpellations pour trafic de bois et d’ivoire

 onze personnes, dont sept Chinois, ont été arrêtées au Gabon pour exploitation illégale de bois et transport d’ivoire

Huit forestiers – sept Chinois et un Gabonais – ainsi que trois personnes de diverses nationalités africaines soupçonnées de trafic d’ivoire, ont été interpellés par une mission de Contrôle d’aménagement forestier (CAF), selon les conclusions de l’enquête de la police forestière transmises mercredi à l’AFP. Du matériel a également été saisi.

Le CAF déplore dans un communiqué « des milliers de mètres cube de bois détournés » et « des milliards de francs CFA perdus », à l’issue d’une mission de deux semaines menée dans la province de l’Ogooué-Ivindo (est du pays).

Le communiqué rapporte également la saisie de « 60 kilos d’ivoire » dans un camion supposé transporter de l’eau minérale. Les huit forestiers sont notamment soupçonnés d’avoir coupé des essences interdites, trop jeunes ou situées dans des zones de conservation contre la dégradation de la forêt, ajoute le communiqué.

La mission a été soutenue par l’ONG belge Conservation Justice, avec qui elle a recensé onze entreprises forestières aux pratiques douteuses.

« Cela souligne le désordre qui existe dans le secteur forestier et la corruption et les complicités qui y règnent », a commenté auprès de l’AFP un membre de l’ONG, Luc Mathot, ajoutant: « Il semble que la mission a subi des pressions pour être au final suspendue ». Cette mission a pris fin le 26 avril.

« Il ne fait aucun doute que des ramifications entre les opérateurs forestiers et les agents publics existent », relève le communiqué de la mission.

En novembre 2015, une trentaine de personnes – dont deux représentants du ministère des eaux et forêts – avaient été arrêtées dans la même province pour trafic de Kevazingo, un bois précieux.

Connu dans le monde pour sa biodiversité et situé au coeur de l’Afrique centrale, le Gabon est recouvert à près de 80% de forêts.

Le pays a mis en place les projets « Gabon vert », en parallèle de « Gabon industriel ».

Début avril, le gouvernement gabonais a signé plusieurs accords pour l’exploitation commerciale du bois avec une délégation de 27 entreprises chinoises.

AFP

Biodiversité: le Rwanda accueille 10 rhinocéros noirs de l’Afrique du Sud

Depuis ce matin, à 3h30, le Rwanda a accueilli dix rhinocéros noirs de l’Afrique du Sud. Après leur quarente à Thaba Tholo Game Ranch en Afrique du Sud, les rhinocéros sont arrivés en bonne santé et sont maintenant en route vers le parc national d’Akagera où ils seront reintroduits.
https://mobile.twitter.com/hashtag/RwandaRhinos?src=hash

 

Selon des sources proches du Parc national d’Akagera, des dispositions sécuritaires ont été prises pour assurer la protection et la reproduction de ces animaux.

C’est la première fois que les rhinocéros sont au Rwanda depuis la dernière observation en 2007.

 

Prince Alfred NTUMBA

Biodiversité : Tinder inscrit Sudan sur sa page

L’application Tinder a lancé une grande campagne de financement pour tenter de sauver Sudan, le tout dernier mâle rhinocéros blanc du nord.

Agé de 43 ans, Sudan est le dernier représentant masculin de cette espèce dont la survie semble incertaine à cause du braconnage dont elle fait l’objet.

Depuis quelques jours, Sudan a son profil sur l’application de rencontres Tinder. Le but de cette collaboration entre Tinder et l’Organisation OI Pejeta conservancy n’est pas de permettre à ce vieux mâle de trouver l’amour, mais cette campagne intitulée  «  the most eligible bachelor in the world » ( le célibataire le plus éligible au monde), vise à récolter des fonds pour sauver les rhinocéros blancs du nord qui sont sévèrement menacés d’extinction.

Les utilisateurs de Tinder verront apparaître le profil de Sudan dans leurs recherches. En glissant sa photo vers la droite, ils seront redirigés vers une plateforme qui leur permet de faire un don pour sauver le rhinocéros. Comptant sur la générosité des célibataires, Tinder et OI Pejeta conservancy espèrent récolter 9 millions dollars.

Cet argent servira à financer la toute première fécondation in-vitro d’un rhinocéros. Il s’agit là sans nul doute de la dernière chance de sauver le rhinocéros blanc du nord.

En effet, Sudan a dépassé l’espérance de vie de l’espèce et son sperme n’est plus aussi performant qu’auparavant. Il vit avec deux femelles mais l’une d’entre elles est trop vieille pour se reproduire. Si la fécondation in-vitro est un succès, l’organisation espère établir un troupeau de 10 rhinocéros blancs du nord après cinq ans.

Vivant dans une réserve au Kenya, Sudan est à ce jour l’animal le plus protégé au monde car il est surveillé 24/24 par des rangers armés.
Thierry-Paul KALONJI

Conservation : ETIS, une boîte à outil pour lutter contre le commerce illégal de l’ivoire

Le Réseau de surveillance du commerce de la faune et de la flore (TRAFFIC) et le Fonds mondial pour la nature (WWF RDC), ont organisé le mardi 26 avril à Kinshasa, un atelier sur l’utilisation de la boite à outil du système d’information sur le commerce des produits d’éléphants.

Photo de famille prise à Kinshasa, lors du lancement de l’atelier d’évaluation de la lutte anti braconnage. (Photo – Environews RDC)

Cet atelier organisé à l’intention de représentants des institutions de contrôle, de celles en charge de l’application de loi et des  organisations de la société civile, avait  à pour but d’améliorer la gestion et la conservation des éléphants à travers le renforcement des capacités des parties prenantes à la collecte, l’analyse et l’interprétation des saisies des produits d’éléphants et d’autres données d’information sur le commerce de la faune au moyen du système (ETIS) de la CITES.

En effet, ETIS est un vaste système d’information conçu pour évaluer les niveaux actuels ainsi que les tendances du commerce illicite de l’ivoire et des produits d’éléphants a précisé Cléo Mashini, responsable du TRAFFIC en RDC. « Il s’agit d’un outil de la CITES que chaque Parties à la CITES, dont la RDC, doit remplir le formulaire de compilation de données de toutes les saisies des produits d’éléphants depuis 1997 et les envoyer au Secrétariat de la CITES », a-t-il précisé.

Pour Alfred Yoko, Chef de programme faune à WWF-RDC, il y’a encore possibilité de sauver les éléphants qui restent sur le sol congolais. « Nous restons optimistes quant à la survie de nos éléphants, à condition d’appliquer tous les mécanismes que nous développons, notamment l’approche braconnage zéro », a-t-il déclaré.

Il a été démontré à travers les différentes présentations que le commerce international des espèces sauvages représente beaucoup des produits évalués à des milliards de dollars. Chaque année, des dizaines des milliers d’éléphants sont tués juste pour leur défense. La diminution des populations d’éléphants a été reconnue comme une préoccupation majeure non seulement par les gouvernements, les ONG de conservation et les écologistes, mais aussi par les habitants locaux dont les moyens de subsistance sont directement affectés.

La République démocratique du Congo qui a déjà promulgué la loi relative à la conservation de la nature, doit s’efforcer à l’appliquer sans interférence afin de décourager les inciviques qui jusque là, se livrent impunément au braconnage des éléphants et le commerce illégal de l’ivoire.

 

Nelphie MIE et les stagiaires de l’IFASIC
Aminatha Bimpe,
Grâce Mbombo

Une larve dévoreuse de plastique, nouvel espoir pour l’environnement

La découverte d’une larve capable de dévorer le polyéthylène, l’une des matières plastiques les plus résistantes, utilisées dans de nombreux emballages, offre la perspective de bio-dégrader rapidement ce polluant qui s’accumule dans l’environnement, notamment les océans. « Les déchets plastiques sont un problème environnemental mondial, surtout le polyéthylène, particulièrement résistant et qui très difficilement dégradable naturellement », explique Federica Bertocchini, une chercheuse au Centre espagnol de la recherche nationale (CSIC), auteur de la découverte de cette larve de la fausse teigne de la cire (Galleria mellonella), un papillon très répandu.

Chaque année, quelque 80 millions de tonnes de polyéthylène sont produites dans le monde, précisent ces chercheurs dont la découverte est publiée lundi dans la revue américaine Current Biology.

Cette larve, élevée commercialement en grand nombre pour servir d’appât pour la pêche, est à l’état sauvage un parasite des ruches qui se niche dans la cire d’abeilles, partout en Europe. Cette scientifique, également apicultrice amateur, a observé que les sacs en plastique dans lesquels elle plaçait la cire des ruches infectée par ce parasite, étaient rapidement criblés de trous.

D’autres observations avec un sac de supermarché au Royaume-Uni, soumis à une centaine de ces larves, ont montré que celles-ci pouvaient endommager le plastique en moins d’une heure.

Avec AFP

Premier Site d'information environnementale en Afrique centrale