Archives de catégorie : Forêt

Forêt : La RDC va se doter d’une politique forestière nationale d’ici la fin de l’année

La République démocratique du Congo va disposer bientôt d’une politique forestière nationale (PFN). Ce document utile pour la gestion efficace et efficiente des forêts congolaises, est en cours de préparation à Kinshasa. Les travaux de l’élaboration de ce document ont été lancés, ce mercredi 04 mars, par le Ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nymugabo Bazibuhe.

Dans un contexte marqué par la pauvreté et la dépendance à la forêt d’une majeure partie de la population congolaise, il devient impérieux et urgent pour la RDC d’élaborer une politique ayant pour motivation entre autres de renforcer le rôle du secteur forestier dans la réduction la pauvreté tout en gérant durablement les ressources forestères.

« Malgré nos 55 millions d’hectares de forêts et 60 ans d’indépendance, la RDC avec son rôle de deuxième poumon du monde ne dispose pas jusqu’à ce jour d’une politique forestière nationale. La politique forestière dont nous lançons les travaux aujourd’hui va nous permettre d’arriver à la révision du Code forestier afin qu’il soit le plus inclusif possible », a déclaré le Ministre. « Nous pensons qu’avant la fin de cette année nous auront une politique forestière qui sera la boussole de la gestion de notre forêt ». Continuer la lecture de Forêt : La RDC va se doter d’une politique forestière nationale d’ici la fin de l’année

Forêt : Affaire 9 concessions attribuées aux chinois, la réaction musclée de Greenpeace Afrique

L’ONG internationale Greenpeace Afrique se dit préoccupée par l’attribution de neuf concessions forestières aux entreprises chinoises, par le Ministre de l’Environnement, Claude Nyamugabo. Dans un communiqué dont copie est parvenue à Environews, ce merecredi 04 mars, Greenpeace Afrique invite le ministre au respect de ses promesses de transparence et exige la publication sur le site du ministère, d’ici ce vendredi 06 mars, de tous les documents afférents à ces attributions.

« Il s’agit, pour chacun des neuf contrats, du contrat lui-même, de l’acte de cession conclu entre les concessionnaires, de la demande de cession adressée au ministre, de l’ancien contrat de concession, de l’arrêté autorisant la cession, ainsi que des accords des clauses sociales avec les communautés concernées », a indiqué Irène Wabiwa Betoko, chef de projet international a.i. pour la campagne forêt de Greenpeace.

Le Ministre congolais de l’Environnement et Développement Durable doit réagir au premier grand scandale forestier de son ministère, précise cette organisation de la société civile. Greenpeace Afrique se joint ainsi à ses partenaires de la société civile pour demander la publication immédiate de ces contrats, ainsi que celle de tout document associé à leur attribution. Continuer la lecture de Forêt : Affaire 9 concessions attribuées aux chinois, la réaction musclée de Greenpeace Afrique

Forêt : Un appel à une approche régionale pour améliorer la gouvernance du bois-énergie

La croissance démographique, l’urbanisation rapide et l’insécurité énergétique entrainent une demande croissante de bois-énergie en Afrique subsaharienne. On estime que le bois-énergie est actuellement la principale source d’énergie pour la cuisson pour plus de 60 % des ménages de la région, contribuant à la sécurité alimentaire et aux besoins nutritionnels de millions de personnes. Mais en raison d’une gouvernance inadéquate et du caractère informel du secteur, il est actuellement une cause majeure de dégradation des forêts et de déforestation.

Alors que différents pays de la région partagent des défis communs pour rendre le bois-énergie plus durable, le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) et le Mécanisme forêts et paysans, avec le soutien de l’Union européenne, ont organisé un échange régional avec des représentants de l’Angola, le Botswana, la République démocratique du Congo, le Malawi, le Mozambique, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe, pour discuter comment mieux intégrer le bois-énergie dans les politiques énergétiques et de réduction de la pauvreté, aussi qu’encourager l’apprentissage mutuel des stratégies nationales en matière de bois-énergie. Continuer la lecture de Forêt : Un appel à une approche régionale pour améliorer la gouvernance du bois-énergie

Forêt : 9 concessions octroyées aux entreprises chinoises, l’indignation de la société civile

La société civile environnementale s’est réunie en urgence ce lundi 24 février, à Kinshasa, pour statuer sur la problématique de neuf concessions forestières attribuées récemment aux entreprises chinoises, par le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo.

Les différents regroupements de la société civile environnementale dont le RENOI, CNCEIB, GTCRR, CODELT, RCEN, et autres, n’ont pas caché leur indignation face à l’acte posé par le ministre de l’Environnement, et promettent de présenter leur note position, d’ici la fin de la semaine.

« Chaque fois qu’un nouveau ministre arrive, le premier discours c’est de garantir l’ouverture, la transparence, et la bonne foi. Mais dès qu’ils prennent le temps de comprendre comment fonctionne le système, la première décision qui a toujours été prise c’est d’attribuer les nouvelles concessions, et cela nous préoccupe », s’est indigné Augustin Mpoyi, cadre du CODELT.

La société civile environnementale ne semble pas pressée dans sa prise de position. Les acteurs ont décidé d’analyser froidement et sérieusement les arrêtés du ministre pour mieux appréhender la motivation qui ont présidé à cette action qu’ils présument violer le moratoire. Continuer la lecture de Forêt : 9 concessions octroyées aux entreprises chinoises, l’indignation de la société civile

Forêt : Claude Nyamugabo et les élèves du Camp Tshatshi mettent en terre plusieurs plantules d’arbres

Plusieurs plantules d’arbres ont été mises en terre par les élèves du Camps Colonel Tshatshi, et le Ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo. Cette activité qui s’inscrit dans le cadre du projet Jardins scolaires,1 milliard d arbres à l’horizon 2023, a eu ce samedi 22 février, à Kinshasa.

ministre de l’Environnement et Développement Durable, Claude Nyamugabo aidant un écolier à planter l’arbre sur le site du Mont Ngaliema à Kinshasa.

Ce projet qui vise à lutter contre les effets néfastes du changement climatique, relève de la vision du chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi,  de reboiser la République démocratique du Congo. « C’est dès le bas âge que les enfants devraient prendre conscience de l’importance de l’arbre et du protecteur de la République Démocratique du Congo pour la planète dans le domaine climatique. Des pourparlers sont en cours avec le Ministère de l’EPST en vue d’intégrer des cours en matière environnementale dès la rentrée scolaire 2020-2021 », a-t-il informé.

Pour le développeur de l’initiative Jardins scolaires pour 1 milliard d’arbres, Junior Tshiteya, le choix du site de Mont Ngaliema ne relève pas d’un hasard pour recevoir cette activité. Il s’agit de créer en pleine ville de Kinshasa, un puit de carbone capable de séquestrer les émissions urbaines. Continuer la lecture de Forêt : Claude Nyamugabo et les élèves du Camp Tshatshi mettent en terre plusieurs plantules d’arbres

Forêt : Ex Maniema Union2 aurait exporté un important volume de bois sous un autre label

Long Xin Sarlu (ex Maniema Union 2) aurait exporté un important volume de bois sous le label d’une autre entreprise ENCORE PLUS, issue de la même firme. La demande de cession adressée au ministère de l’Environnement et développement durable par la hiérarchie de Long Xin Sarlu fait mention de 29.194,924 mde bois d’œuvre déjà cédé à cette nouvelle entreprise, et par conséquent, l’entreprise chinoise demande au ministère d’entériner cette action.

Le ministère a-t-il entériné la demande de la géante chinoise de l’exploitation du bois d’œuvre ? Aucune source du ministère n’a voulu s’exprimer ni commenter cette question. Selon les observateurs, cette demande de cession de Long Xin  Sarlu se justifie par le fait que l’entreprise sous son ancienne casquette s’est vue refuser son bois sur le marché international.

Pour passer outre ces contraintes, l’entreprise a opté pour la nouvelle stratégie pourvue qu’elle arrive à son résultat. Ce volume de bois cédé représente environ 15,7 millions de dollars américains, selon qu’il est établi que sur le marché, le prix standard par volume s’élève actuellement à 480 euros le mètre cube.

A en croire les analystes, un acte de cession n’est nullement illégal. Cependant, là où le bât blesse c’est quand l’on sait que Maniema Union 2, malgré le changement de sa dénomination, continue à exploiter en toute impunité le bois congolais. Ce qui laisse présager une sorte de complicité entre le ministère, qui selon les informations recoupées, aurait autorisé cette cession.

Alfred NTUMBA

Biodiversité : Près de 22 millions d’euros pour ressusciter le Fonds OKAPI

Après dix années de préparatif, le Fonds Okapi a accusé réception de 14 millions d’euros de la coopération Allemande à travers KWF, et 7,4 millions de dollars de la Banque mondiale. De l’argent versé par les partenaires pour le démarrage de ce fonds devant soutenir les activités dans les aires protégées de la RDC.

Les elphants dans le Parc national de la Garamba en RDC.

« Dans 20, 30 et 50 ans on espère que le fonds sera toujours à mesure de subventionner les acteurs sur terrain. C’est vraiment un financement à long terme. Comme le pays est très vaste et pour des raisons d’efficacité, nous allons travailler avec les structures qui gèrent déjà ces aires protégées entre autre L’ICCN puis et ses gestionnaires subdélégués comme nous avons African Parks », a rassuréGuillaume De Rouville, directeur exécutif du Fonds Okapi pour la conservation de la nature en RDC.

L’autre étape de ce fonds sera celle de mieux connaitre le terrain et de voir quels sont les besoins qui existent auprès des différents gestionnaires des parcs. Pour cela, des visites de terrain seront organisées, pour recueillir auprès d’eux les besoins prioritaires de leurs aires protégées afin d’adapter l’intervention du fonds. Les aires protégées de Kahuzi Biega et de la Garamba seront les premières à être servies. Continuer la lecture de Biodiversité : Près de 22 millions d’euros pour ressusciter le Fonds OKAPI

Forêt : Le maire de Boma alerte sur l’intense activité de déforestation dans la Reserve de biosphère de Luki

La Réserve de Biosphère de Luki (RBL) dans le Kongo Central connaît une déforestation grandissante, depuis maintenant plus de trois ans. Cette déclaration a été faite par le Maire de la ville de Boma, Marie-José Niongo Nsuami, au cours d’une audience accordée à la délégation de WWF-RDC et CNCEIB (Coalition Nationale contre l’Exploitation Illégale du Bois), ce mardi 11 février 2020.

Marie-José Niongo, Maire de la ville de Boma.

Pour le maire de la ville, il faut que le gouvernement central s’implique dans la lutte contre cette déforestation qui a pris des allures très inquiétantes.  Elle a par ailleurs informé que cette descente aux enfers de la RBL a été accentuée par le retrait du territoire de Muanda sous la juridiction de la ville de Boma.

« Le territoire de Muanda était une composante de la ville de Boma au même titre que trois communes que nous avons sur place.  Il y’a de cela trois ans, nous étions très actifs dans les actions à prendre pour la protection de cette réserve. Aujourd’hui, le secteur de Boma Bungu dans le territoire de Muanda est à plus de 120 kilomètres des autorités territoriales, cela laisse la réserve à la merci des prédateurs », a-t-elle précisé. Continuer la lecture de Forêt : Le maire de Boma alerte sur l’intense activité de déforestation dans la Reserve de biosphère de Luki

FONCIER : MOBILISATION POUR LA PROTECTION DES DEFENSEURS DES DROITS FONCIERS EN RDC, CAS DE LÀ SPOLIATION DES TERRES DE MUKOWA

Cet article a été commandé par PIDP, et ne représente pas le point de vue d’Environews RDC.

Jules KIVURUGA LENGALENGA et KAPIMA SHINGANWA, sont membres de la communauté pygmée MUKOWA, du groupement de Bapfuna, dans le territoire de Masisi. Ils vivent comme la plupart des membres de leur communauté de l’élevage, l’agriculture et autres activités rurales. Pourtant ils ont décidé de se lever pour la défense des droits fonciers de leur communauté pygmées contre l’accaparement des terres.

Lors des conflits interethniques qui ont opposé les « HUNDE » et les « HUTU », en 1990 les peuples autochtones pygmées avaient fui. Durant leur absence, des autorités politiques et des Officiers Militaires du RCD-Goma, ont accordé des prétendus contrats d’emphytéose sur des terres coutumières.

La communauté de MUKOWA est victime de spoliation de ses terres par des fermiers ayant sans aucune forme de contrat des concessions de plus de 100 hectares pour l’élevage de vaches. Les pygmées ont subi l’exploitation illégale de leurs terres, interdiction d’exploiter leur terre par le spoliateur en complicité avec certains services de sécurité sur place. Mais également diverses menaces : arrestations arbitraires par les éléments de la Police Nationale Congolaise, des coups et blessures, des déplacements forcés. Continuer la lecture de FONCIER : MOBILISATION POUR LA PROTECTION DES DEFENSEURS DES DROITS FONCIERS EN RDC, CAS DE LÀ SPOLIATION DES TERRES DE MUKOWA