Archives de catégorie : Dossier

Environement : Le coté économique et légal de l’additionnalité dans le paiement des services environnementaux (Tribune)

Auteurs : Alain Karsenty, Sigrid Aubert, Laura Brimont,  Céline Dutilly, Sébastien Desbureaux, Driss Ezzine de Blas et  Gwenolé Le Velly

Les Paiements pour Services Environnementaux (PSE) se sont imposés comme un des instruments-clé dans les politiques de protection de la nature. Derrière trois lettres maintenant bien connues, les PSE abritent néanmoins des logiques différentes. Notre article propose de distinguer entre la logique de « compensation » (des coûts d’opportunité) et celle de « récompense » (pour un comportement écologique vertueux) dans les PSE. La première se rattache à une logique d’efficience économique, tandis que la seconde renvoie à des considérations de justice. Ces deux logiques sont en tension. En outre, nombre de PSE rémunèrent les producteurs pour ne pas mener des activités prohibées, ce qui introduit une autre tension, cette fois entre la logique d’incitation et le principe d’égalité devant la loi. Nous proposons une approche pour tenter de surmonter ces tensions.

Alain Karsenty, Chercheur au CIRAD

Une difficile additionnalité économique

L’additionnalité est généralement abordée d’un point de vue économique, avec une attention toute particulière pour éviter que les instruments tels que les PSE ne génèrent des effets d’aubaine. L’additionnalité économique est étroitement associée à l’efficacité Continuer la lecture de Environement : Le coté économique et légal de l’additionnalité dans le paiement des services environnementaux (Tribune)

Alimentation : le ministre congolais de l’agriculture vole au secours de déplacés du grand Kasaï

Le Ministre de l’agriculture de la RDC, Georges Kabongo s’est rendu à Kikwit dans la Province du Kwilu, pour assister les déplacés du Grand Kasaï. Cette action qui s’est inscrit dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’alimentation, a permis à la délégation venue de Kinshasa, de réaliser les conditions dans lesquelles vivent ces congolais victime des troubles secouent la région depuis aout 2016.

Le représentant de la FAO remet la nourriture aux déplacés du Kassai. Crédit photo/FAO

Près de 100.000 déplacées internes, en provenance de la région du Kasaï, dont environ la moitié est répartie dans neuf sites à travers la ville de Kikwit, vivent dans une situation d’insécurité alimentaire très grave. Cette situation nécessite une urgente assistance humanitaire.

Face à ce drame, le ministre congolais de l’agriculture s’est engagé au nom du gouvernement à lutter contre les raisons qui poussent les populations à migrer sur leur propre sol, notamment les conflits et la guerre. Il a par la suite promis d’améliorer les conditions de vies des populations rurales en mettant en place des stratégies d’encadrement des jeunes afin de réduire sensiblement les différents mouvements migratoires.

Pour le représentant de la FAO, Alexis Bonte, il est plus qu’urgent que les efforts soient fournis pour assister ces déplacés de guerre, et que les partenaires au développement de la RDC s’engagent à accompagner les communautés rurales, afin de lutter efficacement contre certaines cause de l’exode rurale. « Nous encourageons le pouvoir public à créer les conditions favorables pour permettre aux populations rurales et particulièrement les jeunes, de rester sur place lorsque les conditions sécuritaires le permettent. J’encourage la communauté internationale à investir dans le développement rural. Cela permettra de renforcer la résilience des populations déplacées et des communautés d’accueil» a-t-il déclaré.

Célébrée le 16 octobre de chaque année, la journée mondiale de l’alimentation a été une opportunité de réfléchir,  et sensibiliser les différents acteurs, notamment les  responsables politiques, de la société civile, des Ongs et du secteur privé à mobiliser les ressources nécessaires pour promouvoir le développement du secteur agricole. Le thème choisi pour cette année était « changeons l’avenir des migrations. Investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural ».

 

Jennifer LABARRE

Agroforesterie : Amy Ambatobe visite le projet NTSIO à 225 kilomètres de Kinshasa

Le ministre de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatobe et le Chef de la délégation de l’Union européenne, Bart Ouvry, ont effectué ce dimanche 01 octobre une visite de terrain en vue de palper du doigt les réalisations déjà obtenues dans le cadre du projet d’agroforesterie communautaire  de NTSIO, situé à près de 150 kilomètres de Kinshasa.

Les fermiers de NTSIO lors de la visite du ministre de l’Environnement et Développement durable. (Photo Nounou Ngoie)

L’Objectif de cette visite était de se rendre compte des résultats atteints depuis le lancement de ce projet en 2012.
Amy Ambatobe et Barth Ouvry ont également assisté à la cérémonie de remise des titres fonciers aux fermiers par les chefs coutumiers.

Les bénéficiaires, regroupés en 4 à paysannes ont salué l’implication de l UE dans la réalisation de ce projet, dupliqué sur l’expérience du projet Mampu, considéré aujourd’hui comme un modèle d’agroforesterie communautaire.

Les fermiers bénéficiaires de cette reconnaissance, ont  souligné que ces titres fonciers qu’ils ont reçu aujourd’hui, les sécurisent. Ils sont désormais propriétaires des terres qu ils mettent en valeur pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

Au total, 260 fermiers se partagent les terres et cultivent principalement du manioc, du mais, et d autres légumineuses à NTSIO. Selon les expériences de ces fermiers, chaque ferme produit en moyenne, 4 à 5 tonnes de cossette de manioc par année sur un espace de 17 hectares. Une véritable source de revenus  à pour cette communauté, qui voit en ce projet, le salut et un moyen de développement pour leurs progénitures.

Bien avant de quitter NTSIO, le  Ministre de l’Environnement et Développement durable a planté symboliquement 3 jeunes plantules d’ accasias. Il promis tout le soutien de son ministère à projet.

 

Avec Nounou Ngoie

Salubrité : La non évacuation des déchets inquiète les habitants de Bukavu

Se désengager momentanément de la gestion des déchets publics, serait-ce la meilleure stratégie pour la mairie de Bukavu, lorsque l’on sait à quel point cela pourrait avoir de conséquences incalculables sur la santé publique ? Après plusieurs campagnes de sensibilisation des habitants de la ville de Bukavu, sur l’usage rationnel de petites poubelles installées les longs de grandes artères, la Mairie aurait décidé d’en découdre autrement avec les récalcitrants.


Depuis près de deux semaines, les services de salubrité de la ville, ont cessé d’évacuer toutes les poubelles. « On ne comprend pas le comportement des habitants de Bukavu. Ils ont été suffisamment sur l’usage et rôle de ces petits dépotoirs. Malheureusement, ils y mettent tous leurs déchets ménagers, au lieu de les remettre aux camions d’évacuations, qui passent régulièrement devant leurs parcelles », a informé le Coordonnateur de la Cellule de communication de la mairie de Bukavu, Freddy Byamoyi.

Si, la ville l’emporte sur l’incivisme de sa population cependant, Freddy Byamoyi affirme tout de même que cette situation est également justifiée par le manque de carburant, pour faire fonctionner le charroi automobile affecté à ce service. Avec l’absence du Maire de la ville, qui séjourne actuellement à Kinshasa, ce problème serait loin de trouver une solution. Car, affirme une source ayant requis l’anonymat, c’est seulement le Maire qui a la signature pour engager un quelconque décaissement pour ravitailler les véhicules d’évacuation.

Une excuse qui ne trouve pas l’assentiment de la population. « Notre vie est exposée ! », s’exclame un habitant de Bukavu. « Aujourd’hui, nous assistons à la résurgence du choléra, une maladie souvent provoquée par la saleté. Malheureusement le Maire de la ville fait sourde oreille. On ne sait quoi faire et pourtant nous payons la taxe d’assainissement à la Mairie », renchérit-il.
« Il faut que le Maire ordonne vite l’évacuation de ces déchets, car ils dégagent des odeurs nauséabondes. Cela empêche les clients de fréquenter nos magasins », informe une commerçante.

En attendant, la population de Bukavu devrait encore prendre son mal en patience, jusqu’à l’arrivée du Maire.
Janvieer  Barahiga

Ressources naturelles : mise en place d’une plate-forme de gestion transfrontalière des ressources naturelles

Great Lakes Advocacy Coalition for Conservation of Naturel Ressources (GLACC-NR), c’est le nom de la nouvelle plate-forme qui vient de voir le jour, ce mardi 26 juillet à Kampala (Uganda). Cette organisation regroupe les organisations de la société civile de la République démocratique du Congo, de l’Uganda et bientôt du Rwanda

Partie de l’adoption en juillet dernier, de la déclaration conjointe signée à Goma entre la partie ougandaise et congolaise sur l’exploitation du pétrole dans les aires protégées, cette initiative se veut un cadre de concertation et de mise en pratique des plaidoyers des acteurs de la société civile en faveur de la gouvernance des ressources naturelles et du lobbying pour la gestion efficiente et rationnelle de celles-ci, conformément aux engagements des pays.

La rencontre de ce jour à Kampala, a permis à GLACC-NR de se doter d’une vision et d’un plan stratégique de plaidoyer.

Signalons que la mise en place de cette palte-forme connu la participation active de la Coordination provinciale du Réseau Green Journalist Network.

Avec Tuver WUNDI

Ressources naturelles : Banro Mining doit 7 millions de dollars américains à la province du Sud-Kivu

Le ministre provinciale des mines, énergie et hydrocarbures, Apollinaire Bulindi a informé que la société canadienne d’exploitation de l’or au Sud-Kivu et Maniema Banro mining corporation doit à la province sept millions de dollars américains, en termes de redevances dues à la Province du Sud-Kivu. L’annonce a été faite par le ministre, lors d’une interview accordée à notre correspondant, ce jeudi 21 septembre.

Installation de Banro Mining.

«Cette société aurifère ne veut pas payer cette importante somme d’argent à la province. La défense de Banro soutient que l’exploitation a débuté alors que le pays était en guerre », a déclaré Monsieur Bulindi, et de renchérir, « Banro exporte plusieurs tonnes d’Or en provenance de la province du Sud-Kivu, et doit seulement retourne 1% de l’exploitation à la province, mais cette entreprise tire des couvertures de différents bureaux, pour échapper à cette redevance ».
En 2015, Banro devait à la province du Sud-Kivu, la somme de 1,2 million de dollars sur un bénéfice de 33 millions de dollars américains qu’elle a réalisé. Cela a été reconnu par le chargé de relations avec le gouvernement de l’entreprise, lors d’une réunion à Kinshasa, en septembre 2016. Depuis, rien n’a été fait.

« Ils ont 800 milles à donner à la province sur une taxe à titre de royaltie de 2 millions qu’ils ont gagné. Ils nous doivent encore 432 mille dollars de taxes sur la superficie de concessions minières et 1% de rémunération de services sur l’exploitation », a précisé le ministre, qui réclame haut et fort cette somme d’argent car a-t-il déclaré, « je suis l’objet des pressions de la part des sociétés civile et des chefferies où œuvre Banro Mining ».

Depuis le début de ses activités en novembre 2011, Banro Mining a déjà exploité plus de 18 tonnes d’or dans la seule province du Sud-Kivu.

 

Janvier Barahiga

Catastrophe naturelle : 312 personnes périssent dans une coulée de boue à Freetown

C’est dans une localité de Regent sans dessus ni dessous que le soleil a point ce lundi à Freetown la capitale sierra Leone. En cause, un glissement de terrain, qui s’est produit dans cette banlieue sud de la capitale Sierra léonaise causant au moins 312 morts, selon un dernier bilan communiqué par la Croix-Rouge locale. Bilan qui pourrait encore évoluer.


Cette coulée de boue est consécutive à une nuit de pluies diluviennes. Elle a sur son passage emporté des dizaines de maisons, dans cette zone où un grand nombre de bâtiments avaient été construits sans permis.
Le coup de grâce de cette catastrophe a été porté par l’effondrement t de la colline surplombant ce quartier, pendant que beaucoup de riverains étaient endormis.

Des images diffusées par des médias locaux montrent des habitants traversant des rues avec de l’eau jusqu’à la taille, cherchant les corps charriés par le torrent de boue.
«  Il est probable que des centaines de corps gisent sous les débris », a commenté le vice-président de la République, Victor FOH, qui s’est rendu sur place : «  la catastrophe est si grave que je me sens brisé »
Au moment où les recherches continuent pour tenter de trouver d’autres corps, une autre équipe est chargée d’identifier les corps sans vie déjà retrouvés. Vu l’étendue des dégâts et l’urgence qui s’impose, des militaires ont été déployés pour aider les opérations de secours.
Actuellement, plus de 2000 personnes sont sans abri.

Loin d’être une première catastrophe du genre en Sierra Leone, ces inondations figurent désormais parmi les plus meurtrières en Afrique au cours de ses vingt dernières années.

Peuplée de 1,2 millions d’âmes, Freetown est arrosée pendant six mois par an, et les inondations sont récurrentes.
En septembre 2015, ce pays de l’Afrique de l’Ouest était victime d’une montée subite des eaux qui avait fait 10 morts et quelque 9 000 sans-abri.

 
Thierry-Paul KALONJI

France : plus 300 tonnes de déchets à destination de l’Afrique et de l’Asie saisis

Des conteneurs de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), des pièces détachées d’automobiles, de pneumatiques usagés, et autres déchets toxiques ont été saisis par les services douaniers de la France. Ces déchets d’environ 332 tonnes, partaient illégalement en destination de quelques pays d’Afrique et d’Asie, notamment le Sénégal, la Mauritanie, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Madagascar, le Hong-Kong, la Malaisie, mais également le Brésil en Amérique.

Dans un communiqué émis ce vendredi 11 aout, les services du ministère français des Finances affirment que ce coup de filet a été réalisé après  un mois de constations et vérification, avec l’aide de l’INTERPOL. « Au cours du mois de juin, la douane française a participé à une vaste opération internationale de contrôle sur les transferts transfrontaliers de déchets« , précise ce communiqué.

La saisie la plus importante a été réalisée par les services douaniers du Havre et porte sur 150 tonnes de déchets de plastique exportés vers la Malaisie. Leur analyse a mis en évidence la présence de déchets électriques et électroniques mélangés aux déchets plastiques, dont l’exportation est interdite à destination de ce pays.

Le Ministère des Finances se dit préoccupé par ce trafic en nette progression et dont les conséquences sur l’air, le sol et la santé humaine sont incalculables.

Alfred NTUMBA

Peuples autochtones : les pygmées de la RDC empêchés de se rendre en Norvège

Les peuples autochtones pygmées du groupe folklorique « Bokoko na biso », se sont vus refuser les visas de la Norvège, à la Maison Schengen de Kinshasa. Ceci malgré leurs titres de voyage en bonne et due forme. Ils l’ont fait savoir ce lundi 10 juillet, au siège de la Dynamique de groupes des peuples autochtones (DGPA).

Le Groupe Bokoko na biso au siège de la DGPA.

« Nous sommes victimes d’une injustice de la part des autorités de la Maison Schengen », a affirmé John Benani, Chargé de la planification de cette organisation. « Les artistes se sont vus refuser les visas de la Norvège prétextant qu’ils vont fuir. Et pourtant, ces mêmes artistes ont presque fait le tour du monde, de l’Amérique en Océanie en passant par l’Europe sans qu’il en ait un seul qui y soit resté. Aujourd’hui avancer cette raison, relève simplement de la discrimination raciale de la part des autorités de la Maison Schengen à Kinshasa », a-t-il fait savoir.

Au total, 7 artistes et leurs encadreurs devraient s’envoler pour Olmmaivaggi en Norvège, où ils devraient représenter la République démocratique du Congo au Festival Riddu Riddu qui se déroulera du 12 au 16 juillet 2017.

« Ce festival était pour nous, un cadre de valorisation de notre culture. 3 ans passés, nous avons voyagé en Norvège sans aucun souci. Le refus des autorités belges de nous accorder les visas, n’est rien d’autre que de la discrimination », a insinué Bola Bobondo, Président de ce groupe folklorique. Déçu, le président de « Bokoko na biso », brandit avec regret son vieux passeport rempli des visas de différents pays d’Europe et d’Amérique. « Par cet acte, nous comprenons que les belges ne veulent pas réellement de notre développement ».

Malgré cet incident, les peuples autochtones pygmées n’entendent pas s’arrêter là. Ils en appellent au bon sens des autorités de la Maison Schengen à Kinshasa, et souhaite voir celles-ci dépolitiser la cause des pygmées de la RDC qui se battent pour leur épanouissement. « Nous n’avons pas des frères en Europe. En plus nous ne connaissons ni le français, ni l’anglais. Devrions-nous fuir en Norvège pour aller se cacher où, et faire quoi. Nous ne sommes pas des politiques. Nous sommes plutôt le peuple de la forêt équatoriale ». A déclaré l’une des danseuses de ce groupe, Soyi Pierrette Sele.

En attendant, le groupe folklorique Bokoko na biso, se prépare pour la célébration de la Journée internationale des peuples autochtones, prévue au mois août de cette année.

Rappelons que « Riddu Riddu » est un festival de musique sami, créé en 1991. Il reste tout de même ouvert aux autres musique du monde notamment celle de pygmées et autres catégories des groupes marginalisés.
Alfred NTUMBA et Mie Ngakao

Kinshasa : 27 journalistes outillés pour former leurs confrères sur l’éducation au développement durable

27 journalistes de différents organes de presse de Kinshasa ont été suffisamment outillés sur l’éducation au développement durable. Cette formation prévue initialement pour 18 journalistes, a cependant bénéficié de la participation de 27 chevaliers de la plume représentant une vingtaine de médias.
Pendant 2 jours, soit du 13 au 14 juin 2017, les hommes et femmes des medias ont été outillés en vue de former à leur tour, les autres journalistes sur les questions de l’environnement, spécifiquement celles liées au développement durable.


« Je tiens à encourager cette initiative de l’ONG Environews RDC qui a organisé cette session de formation, car la protection de l’environnement ne peut être une réalité que lorsque l’on passe par le changement de mentalité. Et cela n’est possible que lorsque la population est bien informée et formée. Je tiens à encourager les journalistes qui participent à cette formation à s’impliquer à l’issue de celle-ci, à la sensibilisation des nos populations. En même temps je leur rassure du soutien de mon ministère pour faire ce travail », a déclaré le Ministre de l’Environnement et du Développement durable, Amy Ambatobe.

Cette formation financée entièrement par l’UNESCO, à travers son Programme Intergouvernemental pour le Développement de la Communication (PIDC), s’est inscrite dans la logique des engagements de la communauté internationale et des objectifs de l’ODD 4 axés sur le Développement durable, auquel la RDC a souscrit.
« Nous nous félicitons de cette activité, elle est très utile ici en RDC vue l’importance de son patrimoine environnemental extraordinaire. Il convient aux journalistes de pouvoir communiquer avec un vocabulaire approprié pour atteindre la population, c’est ici l’importance même de cette formation. Cet atelier augure d’autres ateliers similaires sur toute l’étendue de la République ». A précisé Abdourahamane Diallo, Représentant de l’UNESCO en RDC.

La formation des formateurs sur le Développement durable vient renforcer les efforts du gouvernement dans la sensibilisation des populations sur la préservation de l’environnement tel que souhaité par le nouveau ministre de l’environnement et du développement durable qui a consacré le mois de juin 2017 à l’environnement.
Pour le Coordonnateur principal de l’ONG Environews, Alfred Ntumba, cette formation aidera les bénéficiaires à faire face au défit d’une meilleurs communication au tour des questions environnementales. « Ce projet est parti du constat selon lequel, les émissions et publications à caractère environnemental occupent à peine 3% des programmes des médias à Kinshasa. En tant qu’acteur des medias environnementaux, Environews RDC devrait trouver les voies et moyens pour faire évoluer ce pourcentage. Aujourd’hui, nous avons formé 27 journalistes, et nous comptons trouver d’autres financements pour continuer cet exercice sur l’ensemble du territoire national », a-t-il déclaré.

Des thématiques exploitées lors de cette formation ont permis aux journalistes de mieux comprendre les questions liées aux changements climatiques, au développement durable et à la convention de l’Unesco sur le patrimoine mondiale. Une session consacré aux techniques de collecte et traitement de l’information a permis aux journalistes de cerner et améliorer quelques erreurs commises​ pour atteindre sa cible.
« Nous sommes très satisfaites d’avoir bénéficié de cette formation qui nous a permise d’améliorer nos connaissances dans le domaine de l’environnement. Personnellement je repart avec quelque chose dans ma gibecière, et je souhaite que ce genre d’initiatives continue », a témoigné Chantal Kayembe, Journaliste à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC).

Pour Sylvie Fortuné Mbula de la télévision privée Antenne A, vue l’importance des matières traitées lors de cette formation, deux jours n’ont pas suffit pour tout apprendre. Selon elle, il faut nécessairement qu’une nouvelle session soit organisée dans les prochains jours afin de permettre aux journalistes de mieux appréhender les différents aspects communicationnels susceptibles d’être exploités pour atteindre cible et contribuer au changement de mentalité.

A l’issue de cette formation, un certificat de participation a été décerné aux lauréats qui ont été encouragés à jouer leur rôle d’ambassadeur et de formateurs pour les autres journalistes.
Notons par ailleurs que l’UNESCO a promis d’assurer le suivi de cette formation et d’accompagner l’initiative d’Environews RDC en vue de palier au déficit de communication dans le secteur de l’environnement en RDC.

 

Jennifer LABARRE