Archives de catégorie : Forêt

Forêts (RDC) : 30 scientifiques dénoncent le plan de « gestion durable » de l’AFD

Dans une lettre ouverte datée du 13 juillet 2017, trente scientifiques interpellent le ministre de l’environnement norvégien pour lui demander de rejeter le projet de gestion durable des forêts congolaises initié par l’Agence française de développement (AFD). Ce projet de 18 millions de dollars américains, s’inscrit dans le plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+) en République démocratique du Congo (RDC). Dans sa phase initiale, le projet envisageait la multiplication par trois, de la superficie des concessions forestières industrielles.


Les scientifiques s’opposent à ce projet d’exploitation de la forêt congolaise, évoquant une raison, «  la destruction des tourbières », un réservoir de carbone découverte récemment dans la cuvette centrale du bassin du Congo, considérée comme la plus grande en zone tropicale.
Parmi eux se trouve le professeur Simon L. Lewis de l’Université de Leeds (Royaume-Uni). Il fait partie de l’équipe de chercheurs qui ont révélé l’importance de ce réservoir de carbone, insoupçonné il y a encore quelques mois.
Dans sa lettre du 13 juillet, le professeur Lewis et les autres signataires s’inquiètent « de constater que l’AFD ne prête aucune attention particulière aux dommages que pourrait provoquer son programme sur les tourbières. Elle n’en parle même pas ». Pour cette raison, « nous considérons que, dans les circonstances actuelles, le projet de l’AFD doit être rejeté », a-t-il souligné.

Les scientifiques insistent sur la fragilité d’un milieu très sensible aux perturbations : « Aujourd’hui, il séquestre du carbone, mais couper les arbres ou modifier le drainage peut facilement conduire ces tourbières à relâcher dans l’atmosphère le carbone stocké, comme nous l’avons constaté en Indonésie », révèlent-ils.

Vers l’annulation des financements CAFI ?

Face à cette controverse entretenue au tour de la question de l’exploitation industrielle des forêts congolaises, les lignes sembles bougées du moins, du coté de l’instance devant financer ce projet.

La Norvège, qui a promis 200 millions de dollars à la RDC pour protéger sa forêt, a été sensible aux arguments évoqués par les scientifiques. « La Norvège et d’autres membres du comité technique du Fonds national REDD qui s’est réuni à Kinshasa ont invité l’AFD à soumettre une proposition qui garantisse que ce projet contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à la déforestation en RDC », a déclaré le Secrétaire d’Etat au climat et à l’environnement, Lars Andreas Lunde. L’AFD, qui n’a pas reçu officiellement les recommandations du comité technique, n’a pas souhaité s’exprimer, a révélé le Journal le Monde, qui affirme tout de même qu’après des débats tendus, l’Agence française de développement, a obtenu une dernière chance de revoir sa copie.

 

Alfred NTUMBA

RDC : Les investissements chinois au cœur d’une formation de journalistes

Une dizaine de journalistes de la République démocratique du Congo, ont été renforcés en capacité sur la pratique du « journalisme d’investigation ». Organisée à Kinshasa du 17 au 21 juillet 2017, cet atelier, s’inscrit dans le cadre du projet « Chine-Afrique pour l’amélioration de la gouvernance forestière ».

Le projet Chine-Afrique, vise la sensibilisation des parties prenantes impliquées dans la coopération sino-africaine, notamment les gouvernements, les opérateurs économiques africains et chinois, ainsi que les populations, au respect mutuel des lois et règlements, surtout celles qui régissent les secteurs de ressources naturelles, afin de promouvoir un véritable partenariat « gagnant-gagnant », auquel les différentes parties ont souscrit.

Cet atelier de renforcement des capacités, a été organisé par le Réseau Ressources Naturelles (RRN). La formation a permis aux chevaliers de la plume, d’acquérir des nouvelles connaissances et techniques devant leur permettre de mener à bien leurs enquêtes, pour la production des articles informatifs et convoquants, sur l’impact des investissements chinois en RDC.

« Je suis satisfait de la qualité des productions, et de participation des journalistes en terme d’interventions. Il y’a des signaux positifs qui prouvent que les acquis de cette formation pourront être bénéfiques, et aux journalistes, et à nous les organisateurs. Nous comptons beaucoup sur le travail qu’ils vont abattre dans l’avenir grâce à cette formation », a souligné, l’Assistant en charge de la Gouvernance forestière à la Coordination du RRN, Jean-Marie Nkanda.

Il a par ailleurs affirmé que son organisation est prête à soutenir financièrement et matériellement, quelques projets d’investigation sur l’investissement chinois en République démocratique du Congo. « Un financement est disponible pour appuyer deux projets d’investigation. Tout le monde continue à se plaindre sur la manière dont les ressources naturelles de la RDC sont gérées. Mon souhait est de voir des journalistes formés produire plus d’investigations afin que les congolais aient accès aux informations qui leur sont cachées ».

En effet, cette formation a été facilitée par Claude Mukeba, Chef des travaux à l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la Communication (IFASIC), qui par son expertise, a donné les premiers rudiments aux professionnels des médias, venus principalement de 3 provinces de la RDC à savoir Kinshasa, Haut Katanga et Kasaï Oriental.

Pour Concilie Lungemena, journaliste à l’Agence congolaise de presse (ACP), Haut Katanga, cette formation vaut son pesant d’or. Avec les connaissances acquises, la jeune journaliste se sent prête à se jeter à l’eau. «  J’ai eu une formation théorique sur le journalisme d’investigation à l’université. Mais ici j’ai eu à concilier la théorie à la pratique. L’investigation me passionne, et je suis tentée à faire une première expérience avec toutes les matières apprises lors de cette formation », a-t-elle fait savoir.

Des échanges avec la délégation chinoise, a permis aux chevaliers de la plume d’avoir des idées éclairées sur la vision et les engagements de la Chine pour le développement de l’Afrique en général et de la RDC en particulier. « Grace au Lobbying de notre organisation, Global Environnemental Institute (GEI), nous avons réussi à obtenir du gouvernement chinois, des lignes directrices pour organiser le secteur d’investissement chinois à l’étranger. Bien que ces directives ne soient pas contraignantes, mais c’est déjà quelque chose, car il est clairement défini que les investisseurs chinois doivent se conformer aux lois de leurs pays d’accueil », a informé Ren Peng, responsable de projets.

Notons que « Global Environnemental Institute », une Ong chinoise, dont la mission est d’aider les investisseurs chinois à minimiser les impacts de leurs investissements sur l’environnement, et promouvoir le développement durable pour l’amélioration du niveau social, économique et écologique des population.
Alfred NTUMBA

Forets : Le bois rouge du haut-katanga victime du marché Chinois

La Zambie ayant renforcé des mesures contre l’exploitation forestière illégale, c’est du haut-katanga, que provient désormais une grande partie du mukula, ce bois rouge très prisé par les fabricants de meubles de luxe chinois, a annoncé ce mardi jeune Afrique.


Utilisé dans la pharmacopée traditionnelle comme colorant, mais ce n’est pas pour ces propriétés que ce bois fait l’objet de convoitise des marchands chinois. Poussant en Zambie et en RDC, cet arbre au bois rouge compte parmi le trompeur de bois rose, très apprécié par le marché asiatique pour la fabrication de meubles de luxe.

Le bois de santal rouge et le poirier étaient jusqu’à récemment les principales victimes de cette pratique, mais leur quasi-extinction a poussé les importateurs à se tourner vers une trentaine d’autres espèces tropicales dont seize sont déjà menacées. Le mukula figure parmi ces dernières.

Selon Greenpeace, le gouvernement zambien a intercepté, en avril 449 camions transportant du bois en provenance de RDC. A en croire les statistique nationales Zambiennes, une quantité qui équivaut à près de 17 000 tonnes de mukula auraient été exploitées illégalement vers la chine, via la Zambie entre janvier et avril. En mai, Kinshasa avait envoyé une délégation en Zambie pour s’enquérir de cette situation.

La Chine, a été déjà pointée du doigt à cause de son marché de l’ivoire qui a signé l’arrêt de mort des milliers d’éléphants en Afrique. Ce nouveau marché du mukula ne vient que ternir l’image de ce grand consommateur asiatique.

Pékin se dit alerté par ce problème et entend bien apporter son soutien au gouvernement congolais pour qu’il renforce sa législation. Il a par ailleurs signalé que même si ce trafic est mauvais pour son image, il a le plus grand mal à contrôler les activités de ses propres activités forestières.

Pour rappel, il faut à Pterocarpus tinctorius (mukula) plus de quatre-vingt-dix ans pour atteindre sa maturité. Sur place au haut-katanga Il est vendu aux marchands chinois à environ 1 500 dollars la tonne. A leur tour ces marchands revendent la tonne entre 2500 et 4 000 dollars sur le marché chinois.
Thierry-Paul KALONJI

Forêt : WWF-RDC lance le projet « Gouvernance forestière »

Cinq provinces de la République démocratique du Congo vont bénéficier d’un nouveau projet de « gouvernance forestière » initié par le WWF-NORVÈGE avec les financements de l’Agence norvégienne de développement de la coopération (NORAD). Ce projet de 4 ans sera exécuté dans les provinces de Maindombe, Tshopo, Equateur, Mongala et Kongo centrale.

Le projet « Gouvernance forestière » lancé ce vendredi 14 juillet à Kinshasa, va accompagner les parties prenantes notamment l’administration forestière, le secteur privé et la société civile, dans le renforcement de la gouvernance.

« Le projet est financé à hauteur de 2 millions de dollars pour 4 ans. La société civile aura 40% de ce montant qui sera alloué au Réseau des populations autochtones et locales pour la gestion durable des écosystèmes forestier (REPALEF) y compris la Coalition nationale contre l’exploitation illégale du bois (CNCEIB). Le financement actuel va permettre aux organisations de la société civile d’avoir beaucoup de moyens, pour plus d’efficacité ». A déclaré le Coordonnateur de Programme Gouvernance forestière à WWF-RDC, Jean-Marie Bolika.

A en croire Monsieur Bolika, les activités de ce nouveau projet vont commencer avec l’installation dans les prochains jours, du Conseil consultatif de la province de Maidombe. S’en suivra en suite la planification d’autres activités de différentes parties prenantes.

La première phase de ce programme exécuté entre 2011 et 2015, a permis de réaliser le gap entre les prévisions et les réalisations. Sur les 57 concessions prévues au départ, seulement 23 ont été actives, et ont produit la moitié des prévisions escomptées.

D’après un rapport synthèse produit par le CIFOR et WWF en 2017, il a été constaté que des efforts ont été fournis par les exploitants forestiers pour répondre à leurs obligations légales relatives à l’exécution des clauses sociales.

Le Directeur national de WWF-RDC, Jean-Claude Muhindo, a par ailleurs invité les parties prenantes à plus de transparences et détermination afin d’atteindre les objectifs que s’est fixé ce projet. « L’évolution future des clauses sociales dépendra de l’engagement des autorités publiques associées à l’implication des Ong nationales et internationales, du secteur privé, de communautés locales et autochtones dans la consolidation des acquis obtenus jusqu’ici grâce à l’observation indépendante non mandatée. D’où le WWF plaide et s’inscrit en faveur de plus d’approches PPP et PPP. L’ancien PPP, pour Partenariat public-privé et le nouveau PPP, pour Profit Population-Planète ». A-t-il souligné.

Pour la représentante du gouvernement norvégien, ce programme va apporter un soutien aux organisations de la société civile dans l’accompagnement des communautés locales et des peuples autochtones, pour hausser le niveau de compréhension de processus de négociations des clauses sociales. « Le gouvernement norvégien considère que la société civile est un acteur clé dans la gouvernance forestière en RDC. Ce programme de WWF consiste à lui donner les moyens techniques et financiers pour renforcer son rôle d’observateur. Et à soutenir le gouvernement congolais à prendre des mesures adéquates qui tendent à réduire significativement les activités illégales dans le secteur », a déclaré le Premier secrétaire climat et forêt de l’Ambassade de Norvège en RDC, Hilde Dahl.

Reconnaissant tout de même les faiblesses qui ont minées l’aboutissement des clauses sociales de la première génération conclues entre 2010 et 2015, notamment les conflits entre les communautés locales et les exploitants forestier, le représentant du Ministre congolais de l’environnement, Justin Bitakwira, Ministre du développement rural, a rassuré le soutien du Ministère de l’Environnement et développement à ce nouveau projet, pour garantir l’aboutissement heureux de la seconde génération des clauses sociales qui seront lancées.
Alfred NTUMBA

RDC : des Ong accusent l’AFD et la Norvège de menacer les forêts congolaises

Une coalition d’ONG congolaises et internationales dont le Réseau Ressources Naturelles (RRN), Groupe de Travail de Climat REDD Rénové, Global Witness, Rainforest Foundation Norway, Rainforest Foundation UK, et Greenpeace accuse l’Agence française de développement (AFD) et le gouvernement de la Norvège de vouloir torpiller le moratoire instauré depuis 2O02 sur les forêts de la RDC.


Dans un communiqué publié ce jeudi 13 juillet, ces organisations non gouvernementales déclarent qu’« une partie de forêts tropicales équivalente à la taille de l’Italie pourrait bientôt être abattue par des exploitants industriels en République Démocratique du Congo, si un programme d’expansion du secteur industriel du bois financé par la Norvège est adopté mardi prochain à Kinshasa ».

Selon ce communiqué, le programme qui sera mis en œuvre par l’AFD avec les financements CAFI, consisterait à lever le moratoire sur l’allocation de nouvelles concessions forestières industrielles en RDC, financer les entreprises forestières, et tripler l’espace forestier exploité industriellement de 10 à 30 millions d’hectares.

« Ce projet doit être rejeté car il augmenterait massivement les émissions de gaz à effet de serre», a indiqué Jo Blackman de Global Witness.
Irène Wabiwa, Chargée des campagnes de Greenpeace estime que  » CAFI doit travailler avec les autorités congolaises pour annuler ces millions d’hectares de concessions qui opèrent illégalement, au lieu de promouvoir l’expansion d’un secteur qui est clairement hors de contrôle ».

Si ce programme est mis en œuvre, il pourrait être responsable de l’émission de 610 000 000 tonnes de CO2, soit presque autant que le secteur international de l’aviation en 2015. Les nouvelles concessions risquent d’inclure des marécages tourbeux, récemment découverts, qui stockent environ 2.8 milliards de tonnes de carbone. Et si cela serait le cas, environ 10.4 milliards de tonnes d’émissions de CO2 pourront s’échapper dans l’atmosphère précise ce communiqué.

La coalition des Ong fustige cependant, l’attitude controversée du ministre norvégien du climat et de l’environnement, Vidar Helgesen, qui a menacé de bloquer des financements forestiers au Brésil en réponse à un affaiblissement juridique de la protection des forêts et une déforestation croissante. « La Norvège est coupable d’une incohérence dans son approche. Elle donne l’impression de mettre la pression sur le Brésil, mais l’impunité pour des violations graves du droit forestier en RDC », a martelé Simon Counsell de Rainforest Foundation UK.

Cette coalition exige de la Norvège, le gèle des financements qu’elle octroie à des projets forestiers en RDC, jusqu’à ce que toutes les concessions forestières illégales aient été annulées, et jusqu’à ce que la proposition de l’AFD soit rejetée.

Notons que des membres du gouvernement de la RDC, de la Norvège et de la France vont se rencontrer le 17 et 18 juillet à Kinshasa pour réviser et adopter le programme, déjà dans sa deuxième version.
Alfred NTUMBA

Forêt : la RDC annule 5 contrats des concessions forestières illégalement attribués

Le Ministre de l’Environnement et développement durable de la République démocratique du Congo, Amy Ambatobe a annoncé ce vendredi 7 juillet, l’annulation de 5 contrats des concessions forestières attribués en contradiction flagrante avec les dispositions légales et le moratoire de 2005. Ces concessions attribués illégalement par ses prédécesseurs représentent environ 1.610.946 hectares des forêts.

« Notre mission est de contribuer au développement économique et social du pays par une gestion durable des ressources forestières. Ce qu’il nous faut c’est une bonne gouvernance qui permet d’assainir le secteur et d’appuyer les acteurs qui respectent les lois et les réglementations en vigueur. Et la bonne gouvernance forestière est aujourd’hui au cœur de nos préoccupations. C’est dans cette optique que j’ai procédé à l’annulation de 5 contrats de concessions forestières par l’arrêté n°006 du 3 juillet, lesquelles ont été attribuées illégalement par mes prédécesseurs » . A-t-il déclaré.

Cette nouvelle vient réconforter  les parties prenantes à la lutte contre l’exploitation illégale, notamment les ONGs nationales et internationale qui militent pour  la gouvernance forestière et le respect du moratoire instauré sur les forêts congolaises depuis 2005.

« Aujourd’hui nous sommes parfois critiqués à cause de la faiblesse de la gouvernance forestière, le mot du Ministre s’articule autour de cette bonne gouvernance qui permettra à ce que les lois de la République soient appliquées et respectées. Nous sommes satisfaits par ce que la Redd fait la promotion de la gestion durable des forêts qui rentre dans la bonne gouvernance », a souligné le Coordonnateur nationale de la REDD, Victor Kabengele.

Rappelons que les forêts Congolaises représente au moins 60% du territoire national ce qui constitue un défi majeur en terme de gestion et de gouvernance.

 

Jennifer LABARRE

Forêt : Le Gabon obtient 18 millions USD de CAFI pour protéger ses forêts

 L’État gabonais et la CAFI (Central African Forest Initiative) ont signé une lettre d’entente officialisant la mise à la disposition du Gabon d’une enveloppe de 18 millions USD (environ 10 milliards FCFA) pour protéger ses forêts et ainsi lutter contre les changements climatiques.

Le Gabon a obtenu 18 millions USD pour réduire de 50% ses émissions de gaz à effet de serre, mieux planifier et surveiller l’utilisation des terres et protéger plus de 23 millions d’hectares de forêt tropicale.

Si l’accord a été formellement signé par le ministre gabonais de l’Économie Régis Immongault, le Ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et le ministre norvégien de l’Environnement, ces derniers n’ont pas pu tous se retrouver à Paris pour célébrer cet accord, pour des raisons de calendrier selon un officiel.

« L’engagement des pays donateurs de CAFI à soutenir notre politique de développement durable témoigne de la reconnaissance des efforts que notre gouvernement a réalisés depuis des années, des efforts visant à optimiser notre développement tout en préservant les écosystèmes et la biodiversité. L’accord d’aujourd’hui réaffirme une fois de plus notre pleine adhésion à l’Accord de Paris, auquel les pays africains doivent maintenir leur engagement malgré les positions d’autres, comme l’ont rappelé, il y a quelques jours lors de la Conférence africaine des ministres de l’Environnement, Son Excellence M. Ali Bongo Ondimba, Coordinateur du Comité africain des chefs d’État sur le climat. », a déclaré le ministre Régis Immongault, manifestement satisfait de l’obtention de ce financement.

L’économie verte

Au cours de la cérémonie, les responsables européens qui assurent le financement du CAFI ont salué les efforts du Gabon en matière de protection de l’environnement.

« Cet accord constitue un grand pas en avant. Le Gabon s’engage à prendre des mesures qui, si elles sont mises en œuvre, préserveraient environ 98% des forêts tropicales du Gabon », a déclaré Vidar Helgesen, le ministre norvégien du Climat et de l’Environnement et président de CAFI avant d’ajouter «  CAFI est fier d’appuyer ce plan ambitieux, mais pragmatique qui vise à développer une économie à revenu moyen tout en préservant un capital naturel inestimable, pour le peuple du Gabon et pour le monde. ».

Magdy Martínez-Solimán, Assistant du secrétaire général de l’ONU a encouragé le Gabon a poursuivre sa politique de protection de l’environnement pour aboutir à la mise en place d’une économie verte. « Avec cet engagement, le Gabon pourrait définir une norme pour le développement durable qui pourrait inspirer d’autres pays d’Afrique centrale et occidentale. En accélérant les réformes, le pays s’engagera sur une véritable voie de l’économie verte qui offre des solutions pour le climat et l’agriculture et est plus attrayante pour les investissements du secteur privé vert. L’accord entre le Gabon et le CAFI ouvre la voie à une croissance économique sans déforestation », a-t-elle déclaré.

 

Afrucapostnews

Forêt : vers la mise en place du guide pour le partage équitable des bénéfices REDD+ en RDC

La République démocratique du Congo se doterra bientôt d’un guide pour le partage équitable des bénéfices provenant de la Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation, REDD+, à toutes les parties prenantes à ce processus. Cet outil de base devra aider à la révision de l’arrêté du cadre juridique et des autres instruments en la matière. C’est qui ressort de l’atelier de capitalisation des expériences en matière de partage de bénéfices REDD+, organisé par la Coordination nationale REDD (CN-REDD), avec l’appui de Forest People Program, le 19 et 20 juin 2017 dernier à Kinshasa.


les différents acteurs du secteur forestier ont adopté un mécanisme de partage équitable des bénéfices REDD après plusieurs échanges. Ils ont défini la politique de mise en œuvre de ce Processus dans les politiques forestières du pays.

« Il était pour nous question de partager les expériences acquises et les leçons tirées en terme de partage des bénéfices des activités REDD+ en RDC. Beaucoup d’expériences ont été développées par des initiatives porteuses de projets, il faut justement s’assurer d’une manière consensuelle que nous partageons les principes clés qui sous-tendent un mécanisme de partage des bénéfices. C’est à dire partager les résultats d’un effort collectif », a précisé le Coordonnateur de la CN-REDD, Victor Kabengele.

Selon Luc Lutala, Secrétaire exécutif adjoint des groupes d’intérêt coopératif économique du Sud Teke (Douala), cet atelier constitue la base de la motivation et de l’incitation aux investissements des communautés dans le processus REDD+. « Si on veut amener ces communautés à protéger l’environnement, nous devons leur proposer des moyens alternatifs pour vivre. D’où l’intérêt des bénéfices carbones, qui doivent être redistribuer à toutes les parties prenantes », a t-il suggéré.

Les échanges d’expériences de terrains ont révélé que la REDD+ doit être considérée comme une incitation économique pour le développement des capacités institutionnelles et la gouvernance des forêts congolaises.

Ainsien effet, la clarification du régime foncier et du droit traditionnel, de la gouvernance améliorée et d’une meilleure compréhension des décisions économiques des ménages sont des éléments clés pour réussir la mise en œuvre des politiques liées à ce processus.

Notons que, Cet atelier rentre dans ce qu’on appel un processus participatif qui fait que les différents acteurs qui investissent dans la REDD+ se mettent ensemble pour la mise en place des instruments pour favoriser le partage équitable des revenus pour tous les acteurs.

 

Jennifer LABARRE
Et les stagiaires de l’IFASIC
Charlie LUTEZA et Bernice SELO

Mois de l’environnement : le PNUD veut susciter l’engagement des kinois à la préservation de l’environnement

Rapprocher l’homme de la nature, est le thème de ce mois de l’environnement en marge duquel le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), a organisé une journée de réflexion sur la préservation de l’environnement, ce mardi 20 juin au Jardin Botanique de Kinshasa.

Cette activité se joint aux côtés​ d’autres actions déjà organisées en marge de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin de chaque année pour sensibiliser les populations et permettre à chaque personne de prendre conscience et s’engager pour la protection de la nature. 

 » Il est important de protéger l’environnement et la gestion des aires protégées pour permettre un développement durable. Nous profitons de cette occasion pour rappeler à chacun de nous, les bienfaits des aires protégées qui sont aussi des lieux de réflexion, de tourisme, et de la recherche scientifique « , a souligné le Représentant du Directeur général de l’iccn, Paul Nlemvo.

A cet effet, le Responsable du secteur de l’environnement du PNUD, Idesbald Chinamula, a lancé un appel pour que chaque personne s’engage dans cette noble cause, « la protection de l’environnement ».

« Les questions de l’environnement sont aujourd’hui au cœur de tout développement. Il est important d’insérer cela dans la planification des activités du gouvernement pour aider les populations à court, moyen et long terme, à vivre dans un environnement sain. L’environnement est une affaire de tous et ceci nécessite aussi l’engagement de tous. J’en appel aux médias, aux politiques, et autres acteurs à travailler ensemble pour mener à bien cette lutte. Tout le monde a un rôle à jouer pour protéger la nature », a t-il précisé.

Après ce bref cérémonial, une visite guidée dans le Jardin a permis aux invités, notamment les étudiants, les journalistes et chercheurs à comprendre le rôle de la nature dans la vie des êtres vivants. Les invités à cette journée de réflexion ont  formulé quelques recommandations. 

« C’est bien de rapprocher l’homme de l’environnement. Mais il est important que ce dernier comprenne le pourquoi.   Ce contact direct avec la nature nous a permis de comprendre l’importance de la protéger  et de  s’engager durablement », a déclaré Yaga Nzege Christian, étudiant en sciences de la biologie de l’Université de Kinshasa.

 

Jennifer LABARRE

Environnement : célébration de la journée mondiale de lutte contre la désertification et la dégradation des terres à Kinshasa

Plusieurs parties de la République Démocratique du Congo sont soumises aux problèmes de désertification et de la dégradation des terres, a renseigné le samedi dernier, Monsieur John Muneng, directeur en charge des questions liées à la lutte contre la désertification à la direction du développement durable du ministère de l’environnement en RDC.

C’etait à l’occasion d’une rencontre de réflexion entre acteurs de l’environnement , les étudiants et  quelques ong de la société civile en marge de la journée mondiale de lutte contre la désertification et la dégradation des terres célébrée le 17 juin de chaque année, sous l’Initiative de l’ong environnementale, ogec.

<< La RDC entant que signataire de l’engagement globale denommé challenge bonn, est appelé à restaurer d’ici à 2030, huit millions de paysages forestiers dégradé dans le cadre de la convention internationale de lutte contre la désertification >> a rappelé le directeur John muneng.

Ainsi, pour sa part, Francis Usseni, président de l’ong environnementale, organisation pour le gestion de l’environnement au Congo, a insisté sur le création d’une plate-forme au sein de la société civile pour travailler en synergie sur toutes les questions qui touchent directement l’environnement.notamment les changements climatiques, la pauvreté des terres, etc.

Notons que Jusque là , la RDC ne dispose pas encore d’une politique de gestion des terres.

Flore Ndeke