Archives de catégorie : Climat

Mois de l’environnement : le PNUD veut susciter l’engagement des kinois à la préservation de l’environnement

Rapprocher l’homme de la nature, est le thème de ce mois de l’environnement en marge duquel le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), a organisé une journée de réflexion sur la préservation de l’environnement, ce mardi 20 juin au Jardin Botanique de Kinshasa.

Cette activité se joint aux côtés​ d’autres actions déjà organisées en marge de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin de chaque année pour sensibiliser les populations et permettre à chaque personne de prendre conscience et s’engager pour la protection de la nature. 

 » Il est important de protéger l’environnement et la gestion des aires protégées pour permettre un développement durable. Nous profitons de cette occasion pour rappeler à chacun de nous, les bienfaits des aires protégées qui sont aussi des lieux de réflexion, de tourisme, et de la recherche scientifique « , a souligné le Représentant du Directeur général de l’iccn, Paul Nlemvo.

A cet effet, le Responsable du secteur de l’environnement du PNUD, Idesbald Chinamula, a lancé un appel pour que chaque personne s’engage dans cette noble cause, « la protection de l’environnement ».

« Les questions de l’environnement sont aujourd’hui au cœur de tout développement. Il est important d’insérer cela dans la planification des activités du gouvernement pour aider les populations à court, moyen et long terme, à vivre dans un environnement sain. L’environnement est une affaire de tous et ceci nécessite aussi l’engagement de tous. J’en appel aux médias, aux politiques, et autres acteurs à travailler ensemble pour mener à bien cette lutte. Tout le monde a un rôle à jouer pour protéger la nature », a t-il précisé.

Après ce bref cérémonial, une visite guidée dans le Jardin a permis aux invités, notamment les étudiants, les journalistes et chercheurs à comprendre le rôle de la nature dans la vie des êtres vivants. Les invités à cette journée de réflexion ont  formulé quelques recommandations. 

« C’est bien de rapprocher l’homme de l’environnement. Mais il est important que ce dernier comprenne le pourquoi.   Ce contact direct avec la nature nous a permis de comprendre l’importance de la protéger  et de  s’engager durablement », a déclaré Yaga Nzege Christian, étudiant en sciences de la biologie de l’Université de Kinshasa.

 

Jennifer LABARRE

135 millions de personnes risquent d’être déplacées à cause de la désertification d’ici 2030

A l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, le 17 juin, les Nations Unies ont réitéré leur appel à agir contre ce phénomène mondial,« afin de bâtir un avenir durable ».

« Nous devons prendre conscience que la désertification (…) constitue une menace pour tous les habitants de la planète », a alerté Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco. Les régions arides et semi-arides devraient être les plus touchées par la désertification et les mouvements de population. D’ici à 2030, 135 millions de personnes risquent d’être déplacées à cause de la désertification « et l’on s’attend à ce que 60 millions de personnes quittent l’Afrique subsaharienne pour gagner l’Afrique du Nord et l’Europe« , a prévenu l’ONU.

Les populations rurales, qui s’appuient sur des moyens de subsistance pastoraux, sur l’agriculture et sur les ressources naturelles, devraient être « fortement exposées en raison des vulnérabilités existantes, notamment la pauvreté, les faibles niveaux d’éducation, le manque d’investissements, l’éloignement et l’isolement ».

Les zones arides (déserts mais aussi pâturages, savanes…) couvrent 40% de la surface de la planète. Monique Barbut, secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies de la lutte contre la désertification et Irina Bokova ont appelé à mieux gérer les terres et renforcer la résilience des populations vulnérables.

« Grâce à de bons investissements dans l’exploitation des terres, les infrastructures rurales et le développement des compétences, l’avenir peut être prometteur », a déclaré Monique Barbut. Alors que 25% des terres sont dégradées dans le monde, « l’ensemble de nos ressources naturelles de base sont au point de rupture », avait déjà mise en garde Mme Barbut, en septembre 2015, à la veille de la Conférence internationale sur le Climat à Paris (COP21). Elle avait alors appelé à fixer dans l’accord climatique la réhabilitation de 200 millions d’hectares de terres : « Cela coûte 20 dollars par hectare ».

De son côté, Irina Bokova a cité en exemple la réserve de biosphère de l’Unesco des Bardenas Reales, en Espagne. Cette réserve démontre que la gestion « éclairée » des terres arides, basée sur l’alternance entre l’utilisation pastorale, les cultures et les périodes de jachère, permettrait non seulement de freiner la désertification mais aussi d’inverser le processus et de restaurer les terres dégradées.

Selon la FAO, le projet de Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel est également « le programme phare de l’Afrique pour lutter contre les effets du changement climatique et la désertification ». La FAO estime que 166 millions d’hectares de la Grande Muraille verte présentent des possibilités de restauration des terres dégradées.

En France, la loi sur la biodiversité d’août 2016 a reconnu la protection des sols d’intérêt général, en les intégrant au patrimoine commun de la nation dans le code de l’environnement.

Rachida Boughriet (Actu-environnement)

Environnement : célébration de la journée mondiale de lutte contre la désertification et la dégradation des terres à Kinshasa

Plusieurs parties de la République Démocratique du Congo sont soumises aux problèmes de désertification et de la dégradation des terres, a renseigné le samedi dernier, Monsieur John Muneng, directeur en charge des questions liées à la lutte contre la désertification à la direction du développement durable du ministère de l’environnement en RDC.

C’etait à l’occasion d’une rencontre de réflexion entre acteurs de l’environnement , les étudiants et  quelques ong de la société civile en marge de la journée mondiale de lutte contre la désertification et la dégradation des terres célébrée le 17 juin de chaque année, sous l’Initiative de l’ong environnementale, ogec.

<< La RDC entant que signataire de l’engagement globale denommé challenge bonn, est appelé à restaurer d’ici à 2030, huit millions de paysages forestiers dégradé dans le cadre de la convention internationale de lutte contre la désertification >> a rappelé le directeur John muneng.

Ainsi, pour sa part, Francis Usseni, président de l’ong environnementale, organisation pour le gestion de l’environnement au Congo, a insisté sur le création d’une plate-forme au sein de la société civile pour travailler en synergie sur toutes les questions qui touchent directement l’environnement.notamment les changements climatiques, la pauvreté des terres, etc.

Notons que Jusque là , la RDC ne dispose pas encore d’une politique de gestion des terres.

Flore Ndeke

Énergie : 2016, une nouvelle année record pour les énergies renouvelables

En 2016, les nouvelles installations des énergies renouvelables ont battu un nouveau record avec 161 GW installés, faisant monter la capacité totale de presque 9% par rapport à 2015, à 2,017 GW. Le solaire photovoltaïque compte pour environ 47% de ces capacités additionnelles, suivi de l’éolien (34%) et l’hydroélectricité (15,5%). C’est ce que révèle le rapport Renewables 2017 Global Status Report (GSR), publié ce vendredi, 16 juin.

Les énergies renouvelables deviennent l’option la plus économique. Des transactions récentes au Danemark, en Egypte, en Inde, au Mexique, au Pérou et aux Emirats Arabes Unis ont vu le coût de l’électricité chuter à 0,05 dollar/KWh. Ce chiffre est bien en-dessous du coût de l’électricité d’origine fossile ou nucléaire produite dans ces pays. Les lauréats de deux récents appels d’offre en Allemagne ont ainsi pu proposer de tels tarifs sur la base du prix de gros de l’électricité, sans subventions publiques, ce qui démontre de facto que les renouvelables sont l’option la plus économique.

La nécessité de disposer d’une « charge de base » (« baseload ») est un mythe. Intégrer au réseau une large quantité d’énergie renouvelable est faisable sans avoir recours à une « charge de base » d’origine fossile ou nucléaire, à condition de garantir suffisamment de flexibilité: interconnexions au réseau, couplage électricité-chaleur, nouvelles technologies informatiques et de stockage, véhicules électriques ou encore pompes à chaleur sont autant de réponses. Ce type de flexibilité permet non seulement d’équilibrer les sources dites variables mais aussi d’optimiser le système et de réduire les coûts de production globaux. Il n’est donc pas surprenant que de plus en plus de pays puissent atteindre un niveau de 100% renouvelables. En 2016, le Danemark et l’Allemagne ont parfaitement géré des pics de 140% et 86.3%, respectivement.

Les émissions de CO2 liées à la consommation d’énergie des secteurs de l’industrie et des énergies fossiles sont restées stables pour la troisième année consécutive malgré une croissance de 3% de l’économie mondiale et une demande d’énergie en hausse. Ceci s’explique principalement par le déclin de l’utilisation du charbon, mais aussi par la croissance des énergies renouvelables et des mesures d’efficacité énergétique.

Arthouros Zervos, Président de REN21, a déclaré: « Le monde ajoute chaque année encore plus de capacité renouvelable, plus qu’il n’ajoute de capacité fossile, toutes sources confondues. Un des résultats le plus important mis en avant par le GSR 2017 est que les approches holisitiques sont clés: elles doivent devenir la règle plutôt que l’exception. Avec la croissance de la part des renouvelables, il devient impératif d’investir dans les infrastructures ainsi que dans une série d’outils: réseaux de transmission & distribution interconnectés, instruments de mesures pour équilibrer l’offre et la demande, connexion des secteurs (par exemple travailler sur l’intégration des réseaux de transport et d’énergie) ainsi que le déploiement d’une grande variété de technologies permettant le plein essor des renouvelables. »

Toutefois, la transition énergétique ne se déroule pas assez vite pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

Les investissements diminuent. Bien que le total des investissements mondiaux dans des nouvelles capacités de production renouvelable représente environ le double de ceux du secteur des énergies fossiles, les investissements dans des nouvelles installations d’énergie renouvelables ont chuté de 23% par rapport à 2015. Parmi les pays émergents et les pays en développement, les investissements dans les énergies renouvelables ont chuté de 30%, atteignant seulement 116,6 milliards de dollars, tandis que dans les pays développés ils ont chuté de 14% pour atteindre seulement 125 milliards de dollars. Les investissements restent toujours largement concentrés sur les secteurs de l’éolien et du solaire photovoltaïque, alors que toutes les technologies doivent être déployées si l’on souhaite contenir le réchauffement climatique bien en-dessous de 2 degrés.

 

Alfred NTUMBA

Diplomatie verte : l’UE invite les journalistes à sensibiliser davantage la population

L’ambassadeur de l’union Européenne, Barth Ouvry s’est entretenu avec  Réseau Green Journalists Network, pour les inciter à communiquer davantage sur les questions environnementales et sensibiliser la population congolaise à ce sujet. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de journées de la diplomatie verte initiées par le Services Européen d’action Extérieure (SEAE). La rencontre a eu lieu à Kinshasa  à ce vendredi, 16 juin.

Les journaliste membre du Réseau Green Journalists Network lors de la rencontre avec le Chef de la délégation de l’Union européenne en RDC

«  Nous estimons que la lutte contre le changement climatique offre des perspectives illimitées pour inventer de nouveaux et de meilleurs moyens de production et de consommation, pour investir et entretenir des échanges commerciaux, et pour protéger nos vies, nos emplois, nos ressources et nos moyens de substances, au bénéfice de toutes les populations et de la planète, cela passe également par votre implication en tant acteurs clés de l’information », a fait Monsieur Ouvry.

À en croire le Chef de la délégation de l’UE en RDC, pour que la lutte contre le changement climatique soit efficace, il va falloir que tous les pays, quelque soient leur niveau de développement, tiennent compte du climat dans leur processus de planification, de budgétisation et de mis en œuvre.

«  Nous allons suivre de façon continue les avancées à tous les niveaux et nous comptons nous assurer que, les politiques produisent les effets escomptés, en rendant des comptes, en accélérant la mise en œuvre et en favorisant une large adhésion au processus, ainsi que le partenariat, la transparence, et la participation de tous sur le processus de la lutte contre le changement climatique », a précisé Arnold Jacques Dixmude, Expert en charge des questions de l’Environnement et santé à la délégation.

Pour Tosi Mpanu Mpanu, négociateur senior pour le changement climatique, le Réseau Grenn Journalist  network  ne doit pas se limiter à sensibiliser seulement l’opinion publique congolaise, mais aussi le monde entier sur l’impact qu’a les effets néfastes des changements climatiques.

« Nous nous réjouissons du fait que la détermination politique à agir face au changement climatique reste élevée.  Un an après l’entrée en vigueur de l’accord de Paris, les progrès en matière de ratification ont été extraordinaires depuis lors : 148 pays sur 197 l’ont déjà ratifié. Et nous encourageons la RDC à le faire le plus tôt possible. Ainsi nous comptons sur vous afin d’atteindre les concernés », a-t-il renchérit.

L’Union européenne et ses États membres restent attachés à un ordre internationale fondé sur des règles, et à une collaboration avec leurs partenaires internationaux pour garantir une sensibilisation, une analyse et une gestion plus large et des meilleures qualités de prise en charge des risques environnementaux et climatiques, en s’appuyant sur toutes les structures pertinentes telles que le G7, le G20 et le Conseil des Nations Unies.

 

Désiré WEMBOLOWA

Biodiversité : Les océans, une ressource à protéger pour la survie de l’homme

Célébré le 8 juin de chaque année, la journée internationale de l’océan se révèle cette fois comme une garantie de la survie de l’homme au regard des effets néfastes des changements climatiques. Le thème retenu cette année est : Nos océans, notre avenir.

Relation homme et océan

Les océans couvrent les deux-tiers de la surface de la terre et sont le fondement même de la vie sur notre planète. En plus d’être les plus grands générateurs de l’oxygène que nous respirons, ils absorbent une grande quantité des émissions de dioxyde de carbone, fournissent nourriture et nutriments et contrôlent nos climats. C’est aussi le Pilier du commerce international.

les océans jouent un rôle important dans l’économie mondiale ainsi que l’économie locale des pays dont les sources de revenu dépendent du tourisme, de la pêche et d’autres ressources marines.

Malheureusement, les pressions humaines, dont la surexploitation, la pêche illégale non déclarée et non réglementée, la pêche destructive, les pratiques d’aquaculture non durables, la pollution marine, la destruction de l’habitat, les espèces exotiques, les changements climatiques et l’acidification des eaux, ont des conséquences néfastes sur les océans et les mers de notre planète, et de ce fait, sur le terre entière.

Selon un intervenant reçu à la radio voa Afrique, à travers l’émission Washington forum, il pense qu’il faut éviter les erreurs d’autres fois et appliquer des mesures adéquates pour bien gérer les océans parce qu’il n’y a pas une planète B.

<< On a fait des erreurs sur la terre, il ne faut pas qu’on les répètes sur la mer et les océans. A ce stade il faut qu’il y ait des actions précises notamment une éducation collectives des gens sur la océans >> a déclaré l’invité de la radio.

A en croire le secrétaire général des nations unies évoque que la paix et la sécurité à travers le monde sont aussi des facteurs indispensables pour le développement durable et pour assurer que tous puissent accéder aux bienfaits et aux bénéfices des océans
« Il ne saurait y avoir de sécurité sans développement ou de développement sans sécurité. » a-t-il déclaré.

En effet, cette journée permet de rappeler l’importance des océans dans notre vie quotidienne, qui est les véritables poumons de notre planète, ils fournissent la plupart de l’oxygène que nous respirons, sensibiliser le public sur l’impact des actions humaines sur les océans et développer un mouvement mondial en faveur des océans, mobiliser et unir les populations du monde sur un projet de gestion durable des océans de notre planète car ils constituent une source importante de nourriture et de médicaments, ainsi qu’un élément essentiel de la biosphère.

Jennifer Labarre

JME : lancement à Goma de la campagne « une parcelle, un arbre »

Contrairement aux autres grandes villes de la République démocratique du Congo qui se sont contentées de célébrer la Journée mondiale de l’environnement dans les salles climatisée, où l’on a assisté à des discours élogieux, creux dépourvus d’actions qui s’impose au regard des enjeux de l’heure, la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, s’est illustrée par le lancement de la campagne « une maison, un arbre ».

Cette campagne a été lancée par le Ministre provincial de l’environnement, Balthazar Kanyamanza. S’illustrant lui-même aux côtes de la population de Goma, le Ministre a invité les habitants de sa province au respect des arbres pour marquer la connexion avec la nature.

En vue d’impliquer la population de Goma en particulier et celle de province en général dans cette campagne, Monsieur Balthazar Kanyamanza a distribué de plantules d’arbres aux habitants de la ville.

Un match de foot a opposé les jeunes de la ville aux démobilisés. Les organisateurs ont saisi l’opportunité pour distribuer des messages de sensibilisation sur l’importance de préserver  l’environnement aux spectateurs et fanatiques du ballon rond.

Outre cette sensibilisation, chaque spectateur a reçu un arbre à planter dans sa parcelle. Au total près de 1500 plantules ont été distribués à cette circonstance, a affirmé notre correspondant sur place.

Une randonnée des patineurs et cyclistes a permis également de sarcler le triangle vert devant le Gouvernorat du Nord-Kivu. La journée a été marqué également par le reboisement communautaire réalisé à Rubaya dans le Masisi.

 

Alfred NTUMBA, avec le concours de Tuver Wundi

JME : Yolanda Kakabadse, « nous ne devons pas douter de l’importance du défi »

Rapprocher les gens de la nature est impératif pour notre avenir commun et pour notre seule planète. Tel est le sens du message de Yolanda Kakabadse au monde, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement.

Yolanda Kakabadse, Présidente de WWF International

Dans un communiqué traduit depuis version anglaise, et dont Environews RDC s’est procurée une copie, la Présidente de WWF international invite les nations à considérer l’importance du défi et agir. « Nous sommes à la croisée des chemins dans l’histoire de l’humanité. Nos actions provoquent des changements dans la planète de manière sans précédent, et si nous poursuivons sur cette lancée, les conséquences pourraient être désastreuses. Nous avons encore l’occasion de changer de cap. Si nous nous mettons ensemble pour prendre les mesures décisives nécessaires, nous sommes en mesure de tracer la voie vers un avenir durable où les gens pourront vivre en harmonie avec la nature », a-t-elle déclaré.

Protéger l’environnement et poursuivre le développement économique et social est essentiel non seulement pour notre bien-être, mais cela a également un sens économique. Cela peut également aider à améliorer la stabilité financière et éviter les conséquences de la pénurie de ressources et des dommages environnementaux tels que les inondations, les orages ou la sécheresse. Peut –on lire dans ce communiqué.

Yolanda Kakabadse reste tout de même optimiste quant à la capacité de tous l d’agir local et penser global. « Aujourd’hui, nous entendons souvent parler de notre monde hyper-connecté et pourtant, ce dont nous avons surtout besoin, c’est de nous connecter à la nature, la pierre angulaire de toute vie sur Terre. Si l’humanité peut causer ces dégâts, elle peut les réparer également », a-t-elle affirmé.

La Présidente de WWF internationale exhorte les hommes et les femmes à se connecter à la nature à une échelle plus grande, ce qui pourrait être une expérience à nulle autre pareille. « Il n’y a rien de comparable à se retrouver dans les espaces sauvages, sur une haute montagne, au plus profond d’une forêt ou sur le vaste océan pour ressentir une connexion profonde avec la nature. Mais trop peu d’entre nous ont l’occasion de faire cette expérience. De plus en plus de gens vivent dans des villes, à des kilomètres de la nature », a-t-elle souhaité. « Pour la première fois dans l’histoire, nous savons que nous pouvons détruire notre avenir. Mais nous savons aussi ce que nous devons faire pour préserver cet avenir et qu’ensemble, réellement, tout est possible ».

En 2016, le rapport Planète vivante du WWF a révélé que les chiffres mondiaux de la faune ont baissé de deux tiers dans les 50 dernières années jusqu’en 2020, entièrement du fait de l’activité humaine. La perte d’habitat, la dégradation et la surexploitation de la faune ont atteint des niveaux sans précédent en moins du laps de temps d’une seule vie humaine.

Les catastrophes naturelles sont de plus en plus intenses et fréquentes. Dans le sud et l’est de l’Afrique, un El Niño anormalement fort l’année dernière, conjugué à des températures record, a laissé 36 millions de personnes dans la sécheresse et la famine.
Alfred NTUMBA

JME : la RDC consacre le mois de juin 2017 à l’environnement

En marge de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement, la République démocratique du Congo par l’entremise du Ministre de l’environnement et du développement durable, vient de décréter le mois de juin 2017, « mois de l’environnement ». Amy Ambatobe l’a déclaré ce lundi 05 juin, lors d’une conférence organisée à l’Ecole régionale post universitaire d’aménagement et gestion intégré des forêts et territoire tropicaux (ERAIFT).

De gauche à droite, Maman Sidikou, Représentant du SG de l’ONU, Amy Ambatobe, Ministre congolais de l’environnement et Priya Gajraj, Directeur Pays du PNUD-RDC

« Nous avons une responsabilité historique de léguer à notre descendance un environnement sain pouvant leur permettre de s’épanouir convenablement. Pour donner un cachet spécial à cette célébration, mon Ministère décrète ce mois de juin (mois de l’environnement) », a-t-il déclaré.

A en croire le Directeur de cabinet du Ministre de l’Environnement, plusieurs activités sont prévues pour célébrer l’environnement durant ce mois juin, notamment l’organisation d’un Salon de l’environnement.

Pour le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC, Maman Sidikou, le thème retenu pour célébrer cette journée stimule la conscience environnementale mondiale et encourage l’action politique. « Je suis convaincu que le changement vers le développement durable pour la planète et pour l’homme est possible et s’opère grâce à des actions courageuses et inspirantes. Que l’on agisse localement pour résoudre un problème au sein de sa communauté ou que l’on poursuive une grande idée à l’échelle national, nos action inciterons d’autres personnes à nous suivre », a-t-il déclaré.

Maman Sidikou a par ailleurs exhorté tous les gouvernements du monde entier à maintenir le cap et rester déterminés pour mettre en ouvre l’Accord de Paris. « L’objectif de développement durable 13 incite à prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changement climatiques et leurs répercussions. Dans cette perspective, les Nations unies réitèrent leur engagement à l’Accord de Paris dont la RDC est signataire. Les nations unies réaffirme leur soutien à mener les efforts face au défi indéniable que représentent les changements climatiques », a-t-il précisé.

Notons que la dégradation de l’environnement et les effets de changements climatiques se font de plus en plus ressentir en Afrique en général et RDC en particulier. Ceci impose aux nations de repenser la question des causes de ces changements, et promouvoir des alternatives adéquates pour une planète vivable.

 

Alfred NTUMBA

JME : Irina Bokova, « j’invite les femmes et les hommes où qu’ils soient à se connecter à la nature qui les entoure »

Dans un message publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, ce 5 juin, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Gueorguieva Bokova, invite les hommes et les femmes à se connecter à la nature qui les entoure, car c’est elle qui confère beauté, sens et harmonie à leurs vies.

Irina Gueorguieva Bokova, Directrice générale de l’UNESCO

« Connecter l’Homme à la nature c’est peut-être difficile à croire aujourd’hui, mais, il y a cinquante ans, on pensait que la meilleure façon de protéger la nature était d’en interdire l’accès aux populations humaines…
À présent, nous savons que c’est inexact« , précise – t – elle dans ce message dont Environews RDC s’est procuré une copie.

La Directrice générale de  l’UNESCO estime cependant qu’il est important de maintenir une relation Homme – environement, basée sur l’harmonie naturelle.  » Plus la relation entre les populations et leur environnement naturel est étroite, plus il est probable que ces populations mesurent l’importance de la nature et de sa biodiversité, du patrimoine et des ressources en eau, au service de leur propre bien-être et de l’avenir de la planète« , a-t-elle insisté.

Cet esprit guide l’ensemble de l’action de l’UNESCO, qui s’incarne dans un réseau mondial, unique en son genre, de sites désignés par l’Organisation, conçus pour rapprocher l’Homme de la nature, en dessinant une nouvelle carte du monde – une carte d’unité et de paix, au-delà des frontières, entre les femmes et les hommes et leur environnement, peut – on lire dans ce message.

Les réserves de biosphère de l’UNESCO, les géoparcs mondiaux UNESCO et les sites du patrimoine mondial – qui recouvrent souvent des surfaces stratégiques ou des ressources en eaux souterraines essentielles – rassemblent plus de 2000 sites exceptionnels dans le monde. « Nous savons désormais que c’est le plus sûr moyen de favoriser un développement plus inclusif et durable, respectueux des limites de la planète » a affirmé Madame Bokova. « Aujourd’hui, j’invite tout un chacun à prendre un peu de temps dans sa vie bien remplie et à visiter un des sites de l’UNESCO. Pour un moment de contemplation, immergez-vous dans un jardin perse en Iran, où l’eau joue un rôle symbolique et ornemental étonnant. Dans le géoparc mondial de Tumbler Ridge, au Canada, nagez dans des lacs alpins à l’eau cristalline et dormez sous les étoiles. Ou partez en randonnée dans la réserve de biosphère de Mujib, en Jordanie, qui s’étend par endroits à 420 mètres au-dessous du niveau de la mer, grâce à sa proximité avec la mer Morte« .

En cette Journée mondiale de l’environnement, la Directrice générale de l’UNESCO invite tous les pays à tirer le meilleur parti des sites désignés par l’UNESCO. « Par-dessus tout, j’invite les femmes et les hommes où qu’ils soient à se connecter à la nature qui les entoure, car c’est elle qui confère beauté, sens et harmonie à nos vies« . A-t-elle lancé.

 

Alfred NTUMBA