Archives de catégorie : Climat

Journée mondiale de l’eau : Les eaux usées, un potentiel à conquérir

De nos jours, les eaux usées sont une ressource très négligée et ignorée. Dans un monde où l’eau potable se fait de plus en plus rare, les eaux usées méritent un regard bien différent.

Souvent produites dans les grandes agglomérations, les eaux usées sont la plupart du temps rejetées dans les mers ou les rivières sans avoir été préalablement traitées entraînant ainsi une pollution qui présente des menaces sur la santé des écosystèmes et des populations.

Un rapport récent publié par The Nature Conservancy, Beyond the Source: The environmental, economic and community benefits of source water protectionmontre que pour 1/6 des 4.000 villes étudiées, les coûts de la mise en œuvre d’activités de protection des sources d’eau, telles que la protection des forêts, le reboisement et l’utilisation de cultures de couverture, pourrait être récupéré grâce à des économies de coûts annuels de traitement de l’eau.

Une station de traitement des eaux usées (Photo droits tierces)

La Journée mondiale de l’eau célébrée ce mercredi 22 mars, se penche sur la gestion durable des ressources en eau douce et particulièrement sur la gestion des eaux usées dans les villes d’Afrique. Que peut-on réellement faire avec les eaux usées recyclées?

 Verdir le désert au Maroc

Dans la ville de Ourzazate, située dans le centre-Sud du pays, l’ONU Environnement contribue à mettre en évidence les avantages du traitement des eaux usées en faveur de la reforestation. Le projet, financé par le service coréen des forêts, le gouvernement marocain, soutenu par l’ONU Environnement et plusieurs partenaires locaux utilise les eaux usées municipales pour l’irrigation des terres destinées à la plantation d’arbres et pour créer une ceinture verte autour de Ouarzazate.

Cette ceinture verte aura pour fonction de protéger la ville des vents forts et des nuages de poussière, fournira à la population un endroit où les habitants pourront profiter de la nature, créera des emplois dans le secteur de l’agriculture et encouragera la participation publique pour la prévention de la dégradation des terres et la perte de la biodiversité.

Elle aura aussi pour but d’améliorer la qualité de l’air de conserver la biodiversité, fournira du fourrage et améliorera les moyens de subsistance des communautés urbaines et des communautés urbaines et péri-urbaines.

« Ce projet a entraîné des créations d’emplois ainsi que des opportunités pour nous permettre d’utiliser notre connaissance et notre expérience », affirme Lhoussine Chetma, un habitant de Ouarzazate.

Un autre avantage de ce projet est qu’une quantité moindre d’eaux usées non-traitées sont rejetées dans le réservoir d’eau de Monsour Eddahbi, qui alimente la centrale solaire NOOR voisine, un des plus grande centrale solaire au monde qui sera capable d’alimenter 2 millions de foyers en électricité.

 Problèmes liés aux eaux usées à Dar es Salaam

Dans la capitale tanzanienne, Dar-es-Salaam, l’ONU Environnement, l’ONU-Habitat, BORDA-Afrique et d’autres partenaires ont récemment lancé un projet visant à montrer comment les projets d’assainissement décentralisés peuvent fonctionner dans des zones urbaines dépourvues d’égouts.

Moins de 10% de la ville de Dar es-Salaam est relié au réseau d’égouts « centralisé ». Par conséquent, quelque 90% de la population utilise des latrines à fosse ou pratique la défécation à ciel ouvert. Cela menace l’environnement marin situé dans les environs de Dar es-Salaam, qui apporte des avantages importants aux communautés locales à travers la petite pêche artisanale et le tourisme.

Assurer la réduction des rejets d’eaux usées domestiques dans les écosystèmes marins, y compris les mangroves, les prairies d’herbes marines et les récifs coralliens bénéficiera à l’ensemble de la population et des écosystèmes.

 

Alfred NTUMBA avec  ONU Environnement

Afrique : Magic System va mobilise ses mélomanes pour le climat et l’environnement

Le groupe musical ivoirien Magic System annonce la célébration de ses 20 ans de carrière par une tournée africaine marquée par un message de sensibilisation des mélomanes à la nécessité de préserver l’environnement menacé par les changements climatiques.

Traité Salif, Alias A’Salfo, artiste musicien ivoirien. Photo (droits tierces)

Selon le patron de ce groupe musicale, Traoré Salif A’Salpho , l’artiste ne doit plus être celui qui vient juste faire danser mais qui aide son public dans la marche vers  le développement, et le développement aujourd’hui passe par la protection de l’environnement et l’action pour le climat.  » C’est inconcevable que notre maison brûle et nous nous regardons ailleurs « , a-t-il  insinué.
Ambassadeurs de bonne volonté de l’UNESCO, A’Salfo, Goudé, Tino et Manadja ont déjà participé à plusieurs sommets et colloques sur le climat à Paris puis au Maroc. Ils entendent s’investir, à travers cette tournée de trois mois, à mobiliser et sensibiliser sur les dangers du réchauffement climatique.

L’artiste et son groupe attend livrer plusieurs concerts dans plus de 15 pays d’Afrique.  » Pour nos 20 ans de carrière, nous avons décidé de faire une tournée africaine à partir de fin juillet 2017. Nous allons sillonner 15 pays avec 20 dates « , a annoncé mercredi, A’Salfo, lors d’une conférence de presse dans les locaux de France 24 à Paris.

Alfred Ntumba

USA : Trump réduit de 31% le budget dédié à l’environnement

Donald Trump a proposé jeudi, dans son premier budget, une baisse drastique des ressources allouées à la diplomatie et au climat pour compenser une hausse spectaculaire de dépenses de défense.

Donald Trump, Président des USA (Photo droit tierce)

Le Président américain table aussi sur une réduction spectaculaire de 31% des fonds alloués à l’Agence de protection de l’environnement (EPA), en pointe dans la lutte contre le changement climatique.

Le magnat de l’immobilier propose d’amputer le budget de cette agence de 2,6 milliards de dollars, en particulier en supprimant quelque 3.200 postes, soit environ un cinquième du total.

Il suggère par ailleurs de mettre fin à la participation américaine au Fonds vert de l’ONU pour le climat (Green Climate Fund).

Depuis son arrivée au pouvoir le 20 janvier, Donald Trump, qui a par le passé mis en doute la réalité du changement climatique, martèle sa volonté de supprimer nombre de règlementations fédérales sur l’environnement qu’il juge inutiles, affirmant qu’elles sont un obstacle aux créations d’emplois.

La hausse de 54 milliards de dollars prévue pour la défense (près de 10%) et les dépenses allouées à la sécurisation de la frontière avec le Mexique s’accompagneront d’une tubaisse marquée des ressources de la plupart des autres ministères et agences fédérales.

Le budget prévoit également une baisse de 28% des ressources du département d’Etat, en charge de la diplomatie de la première puissance mondiale.

À en croire les observateurs, ce budget n’a que très peu de chance d’être adopté en l’état par le Congrès. Décliné en chiffres, le programme du nouveau Président des Etats-Unis se résume en un slogan: «l’Amérique d’abord».

Avec AFP

Kenya : la guerre de l’eau embrase la vallée du rift

La sécheresse qui s’abat sur le Kenya complique la vie et menace la cohabitation entre les communautés du lac artificiel Chesirimion situé au nord du Kenya à Baringo.

Dans cette région, il n’en reste qu’une flaque d’eau. Profond de 15 mètres, cet édifice construit il y a cinq ans devrait offrir à boire à 2 300 personnes et 107.000 têtes de bétails pour les 30 années à venir. Mission impossible pour ce lac du fait de la sécheresse qui strangule cette région qui n’a pas connu des pluies pendant un an.

Dans ce Nord du Kenya, rocailleux et aride, la pluie n’est pas tombée depuis une année, et cela a vidé ce lac de la quasi –totalité de ses réserves. D’autres réserves de la région ne sont remplies qu’au dixième de leur capacité. Il faut parcourir jusqu’à 20 kilomètres pour trouver de l’eau.

En pareilles situations c’est la vie qui devient intenable car la terre ne produit plus rien, et les bétails censés nourrir des personnes meurent par milliers. Rien que la semaine dernière, 5.000 chèvres ont été décimées.

Déjà placée en état de désastre naturel, la région de Baringo vit au rythme d’un village sans âme et sans ombre.
A cette détresse s’invite un conflit tribal opposant deux principaux groupes ethniques du comté à savoir, les Tugen et les Pokots. Ce conflit qui a déjà fait 30 morts est alimenté par la crise de l’eau qui sévit dans cette région. Fuyant la sécheresse, les pokots font descendre leurs troupeaux vers les points d’eau et les pâturages encore préservés de Tugen au sud. La destruction de fermes et de terres à laquelle se livrent les pokots chez les Tugens engendre des affrontements entre ces deux ethnies qui cohabitent et s’affrontent depuis le siècle.

Au Kenya, la sécheresse a ramené plusieurs dizaines d’années en arrière une région entière. Sur 3 millions de Kenyans, 700.000 habitants de Baringo subissent de plein fouet les conséquences des réchauffements climatiques et phénomène météorologique El niño. En rupture des stocks, les boutiques de la région ont fermé leurs portes. Pareil pour les écoles qui ne reçoivent plus d’élèves, faute des nourritures et d’eau pour le repas de midi.

Les élèves les plus tenaces qui tiennent à étudier, arrivent à l’école épuisés, car n’ayant pas dîné, ni pris un petit déjeuné. Les responsables d’établissement se voient dans l’obligation de le renvoyer en famille.

Cette région fait partie du comté le plus affecté par la hausse des températures. Celles-ci atteignent 40 degrés Celsius dès 10 heures.
TPK

Afrique du Nord : la FAO alerte sur une pénurie d’eau

Les pénuries d’eau qui se profilent à l’horizon en Afrique du Nord et au Proche-Orient représentent un énorme défi qui requiert une intervention massive et urgente . D’après la FAO, Cette prédiction est attestée par la baisse de 2/3 des ressources en eau douce ces 40 dernières années. A ce jour, elles sont 10 fois inférieures à la moyenne mondiale d’eau disponible par personne refontes des systèmes alimentaires. L’annonce a été faite par José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO depuis la capitale Egyptienne le CAIRE, où il était en visite.

Pour le numéro un de cette Agence de l’ONU, l’accès à l’eau fait partie des besoins essentiels pour garantir la sécurité alimentaire, la santé humaine et l’agriculture. D’où les pénuries d’eau en passe de sévir dans cette région du monde nécessite des efforts massifs et urgents afin d’éviter une grave crise.
Laquelle crise qui si advenait, menacerait durement la sécurité alimentaire dans ces régions dont les indicateurs semblent bien au rouge.

Comme l’indique si bien la récente étude publiée par la FAO révélant que les températures les plus élevées qui sévissent dans la région pourraient contribuer à écourter de 18 jours, les saisons de production et avoir pour effet de réduire les rendements agricoles de 27 à 57 % d’ici la fin du siècle. Cela sans compter l’élévation du niveau de la mer dans le Delta du Nil pourrait faire perdre à l’Egypte des quantités importantes de terres agricoles productives à cause de la salinisation.

Lors de ses rencontres avec les autorités Egyptiennes, le patron de la FAO a affirmé son soutien envers le pays des pharaons, et s’est engagé à soutenir les programmes visant à lutter contre les pénuries d’eau et à promouvoir une agriculture résiliente face au climat.

Par ailleurs, avec un programme déjà compliqué pour les années à venir, l’Egypte est appelée à faire un choix vis-à-vis de ses cultures et revoir ses modèles de consommation. Elle doit donc éviter un gaspillage d’eau dans le cadre de la culture de blé dans le pays, a averti José Graziano da Silva.

Il sied de noter que les conseils politiques et les idées de meilleures pratiques sur la gouvernance des systèmes d’irrigations font partie des éléments clés de l’initiative de la FAO sur la raréfaction des ressources en eau en Afrique du Nord et au Proche-Orient, à présent soutenue par un réseau de plus de 30 organisations nationales et internationales.
TPK

Comifac : une rencontre sur la finance climatique à Kigali

La Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) organisera du 13 au 16 mars à Kigali (Rwanda), un atelier sous régional sur la mise en œuvre de l’accord de Paris en Afrique centrale et de renforcement des capacités en finance climatique, couplé à un exercice de renforcement des capacités des Entités Nationales Désignées du CTCN en matière de montage des requêtes d’assistance technique.

Cette réunion réunira 40 délégués des pays membres de la Comifac pour examiner la mise en œuvre de l’Accord de Paris et accroître les capacités des acteurs clés pour la mobilisation des financements internationaux alloués à la lutte contre les changements climatiques.

Il sera question pour les participants de maîtriser l’état des lieux des différents mécanismes de financement de lutte contre les changements climatiques déjà opérationnels et explorer les potentiels mécanismes, et élaborer des notes conceptuelles des projets régionaux d’atténuation et d’adaptation contre les effets néfastes des changements climatiques, destinés aux différents fonds dédiés au climat.

Il ressort du bilan du fonctionnement des différents mécanismes de financement des actions climatiques que la proportion des pays de l’Afrique centrale qui en bénéficient effectivement est faible en raison de contraintes de diverses natures dont la complexité des procédures, le manque de moyens humains et techniques appropriés etc.

Suite aux recommandations des Ministres en charge des Forêts/Environnement de la sous-région, la Commission des forêts d’Afrique centrale a identifié et établit une liste des idées de projets prioritaires pour cet espace reconnue comme très vulnérables aux changements climatiques.

La Comifac relève en effet, le besoin d’un appui technique pour arriver à mobiliser les fonds susceptibles d’aider au développement et à la mise en œuvre de différentes politiques d’atténuation et d’adaptation telles que conçues par ses pays membres.

Notons par ailleurs que la question du financement de la lutte contre le réchauffement climatique en faveur des pays du Sud, a constitué un sujet épineux marqué d’importantes divergences de point de vue entre pays industrialisés et pays émergents lors de la conférence de Paris. Malgré le caractère parfois âpre des débats, ces derniers ont abouti à des dispositions spécifiques de l’Accord destinées à catalyser les actions des investisseurs.

Alfred Ntumba

Bassin du Congo : les pays membres lancent le Fonds bleu

Après l’annonce faite lors de la 22ème Conférence des Partis sur le changement climatique (Cop22), à Marrakech par le Président de la République du Congo, Denis Sassou Ngwesso, les 12 pays membres du Bassin du Congo sont passés de la parole à l’acte en lançant officiellement ce jeudi 09 mars à Oyo (Congo – Brazza), le Fonds bleu pour le Bassin du Congo dont l’objectif est de doter la sous-régions des moyens nécessaires pour subventionner les projets qui permettront de préserver le 2ème poumon vert de la planète et ses 220 millions d’hectares de forêts.


Ce fonds sera alimenté par des cotisations et subventions des pays membres et autres partenaires de la sous-région. Certains pays africains notamment, l’Angola, le Burundi, le Gabon, le Congo Brazza, la République démocratique du Congo, le Tchad, la Zambie, la Tanzanie, le Maroc, le Rwanda, le Cameroun et la Guinée Equatoriale ont décidé de s’associer à ce noble projet.

Des subventions à hauteur de 100 millions d’euros sont attendues chaque année et devront être mises en œuvre pour l’atteinte des objectifs définis par ce fonds, précise la note de présentation de l’initiative.

Le Fonds bleu pour le Bassin du Congo vise premièrement la préservation des forêts et des eaux du Bassin du Congo, et l’aide des populations à accéder à une meilleure qualité de vie, précise un communiqué de la Fondation Brazzaville, cité par jeune Afrique. « L’objectif autour de cette initiative est de construire des projets capables de soutenir l’économie des Etats membres », a expliqué le Premier ministre congolais, Clément Mouanda.

L’initiative fait suite à un constat lié à la dégradation écologique du Bassin du Congo qui couvre près 4 millions de Km2, partagé par plusieurs pays et peuplé par environ 93 millions d’habitants.

Les projets éligibles aux financements du fonds bleu, sont ceux qui contribueront à l’amélioration des voies navigables, la construction des petits barrages hydroélectriques, le renforcement des systèmes d’irrigation des sols, le développement de la pêche, de la pisciculture, de l’aquaculture et de l’écotourisme.
Jennifer Labarre

Climat : un haïtien remporte un prix international pour la protection de l’environnement

L’entrepreneur Jean Conille a été distingué pour ses efforts dans la conversion des véhicules de transport en commun au gaz propane par son entreprise Autogaz Haïti.

Jean Conille, le patron d’Autogaz/ Photo droits tierces

Autogaz est une compagnie spécialisée dans la conversion de véhicules de transport public, originellement à essence, en gaz propane. Cela se passe ici en Haïti. Jusqu’à 2016, elle avait déjà converti environs 300 milles véhicules, qui n’ont jamais eu un accident majeur. Par cette démarche, elle participe à la protection de l’environnement et au renforcement de l’économie, car les revenus des conducteurs augmentent  en consommant du propane.

Les efforts sont payants. Son patron, Jean Conille, vient de recevoir le prestigieux prix international de leadership économique de l’Institut diplomatique international de Washington (parrainé par Heritage Foundation Group) pour la protection de l’environnement en Haïti, rapporte le site Prweb.

Présenté comme « un philanthrope, un entrepreneur, et même un combattant de la liberté », Jean Conille ne compte pas s’arrêter là. Il veut ainsi pousser Haïti dans la catégorie des  leaders mondiaux dans l’industrie de l’environnement.

La stratégie est bien pensée : par la conversion de plus de véhicules publics au gaz propane, Haïti parviendra à réduire de plus de 13% les effets du gaz à effet de serre dans les cinq prochaines années, conformément à son engagement à la COP 21 à Paris.

Car le propane n’émet pratiquement pas de polluants dans l’atmosphère comparativement  à d’autres sources de carburant. « […] quand nous améliorons l’environnement en Haïti, nous améliorons l’environnement partout dans le monde », a déclaré monsieur Conille dans une interview.

Il faut rappeler que Jean Conille, frère de l’ex-premier ministre Gary Conille, est un habitué des Prix. Il a été le récipiendaire du prix Digicel Entrepreneur de l’année 2015, et sa société Autogaz S.A. a été sélectionnée par PADF.org comme l’une des 10 meilleures idées de développement de membres de la diaspora haïtienne.

Avec loophaiti

Climat : 110 morts en 48 heures à cause de la sécheresse en Somalie

Quelque 110 personnes sont mortes dans le sud de la Somalie jeudi et vendredi des conséquences de la sécheresse, a annoncé le Premier ministre somalien Hassan Ali Khaire.

« Environ 110 personnes sont mortes ces 48 dernières heures à cause de la sécheresse et de diarrhées sévères dues à l’eau dans les régions du sud de la Somalie, en particulier dans les régions de Bay et Bakool », a indiqué Hassan Ali Khaire dans un communiqué daté de samedi.

 » Les Somaliens, où qu’ils soient, doivent sauver leurs frères dans le besoin, qui mourront de faim si on ne les aide pas. La tâche prioritaire du gouvernement sera de venir en aide aux gens qui ont été touchés par la sécheresse », a-t-il ajouté.

« Pas de médicaments »

Les autorités locales du village d’Awdiinle, dans la région de Bay, ont annoncé qu’au moins 69 personnes, la plupart des enfants et des personnes âgées, étaient décédées de diarrhées causées par l’eau.

« Il n’y a pas de médicaments et la maladie est maintenant devenue une épidémie », a déclaré à l’AFP par téléphone un responsable local de ce village, situé à 30 km de la capitale régionale Baidoa.

« C’est à cause de la sécheresse qui a provoqué une pénurie généralisée d’eau. Nous avons besoin de l’aide des agences humanitaires », a-t-il ajouté.

Plus de 20 millions de personnes menacées

La Somalie a décrété fin février « catastrophe nationale » la grave sécheresse qui ravage le pays et menace environ trois millions de personnes, selon les ONG.

La Somalie est, avec le Yémen et le Nigeria, un des trois pays au bord de la famine, déjà officiellement déclarée au Soudan du Sud où elle touche 100 000 personnes.

Plus de 20 millions de personnes risquent de mourir de faim dans ces quatre pays.

Propagation des diarrhées aiguës

La dernière famine en date en Somalie, en 2011, résultat d’une grave sécheresse dans la Corne de l’Afrique aggravée par le conflit avec l’insurrection islamiste shebab, y avait tué 260 000 personnes.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu’en Somalie plus de 6,2 millions de personnes – soit la moitié de la population – ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, dont près de trois millions qui souffrent de la faim.

Selon l’agence onusienne, plus de 363 000 enfants sont gravement mal nourris, parmi lesquels 70 000 ont besoin en urgence d’une aide vitale.

La sécheresse a conduit à une propagation des diarrhées aiguës, du choléra et de la rougeole, et près de 5,5 millions de personnes risquent de contracter des maladies transmises par l’eau.

Avec Jeune Afrique

Climat : le réchauffement de la planète coute la vie à plus de 300. 000 personnes chaque année

Le réchauffement progressif de la planète a des conséquences néfastes sur la santé, l’air, l’eau, la nourriture le logement etc. Les effets du changement climatique sont à la base de diverses maladies dont l’ampleur ne cesse de croître. Ils représentent aujourd’hui plus de 300.000 vies perdues dans le monde et coûtent 125 milliards de dollars américains chaque année.

Un agent de régulation de circulation à Shijiazhuang/Chine, photo droits tierces.

D’ici à 2030, le réchauffement de la planète pourrait causer la mort à 1 million de personnes par année, pour un coût de 300 milliards de dollars américains. Selon un rapport de l’OMS publié en 2012, 7 millions de personnes meurent prématurément à cause de la pollution de l’air intérieur et extérieur. Cette tendance s’est accentuée ces 4 dernières années.

Les catastrophes liées au climat aboutissent ainsi à plus de 6O.000 décès par année, principalement dans les pays en développement. Mais aussi en Europe où la canicule de 2003, liée au changement climatique a causé plus de 70.000 décès.

La santé publique mondiale très menacée

Quand nous parlons du changement climatique, nous voyons plus son impact sur la nature mais peu sur la santé. Pourtant le changement climatique constitue une nouvelle menace importante pour la santé publique mondiale. Les effets du changement climatique doit modifier la façon que les décideurs mondiaux doivent envisager la protection des populations vulnérables.

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a confirmé qu’il existait des preuves écrasantes qui confirment les multiples incidents du changement climatique sur la santé humaine.

La variabilité et la modification du climat ont causés des décès et de maladies à travers les catastrophes naturelles qu’elles entrainent telles que les sècheresses, les inondations et les vagues de chaleur. Les populations sont plus exposées aux rayons ultra-violets du soleil, ce qui explique en partie l’augmentation actuelle des cancers de la peau.

En outre, de nombreuses maladies importantes sont hautement sensibles au changement des températures et du régime des précipitations. Ce sont par exemples des maladies à transmission vectorielle courantes comme le paludisme, la dingue, la malnutrition et les maladies diarrhéiques.

Heureusement, une grande partie de ces risques pour la santé peuvent être évitées grâce aux programmes et interventions sanitaires existants. Une action concertée pour renforcer les composantes clés des systèmes de santé et promouvoir des choix de développement sains pourrait permettre d’améliorer dès à présent la santé publique tout en réduisant la vulnérabilité au futur.

Bien que les effets du climat ne se font pas ressentir de la même manière sur toute la planète, cependant, les populations des pays en développement, notamment celle des petits Etats insulaires, des zones arides ou de hautes montagnes, et des zones côtières densément peuplés devront bénéficier d’un traitement de faveur dans la mise en œuvre des mécanismes d’adaptation et d’atténuation à cause de leur situation considérée comme particulièrement vulnérables.

Lors de la 23ème Conférence des parties sur le changement climatique (Cop23) qui se tiendra en novembre en Allemagne, les pays membres discuteront des mécanismes appropriés susceptibles de limiter l’impact des effets du changement climatique sur les Etats insulaires dont les iles Fidji.

Nelphie MIE