Archives pour la catégorie Economie

Environnement : La RDC abritera le Fonds de l’économie verte en Afrique centrale

La République démocratique du Congo pourra abriter le FEVAC (Fonds de l’économie verte en Afrique centrale). Tandis que Brazzaville abritera le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo. C’est ce qui ressort des échangent entre experts, lors de la Conférence des ministres de l’Environnement de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Est. Cette annonce a été faite à Brazzaville, le mercredi, 04 octobre par Honoré Tabuna, Expert de la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale).

Ministre Congolais en charge de l’environnement, Amy Ambatobe saluant le Premier Ministre de la République du Congo, Clément Mouamba, lors de l’ouverture du segment de haut niveau de la Conférence des Ministre de l’environnement et des Finances de la CEEAC et CAE

Dans une interview accordée à ENVIRONEWS RDC, le Ministre congolais de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatombe a affirmé la détermination de son pays à abriter ce fonds, étant donné que la RDC occupe le ¾ des forêts du Bassin du Congo.

« Nous avons, en dehors du Fonds bleu pour le Bassin du Congo, le Fonds vert pour l’économie verte en Afrique Centrale, auquel la RDC a déjà financé à hauteur de 2 millions de dollars américains, et pour lequel nous nous battons pour que le siège soit abrité par la République démocratique du Congo », a-t-il informé.

La RDC est le premier pays à avoir contribué au FEVAC à hauteur de deux millions sur les trois millions de dollars américains convenus par les Etats, pour le démarrage de ce fonds.

Revenant sur la question de la ratification de l’Accord de Paris, Amy Ambatobe rassure que tout est mis en marche pour que cet acte institutionnel soit posé dans un plus bref délai. «  Le gouvernement de la République démocratique du Congo a bien endossé cela à travers le Conseil des ministres tenue le vendredi dernier. Et que le projet de ratification a été transmis à l’Assemblée nationale. Je crois que d’ici plus tard, 20 octobre, ce projet de loi va être ratifié », a-t-il déclaré.

Rappelons que le Fonds de l’économie verte en Afrique centrale a été créé et adopté à Kinshasa en octobre 2014, par les ministres de l’Economie et des Finances de la CEEAC. Il vise la promotion de la transformation structurelle du système de l’économie des ressources naturelles en général et celle du système de l’économie du bois en particulier.

Alfred NTUMBA

Ressources naturelles : Banro Mining doit 7 millions de dollars américains à la province du Sud-Kivu

Le ministre provinciale des mines, énergie et hydrocarbures, Apollinaire Bulindi a informé que la société canadienne d’exploitation de l’or au Sud-Kivu et Maniema Banro mining corporation doit à la province sept millions de dollars américains, en termes de redevances dues à la Province du Sud-Kivu. L’annonce a été faite par le ministre, lors d’une interview accordée à notre correspondant, ce jeudi 21 septembre.

Installation de Banro Mining.

«Cette société aurifère ne veut pas payer cette importante somme d’argent à la province. La défense de Banro soutient que l’exploitation a débuté alors que le pays était en guerre », a déclaré Monsieur Bulindi, et de renchérir, « Banro exporte plusieurs tonnes d’Or en provenance de la province du Sud-Kivu, et doit seulement retourne 1% de l’exploitation à la province, mais cette entreprise tire des couvertures de différents bureaux, pour échapper à cette redevance ».
En 2015, Banro devait à la province du Sud-Kivu, la somme de 1,2 million de dollars sur un bénéfice de 33 millions de dollars américains qu’elle a réalisé. Cela a été reconnu par le chargé de relations avec le gouvernement de l’entreprise, lors d’une réunion à Kinshasa, en septembre 2016. Depuis, rien n’a été fait.

« Ils ont 800 milles à donner à la province sur une taxe à titre de royaltie de 2 millions qu’ils ont gagné. Ils nous doivent encore 432 mille dollars de taxes sur la superficie de concessions minières et 1% de rémunération de services sur l’exploitation », a précisé le ministre, qui réclame haut et fort cette somme d’argent car a-t-il déclaré, « je suis l’objet des pressions de la part des sociétés civile et des chefferies où œuvre Banro Mining ».

Depuis le début de ses activités en novembre 2011, Banro Mining a déjà exploité plus de 18 tonnes d’or dans la seule province du Sud-Kivu.

 

Janvier Barahiga

France : plus 300 tonnes de déchets à destination de l’Afrique et de l’Asie saisis

Des conteneurs de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), des pièces détachées d’automobiles, de pneumatiques usagés, et autres déchets toxiques ont été saisis par les services douaniers de la France. Ces déchets d’environ 332 tonnes, partaient illégalement en destination de quelques pays d’Afrique et d’Asie, notamment le Sénégal, la Mauritanie, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Madagascar, le Hong-Kong, la Malaisie, mais également le Brésil en Amérique.

Dans un communiqué émis ce vendredi 11 aout, les services du ministère français des Finances affirment que ce coup de filet a été réalisé après  un mois de constations et vérification, avec l’aide de l’INTERPOL. « Au cours du mois de juin, la douane française a participé à une vaste opération internationale de contrôle sur les transferts transfrontaliers de déchets« , précise ce communiqué.

La saisie la plus importante a été réalisée par les services douaniers du Havre et porte sur 150 tonnes de déchets de plastique exportés vers la Malaisie. Leur analyse a mis en évidence la présence de déchets électriques et électroniques mélangés aux déchets plastiques, dont l’exportation est interdite à destination de ce pays.

Le Ministère des Finances se dit préoccupé par ce trafic en nette progression et dont les conséquences sur l’air, le sol et la santé humaine sont incalculables.

Alfred NTUMBA

Réforme foncière : lancement du programme d’élaboration du document de la politique foncière

D’ici à 2019, la République démocratique du Congo devra se doter d’un document de la politique foncière. Après concertation avec les parties prenantes sur la mise en œuvre du programme d’élaboration dudit document, le Ministère des affaires foncières a procédé au lancement officiel de ce programme, ce mercredi 02 août à Kinshasa.

Le document qui sera élaboré devra permettre au gouvernement, d’avoir une politique nationale claire en matière de foncier, en vue de moderniser sa gouvernance dans le secteur.

Les travaux d’élaboration de ce document seront essentiellement concentrés dans deux provinces pilotes à savoir le Mai Ndombe et l’Ituri, dont les résultats serviront de guide pour d’autres provinces.

Ce programme bénéficie de l’appui technique et financier de l’ONU-Habitat. « Nous saluons la volonté politique du gouvernement congolais qui a abouti à cette feuille de route, et affirmons ainsi, notre accompagnement pour le succès du processus », a déclaré Oumar Sylla, Responsable sous régional du foncier à cette agence des nations unies.

Son organisation attend de ce programme, un leadership basé sur une dynamique consultative, et participative de toutes les couches de la population. « Nous invitons le gouvernement à s’engager dans cette démarche », a-t-il plaidé.

Le Ministre des affaires foncières, Lumeya Dhu Malegi a réaffirmé l’engagement de son ministère à mener à bon port, ce programme. « Avec la volonté politique et les objectifs poursuivis, la RDC ne ménagera aucun effort pour redynamiser les secteurs clés de la vie nationale, notamment le secteur foncier, qui appelle de réformes profondes dans la distribution et la gestion des terres », a-t-il martelé. « Je lance donc un appel aux autres partenaires qui soutiennent le processus de la réforme, de demeurer aux côtés de notre gouvernement dont l’engagement politique est ferme ».

Lors de cette séance de travail, les parties prenantes se sont accordées sur les grandes lignes du programme. « Il était important de déballer à l’issue de cette activité, le contenu du programme pour recevoir les différentes recommandations avant de mettre en place une stratégie nationale de mise en œuvre. Nous avons voulu au départ des larges observations tant au niveau des experts que des provinces, pour que la réforme reflète réellement les préoccupations de la base », a souligné Monsieur Ngwasi, Coordonnateur de la Commission nationale de la réforme foncière (CONAREF).

Financé à hauteur de trois millions de dollars, ce programme comporte 3 volets. L’appui institutionnel à la CONAREF, l’élaboration du document de politique foncière et l’appui aux communautés locales.
Jennifer LABARRE

Biodiversité : Les océans, une ressource à protéger pour la survie de l’homme

Célébré le 8 juin de chaque année, la journée internationale de l’océan se révèle cette fois comme une garantie de la survie de l’homme au regard des effets néfastes des changements climatiques. Le thème retenu cette année est : Nos océans, notre avenir.

Relation homme et océan

Les océans couvrent les deux-tiers de la surface de la terre et sont le fondement même de la vie sur notre planète. En plus d’être les plus grands générateurs de l’oxygène que nous respirons, ils absorbent une grande quantité des émissions de dioxyde de carbone, fournissent nourriture et nutriments et contrôlent nos climats. C’est aussi le Pilier du commerce international.

les océans jouent un rôle important dans l’économie mondiale ainsi que l’économie locale des pays dont les sources de revenu dépendent du tourisme, de la pêche et d’autres ressources marines.

Malheureusement, les pressions humaines, dont la surexploitation, la pêche illégale non déclarée et non réglementée, la pêche destructive, les pratiques d’aquaculture non durables, la pollution marine, la destruction de l’habitat, les espèces exotiques, les changements climatiques et l’acidification des eaux, ont des conséquences néfastes sur les océans et les mers de notre planète, et de ce fait, sur le terre entière.

Selon un intervenant reçu à la radio voa Afrique, à travers l’émission Washington forum, il pense qu’il faut éviter les erreurs d’autres fois et appliquer des mesures adéquates pour bien gérer les océans parce qu’il n’y a pas une planète B.

<< On a fait des erreurs sur la terre, il ne faut pas qu’on les répètes sur la mer et les océans. A ce stade il faut qu’il y ait des actions précises notamment une éducation collectives des gens sur la océans >> a déclaré l’invité de la radio.

A en croire le secrétaire général des nations unies évoque que la paix et la sécurité à travers le monde sont aussi des facteurs indispensables pour le développement durable et pour assurer que tous puissent accéder aux bienfaits et aux bénéfices des océans
« Il ne saurait y avoir de sécurité sans développement ou de développement sans sécurité. » a-t-il déclaré.

En effet, cette journée permet de rappeler l’importance des océans dans notre vie quotidienne, qui est les véritables poumons de notre planète, ils fournissent la plupart de l’oxygène que nous respirons, sensibiliser le public sur l’impact des actions humaines sur les océans et développer un mouvement mondial en faveur des océans, mobiliser et unir les populations du monde sur un projet de gestion durable des océans de notre planète car ils constituent une source importante de nourriture et de médicaments, ainsi qu’un élément essentiel de la biosphère.

Jennifer Labarre

Agriculture : Bientôt une foire agricole pour booster l’agriculture au Kongo Centrale

La ville de Matadi, Chef – lieu de la Province du Kongo centrale accueillera du 25 avril au 9 mai 2017, la première édition de la Foire agricole. Organisée par la Chambre de Commerce, d’Agriculture et des Métiers de la Province de la Mongala, cette foire vise à faire découvrir le potentiel agricole que regorge la province en mettre ensemble les agro entrepreneurs et potentiels bailleurs de fonds.

Selon le Président de la Chambre de Commerce, d’Agriculture et des Métiers de la Mongala, Maurice Liengo, cette foire sera une plateforme d’échanges et d’opportunités d’affaires susceptibles d’aider au développement du secteur agricole de la province du Kongo Centrale. « Nous voulons favoriser les échanges et offrir aux agro transformateurs de la région une vitrine internationale pour la promotion de leurs produits. Grace à cette foire, les grands opérateurs économiques spécialisés dans la vente de produits agricoles et ceux évoluant dans le secteur agricole de la RDC et d’ailleurs peuvent entrer en contact sans intermédiaire avec les agri-entrepreneurs locaux », a-t-il déclaré.

La Foire agricole du Kongo Centrale, mettra cote à cote les agro entrepreneurs, les institutions financières ainsi que les bailleurs de fonds. « Nous voulons à travers cette foire, impulser une nouvelle culture d’entreprise d’agri business et un système agricole plus compétitif dans la région », a martelé Maurice Liengo.

Considérée comme le grenier de la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, la province du Kongo Centrale offre des opportunités d’affaires dans le secteur agricole. La production, la transformation, la conservation, et la commercialisation des produits agricole connaissent de plus en plus un regain d’intérêt de diversification de l’économie de cette province à vocation agricole.

Aux côtés des activités foraines, il est également prévu l’organisation des conférences, ateliers et forums de discussions en vue de renforcer les capacités des jeunes et autres entrepreneurs.

Notons par ailleurs que cette première édition de la Foire Agrile du Kongo Centrale a connu le soutien de la Chambre de commerce panafricaine Suisse Congo, de l’Union des chambres de commerce du Congo, de la COPEMECO, du Parssa, de la CTB, et de l’IITA.

Jennifer LABARRE

USA : un climatosceptique nommé à la tête de l’Agence de l’environnement

Tout est communication pour Donald Trump, le nouveau Président des Etats unis d’Amérique. Ceux qui pensaient que Trump avait évolué sur la question du changement climatique peuvent encore retenir leur souffle.

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Après avoir rencontré en début de semaine Al Gore, l’ex vice-président de Bill Clinton et farouche militant de l’environnement, le Président élu des USA vient de nommer ce mercredi 07 décembre, Scott Pruitt à la tête de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA).

Le ministre républicain de la justice de l’Oklahoma, Etat qui tire 50 % de ses richesses de l’exploitation pétrolière, a été en effet l’un des architectes de la bataille juridique menée ces dernières années par le Grand Old Party dans le but de stopper les réformes engagées par Barack Obama pour lutter contre le réchauffement climatique.

A 48 ans, il est devenu en quelques années le bras armé des compagnies pétrolières pour tenter d’infléchir la politique de l’administration Obama visant à réguler l’extraction énergétique. Scott Pruitt a ainsi réussi à lancer des procédures judiciaires contre le plan climat de la Maison Blanche dans vingt-huit Etats. Une cour fédérale doit prochainement se prononcer sur le sujet, avant que le cas ne soit éventuellement tranché par la Cour suprême des Etats-Unis.

Les dernières déclarations de Pruitt dans la National Review, laissent deviner quelle pourra être son action à la tête de l’EPA. « Les scientifiques continuent d’être en désaccord sur le degré et l’étendue du réchauffement climatique et sur son lien avec l’action humaine, écrivait-il. Ce débat devrait être encouragé dans les salles de classe, les forums publics et au Congrès. On ne doit pas faire le silence sur ce sujet en menaçant de poursuites. La dissidence n’est pas un crime ». Avait – il insisté.

Des propos que le milliardaire avait toutefois relativisés, il y a quelques jours, lors d’une interview accordée au New York Times. Il avait reconnu qu’il pouvait y avoir un lien entre l’activité humaine et le réchauffement climatique. Néanmoins, le milliardaire n’est jamais revenu sur l’engagement pris pendant sa campagne d’annuler l’accord de Paris sur le climat, signé pourtant par les Etats-Unis dans le cadre de la COP21.

Le choix de Scott Pruitt est une demi-surprise dans la mesure où les convictions de Donald Trump sur le sujet sont sans ambiguïté. Pendant la campagne, il n’a pas hésité à affirmer que le réchauffement climatique était un canular entretenu par la Chine pour affaiblir l’économie américaine.

Bien que le choix de Trump soit porté sur le climatoseptique Scott Pruitt, il revient aux élus d’entériner sa candidature. Tout de suite après sa nomination à la tête de l’APA, les langues n’ont pas tardé à se délient. Le sénateur du Vermont Bernie Sanders, s’est également alarmé : « Au moment où le changement climatique représente une grande menace pour la planète tout entière, il est triste et dangereux que M. Trump nomme M. Pruitt à la tête de l’EPA. » M. Sanders, qui siège à la commission qui devra confirmer ce choix, a annoncé qu’il s’y opposerait.
Alfred Ntumba, avec le Monde.fr

E.BENOIST: « Ce n’est pas si Paris est un échec que la planète va sombrer dans un chaos indescriptible en 2016 »

C’est dans un bureau situé au bout d’un couloir du 4ème étage dans l’immeuble abritant le siège de la Banque Mondiale à Kinshasa qu’Etienne BENOIST, consultant  au département d’environnement et ressources naturelles  nous accueille pour réaliser cet entretien. Un bureau spacieux, bien décoré   inspirant un climat de travail et de réflexion,  suffisamment aéré grâce à ces deux grandes fenêtres  offrant ainsi une belle vue de ce coin de Kinshasa  réputé pour son calme. C’est ici que cet ancien employé du secteur bancaire reconverti il y a 5 ans en environnementaliste, tentera de répondre à nos questions relatives à la prochaine conférence des parties sur le changement climatique (COP 21) prévue en décembre prochain à Paris. Continuer la lecture de E.BENOIST: « Ce n’est pas si Paris est un échec que la planète va sombrer dans un chaos indescriptible en 2016 »

Avec  10.000 mètres cubes de déchets chaque jour  

Le recyclage, un business d’avenir a Kinshasa

 L’assainissement intégral d’une  ville passe par une gestion intégrale des déchets qui y sont produits au quotidien. Le recyclage des déchets est une action activité importante dans la filière verte ou l’économie  verte. A travers le monde,  plusieurs politiques  de recyclage et valorisation des déchets sont initiées afin de répondre à la problématique de gestion des déchets dans les grandes métropoles. Continuer la lecture de Avec  10.000 mètres cubes de déchets chaque jour