Archives de catégorie : Dossier

Ressources naturelles : mise en place d’une plate-forme de gestion transfrontalière des ressources naturelles

Great Lakes Advocacy Coalition for Conservation of Naturel Ressources (GLACC-NR), c’est le nom de la nouvelle plate-forme qui vient de voir le jour, ce mardi 26 juillet à Kampala (Uganda). Cette organisation regroupe les organisations de la société civile de la République démocratique du Congo, de l’Uganda et bientôt du Rwanda

Partie de l’adoption en juillet dernier, de la déclaration conjointe signée à Goma entre la partie ougandaise et congolaise sur l’exploitation du pétrole dans les aires protégées, cette initiative se veut un cadre de concertation et de mise en pratique des plaidoyers des acteurs de la société civile en faveur de la gouvernance des ressources naturelles et du lobbying pour la gestion efficiente et rationnelle de celles-ci, conformément aux engagements des pays.

La rencontre de ce jour à Kampala, a permis à GLACC-NR de se doter d’une vision et d’un plan stratégique de plaidoyer.

Signalons que la mise en place de cette palte-forme connu la participation active de la Coordination provinciale du Réseau Green Journalist Network.

Avec Tuver WUNDI

Ressources naturelles : Banro Mining doit 7 millions de dollars américains à la province du Sud-Kivu

Le ministre provinciale des mines, énergie et hydrocarbures, Apollinaire Bulindi a informé que la société canadienne d’exploitation de l’or au Sud-Kivu et Maniema Banro mining corporation doit à la province sept millions de dollars américains, en termes de redevances dues à la Province du Sud-Kivu. L’annonce a été faite par le ministre, lors d’une interview accordée à notre correspondant, ce jeudi 21 septembre.

Installation de Banro Mining.

«Cette société aurifère ne veut pas payer cette importante somme d’argent à la province. La défense de Banro soutient que l’exploitation a débuté alors que le pays était en guerre », a déclaré Monsieur Bulindi, et de renchérir, « Banro exporte plusieurs tonnes d’Or en provenance de la province du Sud-Kivu, et doit seulement retourne 1% de l’exploitation à la province, mais cette entreprise tire des couvertures de différents bureaux, pour échapper à cette redevance ».
En 2015, Banro devait à la province du Sud-Kivu, la somme de 1,2 million de dollars sur un bénéfice de 33 millions de dollars américains qu’elle a réalisé. Cela a été reconnu par le chargé de relations avec le gouvernement de l’entreprise, lors d’une réunion à Kinshasa, en septembre 2016. Depuis, rien n’a été fait.

« Ils ont 800 milles à donner à la province sur une taxe à titre de royaltie de 2 millions qu’ils ont gagné. Ils nous doivent encore 432 mille dollars de taxes sur la superficie de concessions minières et 1% de rémunération de services sur l’exploitation », a précisé le ministre, qui réclame haut et fort cette somme d’argent car a-t-il déclaré, « je suis l’objet des pressions de la part des sociétés civile et des chefferies où œuvre Banro Mining ».

Depuis le début de ses activités en novembre 2011, Banro Mining a déjà exploité plus de 18 tonnes d’or dans la seule province du Sud-Kivu.

 

Janvier Barahiga

Catastrophe naturelle : 312 personnes périssent dans une coulée de boue à Freetown

C’est dans une localité de Regent sans dessus ni dessous que le soleil a point ce lundi à Freetown la capitale sierra Leone. En cause, un glissement de terrain, qui s’est produit dans cette banlieue sud de la capitale Sierra léonaise causant au moins 312 morts, selon un dernier bilan communiqué par la Croix-Rouge locale. Bilan qui pourrait encore évoluer.


Cette coulée de boue est consécutive à une nuit de pluies diluviennes. Elle a sur son passage emporté des dizaines de maisons, dans cette zone où un grand nombre de bâtiments avaient été construits sans permis.
Le coup de grâce de cette catastrophe a été porté par l’effondrement t de la colline surplombant ce quartier, pendant que beaucoup de riverains étaient endormis.

Des images diffusées par des médias locaux montrent des habitants traversant des rues avec de l’eau jusqu’à la taille, cherchant les corps charriés par le torrent de boue.
«  Il est probable que des centaines de corps gisent sous les débris », a commenté le vice-président de la République, Victor FOH, qui s’est rendu sur place : «  la catastrophe est si grave que je me sens brisé »
Au moment où les recherches continuent pour tenter de trouver d’autres corps, une autre équipe est chargée d’identifier les corps sans vie déjà retrouvés. Vu l’étendue des dégâts et l’urgence qui s’impose, des militaires ont été déployés pour aider les opérations de secours.
Actuellement, plus de 2000 personnes sont sans abri.

Loin d’être une première catastrophe du genre en Sierra Leone, ces inondations figurent désormais parmi les plus meurtrières en Afrique au cours de ses vingt dernières années.

Peuplée de 1,2 millions d’âmes, Freetown est arrosée pendant six mois par an, et les inondations sont récurrentes.
En septembre 2015, ce pays de l’Afrique de l’Ouest était victime d’une montée subite des eaux qui avait fait 10 morts et quelque 9 000 sans-abri.

 
Thierry-Paul KALONJI

France : plus 300 tonnes de déchets à destination de l’Afrique et de l’Asie saisis

Des conteneurs de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), des pièces détachées d’automobiles, de pneumatiques usagés, et autres déchets toxiques ont été saisis par les services douaniers de la France. Ces déchets d’environ 332 tonnes, partaient illégalement en destination de quelques pays d’Afrique et d’Asie, notamment le Sénégal, la Mauritanie, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Madagascar, le Hong-Kong, la Malaisie, mais également le Brésil en Amérique.

Dans un communiqué émis ce vendredi 11 aout, les services du ministère français des Finances affirment que ce coup de filet a été réalisé après  un mois de constations et vérification, avec l’aide de l’INTERPOL. « Au cours du mois de juin, la douane française a participé à une vaste opération internationale de contrôle sur les transferts transfrontaliers de déchets« , précise ce communiqué.

La saisie la plus importante a été réalisée par les services douaniers du Havre et porte sur 150 tonnes de déchets de plastique exportés vers la Malaisie. Leur analyse a mis en évidence la présence de déchets électriques et électroniques mélangés aux déchets plastiques, dont l’exportation est interdite à destination de ce pays.

Le Ministère des Finances se dit préoccupé par ce trafic en nette progression et dont les conséquences sur l’air, le sol et la santé humaine sont incalculables.

Alfred NTUMBA

Peuples autochtones : les pygmées de la RDC empêchés de se rendre en Norvège

Les peuples autochtones pygmées du groupe folklorique « Bokoko na biso », se sont vus refuser les visas de la Norvège, à la Maison Schengen de Kinshasa. Ceci malgré leurs titres de voyage en bonne et due forme. Ils l’ont fait savoir ce lundi 10 juillet, au siège de la Dynamique de groupes des peuples autochtones (DGPA).

Le Groupe Bokoko na biso au siège de la DGPA.

« Nous sommes victimes d’une injustice de la part des autorités de la Maison Schengen », a affirmé John Benani, Chargé de la planification de cette organisation. « Les artistes se sont vus refuser les visas de la Norvège prétextant qu’ils vont fuir. Et pourtant, ces mêmes artistes ont presque fait le tour du monde, de l’Amérique en Océanie en passant par l’Europe sans qu’il en ait un seul qui y soit resté. Aujourd’hui avancer cette raison, relève simplement de la discrimination raciale de la part des autorités de la Maison Schengen à Kinshasa », a-t-il fait savoir.

Au total, 7 artistes et leurs encadreurs devraient s’envoler pour Olmmaivaggi en Norvège, où ils devraient représenter la République démocratique du Congo au Festival Riddu Riddu qui se déroulera du 12 au 16 juillet 2017.

« Ce festival était pour nous, un cadre de valorisation de notre culture. 3 ans passés, nous avons voyagé en Norvège sans aucun souci. Le refus des autorités belges de nous accorder les visas, n’est rien d’autre que de la discrimination », a insinué Bola Bobondo, Président de ce groupe folklorique. Déçu, le président de « Bokoko na biso », brandit avec regret son vieux passeport rempli des visas de différents pays d’Europe et d’Amérique. « Par cet acte, nous comprenons que les belges ne veulent pas réellement de notre développement ».

Malgré cet incident, les peuples autochtones pygmées n’entendent pas s’arrêter là. Ils en appellent au bon sens des autorités de la Maison Schengen à Kinshasa, et souhaite voir celles-ci dépolitiser la cause des pygmées de la RDC qui se battent pour leur épanouissement. « Nous n’avons pas des frères en Europe. En plus nous ne connaissons ni le français, ni l’anglais. Devrions-nous fuir en Norvège pour aller se cacher où, et faire quoi. Nous ne sommes pas des politiques. Nous sommes plutôt le peuple de la forêt équatoriale ». A déclaré l’une des danseuses de ce groupe, Soyi Pierrette Sele.

En attendant, le groupe folklorique Bokoko na biso, se prépare pour la célébration de la Journée internationale des peuples autochtones, prévue au mois août de cette année.

Rappelons que « Riddu Riddu » est un festival de musique sami, créé en 1991. Il reste tout de même ouvert aux autres musique du monde notamment celle de pygmées et autres catégories des groupes marginalisés.
Alfred NTUMBA et Mie Ngakao

Kinshasa : 27 journalistes outillés pour former leurs confrères sur l’éducation au développement durable

27 journalistes de différents organes de presse de Kinshasa ont été suffisamment outillés sur l’éducation au développement durable. Cette formation prévue initialement pour 18 journalistes, a cependant bénéficié de la participation de 27 chevaliers de la plume représentant une vingtaine de médias.
Pendant 2 jours, soit du 13 au 14 juin 2017, les hommes et femmes des medias ont été outillés en vue de former à leur tour, les autres journalistes sur les questions de l’environnement, spécifiquement celles liées au développement durable.


« Je tiens à encourager cette initiative de l’ONG Environews RDC qui a organisé cette session de formation, car la protection de l’environnement ne peut être une réalité que lorsque l’on passe par le changement de mentalité. Et cela n’est possible que lorsque la population est bien informée et formée. Je tiens à encourager les journalistes qui participent à cette formation à s’impliquer à l’issue de celle-ci, à la sensibilisation des nos populations. En même temps je leur rassure du soutien de mon ministère pour faire ce travail », a déclaré le Ministre de l’Environnement et du Développement durable, Amy Ambatobe.

Cette formation financée entièrement par l’UNESCO, à travers son Programme Intergouvernemental pour le Développement de la Communication (PIDC), s’est inscrite dans la logique des engagements de la communauté internationale et des objectifs de l’ODD 4 axés sur le Développement durable, auquel la RDC a souscrit.
« Nous nous félicitons de cette activité, elle est très utile ici en RDC vue l’importance de son patrimoine environnemental extraordinaire. Il convient aux journalistes de pouvoir communiquer avec un vocabulaire approprié pour atteindre la population, c’est ici l’importance même de cette formation. Cet atelier augure d’autres ateliers similaires sur toute l’étendue de la République ». A précisé Abdourahamane Diallo, Représentant de l’UNESCO en RDC.

La formation des formateurs sur le Développement durable vient renforcer les efforts du gouvernement dans la sensibilisation des populations sur la préservation de l’environnement tel que souhaité par le nouveau ministre de l’environnement et du développement durable qui a consacré le mois de juin 2017 à l’environnement.
Pour le Coordonnateur principal de l’ONG Environews, Alfred Ntumba, cette formation aidera les bénéficiaires à faire face au défit d’une meilleurs communication au tour des questions environnementales. « Ce projet est parti du constat selon lequel, les émissions et publications à caractère environnemental occupent à peine 3% des programmes des médias à Kinshasa. En tant qu’acteur des medias environnementaux, Environews RDC devrait trouver les voies et moyens pour faire évoluer ce pourcentage. Aujourd’hui, nous avons formé 27 journalistes, et nous comptons trouver d’autres financements pour continuer cet exercice sur l’ensemble du territoire national », a-t-il déclaré.

Des thématiques exploitées lors de cette formation ont permis aux journalistes de mieux comprendre les questions liées aux changements climatiques, au développement durable et à la convention de l’Unesco sur le patrimoine mondiale. Une session consacré aux techniques de collecte et traitement de l’information a permis aux journalistes de cerner et améliorer quelques erreurs commises​ pour atteindre sa cible.
« Nous sommes très satisfaites d’avoir bénéficié de cette formation qui nous a permise d’améliorer nos connaissances dans le domaine de l’environnement. Personnellement je repart avec quelque chose dans ma gibecière, et je souhaite que ce genre d’initiatives continue », a témoigné Chantal Kayembe, Journaliste à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC).

Pour Sylvie Fortuné Mbula de la télévision privée Antenne A, vue l’importance des matières traitées lors de cette formation, deux jours n’ont pas suffit pour tout apprendre. Selon elle, il faut nécessairement qu’une nouvelle session soit organisée dans les prochains jours afin de permettre aux journalistes de mieux appréhender les différents aspects communicationnels susceptibles d’être exploités pour atteindre cible et contribuer au changement de mentalité.

A l’issue de cette formation, un certificat de participation a été décerné aux lauréats qui ont été encouragés à jouer leur rôle d’ambassadeur et de formateurs pour les autres journalistes.
Notons par ailleurs que l’UNESCO a promis d’assurer le suivi de cette formation et d’accompagner l’initiative d’Environews RDC en vue de palier au déficit de communication dans le secteur de l’environnement en RDC.

 

Jennifer LABARRE

Goma : le dioxyde de carbone (CO2) fait de nouvelles victimes

Le dioxyde de carbone continue d’endeuiller des familles dans la ville de Goma chef-lieu de la Province du Nord-Kivu. A la fin du mois d’avril dernier, deux personnes ont été trouvées mortes asphyxiées par ce gaz, pendant qu’ils travaillaient sur une fosse sceptique dans le quartier Keshero, avenue Rivuzimuami, non loin du marché Kituku. Continuer la lecture de Goma : le dioxyde de carbone (CO2) fait de nouvelles victimes

Eau : les africains ne demandent rien d’autre que de « l’eau salubre »

Une eau salubre est bien sûr celle qui est acceptable pour son goût et sa couleur. Elle peut être consommée sans trop de risques de maladies. L’eau salubre tient une place dans la vie de l’homme. Sans elle, aucune vie n’est possible. L’accès à l’eau salubre et à l’assainissement est à l’ordre du jour de plusieurs rencontres internationales depuis 1992. Vue l’importance de cette denrée, les nations se sont accordées pour décréter le 22 mars de chaque année, « la Journée mondiale de l’eau » sur toute la planète.
Continuer la lecture de Eau : les africains ne demandent rien d’autre que de « l’eau salubre »

Banque mondiale : 57 milliards de dollars en faveur de l’Afrique subsaharienne

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, vient d’annoncer un financement record de près de 57 milliards de dollars en faveur des pays d’Afrique subsaharienne, au cours des trois prochaines années.

Siège de la Banque mondiale à Washington (photo droits tierces)

Cette annonce faite dans un   communiqué de presse publié ce 18 mars, précise que ce financement qui prend cours de juillet 2017 à juin 2020,  soutiendra des projets susceptibles de transformer le continent. La santé, l’éducation, le développement des infrastructures, l’adduction d’eau et l’accès à l’énergie feront partie des priorités de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).

Ce financement proviendra essentiellement de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres qui débloquera 45 milliards de dollars. La Société financière internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, devrait apporter 8 milliards de dollars d’investissements privés. Enfin, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) devrait complèter ce financement avec 4 milliards de dollars de prêts non concessionnels.
« Cet engagement servira à accroître considérablement nos programmes en faveur de l’éducation, des services de santé essentiels, d’assainissement et d’adduction d’eau potable. Nous allons également pouvoir aider davantage les pays à augmenter leur productivité agricole, à améliorer le climat des affaires et les infrastructures, ainsi qu’à lancer des réformes institutionnelles », a souligné Jim Yong Kim, le Président du groupe de la Banque mondiale.

La hausse des investissements aidera les pays à atteindre leurs principaux objectifs de développement. Cela leur permettra notamment de faire face aux déplacements forcés, aux effets du changement climatique, aux pandémies et à réduire les inégalités hommes-femmes. L’IDA s’efforcera également de promouvoir la gouvernance et le renforcement des institutions, ainsi que la création d’emplois et la modernisation des économies africaines.

Ces ressources devraient fournir des services de santé essentiels à 400 millions d’Africains, un meilleur accès à l’eau à 45 millions de personnes et augmenter de 5 gigawatts la capacité de production d’énergies renouvelables.
Au mois de décembre dernier, les partenaires au développement se sont engagés à verser un montant record de 75 milliards de dollars à l’IDA. Cette augmentation sans précédent s’inscrit dans une nouvelle approche, qui combine les contributions des bailleurs de fonds de l’IDA avec les ressources du Groupe de la Banque mondiale et les financements levés sur les marchés de capitaux.

60 % de ces ressources seront consacrées à l’Afrique subsaharienne, qui abrite la moitié des pays éligibles aux ressources de l’IDA. Ce financement sera disponible tout au long de la période couverte par l’IDA18, c’est-à-dire du 1er juillet 2017 au 30 juin 2020.
Alfred NTUMBA

Santé : Près de 1,8 millions de cas des maladies récurrentes enregistrés en 2016 à Kinshasa

Environ 1.867.526 cas des maladies récurrentes ont été enregistrés dans la ville province de Kinshasa en 2016. Ces pathologies bien identifiées par les chercheurs ont coûté la vie à 1.782 personnes durant cette même année.
Le paludisme occupe la première place avec 76,83% de cas enregistrés, suivi de la méningite (11,99%), la fièvre jaune (0,79%) et la rougeole (0,35%).

Ce tableau sombre dont les données ne concernent que les malades hospitalisés, a été peint lors de la première journée de la 3ème édition des journées scientifiques organisées par l’Institut supérieurs des techniques médicales à Kinshasa. Dans la capitale congolaise, 30% des motifs de consultation médicales sont liés au paludisme et à la fièvre typhoïde.

Selon le Médecin épidémiologiste, Docteur Kanyonga, ce phénomène se justifie surtout par la croissance démographique que connait la ville. « Face à cette situation, il est important que les pratiques essentiels de base soient respectés notamment, dormir sous la moustiquaire imprégné d’insecticide, assainir régulièrement et de façon minutieuse les milieux de vie, se laver régulièrement les mains, utiliser les installations hygiéniques propres, et consommer de l’eau propre », a-t-il souligné.

A ces pathologies viennent se greffer également les maladies respiratoires considérées comme l’une des causes de la morbidité infantile.

En Afrique, près de 30% de décès chez les enfants de 1 à 5 ans sont imputés aux maladies respiratoire. A Kinshasa, ce pourcentage varie entre 23% et 63%. « Les conditions de vies des populations ont un impact significatif sur les maladies respiratoires chez l’enfant, cependant, il est possible d’inverser la tendance. Des nombreuses études montrent qu’une bonne gestion de l’environnement réduirait de plus de 70% le taux de mortalité de cette population vulnérable », a indiqué Léon Okenge, expert épidémiologistes.

Les maladies respiratoires à Kinshasa sont d’origine multisectorielle. La pollution domestique par l’utilisation de déodorants et des détergents, le tabagisme passif, le changement des literies, l’humidité, la présence de certains animaux domestiques, le balayage à sec, l’usage des fumigènes et la cuisson dans la maison sont des facteurs de risque qui induisent ces maladies chez l’enfant. A cela s’ajoute, les mauvaises habitudes, l’insalubrité du milieu (la mauvaise gestion des déchets ménagers, des eaux usées, etc), et les conditions socio-économique (la pauvreté).

Augmenter le budget alloué à la santé publique

Plusieurs scientifiques s’accordent pour demander l’augmentation du budget alloué à la santé. Les recherches ont prouvé qu’il faut affecter au moins 30% du budget national au secteur de la santé pour une meilleure prise en charge et organiser de ripostes en cas d’épidémies. Malheureusement, la République démocratique du Congo (80 fois plus que la Belgique), alloue à ce secteur vital un budget modique représentant environ 4% du budget de l’Etat.

Le pays doit multiplier des efforts pour redynamiser son système sanitaire pensent les experts. Un regard particulier doit être porté sur l’eau, l’hygiène et l’assainissement. Une bonne politique d’aménagement de l’environnement doit être mise en place afin de stopper ce cycle de pathologies récurrentes qui sont facilement évitables.

Rappelons que l’accès à l’eau potable reste un défi majeur pour la RDC. Malgré son statut du premier château d’eau douce d’Afrique, le pays occupe cependant la dernière position en Afrique subsaharienne avec un faible taux de desserte estimé à 23%, pour une population de plus de 70 millions d’habitants.

Jennifer LABARRE