Archives de catégorie : Climat

JME 2020 : Que savent les kinois de la journée mondiale de l’Environnement ?

Le 05 juin de chaque année, le monde entier célèbre la Journée Mondiale de l’environnement. Pour cette année 2020, l’ONU a choisi comme thème, la biodiversité. Ce thème fait appel à l’action pour lutter contre la dégradation du monde naturel et également la perte énorme des espèces sauvages et de leurs écosystèmes.

Que représente cette journée pour les habitants de Kinshasa, certains d’entre eux se sont exprimés à notre micro. « L’idée est là, par ce que nous sommes fleuristes horticulteurs », a déclaré Albert Ngombolo, président des horticulteurs du boulevard Lumumba dans la commune de Limete.  « L’environnement c’est nous. C’est nous qui plantons, nourrissons les arbres et vendons des fleurs qui embellissent la ville bref c’est notre journée. Mais hélas, je suis surpris d’apprendre qu’il y a  une journée dédiée à l’environnement. Les autorités de ce secteurs non seulement qu’elles ne nous associent à la célébration, mais elles ne nous informent même pas quand à l’existence de cette journée ».

Par ailleurs, Albert Ngombolo se dit indigné de ne pas être considéré bien que horticulture est l’une des pièces importante dans le secteur de l’environnement. « C’est depuis 2003 que  je suis là, c’est seulement une seule fois que les autorités de l’environnement nous ont visité. Mon message est que le ministre de l’Environnement accorde une attention particulière à notre métier qui est en danger, les fleuristes nous sommes négligés », a-t- il renchérit. Continuer la lecture de JME 2020 : Que savent les kinois de la journée mondiale de l’Environnement ?

JME 2020 : Jean- Marie Bolika, « le Challenge aujourd’hui pour la RDC est de tirer profit de ses forêts »

La République démocratique du Congo est un grand pays environnemental au coeur de l’Afrique. Avec plus de 165 millions d’hectares de forêts représentant environ 60% des forêts du bassin du Congo, le pays se positionne comme le second poumon de la planète après l’Amazonie. Cependant, la RDC ne tire réellement pas profit de cette position stratégique qu’elle occupe au regard de services environnementaux que ses forêts rendent à la planète entière.

Jean-Marie Bolika, chef de projet gouverne forestière au WWF-RDC.

Pour Jean Marie-Bolika, expert en gouvernance forestière au WWW-RDC, le plus grand challenge aujourd’hui pour la RDC est de tirer profit de ses forêts. cette déclaration a été faite lors d’un entretien à l’occasion de la célébration de la Journaée mondiale de l’environnement. 

« Nous avons une superficie forestière importante et considérable en termes d’autant d’hectares des forêts protégées. Il faut que l’Etat congolais et sa communauté puisse tirer de bénéfices de ces forêts qu’on nous demande de protéger. C’est ça le challenge aujourd’hui », a-t-il précisé. Continuer la lecture de JME 2020 : Jean- Marie Bolika, « le Challenge aujourd’hui pour la RDC est de tirer profit de ses forêts »

JME 2020 : Claude Nyamugabo, « le concours de chacun de nous est indispensable pour protéger l’environnement et préserver notre biodiversité »

Le ministre de l’Environnement et Développement durable de la République démocratique du Congo, Claude Nyamugabo Bazibuhe, a au cours d’une adresse à l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement, invité la population congolaise à s’investir dans la préservation de la biodiversité, et la protection de l’environnement. 

Claude Nyamugabo, Ministre de l’Environnement et Développement durable, lors de la restitution de l COP25, à Kinshasa.

Pour Claude Nyamugabo, le thème choisi est un appel à l’action. «  Un million d’espèces végétales et animales sont menacées d’extinction à travers le monde, en grande partie à cause des activités humaines. Cette journée nous invite à repenser la manière dont nos systèmes économiques ont évolué et l’impact qu’ils ont sur l’environnement », a-t-il mentionné.

La République démocratique du Congo, pays de la Méga biodiversité, avec plus de dix mille espèces endogènes,  figure parmi les plus riches du continent en termes de ressources naturelles tant renouvelables que non–renouvelables.  Continuer la lecture de JME 2020 : Claude Nyamugabo, « le concours de chacun de nous est indispensable pour protéger l’environnement et préserver notre biodiversité »

JME2020 : Enjeux environnementaux, le Club PV interpelle les autorités

Le club PV représenté par son coordonateur Idris MUFUKA, a organisé une acitivité sur la place Echangeur dans la Commune de Limete. Cette activité qui s’inscrit dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Environnement avait pour  objectif, consolider les engagements pris par la République démocratique du Congo en report avec la desserte en énergie et la préservation de l’environnement, et dresser un cahier de charge qui pourra aider le gouvernement congolais à mettre un accent sur la production de l’energie renouvelable notamment avec les tonnes de dechets qui sont produits et  ne sont pas valorisés.

À la même occasion, Madame Bosingizi Jeanette, Coordonatrice de l’ONG Logos premier , pense que l’energie et la conservetion des forets sont, entre-autre des éléments qui sont à la base du développement d’un pays.  Selon elle, tous les pays qui mettent les moyens dans l’énergie et qui donnent de la valeur à l’environnement, sont ceux qui avancent mieux dans tous les secteurs de la vie à l’instar du Maroc.

Pour conclure, Idris MUFUKA, coordonateur de la synergie panafricaine de profennels de métiers en energies renouvelable ( Club PV), pense que le gouvernement provincial ne réussi pas avec son programme de Kin – Bopeto car, il n’existe aucune politique claire de transformation des déchets en énergie renouvelable.

 » Kin – Bopeto ne marche pas parce que jusqu’ici on a pas encore maitrisé la stratégie de transformation de ce déchets. Il ne faut pas ramasser les déchets sur le point A pour aller déposer sur le point B. Il faut plutôt faire de déchets une source de revenu, mais également une source d’énergie « , a indiqué Monsieur Mufuka.

Il a par ailleurs exhorté  l’autorité urbaine à  investir dans la transformation des déchets pour produire de l’énergie électrique dont les kinios on t besoin pour leur développement.

Désiré WEMBOLOWA

JME 2020 : Tout sur notre planète est interconnecté – et nous faisons partie de l’équation

A l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement, le WWF-RDC (Fonds mondial de la Nature-RDC) rappelle la nécessité pour l’humanité de rééquilibrer sa relation avec la nature, notamment à la lumière de la crise du Covid 19 qui met en lumière le lien entre les maladies émergentes et la dégradation croissante des écosystèmes naturels. L’original de cet article en anglais peut être lu sur https://updates.panda.org/interconnected

photo de forêt: © Greg Armfield/WWF-UK

Il a été largement rapporté que le COVID-19 est probablement apparu fin 2019, lorsqu’un individu de Wuhan, en Chine, a été infecté par un virus provenant d’un animal. Les scientifiques soupçonnent qu’il a pu provenir d’une chauve-souris par le biais d’un animal intermédiaire, tel qu’un pangolin.

Ayant fait le saut jusqu’à l’homme, le virus cause un terrible bilan en termes de vies humaines et de souffrances, tout en provoquant une crise économique sans précédent. Et, tragiquement, ce sont les personnes et les pays disposant des ressources les plus faibles qui risquent de subir les impacts les plus catastrophiques. 

La transmission des maladies zoonotiques des animaux aux humains est depuis longtemps reconnue comme une menace sérieuse par les experts de la santé mondiale. Des études montrent que 75 % de toutes les maladies émergentes proviennent des animaux sauvages, les dernières années ayant vu l’émergence du SRAS (tirant son origine des civettes) et du MERS (provenant des dromadaires). Pour pouvoir endiguer les futures pandémies, nous devons réduire considérablement les possibilités que les virus passent des animaux aux humains. Continuer la lecture de JME 2020 : Tout sur notre planète est interconnecté – et nous faisons partie de l’équation

CLIMAT: LA RDC VALIDE SON RAPPORT FINAL SUR LES ENTRAVES INSTITUTIONNELLES A L’INTÉGRATION DES PRIORITÉS D’ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES DANS LA PLANIFICATION NATIONALE

La République Démocratique du Congo (RDC) a validé son document sur les résultats de l’exercice d’évaluation des entraves institutionnelles à l’intégration des priorités d’Adaptation aux Changements Climatiques dans le processus de planification au niveau national. 

La route nationale n°1 en état de destruction avancée au niveau de kilomètre 5, entre la cité de Muanda et Banana, embouchure du Fleuve Congo (Photo, Serge Ntumba)à

Au cours d’un important atelier organisé à Kinshasa le mardi 25 mars 2020, et qui a réuni différentes parties prenantes clés au processus d’adaptation aux changements climatiques, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a, à travers son projet d’appui au processus « Plan National d’Adaptation aux changements climatiques » (PNA), présenté son rapport final de l’évaluation institutionnelle des entraves à l’intégration des priorités d’adaptation aux changements climatiques dans la planification au niveau national. Cette activité consistait à un examen critique et approfondi de ce rapport et à la formulation des suggestions et recommandations en vue de son enrichissement et l’obtention, à travers sa validation, d’un consensus autour de ce document.  Continuer la lecture de CLIMAT: LA RDC VALIDE SON RAPPORT FINAL SUR LES ENTRAVES INSTITUTIONNELLES A L’INTÉGRATION DES PRIORITÉS D’ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES DANS LA PLANIFICATION NATIONALE

JME : L’ONG JUREC PLAIDE POUR L’ELABORATION DES MESURES D’APPLICATION DE LA LOI RELATIVE A L’EAU PROMULGUEE DEPUIS 2015 PAR LE CHEF DE L’ETAT

Le 22 mars de chaque année, l’humanité célèbre la journée mondiale de l’eau.Chaque journée internationale représente une occasion pour informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs relatifs aux droits fondamentaux, au développement durable ou à la santé. La journée mondiale de l’eau vise également à inspirer les gens du monde à apprendre davantage sur les questions liées à l’eau, à en parler aux autres et à prendre des mesures pour faire la différence dans la protection et la gestion intégrée des ressources en eau, surtout dans les pays en développement.

Conformément à l’une des recommandations de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement (CNUED), il a été adopté le 22 décembre 1992 une Résolution n°A/RES/47/193 de l’Assemblée Générale, laquelle déclara le 22 mars de chaque année « la Journée mondiale de l’eau », à compter de l’année 1993.

En marge de la célébration de cette journée, le plan d’action pour le XXIesiècle invitait les Etats à consacrer ce jour selon le contexte national, en concrétisant des actions telles que la sensibilisation du public par des publications, des diffusions de documentaires, l’organisation de conférences, de tables rondes, de séminaires et d’expositions liés à la conservation et au développement des ressources en eau et à la mise en œuvre des recommandations de l’action 21[1]. Continuer la lecture de JME : L’ONG JUREC PLAIDE POUR L’ELABORATION DES MESURES D’APPLICATION DE LA LOI RELATIVE A L’EAU PROMULGUEE DEPUIS 2015 PAR LE CHEF DE L’ETAT

Climat :La RDC a validé sous réserve son document actualisé de Politique, Stratégie et Plan d’Actions de lutte contre les changements climatiques 2020-2024

La République démocratique du Congo a validé sous réserve son document actualisé de Politique, stratégie et plan d’actions en matière de lutte contre les changements climatiques. C’était au cours d’un atelier organisé à Kinshasa, ce mercredi 26 février.

Ce document est basé sur la réduction de la vulnérabilité aux risques climatiques et le renforcement de la résilience des divers secteurs aux effets néfastes des changements climatiques tel que repris dans le Plan National d’Adaptation, lancé en février 2019, par le gouvernement congolais. Cette mouture validée ce jour, pourrait connaître des ajouts et amendements des parties prenantes.

« Le pays entend investir dans l’établissement d’une cartographie forestière, l’évaluation de nos potentialités en biodiversité et la protection de nos tourbières. La préservation de l’environnement par une meilleure gestion de nos forets, des eaux, de l’air et de la faune, ainsi que la protection des communautés locales en veillant à la bonne gestion de concession minières et forestières », a rapporté Claude Nyamugabo, ministre congolais de l’Environnement et Développement durable.

En 2014, le Ministère de l’Environnement et Développement Durable, à travers la Direction de Développement Durable, avait élaboré un document de Politique, Stratégie et Plan d’Actions en matière de lutte contre les changements climatiques (PSPA-CC) pour la période (2016-2020). Bien que validé par les différentes parties prenantes, pour les experts, le regret est que, ce document sert de décor dans les tiroirs des bureaux. Au cours de la validation de cette nouvelle feuille de route, certaines dispositions antérieures ont été prises en compte.

Notons que la nouvelle version de ce document de politique a débuté par des échanges avec les experts de différents secteurs, question de permettre aux différentes parties prenantes de s’approprier le projet et de partager la même vision.

Albert  MUANDA

Climat : Le BCeCO financera les projets éligibles avec les dons du Fonds Vert pour le Climat

Le Fonds Vert pour le Climat dispose de quatre instruments financiers pour appuyer les projets présentés par les Etats, via les entités accréditées. Il s’agit de prêts, des dons, des prises de participations et des garanties que le Fonds vert peut offrir pour le financement d’un certain projet. Dans son processus d’accréditation comme Entité nationale, le Bureau Central de Coordination (BCeCO), a de ces quatre instruments, choisi les dons, et il justifie son choix.

« Nous avons travaillé dans le passé avec les dons que le pays recevait de ses bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux. C’est le premier choix que nous avons fait et c’est le seul, parce que nous ne voulons pas alourdir l’endettement du pays », a précisé le directeur technique du BCeCO, Gaspard Kabongo Mukise.

Toutefois, cela n’exclut pas que le BCeCO ne puisse recourir au gouvernement congolais ou à ses partenaires pour financier un projet, car selon le directeur technique, le Fonds Vert pour le Climat ne finance pas à cent pour cent le projet. Il sollicite de l’entité accréditée, et ou du gouvernement, une contribution.

Cette entité nationale, une fois accréditée, devra s’investir dans la recherche des financements nécessaires pour vider le pipeline préparé par la coordination nationale du Fonds vert.  Continuer la lecture de Climat : Le BCeCO financera les projets éligibles avec les dons du Fonds Vert pour le Climat

Climat : Le BCeCO s’apprête à devenir l’Entité de la RDC accréditée au Fonds vert pour le Climat

Le Bureau Centrale de Coordination (BCeCO), de la République démocratique du Congo est en voie de devenir une Entité nationale accréditée au Fonds Vert pour le Climat (FVC), ce mécanisme des finances climatiques des Nations unies. Elle sera la deuxième entité nationale accréditée à ce fonds en Afrique centrale, après celle du Rwanda.

Avec ses 19 ans dans la gestion des projets, cette institution congolaise présente un profil qui a milité à son acceptation au Fonds vert pour le Climat, comme entité nationale accréditée. En effet, sa taille se situe entre 50 et 250 millions de dollars américains. Le BCeCO devra donc intervenir non seulement dans les projets de risque de catégorie C considérés comme les risques minimaux, mais, il envisage aussi intervenir dans les projets de risques de catégorie B.

« Nous avons l’expérience, les outils et les ressources pour pouvoir répondre aux exigences du Fonds Verts pour le Climat. Aujourd’hui nous avons les activités de préparation, pour mettre nos procédures à niveau, avoir des formations sur certains concepts du Fonds vert. D’ici six mois, nous serons aguerris pour pouvoir passer à l’étape d’accréditation », a précisé le directeur général du BCeCO, Théophile Matondo. Continuer la lecture de Climat : Le BCeCO s’apprête à devenir l’Entité de la RDC accréditée au Fonds vert pour le Climat