Archives de catégorie : Forêt

Foret : validation des outils de mise en œuvre de la foresterie communautaire en RDC

Le Ministère de l’Environnement et Développement Durable à travers sa Direction de la Gestion Forestière (DGF) a organisé du 12 au 13 décembre,  à Kinshasa, un atelier de validation des outils de mise en œuvre de la foresterie communautaire.

Ces outils destinés à faciliter le processus d’attribution ainsi que la gestion et l’exploitation des concessions forestières des communautés locales ont été rendus possible grâce à la collaboration de World Resources Institute (WRI) et le Conseil pour la Défense Environnementale par la Légalité et la Traçabilité (CODELT), avec à l’appui financier de l’USAID-CARPE. Continuer la lecture de Foret : validation des outils de mise en œuvre de la foresterie communautaire en RDC

Kinshasa: WCS sensibilise les écoliers sur l’importance de l’arbre

La Wildlife Conservation Society (WCS), en collaboration avec l’Association CONSERV CONGO ont sensibilisés des élèves de quelques écoles  de la Commune de Selembao sur l’importance de l’arbre dans la vie quotidienne des humains ainsi que dans la lutte contre le changement climatique.

Les élèves se préparant à planter les arbres à Kinshasa (Photo, Serge Ntumba)

Cette action qui s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée  nationale de l’arbre était une occasion pour ces organisations environnementales  d’inculquer dans les têtes de leurs interlocuteurs, des valeurs sûres dans leur manière de  concevoir l’environnement. « Nous avons voulu à travers cette journée, responsabilisé l’enfant sur la protection de l’environnement. Ce geste de planter un arbre traduit un message fort et nous disons derrière un arbre se cache une forêt et sans forêt nous ne pourrons vivre », a déclaré le directeur de WCS, Richard Tshombe. Continuer la lecture de Kinshasa: WCS sensibilise les écoliers sur l’importance de l’arbre

Forêt : les conclusions de l’atelier de réflexion sur la levée du moratoire

Tenu du 16 au 18 novembre dernier à Kisantu dans la province de Kongo-centrale, l’atelier de réflexion sur la lavée du moratoire sur les forêts de la RDC instauré depuis 2002 et renforcé en 2005, a débouché sur une grande recommandation à savoir,  « définir les voies et moyens pour lever les plus rapidement possible ce moratoire qui frappe la RDC depuis 15 ans ».  Ceci en impliquant toutes les parties prenantes pour accompagner le pays dans ce processus.

Cependant, lors de ces travaux, il s’est dégagé des anomalies entretenues par certains acteurs de la société civile et Ong nationales et internationales au sujet de la levée de ce moratoire, ont informés les organisateurs. « Il y’a beaucoup d’amalgames à ce qui se dit en dehors de ce processus. Pour ne citer que le cas de 16 titres rétrocédés à l’Etat congolais par certaines sociétés. Les gens lient ça au maintien du moratoire et pourtant ces titres ont connus le processus de conversion d’anciens titres forestiers en contrats forestiers », a précisé José Ilanga, Directeur général en charge de forêts du ministère de l’Environnement de la RDC.

Pour le Directeur en charge de forêts, il est important que la RDC lève ce moratoire qui empêche le secteur des forêts de contribuer à l’assiette fiscale. « Qu’en déplaise à ceux de la société civile, surtout à ceux de compatriotes qui n’ont pas compris que ce moratoire observé par la RDC, qui avait une durée initiale de 3 ans, et que maintenant nous sommes à 15 ans, n’a fait qu’apporter de préjudices au niveau socio-économique, au niveau financier, mais également au niveau de l’exploitation illégale de bois d’œuvre par le secteur artisanale », a –t-il déclaré.

Notons que ces discussions entamées depuis Kinshasa, vont se poursuivre en vue de trouver une issue heureuse à cette question, a informé Monsieur Ilanga.

 

Alfred NTUMBA

RDC-Forêt : levée du moratoire, Amy Ambatobe explique le bien-fondé de la mesure

La question de la levée du moratoire sur les forêts de la République démocratique du Congo ne cesse de préoccuper plus d’un congolais. Si les aspects de gouvernances et des conditions adéquates à remplir pour lever cette mesure prise depuis 2002, ont été relevés à Kinshasa par certains observateurs lors du lancement de l’atelier de réflexion initié à ce sujet par le gouvernement, cette question s’est invitée également aux audiences que le ministre de l’Environnement et développement durable, Amy Ambatobe a accordé aux acteurs de la société civile et Ongs internationales à Bonn en Allemagne.   

Pour Amy Ambatobe, le secteur forestier de la RDC est confronté à de redoutables défis. Conséquence, les recettes publiques générées par ce secteur sont considérablement inférieures aux taux officiellement évalués. Continuer la lecture de RDC-Forêt : levée du moratoire, Amy Ambatobe explique le bien-fondé de la mesure

COP 23 : les ministres de l’environnement de la COMIFAC évaluent l’Etat d’avancement des travaux

Les ministres de l’Environnement de la COMIFAC (Commission des Forêts d’Afrique Centrale), se sont réunis ce mardi 14 novembre dans la soirée, dans la salle Addis-Abeba à Bula Zone, pour faire un état de lieux du travail abattu jusque-là par les experts, et surtout que la question sur le financement reste un sérieux problème. Cela malgré des progrès enregistrés dans divers domaines notamment sur le processus REDD+ en RDC (Réduction des Emissions des dues à la Déforestation et Dégradation des forets).

Selon le président du Conseil d’administration de cette organisation, le ministre rwandais de l’environnement, Vincent Biruta, l’objectif de cette rencontre était de permettre aux dirigeants de la COMIFAC d’avoir un point de vue commun sur l’état d’avancement des travaux et avoir une position commune quant à la question des financements.

Les ministres de la COMIFAC ont également parlé des différents projets qui sont dans le pipeline du Fonds Vert pour le Climat. Au total pour l’Afrique Centrale, 11 projets seulement ont été approuvés jusque là. ils représentent un coût estimé à 392 millions de dollars américains.

Notez que la COMIFAC regroupe 11 pays à savoir : la Gambie, le Burundi, le Cameroun, la RCA, la Guinée Equatoriale, le Gabon, le Sao Tome Principe, le Tchad, le Rwanda et la RDC.

Avec Nounou NGOIE, depuis Bonn.

COP 23 : Amy Ambatobe discute de la levée du moratoire sur les forêts congolaises

Le ministre congolais  de l‘Environnement et développement durable, Amy Ambatobe a échangé ce lundi 13 novembre avec les délégués de la société civile environnementale, sur la motivation du gouvernement congolais, en vue de la levée du moratoire sur les forêts de la RDC.

Amy Ambatobe, au milieu. photo prise lors de la célébration de la journée internationale de l’environnement

A ce sujet, Amy Ambatobe a tenu plusieurs réunions à  Bula Zone à Bonn. Il a reçu une délégation de Greenpeace et de la société civile  qui s’opposent à la réflexion entamée sur la levée du moratoire sur l’exploitation des Forêts de la République démocratique du Congo.  A cette occasion, le ministre de Continuer la lecture de COP 23 : Amy Ambatobe discute de la levée du moratoire sur les forêts congolaises

Basin du Congo : Pourquoi les réunions internationales ? (chronique de Romain CALAQUE)

Préambule :  je ne suis ni neutre, ni même pleinement indépendant, car je suis grandement déterminé par la sonorité de mon nom, par mon genre, par ma couleur de peau, par ma nationalité ou encore par ma classe sociale, que je n’ai pas choisi librement mais qui m’ont été imposés par les circonstances et les conventions de la vie. Il est fondamental que nous restions toujours conscients de ces déterminants, quand nous nous exprimons ou quand nous nous écoutons.

La semaine dernière, comme près de 600 autres personnes, j’ai participé à la 17ème réunion plénière du « Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo » (PFBC), qui était cette année organisée par l’Union Européenne à Douala. Le PFBC est un bon exemple de ce que sont les réunions internationales du secteur vert. Il s’en organise une douzaine d’autres chaque année à l’échelle de l’Afrique Centrale, bien que moins larges en thématiques et fréquentations.
Les organisateurs et participants de ces réunions (tels que moi) dépensent des budgets en temps, en argent et en gaz à effet de serre (rarement compensés) qu’ils ne peuvent négliger. Alors pourquoi ces réunions ? Continuer la lecture de Basin du Congo : Pourquoi les réunions internationales ? (chronique de Romain CALAQUE)

Bassin du Congo : le WWF formule des recommandations pour limiter l’impact de l’exploitation minière sur la biodiversité

Le Bureau régional du WWF pour l’Afrique centrale a rendu public le 01 novembre 2017 les résultats d’une étude menée sur l’exploitation minière et la conservation de la biodiversité dans le Bassin du Congo. Axée sur quatre pays de la sous-région, cette étude analyse la situation actuelle et formule des recommandations sur le secteur minier dans les forêts du Bassin du Congo afin d’éviter que le développement du secteur minier ne mette en péril les habitats forestiers, la biodiversité et les écosystèmes. Ce qui affectera négativement les communautés qui dépendent largement des ressources forestières.

Installation de Banro Mining en Républiqiue déùoctratique du Congo/ Photo- Janvier Barahiga .

Le Cameroun, le Gabon, le Congo et la République démocratique du Congo étaient au cœur de cette étude commissionnée par le WWF pour établir les liens entre l’exploitation minière et la biodiversité dans le Bassin du Congo.  Bien que l’exploitation minière contribue de manière significative au développement économique dans la sous- région, un certain nombre de facteurs dont notamment l’absence de cadre politique solide, de non-conformité et la faible ou le manque d’application des normes environnementales, pourraient conduire à un développement non durable, assorti de confits liés à l’utilisation des terres, à des impacts environnementaux néfastes, à une perte de la biodiversité, aux changements des paysages et à des avantages inappropriés pour les communautés locales, informe ce rapport.

C’est ainsi qu’il fournit des données précises et des outils aux parties prenantes et décideurs qui ont besoin d’informations appropriées sur les zones minières et forestières dans le Bassin du Congo. Ce rapport fournit des propositions concrètes pour limiter les risques de l’exploitation minière sur la biodiversité. « Cette étude est un outil important pour tous les acteurs présents dans le domaine de l’environnement dans le Bassin du Congo. Le WWF invite donc à analyser ses conclusions et à le rejoindre dans la promotion de la conservation des services rendus de la biodiversité et des écosystèmes dans le Bassin du Congo », a déclaré Marc LANGUY, Directeur du WWF pour l’Afrique centrale.

Pour rappel, les différentes thématiques (huile de palme durable, lutte contre le braconnage, gestion des zones protégées, gouvernance et responsabilités des marchés, etc.) sur lesquelles le WWF travaille dans le Bassin du Congo représentent une opportunité pour construire des modèles innovants avec les différentes parties prenantes. Ce qui persuade cette organisation non gouvernementale internationale dédiée à la protection de l’environnement et fortement impliquée en faveur du développement durable, qu’une partie importante des services environnementaux de la zone forestière pourrait être maintenue si les outils de guidage appropriés étaient fournis aux décideurs.
Thierry-Pau l KALONJI

Sud-Kivu : Reboisement du camp Saïo pour lutter contre les menaces de glissement de terrain

Les militaires de la 33ème région militaire ont procédé ce mercredi 01 novembre, au reboisement de la colline du Camp Saïo à Bukavu. Cette action initiée par le ministère provincial de l’Environnement, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les intempéries et les érosions qui menacent ce camp, ainsi que la centrale hydroélectrique de la Ruzizi I.

« Nous avons mis en terre 6.425 plantules  des grevelia et eucalyptus  sur le site Camp SAIO. Plusieurs militaires de la 33ème région militaire ont pris part à cette activité. Même les Rasta men nous ont apporté leur soutien », a affirmé Major Kajibwami, un membre du bureau de la Communication de la 33ème Région militaire.

A en croire la source militaire, cette action a été entreprise par les militaires pour aider à la protection de la  centrale hydroélectrique de la Ruzizi I, menacée par le glissement de terrain, et restaurer le couvert végétale en vue de stopper l’avancer des érosions sur ce site.

La colline Camp SAIO a été déboisée il y a plusieurs années. Les conséquences de ce déboisement sont à ce jour, incalculables, informe le major Kajibwami. Ce Camp reste exposé aux intempériesqui ne cessent de menacer les toitures des maisons d’habitation et des bureaux.

 

Janvier Barahiga

Forêt : définition des actions à mener en faveur des autochtones dans la gestion des tourbières  

La société civile environnementale a défini quelques actions prioritaires à mener à ce stade pour protéger les droits des peuples autochtones et des communautés locales, dans la nouvelle approche de gestion des tourbières. Lors de la journée de la communication de la société civile organisée sur la navire Esperanza, à Matadi, ce mercredi 01 novembre 2017, les délégués de la société civile ont recommandé entre autres, que les textes légaux sur la foresterie communautaire soient complétés et appliqués, et qu’une forte sensibilisation des parties prenantes dans la revisitation de différentes réformes, soient promue.

Le Groupe Bikoki na biso au siège de la DGPA

Au cours de ces échanges, les délégués de la société civile environnementale ont insisté sur la répartition équitable de retombées financières devant découler de la gestion des tourbières. Et qu’un accent particulier soit mis sur les bénéfices des peuples autochtones et les communautés locales, dont la survie dépend de ces tourbières. La découverte des tourbières doit aussi donner naissance à des nouvelles méthodologies de développement pour ces communautés, pensent-ils.

« D’abord nous devons évoquer la question des acquis au niveau national, notamment ceux de la REDD et la foresterie communautaire, sur base desquels nous allons établir un nouveau plaidoyer pour que toutes les parties prenantes y trouvent de bénéfices. A cela s’ajoute la volonté politique pour amorcer les différentes réformes entre autres, celles liées à l’aménagement du territoire qui est à la base de plusieurs conflits », a informé Issa Lingbelu, Expert au Groupe de Travail Climat REDD (GTCR Rénové).

La découverte des tourbières dans l’ancienne province de l’Equateur, suscite non seulement des espoirs, mais aussi des inquiétudes. Certains observateurs s’interrogent sur l’avenir de ces espaces. « Notre crainte est de voir dans l’avenir, ces tourbières devenir des aires protégées. Car, nous estimons qu’une fois celles-ci vont attirer les paiements pour services environnementaux, elles deviendront une matière première pour l’Etat congolais », a déclaré Alex Yuma, Assistant de la planification à la Dynamique de groupe des peuples autochtones, DGPA. Alex a invité le gouvernement congolais à définir et préciser sa vision par rapport à ces milieux marécageux.

 

Jennifer LABARRE