Archives de catégorie : Biodiversité

Forêt : Moïse Katumbi dénonce l’exploitation illégale de bois dans le Parc national de Kundelungu

L’opposant congolais Moïse Katumbi Chapwe a dans une interview accordée à Jeune Afrique,  dénoncé  l’exploitation illégale du bois rouge dans le Parc national de Kundelungu situé dans la province du Haut-Katanga, l’une des quatre provinces issues de la décentralisation de l’ancienne  et riche province du Katanga.

Alerté par les habitants du terroir, Moïse Katumbi s’est aussi dit profondément préoccupé par la multiplication des cas d’exploitation illégale de bois rouge dans le Haut-Katanga, qu’il a dirigé entre 2007 et 2015. « Après les mines, on s’attaque désormais à nos forêts », a-t-il informé ce lundi 13 mars.

Moïse Katumbi révèle  que plus de 100 hectares de forêts sont coupés chaque jour sur la route Kasenga et Pweto. Et plusieurs camions sont mobilisés pour transporter du bois rouge vers l’extérieur du pays. Cette situation met en mal la faune et la flore dans cette partie de la République.

 » A cette allure, c’est le parc national de Kundelungu qui se trouve dans la zone de cette exploitation illégale, qui risque de disparaître totalement « , a-t-il déploré.

L’opposant congolais, tire la sonnette d’alarme sur des « risques de sécheresse et ses conséquences sur les barrages hydroélectriques » dans cette partie du pays.

Moïse Katumbi entend saisir par écrit l’Union Africaine à ce sujet. « Je compte envoyer un courrier à l’UA et à d’autres institutions internationales spécialisées, pour les interpeller et faire arrêter ces attaques contre l’environnement », poursuit-il tout en dénonçant des actes qu’il qualifié du « vrai mercenariat contre la nature ».

Il a par ailleurs exhorté le Président Kabila à s’intéresser à cette situation.

Alfred NTUMBA

Biodiversité : les étudiants de l’Unikin invités à s’engager pour sauver la vie sauvage

La vie sauvage dans le monde et en République démocratique du Congo (RDC), mérite une attention exceptionnelle au regard des menaces qui pèsent sur elle. Durant ces dernières décennies, la planète perd de manière vertigineuse certaines espèces sauvages à cause des actions directes ou indirectes de l’homme.

Les étudiants de la faculté des sciences agronomiques de l’Unikin lors de la célébration de la Journée mondiale de la vie sauvage à Kinshasa. Photo/Jennifer Labarre – Environews

Pour conscientiser l’homme sur l’importance de protéger cette vie sauvage en péril, l’ONU consacre chaque année depuis 2014, une journée à la vie sauvage (le 03 mars). A l’occasion de cette journée, le Fonds mondial pour la nature (WWF) avec l’appui de ses partenaires a organisé à Kinshasa, un forum qui a réuni plusieurs acteurs dont les étudiants de la Faculté des sciences agronomiques de l’Université de Kinshasa (Unikin).

Placée au niveau international sous le thème « écoutons la voix des jeunes », et décliné au niveau national sous : « Protégeons les sites qui abritent les espèces menacées de la faune et de la flore sauvages », cette journée a été une occasion pour la RDC de sensibiliser les jeunes sur les enjeux de la conservation, en l’occurrence celles de la vie sauvage animal et végétal, en vue de les impliquer dans la lutte contre les différents crimes fauniques.

« En ce jour, nous voulons rappeler aux uns et aux autres, qu’il est plus grand temps de réaliser que la faune sauvage contribue énormément à la survie de l’espèce humaine. Il est temps de s’engager à cette grande lutte pour un avenir meilleur ». A souligné le Directeur Général de l’Institut congolais pour la conservation de la Nature (ICCN), Cosma Wilungula.

Le Dg de l’ICCN a exhorté les jeunes à considérer les avantages de la vie sauvage et les dangers qui planent sur elle. « En tant que jeune, vous devez vous intéresser à la conservation des espèces menacées d’extinction dans notre pays, et contribuer aux stratégies de réduction de la demande afin de freiner le braconnage et le commerce illégal des espèces sauvages à l’avenir », a-t-il rappelé.

Avec une population composée essentiellement des jeunes, représentant plus 70% de la population congolaise, la RDC a une responsabilité face aux défis majeurs de la conservation de sa méga biodiversité surtout dans les aires protégées. « La journée mondiale de la vie sauvage 2017 nous donne une nouvelle occasion d’inciter les jeunes à aborder les questions de conservation. C’est également l’occasion pour eux d’engager le dialogue les uns avec les autres et, ensemble, tracer un nouveau chemin vers un monde meilleur », a indiqué un communiqué de presse de WWF émis à cette occasion.

Margaret Kinnaird, Responsable de la Faune et flore sauvage au WWF à dans ce communiqué invité la population du monde et les décideurs à une action concertée pour sauver la biodiversité. « Nous sommes à une époque charnière pour la plupart des espèces les plus fragiles, menacées par les activités humaines dont la crise actuelle du braconnage, les impacts du changement climatique et la destruction des habitats », a-t-elle insisté

L’échange fructueux entre le Dg de l’ICCN et les étudiants de l’Unikin a permis à ces derniers de mieux cerner et comprendre le bien-fondé de leur implication. « Vu le niveau des menaces qui pèsent sur notre faune sauvage, nous profitons de cette occasion pour lancer un appel en direction des autorités congolaises, qu’ils doivent promouvoir une bonne politique de conservation et de gestion de la afin de stimuler la jeunesse à s’approprier et s’engager de manière individuelle dans la lutte contre la criminalité faunique, et le commerce illicite de l’ivoire », a précisé un étudiant finaliste en sciences agronomiques de l’Unikin.

Le rapport planète vivante 2016 du WWF et de la société zoologique de Londres a montré que d’ici à 2020 on pourrait assister à une chute des populations mondiales de poissons, d’oiseaux, des mammifères, d’amphibiens, et de reptiles, celles-ci ayant déjà décliné de 58% entre 1970 et 2012. Ce rapport montre que les activités humaines exercent une pression énorme sur les espèces sauvages à un niveau inégal dans l’histoire.

Jennifer Labarre

Conservation : la situation politique serait l’une des causes du retard de décaissement du 11ème FED en RDC

Depuis la signature du 11ème Fonds européen de développement (FEF) en 2014, aucun décaissement n’a encore été effectif pour permettre à l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), de mettre en œuvre sa politique de conservation in-situ dans les parcs nationaux et aires protégées de la RDC. 

« Il y a 120 millions d’euros destinés au secteur de la conservation. Nous sommes en attente du décaissement. Les procédures sont très avancées, nous sommes au dernier virage des négociations avec l’Union européenne. Il se pourrait que le montant initial soit revu à la hausse d’après d’autres procédures du partenaire », a fait savoir le Directeur de cabinet du Directeur général de l’ICCN, Augustin Ngumbi.

Ces fonds qui seront décaissés par l’Union européenne ont pour objectif d’assurer le développement global de la conservation dans les 4 parcs phares du pays, à savoir : la Garamba, le Virunga, la Salonga, et l’Upemba. « Il y a les axes prioritaires qui ont été identifiés notamment la protection des espèces dans leurs milieux naturels, le renforcement de la gestion des parcs sus évoqués qui connaissent beaucoup des problèmes, dont le plus récurrent est le braconnage », a précisé le Dircab.

Au-delà de la conservation in-situ, ces fonds permettront entre autres d’améliorer les conditions de vies des populations riveraines, le développement des infrastructures, le développement de l’agriculture de subsistance et la prise en charge effective des éco gardes.

Le retard dans le décaissement

D’aucun se pose la question de savoir le pourquoi du retard dans le décaissement de ces fonds ? Si bien que personne ne veut l’avouer tout haut, cependant l’œil avertit constate que la situation politique que traverse la RDC serait l’une des causes qui justifient ce grand retard. « Outre les multiples procédures d’accès à ce fonds, il faut comprendre aussi que la situation politique actuelle du pays aurait un impact sur ce retard de décaissement », a estimé Augustin Ngumbi et d’ajouter qu’une fois décaissés, ces fonds rencontreront les besoins auxquels ils sont destinés.

Les financements du 11ème FED, vise globalement à contribuer à l’amélioration de la bonne gouvernance économique des ressources naturelles, la gestion durable des aires protégées et la préservation de la biodiversité.

Jennifer LABARRE

Virunga : l’ICCN recherche son personnel perdu sur le lac Edouard

3 gardes du parc et 1 pécheur sont recherchés après un accident survenu dans l’après-midi de ce jeudi, 16 février sur le lac Edouard situé aux confins de la République démocratique du Congo et l’Ouganda.

Selon le communiqué officiel publié par la Direction provinciale de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), l’une de deux embarcations en provenance de Vitshumbi pour le centre de formation d’Ishango, a chaviré suite aux complications dues à une tempête accompagnée de vents violents sur le lac.

Des équipes de recherche ont été dépêché sur le lieu du drame, entre Kisaka et Muramba. Les efforts déployées peinent à aboutir à cause d’une forte tempêtes sur le lac. A l’heure actuelle, aucun indice de vie n’a encore été retrouvé par les équipes de sauvetage.
Toutefois, le Directeur chef de site de Virunga, Emmanuel de Merode et toute l’équipe de la Direction provinciale de l’ICCN, gardent espoir de trouver leurs collègues peut-on lire dans ce communiqué.
Alfred NTUMBA

Biodiversité : la disparition des abeilles dans le monde éveille la conscience des scientifiques

Suite à la disparition exponentielle des pollinisateurs, des scientifiques japonais pensent créer des petits robots volants de la taille d’une abeille pour remédier à la crise mondiale de la pollinisation. Certes idée est partie des chercheurs japonais qui comptent donner un coup de main à la population existante d’abeilles grâce à des pollinisateurs artificiels.

Le projet prévoit d’utiliser des gels ioniques liquides, très collant pour faire ce travail à la place du miel naturel, comme le révèle un rapport de recherche publié récemment.
Alors que la population d’abeilles se réduit, on pourrait faire face à des conséquences majeures, impactant notamment les réserves mondiales de nourriture.

Le miel des seuls abeilles et autres pollinisateurs représente plus 15 milliards de dollars des récoltes agricoles des États-Unis et ces animaux occupent un rôle important pour le maintien de la bonne santé de notre écosystème.

Ces chercheurs ont appliqués les gels sur des petits drones dirigeables de la taille d’un insecte, recouverts de crin, de cheval pour imiter le corps velu d’une abeille. Les drones ont ensuite été lâchés au-dessus de Lys rosse du Japon pour voir s’ils étaient capables de faire le même travail que font les abeilles et d’autres pollinisateurs, celui de collecter du pollen et de le redéposer sur un autre fleur.
Les tests ont été convaincants mais il reste encore à améliorer le système de distribution pour que tout fonctionne en autonomie.
« Nous pensons que des robots pollinisateurs pourraient être entraines pour apprendre les chemins de pollinisation en utilisant une intelligence artificielle et des systèmes de localisation » explique un chimiste.

Aider la population décroissante des abeilles est une bonne chose, mais l’idée d’une armée de drones abeilles autonome qui traverse le pays est un petit peu trop proche de la science-fiction pour qu’on reste calme et détendu.

 

Jennifer LABARRE

Sécurité alimentaire : plusieurs dizaines d’hectares de maïs anéantis par les chenilles au Katanga

Plusieurs dizaines d’hectares de maïs viennent d’être anéantis à Kambove et Kilwa, dans l’ancienne province du Katanga. L’annonce a été faite à Kinshasa, ce mardi 14 février par le Représentant de la Fao en RDC, Alexis Bontes , Allo Sib, chargé d’analyse de vulnérabilité du Programme alimentaire mondial (PAM) et Cyrille Singa, chargé d’études au Ministère de l’Agriculture. 

Cette attaque sans précédent a été causée par des larves d’un lépidoptère originaire d’Amérique. Identifié sous le nom de « Spodoptera frugiperda », cette chenille colonisatrice a été retrouvée dans le territoire de Libenge dans la province de Sud – Ubangi, où le taux d’incident sur les plants a été évalué à plus de 82% dans tous les champs visités par la mission conjointe FAO-MINAGRI-PAM-INERA-INIKIN en novembre 2016.
Depuis plus de 10 ans, deux autres cultures vivrières de premier ordre notamment le manioc et le bananier ont été attaquées respectivement par la striure et le wilt bactérien qui ont diminué drastiquement la production et les revenus des producteurs de maniocs et bananes. Avec cette attaque du maïs, la République démocratique du Congo voit ses 3 principales sources de nourriture être dévastés comme l’avait été la pomme de terre en Irlande par le mildiou au 19ème siècle.

« Spodoptera frugiperda », l’espèce exotique envahissante la plus destructrice menace le commerce international. Cette espèce peut pondre 6 générations d’environ 50 œufs au même endroit. Ce ravageur a déjà détruit des milliers d’hectares de maïs au Zimbabwe, en Zambie et au Malawi menaçant ainsi la sécurité alimentaire.
Le zimbabwe est le pays le plus touché avec plus de 100.000 hectares de champs dévastés. La FAO dans ce pays rapporte que le ravageur est présent dans 7 des 8 provinces du pays, avec des estimations de 70% de destruction de la culture.

Des experts représentant 13 pays seront réunis d’urgence pendant trois jours dans la capitale zimbabwéenne, sous l’égide de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), afin de discuter de mesures contre cette larve qui a endommagé les cultures céréalières de plusieurs pays africains et fait craindre des pénuries alimentaires à des échelles plus importantes.
La « chenille légionnaire d’automne », originaire des Amériques et récemment introduite en Afrique, a déjà fait des ravages dans les champs de céréales en Zambie, au Zimbabwe, en Afrique du Sud et au Ghana. Le Malawi, le Mozambique et la Namibie seraient également affectés.

Alfred NTUMBA

Biodiversité : l’invasion de chenilles en Afrique au coeur d’une réunion d’urgence à Harare

L’invasion d’une chenille légionnaire vorace venue d’Amérique fait l’objet d’une réunion d’urgence sous l’égide de l’ONU mardi à Harare, afin de discuter de mesures contre cette larve qui a endommagé les cultures céréalières de plusieurs pays africains et fait craindre des pénuries alimentaires.

Des experts représentant 13 pays seront réunis pendant trois jours dans la capitale zimbabwéenne, sous l’égide de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La « chenille légionnaire d’automne », originaire des Amériques et récemment introduite en Afrique, a déjà fait des ravages dans les champs de céréales en Zambie, au Zimbabwe, en Afrique du Sud et au Ghana. Le Malawi, le Mozambique et la Namibie seraient également affectés.
Selon des experts, c’est la première fois que cette espèce cause de telles destructions de champs en Afrique. Ces chenilles dévorent le maïs, le blé, le millet et le riz, des aliments de base en Afrique australe, une région déjà frappée par l’une des pires sécheresses de ces dernières années.

La semaine dernière, le Centre international pour l’agriculture et les biosciences (Cabi) avait souligné que ces chenilles se « propageaient rapidement » sur le continent africain.
Cette organisation internationale à but non lucratif basée au Royaume-Uni avait également prévenu que ces chenilles « pourraient se propager dans les prochaines années en Asie tropicale et en Méditerranée, devenant une menace majeure pour le commerce agricole mondial ».
Selon le Cabi, le maïs est particulièrement vulnérable à cette invasion. Contrairement à l’espèce africaine de ce nuisible, cette chenille légionnaire d’automne ne progresse pas en grand nombre pour ravager les céréales, mais agit plus individuellement en se nichant dans les épis de maïs ou les racines des plantes céréalières pour les dévorer, selon la FAO.

L’agence de l’ONU a prévenu que cette invasion, combinée aux problèmes de propagation de criquets, « pourrait être catastrophique » pour l’Afrique australe qui souffre déjà de sécheresses répétées provoquées par le phénomène climatique El Nino.  » Cette phase de l’invasion a débuté mi-décembre 2016 en Zambie «  , a expliqué Kenneth Wilson, professeur à l’Université de Lancaster (Grande-Bretagne), dans une note publiée lundi.
 » L’invasion s’est maintenant propagée jusqu’à l’Afrique du Sud. Ces chenilles légionnaires se nourrissent de nombreuses céréales de base, elles peuvent donc provoquer des pénuries alimentaires dans la région « , a-t-il relevé.
Il a précisé que ces chenilles d’automne, qui s’attaquent aussi aux champs de coton, de soja, de pommes de terre et de tabac, pourraient avoir été introduites en Afrique via des végétaux importés.
Les pesticides chimiques peuvent être une solution, mais sur le continent américain ces chenilles légionnaires ont développé une résistance aux insecticides.

Le ministre adjoint à l’Agriculture du Zimbabwe, Davis Marapira, a indiqué à l’AFP que cette invasion touchait désormais les dix provinces de son pays, déjà plongé dans une grave crise économique.
« Le gouvernement aide actuellement les agriculteurs » à lutter contre ce phénomène, a-t-il affirmé.
En décembre, les autorités zambiennes ont fait appel à l’armée pour acheminer des pesticides dans plusieurs provinces affectées par ces insectes.
Avec l’AFP

Conservation : WWF lance les directives de formation des éco-gardes sur terrain

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a lancé ce vendredi 09 février, le premier volet des ressources révolutionnaires pour améliorer les conditions et la formation sur terrain des éco-gardes. « De nouvelles directives dans la formation des éco-gardes sur terrain pourraient sauver la vie de ceux qui sont en première ligne dans la lutte contre le braconnage », est le premier guide de ce type et une ressource qui pourrait sauver la vie des personnes et de la faune peut – on lire dans le communiqué publié par WWF. Continuer la lecture de Conservation : WWF lance les directives de formation des éco-gardes sur terrain

Congo Brazza – Angola : mise en place des stratégies communes pour redynamiser le secteur de l’environnement

Dans le souci de mettre en place des politiques conjointes et efficaces capables de booster le secteur de l’environnement dans les deux pays, les ministres de l’environnement de l’Angola, Maria de Fatima Jardin et du Congo, Rosalie Matondo ont signé, le week-end dernier, un accord de coopération portant sur trois axes. L’acte de signature a eu lieu dans la province de Namibie en Angola.

Les trois axes concernent, notamment les échanges d’expériences sur les programmes relatifs aux questions forestières, fauniques et environnementales ; les échanges de visites des responsables et des experts des deux pays et l’accueil réciproque des étudiants stagiaires pour la formation aux questions de la mer et de la connaissance des ressources forestières.

En effet, arrivée en Angola sur invitation de son homologue angolais pour prendre part aux cérémonies de la journée nationale de l’environnement de ce pays, Rosalie Matondo a eu l’occasion de visiter quelques réalisations ayant trait à son domaine de compétence à savoir : le centre de traitement et de recyclage des bouteilles plastiques implanté dans la zone économique spéciale de Viana ; le centre de démonstration écologique de Bibala situé dans la province de Namibie qui a été inauguré pendant cette journée ; l’unité industrielle de traitement de marbre basée dans la zone industrielle de la Namibie et la scierie des frères Abilio De Amorim à Cambinda.

Avec Adiac

 

Biodiversité : une nouvelle espèce de chenille menace le commerce mondial

Une chenille légionnaire originaire des Amériques et récemment introduite en Afrique, dévore les champs de maïs et se « propage rapidement » sur le continent, risquant de constituer une « menace majeure pour le commerce agricole mondial », révèle lundi une étude.

© Reuters

Réalisée par le Centre international pour l’agriculture et les biosciences (Cabi), une organisation internationale à but non lucratif basée au Royaume-Uni, cette étude avance que ces chenilles, baptisées chenilles d’automne, « pourraient se propager dans les prochaines années en Asie tropicale et en Méditerranée, devenant une menace majeure pour le commerce agricole mondial ».

Une enquête menée par les scientifiques de Cabi confirme aujourd’hui leur présence au Ghana.

Venue probablement « via les vols commerciaux directs » reliant l’Afrique à l’Amérique du Nord ou du Sud, cette espèce mange en priorité du maïs mais peut dévorer « plus de 100 espèces de plantes différentes » comme le riz, le sorgho, la canne à sucre, le chou, la betterave, l’arachide, le soja, le coton, le millet, les tomates, et la pomme de terre, indique l’étude.

L’analyse des chenilles prélevées dans trois régions du Ghana montre qu’il y a deux espèces qui « attaquent largement le maïs », indique le Dr Matthew Cock.

« Une action urgente sera nécessaire pour prévenir des pertes dévastatrices pour les cultures et les moyens de subsistance des agriculteurs », a-t-il ajouté.

Vendredi, l’Agence des Nations unies pour l’Alimentation (FAO) a annoncé une recrudescence de chenilles dans le sud de l’Afrique et l’organisation d’une « réunion régionale d’urgence » pour organiser une « réponse coordonnée ».

Leur présence est confirmée au Zimbabwe et les résultats de tests sont attendus au Malawi, au Mozambique, en Namibie, en Afrique du Sud et en Zambie.

En décembre, les autorités zambiennes avaient annoncé avoir fait appel à l’armée pour lutter contre une invasion de chenilles qui ravageaient les champs de maïs et menaçaient la sécurité alimentaire du pays.

Selon la FAO, le pays a déjà dépensé trois millions de dollars pour contrôler la propagation de ces chenilles qui ont déjà affecté quelque 130.000 hectares de cultures. Elles constituent une forte menace pour les récoltes de maïs, aliment de base en Zambie.

 

Avec Le Vif.