Archives de catégorie : Dossier

Kinshasa : Francis Huseni, « La situation géographique favorise les inondations à Kinshasa »

Les inondations meurtrières qui sévissent à Kinshasa depuis la reprise de la saison de pluie n’ont pas manqué d’attirer l’attention des observateurs. Pour mieux comprendre ce phénomène qui prend de plus en plus des proportions inquiétantes dans la capitale congolaise, Francis Huseni a essayé d’expliquer ces causes, qui pour lui sont à la fois naturelles et anthropiques. Naturelles du fait que la ville de Kinshasa présente un relief essentiellement composé des colline et pleine. Et, anthropiques à cause des constructions anarchiques qui pullulent dans la ville.

Francis Huseni, Président de l’OGEC, lors du tournage de l’émission Invité du Weekend à Kinshasa.

« Quand on observe le relief de la ville de Kinshasa, elle se présente sous forme d’un vase. Dans la périphérie ce sont des communes montagneuse : Kinsenso, Lemba, Ngaliema, mont Ngafula et autres. Et de l’autre coté ce sont des communes (basses) : Bandalungwa, Gombe, Lingwala, Limete Etc. Quand il plait, toutes les eaux de pluie ont tendance à charrier les déchets et le sable vers le fleuve. Au fil du temps, il s’est créé un phénomène de réduction de lits de cours d’eau. Comme le niveau monte, et que les cours d’eau n’ont plus la capacité de gérer les eaux, il se pose ainsi le problème de drainage, et débordement qui provoquent ces inondations », a-t-il révélé.

Le spectacle désolant qu’offre les eaux de pluie sur le boulevard du 30 juin, une artère symbolique dont le nom renvoi à l’indépendance de la RDC, devrait interpeler les décideurs afin d’y apporter rapidement une solution efficace, pense l’invité du Weekend. Continuer la lecture de Kinshasa : Francis Huseni, « La situation géographique favorise les inondations à Kinshasa »

Kinshasa : Francis Huseni, « Kinshasa Bopeto mérite les financements du gouvernement central »

Le programme du gouvernement de la ville de Kinshasa, « Kinshasa Bopeto », mérite le soutien financier du gouvernement central de la République démocratique du Congo. Cette mégalopole de plus de 15 millions d’habitants, revêt triple statuts distincts : Capital, Ville, et Province. Invité du Weekend d’ENVIRONEWS TV, Francis Huseni, Président de l’Ong OGEC (Organisation pour la Gestion de l’Environnement au Congo), a plaidé pour le soutien financier à l’ambitieux programme de Gentiny Ngobila Mbaka.

Francis Huseni, Président de l’OGEC, lors du tournage de l’émission Invité du Weekend à Kinshasa.

« Le gouverneur a pris une vision, et je me réjouis aussi parce que Kinshasa Bopeto a été lancé par le Chef de l’Etat. Compte tenu de la particularité de Kinshasa comme capital, je pense à mon avis, qu’elle devait être aussi au cœur de l’attention de toute la communauté nationale, et de toutes les institutions. S’il y’a un problème des moyens pour Kinshasa Bopeto, il faudrait que ces moyens ne viennent pas non seulement de l’Hôtel de Ville de Kinshasa, mais aussi du gouvernement central », a-t-il souligné.

Erigée aujourd’hui sur près de 10 mille Km2, la ville de Kinshasa a été conçue au départ pour accueillir environ 400 mille personnes, au début des années 60. Depuis, la mégalopole a galopé et en accueille plus de 15 millions. Et pourtant, les infrastructures n’ont pas suivi non plus. Continuer la lecture de Kinshasa : Francis Huseni, « Kinshasa Bopeto mérite les financements du gouvernement central »

Assainissement : CEPRADYC s’emploie à équilibrer la quantité des déchets kinois  

9000 tonnes de déchets produits quotidiennement dont 1800 tonnes  de plastique à Kinshasa  c’est le visage sombre que présente la ville de Kinshasa. Ces dechets sont la source de pollution majeure pour la capitale congolaise. Face à cette situation, des jeunes kinois ingenieux apportent leur contrubution à la problématique de l’elimination des déchets dans le ville. C’est cas de Armel Derere, jeune entrepreneur de l’ONG CEPRADYC qui, par son activité veut apporter sa pierre à l’édifice.

« Nous sommes là pour nous assurer que nous allons développer une technique de masse pour équilibrer la quantité des déchets produits et recyclés. Nous transformons ces déchets en différentes matières telles que les pavés, tuyau ou PVC, assiettes, gobelets et autres », a rapporté Armel Derere.

C’est dans le souci de participer à l’assainissement et au recyclage des déchets que l’on retrouve par-ci par-là dans la ville que ce jeune entrepreneur apporte sa contribution aux effort de la ville, de rendre Kinshasa propre. En recyclant des déchets du type plastique en plusieurs objets utilisé dans la construction et dans les ménages.

« Ces déchets nous proviennent des décharges sauvages communément appelé (Fulu). Il y a des gens qui collectent à ce niveau et viennent nous les revendre », a-t-il ajouté. Continuer la lecture de Assainissement : CEPRADYC s’emploie à équilibrer la quantité des déchets kinois  

Eaux : Tosi Mpanu Mpanu, « l’on peut exporter les eaux de la RDC vers le Tchad, par solidarité africaine »

Le sujet était autre fois tabou au regards des considérations géopolitiques et stratégiques des ressources en eaux de la République démocratique du Congo. Aujourd’hui, les langues se délient pour relancer le débat sur une possible exportation des eaux de la RDC vers le bassin du lac Tchad. Invité du Weekend d’ENVIRONEWS TV, une chaine de télévision émettant à Kinshasa, Tosi Mpanu Mpanu n’est pas passé outre cette question qu’il considère opportune à ce jour.

A gauche, Tosi Mpanu Mpanu, négociateur sénior à la CCNUCC lors du tournage de l’émission Invité du Weekend, à Kinshasa.

« C’est une discussion qui doit se faire sur base des éléments probants. Si jamais l’on joue à l’Autruche en disant que ce problème de stress hydrique ne nous affecte pas, on ne va pas faire attention à ce qui se passe ailleurs, demain on peut avoir de guerres de l’eau », a-t-il déclaré

Toutefois, le négociateur sénior reste droit dans ses bottes, il faut impérativement des études pour établir scientifiquement si l’on peut ou ne pas exporter les eaux de la RDC vers le lac Tchad.

« Nous avons chez nous, si je ne m’abuse pas, 53% des ressources d’eaux douces d’Afrique, qui peuvent aider à étancher la soif de nos frères africains. Il faut faire des études auxquelles il faut associer des pays, des organisations internationales, pour qu’ensemble on arrive à une conclusion », a-t-il souligné.

« Si jamais on dit que cela aura un impact négatif sur la biodiversité de la RDC, et que ça va mettre en difficulté notre potentiel hydroélectrique, alors on ne pourra pas donner l’eau. Si les études attestent que l’on peut donner un peu de notre eau, alors on le fera par la solidarité africaine ».

Selon cet expert, les populations soumises à un stress hydrique accru, vont se mettre en route pour aller loin à la recherche de l’eau. Elles ne seront pas accueillies à bras ouverts par les autochtones. Cette situation pourrait générer des conflits comme c’est le cas aujourd’hui avec les Mbororo dans la partie nord de la RDC.

Cette réflexion partagée par certains acteurs de la société civile, dont François Kalwele Vula, porteur d’un projet qui va dans le même sens, relance encore une fois de plus le débat sur cette ressource stratégique de la RDC.

Notons que le chef de l’Etat congolais, Félix Tshisekedi avait lors de son séjour au Rwanda, évoqué la possibilité d’exporter l’eau du fleuve Congo à partir de l’embouchure. Une position qui a été commentée dans tous les sens par ceux qui pensent que cette situation pourrait provoquer un cataclysme.

L’intégralité de cet entretien est à suivre absolument ce samedi 19 octobre, sur ENVIRONEWS TV (TNT- Canal 105, BLUESAT – Canal 30, et MEDIASAT- Canal 77), à 10h, 14h, 18h et 21h.

Alfred NTUMBA

Ressources naturelles : L’alimentation, le vrai carburant d’une industrie extractive

Entre Mai 2013 et Mai 2017, le guichet unique de création d’entreprise congolais a validé 6181 entreprises créées. La République démocratique du Congo continue bien de séduire les investisseurs qui se bousculent au portillon de ce pays dont le sous-sol compte parmi les plus riches du monde, ce qui fait dire du Congo un scandale géographique.

Si les forêts, le commerce et les hydrocarbures intéressent  les  entrepreneurs, le secteur minier  est le premier secteur de productivité nationale  au regard de sa contribution au trésor public de l’ordre de 82,2% selon le rapport ITIE-RDC de 2015.

Le secteur formel des mines emploie 47 901 contre  27 669 sous-traitants soit 79 369 nationaux. Une main d’œuvre importante et dont le travail consiste à produire et produire davantage de minerais. Si le rôle de l’outil  de production n’est pas à démontrer,  la qualité de la main d’œuvre reste quant à elle un facteur déterminant dans cette industrie extractive. Continuer la lecture de Ressources naturelles : L’alimentation, le vrai carburant d’une industrie extractive

Forêts : Un plaidoyer pour la levée du moratoire sur les forêts congolaises

La coalition de la société civile pour la levée du moratoire dénonce les critiques acerbes jugées non fondées  dont fait l’objet la République Démocratique du Congo  pour sa décision relative à  la levée du moratoire. C’est dans  un plaidoyer dont Environews-RDC s’est  procuré une copie, que cette coalition constituée d’une centaine d’ONGs  fustige les comportements des quelques  ONGs internationales, appuyées par une frange  d’ONGs partenaires intéressées dont la motivation première est  de discréditer les efforts en cours que mène le Gouvernement dans le secteur forestier.

Depuis un certain temps, le secteur forestier industriel fait l’objet de nombreuses critiques, dont certaines de plus acerbes, notamment sur la garantie qu’il offre en termes d’une exploitation forestière durable et de respect des clauses sociales liées au cahier des charges en faveur des communautés riveraines de concessions forestières. S’il est vrai que ces critiques pouvaient à l’époque se justifier, ceci ne devrait plus être à l’ordre du jour depuis la mise en application des  profondes réformes induites par le Code forestier qui a été promulgué en août 2002. Et la publication des plusieurs guides opérationnel dans le souci de gérer durablement nos forêts. Continuer la lecture de Forêts : Un plaidoyer pour la levée du moratoire sur les forêts congolaises

Environnement : Clôture de la 6ème Assemblée du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM)

Après 5 jours de discussions intenses, les participants à la sixième Assemblée du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) se sont accordés sur certaines matières et formuler quelques recommandations notamment, communiquer efficacement; fournir des données quantifiées sur les externalités environnementales afin de permettre de meilleures décisions d’investissement par les gouvernements; et créer une plate-forme diversifiée avec des acteurs issus de différents groupes de parties prenantes qui leur donne les moyens de faire progresser les transformations.

Naoko Ishii, Directrice générale du FEM et Présidente, a félicité Trần Hồng Hà , Ministre vietnamien des ressources naturelles et de l’environnement, à l’issue de la sixième Assemblée du FEM

Au cours de cette séance, l’Assemblée a pris note du rapport sur la reconstitution du FEM-7, de la sixième étude de performance globale du FEM, et le rapport du Groupe consultatif scientifique et technique. Le Rapport sur la reconstitution du FEM-7 comprenait un résumé des négociations, des orientations de programmation et de l’allocation des ressources, ainsi que des recommandations politiques pour le FEM-7, ainsi qu’un projet de résolution sur sa reconstitution. Continuer la lecture de Environnement : Clôture de la 6ème Assemblée du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM)

Environnement : Villes durables, les prémices d’un nouveau monde

Après Reykjavik en Islande, San Francisco en Californie ou encore Curitiba au Brésil, c’est au tour d’Oslo (Norvège) de faire sa mue en tant que ville durable. Deux cabinets d’architecture norvégiens, Haptic et Nordic viennent en effet de présenter les plans d’une ville durable située à côté de l’aéroport de la capitale scandinave, amenée à devenir le hub urbain le plus positif du monde. 

Une annonce qui confirme la place prise par les enjeux du développement durable dans le débat public et dans la façon de penser l’urbanisme du futur. Plus de la moitié de la population habitant aujourd’hui dans les villes, et l’urbanisation devenant désormais une norme sociétale en Asie et en Afrique, le besoin de rendre les espaces urbains intelligents et soucieux de la protection de l’environnement est devenu une nécessité. Mais alors qu’est-ce qu’une ville durable exactement ? On vous explique tout ici. Continuer la lecture de Environnement : Villes durables, les prémices d’un nouveau monde

Eau : Francois Kalwele, « la RDC va exporter 1% de l’eau du fleuve vers le Tchad »

La RDC va dans les prochains jours exporter (vendre) 1% de ses eaux au Lac Tchad. Le pays gagnera de ces transactions, plusieurs milliards de dollars américains, cela pour toute la vie. La déclaration a été faite par François Kalwele, président et Maître de conférences au Centre International de Recherche, Études et Prévention des catastrophes naturelles liées aux changements climatiques en Afrique (ARD/CIREP). Dans une interview exclusive accordée à Environews RDC, l’expert congolais n’est pas passé par le dos de la cuillère pour manifester son engagement à faire gagner au pays, près de 60 milliards de dollars américains chaque année, sur la vente de l’or bleu du fleuve Congo.

François-Kawele, coordonateur de l’ONG ARD/CIREP

Environews : Monsieur Kalwele, pourriez-vous nous dire quel est l’état des lieux des eaux de la RDC ?

Fraçois Kalwele (F.K) : La situation de l’eau en RDC, je dirai n’est catastrophique. Mais c’est vrai il y a un besoin de tirer la sonnette d’alarme que le pays ne dispose plus suffisamment d’eau. Continuer la lecture de Eau : Francois Kalwele, « la RDC va exporter 1% de l’eau du fleuve vers le Tchad »

Alimentation : La FAO lance une application mobile pour lutter contre la chenille «légionnaire d’automne»

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture a lancé, une application mobile afin d’estimer les niveaux d’infestation et de cartographier la propagation de la chenille d’un papillon appelé «le légionnaire d’automne», qui ravage les cultures du maïs, du mil, des cultures maraîchères et du coton, de la canne à sucre, autrement dit les productions agricoles phares de plusieurs pays africains.

Pendant son stade larvaire, l’insecte provoque des dégâts aux cultures et peut se nourrir de plus de 80 espèces de plantes.Ph. AFPPendant son stade larvaire, l’insecte provoque des dégâts aux cultures et peut se nourrir de plus de 80 espèces de plantes.Ph. AFP
 Après avoir édité un guide pour mieux comprendre le comportement de la chenille «légionnaire d’automne», l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture  (FAO) a lancé, hier, une application mobile pour permettre aux agriculteurs de rendre compte des niveaux d’infestation, de cartographier la propagation et d’identifier les ennemis naturels de la chenille «légionnaire d’automne». 

Originaire d’Amérique, cet insecte qui affecte le maïs, le mil, mais aussi les cultures maraîchères et le coton ainsi que la canne à sucre a fait sa première apparition en 2016 au Nigeria, à São Tomé-et-Principe, au Bénin et au Togo.

D’autres foyers sont également apparus en 2017 au Ghana et en Afrique australe confirmant ainsi sa rapide expansion si aucune mesure n’est prise. Cette maladie est d’autant plus préoccupante qu’en Afrique subsaharienne 208 millions de personnes dépendent du maïs pour assurer leur alimentation, fait savoir la FAO sur son portail électronique.

«L’application nous aidera à renforcer les connaissances acquises sur la chenille « légionnaire d’automne en Afrique, de la manière dont elle se répand et sur ce qui la rend plus faible et moins nuisible», a déclaré Keith Cressman, spécialiste du secteur agricole à la FAO, qui a travaillé sur le développement de l’application en collaboration avec des agences partenaires de l’ONU.

D’après le même expert, l’application mobile est utile à deux niveaux. Pour les agriculteurs d’abord afin de mieux gérer leurs cultures, prévenir de nouvelles infestations de la chenille légionnaire d’automne et réduire les dégâts occasionnés.

Cette application est également un précieux outil pour l’ensemble des acteurs impliqués dans la gestion de ce ravageur en leur fournissant une analyse vitale sur sa gestion, sa capacité de propagation et sur les risques posés par la chenille légionnaire d’automne. «Les agriculteurs et travailleurs agricoles devront d’abord identifier les infestations de la chenille légionnaire d’automne dans leurs cultures et télécharger les données nécessaires, l’application se chargera ensuite de calculer les niveaux d’infestation et leur permettra de prendre les mesures adéquates afin de faire face à la situation», précise la FAO.

En décembre 2017, le programme initié par la FAO et le Programme alimentaire mondial avait reçu 3 millions de dollars de la part du gouvernement japonais pour financer un projet de lutte dans Sud-Soudan où plusieurs régions ont connu la famine qui a touché près de 4,8 millions de personnes à travers le pays.

Avec le Matin.ma

Premier Site d'information environnementale en Afrique centrale