Archives pour la catégorie Forêt

Pollution : les forêts n’absorbent plus assez de C02, à cause des activités humaines

Les forêts tropicales ne nous sauveront pas,  affirmation faite par une étude scientifique publiée dans le journal Science, le mercredi 11 octobre 2017. Conduite par une équipe internationale, cette étude préconise la réhabilitation en urgence des forêts amazonienne et boréale qui n’absorbent plus le contenu dans l’atmosphère. Le constat est angoissant, les forêts du monde entier relâchent dans l’atmosphère l’équivalant de 425 tétragrammes de carbone par an, soit 425 millions de tonnes. Des chiffres bien au-dessus de tout le trafic routier américain. L’explication de cette triste affirmation ne tient qu’à un seul mot, « la pollution ».

Les forêts sont tellement asphyxiées qu’elles commencent à libérer tous les agents polluants qu’elles absorbent jusque-là. Cela montre que l’homme ne peut plus rester passif car la forêt ne peut plus ce qu’il attendait d’elle.

Selon Alessandro Baccini l’un des principaux auteurs de l’étude, « comme toujours, les arbres continuent d’absorber le carbone prisonnier de l’atmosphère, mais le volume de la forêt n’est plus assez important pour compenser les pertes. La région n’est plus évier ».

La dégradation des forêts qui est responsable de ce phénomène découle généralement de feux de forêts, de la sécheresse et de la chasse. L’étude soutient que les satellites ne sont plus d’aucune utilité pour la préservation des forêts vierges. Du haut de leurs milliers de kilomètres, il leur est aujourd’hui impossible de surveiller ou quantifier les horreurs de la déforestation. Et ce, pour une raison très simple à savoir, ses ravages sont invisibles. Le massacre végétal qui sévit dans les forêts amazonienne, boréale et congolaise est masqué par l’épaisse canopée, ce dôme végétal uniforme surplombant la forêt qui laisse penser à l’œil non exercé que tout va bien. Ce qui n’est pas le cas.

Afin d’obtenir de plus amples informations sur les conséquences de ces ignominies, les scientifiques ont croisé plus de 12 ans de données satellitaires avec leurs propres travaux. et le résultat est sidérant, les émissions de carbone issues des forêts vierges sont en plein explosion, près de 60 % proviennent de la forêt amazonienne, 24 % d’Afrique, et 16 % d’Asie. La grande surprise est que la libération de carbone est due à la dégradation des forêts, et non à la déforestation comme on le croirait tous.

Les chercheurs rappellent que la préservation des forêts vierges est une priorité qui ne peut se réaliser qu’à travers le droit des peuples indigènes à disposer de leurs terres.
Thierry-Paul KALONJI

Environnement : Adoption d’un plan stratégique pour la filière huile de palme en RDC

Le deuxième atelier national sur la filière huile de palme en RDC s’est clôturé, le mardi 10 octobre 2017, avec l’adoption par tous, d’un plan stratégique des actions à mener pour la mise en œuvre de l’initiative TFA 2020 APOI (Tropical Forest Alliance), à travers le pays.

« Nous arrivons au terme de cet atelier avec les actions développées par les congolais en rapport avec les réalités du pays. Ce travail sera partagé à tous ceux qui s’intéressent au secteur pour assurer la mise en œuvre effective de ce projet dans les prochaines années. Il est vrai que 2020 est à nos portes, nous projetons 2025 vu la capacité de ce qu’il y a à faire », a déclaré Flory Botamba, Coordonnateur des projets à WWF/RDC

Le processus national de cette initiative repose sur trois phases dont, l’engagement du pays, le développement des principes nationaux et d’un plan d’action y relative et la mise en œuvre d’une plateforme nationale à l’appui à TFA 2020 APOI.

«Tout travail allant dans le sens de la protection des forêts congolaises mérite notre soutien. La demande de l’huile de palme au niveau mondial est énorme tandis que l’offre reste déficitaire. La production de l’huile de palme aura un impact positif dans la création d’emplois, l’augmentation des petits producteurs, l’augmentation des recettes publiques, et l’amélioration des infrastructures », a évoqué Evariste Bushabu, Secrétaire général au ministère de l’Agriculture, Pêche et Élevage.

En effet, pour concilier le développement du palmier à huile et la conservation de la nature en termes de protection des forêts, la RDC s’est engagée dans la plateforme TFA 2020 en vue de promouvoir la production de l’huile de palme. Il faut signaler que chaque année, la République démocratique du Congo importe environ 50.000 tonnes de l’huile de palme.

L’objectif général de TFA APOI 2020 vise  la promotion d’un développement durable du secteur palmier à huile conformément aux ambitions d’émergences des pays concernés dans le respect des bonnes pratiques environnementale et sociale.

Déclaration des marrakech

10 pays de la sous-région se sont engagés dans l’initiative TFA 2020. 7 pays signataires de la déclaration de Marrakech ont adoptés leurs principes nationaux et 3 d’entre eux se sont dotés d’un plan d’action bien défini.

En effet, l’initiative Tropical Forest alliance (TFA) APOI 2020, présente les opportunités telles que l’accès au marché, l’attraction des investisseurs et des banques, l’accompagnement des partenaires et donateurs.

Cette initiative met en exergue la lutte contre les changements climatiques, l’importance de la filière huile de palme, la promotion des partenariats publics privés et prend aussi en compte les objectifs de développement durable.

L’initiative est fondée sur les principes de durabilité, de transparence, et de partage équitable des bénéfices. A travers cette déclaration les pays signataires se sont engagés à la promotion d’un taux zéro déforestation net dans le développement de la filière huile de palme et le respect de plans nationaux d’affectation des terres tout en garantissant les droits des écolos et populations autochtones à travers le CLIP.

 

Jennifer LABARRE

 

 

Environnement : La RDC abritera le Fonds de l’économie verte en Afrique centrale

La République démocratique du Congo pourra abriter le FEVAC (Fonds de l’économie verte en Afrique centrale). Tandis que Brazzaville abritera le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo. C’est ce qui ressort des échangent entre experts, lors de la Conférence des ministres de l’Environnement de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Est. Cette annonce a été faite à Brazzaville, le mercredi, 04 octobre par Honoré Tabuna, Expert de la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale).

Ministre Congolais en charge de l’environnement, Amy Ambatobe saluant le Premier Ministre de la République du Congo, Clément Mouamba, lors de l’ouverture du segment de haut niveau de la Conférence des Ministre de l’environnement et des Finances de la CEEAC et CAE

Dans une interview accordée à ENVIRONEWS RDC, le Ministre congolais de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatombe a affirmé la détermination de son pays à abriter ce fonds, étant donné que la RDC occupe le ¾ des forêts du Bassin du Congo.

« Nous avons, en dehors du Fonds bleu pour le Bassin du Congo, le Fonds vert pour l’économie verte en Afrique Centrale, auquel la RDC a déjà financé à hauteur de 2 millions de dollars américains, et pour lequel nous nous battons pour que le siège soit abrité par la République démocratique du Congo », a-t-il informé.

La RDC est le premier pays à avoir contribué au FEVAC à hauteur de deux millions sur les trois millions de dollars américains convenus par les Etats, pour le démarrage de ce fonds.

Revenant sur la question de la ratification de l’Accord de Paris, Amy Ambatobe rassure que tout est mis en marche pour que cet acte institutionnel soit posé dans un plus bref délai. «  Le gouvernement de la République démocratique du Congo a bien endossé cela à travers le Conseil des ministres tenue le vendredi dernier. Et que le projet de ratification a été transmis à l’Assemblée nationale. Je crois que d’ici plus tard, 20 octobre, ce projet de loi va être ratifié », a-t-il déclaré.

Rappelons que le Fonds de l’économie verte en Afrique centrale a été créé et adopté à Kinshasa en octobre 2014, par les ministres de l’Economie et des Finances de la CEEAC. Il vise la promotion de la transformation structurelle du système de l’économie des ressources naturelles en général et celle du système de l’économie du bois en particulier.

Alfred NTUMBA

Environnement : Définition des actions à mener en faveur des peuples autochtones

Le Collectif des parlementaires pour la défense des droits des peuples autochtones pygmées en RDC a défini les priorités des actions à mener en vue d’une adoption par le parlement, de la proposition de loi organique portant principes fondamentaux relatifs aux droits des peuples autochtones pygmées congolais dans un délai raisonnable. C’était lors d’un atelier d’échanges sur le rôle de la commission nationale des droits de l’Homme dans la protection des peuples autochtones pygmées en RDC, organisé par la DGPA (Dynamique des Groupes des Peuples autochtones), ce mardi 3 octobre 2017 à Kinshasa.

Selon Bruno Lapika, représentant de ce collectif, à ce stade il est important de mener des réflexions autour de la thématique jusqu’à aboutir à l’adoption de cette proposition de loi. « Notre objectif est qu’à l’issue de cette loi, les PA aient un instrument pour défendre leurs droits. Nous travaillons en collaboration avec d’autres ministères pour qu’une fois promulguée, cette loi soit appropriée par ceux-ci et que les peuples autochtones se sentent totalement intégrés», a-t-il déclaré.

A en croire le directeur a.i du BCNUDH (Bureau conjoint de nations unies pour le droits de l’Homme), Abdoul Aziz Thioye, cette réunion a eu pour objectif d’informer les participants sur le processus d’élaboration d’une proposition de loi sur les peuples autochtones, mais aussi de sensibiliser les parlementaires sur l’importance et la pertinence de l’adoption de celle-ci.

« Au-delà de la sensibilisation, notre ambition à travers ces assises est de faire reconnaître à tous que la protection des droits de l’Homme, et le respect des identités ethniques de chacun, sont des sévères appâts efficace pour prévenir des tensions, voir des conflits dans les communautés. C’est en ce sens que l’adoption d’une législation spécifique portant protection des droits fondamentaux des peuples autochtones pygmées est essentielle pour réparer les injustices du passé et favoriser des relations harmonieuses ». A-t-il évoqué.

Des recommandations allant dans le sens de recenser les PA sur toute l’étendue du territoire nationale, et faire un plaidoyer direct au Bureau de l’Assemblée nationale, permettre la représentativité des PA dans les entités décisionnelles, et l’auto-prise en charge, ont été proposées lors de cet atelier.

Le ministère des droits humains s’est engagé à soutenir et accompagner les députés au sujet de cette proposition de loi qui date de plusieurs années, a révélé Aimé Matumo, Conseiller du ministre.

Rappelons que c’est depuis 2007 que la RDC a voté en faveur de l’adoption de la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones le 13 septembre. Ce qui implique, le pays est l’oblige d’assurer la mise en œuvre de cette déclaration et veiller au respect, à la protection et la promotion des droits des peuples autochtones pygmées.

 

Jennifer LABARRE

Brazzaville : début de la Conférence des ministres de l’Environnement et de Finances de la CEEAC et de la Communauté d’Afrique de l’Est

La Ministre du tourisme et de l’environnement de la République du Congo a procédé au lancement des travaux du segment technique de la Conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale), et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation climat du Bassin du Congo, du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, le Fonds pour l’Economie verte en Afrique centrale ainsi que sur la position commune de la sous-région face à la COP23. Ces travaux lancés ce mardi 3 octobre 2017 à Brazzaville, sont en prélude du segment de haut niveau qui se tiendra le Jeudi 05 octobre dans la capitale congolaise.

Cérémonie d’ouverture de la conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des Finances à Brazzaville ( Photos-Alfred NTUMBA/Environews)

Le segment technique des experts doit permettre d’identifier les actions concrètes à engager pour opérationnaliser les différents outils mis en place en faveur des actions et solutions qui concilient la lutte contre les changements climatiques et le développement économique durable des pays.

« Les résultats des travaux des experts doivent aboutir à l’adoption de la déclaration des ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Nous attendons des experts, un document ayant été partagé par tous, pour que nous arrivions à un consensus, afin de nous présenter à la COP23 avec des propos qui vont dans le même sens », a précisé la ministre du tourisme et de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault.

Pour la CEEAC, la Commission Climat du Bassin du Congo est un outil, et un modèle pour illustrer le lien entre la protection de l’environnement et le développement économique, l’intégration régionale et l’amélioration des conditions de vies des communautés.

« Opérationnaliser de ce fonds vise à lui donner les moyens de mobiliser des ressources pour financer les projets sectoriels en vue de rendre visible, le discours axé sur le changement climatique. Nous devons aller vite, nos population attendent, nous devons passer aux actions ». A souligné Honoré Tabuna, Représentant du Secrétaire général de la CEEAC.

L’opérationnalisation du Fonds bleu devrait cependant, entrainer celles des autres outils mis en place depuis quelques années aussi bien en Afrique centrale qu’en Afrique de l’Est. Pour la première fois, les experts de 16 pays africains réunis à Brazzaville vont tenter de s’accorder sur les différents points, étant donné que les réalités dans ces deux sous-régions ne sont pas les mêmes.

« Nous avons au niveau du Bassin du Congo ce que nous voulons, Il faut bien qu’on écoute les amis d’Afrique de l’Est, ce qu’ils veulent pour voir comment on peut arrimer cela. Au niveau de la COMIFAC, nous avons pu mobiliser 100 mètres carrés pour les expositions à Bonn, nous allons mettre ça à la disposition des pays de la sous-région, pour qu’ensemble, on sorte un programme cohérent de nos actions concertées pour la COP 23 ». A déclaré le Secrétaire général adjoint de la COMIFAC (Commission des forêts d’Afrique centrale), Gervais-Ludovic Itsoua.

Une initiative louée à sa juste valeur par les participants. « C’est une initiative géniale qui à la fois se situe dans le prolongement de la mission qui a été confiée au Président Sassou Nguesso. Si nous sommes unis autour d’un même idéal, et que nous avons la même façon de défendre des dossiers qui nous sont spécifiques, nous allons récolter des succès importants au moment des négociations sur le climat », a informé le point focal Changement climatique du Cameroun, Valentin Wagnoun.

Lors de ces travaux, il sera aussi question de la validation du plan d’action de la Commission climat pour le Bassin du Congo, la validation de la feuille de route 2017-2018 pour le Fonds bleu Climat et la validation des projets et programmes sectoriels pour le développement et la promotion de l’économie bleu.

 

Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA

Niger : L’Afrique renouvelle son engagement à restaurer les paysages dégradés

Dans un communiqué rendu public ce lundi 02 octobre, 24 pays africains ont réaffirmé leur engagement en faveur de la réhabilitation des paysages dégradés et de l’amélioration des moyens de subsistance des communautés. Cet engagement a été pris lors d’une conférence qui s’est tenue récemment au Niger du 26 au 27 septembre 2017 sur l’initiative d’AFR100 (Initiative pour la restauration des paysages forestiers africains).

Une initiative menée par chaque pays, au niveau national, et qui vise la restauration de 100 millions d’hectares dégradés et déboisés en Afrique d’ici à 2030 afin de d’atteindre les objectifs définis dans le cadre de défi de Bonn, de l’Initiative africaine pour des paysages résilients (ARLI) et également du Programme 2063 de l’Union Africaine et des ODD (Objectifs de Développement Durable).

 

« La restauration est un point d’importance capitale pour la résilience de nos communautés. Pour le Niger, le défi de Bonn traduit par AFR100 est une très grande ambition mais réalisable. J’ai la ferme espoir que notre pays sera le premier à respecter son engagement », a déclaré le Ministre de l’Environnement et développement durable du Niger.

 

Durant les deux jours, les délégués des pays membres de AFR100 ont examiné le rôle de la restauration dans leurs objectifs de développement durable, et ont partagé les outils  pratiques et concrets pour intégrer les communautés locales dans cette nouvelle donne et ont fait appel à d’autres pays africains à rejoindre cette initiative.

 

« L’initiative AFR100 est un sursaut pour soutenir et mettre en œuvre les objectifs mondiaux à un niveau régional» a renchérit le Directeur de division au gouvernement fédéral allemand pour l’environnement, la conservation et la sécurité nucléaire, Horst Freiberg.

 

Cette nouvelle approche sur la restauration ne se contente pas seulement de protéger la nature, mais elle met aussi un accent particulier sur les conditions de vie des populations africaines. « Les pays sont enthousiastes à l’idée d’être passé de la phase de conception des stratégies à celle de leur mise en œuvre et d’exécution sur terrain. Pour l’Afrique, la restauration est un moyen de générer les revenus, de renforcer la sécurité alimentaire et construire une véritable capacité de résilience particulière contre les effets des changements climatiques tels qu’ils s’observent au Sahel » a souligné Mamadou Diakhité, Chef de projet au NEPAD.

 

Rappelons que le Niger a déjà 5 millions d’hectares reboisé à son actif. Un exemple à suivre pour d’autre pays d’Afrique.

 

Jennifer LABARRE

 

Climat : Brazzaville acceuillera la conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des finances de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est

Le Centre de Conférence de Kintélé (Brazzaville), acceuillera du 3-5 octobre 2017, la Conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est.

Selon un communiqué émis à ce sujet, cette conférence sera focalisée sur l’accélération de l’opérationnalisation climat du Bassin du Congo, du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, le Fonds pour l’Economie verte en Afrique centrale, ainsi que sur la position commune de la sous région, face à la COP23.

« De façon spécifique, il sera question d’adopter  la position commune et la Déclaration de Brazzaville sur l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission climat du Bassin du Congo sur le plan politique, le plan d’opérationnalisation du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et du Fonds pour l’Economie Verte en Afrique centrale sur le plan financier, le projet des outils de fonctionnement et le plan d’action de la Commission climat du Bassin du Congo sur le plan institutionnel et organisationnel et les programmes/projets sectoriels de développement de l’économie bleue sur le plan technique« , précise ce communiqué.

La conférence de Kintélé, s’inscrit dans le cadre, entre autres, de la mise en œuvre de l’Accord de Paris, et de la Déclaration des Chefs d’Etats africains adoptée le 16 novembre 2016 à Marrakech, en marge de la COP22.

Elle bénéficiera de l’appui technique du Secrétariat général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), du Secrétariat général de la Communauté de l’Afrique de l’Est et du Secrétariat Exécutif de la Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC).
Alfred NTUMBA

Forêt : La RDC veut redynamiser le processus REDD+

Le Ministre de l’Environnement et développement, Amy Abantobe, les partenaires techniques et financiers, et la société civile environnementale ont évalué ensemble, le processus REDD+ en vue de sa redynamisation en République démocratique du Congo. La rencontre a eu lieu ce vendredi 08 septembre, à Kinshasa.

« Il s’agit en claire d’évaluer la première phase du processus, déjà entamé, préparer et élaborer des perspectives d’avenir« , à précisé le Coordonnateur de la CN-REDD, Rubin Rachidi. « on entend mobiliser des ressources financières additionnelles, élaborer la requête pour le financement des activités de la Coordination nationale REDD et le plan d’action pour atteindre les objectifs fixés« .

A l’aube de la mise en place de la deuxième phase consacrée à l’investissement, il était impérieux pour tous ces acteurs impliqués de relever les forces et déceler les faiblesses de la phase préparatoire dans le but de mieux entamer la seconde.

La RDC s’est engagée depuis 2009 dans le processus de réduction des émissions dues à la déforestation et la dégradation de la forêt. Elle a déjà enregistré des avancés significatives entre autres, l’élaboration du plan d’investissement pour la forêt, et la création du fonds national REDD+.

Les partenaires techniques et financiers se disent prêts à soutenir les efforts de la RDC pour l’aboutissement de ce processus.

 

Avec le Cabinet du MEDD

Foret : La justice brésilienne annule le décret autorisant l’exploitation d’une réserve d’Amazonie

C’est avec émoi et consternation que les défenseurs de l’environnement avaient appris le 23 août, la nouvelle du décret signé par le président Brésilien Michel Temer, qui autorisait l’exploitation minière d’une réserve protégée dans la forêt Amazonienne depuis 1984. Les pressions et contestations qui ont fusé de toute part pour obtenir l’annulation de cette loi ne sont pas restée impavide. Un tribunal fédéral Brésilien a annoncé une injonction pour la suppression immédiate de toute mesure administrative visant à ouvrir aux compagnies minières privées la National réserve of copper and associates (Renca). 

Considéré hier comme un citoyen ordinaire parmi les 200 millions de brésiliens, Antonio Fernandes, est l’homme à la base de cette initiative qui a conduit le juge fédéral Rolando Spanholo à suspendre ce très polémique décret présidentiel signé par Michel Temer. Le député est devenu un héros chez les défenseurs de l’environnement.

Située entre l’Amapa et le Para dans le nord du pays, cette zone de 46.000 km2 (1,5 fois la Belgique), est réputée pour ses richesses en or, cuivre, fer, nickel et manganèse. La zone cohabitent trois réserves naturelles protégées et deux territoires indigènes.

Selon le juge, l’utilisation d’un décret n’est pas appropriée pour révoquer une loi datant de 1984. Le dispositif conclu-t-il, réclame l’aval du congrès.

Le 28 août dernier, les ministres de l’environnement, des mines et de l’énergie du Brésil avaient conjointement annoncé la révision prochaine de ce décret tant controversé. Les modifications prévues sur les limites de cette ouverture et les protections maintenues, n’avaient pas mis fin au débat international provoqué par cette mesure.

Des nombreuses pétitions ont été signées par les défenseurs de l’environnement et de personnalités comme l’acteur américain Leonardo Di ca prio pour s’opposer à ce projet.

La Renca n’est de toute façon pas exploitable en totalité. Un rapport du gouvernement brésilien datant de 2010 estimait à 69% du territoire concerné les terres faisant l’objet de protections inaliénables, qu’elles soient liées à la conservation de la nature ou des territoires indigènes. Inquiet tout de même, le WWF avait affirmé que l’une des zones d’intérêt, notamment pour le cuivre et l’or, se trouve justement dans l’une de ces aires protégées, la réserve biologique de Maicuru.
Thierry-Paul KALONJI

Forêts : le gouvernement lève la suspension sur l’exploitation forestière dans l’ex-Katanga

Le gouvernement de la république démocratique du Congo vient de lever la mesure suspendant les activités d’exploitation forestière dans l’ex-Katanga, a annoncé un communiqué émis par le ministère de l’environnement et développement durable.


Prise le 03 mai 2017 par le gouvernement de la RDC via son ministère de l’environnement et développement durable, la décision de suspendre l’exploitation dans cette partie du pays, avait pour antécédent, l’intensification des activités forestières dans cette partie du pays,  caractérisées par l’exploitation illégale et le commerce illicite de cératines espèces comme le bois rouge Padouk (Pterocarpus tinctorus).

Dans ce communiqué signé le 21 août 2017, le ministre de l’environnement Amy AMBATOBE, déclare qu’une enquête menée par son ministère, sous l’impulsion du Premier ministre a permis d’identifier les failles et de prendre des dispositions correctives à même de prévenir et d’anticiper des pratiques jadis décriées.

C’est à l’issue de cette enquête qui a duré 4 mois que le ministre a décidé de levée cette suspension.

Pour rendre effective cette mesure, une délégation des experts du ministère de l’environnement et du développement durable, séjourne sur place dans le Haut-Katanga, pour procéder officiellement à ladite levée et annoncer les mesures spécifiques à l’exploitation, et la commercialisation du bois rouge, dont l’obtention d’un certificat spécial tenant lieu de permis des délivré par le Ministre National ayant en charge l’environnement et le développement durable.

Il appelle donc les acteurs impliqués dans ces activité au strict respect de la loi n°011/2002 du 29 août 2002 portant Code forestier, ainsi que des mesures d’application. Cet aspect de choses sera vérifié pour la libération des bois saisis et entreposés, poursuit Amy AMBATOBE.

Le Ministre en appel à l’administration forestière, et autres services du ministère de l’environnement chargés du contrôle et vérification interne, de veiller au respect des lois et règlements en vigueur en RDC pour garantir une exploitation durable de cette ressource.
Thierry-Paul KALONJI