Archives pour la catégorie Climat

Bassin du Nil : Le Rwanda accueillera le 5ème forum de l’Initiative du bassin du Nil

Le Rwanda accueillera du 23 au 25 octobre 2017, le 5ème forum biennal pour le développement du Bassin du Nil. En marge de cet événement, le pays de mille collines organisera également, la cérémonie « Nile Médias Awards », ainsi qu’un forum de dialogue stratégique entre l’Initiative du Bassin du Nil et les partenaires au développement 2017, a révélé un communiqué de presse rendu public par Nile-COM.

En effet, le 12 octobre dernier s’est clôturée à Entebbe en Ouganda, la 25ème  réunion annuelle du Conseil des ministres des affaires de l’eau du Nil (Nile-COM).  Les ministres ont abordé les questions stratégiques pour faire avancer la coopération dans le Nil ainsi que les questions opérationnelles.  La réunion a été suivie par les ministres en charge des affaires de l’eau du Burundi, du Soudan et de l’Ouganda. L’Ethiopie, le Kenya, le Rwanda et la Tanzanie ont envoyé des représentants, tans dis que la RDC qui est aussi membre de cette commission a brillé par son absence.

Lors de cette réunion, les ministres ont approuvée la nouvelle stratégie décennale qui  reprend les objectifs de développement de l’Initiative pour le Bassin du Nil (IBN), en tenant compte du contexte et des défis actuels dans le Bassin du Nil et de leurs priorités. La nouvelle stratégie vise six objectifs, à savoir le développement de l’hydroélectricité, le développement et le commerce d’énergie, l’amélioration et la sécurité alimentaire, la protection et la restauration des écosystèmes à travers. Ainsi que l’amélioration de la résilience du Bassin aux impacts du changement climatique et le renforcement de la gouvernance des eaux transfrontalières dans le Bassin du Nil.

Coopération du Nil

Le bassin du Nil est l’un des atouts mondial. La coopération dans le Bassin du Nil est nécessaire pour parvenir à la bonne gestion et à un développement durable des ressources en eau.

Il est très important que les états membres du bassin s’attaquent conjointement aux défis communs tels que les changements climatiques et la dégradation de l’environnement. A Suggéré le ministre éthiopien de l’eau, de l’irrigation et électricité.

Il convient de signaler la tenue de la 26ème réunion annuelle du conseil des ministres du Nil qui se tiendra en Ethiopie en 2018.

 

Jennifer LABARRE

Tchad : Signature d’un partenariat pour le développement durable du lac Tchad

La Directrice Pays du PNUD, Carol Flore-Smereczniak et le Secrétaire Exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad, Sanusi Imran  Abdullahi, on signé ce vendredi 06 octobre 2017, à N’djamena, un protocole d’accord pour la mise en œuvre du projet « Amélioration de la gestion du Lac Tchad à travers la résilience aux changements climatiques et la réduction de la pression sur les écosystèmes par la mise en œuvre du Plan Action Stratégique (PAS) ».

Poignet de mains entre la Directrice pays du PNUD et le Secrétaire exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad. ( photo Jean-Damascene Hakuzimana)

Pour la Directrice Pays du PNUD , ce projet est une des réponses appropriées qu’apporte son institution pour soutenir les efforts des Etats membres du Bassin du Lac Tchad dans la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques et la protection de ses écosystèmes fragiles : « Ce projet vise à assurer un développement socio-économique durable du Lac Tchad qui subit durant ces dernières années, de graves dégradations imputables aux pressions anthropiques exacerbées par les changements climatiques », a-t-elle précisé.

Il s’agit d’un projet multipartenaire auquel contribuera le Fonds pour l’environnement Mondial (FEM) à travers le PNUD comme Agence d’exécution. Il découle d’un long processus d’Analyse Diagnostique Transfrontalière (ADT) dans le bassin du lac Tchad ayant abouti à l’élaboration d’un Programme d’Action Stratégique (PAS) qui couvre la période 2014-2021 et qui a bénéficié du soutien du PNUD tant sur le plan technique que financier.

Le Secrétaire Exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad, Sanusi IMRAN ABDULLAHI a déclaré que cet accord marque un tournant décisif dans le cadre des efforts collectifs visant à renforcer la résilience des communautés du Lac Tchad face aux effets des changements climatiques : « Ce projet assurera un impact significatif dans la revitalisation des activités économiques et le développement durable de notre région ».

L’exécution de ce projet va permettre de mettre en œuvre des politiques concertées de réformes juridiques et institutionnelles, le développement des approches de gestion, d’investissement et d’actions pilotes pour améliorer la qualité et quantité de l’eau, protéger la biodiversité et rendre durable les moyens d’existence.

Le projet est en parfaite adéquation avec le nouveau cadre programmatique du PNUD pour la période 2017-2021 dans son pilier I : croissance inclusive et développement durable– et le pilier III- résilience environnementale et réduction des risques de catastrophes, lui-même arrimé à l’axe 4 du Plan National de Développement du Tchad 2017-2021 : Amélioration de la qualité de vie des tchadiens à travers « un environnement sain avec des ressources naturelles préservées ».

Avec Jean-Damascene Hakuzimana

Climat : La RDC s’apprête à ratifier l’accord de Paris

Le Fonds mondial pour la nature WWF, et la société civile environnementale de la RD Congo, se sont mobilisés devant le Bureau du parlement de la République, ce lundi 09 octobre  en vue de soutenir la ratification de l’accord de Paris sur le climat par la RDC. Ce processus sera au coeur des discussions à l’ouverture de la plénière du mardi 10 octobre à l’Assemblée nationale.

« Nous sommes ici, pour encourager les parlementaires à poser cet acte qui nous semble historique pour aider la RDC à rejoindre les 167 autres pays qui ont déjà ratifié cet accord. Les députés vont siéger demain pour défendre et échanger afin de ratifier cet accord. Nous sommes satisfait aujourd’hui sur le fait que ce processus que nous avons suivi depuis le début arrive à son terme », a déclaré Flory Botamba, coordonnateur des projets à WWF/RDC.

En effet, la RDC occupe 61 % des forêts du bassin du congo, raison de plus pour le pays de ratifier cet accord et regagner son positionnement de leader dans le secteur de l’environnement en Afrique.

« En ratifiant l’accord de paris, la RDC fait son travail, assume son rôle et reprend la première place dans le concert des nations spécialement pour les pays forestiers », a souligné Monsieur Botamba.

Signalons que c’est depuis Avril 2016 que les pays ont signé au siège des nations unies, l’Accord de Paris  pour le climat. La RDC était parmi les premiers pays à signer cet accord historique.

« Il est vrai qu’il y a eu une volonté politique de signer l’Accord. Nous voulons que ces efforts soient palpables et matérialisés par la ratification », a-t-il précisé.

Jennifer LABARRE

Bassin du Congo : Ce qu’il faut retenir de la conférence extraordinaire de Brazzaville

Les ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale) et de la CEA (Communauté Est – Africaine), réunis à Brazzaville le jeudi 05 octobre 2017, ont entériné la feuille de route produite lors des travaux du segment des experts la sous-région, en vue d’opérationnaliser la Commission du Bassin du Congo, et le Fonds bleu pour le Bassin du Congo.

La Commission du Bassin du Congo est l’un de trois blocs créés en novembre 2016, à Marrakech, lors du premier Sommet africain de l’action en faveur de la co-émergence de l’Afrique, tenue en marge de la COP22. Continuer la lecture de Bassin du Congo : Ce qu’il faut retenir de la conférence extraordinaire de Brazzaville

Brazzaville : Le segment technique donne du contenu à la Commission Climat du Bassin du Congo

Les délégués de 16 pays d’Afrique présents aux travaux de Brazzaville ont défini les missions et un plan d’action assorti d’un chronogramme, de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCB), en vue de son opérationnalisation, à l’issue des travaux du segment des experts qui s’est clôturé ce mercredi, 04 octobre 2017 à Brazzaville.

D’ici la fin de l’année 2107, le plan d’actions prévoit la préparation des éléments d’une stratégie de plaidoyer et de communication. Cette action sera lancée rapidement avec la mise en ligne et la promotion d’un site web dédié à la CCBT. Le plan prévoit également dans le même délai, la participation de la (CCBT) à la Cop23, en vue d’y mener des actions de promotion du Fonds bleu.
En 2018, il sera question de la présentation des résultats d’une étude de préfiguration constituée par le plan d’investissement qui doit intégrer les CDN (Contribution Déterminée au niveau National) des pays signataires. Ce plan d’investissement devra être présenté en janvier 2018 aux bailleurs des fonds, à Davos.

Les experts ont aussi donné du contenu en termes de missions à cette commission. Il s’agit notamment de promouvoir les politiques réacquises en matière d’adaptation et d’atténuation, consolider des engagement de l’Afrique en matière de la lutte contre les changements climatiques, accélérer la réalisation des initiatives déjà identifiées ou lancées, encourager et faciliter l’investissement et le financements durables, encourager et accompagner les coopérations Nord-Sud et Sud-Sud, et établir les synergies avec les autres instruments de l’Union africaine en matière de diplomatie climatique et environnementale.

Plus Spécifiquement, la CCBT va fonctionner dans le sens de coordonner et orienter les initiatives prioritaires et de mobiliser les partenaires techniques et financiers. Dans ses aspects de gouvernance, elle est constituée d’un Organe exécutif, d’un Comité de suivi, d’un Comité scientifique et technique, et d’un Comité consultatif.

La Ministre congolaise du Tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan-Naunolt, a salué le professionnalisme et sens du dévouement avec lequel les experts ont travaillé pour donner du contenu à cette Commission « Nos populations de plus en plus prêtent une grande attention aux questions relatives aux bouleversements environnementaux, en même temps qu’elles s’interrogent sur les résultats concrets de nos grandes messes et autres conférences, tandis que les catastrophes d’origines climatiques se multiplient. Il revient maintenant aux ministres et chef de délégations de s’approprier les documents produits et mis à leurs dispositions afin de mieux préparer les travaux du segment du haut niveau », a-t-elle déclaré.

Rappelons que la clôture des travaux de la Conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC et de la CAE sur l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo, du Fond bleu et sur la position commune face à la COP23 est prévue ce jeudi, 05 octobre 2017. Cette conférence a connu la participation de quelques pays africains à savoir, l’Angola, le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée, le Kenya, la République Centrafricaine, la RDC, Rwanda, Sao Toma et Principe, Soudan du Sud, Tanzanie, le Tchad et la Zambie.

Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA

Brazzaville : Le RECEIAC s’inscrit dans la dynamique de l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo

Le Réseau des Communicateurs pour l’Environnement et l’Information en Afrique centrale (RECEIAC) a promis son soutien sans faille à l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC) et le Fonds bleu. La déclaration a été faite par le vice-Président de ce plus grand réseau d’Afrique centrale, Gildas Parfait Diamoneka, dans une interview accordé à ENVIRONEWS RDC, lors de la clôture des travaux du segment des experts, ce mercredi 04 octobre à Brazzaville.

Les journalistes membres du RECEIAC, lors de la Conférence des ministres de l’Environnement et des Finances à Brazzaville

Au regard du rôle à jouer par les journalistes et communicateurs de la sous-région, dans la vulgarisation des différents outils qui doivent accompagner la démarche entreprise par les Etats pour opérationnaliser la CCBC et le Fonds bleu, le RECEIAC ne ménagera aucun effort pour apporter sa contribution à cette cause noble. « Le RECEIAC qui est connu pour son travail de sensibilisation et visibilité des actions de la CEEAC [Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale], ne peut en aucun cas rester en marge de la dynamique engagée par les Etats, telle que prévoit le plan d’actions de la Commission Climat du Bassin du Congo. Nous avons donc pour ambition de rendre visibles, les actions qui seront menées dans le cadre des projets et programmes s’inscrivant dans la CCBC », a-t-il précisé.

Pour le vice – président du RECEIAC, les travaux de Brazzaville ont été une belle opportunité qui a permis aux journalistes membres du réseau, de mieux cerner et comprendre les enjeux et problématique soulevés par les experts, afin de mieux les traduire en thématiques exploitables dans leurs medias, pour en faciliter la compréhension et favoriser leur appropriation par les communautés de chaque pays.

Avec  l’approche intégrateur de la Commission Climat du Bassin du Congo, le Réseau des communicateurs pour l’Environnement et l’information en Afrique centrale, entend élargir ses actions vers les Etats de l’Afrique de l’Est. En créant une synergie au tour des questions de l’économie de la conservation. « Avant, le Rwanda ne faisait pas partie du Réseau, aujourd’hui nous avons identifié et impliqué un journaliste rwandais. L’enjeu pour nous est d’élargir davantage ce réseau à tous les journalistes de la grande sous-région », a souligné Gildas- Parfait Diamonika.

A en croire le journaliste rwandais, Mpirwa Elisée, sa prise de contact avec le RECEIAC, augure un avenir meilleur et un échange d’expérience personnelle, surtout pour son pays qui pratique déjà l’économie de la conservation. « C’est une occasion pour moi de partager des expériences d’autres grands pays d’Afrique centrale, échanger avec les journalistes sur ce qu’ils font au quotidien et apporter aussi ma contribution en terme d’expertise », a-t-il fait savoir.

Notons par ailleurs que le plan d’actions de la Commission Climat du Bassin du Congo réserve une place de choix à la communication et la promotion du Fonds Bleu. Des actions urgentes seront menées dans un avenir proche, a précisé la Ministre du Tourisme et de l’Environnement du Congo Brazzaville, Arlette Soudan-Naunolt.

 

Alfred NTUMBA

Climat : La RDC absente à la Conférence extraordinaire de Brazzaville ?

La question vaut son pesant d’or au regard des enjeux et du rôle que doit jouer le pays dont le leadership dans le domaine de l’environnement est incontestable. Malheureusement, au moment où tous les pays du monde s’activent à se positionner pour mieux rayonner dans les négociations internationales afin de conquérir des financements climats, la République démocratique du Congo, qui regorge le ¾ des forêts du Bassin du Congo, brille souvent par ses absences remarquables dans la sphère de prise de décisions.

Une photo de famille prise sans la délégation de la RDC ( Photo, Alfred NTUMBA/Environews)

Malgré la courte distance, soit 10 minutes de la traversée qui séparent les deux capitales les plus proches du monde, Kinshasa et Brazzaville, le pays de Lumumba n’a pas semblé trouver d’intérêt à se faire représenter à ces assises de grandes envergures pour la sous-région.

Du moins pour la cérémonie d’ouverture des travaux du segment technique des experts, l’on pouvait bien constater la délégation du Sao Tomé, de la Guinée équatoriale, du Cameroun, du Gabon et d’autres pays d’Afrique centrale et de l’Est, sans mieux apercevoir celle de la RDC. Quoi de plus normal que de susciter la curiosité des observateurs.

Seul, un représentant d’une organisation internationale dont le siège est basé à Kinshasa était dans la salle. Interrogé à ce sujet, tout en gardant l’anonymat, il affirme avoir traversé avec un expert congolais, qui semble venir en tourisme, sous financement du trésor public.

Les exemples sont légion, pour illustrer ce mauvais comportement qui, de plus en plus a élu domiciles dans le chef des experts congolais. Que ce soit au sommet panafricain de Conakry (Benin), sur les énergies renouvelables organisé au mois de mars dernier, la scène s’était bel et bien reproduite.

Espérons que le segment ministériel de cette conférence prévu le jeudi 05 octobre connaitra la participation du Ministre de l’Environnement et Développement durable aux côtes de ses homologues venus de loin. Wait and see !
Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA

Brazzaville : début de la Conférence des ministres de l’Environnement et de Finances de la CEEAC et de la Communauté d’Afrique de l’Est

La Ministre du tourisme et de l’environnement de la République du Congo a procédé au lancement des travaux du segment technique de la Conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale), et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation climat du Bassin du Congo, du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, le Fonds pour l’Economie verte en Afrique centrale ainsi que sur la position commune de la sous-région face à la COP23. Ces travaux lancés ce mardi 3 octobre 2017 à Brazzaville, sont en prélude du segment de haut niveau qui se tiendra le Jeudi 05 octobre dans la capitale congolaise.

Cérémonie d’ouverture de la conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des Finances à Brazzaville ( Photos-Alfred NTUMBA/Environews)

Le segment technique des experts doit permettre d’identifier les actions concrètes à engager pour opérationnaliser les différents outils mis en place en faveur des actions et solutions qui concilient la lutte contre les changements climatiques et le développement économique durable des pays.

« Les résultats des travaux des experts doivent aboutir à l’adoption de la déclaration des ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Nous attendons des experts, un document ayant été partagé par tous, pour que nous arrivions à un consensus, afin de nous présenter à la COP23 avec des propos qui vont dans le même sens », a précisé la ministre du tourisme et de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault.

Pour la CEEAC, la Commission Climat du Bassin du Congo est un outil, et un modèle pour illustrer le lien entre la protection de l’environnement et le développement économique, l’intégration régionale et l’amélioration des conditions de vies des communautés.

« Opérationnaliser de ce fonds vise à lui donner les moyens de mobiliser des ressources pour financer les projets sectoriels en vue de rendre visible, le discours axé sur le changement climatique. Nous devons aller vite, nos population attendent, nous devons passer aux actions ». A souligné Honoré Tabuna, Représentant du Secrétaire général de la CEEAC.

L’opérationnalisation du Fonds bleu devrait cependant, entrainer celles des autres outils mis en place depuis quelques années aussi bien en Afrique centrale qu’en Afrique de l’Est. Pour la première fois, les experts de 16 pays africains réunis à Brazzaville vont tenter de s’accorder sur les différents points, étant donné que les réalités dans ces deux sous-régions ne sont pas les mêmes.

« Nous avons au niveau du Bassin du Congo ce que nous voulons, Il faut bien qu’on écoute les amis d’Afrique de l’Est, ce qu’ils veulent pour voir comment on peut arrimer cela. Au niveau de la COMIFAC, nous avons pu mobiliser 100 mètres carrés pour les expositions à Bonn, nous allons mettre ça à la disposition des pays de la sous-région, pour qu’ensemble, on sorte un programme cohérent de nos actions concertées pour la COP 23 ». A déclaré le Secrétaire général adjoint de la COMIFAC (Commission des forêts d’Afrique centrale), Gervais-Ludovic Itsoua.

Une initiative louée à sa juste valeur par les participants. « C’est une initiative géniale qui à la fois se situe dans le prolongement de la mission qui a été confiée au Président Sassou Nguesso. Si nous sommes unis autour d’un même idéal, et que nous avons la même façon de défendre des dossiers qui nous sont spécifiques, nous allons récolter des succès importants au moment des négociations sur le climat », a informé le point focal Changement climatique du Cameroun, Valentin Wagnoun.

Lors de ces travaux, il sera aussi question de la validation du plan d’action de la Commission climat pour le Bassin du Congo, la validation de la feuille de route 2017-2018 pour le Fonds bleu Climat et la validation des projets et programmes sectoriels pour le développement et la promotion de l’économie bleu.

 

Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA

Climat : La RDC face aux enjeux de la ratification de l’accord de Paris

La République démocratique du Congo pourrait, dans un très bref délai, procéder à la ratification de l’Accord de Paris sur le Climat. Bien que le projet de texte devant entériner cette ratification ne soit pas encore déposé officiellement aux bureaux de deux chambres du parlement congolais, il ressort néanmoins des échanges fructueux entre les journalistes du réseau Green Journalist Network et certains députés et sénateurs, que le pays s’emploie à ratifier cet accord conformément à la demande du Chef de l’Etat, Joseph Kabila. C’était lors d’un café de presse organisé à Kinshasa, le jeudi 28 septembre 2017.

« A ce jour, nous n’avons pas encore le projet de ratification », a affirmé le président de la commission Environnement de l’Assemblée nationale, Patrick André Kakwata. Il a par ailleurs rassuré que par le pouvoir constitutionnel investi aux députés, ils peuvent convoquer le ministre afin de mieux comprendre le pourquoi de ce retard.

 

De son coté, son collègue de la commission Environnement et Ressources naturelles du sénat, Professeur Lombeya, a promis de saisir rapidement le président de sa chambre ainsi que le gouvernement pour cette ratification soit effective dans un très cours délai.

 

« Il est clair qu’aujourd’hui que les effets néfastes du changement climatique sont palpables, à travers toute l’étendue du territoire nationale. Je crois qu’il est temps que le gouvernement prenne le dossier en main. Il est également temps d’apprendre à nos  populations, la notion de la protection et préservation de l’environnement », a déclaré le sénateur Mukonda Bonza.

 

Lire aussi : http://www.environews-rdc.org/2017/09/30/climat-lunion-europeenne-invite-la-rdc-a-ratifier-laccord-de-paris/#

 

Lorsque le pays s’engage dans de grands tourments politiques, il y a pas mal de repères qui vacillent a relevé le ministre honoraire de l’environnement et député national, Bavon N’samputu. Pour lui, « la ratification n’est pas un exercice ardu. Il faut plutôt que le gouvernement dépose le projet de texte au niveau de l’assemblée nationale pour entamer la procédure. Nous vous assurons que d’ici les semaines qui suivent, le pays va ratifier ledit accord ».

 

Selon les sources concordantes, cette question aurait été à l’ordre du jour du récent Conseil des Ministres.  Une nouvelle qui vient enthousiasmer les amoureux de la planète.

« Pour le réseau Greens Journalist Network que je représente, ce café de presse a été un succès, car les professionnels de médias ont eu accès à une pile d’informations pratiques sur l’épineuse question de la ratification de l’accord de Paris par notre pays, ainsi que sur la Cop 23. Aujourd’hui, nous sommes heureux d’apprendre que les choses bougent dans le bon sens pour qu’enfin notre pays ratifie cet accord. Nous ne pouvons que nous en féliciter », a précisé Alfred Ntumba, Coordonnateur adjoint du réseau.

 

Pour le chef de section Environnement et Santé à l’UE, Arnold Jacques de Dixmude, ce cri d’alarme des éco-journalistes vient au bon moment pour relancer l’intérêt public.   «Je me joins à la voix des citoyens, des organisations, des politiques et des médias qu’ils pressent le gouvernement à ratifier cet accord qui s’avère très bénéfique et renferme plusieurs opportunités pour ce pays », a-t-il souligné.

 

                                 

 

    Jennifer Labarre.

 

COP 23 : La société civile environnementale de la RDC prépare sa participation

Les organisations de la société civile environnementale réunis au sein du Groupe de travail climat REDD GTCR ont à l’unisson adopté le cahier des charges contenant leurs préoccupations pour une participation plus efficace et dynamique de la RDC aux cop 23 et 24. Ce document important a été formalisé lors d’une réunion organisé ce mercredi 26 septembre, à Kinshasa.

Leurs préoccupations sont à trois niveaux, dans la préparation et la participation effective des délégués de la RDC aux assises des cop23-24, sur les stratégies des négociations des parties prenantes de la RDC au cours de ces assises, ainsi que dans le suivi des résolutions qui en sortirons.

Pour y parvenir, le GTCR a aussi par la même occasion ouvert une liste des délégués pour accréditation en vue d’une participation plus quantitative et qualitative de la société civile environnementale aux prochaines Cop.

Pour le Coordonnateur du GTCR,  Espoir Tshakomwa, la société civile doit être plus représentative aux prochaines discussions sur le climat.  » Nous voulons cette fois-ci que la participation de la RDC soit marquée par la représentativité qualitative de la société civile, en vue d’un lobbyng efficace de celle-ci aux négociations avenirs sur le climat« , a-t-il déclaré.

Les délégués ont noté que depuis la signature de l’accord de Paris, les projets congolais souffrent du financement provenant du Fonds vert climat, faute de mécanisme d’accompagnement et de ratification de cet accord.

Les Amis de la nature du Congo (ANACO), comme d’autres membres de la société civile environnementale de la RDC, se sont dit fiers d’avoir efficacement participé à la mise sur pieds de ce document qui selon eux devra être pris en charge par les délégués de la RDC aux assises de Bohn en Allemagne.

Pour ce qui est de REDD+ en RDC, les organisations de la société civile souhaitent que la RDC quitte de la stratégie nationale cadre au plan national REDD+.

 

Bill Mwamba Mubenga