Archives de catégorie : Forêt

Forêt : Le Fonds forestier national reconnait l’existence d’un réseau de vente du bois illégal dans les ports de Kinshasa

C’est un constat amer dressé par le Fonds forestier national (FFN), après trois jours de mission de contrôle réalisée récemment dans les ports de Kinkole à Kinshasa. Il existe un vaste réseau illicite de vente de bois d’oeuvre, précisent les experts de cette institution dépêchés sur le terrain par le ministre de tutelle, Claude Nyamugabo Bazibuhe. Cette mission fait suite aux différentes allégations soulevées par la CNCEIB ( Coalition nationale contre l’exploitation illégale du bois), qui a décrié l’incapacité de l’Etat congolais à mettre fin au coulage des recettes occasionné par les exploitants illégaux en complicité avec certains services d’assiette.

« La société civile a décrié le caractère illégal du bois qu’on retrouve à Kinkole. Ces grumes qui arrivent ne sont pas en ordre d’une part et d’autre part, on ne parvient pas à tracer réellement leur provenance », a affirmé Alain Kalangiro, chargé de mission au FFN.

Au cours de cette mission de contrôle, plusieurs illégalités décriées par la société civile environnementale ont été confirmée par les experts du FFN, notamment le manque de traçabilité, le manque des documents pour certains exploitants, mais aussi les tracasseries administratives pour ceux des exploitants qui sont en ordre.

« Plus loin dans les îlots, nous avons constaté que les gens sont entrain de transformer des grumes au lieu d’accoster dans les ports, ils préfèrent rester dans les eaux et commencer à vendre de petites quantités. Ce qui échappe au contrôle de la traçabilité de tous les services », a-t-il rajouté. Continuer la lecture de Forêt : Le Fonds forestier national reconnait l’existence d’un réseau de vente du bois illégal dans les ports de Kinshasa

Forêt : Quand la DGRPEQ sert de béquilles à l’exploitation illégale du bois à l’Equateur

La Direction générale des recettes provinciales de l’Equateur (DGRPEQ) serait impliquée dans la couverture des fraudes et illégalités constatées au tour de l’exploitation et la commercialisation du bois d’oeuvre dans la province de l’Equateur. Selon plusieurs observateurs, cette institution provinciale de mobilisation des recettes est prête à tout pourvue que l’argent rentre dans les caisses de l’Etat, soit-il. Pour cela, la DGRPEQ octroie de manière illégale des avis favorables sans vérifier ni l’origine ni le volume du bois pour lesquels ce document est sollicité. 

Ce document signé souvent par la directrice générale adjointe de la DGRPEQ, Clarisse Boloko Djema, remplace même, selon les circonstances, les permis de coupe et autres documents exigés par l’administration forestière pour assurer le transport et la commercialisation du bois d’oeuvre à travers la province. 

La dernière en date, est bien celui livré à Monsieur Evoloko Lontanga Didier, en date du 12 mai 2020 couvrant ainsi une cargaison de plus de 800 mètres cubes qui flotte actuellement sur le fleuve en direction de Kinshasa. « Le permis est de 350 mètres cube, mais le radeau est d’environ 800 mètres cube, composés du bois de coffrage », a précisé une source sur place à Mbandaka. Continuer la lecture de Forêt : Quand la DGRPEQ sert de béquilles à l’exploitation illégale du bois à l’Equateur

Forêt : Des radeaux de grumes d’origine illégale stockés à Kinshasa, la CNCEIB pointe du doigt l’Etat congolais

Plusieurs radeaux de grumes de bois d’origine illégale ont été découverts au port de Kinkole dans la partie est de la ville de Kinshasa, en République démocratique Congo. Dans un communiqué publiée ce mercredi 13 mai, la CNCEIB (Coalition Nationale Contre l’Exploitation Illégale du Bois), décrie l’illégalité, l’impunité, la corruption et la passivité des autorité qui se sont aggravées surtout en cette période de crise sanitaire mondiale provoquée par la pandémie du COVID 19.

 » Du 23 au 24 avril 2020, la CNCEIB  a effectué une mission d’évaluation  dans le cadre des activités de renforcement  des capacités des magistrats et autres services de l’Administration pour lutter contre la criminalité forestière  à partir de Kinkole, Commune de la Nsele à Kinshasa, en vue de s’assurer que l’illégalité déjà décriée dans le passé a diminué. Fort  Malheureusement, l’illégalité, l’impunité et la corruption s’aggravent surtout en cette période de crise sanitaire mondiale avec la pandémie du COVID 19, tel qu’avaient rapporté  les témoins interrogés à ce sujet « , inique le communiqué de cette organisation de la société civile, publique Continuer la lecture de Forêt : Des radeaux de grumes d’origine illégale stockés à Kinshasa, la CNCEIB pointe du doigt l’Etat congolais

Forêt : La CNCEIB fustige la lenteur des autorités face aux abus commis par Long Xin Sarlu (Ex-Maniema Union 2)

La CNCEIB (Coalition Nationale Contre l’Exploitation Illégale du Bois), a statué sur les abus et illégalités commises par la Société Long Xin Sarlu (Ex-Maniema Union 2) qui exploite dans la province de l’Equateur, précisément dans les territoires de Bolomba et Ingende. Réunie en session extraordinaire inter-organes, le jeudi 07 avril, à Kinshasa, cette organisation de la société civile a fustigé la lenteur des autorités compétentes à agir conformément à la rigueur de la loi, cela malgré les différentes dénonciations faites par la SOCIPEQ (Société Civile de la Province de l’Equateur) et les différentes notabilités de la province.

Selon le communiqué final qui a sanctionné ces travaux de deux jours, la CNCEIB attendait voir le ministre de l’Environnement et Développement durable, prendre des mesures répressives à l’endroit de l’entreprise Long Xin Sarlu qui persiste dans l’illégalité en toute impunité et en violation sous plusieurs formes des droits légitimes des populations.

« Que le ministre de l’Environnement et Développement durable et le gouverneur de province de l’Equateur prennent des mesures adéquates et contraignantes à l’endroit de l’entreprise Long Xin Sarlu connue par son comportement récidiviste et surtout la violation des droits de l’homme dans les zones d’exploitations à travers le pays », indique ce communiqué. Continuer la lecture de Forêt : La CNCEIB fustige la lenteur des autorités face aux abus commis par Long Xin Sarlu (Ex-Maniema Union 2)

Forêt : Sur demande de la notabilité de Bonyanga, Claude Nyamugabo exige de Maniema Union 2 la réparation

Le ministre de l’Environnent et Développement durable de la RDC, Claude Nyamugabo a été saisi par la notabilité du groupement de Bonyanga, territoire de Bolomba dans la province de l’Equateur. Dans un mémo adressé au ministre, la notabilité avait socilité son arbitrage dans le conflit qui l’oppose à l’entreprise COKIBAFODE ( Ex- Maniema Union 2), qui exploite du bois d’oeuvre dans cette partie de la province. Plusieurs violations et illégalités ont été soulevées par la notabilité de Bonyanga, qui à défaut d’obtention du gain de cause se réservait le droit de chasser l’entreprise chinoise sur son sol. 

Aerial view of forest in East Cameroon. Photo by Mokhamad Edliadi/CIFOR

Dans une lettre en réponse à la correspondance de la notabilité, Claude Nyamugabo regrette les différentes violations tant de la réglementation forestière des normes techniques d’exploitation que des droits reconnus aux communautés locales, et aux travailleurs dans cette zone d’exploitation forestière.

« En tant que responsable du secteur, je ne peux que prôner le respect des lois et règlements relatives à la gestion rationnelle et harmonieuse des forêts de la République démocratique du Congo. A cet effet, pour avoir la lumière sur ce dossier, j’ai invité, ce jeudi 07 mai 2020, le responsable de la société COKIBAFODE à une séance de travail afin d’échanger pour trouver une solution pouvant garantir la paix social dans le plus grand interêt de nos populations », peut-on lire dans cette correspondance.

Lors de cette rencontre, le ministre de l’Environnement et Développement durable affirme avoir chargé l’entreprise chinoise à procéder immédiatement à la réparation des abus lui reprochés par la communauté de Bonyanga. «  J’ai été très dur avec cette société avec menaces de suspension de l’exploitation si rien ne change », a-t-il informé. 

Joint au téléphone, un représentant de la notabilité a déclaré que l’acte posé par le ministre est salué par les notables de Bonyanga, qui au delà de l’esprit d’ouverture du ministre, attendent plus que ça. 

« Nous commençons par remercier son Excellence Monsieur le Ministre pour la promptitude de sa réponse. Nous attendons de lui qu’une solution soit trouvée. La solution que nous cherchons est que l’entreprise puisse travailler conformément aux normes et aux lois qui régissent le secteur forestier dans notre pays. Et comme nous avons l’implication du ministre, c’est une très bonne chose et la communauté est entrain de suivre pour qu’on arrive à réparer tous ces dégâts », a indiqué Félix Bongelemba, membre de la notabilité de Bonyanga.

Selon le représentant de la notabilité, si rien ne change, la communauté se verra dans l’obligation de se prendre en charge. « Si nos réclamations ne sont pas prises en compte, nous resterons dans notre position de voir l’entreprise chinoise quitter sur notre sol », a-t-il insisté.

Alfred NTUMBA

Forêt : 6 millions d’euros pour aider la RDC et le Cameroun à formaliser l’exploitation artisanale du bois d’oeuvre

« Promouvoir et formaliser l’exploitation artisanale du bois d’œuvre en Afrique centrale (PROFEAAC) », c’est le nouveau projet du CIFOR (Centre de recherche forestière internationale) pour aider les deux pays pilotes à formaliser leur exploitation artisanale du bois d’oeuvre. Lancé au mois de mars 2020, ce projet devra s’étendre sur trois ans. Il sera exécuté en République démocratique du Congo et au Cameroun. Le coût global du projet est autour de 6 millions d’€ dans les deux pays, dont 1 million d’€ sera financé par le FFEM (Fonds Français pour l’Environnement Mondial), pour la RDC, et d’autres co-financements notamment celui de l’UE pour la RDC. 

Ce projet vise à accompagner les exploitants artisanaux de bois d’oeuvres dans la formalisation de leurs activités. Il propose une approche intégrée de formalisation et de développement de l’exploitation artisanale du bois d’œuvre, allant de la gestion de la ressource ligneuse aux demandes de sciages dans les marchés domestiques. « L’exploitation artisanale est largement négligée par les systèmes de gouvernance forestière au profit du secteur industriel, donc il est difficile d’adopter des politiques pour minimiser ses impacts environnementaux. Si la filière continue à opérer dans l’ombre, il sera difficile d’envisager la durabilité », a expliqué Richard Eba’a Atyi, coordonnateur régional du CIFOR en Afrique centrale. Continuer la lecture de Forêt : 6 millions d’euros pour aider la RDC et le Cameroun à formaliser l’exploitation artisanale du bois d’oeuvre

Forêt : Exploitation forestière à Bolomba, la notabilité de Bonyanga durcit le ton contre Maniema Union 2

S’achemine-t-on vers vers un véritable bras de fer entre les communautés de Bolomba et l’entreprise Long Xin Sarlu ( Ex-Maniema Union 2), qui exploitante du bois d’oeuvre dans cette partie de la province de l’Equateur ? Après la déclaration de la société civile de l’Equateur exigeant le départ de cette entreprise chinoise de la province, la notabilité de Bonyanga vient d’enfoncer le clou en prévenant qu’en cas de résistance, les communautés de Bolomba devront se prendre en charge en s’opposant farouchement contre tout intérêt de l’entreprise sur le sol.

Dans une déclaration faite à Bolomba, et dont Environews RDC s’est procurée une copie, la notabilité de Bonyanga exige l’arrêt immédiat de l’exploitation forestière de Long Xin Sarlu, sur son territoire. «  A défaut de non observance de cette exigence, la notabilité de Bonyanga se prendra en charge contre cette dernière, l’empêchant de toute activité dans ses forêts », précise cette déclaration.

Cette notabilité exige également la soumission de l’entreprise Long Xin Sarlu au commencement de la procédure d’exploitation industrielle du bois, conformément à la réglementation forestière en vigueur en RDC. Faute de quoi, la notabilité se réserve le droit de chasser cette entreprise de son groupement, peut-on lire dans cette déclaration. Continuer la lecture de Forêt : Exploitation forestière à Bolomba, la notabilité de Bonyanga durcit le ton contre Maniema Union 2

Forêts : 16.000 kits  de gaz domestique vendus en un mois, Claude Nyamugabo  se dit satisfait

La société SOGAZ a  reçu ce mercredi 6 mai  dans ses installations, la visite du ministre de l’environnement et développement durable Claude Nyamugabo.  S’inscrivant dans le cadre de la campagne de lutte contre la déforestation en promouvant l’utilisation du gaz, cette visite d’inspection  était une occasion pour les responsables de cette entreprise de présenter au  ministre de l’environnement et développement durable   l’évaluation de l’exécution de cette campagne d’une part, et la promotion du gaz domestique en RDC d’autre part.

Un mois après le lancement de cette campagne de lutte contre la déforestation  en promouvant l’usage du gaz, les chiffres enregistrés à ce jour sont encourageants, et démontrent qu’il est possible de réduire la pression de l’homme sur les forêts, en mettant à la disposition de la population des alternatives  simples et  faciles d’accès. Avec  16.000 kits déjà  vendus  à  un prix réduit grâce aux subventions du gouvernement, la campagne sauvons nos forêts se révèle comme une des  solutions durables au problème de déforestation en RDC.

«  Ce bel envol n’est que le début d’une lutte acharnée contre la destruction de notre écosystème et pour l’amélioration des conditions de vie de nos populations », peut-on lire dans le communiqué de presse qui a sanctionné cette visite d’inspection.

Satisfaits  des résultats lui présentés,  Claude Nyamugabo espère  pour sa part que dans les jours qui viennent, ces bons résultats seront multipliés vu l’intérêt général que porte désormais une grande partie de la population sur le gaz domestique, y compris ceux qui vivent dans les milieux les plus défavorisés. Continuer la lecture de Forêts : 16.000 kits  de gaz domestique vendus en un mois, Claude Nyamugabo  se dit satisfait

Forêts : Exploitation illégale du bois, la  CNCEIB  évalue ses activités  dans les ports de Kinkole

La Coalition nationale contre l‘exploitation illégale du bois (CNCEIB), a grâce à l’appui du  WWF tenu des réunions de suivi et évaluation sur la lutte contre l’exploitation illégale du bois dans les ports de Kinkole à Kinshasa. Organisées dans strict respect des règles édictées par les autorités sanitaires en cette période où sévit le COVI-19 , ces rencontres qui  ont réuni  les agents  des différents services impliqués  dans les ports , avaient pour but de s’assurer que ceux-ci  utilisent  à bon escient  les connaissances qu’ils ont engrangées lors des précédentes  formations de renforcement des capacités sur le contentieux forestier.

Durant deux jours  soit du 23 au 24 avril, la CNCEIB a échangé avec ces agents  afin de s’enquérir sur le  déroulement de travail dans ces ports, considérés comme le ventre mou dans   du commerce illégal du bois à Kinshasa. Ceci, du fait que tout le bois artisanal et principalement le bois  d’origine illégale passe par ces ports. C’est dans cette optique que  la CNCEIB  avait jugé  utile de renforcer les capacités du pouvoir judiciaire pour qu’ensemble  avec les  inspecteurs de l’environnement, que soit créé  un cadre dans lequel l’Etat pourra  réprimer les criminels forestiers, ce qui permettrait la diminution  des quantités de bois illégal  en provenance des provinces forestières ( Maindombe,Equateur, Tshuapa, Tshopo, Mongala etc..) qui arrivent  en forme de radeaux par voie fluviale dans les ports de Kinshasa.

« J’ai remarqué qu’il y a une volonté dans le chef des agents de l’Etat pour lutter contre l’exploitation illégale du bois, malgré les conditions de travail difficile. Mais il ne faut pas  ignorer qu’il y a des pesanteurs  car il n’y a pas encore une conjugaison d’efforts entre tous ces services comme prévu», a souligné Jean Marie Bolika, responsable de la gouvernance forestière chez WWF RDC. «  Nous sommes à l’écoute  des services, et la CNCEIB pour proposer des recommandations à l’autorité compétente  afin qu’il  y ait une collaboration  entre les services à travers le  cadre de concertation proposé par la société civile »  a-t-il conclu.

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Forêt : Dossier Maniema Union 2, les têtes de Claude Nyamugabo, Bobo Boloko, Simon Bofenda, Efoloko et Claude Liambi reclamées !

Quelques jours après sa déclaration exigeant le départ immédiat et définitif de l’entreprise Maniema Union 2 de la Province de l’Equateur, la (SOCIPEQ) est loin de désarmer. Dans une interview accordée à Environews, le président de cette structure, Fabien Mungunza a tenu à préciser que cette fois-ci, la démarche entreprise par son organisation, vise à faire partir toutes les autorités nationales et provinciales qui se sont illustrées dans les magouilles persistantes au tour de l’exploitation forestière dans la province de l’Equateur, notamment le gouverneur Bobo Boloko Bolumbu. 

« Le gouverneur a dépêché son conseiller auprès de Maniema Union 2 (Pharaon Boele), qui assure la couverture de l’entreprise. Ce conseiller a eu même à menacer physiquement le greffier  délégué par le Parquet pour faire la saisine du bois à Bolomba. Et donc, on a pas à trouver d’autres preuves de l’implication du gouverneur que cela, car elle est évidente », a-t-il précisé. 

La société civile de l’Equateur n’a pas manqué de pointer du doigt, Clarisse Bobo, la fille du gouverneur et DGA de la DGRPEQ, dont un permis de coupe artisanale du bois établi en son nom a été retrouvé dan les mains de Maniema Union 2, qui s’en est servi pour couper à blanc la forêt dans le territoire de Bolomba. La SOCIPEQ envisage par ailleurs saisir dans un avenir proche, l’Assemblée provinciale de l’Equateur pour solliciter la destitution du gouverneur, du ministre provincial de l’environnement et la levée des immunités parlementaires du député Efoloko, élu de Bolomba, accusé d’immixtion dans les affaires judiciaires.  Continuer la lecture de Forêt : Dossier Maniema Union 2, les têtes de Claude Nyamugabo, Bobo Boloko, Simon Bofenda, Efoloko et Claude Liambi reclamées !