Archives de catégorie : Climat

RECEIAC : la mise en place d’un mécanisme d’échange d’informations sur le changement climatique et la REDD+

Le Réseau des Communicateurs pour l’Environnement et l’Information en Afrique Centrale (RECEIAC), a mis en place à l’issue de son Atelier régional organisé à Douala (Cameroun) du 05 au 07 avril, un mécanisme d’échange d’informations  en matière de changements climatiques et REDD+ pour la gestion durable des écosystèmes du Bassin du Congo.

Les journalistes et communicateurs d’Afrique centrale en formation sur les changements climatiques et REDD+ à Douala. Photo (Alfred Ntumba/Environews)

Ce mécanisme basé sur la communication Media et networking de professionnels des medias, consiste en l’échange d’informations et d’expériences de terrain au niveau local, national et sous régional. Grâce aux différents outils reçus lors de cet atelier, les participants s’activeront à simplifier davantage l’information traitée sur ces thématiques et faciliter la compréhension aux différentes cibles y compris en langues locales, afin d’inverser la courbe de l’ignorance sur les questions de changements climatiques et de REDD+ qui caractérise la sous-région.

« J’ai été témoin durant 3 jours, de votre participation, votre intérêt et votre engagement aux travaux qui se sont articulés autour de 4 modules importants de cet atelier. J’espère que chacun de vous a obtenu des connaissances qui lui seront utile dans la tache individuelle afin de permettre au RECEIAC d’atteindre ses objectifs », a précisé, Michel Ndjatsana, Représentant du Secrétaire Exécutif de la COMIFAC.

Les communicateurs et journalistes ayant participé à cet atelier, ont été dotés de nouvelles connaissances qui ont amélioré leur compréhension des questions liées aux changements climatiques et REDD+. «  En tant que journaliste, nous sommes obligés d’apprendre chaque jour. Cette formation nous a permis d’avoir des connaissances qui vont nous servir dans notre tâche quotidienne d’informer le public sur les effets néfastes des changements climatiques. A mon retour au pays, je vais me mettre au travail pour aider mon public à comprendre ces questions et changer son comportement », a affirmé Samuel Obiang, journaliste équato-guinéen.

Le Président du RECEIAC, Raoul Siemeni, s’est félicité de l’aboutissement heureux de cet atelier. « Nous nous félicitons de la qualité du contenu donné au final, qui a permis au Réseau de porter un certain nombre d’éléments en terme de plaidoiries qui seront élaborés en vue de renforcer naturellement les actions du RECEIAC au niveau sous régionale et international », a-t-il confié.

Ces assises organisées avec l’appui financier du Projet régional REDD (PREREDD), ont permis également aux chevaliers de la plume de s’enquérir des informations sur ce projet qui touche à sa fin. « On s’est rendu compte qu’il y’avait un groupe de partenaires qui était absent dans la mise en œuvre du projet notamment les communicateurs et les journalistes. Nous avons saisi cette occasion pour leur informer sur les réalisations de la COMIFAC et du PREREDD afin qu’elles soient connues du grand public. Si le COMIFAC nous saisit sur les questions de communication, nous sommes disposés à voir dans quelles mesures nous pouvons organiser d’autres conventions avec le RECEIAC pour d’éventuelles partenariats », a déclaré, Lydie Guimbous, experte chargée du suivi et évaluation du PREREDD.

Au sortir de cet atelier, une feuille de route assortie des recommandations a été adoptée par le RECEIAC pour redynamiser ses activités.

Depuis Douala, Prince Alfred NTUMBA

RECEIAC : des journalistes et communicateurs se dotent des outils de vulgarisation sur les changements climatiques et la REDD+

Le Réseau des communicateurs pour l’environnement et l’information en Afrique centrale (RECEIAC), a lancé ce jeudi, 05 avril à Douala (Cameroun), les travaux de l’atelier sous régional de renforcement des capacités des journalistes et communicateurs en matière de Changements Climatiques et REDD+ pour la Gestion durable des écosystèmes du Bassin du Congo.

Photo de famille de journalistes membres du RECEIAC lors du lancement de l’atelier sur les changements climatiques et la REDD+ à Douala au Cameroun ( Photo Alfredo Prince/Environews-RDC)

Durant 4 jours, les journalistes de 6 pays membres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), vont améliorer leurs connaissances et se doter des outils nécessaires à l’information, la sensibilisation et la communication des masses sur les changements climatiques et la REDD+.

Selon le Secrétaire Exécutif adjoint de la COMIFAC, Gervais-Ludovic Itsoua Madzous, le soutien de son institution au RECEIAC pour l’organisation de cet atelier, est une façon de pousser les journalistes de la sous-région à aller vers l’information environnementale avec des connaissances exactes sur des questions hautement techniques.

« Il faut bien que l’information mise à la disposition de notre base soit de bonne qualité. C’est dans cette perspective que la COMIFAC a estimé qu’il est important de donner de la bonne information aux journalistes,  et chargés de communication des ministères qui sont en contact direct avec la population et les décideurs », a-t-il précisé.

Cependant, Monsieur Itsoua reconnait le retard dans la préparation des journalistes à mieux cerner les contours des questions de changements climatiques et REDD+. Il a promis par la même occasion d’y remédier. « Effectivement, nous estimons qu’il y’a un retard et qu’à l’issue de tels travaux par exemple, nous pouvons arriver à rentre ces genres d’activités récurrentes », a-t-il informé.

Pour le Réseau des communicateurs pour l’environnement et l’information en Afrique centrale (RECEIAC), les questions de changements climatiques restent un défi pour l’Afrique Centrale. Il est important que les journalistes et communicateurs de la sous-région s’en approprient afin d’aider les populations à les comprendre et s’impliquer dans la lutte contre les effets néfastes de ces changements. « Il est normal que le RECEAC organise de pareils rencontres pour cette catégorie d’acteurs qui est en contact direct et permanant avec les populations à travers leurs productions. Les outils adéquats qu’ils recevront lors de cet atelier vont les aider à professionnaliser leur métier et se spécialiser dans des domaines spécifiques de l’environnement », a indiqué le Président du RECEIAC, Raoul Siemeni.

Les attentes pour les participants à ces assises vont au-delà d’une simple formation. « Je souhaite que cette rencontre aide aussi à affiner la cohésion entre la COMIFAC, le RECEIAC et les Ministère en charge forêts et de l’environnement afin de rendre fluide la communication entre ces 3 entités », a suggéré le Chargé de Communication du Ministère de l’environnement de la RDC, Teddy Ntenday. Et d’ajouter que : « Cet atelier est très important car il permet non seulement de renforcer nos capacités mais également de rappeler certaines notions élémentaires et importantes compte tenu de la nouveauté des termes comme REDD, adaptation et atténuation. Nos attentes sont celles de ramener au pays une meilleure compréhension et des connaissances pratiques sur ces différents concepts ».

De retour dans leurs pays respectifs, les participants à cet atelier devront mettre en pratique les nouvelles connaissances acquises à Douala pour améliorer les contenus de leurs productions afin de faciliter la compréhension à leurs différentes cibles notamment, la population et les décideurs politiques considérés comme des acteurs clés dans le processus de luttes contre les effets néfastes de changements climatiques .

Notons que l’atelier de Douala en faveur des journalistes d’Afrique centrale s’inscrit dans la droite ligne de la feuille de route de la COMIFAC telle que définie par son nouveau staff dont le mandat a pris cours depuis le début de cette année.
Depuis Douala, Prince-Alfredo NTUMBA

Climat : 2016 l’année la plus chaude « la planète entre en territoire inconnu »

Toutes les institutions échues à l’observation du climat l’avaient déjà affirmé en mettant en avant
leurs propres chiffres en ordre dispersé. La confirmation de ces données vient d’être faite par
l’organisation météorologique mondiale OMM. Selon le bilan climatique annuel établi par cette
institution Onusienne ; l’année 2016 a bien été celle de tous les records, a rapporté le journal Le
monde.

Ce rapport climatique révèle que le réchauffement climatique en cours a affecté tous les compartiments
du système climatique. De la hausse du mercure à l’élévation des océans, en passant par la chute rapide
de banquise.

L’indicateur le plus frappant reste celui relatif à la température moyenne de la planète. Celle-ci a été
supérieure de 1,1 °C à la moyenne de l’époque préindustrielle, battant ainsi le record établi par l’année
2015 qui était de 1,04°C.

Les révélations que livre ce rapport de l’OMM souligne que record de réchauffement battu par l’année
2016 engage la planète sur la trajectoire d’un territoire inconnu. Dans certaines régions de l’arctique, la
température annuelle a excédé de plus de 3 °C la moyenne.

En 2016 ; des canicules extrêmes ont frappé l’Afrique australe, l’Afrique du Nord et l’Asie. Plus de 42 °C
ont été relevés en janvier à Pretoria, 51 °C ont été atteints à Phalodi (Inde) en mai. Le record absolu a
quant à lui été atteint en juillet à Mitribat en Koweit avec 54°C. L’Iran et l’Irak ont aussi vu le mercure
atteindre 53 °C.

A lire ce rapport, comme de nombreux autres, il est évident que la perspective de stabiliser le
réchauffement en dessous de 1 ,5 °C s’éloigne, a déclaré le climatologue Michael Mann, directeur du
Earth system science center de l’université de Pennsylvanie, cité par Le monde.fr. « Nous avons déjà réchauffé l’atmosphère de plus de 1°C, et 0,5°C de plus pourrait être déjà dans le
tuyaux. Au moment où nous sommes, nous devons probablement concentrer nos efforts sur une
stabilisation en dessous de 2°C. C’est toujours possible et laisser dériver le réchauffement au-delà aura
probablement des conséquences catastrophiques et potentiellement irréversible », a-t-il rappelé.
Thierry-Paul KALONJI

Journée mondiale de l’eau : Les eaux usées, un potentiel à conquérir

De nos jours, les eaux usées sont une ressource très négligée et ignorée. Dans un monde où l’eau potable se fait de plus en plus rare, les eaux usées méritent un regard bien différent.

Souvent produites dans les grandes agglomérations, les eaux usées sont la plupart du temps rejetées dans les mers ou les rivières sans avoir été préalablement traitées entraînant ainsi une pollution qui présente des menaces sur la santé des écosystèmes et des populations.

Un rapport récent publié par The Nature Conservancy, Beyond the Source: The environmental, economic and community benefits of source water protectionmontre que pour 1/6 des 4.000 villes étudiées, les coûts de la mise en œuvre d’activités de protection des sources d’eau, telles que la protection des forêts, le reboisement et l’utilisation de cultures de couverture, pourrait être récupéré grâce à des économies de coûts annuels de traitement de l’eau.

Une station de traitement des eaux usées (Photo droits tierces)

La Journée mondiale de l’eau célébrée ce mercredi 22 mars, se penche sur la gestion durable des ressources en eau douce et particulièrement sur la gestion des eaux usées dans les villes d’Afrique. Que peut-on réellement faire avec les eaux usées recyclées?

 Verdir le désert au Maroc

Dans la ville de Ourzazate, située dans le centre-Sud du pays, l’ONU Environnement contribue à mettre en évidence les avantages du traitement des eaux usées en faveur de la reforestation. Le projet, financé par le service coréen des forêts, le gouvernement marocain, soutenu par l’ONU Environnement et plusieurs partenaires locaux utilise les eaux usées municipales pour l’irrigation des terres destinées à la plantation d’arbres et pour créer une ceinture verte autour de Ouarzazate.

Cette ceinture verte aura pour fonction de protéger la ville des vents forts et des nuages de poussière, fournira à la population un endroit où les habitants pourront profiter de la nature, créera des emplois dans le secteur de l’agriculture et encouragera la participation publique pour la prévention de la dégradation des terres et la perte de la biodiversité.

Elle aura aussi pour but d’améliorer la qualité de l’air de conserver la biodiversité, fournira du fourrage et améliorera les moyens de subsistance des communautés urbaines et des communautés urbaines et péri-urbaines.

« Ce projet a entraîné des créations d’emplois ainsi que des opportunités pour nous permettre d’utiliser notre connaissance et notre expérience », affirme Lhoussine Chetma, un habitant de Ouarzazate.

Un autre avantage de ce projet est qu’une quantité moindre d’eaux usées non-traitées sont rejetées dans le réservoir d’eau de Monsour Eddahbi, qui alimente la centrale solaire NOOR voisine, un des plus grande centrale solaire au monde qui sera capable d’alimenter 2 millions de foyers en électricité.

 Problèmes liés aux eaux usées à Dar es Salaam

Dans la capitale tanzanienne, Dar-es-Salaam, l’ONU Environnement, l’ONU-Habitat, BORDA-Afrique et d’autres partenaires ont récemment lancé un projet visant à montrer comment les projets d’assainissement décentralisés peuvent fonctionner dans des zones urbaines dépourvues d’égouts.

Moins de 10% de la ville de Dar es-Salaam est relié au réseau d’égouts « centralisé ». Par conséquent, quelque 90% de la population utilise des latrines à fosse ou pratique la défécation à ciel ouvert. Cela menace l’environnement marin situé dans les environs de Dar es-Salaam, qui apporte des avantages importants aux communautés locales à travers la petite pêche artisanale et le tourisme.

Assurer la réduction des rejets d’eaux usées domestiques dans les écosystèmes marins, y compris les mangroves, les prairies d’herbes marines et les récifs coralliens bénéficiera à l’ensemble de la population et des écosystèmes.

 

Alfred NTUMBA avec  ONU Environnement

Afrique : Magic System va mobilise ses mélomanes pour le climat et l’environnement

Le groupe musical ivoirien Magic System annonce la célébration de ses 20 ans de carrière par une tournée africaine marquée par un message de sensibilisation des mélomanes à la nécessité de préserver l’environnement menacé par les changements climatiques.

Traité Salif, Alias A’Salfo, artiste musicien ivoirien. Photo (droits tierces)

Selon le patron de ce groupe musicale, Traoré Salif A’Salpho , l’artiste ne doit plus être celui qui vient juste faire danser mais qui aide son public dans la marche vers  le développement, et le développement aujourd’hui passe par la protection de l’environnement et l’action pour le climat.  » C’est inconcevable que notre maison brûle et nous nous regardons ailleurs « , a-t-il  insinué.
Ambassadeurs de bonne volonté de l’UNESCO, A’Salfo, Goudé, Tino et Manadja ont déjà participé à plusieurs sommets et colloques sur le climat à Paris puis au Maroc. Ils entendent s’investir, à travers cette tournée de trois mois, à mobiliser et sensibiliser sur les dangers du réchauffement climatique.

L’artiste et son groupe attend livrer plusieurs concerts dans plus de 15 pays d’Afrique.  » Pour nos 20 ans de carrière, nous avons décidé de faire une tournée africaine à partir de fin juillet 2017. Nous allons sillonner 15 pays avec 20 dates « , a annoncé mercredi, A’Salfo, lors d’une conférence de presse dans les locaux de France 24 à Paris.

Alfred Ntumba

USA : Trump réduit de 31% le budget dédié à l’environnement

Donald Trump a proposé jeudi, dans son premier budget, une baisse drastique des ressources allouées à la diplomatie et au climat pour compenser une hausse spectaculaire de dépenses de défense.

Donald Trump, Président des USA (Photo droit tierce)

Le Président américain table aussi sur une réduction spectaculaire de 31% des fonds alloués à l’Agence de protection de l’environnement (EPA), en pointe dans la lutte contre le changement climatique.

Le magnat de l’immobilier propose d’amputer le budget de cette agence de 2,6 milliards de dollars, en particulier en supprimant quelque 3.200 postes, soit environ un cinquième du total.

Il suggère par ailleurs de mettre fin à la participation américaine au Fonds vert de l’ONU pour le climat (Green Climate Fund).

Depuis son arrivée au pouvoir le 20 janvier, Donald Trump, qui a par le passé mis en doute la réalité du changement climatique, martèle sa volonté de supprimer nombre de règlementations fédérales sur l’environnement qu’il juge inutiles, affirmant qu’elles sont un obstacle aux créations d’emplois.

La hausse de 54 milliards de dollars prévue pour la défense (près de 10%) et les dépenses allouées à la sécurisation de la frontière avec le Mexique s’accompagneront d’une tubaisse marquée des ressources de la plupart des autres ministères et agences fédérales.

Le budget prévoit également une baisse de 28% des ressources du département d’Etat, en charge de la diplomatie de la première puissance mondiale.

À en croire les observateurs, ce budget n’a que très peu de chance d’être adopté en l’état par le Congrès. Décliné en chiffres, le programme du nouveau Président des Etats-Unis se résume en un slogan: «l’Amérique d’abord».

Avec AFP

Kenya : la guerre de l’eau embrase la vallée du rift

La sécheresse qui s’abat sur le Kenya complique la vie et menace la cohabitation entre les communautés du lac artificiel Chesirimion situé au nord du Kenya à Baringo.

Dans cette région, il n’en reste qu’une flaque d’eau. Profond de 15 mètres, cet édifice construit il y a cinq ans devrait offrir à boire à 2 300 personnes et 107.000 têtes de bétails pour les 30 années à venir. Mission impossible pour ce lac du fait de la sécheresse qui strangule cette région qui n’a pas connu des pluies pendant un an.

Dans ce Nord du Kenya, rocailleux et aride, la pluie n’est pas tombée depuis une année, et cela a vidé ce lac de la quasi –totalité de ses réserves. D’autres réserves de la région ne sont remplies qu’au dixième de leur capacité. Il faut parcourir jusqu’à 20 kilomètres pour trouver de l’eau.

En pareilles situations c’est la vie qui devient intenable car la terre ne produit plus rien, et les bétails censés nourrir des personnes meurent par milliers. Rien que la semaine dernière, 5.000 chèvres ont été décimées.

Déjà placée en état de désastre naturel, la région de Baringo vit au rythme d’un village sans âme et sans ombre.
A cette détresse s’invite un conflit tribal opposant deux principaux groupes ethniques du comté à savoir, les Tugen et les Pokots. Ce conflit qui a déjà fait 30 morts est alimenté par la crise de l’eau qui sévit dans cette région. Fuyant la sécheresse, les pokots font descendre leurs troupeaux vers les points d’eau et les pâturages encore préservés de Tugen au sud. La destruction de fermes et de terres à laquelle se livrent les pokots chez les Tugens engendre des affrontements entre ces deux ethnies qui cohabitent et s’affrontent depuis le siècle.

Au Kenya, la sécheresse a ramené plusieurs dizaines d’années en arrière une région entière. Sur 3 millions de Kenyans, 700.000 habitants de Baringo subissent de plein fouet les conséquences des réchauffements climatiques et phénomène météorologique El niño. En rupture des stocks, les boutiques de la région ont fermé leurs portes. Pareil pour les écoles qui ne reçoivent plus d’élèves, faute des nourritures et d’eau pour le repas de midi.

Les élèves les plus tenaces qui tiennent à étudier, arrivent à l’école épuisés, car n’ayant pas dîné, ni pris un petit déjeuné. Les responsables d’établissement se voient dans l’obligation de le renvoyer en famille.

Cette région fait partie du comté le plus affecté par la hausse des températures. Celles-ci atteignent 40 degrés Celsius dès 10 heures.
TPK

Afrique du Nord : la FAO alerte sur une pénurie d’eau

Les pénuries d’eau qui se profilent à l’horizon en Afrique du Nord et au Proche-Orient représentent un énorme défi qui requiert une intervention massive et urgente . D’après la FAO, Cette prédiction est attestée par la baisse de 2/3 des ressources en eau douce ces 40 dernières années. A ce jour, elles sont 10 fois inférieures à la moyenne mondiale d’eau disponible par personne refontes des systèmes alimentaires. L’annonce a été faite par José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO depuis la capitale Egyptienne le CAIRE, où il était en visite.

Pour le numéro un de cette Agence de l’ONU, l’accès à l’eau fait partie des besoins essentiels pour garantir la sécurité alimentaire, la santé humaine et l’agriculture. D’où les pénuries d’eau en passe de sévir dans cette région du monde nécessite des efforts massifs et urgents afin d’éviter une grave crise.
Laquelle crise qui si advenait, menacerait durement la sécurité alimentaire dans ces régions dont les indicateurs semblent bien au rouge.

Comme l’indique si bien la récente étude publiée par la FAO révélant que les températures les plus élevées qui sévissent dans la région pourraient contribuer à écourter de 18 jours, les saisons de production et avoir pour effet de réduire les rendements agricoles de 27 à 57 % d’ici la fin du siècle. Cela sans compter l’élévation du niveau de la mer dans le Delta du Nil pourrait faire perdre à l’Egypte des quantités importantes de terres agricoles productives à cause de la salinisation.

Lors de ses rencontres avec les autorités Egyptiennes, le patron de la FAO a affirmé son soutien envers le pays des pharaons, et s’est engagé à soutenir les programmes visant à lutter contre les pénuries d’eau et à promouvoir une agriculture résiliente face au climat.

Par ailleurs, avec un programme déjà compliqué pour les années à venir, l’Egypte est appelée à faire un choix vis-à-vis de ses cultures et revoir ses modèles de consommation. Elle doit donc éviter un gaspillage d’eau dans le cadre de la culture de blé dans le pays, a averti José Graziano da Silva.

Il sied de noter que les conseils politiques et les idées de meilleures pratiques sur la gouvernance des systèmes d’irrigations font partie des éléments clés de l’initiative de la FAO sur la raréfaction des ressources en eau en Afrique du Nord et au Proche-Orient, à présent soutenue par un réseau de plus de 30 organisations nationales et internationales.
TPK

Comifac : une rencontre sur la finance climatique à Kigali

La Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) organisera du 13 au 16 mars à Kigali (Rwanda), un atelier sous régional sur la mise en œuvre de l’accord de Paris en Afrique centrale et de renforcement des capacités en finance climatique, couplé à un exercice de renforcement des capacités des Entités Nationales Désignées du CTCN en matière de montage des requêtes d’assistance technique.

Cette réunion réunira 40 délégués des pays membres de la Comifac pour examiner la mise en œuvre de l’Accord de Paris et accroître les capacités des acteurs clés pour la mobilisation des financements internationaux alloués à la lutte contre les changements climatiques.

Il sera question pour les participants de maîtriser l’état des lieux des différents mécanismes de financement de lutte contre les changements climatiques déjà opérationnels et explorer les potentiels mécanismes, et élaborer des notes conceptuelles des projets régionaux d’atténuation et d’adaptation contre les effets néfastes des changements climatiques, destinés aux différents fonds dédiés au climat.

Il ressort du bilan du fonctionnement des différents mécanismes de financement des actions climatiques que la proportion des pays de l’Afrique centrale qui en bénéficient effectivement est faible en raison de contraintes de diverses natures dont la complexité des procédures, le manque de moyens humains et techniques appropriés etc.

Suite aux recommandations des Ministres en charge des Forêts/Environnement de la sous-région, la Commission des forêts d’Afrique centrale a identifié et établit une liste des idées de projets prioritaires pour cet espace reconnue comme très vulnérables aux changements climatiques.

La Comifac relève en effet, le besoin d’un appui technique pour arriver à mobiliser les fonds susceptibles d’aider au développement et à la mise en œuvre de différentes politiques d’atténuation et d’adaptation telles que conçues par ses pays membres.

Notons par ailleurs que la question du financement de la lutte contre le réchauffement climatique en faveur des pays du Sud, a constitué un sujet épineux marqué d’importantes divergences de point de vue entre pays industrialisés et pays émergents lors de la conférence de Paris. Malgré le caractère parfois âpre des débats, ces derniers ont abouti à des dispositions spécifiques de l’Accord destinées à catalyser les actions des investisseurs.

Alfred Ntumba

Bassin du Congo : les pays membres lancent le Fonds bleu

Après l’annonce faite lors de la 22ème Conférence des Partis sur le changement climatique (Cop22), à Marrakech par le Président de la République du Congo, Denis Sassou Ngwesso, les 12 pays membres du Bassin du Congo sont passés de la parole à l’acte en lançant officiellement ce jeudi 09 mars à Oyo (Congo – Brazza), le Fonds bleu pour le Bassin du Congo dont l’objectif est de doter la sous-régions des moyens nécessaires pour subventionner les projets qui permettront de préserver le 2ème poumon vert de la planète et ses 220 millions d’hectares de forêts.


Ce fonds sera alimenté par des cotisations et subventions des pays membres et autres partenaires de la sous-région. Certains pays africains notamment, l’Angola, le Burundi, le Gabon, le Congo Brazza, la République démocratique du Congo, le Tchad, la Zambie, la Tanzanie, le Maroc, le Rwanda, le Cameroun et la Guinée Equatoriale ont décidé de s’associer à ce noble projet.

Des subventions à hauteur de 100 millions d’euros sont attendues chaque année et devront être mises en œuvre pour l’atteinte des objectifs définis par ce fonds, précise la note de présentation de l’initiative.

Le Fonds bleu pour le Bassin du Congo vise premièrement la préservation des forêts et des eaux du Bassin du Congo, et l’aide des populations à accéder à une meilleure qualité de vie, précise un communiqué de la Fondation Brazzaville, cité par jeune Afrique. « L’objectif autour de cette initiative est de construire des projets capables de soutenir l’économie des Etats membres », a expliqué le Premier ministre congolais, Clément Mouanda.

L’initiative fait suite à un constat lié à la dégradation écologique du Bassin du Congo qui couvre près 4 millions de Km2, partagé par plusieurs pays et peuplé par environ 93 millions d’habitants.

Les projets éligibles aux financements du fonds bleu, sont ceux qui contribueront à l’amélioration des voies navigables, la construction des petits barrages hydroélectriques, le renforcement des systèmes d’irrigation des sols, le développement de la pêche, de la pisciculture, de l’aquaculture et de l’écotourisme.
Jennifer Labarre