Archives de catégorie : Climat

COP23 ​:​ ​​ une COP d’actions, enjeux et perspectives pour les Etats membres

Ce lundi 06 novembre, s’ouvre à Bonn en Allemagne, la 23ème Conférence des parties sur le Climat (COP23). Cette COP, dite d’actions sera une tribune pour les pays membres de faire une évaluation sur les deux ans qui se sont écoulées après la signature de l’accord de Paris. Le ​12​ ​décembre​ ​2015​ ​restera​ ​sans​ ​nul​ ​une​ ​date​ ​historique​ ​dans​ ​la​ ​lutte​ ​contre​ ​le réchauffement​ ​climatique.​ ​Pour​ ​la​ ​première​ ​fois,​ ​plus​ ​de 180​ ​Etats​ ​membres​ ​de​ ​la convention​ ​cadre​ ​des​ ​nations​ ​unie​ ​sur​ ​le​s ​changements​ ​climatiques​ ​​ ​étaient​ ​parvenus​ ​à aplanir​ ​leurs​ ​divergences​ ​pour​ ​sauver​ ​la​ ​planète​ ​embrasée​ ​par​ ​les​ ​gaz​ ​à​ ​effet​ ​de serre​ ​produits​ ​par​ ​les​ ​activités​ ​anthropiques.​

​La​ ​satisfaction​ ​ressentie​ ​ce​ ​jour-là​ ​à Bourget, n’était​ ​pas​ ​loin​ ​de​ ​celle​ ​que​ ​ressentent​ ​les​ ​fidèles​ ​catholiques​ ​à​ ​la​ ​vue​ ​de​ ​la fumée​ ​blanche​ ​qui​ ​s’échappe​ ​de​ ​la​ ​cheminée​ ​du​ ​Vatican​ ​pendant​ ​le​ ​conclave​ ​des cardinaux.

« Nous​ ​avons​ ​un​ ​accord​ ​!!!!« ​ ​​, se​ ​sont​ ​exclamées​ ​plusieurs​ ​personnes,​ ​à​ ​l’annonce​ ​par Laurent​ ​Fabius​ ​de​ ​l’adoption​ ​de​ ​l’accord​ ​de​ ​Paris. ​ ​Ce​ ​texte,​ ​qui​ ​vise​ ​d’une​ ​part​ ​à​ ​limiter​ ​l’augmentation​ ​de​ ​la​ ​température​ ​moyenne​ ​de​ ​la planète​ ​bien​ ​en-dessous​ ​de​ ​2°C​ ​par​ ​rapport​ ​aux​ ​niveaux​​ ​​préindustriels​ ​et,​ ​d’autre​ ​part, « à​ ​poursuivre​ ​les​ ​efforts​ ​pour​ ​limiter​ ​la​ ​hausse​ ​des​ ​températures​ ​à​ ​1,5°C« ,​ ​est​ ​entré​ ​en application​ ​le​ ​4​ ​novembre​ ​2016.​ ​Ce​ ​laps​ ​de​ ​temps​ ​entre​ ​la​ ​signature​ ​et​ ​l’entrée​ ​en vigueur​ ​s’explique​ ​par​ ​la​ ​nécessité​ ​de​ ​réunir​ ​la​ ​signature​ ​de​ ​55​ ​pays​ ​responsables ​d’au​ ​moins​ ​55%​ ​des​ ​émissions​ ​de​ ​gaz​ ​à​ ​effet​ ​de​ ​serre.

Deux​ ​ans​ ​après​ ​,​ ​le​ ​moment​ ​est​ ​venu​ ​pour​ ​passer​ ​de​ ​la​ ​parole​ ​à​ ​l’action​.​ ​​C’est​ ​déjà​ ​demain que​ ​sera​ ​donné​ ​le​ ​coup​ ​d’envoi​ ​des​ ​travaux​ ​de​ ​la​ ​COP23,​ ​qui​ ​se​ ​tiendra​ ​à​ ​Bonn,​ ​en Allemagne,​ ​du​ ​6​ ​au​ ​17​ ​novembre​ ​prochains.​ ​Mais​ ​​ ​​ ​plusieurs​ ​autres​ ​objectifs​ ​seront​ ​inscrits à​ ​l’agenda​ ​de​ ​cette​ ​réunion​ ​,​ ​notamment​ ​celui​ ​de​ ​gérer​ ​la​ ​délégation​ ​américaine,​ ​après l’annonce​ ​de​ ​Donald​ ​Trump ​sur​ ​le​ ​désengagement​ ​​ ​de​ ​son​ ​pays​ ​à​ ​l’accord​ ​de​ ​Paris.

Au regard de toutes les catastrophes naturelles qui ont précédé cette 23ème Conférence des parties sur le Climat, il est plus que jamais impératif d’appliquer l’accord de Paris pour éviter à la planète une trajectoire apocalyptique. C’est pour cette raison que la COP23, sous la présidence des îles Fidji devra tenir​ ​d’un certain nombre d’enjeux.

​Faire​ ​avancer​ ​les​ ​négociations​ ​sur​ ​l’accord​ ​de​ ​Paris

L’une des tâches de cette la COP23 est bien celle de « préparer le dialogue de facilitation, qui portera sur la révision des contributions nationales à la hausse afin d’atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris« , explique le Parlement européen, qui enverra une délégation de 12​ ​députés​ ​à​ ​Bonn pour un​ ​dialogue​ ​normalement​ ​prévu​ ​pour​ ​2018.

Cette COP23 s’annonce donc comme une conférence plutôt technique, qui vise à préparer la COP24, qui sera organisée en 2018, en Katowice (Pologne). C’est à ce moment-là que l’on connaîtra les détails de la mise en oeuvre concrète de l’accord de Paris que Laurent Fabius​ ​avait​ ​décrit​ ​comme​ ​ »ambitieux​ ​et​ ​équilibré« .

​Gérer​ ​la​ ​position​ ​américaine

La nouvelle avait fait l’effet d’une bombe. Le 1er juin dernier, Donald Trump a confirmé que les États-Unis se retireraient de l’accord de Paris, considérant que le texte « désavantageait » son pays. Pour autant, la décision du président américain ne pourra entrer en application qu’à​ ​partir​ ​de​ ​2019, une​ ​délégation​ ​américaine​ ​sera​ ​donc​ ​bien​ ​présente​ ​à​ ​Bonn.

Les regards seront braqués sur les représentants de l’administration Trump, qui auront à choisir entre plusieurs stratégies, notamment, s’impliquer dans les négociations pour avantager leur pays,​ ​paralyser​ ​les​ ​discussions​ ​ou​ ​alors​ ​rester​ ​neutres​ ​et​ ​en​ ​retrait.

​Empêcher​ ​d’autres​ ​pays​ ​d’emboîter​ ​le​ ​pas​ aux USA

 Si le risque semble modéré, il n’est pas impossible que certains pays, qui redoutent les règles auxquelles ils seront soumis, puissent eux aussi se désengager de l’accord de Paris, au même titre que les États-Unis. À ce titre, une attention toute particulière sera portée au cas de la Russie, seul pays du G20, avec la Turquie, qui n’a pas ratifié le texte à l’heure actuelle.

Vladimir Poutine pourrait par exemple réitérer la stratégie mise en place en 2001, lors du retrait des États-Unis du protocole de Tokyo. Il avait ainsi profité de la situation pour obtenir de nombreuses concessions concernant les objectifs demandés à son pays avant de se réengager.

 ​Sensibiliser​ ​la​ ​planète​ ​sur ​la​ ​situation​ ​des​ ​îles​ ​pacifiques

« Les enjeux pour nous sont extrêmement importants », a déclaré le premier ministre des îles Fidji et président de la COP23, Frank Bainimarama. « Spécialement pour nos amis des îles Marshall, Tuvalu et Karibati, dont l’existence même est menacée. Mettre en œuvre l’accord de Paris est crucial mais pas suffisant pour nous sauver. Nous devons aussi convaincre le reste du monde d’aller encore plus loin« , avait-il expliqué lors du discours d’ouverture​ ​d’un​ ​rassemblement​ ​préparatoire​ ​à​ ​la​ ​COP,​ ​le​ ​16​ ​octobre​ ​dernier.

Ces territoires sont en effet en grand danger. Plusieurs experts et ONG estiment que si le réchauffement climatique n’est pas limité à 1,5 degré, les îles et littoraux pourraient être rayés​ ​de​ ​la​ ​carte. A quelques heures du début de ces grandes assises sur le climat, les défenseurs de la planète ne souhaitent rien de plus que la volonté des politiques, à concrétiser l’accord de Paris qu’ils ont eux-mêmes​ ​signé.
Thierry-Paul​ ​KALONJI

Climat : des entités publiques et privées formées sur les finances climatiques en RDC.

C’est sur une note positive que  s’est clôturée le 2 novembre dernier,  la session de formation  sur les finances climatiques, les standards fiduciaires internationaux et les normes environnementales sociales, organisée par la  Coordination du Fonds vert pour le climat en RDC en collaboration avec le Centre de suivi écologique.  L’activité s’est inscrite dans  le cadre des opérations préparatoires de la RDC à la conquête des financements climatiques.

Les participants à cette séance de formation ont pendant 3 jours, engrangés des connaissances relatives à la finance climatique. Accord de Paris, architecture de la finance climatique, genèse du Fonds vert  pour le climat et les normes  fiduciaires de bases, tels sont les thèmes qui ont été développés au cours de cet atelier de renforcements de capacité.

Selon les organisateurs, cet atelier a été initié dans le but d’aider les entités publiques et privées de la RDC, à se rendre compétitives sur le marché de finance climatique. « Grâce à cette formation, on acquiert des grandes capacités pour pouvoir monter des projets qui seront éligibles.  Nous savons à présent comment arriver à présenter plus de projets de qualité éligible afin d’attirer plus de financement climatique pour la RDC », a  confié Hans NDJAMBA, Coordonnateur national du Fonds vert pour le climat.

Les faiblesses, les points forts, et les opportunités que regorgent la RDC concernant le financement climatique ont été passés en revus par les participants. Après des travaux  en groupes, les apprenants ont par la suite émis des propositions pour remédier aux faiblesses, améliorer les points forts et renforcer davantage les opportunités. «J’étais agréablement surpris, car la plus part de participants a suivi avec beaucoup d’intérêt cette formation et s’est engoué lors des travaux de groupe. Grâce à cette formation, ils ont amélioré leur capacité en ce qui concerne la finance climatique », a déclaré  le facilitateur de cette formation, Jahd LEBBEN.

Pour leur part, les participants n’ont pas caché leur joie d’avoir enrichi leur connaissance sur le financement du Fonds vert pour le climat. Ils ont promis d’utiliser à bon escient toutes les connaissances engrangées pendant ces trois jours, afin d’aider la RDC a bénéficier pleinement du Fonds vert, d’autant plus qu’elle est une actrice stratégique dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Apres Kinshasa, cet atelier s’étendra à l’intérieur du pays, ont assuré les responsables de la Coordination nationale du Fonds vert pour le climat.

 

Thierry-Paul KALONJI

 

 

 

 

Santé : les effets des changements climatiques affectent déjà notre santé

C’est un rapport qui  une fois de plus suscite émoi et consternation. Les changements climatiques ont  à ce jour un impact concret sur notre santé. Les symptômes provoqués par l’augmentation des températures moyennes et la multiplication des événements climatiques extrêmes sont clairs depuis quelques années, et les impacts sur la santé sont bien pires qu’on ne le pensait auparavant. La transition vers une société sobre en carbone s’avère plus que jamais un impératif. C’est ce qui ressort d’un rapport publié mardi 31 octobre dans la revue médicale britannique The Lancet, relayée par lemonde.fr

Selon ce document, le nombre de personnes affectées par les vagues de chaleur a augmenté d’environ 125 millions  entre 2000 et 2016. Les auteurs ont  relevé  les conséquences sur leur santé allant du stress thermique ou coup de chaleur à l’aggravation d’une insuffisance cardiaque préexistante ou à un risque accru d’insuffisance rénale liée à une déshydratation. Sur la même période, la hausse de température a par ailleurs réduit de 5.3 % la productivité des travailleurs dans les zones rurales, poursuit le rapport.

Le réchauffement du climat a par ailleurs élargi le champ d’action du moustique porteur de la dengue, augmentant son aptitude à transmettre la maladie de 9,4 % depuis 1950, tandis que le nombre de personnes infectées était presque multiplié par deux tous les dix ans.

Baptisé «  compte à rebours sur la santé et les changements climatiques », ce rapport entend mesurer tous les ans jusqu’en 2030 les progrès réalisés pour quarante indicateurs clés concernant ces deux sujets.

Lancé en 2015, il est élaboré par vingt-quatre organismes de recherche et organisations internationales, dont l’organisation mondiale de la santé et l’organisation météorologique mondiale.

Le nombre de catastrophes climatiques a augmenté de 46% entre 2000 et 2016, observent les auteurs du rapport. Et  Il y a peu de doute qu’il y aura à l’avenir une hausse de la fréquence et de la gravité de ces épisodes, concluent-ils.

Malgré cette triste prédiction, il faut relever qu’après quinze ans d’inaction relative, les progrès vers une société sobre en carbone et pour s’adapter au changement climatique se sont accélérés ces cinq dernières années, notamment grâce à l’accord de Paris.

Mais au vu de la multiplication prévisible des phénomènes climatiques extrêmes, de nombreuses barrières technologiques, financières et politiques restent à franchir, en particulier dans les pays à faible et moyen revenu, pour s’adapter et limiter l’impact sur la santé, avertit ce rapport.

 

Thierry-Paul KALONJI

Fonds vert : la République démocratique du Congo affûte ses armes

La Coordination du fonds vert pour le climat en RDC en collaboration avec le Centre de suivi Ecologique ont ouvert ce 31 octobre à Kinshasa, une session de formation sur les finances climatiques, les standards fiduciaires internationaux et les normes environnementales sociales. Cette activité qui s’inscrit dans le cadre des activités du fonds vert pour le climat en RDC se veut un moment crucial pour aider le pays de s’outiller davantage sur les différents contours du fonds vert d’une part, et de se perfectionner afin d’élaborer des projets compétitifs pour bénéficier des financements d’autre part.

C’est dans la salle arche située dans l’enceinte de la clinique Ngaliema que les ONG œuvrant dans la gestion et suivi des projets, les membres de l’Autorité nationale désignée ADN et des institutions susceptibles d’être accréditées assisteront pendant  trois jours à cet atelier de renforcement de capacité.

Pour les organisateurs, l’objectif de cette rencontre est de permettre aux participants de se familiariser avec l’architecture de la finance climatique et les principaux fonds sur le climat, et d’acquérir les connaissances de base relatives au fonds vert et ses modalités de fonctionnement.

Les pays du monde étant soumis à une rude concurrence pour obtenir ces financements du fonds vert, il est impérieux que la RDC qui regorge  des ressources énormes en terme de forêts affûte bien ses armes afin de  rendre ses projets  éligibles  auprès du Fonds vert de l’ONU pour le climat.

«  Cet atelier est important pour la RDC, dans la mesure où elle  va renforcer ses capacités pour mieux accéder aux opportunités de financement que présente le fonds vert sur le climat actuellement », a souligné Jadh LEBBENE, consultant en changement climatique.

Outre les compétences techniques que doivent avoir  les pays désireux de bénéficier du fonds vert, ceux-ci doivent disposer d’une autorité nationale désignée (AND) qui remplit le rôle du point focal au niveau du fonds vert. Ainsi les projets élaborés liés à l’atténuation ou l’adaptation seront soumis au fonds vert via les agences accréditées. Cette procédure est applicable notamment  pour la RDC qui n’a pas jusqu’à ce jour une agence accréditée.

Si tout va  bien, le pays pourra se départir de cette procédure car elle est en voie d’obtenir sa propre agence d’accréditation entièrement congolaise, a renseigné Rubin RACHIDI, directeur de cabinet adjoint du ministre de l’Environnement et développement durable.

Notons qu’après cette première session de formation, une deuxième est attendue la semaine prochaine. Elle aura cette fois-là pour objectif de permettre aux participants de savoir comment remplir le formulaire des projets concrets à développer et à présenter au fonds vert.

 

Thierry-Paul KALONJI

Climat : discordances entre les promesses des Etats et les réductions de GES

A la veille de la COP23 qui se tiendra à Bonn (Allemagne) au cours de ce mois de novembre, un nouveau rapport de l’ONU sur le climat vient de jeter un pavé dans la marre. L’étude publiée mardi 31 octobre, révèle en effet l’écart catastrophique qui se dégage entre les promesses nationales et les réductions devant véritablement être opérées par les Etats qui se sont engagés à Paris en 2015, pour maintenir le réchauffement climatique en deçà de 2°C.

Deux ans après la signature de cet accord, les engagements pris et actions posées par les parties ne semblent refléter la réalité. Les experts de l’ONU préviennent que l’échec est proche. «Les engagements actuels des États couvrent à peine un tiers des réductions d’émissions nécessaires. Les efforts sont encore insuffisants pour éviter un avenir misérable à des centaines de millions de personnes », a indiqué le directeur de l’ONU Environnement, Erik Solheim.

Erik Solheim s’inquiète de l’intensification des canicules, inondations, super-ouragans et autres catastrophes naturelles qui pourraient frapper  davantage
l’humanité, si rien n’est fait. « C’est inacceptable. Si nous investissons dans les technologies adéquates, en nous assurant que le secteur privé soit impliqué, il est possible de respecter la promesse que nous avons faite à nos enfants de protéger leur avenir. Il faut que nous nous y attelons dès maintenant », a-t-il déclaré.

A une semaine de l’ouverture de la COP 23 à Bonn en Allemagne, la 8ème édition du rapport de l’ONU sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière d’émissions de CO2,  laisse sans mot les pays signataires et accroît les inquiétudes auprès de ces derniers.

 

Jennifer LABARRE

Forêt : des scientifiques visitent les tourbières récemment découvertes en RDC

 Greenpeace Afrique organise du  27 au 29 octobre, une  expédition au village Lokolama, situé à près de 45 kilomètres de Mbandaka, Chef-lieu de l’ancienne province de l’Equateur. Les scientifiques, les autorités nationales, accompagnés de médias nationaux et internationaux  se rendrons dans les tourbières des forêts du Bassin du Congo  pour comprendre leur importance dans la lutte contre les effets des  changements climatiques.

Au cours de cette expédition, les scientifiques qui ont récemment découvert ces tourbières, vont continuer leur recherche et  mesurer la profondeur ainsi que le potentiel que ces gigantesques espaces renferment.

Selon les organisateurs, l’objectif de cette expédition est de montrer l’existence des tourbières dans les forêts intactes de la République Démocratique du Congo. Il s’agit surtout de montrer l’importance de ces tourbières dans la régulation du climat grâce leur grande capacité de stockage du dioxyde de carbone.

Les scientifiques auront donc l’opportunité d’expliquer aux journalistes et aux représentants du secteur forestier, l’importance de protéger les forêts du bassin du Congo et de conserver les zones de tourbières, précise le communiqué.

Après l’expédition, une journée d’échanges sera organisée sur le navire Esperanza avec les décideurs politiques, les scientifiques et les médias, afin de montrer les résultats de cette expédition et de discuter des solutions de conservation à mettre en oeuvre avec les communautés. Ensuite, certains participants vont raconter cette découverte cruciale dans la lutte contre le changement climatique à la COP23 à Bonn, à partir du 6 novembre, informent les organisateurs.

Cette expédition dans les tourbières s’inscrit dans cadre de la campagne “Donne une chance aux forêts du bassin du Congo” initiée par Greenpeace Afrique du 13 octobre au 10  novembre 2017 au Cameroun, en RDC et au Congo-Brazzavillle. Elle est appuyée par la présence du navire Esperanza, le plus grand navire de la flotte de Greenpeace, dans les eaux de la RDC depuis le 24 octobre 2017.

 

Alfred NTUMBA

 

Bassin du Nil : Le Rwanda accueillera le 5ème forum de l’Initiative du bassin du Nil

Le Rwanda accueillera du 23 au 25 octobre 2017, le 5ème forum biennal pour le développement du Bassin du Nil. En marge de cet événement, le pays de mille collines organisera également, la cérémonie « Nile Médias Awards », ainsi qu’un forum de dialogue stratégique entre l’Initiative du Bassin du Nil et les partenaires au développement 2017, a révélé un communiqué de presse rendu public par Nile-COM.

En effet, le 12 octobre dernier s’est clôturée à Entebbe en Ouganda, la 25ème  réunion annuelle du Conseil des ministres des affaires de l’eau du Nil (Nile-COM).  Les ministres ont abordé les questions stratégiques pour faire avancer la coopération dans le Nil ainsi que les questions opérationnelles.  La réunion a été suivie par les ministres en charge des affaires de l’eau du Burundi, du Soudan et de l’Ouganda. L’Ethiopie, le Kenya, le Rwanda et la Tanzanie ont envoyé des représentants, tans dis que la RDC qui est aussi membre de cette commission a brillé par son absence.

Lors de cette réunion, les ministres ont approuvée la nouvelle stratégie décennale qui  reprend les objectifs de développement de l’Initiative pour le Bassin du Nil (IBN), en tenant compte du contexte et des défis actuels dans le Bassin du Nil et de leurs priorités. La nouvelle stratégie vise six objectifs, à savoir le développement de l’hydroélectricité, le développement et le commerce d’énergie, l’amélioration et la sécurité alimentaire, la protection et la restauration des écosystèmes à travers. Ainsi que l’amélioration de la résilience du Bassin aux impacts du changement climatique et le renforcement de la gouvernance des eaux transfrontalières dans le Bassin du Nil.

Coopération du Nil

Le bassin du Nil est l’un des atouts mondial. La coopération dans le Bassin du Nil est nécessaire pour parvenir à la bonne gestion et à un développement durable des ressources en eau.

Il est très important que les états membres du bassin s’attaquent conjointement aux défis communs tels que les changements climatiques et la dégradation de l’environnement. A Suggéré le ministre éthiopien de l’eau, de l’irrigation et électricité.

Il convient de signaler la tenue de la 26ème réunion annuelle du conseil des ministres du Nil qui se tiendra en Ethiopie en 2018.

 

Jennifer LABARRE

Tchad : Signature d’un partenariat pour le développement durable du lac Tchad

La Directrice Pays du PNUD, Carol Flore-Smereczniak et le Secrétaire Exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad, Sanusi Imran  Abdullahi, on signé ce vendredi 06 octobre 2017, à N’djamena, un protocole d’accord pour la mise en œuvre du projet « Amélioration de la gestion du Lac Tchad à travers la résilience aux changements climatiques et la réduction de la pression sur les écosystèmes par la mise en œuvre du Plan Action Stratégique (PAS) ».

Poignet de mains entre la Directrice pays du PNUD et le Secrétaire exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad. ( photo Jean-Damascene Hakuzimana)

Pour la Directrice Pays du PNUD , ce projet est une des réponses appropriées qu’apporte son institution pour soutenir les efforts des Etats membres du Bassin du Lac Tchad dans la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques et la protection de ses écosystèmes fragiles : « Ce projet vise à assurer un développement socio-économique durable du Lac Tchad qui subit durant ces dernières années, de graves dégradations imputables aux pressions anthropiques exacerbées par les changements climatiques », a-t-elle précisé.

Il s’agit d’un projet multipartenaire auquel contribuera le Fonds pour l’environnement Mondial (FEM) à travers le PNUD comme Agence d’exécution. Il découle d’un long processus d’Analyse Diagnostique Transfrontalière (ADT) dans le bassin du lac Tchad ayant abouti à l’élaboration d’un Programme d’Action Stratégique (PAS) qui couvre la période 2014-2021 et qui a bénéficié du soutien du PNUD tant sur le plan technique que financier.

Le Secrétaire Exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad, Sanusi IMRAN ABDULLAHI a déclaré que cet accord marque un tournant décisif dans le cadre des efforts collectifs visant à renforcer la résilience des communautés du Lac Tchad face aux effets des changements climatiques : « Ce projet assurera un impact significatif dans la revitalisation des activités économiques et le développement durable de notre région ».

L’exécution de ce projet va permettre de mettre en œuvre des politiques concertées de réformes juridiques et institutionnelles, le développement des approches de gestion, d’investissement et d’actions pilotes pour améliorer la qualité et quantité de l’eau, protéger la biodiversité et rendre durable les moyens d’existence.

Le projet est en parfaite adéquation avec le nouveau cadre programmatique du PNUD pour la période 2017-2021 dans son pilier I : croissance inclusive et développement durable– et le pilier III- résilience environnementale et réduction des risques de catastrophes, lui-même arrimé à l’axe 4 du Plan National de Développement du Tchad 2017-2021 : Amélioration de la qualité de vie des tchadiens à travers « un environnement sain avec des ressources naturelles préservées ».

Avec Jean-Damascene Hakuzimana

Climat : La RDC s’apprête à ratifier l’accord de Paris

Le Fonds mondial pour la nature WWF, et la société civile environnementale de la RD Congo, se sont mobilisés devant le Bureau du parlement de la République, ce lundi 09 octobre  en vue de soutenir la ratification de l’accord de Paris sur le climat par la RDC. Ce processus sera au coeur des discussions à l’ouverture de la plénière du mardi 10 octobre à l’Assemblée nationale.

« Nous sommes ici, pour encourager les parlementaires à poser cet acte qui nous semble historique pour aider la RDC à rejoindre les 167 autres pays qui ont déjà ratifié cet accord. Les députés vont siéger demain pour défendre et échanger afin de ratifier cet accord. Nous sommes satisfait aujourd’hui sur le fait que ce processus que nous avons suivi depuis le début arrive à son terme », a déclaré Flory Botamba, coordonnateur des projets à WWF/RDC.

En effet, la RDC occupe 61 % des forêts du bassin du congo, raison de plus pour le pays de ratifier cet accord et regagner son positionnement de leader dans le secteur de l’environnement en Afrique.

« En ratifiant l’accord de paris, la RDC fait son travail, assume son rôle et reprend la première place dans le concert des nations spécialement pour les pays forestiers », a souligné Monsieur Botamba.

Signalons que c’est depuis Avril 2016 que les pays ont signé au siège des nations unies, l’Accord de Paris  pour le climat. La RDC était parmi les premiers pays à signer cet accord historique.

« Il est vrai qu’il y a eu une volonté politique de signer l’Accord. Nous voulons que ces efforts soient palpables et matérialisés par la ratification », a-t-il précisé.

Jennifer LABARRE

Bassin du Congo : Ce qu’il faut retenir de la conférence extraordinaire de Brazzaville

Les ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale) et de la CEA (Communauté Est – Africaine), réunis à Brazzaville le jeudi 05 octobre 2017, ont entériné la feuille de route produite lors des travaux du segment des experts la sous-région, en vue d’opérationnaliser la Commission du Bassin du Congo, et le Fonds bleu pour le Bassin du Congo.

La Commission du Bassin du Congo est l’un de trois blocs créés en novembre 2016, à Marrakech, lors du premier Sommet africain de l’action en faveur de la co-émergence de l’Afrique, tenue en marge de la COP22. Continuer la lecture de Bassin du Congo : Ce qu’il faut retenir de la conférence extraordinaire de Brazzaville