Archives de catégorie : Forêt

Forêt : Claude Nyamugabo rappelle au secteur privé ses obligations fiscales

Le ministre de lEnvironnement et Développement durable, Claude Nyamugabo a échangé avec la délégation de la Fédération des industriels du bois (FIB). Au cours de cette séance de travail, organisée à Kinshasa, ce jeudi 17 octobre, les deux parties ont convenu de travailler ensemble pour la gestion durable du secteur forestier de la République démocratique du Congo.   

Claude Nyamugabo a tenu à rassurer la FIB du respect de devoirs de l’Etat envers la Fédération. Il a par ailleurs invité cette organisation à tourner le regard vers le bien-être social tel que voulu par le chef de l’Etat. Les industriels du bois se doivent également de respecter leurs engagements vis-à-vis de l’Etat congolais et des communautés locales, surtout en ce qui concerne les respects de leurs cahiers de charges signés avec les communautés.

Le président de la FIB, Gabriel Mola Motiya a promis au ministre le soutien de la fédération dans l’accomplissement de la mission dévolue au Ministère de l’Environnement et Développement durable, notamment la gestion durable des forêts, et la contribution à l’assiette fiscale.

« C’est un impératif que tous les acteurs économiques puissent contribuer à la réalisation de ce budget pour permettre au gouvernement de la République de réaliser sa mission. Nous allons tout faire pour accompagner nos membres afin qu’ils s’acquittent de leurs obligations fiscales vis-à-vis de l’Etat», a-t-il rassuré.

Notons que depuis plusieurs années, les relations entre la FIB et le ministère de l’Environnement et Développement durable ont été caractérisées par une crise de manque de confiance entre les deux parties. Cette crise a été exacerbée par les multiples violations du moratoire, et les attributions arbitraires des concessions forestières au détriment des membres de cette association.

Alfred NTUMBA

Rome : Au synode sur l’Amazonie, le REBAC fait aussi entendre la voix du bassin du Congo

Une délégation du Réseau Ecclésial du Bassin du Congo (REBAC)  séjourne depuis mardi 15 octobre  à Rome, où le pape François a convoqué un synode sur l’Amazonie.  Ces quatre évêques du REBAC à savoir Monseigneur Louis Portella, Evêque de Kinkala en République du Congo (Congo Brazzaville), Monseigneur Abraham Kome, Evêque de Bafang au Cameroun, Monseigneur Sébastien Muyengo, Evêque d’Uvira en République Démocratique du Congo et Monseigneur Richard Appora, Evêque de Bambari en République centrafricaine  sont dans la capitale Italienne , pour  faire passer le message des forêts  du bassin du Congo qui sont en proie à la déforestation, la pollution, le braconnage, la pauvreté, la spoliation des ressources engendrant ou entretenant des conflits.

Ouvert depuis le 6 octobre dernier par le souverain pontife,  l’enjeu du Synode sur l’Amazonie s’articule autour de trois grands moments , le regard et l’écoute de la voix de l’Amazonie qui a pour finalité de présenter la réalité du territoire et de ses populations  ; l’Écologie intégrale partant de la clameur de la terre et des pauvres, pour aborder la problématique écologique et pastorale et L’Église prophétique en Amazonie, relevant les défis et espérances, les questions ecclésiologiques et pastorales.

Le REBAC  profite de cette assemblée ecclésiastique  pour faire entendre aussi la voix des forêts du bassin du Congo qui sont asphyxiées par les activités de l’homme. Selon cette délégation qui a rejoint  deux pères synodaux de l’Afrique, le Cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et vice-Président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et Monseigneur Marcel Madila, Archevêque de Kananga (en RDC), Président de l’ACEAC (Association des Conférences Episcopales d’Afrique Centrale, réunissant le Burundi, le Rwanda et la RDC),  veut présenter l’importance de ces forêts  dans la lutte contre les changements climatiques et la réponse à plusieurs défis dont fait face notre planète.

« Le Bassin du Congo est le deuxième poumon vert de la planète (Laudato si’, n° 38). Par sa forêt, son hydrographie, ses tourbières, ses minerais utiles pour les technologies de base en matière de transition énergétique, le Bassin du Congo offre sa solidarité à l’humanité entière », peut-on lire dans un communiqué émis par ce réseau. Continuer la lecture de Rome : Au synode sur l’Amazonie, le REBAC fait aussi entendre la voix du bassin du Congo

Forêt : Tosi Mpanu Mpanu, « Il est temps de revoir le moratoire sur les forêts congolaises »

Invité du weekend d’ENVIRONEWS Télévision, l’Ambassadeur Tosi Mpanu Mpanu a émis le vœu de voir s’engager des discussions franches sur la levée du moratoire instauré sur les forêts de la République démocratique du Congo depuis 2002.  Pour ce fin négociateur, les causes pour lesquelles ce moratoire a été instauré ne sont plus les mêmes à ce jour.

Tosi Mpanu Mpanu, négociateur sénior à la CCNUCC, lors du tournage de l »émission Invité du Weekend (IWE) à Kinshasa.

 « Il est peut-être temps de revoir ce moratoire, parce qu’en fin de compte ce moratoire ne profite pas à la RDC. Par contre, il freine les investissements, puisqu’on ne peut pas octroyer de nouveaux permis de coupe industrielle. Or le problème dans la déforestation ce n’est pas les industriels du bois », a-t-il précisé. « Le problème provient de la coupe illégale et artisanale qui se fait par des acteurs peu vertueux. Le problème s’est aujourd’hui déplacé, il faut donc le régler maintenant ».

Revenant sur la contribution du secteur forestier de la RDC au budget national, Tosi Mpanu Mpanu a proposé qu’une réflexion incluant les acteurs clés de ce domaine soit menée afin de lever des options claires susceptibles d’aider le pays à tirer profit de ses ressources forestières tout en préservant ses forêts.

« Il faut qu’on arrête de se promener à travers la planète, voir des véhicules électriques, et de beaux meubles dont la matière première provient de la RDC, et le pays n’a que 2% ou 3% de la valeur du produit final », a-t-il insisté.

Le négociateur sénior à la CCNUCC (Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique), estime que la RDC devra aller dans une discussion stratégique avec les opérateurs économiques, œuvrant dans le secteur.

Il faut leur rassurer et garantir la sécurité de leurs investissements, et l’assouplissement de la fiscalité afin de les inciter à mettre en place au pays, des unités de transformation de la matière première. Ceci aura pour impact, la création d’emplois directs et indirects, et une contribution positive au budget de l’Etat.

« Tous les ingrédients sont là, il faut juste avoir le courage politique de prendre certaines décisions et de tenir jusqu’au bout. Aujourd’hui, la RDC peut dire, je ne veux plus des grumes exportées, je veux qu’il y’ait une première transformation ici, et cela va créer pas mal d’emplois», a-t-il indiqué.

Interview exclusive à suivre absolument le samedi 19 octobre, sur ENVIRONEWS TV, à 10h, 14H, 18H et 21H.

Alfred NTUMBA

Forêt : Claude Nyamugabo, voici les tâches d’huile laissées par vos prédécesseurs

Le secteur de l’environnement, spécifiquement celui des forêts de la République démocratique du Congo reste l’un de plus mal gérés que connait le pays, depuis plusieurs années. Avec sa contribution presque nulle au budget de l’Etat, le secteur des forêts a été caractérisé par de multiples violations du moratoire instauré sur les forêts depuis 2002. Mais surtout par une vaste campagne des pots de vin, des détournement de deniers publics, bref, le Ministère de l’environnement a été une vache à lait pour plusieurs de ses locataires. 

A l’heure de la refondation de la RDC, et au regard des engagements pris du haut de la tribune de l’ONU, par le chef de l’Etat, Félix Tshsekedi, nous avons voulu retracer la gestion de quelques personnes ayant géré ce ministre. Notre réflexion va se focaliser sur la gestion de trois anciens ministres les plus controversés qui ont marqué leur passage à la tête de ce Ministère.

Amy Ambatobe (2016-2019)

Amy Ambatobe Nyongolo, Ministre congolais de l’Environnement et Developement durable

Arrivé à la tête du ministère de l’Environnement et développement durable en novembre 2016, Amy Ambatobe Nyongolo reste l’un de plus controversés des locataires de ce ministère. Son passage à la tête de cette institution  a laissé de marques indélébiles d’une gestion calamiteuse d’un secteur aussi stratégique que les forêts de la RDC.

Pour amadouer la société civile environnementale qui suit de prêt la gestion des forêts de la RDC, le ministre Ambatobe a procédé d’abord par annuler les arrêtés pris par son prédécesseur. Une manière de mieux calmer les ardeurs et étudier le terrain. Continuer la lecture de Forêt : Claude Nyamugabo, voici les tâches d’huile laissées par vos prédécesseurs

Environnement : Claude Nyamugabo invite les cadres à veiller à l’application du discours de Tshisekedi à New-York

De retour des Etats-Unis où il accompagné le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi lors de la 74è session ordinaire de l’assemblée générale des Nations-Unies, le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo a procédé ce mercredi 02 octobre, à la restitution  de ce qu’a été sa participation à cette grand-messe.

Le ministre a au cours de cette rencontre  confié aux cadres et agents de son ministère, sa grande satisfaction au regard de la place qu’a occupé l’environnement dans le discours prononcé par le président de la république devant l’assemblée générale de l’ONU. Sur le treize pages de ce discours, deux ont été consacrées au secteur de l’environnement. Par cet acte, le ministre de l’Environnement affirme que le Chef de l’Etat a fait confiance à son secteur, et il revient à lui ainsi qu’à tous les membres de son ministère, de veiller à l’application de  ce discours. Continuer la lecture de Environnement : Claude Nyamugabo invite les cadres à veiller à l’application du discours de Tshisekedi à New-York

Foret : Lancement d’un réseau de recherche pour protéger les forêts d’Afrique centrale

 Au total, quatorze institutions académiques qui travaillent dans tous les Etats membres de la commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) ont lancé un  nouveau réseau de recherche sur les forêts d’Afrique centrale (R2FAC). Ce réseau a pour objectif, de contribuer par des activités de recherche et de développement, à la gestion durable de l’environnement et des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale dans un contexte où les pressions anthropiques et climatiques s’accentuent sur ces écosystèmes.

Pépinière d’Isalowe à Yangambi, province de la Tshopo, sur le large du fleuve Congo. © Hervé Mukulu

« Le champ d’action de ce réseau concerne la recherche environnementale et forestière appliquée aux écosystèmes et paysages forestiers au sens large qui engage une composante ligneuse notable, notamment les savanes, les Agros forets, et bien plus », a souligné Alfred Ngomanda, Directeur de l’Institut de Recherche en Ecologie Tropicale du Gabon (IRET).

Au cours de l’atelier de lancement des activités de ce réseau qui a eu lieu les 27 et 28 septembre à Douala, les différents partenaires du réseau ont élu leurs responsables et défini les objectifs et activités pour une période de deux ans. Continuer la lecture de Foret : Lancement d’un réseau de recherche pour protéger les forêts d’Afrique centrale

Environnement : Claude Nyamugabo, « Je n’ai aucune intention de dépouiller l’administration »

Réagissant à notre article publié ce jeudi 26 septembre, au sujet de sa note circulaire adressée au secrétaire général, aux directeurs et aux coordonnateurs de son ministère, le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe, (en photo), a depuis New York, tenu à fixer l’opinion nationale que sa décision prise à travers cette circulaire ne va nullement pas à l’encontre des prérogatives dévolues à l’administration centrale de son ministère.

« L’esprit de cette note n’est pas celui de dépouiller l’administration de ses prérogatives. Je considère les membres de mon administration comme mes experts. Et ils verront comment nous allons travailler en toute transparence », a-t-il précisé.

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Le ministre tient à cependant à lever l’équivoque quant à la soumission sous son approbation de tout mouvement de déplacement des ces experts. Toute mission de service doit être contrôlée, car précise-t-il, « il me représentent partout où ils iront. Je dois être au courant de leur déplacement ».

Notons par ailleurs que la circulaire signée par le Ministre de l’Environnement et Développement durable avait suscité une mauvaise interprétation au sein de l’administration, au regard d’un passé tumultueux que connais ce ministère.

Alfred NTUMBA

Environnement : Les premiers actes de Nyamugabo suscitent des inquiétudes

Les premiers pas sont souvent déterminants pour la suite, dit-on. Aussitôt nommé ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe a dans une note circulaire signée le 14 septembre,  adressée au secrétaire général, directeurs et aux coordonateurs de son ministère, donné des instructions fermes à son administration rappelant l’arrêté pris par son prédécesseur, Amy Ambatobe. Un arrêté qui avait dépouillé le secrétariat général de ses prérogatives d’engager le ministère auprès des tierces. Selon l’esprit et la lettre de cet arrêté de 2017, seul le ministre a le droit d’engager le ministère dans ce genre de deals.

« C’est une déception », commente dans les couloirs, sous le sceau d’anonymat, un cadre de l’administration du MEDD (Ministère de l’Environnement et Développement Durable). « Le fait pour le ministre de renforcer cet arrêté qui viole les prérogatives dont la competence revient à l’administration, prouve qu’il est animé de mêmes intentions que son prédécesseur ».

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Selon ce cadre, Amy Ambatobe avait pris cet arrêté vidant le secrétariat général de toute substance, pour mieux signer des contrats léonins et utiliser les agents de l’administration en les envoyants dans des missions sans passer par l’administration et pourtant ce travail administratif se doit être hiérarchique.

« Allez-y comprendre ! en violation du moratoire, un ministre qui octroi plus de 3 millions d’hectares de forêts à une entreprise chinoise. Et pourtant, ces chinois sont connus pour des pratiques illégales dans leur exploitation forestière. L’actuel ministre n’est pas loin d’emboiter les pas à son frère », nous révèle-t-il.

A en croire notre source, le ministre de l’Environnement a même exigé qu’à chaque fois qu’il aura des missions de services, impérativement, il faut qu’il ait un membre de cabinet dans la liste. Une pratique qui frustre tout de même. Continuer la lecture de Environnement : Les premiers actes de Nyamugabo suscitent des inquiétudes

Forêt : Une initiative pour révéler le potentiel de la forêt de Yangambi

Le projet Yangambi Pôle Scientifique (YPS) avance dans sa mission de transformer la Réserve de biosphère de Yangambi dans un point de rencontre pour l’étude des forêts tropicales. Dans le cadre de ses activités pour renforcer la gestion participative de la Réserve, le projet a organisé une série d’ateliers à Kinshasa, Kisangani et Yangambi pour susciter les discussions sur les opportunités de recherche, la capitalisation des données produites, et les possibilités de collaboration entre les diverses institutions scientifiques qui ont une présence à Yangambi.

Afrormosia growing scheme at the Compagnie Forestiere et de Transformation (CFT) in Kisangani, DRC. Photo by Axel Fassio/CIFOR cifor.org forestsnews.cifor.org If you use one of our photos, please credit it accordingly and let us know. You can reach us through our Flickr account or at: cifor-mediainfo@cgiar.org and m.edliadi@cgiar.org

« Pour que la Réserve de biosphère de Yangambi puisse réaliser son potentiel au service de l’homme et des forêts, nous, les chercheurs, devons partager des ressources et des connaissances, et promouvoir une étroite collaboration avec les diverse acteurs locaux», a déclaré Michel Baudouin, Directeur de l’École régionale postuniversitaire d’aménagement et de gestion intégrés des forêts et territoires tropicaux (ERAIFT).  Continuer la lecture de Forêt : Une initiative pour révéler le potentiel de la forêt de Yangambi

Forêt : Les diplôme de mérite du premier concours FORETS décernés à 5 lauréats

Au total, 5 journalistes parmi les douze formés sur le journalisme environnemental d’enquête se sont vus décernés officiellement des diplômes de mérite. La cérémonie de remise des prix organisée ce mercredi, 18 septembre, au bureau de la délégation de l’UE en RDC, était riche en couleur. En présence de leurs collègues journalistes membres du réseau Green Journalist Network, les lauréats ont été encouragés par Guillaume Chartrain, chargé des missions à la DUE, pour la qualité de leurs travaux et leur engagement dans la sensibilisation des masses sur les questions environnementales.

De gauche à droite : Taty Mapuku, Fify Solange Tangamu, Guillaume Chartrain, et Thierry Paul Kalonji.

« C’est un couronnement qui ne me pousse pas à m’arrêter ici. Il reste encore beaucoup à faire surtout lorsque nous voyons le niveau de connaissance de notre population concernant les questions liées à l’environnement. Mais c’est déjà un bon début. Ce couronnement me fortifie à fournir  plus d’effort afin d’être un porteur des messages forts liés à la conservation de la nature, de nos milieux », a expliqué Thierry-Paul Kalonji, le gagnant du premier prix concours forêts.

En distinction, Thierry Paul Kalonji, Coordonnateur chez Environews RDC aura un appui pour voyager à Accra au Ghana, pour couvrir la conférence « Global Landscape Forum », qui se déroulera en octobre 2019. Tandis que les deuxième et troisièmes ont reçu une formation en ligne sur la gestion des paysages instruite par l’Université de Waganingen au Pays-Bas.

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