Archives de catégorie : Climat

Climat : un haïtien remporte un prix international pour la protection de l’environnement

L’entrepreneur Jean Conille a été distingué pour ses efforts dans la conversion des véhicules de transport en commun au gaz propane par son entreprise Autogaz Haïti.

Jean Conille, le patron d’Autogaz/ Photo droits tierces

Autogaz est une compagnie spécialisée dans la conversion de véhicules de transport public, originellement à essence, en gaz propane. Cela se passe ici en Haïti. Jusqu’à 2016, elle avait déjà converti environs 300 milles véhicules, qui n’ont jamais eu un accident majeur. Par cette démarche, elle participe à la protection de l’environnement et au renforcement de l’économie, car les revenus des conducteurs augmentent  en consommant du propane.

Les efforts sont payants. Son patron, Jean Conille, vient de recevoir le prestigieux prix international de leadership économique de l’Institut diplomatique international de Washington (parrainé par Heritage Foundation Group) pour la protection de l’environnement en Haïti, rapporte le site Prweb.

Présenté comme « un philanthrope, un entrepreneur, et même un combattant de la liberté », Jean Conille ne compte pas s’arrêter là. Il veut ainsi pousser Haïti dans la catégorie des  leaders mondiaux dans l’industrie de l’environnement.

La stratégie est bien pensée : par la conversion de plus de véhicules publics au gaz propane, Haïti parviendra à réduire de plus de 13% les effets du gaz à effet de serre dans les cinq prochaines années, conformément à son engagement à la COP 21 à Paris.

Car le propane n’émet pratiquement pas de polluants dans l’atmosphère comparativement  à d’autres sources de carburant. « […] quand nous améliorons l’environnement en Haïti, nous améliorons l’environnement partout dans le monde », a déclaré monsieur Conille dans une interview.

Il faut rappeler que Jean Conille, frère de l’ex-premier ministre Gary Conille, est un habitué des Prix. Il a été le récipiendaire du prix Digicel Entrepreneur de l’année 2015, et sa société Autogaz S.A. a été sélectionnée par PADF.org comme l’une des 10 meilleures idées de développement de membres de la diaspora haïtienne.

Avec loophaiti

Climat : 110 morts en 48 heures à cause de la sécheresse en Somalie

Quelque 110 personnes sont mortes dans le sud de la Somalie jeudi et vendredi des conséquences de la sécheresse, a annoncé le Premier ministre somalien Hassan Ali Khaire.

« Environ 110 personnes sont mortes ces 48 dernières heures à cause de la sécheresse et de diarrhées sévères dues à l’eau dans les régions du sud de la Somalie, en particulier dans les régions de Bay et Bakool », a indiqué Hassan Ali Khaire dans un communiqué daté de samedi.

 » Les Somaliens, où qu’ils soient, doivent sauver leurs frères dans le besoin, qui mourront de faim si on ne les aide pas. La tâche prioritaire du gouvernement sera de venir en aide aux gens qui ont été touchés par la sécheresse », a-t-il ajouté.

« Pas de médicaments »

Les autorités locales du village d’Awdiinle, dans la région de Bay, ont annoncé qu’au moins 69 personnes, la plupart des enfants et des personnes âgées, étaient décédées de diarrhées causées par l’eau.

« Il n’y a pas de médicaments et la maladie est maintenant devenue une épidémie », a déclaré à l’AFP par téléphone un responsable local de ce village, situé à 30 km de la capitale régionale Baidoa.

« C’est à cause de la sécheresse qui a provoqué une pénurie généralisée d’eau. Nous avons besoin de l’aide des agences humanitaires », a-t-il ajouté.

Plus de 20 millions de personnes menacées

La Somalie a décrété fin février « catastrophe nationale » la grave sécheresse qui ravage le pays et menace environ trois millions de personnes, selon les ONG.

La Somalie est, avec le Yémen et le Nigeria, un des trois pays au bord de la famine, déjà officiellement déclarée au Soudan du Sud où elle touche 100 000 personnes.

Plus de 20 millions de personnes risquent de mourir de faim dans ces quatre pays.

Propagation des diarrhées aiguës

La dernière famine en date en Somalie, en 2011, résultat d’une grave sécheresse dans la Corne de l’Afrique aggravée par le conflit avec l’insurrection islamiste shebab, y avait tué 260 000 personnes.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu’en Somalie plus de 6,2 millions de personnes – soit la moitié de la population – ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, dont près de trois millions qui souffrent de la faim.

Selon l’agence onusienne, plus de 363 000 enfants sont gravement mal nourris, parmi lesquels 70 000 ont besoin en urgence d’une aide vitale.

La sécheresse a conduit à une propagation des diarrhées aiguës, du choléra et de la rougeole, et près de 5,5 millions de personnes risquent de contracter des maladies transmises par l’eau.

Avec Jeune Afrique

Climat : le réchauffement de la planète coute la vie à plus de 300. 000 personnes chaque année

Le réchauffement progressif de la planète a des conséquences néfastes sur la santé, l’air, l’eau, la nourriture le logement etc. Les effets du changement climatique sont à la base de diverses maladies dont l’ampleur ne cesse de croître. Ils représentent aujourd’hui plus de 300.000 vies perdues dans le monde et coûtent 125 milliards de dollars américains chaque année.

Un agent de régulation de circulation à Shijiazhuang/Chine, photo droits tierces.

D’ici à 2030, le réchauffement de la planète pourrait causer la mort à 1 million de personnes par année, pour un coût de 300 milliards de dollars américains. Selon un rapport de l’OMS publié en 2012, 7 millions de personnes meurent prématurément à cause de la pollution de l’air intérieur et extérieur. Cette tendance s’est accentuée ces 4 dernières années.

Les catastrophes liées au climat aboutissent ainsi à plus de 6O.000 décès par année, principalement dans les pays en développement. Mais aussi en Europe où la canicule de 2003, liée au changement climatique a causé plus de 70.000 décès.

La santé publique mondiale très menacée

Quand nous parlons du changement climatique, nous voyons plus son impact sur la nature mais peu sur la santé. Pourtant le changement climatique constitue une nouvelle menace importante pour la santé publique mondiale. Les effets du changement climatique doit modifier la façon que les décideurs mondiaux doivent envisager la protection des populations vulnérables.

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a confirmé qu’il existait des preuves écrasantes qui confirment les multiples incidents du changement climatique sur la santé humaine.

La variabilité et la modification du climat ont causés des décès et de maladies à travers les catastrophes naturelles qu’elles entrainent telles que les sècheresses, les inondations et les vagues de chaleur. Les populations sont plus exposées aux rayons ultra-violets du soleil, ce qui explique en partie l’augmentation actuelle des cancers de la peau.

En outre, de nombreuses maladies importantes sont hautement sensibles au changement des températures et du régime des précipitations. Ce sont par exemples des maladies à transmission vectorielle courantes comme le paludisme, la dingue, la malnutrition et les maladies diarrhéiques.

Heureusement, une grande partie de ces risques pour la santé peuvent être évitées grâce aux programmes et interventions sanitaires existants. Une action concertée pour renforcer les composantes clés des systèmes de santé et promouvoir des choix de développement sains pourrait permettre d’améliorer dès à présent la santé publique tout en réduisant la vulnérabilité au futur.

Bien que les effets du climat ne se font pas ressentir de la même manière sur toute la planète, cependant, les populations des pays en développement, notamment celle des petits Etats insulaires, des zones arides ou de hautes montagnes, et des zones côtières densément peuplés devront bénéficier d’un traitement de faveur dans la mise en œuvre des mécanismes d’adaptation et d’atténuation à cause de leur situation considérée comme particulièrement vulnérables.

Lors de la 23ème Conférence des parties sur le changement climatique (Cop23) qui se tiendra en novembre en Allemagne, les pays membres discuteront des mécanismes appropriés susceptibles de limiter l’impact des effets du changement climatique sur les Etats insulaires dont les iles Fidji.

Nelphie MIE

UE : l’avenir du marché carbone se décide à Bruxelles

Les gouvernements européens vont discuter énergie et gaz à effet de serre.
Les négociations seront serrées sur les droits à émettre du CO2 .

Une partie de la politique énergétique de l’Union européenne se décide, lundi et mardi, à Bruxelles. Réunis en conseil, les ministres de l’Energie ou de l’Environnement des vingt-huit pays se retrouvent autour de deux grands sujets. D’une part, un premier débat d’orientation va se tenir autour des propositions de la Commission concernant la politique énergétique de l’Union. L’occasion pour les Etats membres d’abattre leurs premières cartes. Puis, mardi, c’est le marché du carbone qui sera évoqué. Avec la possibilité, si les divergences sont dépassées, d’arriver à un accord entre Etats ouvrant la voie à une ultime négociation avec le Parlement européen.

Lundi, le débat portera sur la stratégie à mettre en oeuvre pour atteindre l’objectif que s’est fixé l’Union européenne : réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030 – par rapport au niveau de 1990. Les discussions tourneront autour de l’organisation du marché pour que les énergies renouvelables y aient toute leur place. Cela nécessite des mécanismes de fixation des prix assez prévisibles pour attirer les investissements.

La réflexion porte également sur le caractère intermittent de l’éolien et du solaire qui implique de développer les interconnexions et de faire plus de place aux producteurs locaux. Pour la France, l’un des enjeux de la discussion portera sur le mode opératoire de l’Union européenne : avec d’autres, Paris se méfie de l’ingérence potentielle de la Commission. Forte de son industrie nucléaire, Paris juge nécessaire que les Etats membres gardent la main sur leur stratégie pour concourir à l’objectif global d’une réduction des gaz à effet de serre.

Pour les uns, augmenter le prix des droits à polluer…

Mais c’est mardi qu’aura lieu la véritable négociation : l’avenir du marché du carbone baptisé « ETS » (Emissions Trading Scheme). La discussion s’annonce très politique, opposant trois groupes de pays, dont les objectifs sont distincts sans être frontalement opposés.

Pour un premier groupe, auquel appartient la France, la priorité est de faire en sorte que le prix des droits à polluer augmente. Alors que la tonne de CO2 évolue aujourd’hui sous les 5 euros, il semble nécessaire d’atteindre, au minimum, 4 fois cette somme pour que l’objectif initial, celui d’une incitation à investir dans des technologies propres, commence à être atteint.

Concrètement, l’enjeu est d’apurer le marché d’une trop grande quantité de quotas. Il est question d’augmenter le rythme de remplissage de la « réserve de stabilité », déjà créée pour rééquilibrer le marché. Mais Paris, Stockholm, La Haye et Luxembourg proposent aussi de mettre en place un mécanisme permettant de supprimer les droits à polluer retenus dans cette réserve depuis cinq ans. Paris en fait un point essentiel et se dit prêt à faire des concessions sur les autres sujets pour autant que cette disposition soit gravée dans le marbre.

… pour d’autres, accroître les quotas gratuits

Un second groupe de pays, mené par l’Allemagne, veut surtout sécuriser le fait que leurs industriels ne pâtissent pas trop des règles européennes. Il s’agit, là, d’assurer qu’un quota suffisant de droits à polluer soit accordé gratuitement aux industries fortement consommatrices d’énergie et tentées d’aller s’installer sous des cieux moins contraignants. Alors que la Commission propose que 43 % des droits à polluer soient distribués gratuitement, la tentation serait d’augmenter cette proportion – et le Parlement européen est prêt à l’envisager. La France, elle, se méfie des effets d’aubaine, déjà constatés par exemple chez les cimentiers, et veut veiller à un usage strict des quotas gratuits.

Les pays de l’est de l’Europe entendent, eux, surtout défendre le « fonds de modernisation » prévu à leur effet et l’autonomie avec laquelle ils pourront en faire usage, c’est donc un grand marchandage qui se profile, où les alliances de circonstance rendent l’issue finale incertaine. « On peut s’attendre à une discussion jusqu’à ce que mort, ou accord, s’en suive », plaisante un proche des négociations.

Avec Les Echos

 

CLIMAT : quand le Pape François prend le contre pied de TRUMP

Deux ans après la publication de son l’encyclique écologique intitulée Laudato si, dans lequel il exhortait les responsables mondiaux à agir vite pour sauver la planète qu’il qualifie de maison commune, menacée par le réchauffement climatique et le consumérisme, le souverain pontife critique les prises de position du président Américain sur l’écologie.

C’est dans un message qui sera lu ce 19 février à la rencontre des mouvements populaires de Modesto (Californie), que le pape François rappelle que la crise écologique est réelle, prenant directement le contre pieds de D.Trump pour qui le réchauffement climatique est un « canular ».

«  Il est vrai que la science n’est pas la seule forme de savoir et qu’elle n’est pas toujours neutre », reconnait le pape, qui rappelle que « bien des fois, elle cache des vues idéologiques ou des intérêts économiques ».

Par ailleurs, il insiste que nous savons tous ce qui arrive quand on rejette la science et méconnait la voie de la nature.
Comme dans Laudato si où il invitait à la réforme des modes de vie de sociétés de consommation, et corroborait l’opportunité de réclamer la politique de dés investissements des énergies fossiles, dans ce message qui sera lu demain le souverain pontife interpelle à ne pas tomber dans le déni car il y a une urgence. Le temps est court dit-il, avant d’appeler à défendre la création, mentionnant les peuples natifs, alors qu’un projet controversé d’oléoduc soutenu par l’administration Trump menace des terres indiennes dans le Dakota.

Rappelons qu’en 2015, l’encyclique écologique du pape François avait quelque peu contribué à la signature de l’accord de Paris sur le climat. Après sa publication par le Vatican, elle a été saluée par beaucoup de dirigeants à travers le monde qui ont approuvé la révolution éthique et économique que prônait le pape dans cette encyclique tant attendu. Reste à savoir si cette énième voix du souverain pontife sera audible à Trump , pour le pousser à un rétropédalage de sa politique sur le climat.

Thierry-Paul KALONJI

Economie verte : la Fondation Virunga et Aera Group engagent la 1ère certification carbone en ENR

La Fondation Virunga et Aera Group engagent la 1ère certification carbone pour un projet d’énergie renouvelable en République démocratique du Congo. Matebe dispose d’une capacité installée de 13.6 MW permettant la fourniture en électricité de près de 600.000 personnes

Le parc national des Virunga, l’une des plus importantes réserves mondiales en matière de biodiversité, et Aera Group, leader de la finance carbone en Afrique, annoncent le lancement d’une certification carbone VCS pour la centrale hydroélectrique de Matebe. La norme VCS est le 1er standard international permettant de certifier volontairement des réductions d’émissions CO2. Le recours à une certification de cette nature est une démarche pionnière en RDC s’agissant d’un projet d’énergie renouvelable. Cette action inédite permettra à d’autres développeurs locaux d’utiliser les leviers de la finance carbone pour accélérer le déploiement de technologies vertes dans le pays.

La centrale hydroélectrique de Matebe a été financée par la Fondation Howard G. Buffett dans le cadre d’un vaste programme d’accès à l’énergie initié par la Fondation Virunga (« Virunga Alliance ») (https://Virunga.org/virunga-alliance) qui vise à satisfaire les besoins de plus de 4 millions de personnes vivant et travaillant au sein et à proximité du parc national des Virunga.

Matebe dispose d’une capacité installée de 13.6 MW permettant la fourniture en électricité de près de 600.000 personnes. Cette énergie propre, accessible et compétitive est également un moteur pour l’économie locale. Près de 12,000 emplois durables devraient être créés grâce au projet dans la région de Rutshuru. La centrale de Matebe a également un fort impact environnementale puisqu’elle évite le recours aux énergies fossiles et notamment les générateurs diesel, ce qui évite près de 50.000 tonnes d’émissions CO2 par an.

PROTÉGER LA BIODIVERSITÉ, AMÉLIORER LES CONDITIONS DE VIE DES POPULATIONS, PRÉVENIR LES CONFLITS, NE PEUVENT S’ENVISAGER EN DEHORS D’UN DÉVELOPPEMENT DURABLE

Les crédits carbone obtenus en contrepartie des réductions d’émissions CO2 constituent des actifs environnementaux qui seront monétisés auprès d’entreprises, d’Etats ou d’individus souhaitant s’investir dans une démarche volontaire de neutralité carbone et de responsabilité sociale et environnementale. La certification VCS est un outil efficace permettant de tracer de façon permanente et transparente la performance CO2des projets hydroélectriques développés par la Fondation.

Emmanuel de Merode, Directeur Général du parc national des Virunga : « la lutte contre le réchauffement planétaire est l’un de nos principaux engagements. Protéger la biodiversité, améliorer les conditions de vie des populations, prévenir les conflits, ne peuvent s’envisager en dehors d’un développement durable. Nous espérons que le choix effectué par la Fondation Virunga sera un support pour entraîner d’autres démarches similaires fondées sur l’énergie propre, l’emploi local et l’économie verte. »

Le partenariat signé avec la Fondation Virunga est le premier dans ce secteur en RDC pour Aera Group et le premier projet commun contracté avec un parc national. Alexandre Dunod, Directeur du Conseil d’Aera Group : « Matebe est un projet hydroélectrique exceptionnel en termes d’impacts sociaux économiques. Il correspond à la distribution de notre portefeuille de crédits carbone, entièrement généré par des projets emblématiques avec des histoires fortes dans des pays africains parmi les plus fragiles. Nous percevons une demande croissante pour ce segment de crédits carbone en provenance d’Afrique et nous construisons notre portefeuille en ce sens. »

Avec Infoafrique

Salubrité : une pétition contre les sacs plastiques à usage unique à Kinshasa

Congo green citizen et l’Association Tala musika ont initié depuis ce lundi 06 février, une pétition contre la production et l’usage des sacs plastiques à usage unique (non biodégradable) dans la ville de Kinshasa. Cette campagne dénommé : « le sac plastique à usage unique nous nuit plus qu’il ne nous sert », vise à récolter plus de 20.000 signatures.


Cette pétition fera l’objet de discussion entre les initiateurs de la pétition et les institutions concernées à savoir, l’Hôtel de ville de Kinshasa, le gouvernement provincial de Kinshasa, le Ministère de l’environnement national et l’Assemblée nationale en vue d’obtenir l’interdiction formelle de production et d’usage de ces sacs sur la ville de Kinshasa.

Selon le Coordonnateur de Congo green citizen, Patrick Kasele, l’initiative de cette pétition part des effets néfastes de ces sacs constatés sur le sol kinois et sur la santé humaine. « Chaque jour la population de Kinshasa se plaint de la dégradation du paysage urbain kinois à cause des déchets notamment les sacs plastiques. Une part non négligeable de ces déchets finit souvent dans les rivières et caniveaux. Ce qui provoque des inondations mortelles et autres dégâts », a-t-il fait remarquer.

Les initiateurs de la pétition invitent chaque kinois soucieux du bien-être à signer ladite pétition afin de sauver la ville de Kinshasa, capitale congolaise. « En tant que maillon déterminant dans le système de consommation, la population kinoise peut influer positivement pour que les autorités urbaines et les entreprises de production des sacs plastiques à usage unique orientent leurs politiques en privilégiant la protection de l’environnement dans la fabrication et la distribution de leurs produits », a interpellé M. Kasele et d’ajouter : « il y’a des alternatives facilement applicables pour se passer de sacs plastiques sans impacter notre consommation. Il y’a que les kinois eux-mêmes qui peuvent apporter des solutions adéquates face aux problèmes liés aux déchets de diverses natures ».
Abandonnés par terre, les sacs plastiques finissent par s’enfouir dans le sol le rendant infertile pour l’agriculture vivrière source des revenus pour plusieurs ménages à Kinshasa. Ces sacs sont aussi réputés d’être l’un des vecteurs de prolifération des moustiques et autres insectes nuisibles à la santé humaines.

Dans une ville où les sacs plastiques connaissent une production exponentielle et non contrôlée, les maladies hydriques y sont fréquentes. Selon l’Organisation mondiale de la santé, ces maladies sont la première cause de morbidité des enfants de moins de 5 ans à Kinshasa comme partout ailleurs en RDC.

Rappelons qu’en 2009, la ville de Kinshasa par l’entremise de sa Ministre de l’Environnement, Thérèse Olenga, avait pris une série d’édits interdisant la production des sachets non biodégradables sur toute l’étendue de la Capitale. D’aucun s’interrogent sur l’utilité de prendre de telles décisions qui, jusqu’à ce jour n’ont jamais été appliquées.

Voici la pétition en ligne, vous pouvez aussi la signer https://www.change.org/p/hôtel-de-ville-de-kinshasa-pour-une-ville-de-kinshasa-sans-sacs-plastiques-à-usage-unique?recruiter=671914280&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

 

Alfred NTUMBA

Climat : après l’Egypte, le Gabon prend la tête du Comité des chefs d’Etats et de gouvernements sur le changement climatique

Les travaux du 28ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union africaine (UA) tenue à Addis-Abeba (Ethiopie), le 31 janvier 2017, ont été couronnés par la désignation du Gabon comme pays devant assurer la présidence du Comité des Chefs d’Etats et de gouvernements sur le changement climatique (CAHOSCC) pour une durée de 2 ans.

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Tribune : Bilan de Marrakech – perspective des Pays les Moins Avancés sur les résultats de la COP22

Bilan de Marrakech – perspective des Pays les Moins Avancés sur les résultats de la COP22

Tribune de : Tosi Mpanu-Mpanu et Manjeet Dhakal

Tosi Mpanu Mpaanu, négociateur senior sur le changement climatique de l’ONU et Président en exercice du groupe des Pays les Moins Avancés (PMA)

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Climat : l’érosion côtière, une menace contre la population de Muanda

Les effets du changement climatique se font ressentir de plus en plus en République démocratique du Congo (RDC). La sécheresse, les étiages sévères du fleuve Congo, et les inondations sont observés dans certaines régions du pays. Le territoire de Muanda dans la Province du Kongo Centrale est l’une des parties du pays qui subit la rigueur de ces effets. L’érosion côtière qui gagne en moyenne 1 mètre des terres fermes chaque année en est la plus parfaite illustration parmi tant d’autres. 
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