Archives de catégorie : Climat

Climat : PreCOP25 pour élever l’ambition climatique en partageant les meilleures pratiques

Le Costa Rica a ouvert trois jours d’échanges sur les meilleures pratiques en matière de climat, en s’attaquant aux ambitions nécessaires pour limiter la hausse de la température moyenne mondiale à 1,5 degrés Celsius et en s’adaptant aux pires effets du changement climatique. La conférence a réuni des représentants de 100 pays et de plus de 1 500 participants. Elle se tiendra avant la 25èmeConférence des parties (COP25) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui se tiendra à Santiago du Chili en décembre.

Plus qu’aux réunions préparatoires des années précédentes, cette PreCOP est axée sur l’échange d’expériences sur les solutions possibles pour accélérer la décarbonisation et la résilience des économies mondiales.

Le Costa Rica concentre sa PreCOP25 sur la science du climat et sur la nécessité d’accroître l’ambition climatique. Les émissions mondiales doivent baisser d’environ 2030 par rapport aux niveaux de 2010 d’ici 2030, pour atteindre le «zéro net» vers 2050, afin de limiter la hausse de la température moyenne mondiale à 1,5 ° C, objectif central de l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

« L’ambition environnementale est rentable. Chaque pays procédera à ses propres évaluations à la lumière de ses expériences et de sa situation. Le Costa Rica est un laboratoire de décarbonisation qui prouve que les objectifs ambitieux en matière de décarbonisation sont également de bonnes affaires économiques», a déclaré le Président du Costa Rica, Carlos Alvarado Quesada, lors de son discours à la séance plénière inaugurale. Continuer la lecture de Climat : PreCOP25 pour élever l’ambition climatique en partageant les meilleures pratiques

Haut Katanga : Théophile Bokuma invite le chef de l’État  à se faire entouré des  » vrais experts »  de l’environnement

Lors de son discours tenu le 26 septembre dernier à la 74è assemblée générale des Nations-Unies à New-York, le président Félix Tshisekedi y a montré clairement son inquiétude.
 » Il est incompréhensible que les forêts du Bassin du Congo, qui sont les mieux conservées au monde,ne captent que 1% des financements disponibles« , s’est ainsi exprimé le chef de l’État congolais du haut de la tribune des Nations-Unies.

Les propos du chef de l’État congolais n’ont pas laissé  indifférents plusieurs analystes environnementalistes. C’est le cas de Théophile Bokuma, expert en environnement et développement durable qui estime que l’inquiétude du président Félix Tshisekedi est très fondée et elle trouve et vaut  son pesant d’or.

Ce chevronné du terrain trouve aussi mal pour la République Démocratique du Congo avec ses ¾ des forêts après l’Amazonie puisse avoir seulement le 1% des financements; pour lui, avec le taux d’un tel pourcentage c’est même très impossible de résoudre les problèmes des communautés locales avec tous les enjeux liés aux changements climatiques.

Théo Bokuma pense que si la RDC n’a pas obtenu des grands financements en faveur de ses forêts depuis tout ce temps, cela s’explique par le fait que les autorités du régime sortant n’ont pas été fortes dans le lobbying et plaidoyers pour attirer des financements. Il estime par ailleurs qu’avec les plaidoyers et le leadership du chef de l’État congolais, le pays finira par augmenter les financements qui pourraient dépasser le 1℅.

Si le chef de l’État promet de faire reculer très significativement son pays de la consommation du bois de chauffage dans dix(10) ans dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, l’expert environnementaliste trouve que le président Félix Tshisekedi a des préalables à remplir pour y arriver.

C’est notamment, la mise en place des énergies renouvelables ou l’utilisation des panneaux solaires, réchauds à Gaz, le recours aux foyers améliorés, etc. « Tant que ces préalables ces préalables ne seront pas mis en place, il sera très difficile que les ambitions du chef de l’État soient une réalité« , a fait savoir l’expert.

Il sied de souligner qu’au regard de la croissante pauvreté au pays de Tshisekedi, la commercialisation de charbon de bois constitue une source de revenu sûre dans plusieurs ménages en RDC.
C’est ainsi que M.Théophile Bokuma demande au président de la République de tenir non pas seulement les discours diplomatiques mais également d’avoir un oeil regardant sur les aspects techniques sans lesquels rien ne peut apporter les fruits positifs.

Demester Maloba

RDC : La Banque mondiale souhaite que les Etats s’approprient les résolutions de la 8èmeplateforme sur la réduction des risques de catastrophes

La Banque mondiale loue les avancées enregistrées à ce jour par la CEEAC (Communauté des Etats d’Afrique Centrale) dans l’exécution du programme de réduction des risques de catastrophes naturelles. En droite ligne des travaux de la 8èmeplateforme, lancés à Kinshasa, ce lundi 30 septembre, la représentante de la Banque Mondiale à ces assises, Henriette Bipendu Mampuya a réitérée l’engagement de son institution à accompagner des avancées significatives déjà enregistrées dans la sous-région.

Henriette Bipendu, représentante de la Banque Mondiale à la 8ème Plateforme sur la reduction des risques de catastrophes.

Parmi ces avancées, il y’a lieu de citer notamment, la création de l’Unité gestion des risques au sein du secrétariat de la CEEAC, l’alignement de la stratégie régionale de prévention des risques et d’adaptation au changement climatique au cadre de Sendai, et la création du Réseau de parlementaires d’Afrique centrale pour la réduction des risques de catastrophes naturelles.

« Notre rôle est d’accompagner ce qui doit sortir de ces discussions. C’est très important que les points focaux se rencontrent et se parlent afin de partager les expériences intra régionales sur la gestion des risques de catastrophes naturelles, et que leurs recommandations puissent être ensuite rapportées au niveau ministériel et prises en compte dans toutes les politiques du développement», a-t-elle indiqué. Continuer la lecture de RDC : La Banque mondiale souhaite que les Etats s’approprient les résolutions de la 8èmeplateforme sur la réduction des risques de catastrophes

RDC : Début des travaux de la 8ième plateforme sur la réduction des risques de catastrophes

« Œuvrer pour une approche inclusive et un meilleur suivi de la mise en œuvre du cadre de SENDAI en Afrique centrale », c’est le thème de la 8ième plateforme Afrique Centrale pour la réduction des risques de catastrophes. Cette réunion annuelle qui réunit des experts de 12 pays dAfrique Centrale a été lancée ce 30 septembre à Kinshasa (RD Congo).

Durant 5 jours, les experts et les représentants des institutions qui accompagnent la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale), vont partager les expériences et avancées enregistrées en vue de promouvoir la prévention et la gestion des risques liés aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques.

« En mettant ensemble nos points de vues, nos expertises, nos expériences sur terrain et en y ajoutant la volonté d’agir, nous avons la ferme assurance que les conclusions qui seront issues de cette 8ième plateforme constitueront un apport important de la justification d’un socle solide pour la mise en œuvre du cadre SENDAI dans nos villes respectives », a indiqué le ministre congolais des actions humanitaires et solidarité, Steve Mbikayi. Continuer la lecture de RDC : Début des travaux de la 8ième plateforme sur la réduction des risques de catastrophes

Environnement : Claude Nyamugabo, « Je n’ai aucune intention de dépouiller l’administration »

Réagissant à notre article publié ce jeudi 26 septembre, au sujet de sa note circulaire adressée au secrétaire général, aux directeurs et aux coordonnateurs de son ministère, le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe, (en photo), a depuis New York, tenu à fixer l’opinion nationale que sa décision prise à travers cette circulaire ne va nullement pas à l’encontre des prérogatives dévolues à l’administration centrale de son ministère.

« L’esprit de cette note n’est pas celui de dépouiller l’administration de ses prérogatives. Je considère les membres de mon administration comme mes experts. Et ils verront comment nous allons travailler en toute transparence », a-t-il précisé.

Lire aussi  Environnement : Les premiers actes de Nyamugabo suscitent des inquiétudes

Le ministre tient à cependant à lever l’équivoque quant à la soumission sous son approbation de tout mouvement de déplacement des ces experts. Toute mission de service doit être contrôlée, car précise-t-il, « il me représentent partout où ils iront. Je dois être au courant de leur déplacement ».

Notons par ailleurs que la circulaire signée par le Ministre de l’Environnement et Développement durable avait suscité une mauvaise interprétation au sein de l’administration, au regard d’un passé tumultueux que connais ce ministère.

Alfred NTUMBA

New York : Tshisekedi plus vert que les forêts du bassin du Congo

C’est un discours très attendu du nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a tourné en grande partie au tour du rôle capital que joue la forêt de la RDC qui représente 47% de forêt du continent africain. Du haut de tribune de nations unies, ce jeudi 26 septembre, le chef de l’Etat congolais a invité la communauté internationale à soutenir les efforts de préservation des forêts en RDC et dans la sous-région..

« Il est incompréhensible que les forêts du bassin du Congo qui sont les mieux conservée au monde ne captent que 1% des financements disponibles. Il est impératif que toute l’architecture internationale en ce compris les FMI intègre davantage la donne environnementale dans son analyse de critères des défis macro économiques liées à ses interventions dans différents pays », a-t-il déclaration.

Conscient du rôle majeur que joue  la République démocratique du Congo dans la préservation des forêts et la regulation du climat mondial, Félix Tshisekedi a exprimé la détermination de son gouvernement à maintenir le dialogue avec ses principaux partenaires sur les questions environnementales, notamment ceux réunis dans le cadre de l’Initiative pour les forêt d’Afrique centrale (CAFI). Continuer la lecture de New York : Tshisekedi plus vert que les forêts du bassin du Congo

Climat : Au sommet pour le climat, Tshisekedi appelle à la valorisation des forêts du bassin du Congo

Prenant la parole pour la première fois au sommet de l’ONU sur le climat qui s’est  ouvert lundi 23 septembre à New-York, le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi s’est montré déterminé et engagé à promouvoir la protection  des forêts du bassin du Congo, considérées à ce jour comme une réponse efficace à la lutte contre les changements climatiques . Séquestrant plus de 30% des émissions des gaz à effet de serre émis dans la planète, les forêts du bassin du  Congo se positionnent à ce jour comme une alternative non négligeable dans cette bataille  contre les changements climatiques qui menacent notre civilisation.

Attendu depuis la confirmation de sa participation à ce sommet,  le premier discours de Félix Tshisekedi au sommet de l’ONU pour le climat n’a pas laissé indifférents les défenseurs de l’environnement.

D’entrée de jeu, le cinquième président de a RDC a   tenu à rappeler sur     les solutions efficaces, durables et peu coûteuses qu’offre la nature, une façon pour lui d’inviter ses paires à multiplier des efforts dans la préservation de la planète, avant de signifier  que  les Forêts du Bassin du Congo  constituent à cet égard une part importante de la réponse au défis climatiques qui menacent notre belle planète. Une part qui selon lui  semble moins valorisée. Continuer la lecture de Climat : Au sommet pour le climat, Tshisekedi appelle à la valorisation des forêts du bassin du Congo

Climat : Adoption du rapport de l’ONU sur les océans et les zones glacées

Après une nuit blanche de débats ralentis par les objections Saoudiennes, c’est au matin du 24 septembre que le rapport des experts  climat de l’ONU sur le piteux état de la santé des océans et des zones glacées a été adopté, a annoncé le GIEC sur twitter. Un agréable moment qui intervient après deux ans de travail et une dernière session de 27 heures.

Coucher du soleil à l’océan atlantique. ( Photo Thierry-paul KALONJI)

C’est un rapport des experts de l’ONU sur le climat qui  ne contient finalement pas la référence la plus forte sur l’état catastrophique des océans et des zones glacées. En cause, l’Arabie saoudite qui a ralenti les débats pendant les négociations.

Les scientifiques et diplomates des 195 États membres du GIEC sont réunis à Monaco depuis vendredi 20 septembre 2019. Mais les discussions qui devaient se terminer lundi 23 septembre 2019 au soir ont duré toute la nuit, jusqu’à mardi 24 septembre 2019 un peu avant 9H00 GMT. La faute de l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, ont indiqué  à plusieurs participants.

Un refus catégorique de l’Arabie saoudite

Les Saoudiens voulaient écarter les références au rapport spécial du GIEC d’octobre 2018 qui montrait les grandes différences d’impacts entre un monde à +1,5°C et à +2°C. Ce véritable coup de semonce des scientifiques expliquait qu’il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de près de 50% d’ici 2030 pour rester sous +1,5°C, objectif idéal de l’accord de Paris sur le climat de 2015. Mais malgré son adoption par consensus, certains pays, Arabie saoudite en tête, n’accepte pas ses conclusions. « Les Saoudiens veulent discréditer la science sur laquelle se base le rapport. C’est méprisable (…) On dirait qu’ils sont venus à cette réunion juste pour empêcher toute référence au rapport 1,5°C ou à la baisse des émissions de CO2« , a déclaré un participant sous couvert d’anonymat. Continuer la lecture de Climat : Adoption du rapport de l’ONU sur les océans et les zones glacées

Climat : 2015-2019 devrait être la période la plus chaude jamais observée

Les cinq années 2015 à 2019 devraient être considérées comme la période la plus chaude jamais enregistrée depuis  les relevés  des températures   a annoncé l’ONU. Une déclaration  qui a fait suite à la publication du rapport  de  l’Organisation Météorologique  Mondiale (OMM). Selon ce rapport  la température moyenne pour la période 2015-2019 devrait être plus élevée de 1,1°C par rapport à la période 1850-1900. Des fortes canicules qui ont sévit en été 2019 seraient un des  indicateurs sur lesquels s’appuie ce rapport.

Les dernières données confirment la tendance des quatre années précédentes, qui étaient déjà les plus chaudes jamais enregistrées, c’est-à-dire depuis 1850. On savait aussi que juillet 2019, marqué par plusieurs canicules notamment en Europe, avait battu le record absolu de température.

Mais ce degré de différence est une moyenne qui cache des disparités régionales. Les pôles se réchauffent plus vite, et les zones côtières sont plus rapidement menacées.

« Les effets du changement climatique ne sont pas ressentis de façon égale », a commenté le scientifique en chef du bureau météorologique britannique, Stephen Belcher. « Certains pays ressentent certains effets, comme des canicules plus intenses ou des inondations plus graves, plus tôt que d’autres ». Continuer la lecture de Climat : 2015-2019 devrait être la période la plus chaude jamais observée

Climat : Martin Fayulu et Moïse Katumbi passent à la vitesse supérieure

Très connus pour leurs activités intenses sur l’espace politique national , les opposants congolais, Martin Fayulu Madidi et Moïse Katumbi ne sont pas du reste insensibles aux questions climatiques qui font parler d’elles ce dernier temps, avec le Sommet d’action pour le climat qui se tient actuellement à  New York.

Pour prêcher par l’exemple, Martin Fayulu l’opposant le plus farouche  connu pour sa recherche de la vérité  des urnes, a lancé en direction de ses sympatisants, ce dimache 22 septembe, une campagne de plantation d’arbre.

De son coté, l’autre opposant Moïse  Katumbi, a depuis sa Lubumbashi natale, lancé  un message via son compte tweeter pour sensibiliser les congolais a prendre conscience de la réalité  du changement climatique.

D’aucuns s’intérrogent cependant sur le silence de Joseph Kabila, Président honoraire de la RDC, face à  ce problème  global. Et pourtant, il y’a quelques années  encore, il avait lancé  une campagne   de reboisement du pays, une façon  pour lui de montrer son engagement dans  la protection de la nature. Une initiative qui avait totalement échouée.

Alfred NTUMBA