Archives de catégorie : Forêt

Forêt : Lokolama, le calvaire des sentinelles des tourbières (Reportage)

Deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie, le bassin du Congo héberge l’un des plus grands puits de carbone du monde. Selon les scientifiques, la forêt équatoriale loge dans ses entrailles une réserve de 30 milliards de tonnes de carbone. De quoi permettre à l’humanité de se caparaçonner du réchauffement climatique qui fait déjà des effets dans plusieurs coins du globe. Découvertes en 2017, les tourbières du bassin du Congo, ces zones marécageuses qui jouent un rôle prépondérant dans l’équilibre du climat sur l’échiquier planétaire, focalisent l’attention des environnementalistes qui battent campagne pour leur protection. Sensibilisées et mobilisées, les populations autochtones se muent en gardiennes du temple … au détriment de leur propre survie.

Situé à 45 km de la ville de Mbandaka, chef lieu de la province de l’Equateur, le village de Lokolama est devenu célèbre grâce à ses tourbières. Erigé le long de la route nationale n°8, ce berceau du puits de carbone, où vivent 600 âmes réparties entre 84 ménages, fait partie du secteur de Elanga dans le territoire de Bikoro.

Porte-parole de la communauté,  Valentin Egobo, nous a servi de guide tout le long de notre séjour. Avec lui, nous avons roulé pendant au moins deux heures sur une route cabossée, parsemée de nids de poule. C’est en fin de journée que nous avons posé le pied sur le sol de Lokolama. Continuer la lecture de Forêt : Lokolama, le calvaire des sentinelles des tourbières (Reportage)

Gabon : A cause des effets du changement climatique, des élephants frugivores menacés par la famine dans le parc national de la Lopé

Une étude menée dans le parc national de la Lopé au Gabon, met en évidence la baisse de la production fruitière de l’ordre de 81 % entre 1986 et 2018 ainsi qu’un affaiblissement depuis 2008, de l’ordre de 11 %, de l’état de forme physique des éléphants de forêt frugivores. Cette recherche souligne la manière dont le changement climatique dans le monde affecte les plantes et les animaux à l’échelle locale via la réduction de la quantité de nourriture disponible dans les forêts. De plus, l’étude vient s’ajouter au corpus mondial de données probantes qui mettent en exergue la crise actuelle en terme de biodiversité et les conséquences liées au changement rapide des conditions climatiques.

Un troupeau d’éléphants dans le parc d’Upemba en RDC.

« Il est alarmant de constater que le changement climatique entraîne la famine chez les éléphants de forêt et les oblige peut-être à quitter les forêts pour s’approcher des villages à la recherche de nourriture, ce qui les amène à ravager les plantations », a indiqué le ministre gabonais en charge des Eaux, des Forêts, de la Mer, de L’Environnement, chargé du Plan Climat et du Plan d’Affectation des Terres, Lee White.

En moyenne, les éléphants et les autres animaux trouvaient des fruits mûrs sur un arbre sur dix dans les années 1980, mais aujourd’hui ils doivent en chercher sur plus de 50 pour en trouver. Cette situation s’explique par le fait que le climat de la région a changé depuis les années 1980, devenant plus chaud et plus sec, et cela est peut-être à l’origine du déclin de la production fruitière dans les forêts tropicales. Précisent les scientifiques.

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Aménagement du territoire : Le FONAREDD présente aux parties prenantes, le Guide méthodologique de zonage participatif des terroirs villageois

Le Fonds national REDD a organisé à Kinshasa, un atelier de  présentation de deux outils nécessaires devant contribuer à une bonne gestion spatiale du territoire congolais. Il s’agit du guide méthodologique de zonage participatif des terroirs villageois et la légende du Plan simple d’amenagement  A l’issue de trois jours des travaux intenses, ce guide méthodologique a été enrichi et la légende du plan simple d’amenagement validée, moyennant la prise en compte des modifications et ajouts formulés par les participants à ces assises.

Les travaux de Kinshasa avaient pour objectifs d’harmoniser les vues entre la vision de l’aménagement du territoire au niveau national et celle qui se déploie au niveau provincial. Assurer une cohérence provinciale notamment entre les PIREDD qui entreprennent de réflexions sur l’aménagement du territoire au niveau des entités territoriales décentralisées, et initier la collecte des perspectives des participants pour la suite du processus de l’aménagement du territoire. 

« Nous nous félicitons de la maitrise du processus d’élaboration de cet outil. Il nous revient à présent d’en faire bénéficier les programmes et projets de terrain. Nous allons faire en sorte que ce guide se traduise en plan d’actions à cours, moyen et long terme, s’imitant de méthodologies de planification stratégique », a indiqué le coordonateur adjoint du Fonaredd, Victor Kabengele. Continuer la lecture de Aménagement du territoire : Le FONAREDD présente aux parties prenantes, le Guide méthodologique de zonage participatif des terroirs villageois

Forêt :  Deux mois après la circulaire de Nyamugabo contre l’exploitation illégale du bois, des avancées sont enregistrées dans les ports de Kinkole 

Deux mois après la note circulaire prise par le Ministre de l’Environnement et développement durable, les lignes bougent.  C’est ce qu’indique le rapport à mi-parcours d’une mission conjointe composée des acteurs de la société civile environnementale, les experts de l’administration forestière et autres services étatiques recrutés pour la cause. Cette note circulaire rappelait le strict respect de l’interdiction d’exploitation, vente et sciage dans les ports de Kinkole, le long et dans les ilots du fleuve Congo. 

Du bois illégal saisi dans les ports de Kinkole à Kinshasa.

« On est entrain de mettre fin quoique lentement et sûrement à la criminalité forestière. Si aujourd’hui quelqu’un se rend dans les  ports de Kinkole, il va trouver des grumes illégales saisies. Leurs propriétaires doivent payer les pénalités », a indiqué le chargé de missions du Ministre de l’Environnement, Richard Ilunga Bishalanga.

A l’en croire, il y’a une grande évolution, car les criminels forestiers se sentent désormais coincés et menacés. « Dans la suite de temps, nous allons amenuiser la criminalité forestière  dans ces ports », a-t-il lancé. Continuer la lecture de Forêt :  Deux mois après la circulaire de Nyamugabo contre l’exploitation illégale du bois, des avancées sont enregistrées dans les ports de Kinkole 

Climat : A la 75ème assemblée générale de l’ONU, Félix Tshisekedi rappelle son voeu de planter 1 millard d’arbres à l’horizon 2023 en RDC

Dans son discours prononcé à l’occasion de la 75ème Assemblée générale de l’ONU, le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi s’est montré très soucieux de l’environnement. Il a relevé le fait que le changement climatique constitue une ménace pour l’homme et ses droits fondammentaux, particulièrement pour les populations vulnérables. Pour le Président la RDC, les effets du réchauffement de la planètte et les dérèglements climatiques qui l’accompagne se font de plus en plus sentir avec acuité dans le monde entier.

« Notre action en faveur du climat et de l’économie verte n’est pas simplement une nécéssité, mais plutôt une urgence et une obligation pour un avenir pacifique et durable« , a exhorté  Félix Tshisekedi à ses homologues.

Il saisi l’occasion pour rappeler que la RDC a pris des engagements fermes et contregnants pour réduire ses émissions de gaz carbonique, en vue d’attenuer les effets du changement climatique. Continuer la lecture de Climat : A la 75ème assemblée générale de l’ONU, Félix Tshisekedi rappelle son voeu de planter 1 millard d’arbres à l’horizon 2023 en RDC

Forêt : La ruée vers le bois rouge dans le Kivu ne s’est pas arrêtée malgré l’intervention de Claude Nyamugabo

Depuis un certain temps, l’exploitation du bois rouge dans le grand Kivu fait parler d’elle. Plusieurs associations de la société civile civile du Sud Kivu avaient alerté sur ce qu’elles ont qualifié de « braconnage » de cette espèce prisée dans le commerce extérieur.  Plus pratiquement, ce bois exploité illégalement en complicité avec quelques services étatiques de la RDC prend la direction de la Chine et autres pays d’Asie.

Ce lundi 14 septembre, un camion rempli du bois rouge a été intercepté à Mkyombwe. Au total, 55 grumes de bois rouge ont été saisies par les écogardes. Une information confirmée par le chef de site de la Réserve de Faune de Ngandja, dans le territoire de Fizi, province du Sud-Kivu. Ce camion provenait de Lulimba, et Lusisi pour Baraka.

A en croire cette autorité de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), les trafiquants font passer désormais leur marchandise la nuit. Pour décourager ces habitudes, le chef de site de Ngandja a mis en place de patrouilles nocturnes, qui ont permises de mettre la main sur cette cargaison.

Les agents et inspecteurs du Ministère de  l’Environnement ont été informés de la situation, et un renfort a été sollicité avec les services de renseignements et de la brigade anti fraude avec l’intervention de FARDC (Forces armées de la RDC).

« Les services de renseignements et la population de Lulimba dans le groupement de Basikasilu ont suivi avec intérêt le chargement du bois rouge le 14/09/2020. Les propriétaires ont été arrêtés le 15/09.  Ils ont été acheminés à Misisi à une  distance de plus de 15 km. Nous sommes là où le déchargement se fait devant le bureau de la Police Nationale Congolaise« , indique notre source.

Le propriétaire et le commanditaire de cette cargaison restent inconnus et introuvables. Aux dernières nouvelles, le convoi qui accompagnait les grumes de bois saisies s’est volatilisé, grâce à l’intervention des services du Ministère de Commerce extérieur, de l’Environnement et Développement durable ainsi que la brigade Anti fraude.

Dans une correspondance adressée au Gouverneur du Sud Kivu, le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo avait sollicité l’implication personnel du gouverneur, et de services compétents pour mettre fin à ce commerce illicite qui décime cette espèce du bois en cours d’extinction. Depuis, plus rien n’a été fait, affirment les acteurs de la société civile.

Alfred NTUMBA

Environnement : Bientôt un Programme commun d’investissement de transition écologique et de gestion durable des forêts en RDC

L’Agence congolaise de la transition écologique et du Développement durable (ACTEDD) a lancé les travaux d’élaboration du Programme commun de transition écologique et de gestion durable des forêts en République démocratique du Congo. Ces travaux lancés ce lundi 14 septembre à Kinshasa, devront prendre dix jours et aboutir à l’élaboration d’un document cohérent de la politique générale devant appuyer le pays dans sa transition vers un développent durable et une économie verte comme mode de vie alternatif. 

Aerial view of forest in East Cameroon. Photo by Mokhamad Edliadi/CIFOR
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« La prise de conscience par la RDC du rôle joué par ses ressources naturelles, l’a amenée à souscrire et ratifier plusieurs accords et conventions internationaux en matière de protection de l’environnement et de gestion durable de ses ressources naturelles. L’objectif global du programme est de gérer durablement les ressources naturelles, lutter contre la pauvreté par la diversification de l’économie et rétablir la sécurité alimentaire en République démocratique du Congo », a indiqué le coordonnateur adjoint de l’ACTEDD, Jean de Dieu Minengu Mayulu.

Il s’agit, selon le coordonnateur adjoint, de promouvoir une croissance économique verte, soutenue, inclusive et durable en vue de réduire les inégalités basées sur le genre.

Ce programme devra se fixer de target à atteindre à cours, moyen et long termes. Il s’agit entre autre d’assurer la sécurité alimentaire pour 75% de la population, de la réduction de la déforestation et la dégradation des forêts, l’accessibilité à l’énergie électrique de 1 à 50% en zone rurales et de 35% à 70% en milieux urbains, et tant d’autres défis à relever. 

Alfred NTUMBA

Forêts : Les animateurs et chefs de projet du consortium 5 C armés pour exécuter le PASDFF

C’est ce jeudi 09 septembre, que s’est clôturée la formation de l’équipe du projet d’appui à la sécurisation des droits fonciers et forestiers des communautés locales et peuples Autochtones pygmées(PASDFF) à Mbanza Ngungu. Organisée par le Centre d’Appui à la gestion durable des forêts tropicales (CAGDFT), la formation dispensée à l’endroit des animateurs et chefs de projets vise à les outiller pour mieux exécuter ce projet, avec à la clé la sécurisation des droits fonciers et forestiers, la réduction de la pauvreté et la promotion de la gestion durable des forêts. 

Plusieurs  matières étaient à l’ordre du jour, notamment l’historique de la foresterie communautaire, l’intégration du genre dans les questions de foresterie communautaire, les textes juridiques de base à savoir le Code forestier, le décret 14/018, et l’arrêté 025 portant gestion et exploitation, mais aussi les techniques d’animation d’un bon accompagnateur de terrain.

 « Cette formation a posé  les bases sur la foresterie communautaire et sur les techniques d’animation des communautés locales,  et l’accompagnement de ces organisations  par les membres du consortium.  Nous attendons d’eux un travail de qualité sur le terrain et une forte implication de communautés locales dans la foresterie communautaire  mais aussi une forte appropriation de ce projet auprès de ces communautés afin qu’ils obtiennent leurs titres de concessions forestières de communautés locales », a renseigné Séraphine Ntumba, chargée de formation et Genre au CAGDFT. Continuer la lecture de Forêts : Les animateurs et chefs de projet du consortium 5 C armés pour exécuter le PASDFF

Forêt : Un septembre qui marquera l’histoire pour 4 communautés du secteur de Bakano

10 ans après, les communautés de Bananzigha, Basengele, Banisamasi et Kibu possèdent enfin les titres perpétuels pour les forêts qu’elles occupent coutumièrement.

C’est en date du 17 juillet 2020 que la nouvelle est tombée. Le Gouverneur de province du Nord-Kivu vient de signer les arrêtés pour l’octroi des titres perpétuels à 4 concessions forestières de communautés locales en Territoire de Walikale, Secteur des Bakano. Désormais, 120 259,364 hectares appartiennent officiellement à plus de 31.700 personnes constituant les communautés de Bananzigha, Basengele, Banisamasi et Kibu. Une forte délégation a été mobilisée de Goma et des toutes les quatre communautés pour participer à la remise officielle de ces titres.

Cette activité s’est tenue à Itebero en territoire de Walikale. Pour le compte du gouvernement provincial, la délégation était constituée du ministre provincial de l’environnement ai, le coordonnateur du cabinet d’étude du gouverneur ainsi que le conseillé en charge de l’environnement au ministère de l’environnement. La cérémonie a connu également la participation des délégués du Réseau CREF, de FODI ,de la société civile locale ainsi que plusieurs autorités politico-administratives locales. Continuer la lecture de Forêt : Un septembre qui marquera l’histoire pour 4 communautés du secteur de Bakano

Forêt : Un projet d’appui à la sécurisation des droits fonciers et forestiers des communautés locales et peuples autochtones lancé en RDC

Le Centre d’Appui à la Gestion Durable des Forêts Tropicales (CAGDFT), a procédé au lancement officiel des activités du projet d’appui à la sécurisation des droits  fonciers et forestiers des communautés locales et peuples autochtones pygmées (PASDFF), ce jeudi 03 septembre à Kinshasa. Ce projet vise à assurer la sécurisation des droits fonciers et forestiers, la réduction de la pauvreté et à la promotion de la gestion durable des forêts par les communautés locales, les peuples autochtones et les femmes dans cinq provinces de la République démocratique du Congo. 

Spécifiquement il s’agit  d’assurer la sécurisation et la reconnaissance des droits fonciers et forestiers de cette catégorie de la population en RDC, sur  une superficie de 300. 000 hectares. Les activités qui seront organisées dans le cadre de ce projet devront ainsi influencer les politiques et les lois nationales pour qu’elles prennent en compte les droits de communautés locales et peuples autochtones.

« Nous avons remarqué que d’autres provinces sont ignorées alors qu’elles ont aussi un potentiel énorme. C’est dans cette optique que nous avions sollicité auprès de Tenure Facility, d’intégrer ces provinces pour qu’elles contribuent au développement du processus en responsabilisant les COLO (Communautés locales) et les PA (Peuples autochtones), dans la gestion des forêts. »,  déclaré Théophile Gata. directeur exécutif de CAGDFT. Continuer la lecture de Forêt : Un projet d’appui à la sécurisation des droits fonciers et forestiers des communautés locales et peuples autochtones lancé en RDC