Archives de catégorie : Forêt

Environnement : Le 20 juin, le monde pense aux réfugiés, la RDC pleure ses forêts

Pendant que le monde célèbre la Journée internationale des Réfugiés, le 20 juin de chaque année, des voix se lèvent pour fustiger la présence de milliers des réfugiés sur le sol congolais, avec une empreinte écologique qui suscite des inquiétudes.  Depuis 1994, la République démocratique du Congo avait au nom de la solidarité internationale accueilli des réfugiés rwandais ayant fuis les exactions du génocide de triste mémoire dans leur pays. Cependant, leur arrivée  sur le sol congolais n’est pas restée sans impact négatif sur les écosystèmes congolais déplore la Société civile environnementale et Agro rural du Sud-Kivu (SOCEARUCO).

Des déplacés internes attendent que le HCR distribue de la nourriture dans un camp à Kibati, Nord-Kivu, 2 décembre 2008. (Crédit Photo, AFP)

Très connu pour son engagement dans la préservation de l’environnement, Josué Aruna, n’a pas attendu la célébration de cette journée pour sonner l’alarme sur ce qu’il qualifie de « catastrophe écologique », causée par les vagues des réfugiés venus spécialement du Rwanda et du Burundi. Continuer la lecture de Environnement : Le 20 juin, le monde pense aux réfugiés, la RDC pleure ses forêts

Forêt : Clôture de la première phase du Projet Formation Recherches et Environnement dans la Tshopo (FORETS)

Le CIFOR (Centre de Recherche Forestière Internationale),  a présenté à Kinshasa,  les résultats d’une série d’études sur les filières de développement et conservation dans le paysage de la Réserve de biosphère de Yangambi réalisées dans le cadre du projet FORETS ( Formation, Recherche et Environnement dans la Tshopo).

Au total, près de dix études ont été menées pendant cette période. Les analyses faites dans les filières agricoles et agroforestières, les secteurs de l’énergie et du bois, ont été complétées par des analyses approfondies du panorama institutionnel et la réduction d’un plan de développement des capacités des agents de certains partenaires clés basés à Yangambi, comme l’INERA, l’IFA et la MAB-UNESCO. Continuer la lecture de Forêt : Clôture de la première phase du Projet Formation Recherches et Environnement dans la Tshopo (FORETS)

Forêt : des journalistes formés à l’utilisation de l’Atlas forestier à Kinshasa

Plus de dix journalistes de Kinshasa ont été formés à l’utilisation de l’Atlas forestier en ligne. La séance de renforcement des capacités des professionnels de médias spécialisés dans les questions environnementales organisé par WRI ((World Ressources Institute), avait pour but de leur faire découvrir cet outil du gouvernement développé pour assurer la transparence dans la gestion forestière.

Des journalistes spécialiste de l’environnement en pleine séance de formation sur l’utilisation de l’Atlas forestier de la RDC.

« C’était important [la formation], parce que le Ministère a créé un outil où il y’a beaucoup d’informations, où il [le ministère] fait preuve de transparence. Il fallait que les professionnels de médias puissent maîtriser cette information et éventuellement soutenir le ministère dans cette lancée de transparence dans la gestion forestière», a indiqué Alain Engunda, Expert à WRI et facilitateur de la formation. Continuer la lecture de Forêt : des journalistes formés à l’utilisation de l’Atlas forestier à Kinshasa

Bassin du Congo : La quatrième réunion du Conseil du PFBC se tiendra à Brazzaville

 La Facilitation du Royaume de Belgique du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC), annonce la quatrième réunion du Conseil de cette institution sous régionale qui se tiendra le 1er juin 2018 à Brazzaville, République du Congo. 

Cérémonie d’ouverture du segment ministériel de la 17è réunion du PFBC à Douala (Cameroun).

Près de cinquante délégués des pays membres du partenariat y prendront part. La Réunion sera présidée par le Facilitateur du Royaume de Belgique, le Ministre d’État François-Xavier de Donnea. Cette quatrième réunion du Conseil permettra de consolider le renforcement de la gouvernance du PFBC et constituera un cadre idéal pour promouvoir un dialogue élargi, et une coopération efficace entre toutes les parties prenantes au sein du partenariat dont le nombre de membres a considérablement augmenté depuis sa création. Continuer la lecture de Bassin du Congo : La quatrième réunion du Conseil du PFBC se tiendra à Brazzaville

Forêts : REDD « en pleine tourmente » en République Démocratique du Congo

Ceci est la traduction francaise de l'article publié par http://www.redd-monitor.org/2018/05/27/redd-in-turmoil-in-the-democratic-republic-of-congo/

En mai 2008, dans un article intitulé «Que coûterait-il pour sauver la nature?», Le magazine allemand Der Spiegel a annoncé l'aube d'un «nouvel âge de la conservation».

Pour la première fois, une valeur est attribuée aux forêts, aux plantes et aux récifs coralliens, une valeur qui les rend dignes de protection. Ce n’est rien d’autre qu’un changement de paradigme dans le mouvement environnemental.

Un des exemples donnés dans l’ article de Spiegel est de sauver la forêt tropicale du Congo:

La Banque mondiale prévoit déjà d’intégrer l’ensemble du bassin du Congo dans son programme de partenariat pour le carbone forestier. L’organisation basée à Washington veut entrer sur le marché des échanges d’émissions avec le CO2 stocké par la forêt tropicale du Congo. Parce que la déforestation dans les régions tropicales est responsable d’environ 20% du changement climatique, la protection de la forêt est synonyme de protection du climat – et la communauté mondiale est de plus en plus disposée à payer beaucoup d’argent pour y arriver.

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Forêts : l’homologation des projets REDD divise le ministère de l’environnement et la société civile

La société civile environnementale de la RDC décrie la supercherie orchestrée dans l’arrêté sur l’homologation des projets REDD, par le Directeur de Cabinet adjoint du Ministre de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatobe.

Les élèves se préparant à planter les arbres à Kinshasa (Photo, Serge Ntumba)

« Supercherie et tricherie. Le texte de l’arrêté n’est pas celui qui a été discuté entre parties invitées à la concertation. Deux textes ont circulé et c’est le deuxième sur lequel rien n’a été porté qui a constitué l’arrêté décrié du Ministre », a indiqué un activiste de la société civile qui avait pris part à cette réunion. Continuer la lecture de Forêts : l’homologation des projets REDD divise le ministère de l’environnement et la société civile

FORETS : Nouvelle approche sur l’intégration du genre dans la gouvernance forestière en RDC

Le Fonds mondial pour la nature(WWF), à travers son programme CAFEC (The Central Africa Forest Ecosystems Conservation Project), et ses partenaires ont organisé un atelier national sur l’intégration du genre dans la gouvernance forestière en vue de présenter les acquis des différents processus d’intégration de la dimension genre mise en place par le gouvernement, la société civile et les partenaires financiers, dans la gouvernance forestière en RDC.

« Nous sommes entrain de faire l’évaluation c’est à dire montrer les acquis, qu’est ce qu’il faut faire et quel est le défi qui nous reste pour que nous puissions vraiment avancer avec l’intégration du genre et plus précisément dans la promotion de droits des femmes dans les ressources naturelles » a expliqué Maguy Nzuzi, cadre à WWF-RDC.

Cette troisième édition d’atelier a servi de cadre non seulement pour le partage d’expériences des différents projets des femmes et la mise en place des outils pour favoriser l’intégration du genre dans le secteur forestier mais aussi tablé sur les avancés que connaît le genre dans le secteur.

« Au début, au niveau de parties prenantes et des autorités, l’aspect n’était pas tellement pris en compte, mais avec le plaidoyer que nous avons fait au niveau national, les autorités sont quand même conscientes du fait qu’il faut apprendre à faire beaucoup d’attention, et mettre beaucoup d’accent sur l’intégration du genre et nous avons dans chaque programme au moins une représentativité », a renchérit Madame Nzuzi, tout en précisant que « La grande recommandation est qu’il faut toujours prendre en compte la relation homme-femme dans les différents programmes. Nous voulons de ce fait, amener les politiciens, les programmateurs à tenir compte du budget genre ».

Pendant trois jours, les participantes à ces assises ont procédé à l’élaboration et à la production d’une stratégie nationale genre devant servir de soubassement pour toutes les questions d’intégration du genre en RDC afin de contribuer efficacement à la promotion d’un développement participatif et le partage équitable des ressources dans le respect des droits fondamentaux. Une feuille de route assortie des étapes importantes a réaliser dans la mise en en oeuvre de la dite stratégie a été adoptée au cours de ces travaux.

Rappelons que cette activité réalisée par les partenaires Carpe, notamment WCS, WRI et AWF a été rendue possible grâce au soutien de financier de l’USAID et Norad.

Mie NGAKAO

Forêt : Paula Francisco, « l’Angola est un pays stratégique dans la lutte contre les changements climatiques »

Très actif dans les négociations engagées à Brazzaville pour opérationnaliser la Commission Climat du Bassin du Congo et le Fonds bleu pour le Climat, l’Angola est un pays stratégique dans la lutte contre les changements climatiques. Dans une interview accordée à Environews RDC, Paula Francisco, Ministre angolaise de l’Environnement a précisé que son pays est engagé à 100% dans la recherche des solutions durables pour lutter contre le réchauffement climatique et garantir le développement des communautés dans l’espace Bassin du Congo.

Paula Francisco, Ministre angolaise de l’Environnement lors du Sommet des Chefs d’Etats et de Gouvernements sur l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo à Brazzaville. (Photo, Alfred NTUMBA)

« Notre engagement dans le domaine de l’environnement est tel que l’Angola apporte sa contribution dans les efforts communs. Nous avons signé et ratifié l’Accord de Paris sur le Climat. Aujourd’hui, nous sommes en train de relancer l’Initiative Mayombe qui est un grand projet. C’est pour cette raison que notre président vient à Brazzaville pour réaffirmer son engagement pour la préservation de ressources naturelles», a-t-elle déclaré.

A en croire Paula Francisco, l’Angola souhaite que les ressources naturelles de la sous – région soient revalorisées économiquement  et que le quotidien des communautés soit amélioré.  Au sujet de l’Initiative Mayombe, la Ministre de l’Environnement  a affirmé que l’Angola ne ménage aucun effort pour accélérer la relance et l’exécution de ce projet partagé par trois pays à savoir, l’Angola, la République démocratique du Congo et la République du Congo.

Alfred NTUMBA

Fonds bleu : La RDC n’est pas concernée par le protocole d’accord du Sommet de Brazzaville

C’est la triste note qui a marqué la fin de la partition à Brazzaville. José Makila Sumanda, Vice premier ministre et représentant personnel du président Joseph Kabila au premier Sommet des Chef s d’Etats et de gouvernements sur l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo et le Fonds bleu pour le Climat, n’est pas allé par quatre chemins pour manifester son indignation face à certaines déclarations faites par les Chefs d’Etats, ce dimanche 29 avril 2017, lors de ce sommet.

« Nous avons constaté qu’il y’a eu des discours qui ne nous ont pas plus. On [la Commission Climat du Bassin du Congo] ne saura rien faire si la RDC n’y du sien dedans. J’ai compris ce que je pouvais comprendre. Pour l’instant, je vais rendre compte à qui de droit, au président de la République qui m’a délégué à prendre part à cette réunion, et la RDC prendra toutes ses dispositions », a-t-il précisé. Continuer la lecture de Fonds bleu : La RDC n’est pas concernée par le protocole d’accord du Sommet de Brazzaville

Fonds bleu : le décors est planté pour le début du Sommet des chefs d’Etats

Quand Brazzaville change de la verte à la bleu, rien n’est fait au hazard. Tout a son sens car la capitale congolaise accueille ce dimanche 29 avril, le premier Sommet des Chefs d’Etats et de gouvernements de la Commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds bleu pour le Bassin du Congo.

Toute pétillante, Brazza la verte vibre à  un rythme totalement inhabituel. Les rues et ruelles sont quadrillés de parts et d’autres par des paneaux géants et banderoles à éffigies des invités de marque qui ont effectué le deplacement de la capitale congolaise, parmi lesquel, Mohammed VI, roi du Maroc, l’invité spécial de ces assises.

Selon certaines indiscretions, le Roi n’est pas venu mains bredouilles, mais il a plutôt apporté dans sa gibecière, une cagnotte de plusieurs millions de dollars pour soutenir la Commision.

Du centre de conférence de Kintélé à l’extrême nord de la capitale, à Potopoto, l’un des quartiers chauds de la ville, les ouvriers mettent le bouché double. Tout doit être prêt. L’éclairage public, l’assainissement, le désengorgement des grandes artères, bref chacun à son niveau s’emploi sans pour la réussite de cet événement. Tout est fait avec munitie et maestria, car il faut vendre l’image d’une ville qui renaît de ses cendres après des souvenirs douloureux.

Plusieurs chefs d’États et de gouvernements ont été annoncé à ce sommet. Le rwandais Paul Kagame, l’équato guinéen Théodoro Obiang Nguema, Ali Bongo du Gabon, Alpha Condé (Guinné), Mahamadou Issoufou (Niger), Macky Sall (Sénégal), Faustin Archange Touadera (Centrafrique), Evaristo Carvalho (Sao Tomé-et-Principe), et Joao Lourenço (Angola).

Les assises doivent demarrer à 13 heures, heure locale. Et de grandes déclarations sont attendues, confirment des sources proches de l’organisation.

Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA.