Archives de catégorie : Forêt

Forêts : « une bonne gestion des tourbières de la RDC passe par la foresterie communautaire », Irène Wabiwa  

Partant des exigences d’humidité, de température et de bons usages, la gestion des tourbières dépend également de la sauvegarde et de la protection des forêts par les communautés locales. Cet aspect est selon les experts, une solution très efficace dans la gestion de cette richesse récemment découverte en République démocratique du Congo. Cette affirmation a été faite, lors de la journée des solutions organisées par Greenpeace Afrique, ce 31 octobre à Matadi, dans la province du Kongo Central.

Cette journée de réflexion sur des solutions alternatives en vue de gérer au mieux les tourbières de la RDC, a mis en avant la foresterie communautaire, qui reste jusqu’à ce jour une alternative efficace dans la protection des forêts et au développement des Communautés locales.

« Notre pays a connu l’exploitation industrielle depuis plus de 10 ans. Cette exploitation qui ne profite ni au développement, moins encore à l’économie du pays a montré ses limites. Greenpeace pense que la foresterie communautaire est une solution alternative pour aller dans le sens de développement », a déclaré la responsable de campagnes forêt de Greenpeace Afrique, Irène Wabiwa. « Si le gouvernement congolais, et les bailleurs de fonds donnent la priorité à la foresterie communautaire, en sécurisant les droits de communautés locales, il y a une chance de maintenir nos forêts intactes et conserver les tourbières ».

A en croire Jules Katubadi, membre de l’ONG environnementale CODELT (Conseil pour la Défense de l’Environnement par la Légalité et la Traçabilité), il est important que les communautés locales connaissent leur droit pour mieux bénéficier des avantages de la conservation forestière. « La jouissance d’un droit part de la connaissance de celui-ci. Les communautés locales n’ont pas bénéficiés de leurs forêts par ce qu’il y avait un problème de connaissance de leurs droits. La volonté du législateur congolais à ce jour est non seulement de garantir les lois mais de permettre aux communautés locales de le reconnaître à travers les mécanismes mise en place dans les textes juridiques. Avec cette nouvelle approche des tourbières, il est souhaitable d’avoir au plus vite les outils juridiques de mise en œuvre de leurs gestion, pour en garantir les bénéfices des communautés locales », a-t-il souligné.

En effet, les problèmes de la foresterie communautaire ne réside pas au niveau des lois ni des concepts mais plutôt dans l’application de la loi. « Par rapport aux droits des Communautés locales, nous ne voulons pas tomber dans les mêmes erreurs que le processus REDD+. Il est important de voir en amont comme en aval les mécanismes de protection des droits des populations locales qui vivent autour des tourbières et voir dans quelle mesure les sécuriser par rapport aux investissements que ces tourbières attirent », a précisé déclaré Nadia Mbanzidi, experte juriste à Forest people program (FPP).

Les participants à ces travaux ont formulés quelques recommandations auprès des décideurs pour une bonne gestion des tourbières de Lokolama, notamment, la sensibilisation et le renforcement des capacités des Communautés locales. Les participants souhaitent aussi voir impliquer de façon systématique, toutes les parties prenantes dans la phase d’élaboration des politiques liées à la gestion des tourbières.

Un accent devrait être mis sur la valorisation des produits non lignés pour diminuer la pression sur les forêts. A la fin de ces assises, le navire Esperanza a permis à tous les participants de donner une chance aux forêts du Bassin du Congo, en laissant un vœu pour la protection des forêts congolaises.

 

Jennifer LABARRE

Forêts : les tourbières de la RDC, une nouvelle ressource pour contribuer au développement des communautés locales 

La découverte des tourbières au village Lokolama dans la province de l’Equateur vient renforcer l’urgence de mettre en place un modèle de développement pour les communautés locales afin d’améliorer leurs moyens de subsistance et leurs bien-être tout en protégeant les écosystèmes. Le sujet a fait l’objet d’un atelier de réflexion entre les décideurs et les communautés locales, ce 31 octobre, sur le navire Esperanza à Matadi.

Les tourbières forestières sont un héritage culturel pour les peuples autochtones vivant dans cette contrée. La découverte celles-ci à Lokolama représente une richesse énorme pour ces populations et une garantie de survie.

« Lorsqu’on découvre une richesse dans un milieu de vie des peuples autochtones, on doit d’abord capitaliser les bénéfices de celle-ci en tenant également compte des impacts socio-environnementaux et économiques. Nous pensons avoir droit de bénéficier de cette richesse parce que nous sommes partie prenante », a déclaré Valentin Engobo, porte-parole des peuples autochtones du village de Lokolama.

Pour le professeur Simon Lewis, les habitats naturels dans les tourbières récemment découverts sont moins explorés et moins connus dans l’expérience scientifique. Il a par ailleurs affirmé que ces tourbières d’une superficie de 140.000 mètres carré étendues entre les deux Congo dont le deux tiers se trouve en RDC, ne sont jusque-là menacées par les activités des Communautés locales. Cependant, la grande menace de ces tourbières reste l’industrie du bois. Sur les 57 concessions forestières représentant environ 5 millions d’hectares des forêts, 29 sont illégaux. Ces hectares chevauchent sur 650 milles mètre approximative des forêts marécageuses des tourbes qui renferment en elles le bois dur.

Enjeux et opportunités 

En effet, l’importance des tourbières ne se limite non seulement à la lutte contre les changements climatiques mais elles jouent un rôle de stockage de CO2 et contribue énormément à la stabilité des forêts.

Selon les scientifiques, les tourbières vont permettre de retracer le rôle des forêts du Bassin du Congo dans la régulation du climat mondial et celle des forêts congolaises à contenir les changements climatiques. Outre sa capacité de lutter contre les émissions de CO2, les tourbières renferme une biodiversité non encore découverte. D’où l’intérêt de poursuivre ces études dans ces habitats particuliers pour comprendre les liens entre les tourbières et la biodiversité.

Pour pérenniser ces résultats, un consensus a été trouvé par les parties prenantes avec quelques propositions, notamment l’opérationnalisation du cadre de gouvernance des tourbières en RDC, et l’élaborer d’un plan de renforcement des capacités.

Il s’avère aussi important d’envisager une mission des consultance des communautés locales vivant dans les zones des tourbières, mener des études prospectives [enquête socio-économique, cartographie participative], en partenariat avec le ministère de l’Environnement, et la sensibilisation des communautés sur la bonne pratique de gestion et protection des tourbières.

Greenpeace Afrique en a saisi l’occasion pour interpeller le gouvernement congolais à prendre des mesures drastiques en vue de s’assurer de la protection totale des forêts du Bassin du Congo.

 

Jennifer LABARRE

 

Forêt : la gestion des tourbières forestières, un nouveau défi pour le gouvernement congolais

Découvertes récemment en République démocratique du Congo, les tourbières forestières posent de défit majeurs liés surtout à leur gestion. Le ministre de l’Environnement et développement durable, Amy AMBATOBE a annoncé la signature d’un nouvel arrêté sur la gestion de ces tourbières forestières en RDC. Cette révélation a été faite lors de la journée politique organisée par Greenpeace Afrique sur Esperanza, ce 30 octobre à Matadi dans la province du Kongo Central.

Le ministre de l’environnement et développement durable, Amy Ambatobe, à Matadi sur le bateau Esperanza.
Crédit photo/ serge Ntumba Environews RDC

Cette journée qui a portée  sur la présentation de résultats de la recherche sur ces tourbières, avait pour objectif d’inciter et assurer une démarche participative dans la gestion des tourbières par l’application et la consultation des différentes parties prenantes notamment les communautés locales et les peuples autochtones, élaborer la stratégie nationale de gestion des tourbières et assurer la mise en œuvre de celle-ci par les principaux bailleurs technico-financiers, et la société civile.

« A l’issue de cette découverte, la RDC ira à la COP23 avec un lobbying portant sur l’importance de ses tourbières forestières et sa bonne gestion. C’est pourquoi nous avons anticipé avec l’arrêté pour une mise en place de cette unité de gestion », a déclaré le Ministre de l’Environnement et développement durable.

A en croire, Victorine Che Thoner, Responsable de la campagne forêt du Bassin Congo à Greenpeace Afrique, les tourbières forestières jouent un grand rôle dans la lutte contre les changements climatiques. Avec sa capacité énorme de séquestration du dioxyde de carbone, elles pourront contribuer à la protection des forêts  du Bassin du Congo, qui reste une préoccupation primordiale au regard des défis majeures qui pèsent sur elles.

« Cette nouvelle découverte des tourbières forestières en RDC, dans la province de l’Equateur, devra s’inviter à la table des discussions lors de la COP23 à Bonn, pour amener les décideurs à reconsidérer les approches de gestion et de protection des forêts du Bassin du Congo, dont celles de la RDC jouent un rôle important dans la lutte contre les changements climatiques. J’invite les autorités congolaises, à saisir cette opportunité pour présenter les résultats de cette recherche en Allemagne, en vue d’attirer l’attention du monde et augmenter le niveau de préoccupation pour protéger les forêts du Bassin du Congo », a-t-elle souligné.

Pour le professeur Corneille EWANGO, expert en écologie, ressources naturelles et écosystèmes tropicales, le gouvernement congolais doit assurer la protection de cet écosystème, pour bénéficier des fonds de paiements pour services environnementaux qui doit être  bien orientés au profit des communautés locales et peuples autochtones qui contribuent directement à la gestion des écosystèmes.

En effet, avec cette nouvelle donne de tourbières forestières, la RDC devrait encore peser sur l’échiquier international, par ce qu’elle amène non seulement la couverture forestière entant que cette galopée mais aussi le sous-sol qu’elle contient  en terme de tourbière avec sa capacité immense de séquestré le carbone, a estimé Irène WABIWA, responsable de la campagne forêt à Greenpeace Afrique, en RDC.

A la fin de cette cérémonie, le ministre congolais de l’Environnement et Développement durable, a formulé son vœu à l’arbre de souhait érigé dans le navire Esperanza, pour le futur des forêts du Bassin du Congo. « Nous voulons que la communauté internationale se joigne aux efforts qui sont entrain d’être déployer par le gouvernement congolais, en ce qui concerne la protection, la sauvegarde et la conservation de nos forêts mais aussi donner des moyens nécessaire pour que ces ressources profite aux populations locales et autochtones».

 
Jennifer LABARRE

Bassin du Congo : la 17ème réunion du PFBC accouche des résolutions encourageantes

La  ville de Douala au Cameroun a abrité du 24 au 27 octobre 2017, la 17 ème  réunion du Partenariat pour les  forêts du bassin du Congo (PFBC).  Pendant 4 jours, les participants à cette rencontre ont travaillé d’arrache-pied pour que  cette réunion  accouche des résolutions qui permettront la conservation et la gestion durable des forêts du bassin du Congo.

De l’accueil réservé par le pays hôte aux multiples contributions de celui-ci, en passant par la qualité d’échanges des participants et des thèmes débattus, toutes les batteries  ont été mises en marche  pour que cette rencontre soit couronnée de succès.

A la clôture, toutes les parties ont souligné le progrès considérable accompli  dans l’atteinte des objectifs du renforcement de la coopération au sein du PFBC, en mettant en  exergue la valeur ajoutée de partenariat. L’augmentation considérable du nombre de membres de PFBC et l’ancrage  des nouvelles structures de coopération à savoir : le collège et le conseil de PFBC qui ont entamé leurs activités comme prévu, ont été perçus comme des signaux forts au cours de cette  17 ème réunion.

La grande innovation de cette rencontre  reste l’introduction à titre expérimental  d’un système de priorité annuelle de PFBC.  Ce mécanisme qui consistera à sélectionner les priorités à mettre en œuvre dans ce cadre jusqu’à la prochaine réunion devra d’une part  renforcer la prise en compte de la dimension sécuritaire dans la gestion et conservation de la faune sauvage, et développer une base de données pour les cellules de la mise en œuvre des résultats des actions menées par les partenaires du PFBC.

Les parties ont également exprimé leur satisfaction et appréciation pour les  réalisations issues de la facilitation de l’Union européenne qui prendra fin en décembre 2017. Elles se sont en outre félicitées de la confirmation selon laquelle, bien que sa mission de facilitation s’achèvera en décembre, l’UE restera membre engagé et actif du PFBC. Occasion pour elles d’émettre le vœu de voir les prochaines facilitations  se poursuivre sur la même lancée que celle empruntée par l’UE.

Trouver des moyens de coopérer avec d’autres secteurs clés au-delà de la foresterie et de l’environnement, et promouvoir de manière significative un engagement renforcé de partenariat avec les entités de secteurs privés, tels sont les 2 objectifs identifiés lors de la 16 ème réunion à Kigali en 2016. A  Douala, les parties ont appelé à poursuivre les efforts visant à promouvoir ces objectifs.

Au demeurant, des recommandations relatives aux questions de la protection et gestion durable des forêts du bassin du Congo, y compris le changement climatique ainsi que des nombreux autres documents et outils précieux pour les partenaires du PFBC ont été arrêtés.

 

Thierry-Paul KALONJI

 

Forêt : des scientifiques visitent les tourbières récemment découvertes en RDC

 Greenpeace Afrique organise du  27 au 29 octobre, une  expédition au village Lokolama, situé à près de 45 kilomètres de Mbandaka, Chef-lieu de l’ancienne province de l’Equateur. Les scientifiques, les autorités nationales, accompagnés de médias nationaux et internationaux  se rendrons dans les tourbières des forêts du Bassin du Congo  pour comprendre leur importance dans la lutte contre les effets des  changements climatiques.

Au cours de cette expédition, les scientifiques qui ont récemment découvert ces tourbières, vont continuer leur recherche et  mesurer la profondeur ainsi que le potentiel que ces gigantesques espaces renferment.

Selon les organisateurs, l’objectif de cette expédition est de montrer l’existence des tourbières dans les forêts intactes de la République Démocratique du Congo. Il s’agit surtout de montrer l’importance de ces tourbières dans la régulation du climat grâce leur grande capacité de stockage du dioxyde de carbone.

Les scientifiques auront donc l’opportunité d’expliquer aux journalistes et aux représentants du secteur forestier, l’importance de protéger les forêts du bassin du Congo et de conserver les zones de tourbières, précise le communiqué.

Après l’expédition, une journée d’échanges sera organisée sur le navire Esperanza avec les décideurs politiques, les scientifiques et les médias, afin de montrer les résultats de cette expédition et de discuter des solutions de conservation à mettre en oeuvre avec les communautés. Ensuite, certains participants vont raconter cette découverte cruciale dans la lutte contre le changement climatique à la COP23 à Bonn, à partir du 6 novembre, informent les organisateurs.

Cette expédition dans les tourbières s’inscrit dans cadre de la campagne “Donne une chance aux forêts du bassin du Congo” initiée par Greenpeace Afrique du 13 octobre au 10  novembre 2017 au Cameroun, en RDC et au Congo-Brazzavillle. Elle est appuyée par la présence du navire Esperanza, le plus grand navire de la flotte de Greenpeace, dans les eaux de la RDC depuis le 24 octobre 2017.

 

Alfred NTUMBA

 

Forêt : 51 % des surfaces boisées mondiales ont disparues en 2016

Dans un rapport  paru ce lundi 23 octobre 2017, Global Forest Watch (GFW)  a affirmé  qu’en 2016, les surfaces forestières qui ont été déboisées dans le monde équivalent à  la superficie de la Nouvelle-Zélande.  Une perte  qui a ainsi atteint un niveau record de 29,7 millions d’hectares.

Selon le rapport,  Cette déforestation s’explique par la forte augmentation des feux de forêt en 2015 et 2016. La responsabilité de l’agriculture et de l’activité minière est également pointée du doigt. Ce bond de 51 % en un an s’explique surtout par les nombreux incendies ayant sévi dans le monde l’an dernier.  Ce triste record des forêts détruites peut être battu en 2017, au regard des  récents brasiers en Californie et au Portugal.

Outre les incendies, la déforestation liée à l’agriculture, la coupe de bois et l’activité minière ont également contribué à l’importante réduction des forêts en 2016.

Ce rapport souligne aussi que la forte augmentation des feux de forêt en 2015 et 2016 est l’une des conséquences du courant cyclique chaud du Pacifique El Niño, le second plus intense jamais enregistré, qui a créé des conditions très sèches dans les Tropiques. Il a aussi joué un rôle dans les forêts boréales et tempérées.

Pour  GFW , un partenariat de surveillance des forêts lancé par l’organisme de recherche World Resources  Institute  (WRI) renseigne que  le changement climatique accroît aussi l’intensité et le coût des feux de forêt.

Le Brésil, l’Indonésie et le Portugal, ont subi des accroissements particulièrement importants de pertes de couverture forestière par le feu en 2016. Ainsi, elle a doublé au Brésil avec la région amazonienne qui a perdu 3,7 millions d’hectares, soit plus du triple de 2015. Le Portugal a perdu 4 % de ses surfaces boisées, la plus grande proportion tous pays confondus et près de la moitié des forêts calcinées dans toute l’Union européenne. Les auteurs du rapport affirment d’autre part que  la prévalence d’eucalyptus  qui brûlent facilement combinée à une mauvaise gestion des sols et au manque de mesures de prévention comme des coupe-feu expliquent ce bilan.

La République du Congo  quant à elle a subi l’incendie de forêt le plus étendu jamais signalé en Afrique centrale avec 15 000 hectares détruits en début 2016. A Fort McMurray, au Canada, les flammes ont ravagé en mai plus de 600 000 hectares et provoqué 8,8 milliards de dollars de dégâts.

Ces incendies de forêts et la déforestation  ne restent pas sans conséquences sur l’environnement. ils peuvent entraîner une hausse des morts prématurées, des maladies et avoir un impact économique très négatif, prévient le rapport, soulignant qu’ils peuvent aussi affecter les sources d’eau, la biodiversité et libèrent d’énormes quantités de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère.
Thierry-Paul KALONJI

Forêt : Greenpeace Afrique sensibilise les étudiants sur la préservation des forêts du Bassin du Congo  

Greenpeace Afrique a sensibilisé les jeunes étudiants de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), sur l’importance de la préservation des forêts du Bassin du Congo. Réunis à l’Amphithéâtre Léon de Saint Moulin, plusieurs dizaines de jeunes qui ont répondu à l’invitation ce samedi 21 octobre 2017, ont été éclairés sur l’importance de la forêt, et sur l’apport de jeunes à la préservation de celles-ci.

Selon le chargé de campagne et solution à Greenpeace, Crispin Assimbo, la gestion durable des ressources forestières doit donc devenir une priorité de développement cela devrait passer par l’implication des jeunes, car il est urgent, dit-il, de prendre en considération les points de vue des uns et des autre dans la prise de décision relatives au recour et à l’utilisation de ces ressources. « Les questions de protection de l’environnement est très capitale. Le monde aujourd’hui est entrain de connaître à petit feux, une transformation et des modifications à grande échelle, dues aux effets néfastes des changements climatiques. Lorsque nous reconnaissons que nos forêts constituent pratiquement le poumon vert pour régulier le climat mondial, cela vaut la peine aujourd’hui que nous puissions sensibiliser les jeunes sur le bien-fondé de la préservation pour que nos forêts soient sauvegardées », a-t-il souligné.

La journée de sensibilisation des jeunes a permis d’éveiller leur conscience collective et susciter leur adhésion massive au groupe des volontaires de Greenpeace engagés dans la protection des ressources forestières des forêts du Bassin du Congo. « Le groupe des volontaires de Greenpeace est constitué des jeunes universitaires, des écoliers, des jeunes travailleurs, bref, toutes les couches de la jeunesse. Tous, ensemble, nous nous motivons et motivons les autres à adhérer à ce mouvement afin de protéger nos ressources forestières », a précisé Jessica Nzadi, jeune volontaire de Greenpeace.

L’activité de Greenpeace a été aussi une occasion pour les organisateurs, d’annoncer l’arrivée très prochaine à Boma et Matadi, du MV Esperanza, le plus gros navire de la flotte de Greenpeace. Le MV Esperanza, accostera à Matadi, du 26 octobre 2017 au 3 novembre 2017, en vue de sensibiliser la population congolaise surtout celle du Kongo Centrale, les membres du gouvernement provinciale, les acteurs de la société civile et les communautés locales, sur les menaces qui pèsent sur les forêts congolaises et solliciter leur implication dans la préservation des forêts.

 

Fanny MENGA

Pollution : les forêts n’absorbent plus assez de C02, à cause des activités humaines

Les forêts tropicales ne nous sauveront pas,  affirmation faite par une étude scientifique publiée dans le journal Science, le mercredi 11 octobre 2017. Conduite par une équipe internationale, cette étude préconise la réhabilitation en urgence des forêts amazonienne et boréale qui n’absorbent plus le contenu dans l’atmosphère.

Le constat est angoissant, les forêts du monde entier relâchent dans l’atmosphère l’équivalant de 425 tétragrammes de carbone par an, soit 425 millions de tonnes. Des chiffres bien au-dessus de tout le trafic routier américain. L’explication de cette triste affirmation ne tient qu’à un seul mot, « la pollution ».

Les forêts sont tellement asphyxiées qu’elles commencent à libérer tous les agents polluants qu’elles absorbent jusque-là. Cela montre que l’homme ne peut plus rester passif car la forêt ne peut plus ce qu’il attendait d’elle.

Selon Alessandro Baccini l’un des principaux auteurs de l’étude, « comme toujours, les arbres continuent d’absorber le carbone prisonnier de l’atmosphère, mais le volume de la forêt n’est plus assez important pour compenser les pertes. La région n’est plus évier ».

La dégradation des forêts qui est responsable de ce phénomène découle généralement de feux de forêts, de la sécheresse et de la chasse. L’étude soutient que les satellites ne sont plus d’aucune utilité pour la préservation des forêts vierges. Du haut de leurs milliers de kilomètres, il leur est aujourd’hui impossible de surveiller ou quantifier les horreurs de la déforestation. Et ce, pour une raison très simple à savoir, ses ravages sont invisibles. Le massacre végétal qui sévit dans les forêts amazonienne, boréale et congolaise est masqué par l’épaisse canopée, ce dôme végétal uniforme surplombant la forêt qui laisse penser à l’œil non exercé que tout va bien. Ce qui n’est pas le cas.

Afin d’obtenir de plus amples informations sur les conséquences de ces ignominies, les scientifiques ont croisé plus de 12 ans de données satellitaires avec leurs propres travaux. et le résultat est sidérant, les émissions de carbone issues des forêts vierges sont en plein explosion, près de 60 % proviennent de la forêt amazonienne, 24 % d’Afrique, et 16 % d’Asie. La grande surprise est que la libération de carbone est due à la dégradation des forêts, et non à la déforestation comme on le croirait tous.

Les chercheurs rappellent que la préservation des forêts vierges est une priorité qui ne peut se réaliser qu’à travers le droit des peuples indigènes à disposer de leurs terres.
Thierry-Paul KALONJI

Environnement : Adoption d’un plan stratégique pour la filière huile de palme en RDC

Le deuxième atelier national sur la filière huile de palme en RDC s’est clôturé, le mardi 10 octobre 2017, avec l’adoption par tous, d’un plan stratégique des actions à mener pour la mise en œuvre de l’initiative TFA 2020 APOI (Tropical Forest Alliance), à travers le pays.

« Nous arrivons au terme de cet atelier avec les actions développées par les congolais en rapport avec les réalités du pays. Ce travail sera partagé à tous ceux qui s’intéressent au secteur pour assurer la mise en œuvre effective de ce projet dans les prochaines années. Il est vrai que 2020 est à nos portes, nous projetons 2025 vu la capacité de ce qu’il y a à faire », a déclaré Flory Botamba, Coordonnateur des projets à WWF/RDC

Le processus national de cette initiative repose sur trois phases dont, l’engagement du pays, le développement des principes nationaux et d’un plan d’action y relative et la mise en œuvre d’une plateforme nationale à l’appui à TFA 2020 APOI.

«Tout travail allant dans le sens de la protection des forêts congolaises mérite notre soutien. La demande de l’huile de palme au niveau mondial est énorme tandis que l’offre reste déficitaire. La production de l’huile de palme aura un impact positif dans la création d’emplois, l’augmentation des petits producteurs, l’augmentation des recettes publiques, et l’amélioration des infrastructures », a évoqué Evariste Bushabu, Secrétaire général au ministère de l’Agriculture, Pêche et Élevage.

En effet, pour concilier le développement du palmier à huile et la conservation de la nature en termes de protection des forêts, la RDC s’est engagée dans la plateforme TFA 2020 en vue de promouvoir la production de l’huile de palme. Il faut signaler que chaque année, la République démocratique du Congo importe environ 50.000 tonnes de l’huile de palme.

L’objectif général de TFA APOI 2020 vise  la promotion d’un développement durable du secteur palmier à huile conformément aux ambitions d’émergences des pays concernés dans le respect des bonnes pratiques environnementale et sociale.

Déclaration des marrakech

10 pays de la sous-région se sont engagés dans l’initiative TFA 2020. 7 pays signataires de la déclaration de Marrakech ont adoptés leurs principes nationaux et 3 d’entre eux se sont dotés d’un plan d’action bien défini.

En effet, l’initiative Tropical Forest alliance (TFA) APOI 2020, présente les opportunités telles que l’accès au marché, l’attraction des investisseurs et des banques, l’accompagnement des partenaires et donateurs.

Cette initiative met en exergue la lutte contre les changements climatiques, l’importance de la filière huile de palme, la promotion des partenariats publics privés et prend aussi en compte les objectifs de développement durable.

L’initiative est fondée sur les principes de durabilité, de transparence, et de partage équitable des bénéfices. A travers cette déclaration les pays signataires se sont engagés à la promotion d’un taux zéro déforestation net dans le développement de la filière huile de palme et le respect de plans nationaux d’affectation des terres tout en garantissant les droits des écolos et populations autochtones à travers le CLIP.

 

Jennifer LABARRE

 

 

Environnement : La RDC abritera le Fonds de l’économie verte en Afrique centrale

La République démocratique du Congo pourra abriter le FEVAC (Fonds de l’économie verte en Afrique centrale). Tandis que Brazzaville abritera le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo. C’est ce qui ressort des échangent entre experts, lors de la Conférence des ministres de l’Environnement de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Est. Cette annonce a été faite à Brazzaville, le mercredi, 04 octobre par Honoré Tabuna, Expert de la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale).

Ministre Congolais en charge de l’environnement, Amy Ambatobe saluant le Premier Ministre de la République du Congo, Clément Mouamba, lors de l’ouverture du segment de haut niveau de la Conférence des Ministre de l’environnement et des Finances de la CEEAC et CAE

Dans une interview accordée à ENVIRONEWS RDC, le Ministre congolais de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatombe a affirmé la détermination de son pays à abriter ce fonds, étant donné que la RDC occupe le ¾ des forêts du Bassin du Congo.

« Nous avons, en dehors du Fonds bleu pour le Bassin du Congo, le Fonds vert pour l’économie verte en Afrique Centrale, auquel la RDC a déjà financé à hauteur de 2 millions de dollars américains, et pour lequel nous nous battons pour que le siège soit abrité par la République démocratique du Congo », a-t-il informé.

La RDC est le premier pays à avoir contribué au FEVAC à hauteur de deux millions sur les trois millions de dollars américains convenus par les Etats, pour le démarrage de ce fonds.

Revenant sur la question de la ratification de l’Accord de Paris, Amy Ambatobe rassure que tout est mis en marche pour que cet acte institutionnel soit posé dans un plus bref délai. «  Le gouvernement de la République démocratique du Congo a bien endossé cela à travers le Conseil des ministres tenue le vendredi dernier. Et que le projet de ratification a été transmis à l’Assemblée nationale. Je crois que d’ici plus tard, 20 octobre, ce projet de loi va être ratifié », a-t-il déclaré.

Rappelons que le Fonds de l’économie verte en Afrique centrale a été créé et adopté à Kinshasa en octobre 2014, par les ministres de l’Economie et des Finances de la CEEAC. Il vise la promotion de la transformation structurelle du système de l’économie des ressources naturelles en général et celle du système de l’économie du bois en particulier.

Alfred NTUMBA