Archives de catégorie : Dossier

Environnement : Villes durables, les prémices d’un nouveau monde

Après Reykjavik en Islande, San Francisco en Californie ou encore Curitiba au Brésil, c’est au tour d’Oslo (Norvège) de faire sa mue en tant que ville durable. Deux cabinets d’architecture norvégiens, Haptic et Nordic viennent en effet de présenter les plans d’une ville durable située à côté de l’aéroport de la capitale scandinave, amenée à devenir le hub urbain le plus positif du monde. 

Une annonce qui confirme la place prise par les enjeux du développement durable dans le débat public et dans la façon de penser l’urbanisme du futur. Plus de la moitié de la population habitant aujourd’hui dans les villes, et l’urbanisation devenant désormais une norme sociétale en Asie et en Afrique, le besoin de rendre les espaces urbains intelligents et soucieux de la protection de l’environnement est devenu une nécessité. Mais alors qu’est-ce qu’une ville durable exactement ? On vous explique tout ici. Continuer la lecture de Environnement : Villes durables, les prémices d’un nouveau monde

Eau : Francois Kalwele, « la RDC va exporter 1% de l’eau du fleuve vers le Tchad »

La RDC va dans les prochains jours exporter (vendre) 1% de ses eaux au Lac Tchad. Le pays gagnera de ces transactions, plusieurs milliards de dollars américains, cela pour toute la vie. La déclaration a été faite par François Kalwele, président et Maître de conférences au Centre International de Recherche, Études et Prévention des catastrophes naturelles liées aux changements climatiques en Afrique (ARD/CIREP). Dans une interview exclusive accordée à Environews RDC, l’expert congolais n’est pas passé par le dos de la cuillère pour manifester son engagement à faire gagner au pays, près de 60 milliards de dollars américains chaque année, sur la vente de l’or bleu du fleuve Congo.

François-Kawele, coordonateur de l’ONG ARD/CIREP

Environews : Monsieur Kalwele, pourriez-vous nous dire quel est l’état des lieux des eaux de la RDC ?

Fraçois Kalwele (F.K) : La situation de l’eau en RDC, je dirai n’est catastrophique. Mais c’est vrai il y a un besoin de tirer la sonnette d’alarme que le pays ne dispose plus suffisamment d’eau. Continuer la lecture de Eau : Francois Kalwele, « la RDC va exporter 1% de l’eau du fleuve vers le Tchad »

Alimentation : La FAO lance une application mobile pour lutter contre la chenille «légionnaire d’automne»

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture a lancé, une application mobile afin d’estimer les niveaux d’infestation et de cartographier la propagation de la chenille d’un papillon appelé «le légionnaire d’automne», qui ravage les cultures du maïs, du mil, des cultures maraîchères et du coton, de la canne à sucre, autrement dit les productions agricoles phares de plusieurs pays africains.

Pendant son stade larvaire, l’insecte provoque des dégâts aux cultures et peut se nourrir de plus de 80 espèces de plantes.Ph. AFPPendant son stade larvaire, l’insecte provoque des dégâts aux cultures et peut se nourrir de plus de 80 espèces de plantes.Ph. AFP
 Après avoir édité un guide pour mieux comprendre le comportement de la chenille «légionnaire d’automne», l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture  (FAO) a lancé, hier, une application mobile pour permettre aux agriculteurs de rendre compte des niveaux d’infestation, de cartographier la propagation et d’identifier les ennemis naturels de la chenille «légionnaire d’automne». 

Originaire d’Amérique, cet insecte qui affecte le maïs, le mil, mais aussi les cultures maraîchères et le coton ainsi que la canne à sucre a fait sa première apparition en 2016 au Nigeria, à São Tomé-et-Principe, au Bénin et au Togo.

D’autres foyers sont également apparus en 2017 au Ghana et en Afrique australe confirmant ainsi sa rapide expansion si aucune mesure n’est prise. Cette maladie est d’autant plus préoccupante qu’en Afrique subsaharienne 208 millions de personnes dépendent du maïs pour assurer leur alimentation, fait savoir la FAO sur son portail électronique.

«L’application nous aidera à renforcer les connaissances acquises sur la chenille « légionnaire d’automne en Afrique, de la manière dont elle se répand et sur ce qui la rend plus faible et moins nuisible», a déclaré Keith Cressman, spécialiste du secteur agricole à la FAO, qui a travaillé sur le développement de l’application en collaboration avec des agences partenaires de l’ONU.

D’après le même expert, l’application mobile est utile à deux niveaux. Pour les agriculteurs d’abord afin de mieux gérer leurs cultures, prévenir de nouvelles infestations de la chenille légionnaire d’automne et réduire les dégâts occasionnés.

Cette application est également un précieux outil pour l’ensemble des acteurs impliqués dans la gestion de ce ravageur en leur fournissant une analyse vitale sur sa gestion, sa capacité de propagation et sur les risques posés par la chenille légionnaire d’automne. «Les agriculteurs et travailleurs agricoles devront d’abord identifier les infestations de la chenille légionnaire d’automne dans leurs cultures et télécharger les données nécessaires, l’application se chargera ensuite de calculer les niveaux d’infestation et leur permettra de prendre les mesures adéquates afin de faire face à la situation», précise la FAO.

En décembre 2017, le programme initié par la FAO et le Programme alimentaire mondial avait reçu 3 millions de dollars de la part du gouvernement japonais pour financer un projet de lutte dans Sud-Soudan où plusieurs régions ont connu la famine qui a touché près de 4,8 millions de personnes à travers le pays.

Avec le Matin.ma

Environement : Le coté économique et légal de l’additionnalité dans le paiement des services environnementaux (Tribune)

Auteurs : Alain Karsenty, Sigrid Aubert, Laura Brimont,  Céline Dutilly, Sébastien Desbureaux, Driss Ezzine de Blas et  Gwenolé Le Velly

Les Paiements pour Services Environnementaux (PSE) se sont imposés comme un des instruments-clé dans les politiques de protection de la nature. Derrière trois lettres maintenant bien connues, les PSE abritent néanmoins des logiques différentes. Notre article propose de distinguer entre la logique de « compensation » (des coûts d’opportunité) et celle de « récompense » (pour un comportement écologique vertueux) dans les PSE. La première se rattache à une logique d’efficience économique, tandis que la seconde renvoie à des considérations de justice. Ces deux logiques sont en tension. En outre, nombre de PSE rémunèrent les producteurs pour ne pas mener des activités prohibées, ce qui introduit une autre tension, cette fois entre la logique d’incitation et le principe d’égalité devant la loi. Nous proposons une approche pour tenter de surmonter ces tensions.

Alain Karsenty, Chercheur au CIRAD

Une difficile additionnalité économique

L’additionnalité est généralement abordée d’un point de vue économique, avec une attention toute particulière pour éviter que les instruments tels que les PSE ne génèrent des effets d’aubaine. L’additionnalité économique est étroitement associée à l’efficacité Continuer la lecture de Environement : Le coté économique et légal de l’additionnalité dans le paiement des services environnementaux (Tribune)

Alimentation : le ministre congolais de l’agriculture vole au secours de déplacés du grand Kasaï

Le Ministre de l’agriculture de la RDC, Georges Kabongo s’est rendu à Kikwit dans la Province du Kwilu, pour assister les déplacés du Grand Kasaï. Cette action qui s’est inscrit dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’alimentation, a permis à la délégation venue de Kinshasa, de réaliser les conditions dans lesquelles vivent ces congolais victime des troubles secouent la région depuis aout 2016.

Le représentant de la FAO remet la nourriture aux déplacés du Kassai. Crédit photo/FAO

Près de 100.000 déplacées internes, en provenance de la région du Kasaï, dont environ la moitié est répartie dans neuf sites à travers la ville de Kikwit, vivent dans une situation d’insécurité alimentaire très grave. Cette situation nécessite une urgente assistance humanitaire.

Face à ce drame, le ministre congolais de l’agriculture s’est engagé au nom du gouvernement à lutter contre les raisons qui poussent les populations à migrer sur leur propre sol, notamment les conflits et la guerre. Il a par la suite promis d’améliorer les conditions de vies des populations rurales en mettant en place des stratégies d’encadrement des jeunes afin de réduire sensiblement les différents mouvements migratoires.

Pour le représentant de la FAO, Alexis Bonte, il est plus qu’urgent que les efforts soient fournis pour assister ces déplacés de guerre, et que les partenaires au développement de la RDC s’engagent à accompagner les communautés rurales, afin de lutter efficacement contre certaines cause de l’exode rurale. « Nous encourageons le pouvoir public à créer les conditions favorables pour permettre aux populations rurales et particulièrement les jeunes, de rester sur place lorsque les conditions sécuritaires le permettent. J’encourage la communauté internationale à investir dans le développement rural. Cela permettra de renforcer la résilience des populations déplacées et des communautés d’accueil» a-t-il déclaré.

Célébrée le 16 octobre de chaque année, la journée mondiale de l’alimentation a été une opportunité de réfléchir,  et sensibiliser les différents acteurs, notamment les  responsables politiques, de la société civile, des Ongs et du secteur privé à mobiliser les ressources nécessaires pour promouvoir le développement du secteur agricole. Le thème choisi pour cette année était « changeons l’avenir des migrations. Investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural ».

 

Jennifer LABARRE

Agroforesterie : Amy Ambatobe visite le projet NTSIO à 225 kilomètres de Kinshasa

Le ministre de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatobe et le Chef de la délégation de l’Union européenne, Bart Ouvry, ont effectué ce dimanche 01 octobre une visite de terrain en vue de palper du doigt les réalisations déjà obtenues dans le cadre du projet d’agroforesterie communautaire  de NTSIO, situé à près de 150 kilomètres de Kinshasa.

Les fermiers de NTSIO lors de la visite du ministre de l’Environnement et Développement durable. (Photo Nounou Ngoie)

L’Objectif de cette visite était de se rendre compte des résultats atteints depuis le lancement de ce projet en 2012.
Amy Ambatobe et Barth Ouvry ont également assisté à la cérémonie de remise des titres fonciers aux fermiers par les chefs coutumiers.

Les bénéficiaires, regroupés en 4 à paysannes ont salué l’implication de l UE dans la réalisation de ce projet, dupliqué sur l’expérience du projet Mampu, considéré aujourd’hui comme un modèle d’agroforesterie communautaire.

Les fermiers bénéficiaires de cette reconnaissance, ont  souligné que ces titres fonciers qu’ils ont reçu aujourd’hui, les sécurisent. Ils sont désormais propriétaires des terres qu ils mettent en valeur pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

Au total, 260 fermiers se partagent les terres et cultivent principalement du manioc, du mais, et d autres légumineuses à NTSIO. Selon les expériences de ces fermiers, chaque ferme produit en moyenne, 4 à 5 tonnes de cossette de manioc par année sur un espace de 17 hectares. Une véritable source de revenus  à pour cette communauté, qui voit en ce projet, le salut et un moyen de développement pour leurs progénitures.

Bien avant de quitter NTSIO, le  Ministre de l’Environnement et Développement durable a planté symboliquement 3 jeunes plantules d’ accasias. Il promis tout le soutien de son ministère à projet.

 

Avec Nounou Ngoie

Salubrité : La non évacuation des déchets inquiète les habitants de Bukavu

Se désengager momentanément de la gestion des déchets publics, serait-ce la meilleure stratégie pour la mairie de Bukavu, lorsque l’on sait à quel point cela pourrait avoir de conséquences incalculables sur la santé publique ? Après plusieurs campagnes de sensibilisation des habitants de la ville de Bukavu, sur l’usage rationnel de petites poubelles installées les longs de grandes artères, la Mairie aurait décidé d’en découdre autrement avec les récalcitrants.


Depuis près de deux semaines, les services de salubrité de la ville, ont cessé d’évacuer toutes les poubelles. « On ne comprend pas le comportement des habitants de Bukavu. Ils ont été suffisamment sur l’usage et rôle de ces petits dépotoirs. Malheureusement, ils y mettent tous leurs déchets ménagers, au lieu de les remettre aux camions d’évacuations, qui passent régulièrement devant leurs parcelles », a informé le Coordonnateur de la Cellule de communication de la mairie de Bukavu, Freddy Byamoyi.

Si, la ville l’emporte sur l’incivisme de sa population cependant, Freddy Byamoyi affirme tout de même que cette situation est également justifiée par le manque de carburant, pour faire fonctionner le charroi automobile affecté à ce service. Avec l’absence du Maire de la ville, qui séjourne actuellement à Kinshasa, ce problème serait loin de trouver une solution. Car, affirme une source ayant requis l’anonymat, c’est seulement le Maire qui a la signature pour engager un quelconque décaissement pour ravitailler les véhicules d’évacuation.

Une excuse qui ne trouve pas l’assentiment de la population. « Notre vie est exposée ! », s’exclame un habitant de Bukavu. « Aujourd’hui, nous assistons à la résurgence du choléra, une maladie souvent provoquée par la saleté. Malheureusement le Maire de la ville fait sourde oreille. On ne sait quoi faire et pourtant nous payons la taxe d’assainissement à la Mairie », renchérit-il.
« Il faut que le Maire ordonne vite l’évacuation de ces déchets, car ils dégagent des odeurs nauséabondes. Cela empêche les clients de fréquenter nos magasins », informe une commerçante.

En attendant, la population de Bukavu devrait encore prendre son mal en patience, jusqu’à l’arrivée du Maire.
Janvieer  Barahiga

Ressources naturelles : mise en place d’une plate-forme de gestion transfrontalière des ressources naturelles

Great Lakes Advocacy Coalition for Conservation of Naturel Ressources (GLACC-NR), c’est le nom de la nouvelle plate-forme qui vient de voir le jour, ce mardi 26 juillet à Kampala (Uganda). Cette organisation regroupe les organisations de la société civile de la République démocratique du Congo, de l’Uganda et bientôt du Rwanda

Partie de l’adoption en juillet dernier, de la déclaration conjointe signée à Goma entre la partie ougandaise et congolaise sur l’exploitation du pétrole dans les aires protégées, cette initiative se veut un cadre de concertation et de mise en pratique des plaidoyers des acteurs de la société civile en faveur de la gouvernance des ressources naturelles et du lobbying pour la gestion efficiente et rationnelle de celles-ci, conformément aux engagements des pays.

La rencontre de ce jour à Kampala, a permis à GLACC-NR de se doter d’une vision et d’un plan stratégique de plaidoyer.

Signalons que la mise en place de cette palte-forme connu la participation active de la Coordination provinciale du Réseau Green Journalist Network.

Avec Tuver WUNDI

Ressources naturelles : Banro Mining doit 7 millions de dollars américains à la province du Sud-Kivu

Le ministre provinciale des mines, énergie et hydrocarbures, Apollinaire Bulindi a informé que la société canadienne d’exploitation de l’or au Sud-Kivu et Maniema Banro mining corporation doit à la province sept millions de dollars américains, en termes de redevances dues à la Province du Sud-Kivu. L’annonce a été faite par le ministre, lors d’une interview accordée à notre correspondant, ce jeudi 21 septembre.

Installation de Banro Mining.

«Cette société aurifère ne veut pas payer cette importante somme d’argent à la province. La défense de Banro soutient que l’exploitation a débuté alors que le pays était en guerre », a déclaré Monsieur Bulindi, et de renchérir, « Banro exporte plusieurs tonnes d’Or en provenance de la province du Sud-Kivu, et doit seulement retourne 1% de l’exploitation à la province, mais cette entreprise tire des couvertures de différents bureaux, pour échapper à cette redevance ».
En 2015, Banro devait à la province du Sud-Kivu, la somme de 1,2 million de dollars sur un bénéfice de 33 millions de dollars américains qu’elle a réalisé. Cela a été reconnu par le chargé de relations avec le gouvernement de l’entreprise, lors d’une réunion à Kinshasa, en septembre 2016. Depuis, rien n’a été fait.

« Ils ont 800 milles à donner à la province sur une taxe à titre de royaltie de 2 millions qu’ils ont gagné. Ils nous doivent encore 432 mille dollars de taxes sur la superficie de concessions minières et 1% de rémunération de services sur l’exploitation », a précisé le ministre, qui réclame haut et fort cette somme d’argent car a-t-il déclaré, « je suis l’objet des pressions de la part des sociétés civile et des chefferies où œuvre Banro Mining ».

Depuis le début de ses activités en novembre 2011, Banro Mining a déjà exploité plus de 18 tonnes d’or dans la seule province du Sud-Kivu.

 

Janvier Barahiga

Catastrophe naturelle : 312 personnes périssent dans une coulée de boue à Freetown

C’est dans une localité de Regent sans dessus ni dessous que le soleil a point ce lundi à Freetown la capitale sierra Leone. En cause, un glissement de terrain, qui s’est produit dans cette banlieue sud de la capitale Sierra léonaise causant au moins 312 morts, selon un dernier bilan communiqué par la Croix-Rouge locale. Bilan qui pourrait encore évoluer.


Cette coulée de boue est consécutive à une nuit de pluies diluviennes. Elle a sur son passage emporté des dizaines de maisons, dans cette zone où un grand nombre de bâtiments avaient été construits sans permis.
Le coup de grâce de cette catastrophe a été porté par l’effondrement t de la colline surplombant ce quartier, pendant que beaucoup de riverains étaient endormis.

Des images diffusées par des médias locaux montrent des habitants traversant des rues avec de l’eau jusqu’à la taille, cherchant les corps charriés par le torrent de boue.
«  Il est probable que des centaines de corps gisent sous les débris », a commenté le vice-président de la République, Victor FOH, qui s’est rendu sur place : «  la catastrophe est si grave que je me sens brisé »
Au moment où les recherches continuent pour tenter de trouver d’autres corps, une autre équipe est chargée d’identifier les corps sans vie déjà retrouvés. Vu l’étendue des dégâts et l’urgence qui s’impose, des militaires ont été déployés pour aider les opérations de secours.
Actuellement, plus de 2000 personnes sont sans abri.

Loin d’être une première catastrophe du genre en Sierra Leone, ces inondations figurent désormais parmi les plus meurtrières en Afrique au cours de ses vingt dernières années.

Peuplée de 1,2 millions d’âmes, Freetown est arrosée pendant six mois par an, et les inondations sont récurrentes.
En septembre 2015, ce pays de l’Afrique de l’Ouest était victime d’une montée subite des eaux qui avait fait 10 morts et quelque 9 000 sans-abri.

 
Thierry-Paul KALONJI