Archives de catégorie : Dossier

Foncier : Les parties prenantes recommandent l’intensification de l’inclusivité des processus décisionnels dans toutes les reformes encours en RDC

Les parties prenantes réunies autour de la Stratégie Nationale d’Engagement (SNE) ont recommandé l’intensification de l’inclusivité des processus décisionnels dans toutes les reformes entreprises dans les différents secteurs en République démocratique du Congo. Elles l’ont fait savoir au cours d’un webinaire organisé ce mercredi 12 août. 

Pour Angelique Mbelu, facilitatrice de la SNE, la discussion et les échanges restent la premières étape lorsqu’on veut construire un processus participatif. 

« La reforme foncière nous a montré qu’on pouvait faire du participatif tout en restant étatique, en gardant le programme du gouvernement en ligne de mire. J’inviterais donc les autres reformes à pouvoir faire de même, afin de créer la cohérence dans notre cadre de gouvernance nationale », a-t-elle indiqué.

Plus de soixante-dix participants connectés à travers l’Afrique et la RDC ont partagé leurs expériences surtout sur la reforme foncière en cours. Ce webinaire était une occasion pour la CONAREF (Commission Nationale de la Réforme Foncière) de dérouler les avancées enregistrées jusque-là dans cette reforme initiée par le gouvernement congolais depuis 2013. Surtout des avancées relatives au processus d’adoption du document de politique foncière nationale du pays. Continuer la lecture de Foncier : Les parties prenantes recommandent l’intensification de l’inclusivité des processus décisionnels dans toutes les reformes encours en RDC

Foncier : L’ONG OCEAN forme sur le droit de possession des terres et de leurs jouissances en faveur des femmes et enfants

Après les communes de Mont Ngafula et N’sele, l’Organisation Congolaise des Ecologistes et Amis de la Nature (OCEAN), a poursuivi sa campagne de sensibilisation de la population  sur le droit de possession des terres et de leurs jouissances en faveur des femmes et des enfants. La population de la commune de N’djili a été à leur tour sensibilisée ce vendredi 17 juillet à ce sujet.

 » Nous sommes partis sur le fait que ce sont les femmes et les enfants qui sont plus victimes des injustices à l’égard de certains membres des familles en cas de décès d’un époux ou en cas de divorce entre deux parents. Pour nous c’est une discrimination. Voilà pourquoi nous nous sommes engagés à sensibiliser sur le droit foncier auprès de ces communautés pour pouvoir réduire effectivement ces injustices », a rapporté Alain Chombo, chargé des projets de développement communautaire d’OCEAN.

Les différents modes de succession, les  types des biens immobiliers, les héritiers dans la succession, de l’indignité et de l’option, le liquidateur et son rôle, du partage  ainsi que la juridiction compétente en matière successorale, tels ont été les quelques notions qui  ont servi de cadre de réflexion et débat dans les différents carrefours des participants sensibilisés.  Continuer la lecture de Foncier : L’ONG OCEAN forme sur le droit de possession des terres et de leurs jouissances en faveur des femmes et enfants

Aménagement du territoire : Les OSC  évaluent l’état d’avancement du processus de la reforme

Proposer des orientations techniques sur la question de droits des communautés locales et peuples autochtones dans les différents outils produits au cours du processus de la reforme de l’Aménagement du Territoire c’est la motivation principale des acteurs de la société civile qui se sont réunis au cours d’un  dialogue multi acteurs sur l’évolution du processus de la réforme de l’aménagement du territoire. Organisé par le Centre de la Technologie innovatrice et le Développement durable (CTIDD), ce mercredi 08 juillet à Kinshasa.

Cette rencontre a été une opportunité pour ces acteurs de faire un état des lieux de la participation des différentes parties prenantes, ainsi que l’évaluation de la prise en compte des recommandations des Organisations de la société civile (OSC) sur la politique nationale de l’Aménagement du territoire et l’avant-projet des lois de cette même politique, adoptée récemment dans le Conseil des ministres. Reconnaissant tout de même la faiblesse de leur participation au processus en cours, les parties prenantes ont décidé de se mobiliser pour la suite du processus afin de faire entendre leurs voix. 

 « A ce jour, notre pays est en voie de se doter des instruments et outils de planification spatiale de son territoire dans le cadre du programme de la réforme de l’Aménagement du territoire, par la production des documents de la politique nationale et de la loi d’Aménagement du territoire. Ces documents qui vont s’employer à mettre en place les politiques sectorielles en cohérence spatiale permettront d’orienter les investissements sectoriels et d’assurer une gestion optimale de l’espace », a déclaré le secrétaire général à l’aménagement du territoire , Jean-Pierre Khonde. Continuer la lecture de Aménagement du territoire : Les OSC  évaluent l’état d’avancement du processus de la reforme

Aménagement du territoire : Le CODELT saisit le premier ministre et dénonce les manigances de Aje Matembo sur la reforme en cours

Le Conseil pour la Défense environnementale par la Légalité et la Traçabilité (CODELT) a saisi le premier ministre congolais, Sylvestre Ilunga pour alerter sur les risques d’une dérive qui pourrait survenir de suite de la reforme de l’Aménagement du territoire dont le projet a été transmis au gouvernement pour adoption dans le Conseil des ministres par le ministre du tutelle, Aje Matembo Toto.

photo de forêt: © Greg Armfield/WWF-UK

Dans une correspondance adressée au premier ministre et dont Environews s’est procurée une copie, cette organisation de la société civile relève plusieurs irrégularités que le CODELT considère comme « germes » des conflits futures. Selon Augustin Mpoyi, secrétaire exécutif de cette organisation, plusieurs observations pertinentes relevées en relecture de ce document ont été expressément élaguées par l’autorité, et pourtant ces observations constituent le socle même d’une reforme qui s’appliquera durant plusieurs dizaines d’années dans le pays. 

« Excellence Monsieur le Premier Ministre, nous avons pris la responsabilité de vous saisir en notre qualité d’organisation non gouvernementale congolaise, ayant travaillé les 15 dernières années dans notre pays sur les problématiques de l’aménagement du territoire et de gouvernance spéciale. Il nous semble impérieux de vous saisir urgemment, en votre qualité de Chef de Gouvernement, et d’attirer votre attention sur les considérations bien résumées dans la note technique en annexe », peut-on lire ans cette correspondance. Continuer la lecture de Aménagement du territoire : Le CODELT saisit le premier ministre et dénonce les manigances de Aje Matembo sur la reforme en cours

Environnement : L’ordonnance portant attributions des ministères, Tshisekedi a remis le pendule à l’heure

Le chef de l’Etat congolais, Félix Antoine Tshisekedi a récemment pris une ordonnance fixant attributions des ministères pour mettre fin à la cacophonie liée aux compétences, qui a existé pendant plusieurs années dans les différents secteurs de la vie nationale. Le secteur de l’environnement est parmi ceux qui ont souffert de ce conflit de compétences.

Le cas de l’ACE (Agence congolaise de l’Environnement), organe technique et scientifique du MEDD (Ministère de l’Environnement et Développement Durable), et le DPEM (Direction de Protection de l’Environnement Minier) du Ministère des mines en est une illustration qui en dit trop. La loi portant principes fondamentaux  relatifs à la protection de l’environnement, institue l’étude d’impact environnemental et social des projets, comme un impératif à accomplir avant la mise en place de ces projets. Et de ce fait, l’ACE est l’organe compétent qui devrait se charger de la mise en oeuvre, conformément à l’article 22 de ladite loi. Continuer la lecture de Environnement : L’ordonnance portant attributions des ministères, Tshisekedi a remis le pendule à l’heure

Kinshasa : Francis Huseni, « La situation géographique favorise les inondations à Kinshasa »

Les inondations meurtrières qui sévissent à Kinshasa depuis la reprise de la saison de pluie n’ont pas manqué d’attirer l’attention des observateurs. Pour mieux comprendre ce phénomène qui prend de plus en plus des proportions inquiétantes dans la capitale congolaise, Francis Huseni a essayé d’expliquer ces causes, qui pour lui sont à la fois naturelles et anthropiques. Naturelles du fait que la ville de Kinshasa présente un relief essentiellement composé des colline et pleine. Et, anthropiques à cause des constructions anarchiques qui pullulent dans la ville.

Francis Huseni, Président de l’OGEC, lors du tournage de l’émission Invité du Weekend à Kinshasa.

« Quand on observe le relief de la ville de Kinshasa, elle se présente sous forme d’un vase. Dans la périphérie ce sont des communes montagneuse : Kinsenso, Lemba, Ngaliema, mont Ngafula et autres. Et de l’autre coté ce sont des communes (basses) : Bandalungwa, Gombe, Lingwala, Limete Etc. Quand il plait, toutes les eaux de pluie ont tendance à charrier les déchets et le sable vers le fleuve. Au fil du temps, il s’est créé un phénomène de réduction de lits de cours d’eau. Comme le niveau monte, et que les cours d’eau n’ont plus la capacité de gérer les eaux, il se pose ainsi le problème de drainage, et débordement qui provoquent ces inondations », a-t-il révélé.

Le spectacle désolant qu’offre les eaux de pluie sur le boulevard du 30 juin, une artère symbolique dont le nom renvoi à l’indépendance de la RDC, devrait interpeler les décideurs afin d’y apporter rapidement une solution efficace, pense l’invité du Weekend. Continuer la lecture de Kinshasa : Francis Huseni, « La situation géographique favorise les inondations à Kinshasa »

Kinshasa : Francis Huseni, « Kinshasa Bopeto mérite les financements du gouvernement central »

Le programme du gouvernement de la ville de Kinshasa, « Kinshasa Bopeto », mérite le soutien financier du gouvernement central de la République démocratique du Congo. Cette mégalopole de plus de 15 millions d’habitants, revêt triple statuts distincts : Capital, Ville, et Province. Invité du Weekend d’ENVIRONEWS TV, Francis Huseni, Président de l’Ong OGEC (Organisation pour la Gestion de l’Environnement au Congo), a plaidé pour le soutien financier à l’ambitieux programme de Gentiny Ngobila Mbaka.

Francis Huseni, Président de l’OGEC, lors du tournage de l’émission Invité du Weekend à Kinshasa.

« Le gouverneur a pris une vision, et je me réjouis aussi parce que Kinshasa Bopeto a été lancé par le Chef de l’Etat. Compte tenu de la particularité de Kinshasa comme capital, je pense à mon avis, qu’elle devait être aussi au cœur de l’attention de toute la communauté nationale, et de toutes les institutions. S’il y’a un problème des moyens pour Kinshasa Bopeto, il faudrait que ces moyens ne viennent pas non seulement de l’Hôtel de Ville de Kinshasa, mais aussi du gouvernement central », a-t-il souligné.

Erigée aujourd’hui sur près de 10 mille Km2, la ville de Kinshasa a été conçue au départ pour accueillir environ 400 mille personnes, au début des années 60. Depuis, la mégalopole a galopé et en accueille plus de 15 millions. Et pourtant, les infrastructures n’ont pas suivi non plus. Continuer la lecture de Kinshasa : Francis Huseni, « Kinshasa Bopeto mérite les financements du gouvernement central »

Assainissement : CEPRADYC s’emploie à équilibrer la quantité des déchets kinois  

9000 tonnes de déchets produits quotidiennement dont 1800 tonnes  de plastique à Kinshasa  c’est le visage sombre que présente la ville de Kinshasa. Ces dechets sont la source de pollution majeure pour la capitale congolaise. Face à cette situation, des jeunes kinois ingenieux apportent leur contrubution à la problématique de l’elimination des déchets dans le ville. C’est cas de Armel Derere, jeune entrepreneur de l’ONG CEPRADYC qui, par son activité veut apporter sa pierre à l’édifice.

« Nous sommes là pour nous assurer que nous allons développer une technique de masse pour équilibrer la quantité des déchets produits et recyclés. Nous transformons ces déchets en différentes matières telles que les pavés, tuyau ou PVC, assiettes, gobelets et autres », a rapporté Armel Derere.

C’est dans le souci de participer à l’assainissement et au recyclage des déchets que l’on retrouve par-ci par-là dans la ville que ce jeune entrepreneur apporte sa contribution aux effort de la ville, de rendre Kinshasa propre. En recyclant des déchets du type plastique en plusieurs objets utilisé dans la construction et dans les ménages.

« Ces déchets nous proviennent des décharges sauvages communément appelé (Fulu). Il y a des gens qui collectent à ce niveau et viennent nous les revendre », a-t-il ajouté. Continuer la lecture de Assainissement : CEPRADYC s’emploie à équilibrer la quantité des déchets kinois  

Eaux : Tosi Mpanu Mpanu, « l’on peut exporter les eaux de la RDC vers le Tchad, par solidarité africaine »

Le sujet était autre fois tabou au regards des considérations géopolitiques et stratégiques des ressources en eaux de la République démocratique du Congo. Aujourd’hui, les langues se délient pour relancer le débat sur une possible exportation des eaux de la RDC vers le bassin du lac Tchad. Invité du Weekend d’ENVIRONEWS TV, une chaine de télévision émettant à Kinshasa, Tosi Mpanu Mpanu n’est pas passé outre cette question qu’il considère opportune à ce jour.

A gauche, Tosi Mpanu Mpanu, négociateur sénior à la CCNUCC lors du tournage de l’émission Invité du Weekend, à Kinshasa.

« C’est une discussion qui doit se faire sur base des éléments probants. Si jamais l’on joue à l’Autruche en disant que ce problème de stress hydrique ne nous affecte pas, on ne va pas faire attention à ce qui se passe ailleurs, demain on peut avoir de guerres de l’eau », a-t-il déclaré

Toutefois, le négociateur sénior reste droit dans ses bottes, il faut impérativement des études pour établir scientifiquement si l’on peut ou ne pas exporter les eaux de la RDC vers le lac Tchad.

« Nous avons chez nous, si je ne m’abuse pas, 53% des ressources d’eaux douces d’Afrique, qui peuvent aider à étancher la soif de nos frères africains. Il faut faire des études auxquelles il faut associer des pays, des organisations internationales, pour qu’ensemble on arrive à une conclusion », a-t-il souligné.

« Si jamais on dit que cela aura un impact négatif sur la biodiversité de la RDC, et que ça va mettre en difficulté notre potentiel hydroélectrique, alors on ne pourra pas donner l’eau. Si les études attestent que l’on peut donner un peu de notre eau, alors on le fera par la solidarité africaine ».

Selon cet expert, les populations soumises à un stress hydrique accru, vont se mettre en route pour aller loin à la recherche de l’eau. Elles ne seront pas accueillies à bras ouverts par les autochtones. Cette situation pourrait générer des conflits comme c’est le cas aujourd’hui avec les Mbororo dans la partie nord de la RDC.

Cette réflexion partagée par certains acteurs de la société civile, dont François Kalwele Vula, porteur d’un projet qui va dans le même sens, relance encore une fois de plus le débat sur cette ressource stratégique de la RDC.

Notons que le chef de l’Etat congolais, Félix Tshisekedi avait lors de son séjour au Rwanda, évoqué la possibilité d’exporter l’eau du fleuve Congo à partir de l’embouchure. Une position qui a été commentée dans tous les sens par ceux qui pensent que cette situation pourrait provoquer un cataclysme.

L’intégralité de cet entretien est à suivre absolument ce samedi 19 octobre, sur ENVIRONEWS TV (TNT- Canal 105, BLUESAT – Canal 30, et MEDIASAT- Canal 77), à 10h, 14h, 18h et 21h.

Alfred NTUMBA

Ressources naturelles : L’alimentation, le vrai carburant d’une industrie extractive

Entre Mai 2013 et Mai 2017, le guichet unique de création d’entreprise congolais a validé 6181 entreprises créées. La République démocratique du Congo continue bien de séduire les investisseurs qui se bousculent au portillon de ce pays dont le sous-sol compte parmi les plus riches du monde, ce qui fait dire du Congo un scandale géographique.

Si les forêts, le commerce et les hydrocarbures intéressent  les  entrepreneurs, le secteur minier  est le premier secteur de productivité nationale  au regard de sa contribution au trésor public de l’ordre de 82,2% selon le rapport ITIE-RDC de 2015.

Le secteur formel des mines emploie 47 901 contre  27 669 sous-traitants soit 79 369 nationaux. Une main d’œuvre importante et dont le travail consiste à produire et produire davantage de minerais. Si le rôle de l’outil  de production n’est pas à démontrer,  la qualité de la main d’œuvre reste quant à elle un facteur déterminant dans cette industrie extractive. Continuer la lecture de Ressources naturelles : L’alimentation, le vrai carburant d’une industrie extractive