Archives de catégorie : Forêt

Tourbières : Greenpeace Afrique et la société civile préviennent contre l’exploitation industrielle

« Pas d’exploitation pétrolière, ni exploitation industrielle du bois dans les tourbières de la Cuvette centrale ». C’est l’essentielle du message envoyé en direction de la République démocratique du Congo et la République du Congo par Greenpeace Afrique et quelques organisations de la société civile environnementale à travers une déclaration commune faite à Kinshasa, ce mardi   décembre, ces organisations invitent les pays qui se partagent les tourbières de la cuvette centrale à arrêter toute tentative d’explorer et ou d’exploiter dans ces zones d’importance planétaire.

«L’intégrité du complexe de tourbières du bassin du Congo, l’écosystème environnant et les droits des communautés locales et peuples autochtones doivent être garantis », a souligné Irène Wabiwa, responsable de Campagnes Forêt à Greenpeace Afrique. «Nous demandons que les gouvernements de deux Congo, les bailleurs de fonds, les multinationaux, et les investisseurs qui se préoccupent des questions environnementales ne puissent accélérer ni autoriser l’exploitation industrielle du bois d’œuvre, l’agriculture, et le pétrole dans les tourbières. Il est plus qu’important qu’elles soient gardées intactes, car son explosion mettrait à risque l’humanité toute entière », 

Greenpeace Afrique et les organisations de la société civile environnementale invite les donateurs internationaux a fixer l’annulation des concessions et des blocs pétroliers qui chevauchent la zone des tourbières comme condition préalable à un soutien financier supplémentaire ou validation de tout programme que leur financement pourrait financer.

Avec sa capacité énorme de séquestration du Carbonne, les forêts du Bassin du Congo représentent un élément essentiel de la stabilité du climat mondiale. Environ 75% des tourbières contenues dans cette forêts sont actuellement menacées  par des blocs pétroliers dans ces deux pays. Et les concessions forestières industrielles quant à elles,  y occupent environ 18% de la superficie totale de ces tourbières. Continuer la lecture de Tourbières : Greenpeace Afrique et la société civile préviennent contre l’exploitation industrielle

Forêt : Près de 100 arbres plantés dans le parc animalier de la N’sele

Plus d’une centaine d’élèves venus de différentes écoles de Kinshasa, ont procédé à la plantation d’environ 100 arbres dans le Parc animalier de la N’sele. Cette activité organisée à l’occasion de la journée nationale de l’arbre a donné rendez-vous au ministre de l’environnement et développement durable, Claude Nyamugabo, à la vice-ministre, Madame Jeanne Ilunga zaïna et à quelques acteurs impliqués dans les questions de reforestation.

Les élèves se préparant à planter les arbres à Kinshasa (Photo, Serge Ntumba)

« Mon rôle aujourd’hui est de vous sensibiliser parce que le président nous a mis au centre de son projet. Toutes les personnes qui se distingueront dans la plantation d’arbres, recevront le diplôme que nous appelleront diplômevert. J’interpelle nos établissements publics notamment l’Institut congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), l’Agence congolaise de l’Environnement et le Fonds forestier national à s’impliquer pour répondre aux attentes de cette grande initiative »,a déclaré le Ministre de l’Environnement et développement durable, Claude Nyamugabo.

Le message du ministre a été bien capté par ses collaborateurs. Le Fonds Forestier National se dit prêt à accompagner la vision du chef de l’Etat durant son quinquennat. Continuer la lecture de Forêt : Près de 100 arbres plantés dans le parc animalier de la N’sele

Agriculture : INERA Yangambi, un phoenix et une histoire de succès des années 40

Donné pour disparu par les uns, et en état de mort cérébrale par les autres, l’Institut National d’Etude et Recherches Agronomiques (INERA) est loin de porter toutes les étiquettes qui lui sont collées. Située à Yangambi dans la province de la Tshopo, cette grande institution de recherche qui a tant fait la fierté de la République démocratique du Congo en matière agronomique est bel et bien fonctionnelle et continue de servir le pays dans plusieurs domaines, notamment dans la livraison de semences de base ou encore dans la lutte contre la mosaïque africaine de manioc.

«  L’INERA n’est jamais mort comme le confessent plusieurs langues, nous sommes toujours d’actualité et en activité pour accompagner notre pays à booster son développement », a déclaré Posho Ndola, Directeur général de l’INERA Yangambi. « Dans le domaine phytogénétique, nous avons un herbarium national le plus riche d’Afrique centrale regorgeant plus 150 mille spécimens. Et nous avons un intéressant domaine de recherche qui est d’actualité, dans lequel nous faisons aussi des études sur le biotope ».

Crée en 1933 par l’arrêté royal Belge dans le but d’assurer la promotion du développement de l’agriculture congolaise, en se penchant sur les observations, les études fondamentales et les expérimentations dans le domaine agronomique, l’INERA Yangambi entend avec l’appui de ses partenaires dont le projet FORETS (Formation Recherche et Environnement dans la Tshopo) du CIFOR reprendre sa place de leader dans le monde, surtout dans son domaine de prédilection, l’agronomie. Continuer la lecture de Agriculture : INERA Yangambi, un phoenix et une histoire de succès des années 40

Environnement : Les volontaires de Greenpeace Afrique sensibilisent sur l’importance de l’arbre

Ayant réalisé que l’école est l’endroit par excellence où on peut trouver les enfants avertis et ouverts d’esprit, les volontaires de Greenpeace Afrique ont organisé une journée de sensibilisation sur l’importance et le rôle de l’arbre dans l’environnement. Organisé à l’occasion de la journée nationale de l’arbre célébrée chaque 05 décembre, cette activité rentre dans le cadre des efforts de Greenpeace à lutter contre les changements climatiques.

Les élèves de l’EP Mvundu pour la vacation matin et ceux de l’Institut Tuzolasana dansla commune de Kimbanseke ont été de cibles de volontaires de Greenpeace.

« Nous sommes venus informer les élèves sur l’importance de l’arbre source d’xygène. Le concepteur de ce monde avait voulu que les hommes et la nature vivent en interrelation. Nous avons constaté que cette interrelation est en train de se rompre. Nous voulons que ces élèves grandissent avec cette éducation pour que notre environnement soit effectivement protégé »,a déclaré le coordonnateur des volontaires de Greenpeace, Justin Tumbile.

Il était question au cours de cette descente de terrain d’expliquer et d’augmenter l’intérêt des écoliers sur la protection de l’environnement, afin de mieux le comprendre et de commencer à agir en conséquence. Continuer la lecture de Environnement : Les volontaires de Greenpeace Afrique sensibilisent sur l’importance de l’arbre

Forêt : FONAREDD, le COPIL adopte le financement du projet PGDF

16 millions de dollars américains c’est le montant que la CAFI (Initiative pour les Forêts d’Afrique Centrale), va bientôt décaisser pour le début du Programme pour la Gestion durable des forêts (PGDF), qui sera exécuté par l’Agence Française de Développent (AFD). Ceci est l’une de grandes décisions prises au cours de la réunion du Comité de pilotage du Fonds National REDD (FONAREDD), organisée à Kinshasa ce jeudi 05 décembre.

« Ce programme a une feuille de route qui a été approuvée par le ministère de l’Environnement. Ce deux ensemble [Programme et Feuille de route], nous permettent maintenant d’avancer dans ce partenariat entre CAFI et la RDC. Nous sommes très contents, car c’est ce travail qui va nous permettre ensemble dans l’avenir de réaliser plusieurs chantiers, en termes de reformes dans le secteur des forêts », s’est réjouis Jostein Lindland, conseiller principal au Ministère du Climat et de l’Environnement de Norvège.

Le PGDF pourrait démarrer ses travaux de manière effective au mois de septembre 2020. Bien avant cette échéance, la CAFI prévoit un petit financement qui va permettre de faire pont entre le stade actuel et le début de l’exécution du programme. Le projet va focaliser ses activités notamment sur la politique forestière, le code
forestier, la foresterie communautaire, et d’autres aspects qui n’étaient pas pris en charge par le projet AGEDUFOR, terminé en août 2019. Continuer la lecture de Forêt : FONAREDD, le COPIL adopte le financement du projet PGDF

Environnement : Le ministre de l’environnement invite les congolais à planter des arbres

A l’occasion de la journée nationale de l’arbre, le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo, a invité le peuple congolais à planter des arbres pour sauver la planète bleue en proie au changement climatique.

Un jeune enfant plantant un arbre dans leur Parcelle à Kindele

« Le thème retenu pour cette année est, un congolais, un arbre pour préserver notre planète. Il vise à galvaniser toute la population dans l’effort de reboisement pour la conquête des savanes et la création des espaces verts dans les zones d’habitation », a-t-il informé.

Pour le ministre de l’Environnement de la RDC, il s’agit d’une question naturelle d’éthique car partout où l’arbre a disparu, l’homme a été puni de son imprévoyance. « Il est en effet de notre responsabilité de transmettre aux générations futures cette culture de plantation des arbres », a-t-il insisté. Continuer la lecture de Environnement : Le ministre de l’environnement invite les congolais à planter des arbres

Forêt : Nene Mainzana, « la société civile congolaise dit non à la levée du moratoire et le transfèrement des eaux »

Madrid la capitale Espagnole est depuis ce mardi 2 décembre sous tous les projecteurs suite à l’organisation de la 25èmeconférence des parties pour le Climat. Censée prendre part à cette grand-messe climatique, la société civile congolaise entend au travers de ces assises réaffirmer sa position quant au maintien du moratoire sur les forêts congolaises et son opposition farouche au projet du transfèrement des eaux du fleuve Congo vers le lac Tchad, sans qu’aucune étude approfondie ne soit menée au préalable. 

« Nous de la société civile, nous estimons que nos forêts doivent continuer à être sous moratoire, étant donné que la troisième condition relative à l’affectation des espaces n’est pas encore remplie », a justifié Néné Mainzana, membre de la société civile environnementale congolaise. « Comme l’aménagement du territoire travaille déjà sur ce processus, nous croyons qu’à la fin lorsqu’il y aura une loi sur les questions de l’aménagement, nous ne pourrions que plaider pour la levée de ce moratoire », a-t-elle précisé.

S’agissant de la question du transfèrement des eaux de la RDC vers le lac Tchad, la société civile se dit opposée à ce projet, tant que les études approfondies ne seront pas réalisées pour faire toute la lumière sur cette question. Pour cette organisation, transférer les eaux sans ces études, risquerait d’être un saut vers l’inconnu pour la RDC. Continuer la lecture de Forêt : Nene Mainzana, « la société civile congolaise dit non à la levée du moratoire et le transfèrement des eaux »

Forêt : De Maniema Union 2 à Long Xin, que cache le changement de dénomination ?

L’entreprise chinoise Maniema Union 2 vient de changer sa dénomination. Désormais, elle s’appellera Long Xin (Sarl U [Société à responsabilité limité unipersonnelle]). Ce changement est intervenu de suite de la réunion de l’Assemblée générale mixte tenue le 20 août 2018, à Kinshasa.

Par la même occasion, l’Assemble générale de cette entreprise a nommé Xu Youming comme le nouveau gérant en remplacement Wen Shihan.

Bien avant ce changement, l’entreprise chinoise Maniema Union 2 a été à la base de plusieurs dénonciations à cause de l’exploitation illégale du bois dans les trois concessions qu’elle possède dans la province de l’Equateur. Un rapport de Global Witness avait également mis sur la place publique les abus commis par cette entreprise dans l’exploitation forestière, et ses ramifications avec des autorités militaires de la RDC.

Si par le passé, les noms de certaines personnalités politiques et militaires congolaises étaient cités dans les affaires qui engageait cette entreprise de droit chinois, la nouvelle dénomination de MU2 ne laisse nullement transparaître les ramifications avec ces noms bien connus du grand public pour leur soutien à l’entreprise.

Pour la société civile de la Province de l’Equateur, ce changement de dénomination relève de la stratégie de Maniema Union 2 à se disculper.

« C’est bien dommage, Long Xin doit s’assumer en ce qui concerne l’actif et le passif de tout ce qui a été fait par Maniema Union 2, par rapport à l’exploitation forestière. Pour nous ça n’a aucun impact sur notre travail. Nous continuons la lutte jusqu’à ce que nous puissions avoir les résultats escomptés », a réagit le coordonnateur de la SOCIPA (Société civile de la Province de l’Equateur), Fabien Mungunza.

Notons par ailleurs que la SOCIPQ s’était constituée en partie civile contre un technicien de Maniema Union 2 arrêté en flagrance dans le territoire d’Ingende.

Selon cette partie civile, le Parquet de Grande instance de Mbandaka aurait subit des pressions extrêmes des autorités nationales et provinciales pour libérer l’incriminé. La SOCIPQ a formé Appel contre le jugement inique qui avait acquitté le sujet chinois de MU2. Au degré d’appel Long Xin sera appelé à comparaitre comme civilement responsable des faits commis par l’agent de l’entreprise dont elle hérite le passif et l’actif, pense Fabien Mungunza.

Alfred NTUMBA

Forêt : Abus de Maniema Union 2, la SOCIPEQ dénonce l’indifférence des autorités congolaises

La Société civile de la Province de l’Equateur a dénoncé l’indifférence des autorités provinciales et nationales face à l’exploitation forestière anarchique perpétrée par l’entreprise Maniema Union 2 dans la province de l’Equateur, au nord de la République démocratique du Congo. Ceci, malgré les multiples dénonciations tant des communautés locales que des organisations de la société civile. La déclaration a été faite ce samedi 30 novembre à Kinshasa par les acteurs réunis au sein de RENOI (Réseau National des Observateurs Indépendants de la République Démocratique du Congo).

« L’exploitation industrielle incontrôlée par la société Maniema Union 2 expose les forêts de la région à la déforestation, et risque de compromettre tous les efforts du pays en général et de la province de l’Equateur en particulier, à lutter activement contre les effets du changement climatique », a indiqué Fabien Mungunza, président de la SOCIPEQ.

Pour la société civile, Maniema Union 2 ne tient pas compte de plans simples de gestion partout où elle exploite. Cette entreprise chinoise utilise même des permis de coupe artisanale obtenus de tierces personnes, et marchande en négociant avec les chefs de villages et les ayants droit au détriment des communautés locales. Cette pratique met en mal les développements des infrastructures d’utilité commune sensées bénéficier à toute les communautés propriétaires des forêts. Continuer la lecture de Forêt : Abus de Maniema Union 2, la SOCIPEQ dénonce l’indifférence des autorités congolaises

Forêt : Tourbières et Pétrole dans les Virunga et Salonga, Greenpeace hausse le ton

Plus d’une centaine des jeunes venus de tous les quatre coins de Kinshasa ont répondu présents à la marche « Climat », organisée par Greenpeace Afrique à Kinshasa, ce vendredi 29 novembre. Cette marche qui a commencé à la Paroisse Notre Dame de Fatima a eu pour point de chute la primature, où un mémo devait être déposé.

Marche de Greenpeace Afrique à Kinshasa, ce vendredi 29 novembre 2019.

Avec comme message essentiel, « les forêts du bassin du Congo et ses tourbières sont vitales pour la survie des peuples des forets et la stabilité du climat, protégeons les », cette marche a été initiée en prélude de la COP25.

Arpentant le boulevard du 30 juin, les marcheurs ont haussé le ton pour décrier toute tentative d’exploitation du pétrole dans les plus vieux parcs d’Afrique, à savoir les Virunga et la Salonga.

« Les organisations de la société civile environnementales prient au premier ministre de préserver l’intégralité physique du complexe de tourbières du bassin du  Congo, et les écosystèmes environnant y compris les parcs nationaux de la Salonga, et des Virunga », a déclaré Irène Wabiwa, chargée de campagne forêts à Greenpeace Afrique.  Continuer la lecture de Forêt : Tourbières et Pétrole dans les Virunga et Salonga, Greenpeace hausse le ton