Archives de catégorie : Forêt

Environnement : Au moins cinq journalistes environnementaux tués en dix ans dans le monde

En une décennie, 20 journalistes ont été tués pour avoir traité de sujets environnementaux. Dix d’entre eux l’ont été au cours des cinq dernières années. Neuf de ces derniers ont été froidement assassinés en Colombie (2), au Mexique (1), aux Philippines (1), en Birmanie (1) et en Inde (4). Parmi eux, le correspondant du quotidien hindiphone Kampu Mail, Shubham Mani Tripathi, abattu de six balles dont trois en pleine tête en juin 2020. Le journaliste indien venait de partager sur Facebook ses craintes d’être assassiné par la “mafia du sable” en raison des enquêtes qu’il menait sur des cas d’expropriations illégales.

Sale temps pour le “journalisme environnemental”. Les exactions contre les journalistes qui travaillent sur des questions liées à l’environnement sont devenues courantes. Brandon Lee en sait quelque chose. Le 6 août 2019, ce journaliste américain basé aux Philippines et travaillant pour l’hebdomadaire Nordis a échappé de peu à une tentative d’assassinat. Ces dernières années, “j’étais suivi, sous surveillance, menacé de mort et signalé sur les réseaux sociaux”, se souvient le journaliste qui couvrait notamment, dans le nord de l’archipel, des sujets environnementaux qui dénoncent des injustices que tout gouvernement veut dissimuler”. 

Cet incident grave est l’un des 53 cas de violations du droit d’informer recensés par RSF depuis la publication du rapport Climat hostile contre les journalistes environnementaux qui dressait, fin 2015, un premier bilan des violations visant spécifiquement les journalistes travaillant sur cette thématique. Les tendances constatées il y a cinq ans se confirment et s’inscrivent désormais dans la durée : en moyenne, près de deux journalistes sont assassinés tous les ans pour avoir enquêté sur la déforestation, l’extraction minière illégale, l’accaparement des terres ou plus spécifiquement sur la pollution, les conséquences environnementales d’activités industrielles ou de projets de construction d’infrastructures majeures.

A ce bilan de journalistes brutalement éliminés, il convient d’ajouter la mort suspecte, en détention, de Muhammad Yusuf, sur l’île de Bornéo, en Indonésie, en 2018. Le journaliste, qui travaillait pour les sites d’information Kemajuan Rakyat et Berantas News, a été emprisonné, après avoir révélé des affaires d’expropriations illégales liées aux activités d’une société de production d’huile de palme, et après avoir été accusé de diffamation par cette dernière. Son épouse est convaincue que sa mort n’est pas naturelle, car le corps du journaliste montrait des traces de coups portés à la nuque.

Ce bilan pourrait être encore plus lourd. Ses articles sur les conséquences inhumaines de la pollution des hydrocarbures, ont valu au journaliste sud-soudanais du groupe de presse Nation Media Group (NMG) Joseph Oduha d’être détenu, torturé et sous une telle pression des consortiums pétroliers et des autorités qui l’accusaient de “menacer la sécurité nationale” qu’il a été contraint à l’exil en 2019. De même, en Colombie, Alberto Castaño et María Lourdes Zimmermann, tous deux spécialisés sur les questions environnementales pour Natural Press, ont dû quitter le territoire pour rester en vie. Dans ce pays, où deux journalistes communautaires, Maria Efigenia Vásquez Astudillo et Abelardo Liz, ont été assassinés en moins de trois ans pour avoir dénoncé l’accaparement des terres par des grands groupes privés, les menaces de mort proférées sur les réseaux sociaux sont prises très au sérieux.

“Le journalisme environnemental est devenu considérablement plus dangereux qu’il ne l’était par le passé, constate le journaliste Peter Schwartzstein, spécialiste des questions environnementales au Proche Orient et en Afrique du Nord. Auteur du rapport The Authoritarian War on Environmental Journalism, il estime également que cette tendance est “intimement liée à une prise de conscience croissante de l’importance de l’environnement”. L’augmentation de la pollution et les effets visibles du réchauffement climatique ont contribué à sensibiliser le public mais aussi les gouvernements sur “des préoccupations qui étaient hier marginales” et auparavant hors des radars médiatiques.

L’Asie et l’Amérique, les deux zones rouges

Si les exactions contre les journalistes environnementaux se produisent sur l’ensemble des continents, deux régions du monde concentrent 66 % des incidents répertoriés : l’Asie et l’Amérique. En Asie, l’Inde est le pays de tous les records : celui du nombre de journalistes tués (4), du nombre d’agressions violentes (4) et de journalistes faisant l’objet de menaces et poursuites judiciaires (4). La quasi-totalité des cas d’exactions est liée à “la mafia du sable”.

Après l’eau, le sable est une ressource naturelle tout aussi précieuse, limitée et demandée”, explique la journaliste indienne Sandhya Ravishankar, et son extraction massive a un fort impact environnemental. Couvrir de tels sujets “représente une menace pour de nombreuses industries et industriels puissants dont les moyens de subsistance dépendent du sable comme matière première, poursuit la reporter, qui a enquêté sur la mafia du sable dans l’Etat du Tamil Nadu. C’est la raison pour laquelle il y a invariablement beaucoup de violences contre les journalistes qui rapportent l’extraction illégale de sable”, souligne celle qui fut notamment confrontée à une violente campagne de diffamation à la suite de ses enquêtes. Le harcèlement moral dont elle a été la cible de la part des mineurs et qui a conduit à sa marginalisation dans sa région, y compris par ses pairs, est pour elle “la blessure la plus grave et la plus durable” qu’elle ait subie.

La voie “légale” pour réduire les journalistes au silence

Il n’est pas forcément nécessaire de recourir aux méthodes les plus radicales pour réduire les journalistes au silence. Ceux qui tentent de révéler la vérité sur des pratiques destructrices de l’environnement par de puissants groupes privés peuvent aisément se retrouver dans le box des accusés, sur la base de législations sur la diffamation. Neuf journalistes ont ainsi récemment fait l’objet de procédures judiciaires à travers le monde.

Parmi eux, le journaliste thaïlandais Pratch Rujivanarom. Pour avoir rédigé un article pour le quotidien en langue anglaise The Nation dénonçant la pollution de l’eau par les activités de la compagnie minière MPC, il a été accusé de diffamation sur la base du Code pénal et de la loi sur les crimes informatiques (Computer Crimes Act) en 2017, avant que le géant minier, confronté à la solidité de son travail, ne retire sa plainte. En France, la journaliste indépendante Inès Léraud, qui enquête sur les conséquences environnementales de l’agriculture intensive en Bretagne, fait déjà l’objet de deux plaintes en diffamation en l’espace de deux ans. La première, déposée contre l’auteure de l’enquête ”Algues vertes, l’histoire interdite par une personnalité du paysage agroalimentaire breton qui n’hésitera pas à la dénigrer directement sur les ondes radio et par courriel, sera finalement retirée quelques jours avant l’audience prévue, début janvier 2020.

Si la plupart des poursuites judiciaires engagées dans des cas similaires aboutissent à la relaxe des journalistes, certaines procédures peuvent les conduire en prison pour longtemps. En Ouzbékistan, Solidjon Abdourakhmanov, auteur de nombreux articles sur les conséquences de la catastrophe écologique de la mer d’Araln’est redevenu un homme libre qu’en 2017, après neuf ans passés derrière les barreaux. Au Guatemala, le journaliste Carlos Choc risque 20 à 30 ans de prison pour avoir dénoncé la contamination d’un lac par la compagnie minière CGN-Pronico. En Inde, ce n’est qu’à l’issue de 22 ans de procédure que le journaliste de Newstime Shailendra Yashwant, son rédacteur en chef Ramoji Rao et le rédacteur en chef de Sanctuary Features, Bittu Sahgal, accusés de diffamation pour avoir écrit et publié un article faisant état de la pollution dans l’Etat du Gujarat, ont finalement été acquittés !

De multiples interpellations 

La violation la plus courante qui affecte le plus grand nombre de journalistes couvrant des sujets liés à l’environnement reste l’interpellation et la mise en garde à vue. En Russie, début juin 2020, une journaliste et un photographe, Elena Kostyuchenko et Youri Kozyrev, ont été détenus à plusieurs reprises alors qu’ils enquêtaient pour le journal Novaya Gazeta sur la catastrophe écologique de Norilsk, sous le prétexte d’avoir « violé la quarantaine ». Au Canada et aux Etats-Unis des dizaines de journalistes ont été interpellés entre 2016 et 2020 alors qu’ils couvraient des manifestations d’écologistes et de communautés autochtones opposés à la construction d’un gazoduc, d’un grand barrage hydroélectrique et d’un pipeline sur leurs terres ancestrales. Dans ces deux pays, plusieurs journalistes ont fait l’objet de poursuites pour intrusion de propriété privée, avant d’être finalement autorisés par la justice à couvrir les manifestations indigènes.

Suivre des militants écologistes n’est pas sans risque non plus au Royaume-Uni et en France. La couverture d’une action du mouvement Extinction Rébellion sur les aéroports de Londres en 2019 et d’Orly en 2020, a été dans le premier cas entravée par la police et dans le deuxième marquée par le maintien en garde à vue du journaliste de Reporterre Alexandre-Reza Kokabi pendant dix heures. En Australie, le journaliste français Hugo Clément et son équipe de tournage, qui enquêtaient pour France 2 sur le projet minier de Carmichael, particulièrement climaticide, ont également été arrêtés et placés en garde à vue alors qu’ils filmaient des manifestants écologistes.

Pressions palpables et insidieuses

Les pressions subies par les journalistes qui travaillent sur les questions environnementales peuvent être frontales, comme en Chine où la journaliste du Caixin Weekly, Zhou Chen, a été ouvertement suivie, menacée et harcelée par des officiels et la police d’une ville affectée par un incident de pollution industrielle en novembre 2018. Mais elles sont souvent plus insidieuses. C’est le cas en Egypte d’une journaliste spécialisée sur les questions environnementales et qui souhaite garder l’anonymat. A la suite de la publication d’articles sur un sujet sensible lié aux importations de charbon, elle a constaté être sous surveillance et ne peut plus voyager sans être bloquée pendant plusieurs heures à l’aéroport. Au Japon, des journalistes dénoncent l’autocensure en vigueur dans les grands médias sur tout ce qui a trait aux conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima – résultat, selon eux, des pressions du gouvernement et du lobby du nucléaire, qui souhaitent empêcher la publication d’informations donnant “une image négative du Japon” ou pouvant nuire à la préparation des Jeux olympiques 2020, qui devaient avoir lieu à Tokyo cet été.

Directes ou plus subtiles, l’ensemble de ces pressions et des violations du droit d’informer sur des questions environnementales ne sont pas sans conséquence. “Aussi importantes soient-elles, ces histoires d’exploitation de ressources naturelles, de liens avec le pouvoir et de violences subies par les populations ne seront pas rapportées. Tout simplement parce que les journalistes n’oseront pas les raconter, et ils auront raison d’avoir peur“, regrette la journaliste Sandhya Ravishankar. Cette répression contribue même à une dégradation accrue de l’environnement, estime son confrère Peter Schwartzstein : “La couverture largement insuffisante des catastrophes et des malheurs environnementaux contribue à aggraver d’énormes problèmes environnementaux, qui empirent dans ces trous noirs de l’actualité.” 

A défaut de pouvoir apporter une protection aux journalistes environnementaux ou, au minimum, “un semblant de protection”, plaide Sandhya Ravishankar, être journaliste environnemental restera plus que jamais “un défi”, pour reprendre les mots du journaliste Brandon Lee. Et pas seulement aux Philippines.

Avec RSF

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Forêt : Remise officielle du guide opérationnel d’élaboration du Plan simple de gestion des concessions forestières des communautés locales

En République démocratique du Congo, la Foresterie communautaire est considérée comme un mécanisme d’implication des communautés locales à la gestion durable des forêts. Elle a été instaurée en RDC depuis 2002. Près de soixante-dix concessions ont été déjà attribuées dans 7 provinces du pays, et représentent environ 1,4 millions d’hectares. Après un travail laborieux et participatif du guide opérationnel d’élaboration du Plan simple de gestion, ce document essentiel à la mise en oeuvre effective de la foresterie communautire a été remis à l’autorité de tutelle, ce jeudi 27 août, au cours d’une cérémonie organisée à Kinshasa. 

« En effet, la finalisation du guide opérationnel d’élaboration du Plan simple de gestion des concessions forestières des communautés locales, est une nouvelle étape franchie par votre ministère sous votre impulsion pour inscrire l’exploitation desdites concessions aux exigences de gestion durable des forêts », a indiqué André Kashikisha, directeur exécutif de CODELT, prenant la parole au nom de partenaires techniques et financiers 

Le Code forestier et ses mesures d’application prévoient que les concessions d’exploitation industrielle du bois d’oeuvre soient soumises à l’élaboration du plan d’aménagement. Tandis que les concessions des forets des communautés locales ont pour préalable, l’élaboration du plan simple de gestion. De ce fait, ce guide opérationnel dont les travaux de finalisation ont été entièrement financés par RRI (Rights and Ressources Initiative), à travers le CODELT, reste un outil qui prescrit les formalités à suivre dans l’élaboration du plan simple de gestion desdites concessions.    Continuer la lecture de Forêt : Remise officielle du guide opérationnel d’élaboration du Plan simple de gestion des concessions forestières des communautés locales

Sud-kivu : Menacé pour avoir dénoncé l’exploitation du bois rouge, Josué Aruna craint pour sa vie

L’acteur de la Société civile environnementale et Agro-Rurale du Congo (SOCEARUCO), Josué Aruna Sefu se dit menacé pour avoir dénoncé l’exploitation et le commerce illicite du bois rouge dans le grand Kivu. Depuis cette dénonciation, l’acteur est victime des menaces verbales, qu’il jugent très dangereuses pour sa vie. Il en a saisi l’occasion pour déposer une plainte contre l’inconnu, et solliciter sa protection et celle de sa famille biologique.

Josué Aruna, Activiste de l’environnement et membre de la Société Civile environnementale et Agro rural du Sud Kivu (SOCEARUCO).

 » En date du 19/08/2020 à 8h15’ heure de Bukavu, un numéro suspect whatsapp dont les coordonnées (+243995617294) a promis de me faire du mal en disant dans les termes Swahili : « c’est lui Josué ARUNA, ile Bukaramusi yake itamutoka sasa » ; littéralement ce qui veut dire « ses attitudes le quittera maintenant »« , indique-t-il dans sa plainte adressée au procureur de la République.

Josué Aruna met ainsi devant leurs responsabilités, les autorités tant provinciales que nationales afin de garantir la sécurité aux défenseurs de la nature et d’ouvrir des enquêtes pour que les présumés malfrats répondent de leurs actes devant la justice.

« Au regard de ce qui précède et vue l’ampleur de la situation et de la psychose qui nous guette pour avoir dénoncé l’exploitation illégale des ressources naturelles dans les écosystèmes du pays,que nous tenons à vous transmettre cette plainte contre inconnue afin que justice soit faite et que notre liberté d’expression dans nos fonctions de défenseur de la nature trouve sa place et sa sécurité« , peut-on lire dans cette plainte, dont Environews RDC s’est procurée une copie.

 

Notons par ailleurs que la Société Civile Environnementale réunie en Coalition des Organisations de la Société Civile pour un Plaidoyer en faveur de la Conservation des Ressources Naturelles dans la Région des Pays des Grands Lacs (COSPGL-RN/GLACC-NR) avec le concours des jeunes champions de la nature en Province du Sud-Kivu, avait alerté récemment sur l’exploitation illégale et le commerce illicite du bois rouge en territoire de Fizi au Sud-Kivu. Cette alerte a suscité à l’intérêt du Gouvernement national et Provincial selon la lettre référencée pour une prise des mesures conservatoires qui contribueraient à la régulation du secteur du commerce des bois rouges et de profiter au trésor public de la Province en particulier et de la RDC en général.

Alfred NTUMBA

Environnement : Claude Nyamugabo, « des actes qui parlent mieux que la parole ?»

Il est l’un des ministres du premier gouvernement Ilunga Ilunkamba qui a démarré sa mandature avec beaucoup de critiques. Claude Nyamugabo Bazibuhe, ancien gouverneur du Sud-Kivu sa province natale, a remplacé Ami Ambatobe à la tête du Ministère de l’Environnement et Développement durable. Une succession très controversée par le fait que son prédécesseur, originaire de la même province que lui, avait géré de manière cavalière ce ministère, avec une gouvernance jugée opaque et scandaleuse par les activistes de l’environnement. Depuis, chaque locataire qui devrait se présenter à ce ministère, est d’office dans l’oeil du cyclone.

Claude Nyamugabo, Ministre de l’Environnement et Développement durable, lors de la restitution de la COP25, à Kinshasa.

Si sa gestion de la province du Sud-Kivu a été la trame de toute critique, ses premiers jours à la tête de ce ministère l’ont été également. Que ce soit dans l’administration, ou au sein de la société civile environnementale, les critiques foisonnaient de tout bord. 

Était-ce là une façon de forger la nouvelle personnalité, cadre du Front Commun pour le Congo (FCC)? Au début, rien ne pouvait tout dire sur les motivations des uns et le desamour des autres. 

D’une part, des aigris envieux voulaient à tout prix marquer leur coup à tord ou à raison. D’autre, ces sont les activistes de la société civile environnementale qui se sentant déçus par Ambatobe, voulaient à tout prix avoir le contrôle du nouveau locataire de l’avenue Iléo, dans le quartier huppé de la Gombe.  Continuer la lecture de Environnement : Claude Nyamugabo, « des actes qui parlent mieux que la parole ?»

Forêt : Félix Tshisekedi envisage les états généraux des forêts congolaises d’ici la fin de l’année

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a annoncé sa volonté d’organiser les états généraux des forêts congolaises, d’ici la fin de cette année. Il a fait savoir au cours de la 45ème session du Conseil des ministres tenu ce vendredi 21 août à Kinshasa.

 » Le moratoire pris en 2002 et renchérit en 2005 a fait, à ce jour, près de deux décennies qui nécessite une évaluation. A cet effet, le Président de la République a engagé le Gouvernement, au regard des enjeux liés aux changements climatiques, à la lutte contre la pauvreté, d’organiser les Etats généraux de la forêt avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers pour, examiner et évaluer la mise en œuvre du moratoire, définir et adopter une nouvelle feuille de route concertée et consensuelle, et lever les options fondamentales susceptibles d’insuffler une nouvelle dynamique dans ce secteur, jusqu’à ce jour pas assez participatif au budget national « , indique le compte rendu de cette réunion.

Le premier ministre a été chargé de voir avec les ministères sectoriels impliqués dans la gestions des forêts congolaises, la possibilité d’organiser ces assises au cours du troisième trimestre de cette année.

Une nouvelle accueillie avec anthousiasme par les acteurs de la société civile qui voient dans cet acte du président, sa volonté de faire de la RDC, un véritable leader forestier en Afrique et dans le monde.

« Que ce secteur forestier soit bien amenagé pour contribuer à l’économie. Il faudra du travail d’assainissement», commente Joseph Bobia, coordonnateur de BVGRN .

L’heure est donc au travail pour les parties prenantes devant apporter des contributions constructives à la bonne gouvernance des forêts congolaises.

Alfred NTUMBA

Environnement : Institutionalisation des «Jardins scolaires, un milliard d’arbres à l’horizon 2023» en RDC 

Le Ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo a fait part au Conseil des Ministres tenue le vendredi 14 août dernier, du projet «Jardins scolaires, un milliard d’arbres à l’horizon 2023». 

Un jeune enfant plantant un arbre dans leur Parcelle à Kindele

Dans son intervention au Conseil des Ministres, il a indiqué cependant que ce programme vise à réaliser « un grand chantier communautaire et éco-citoyen de restauration écologique à fort bénéfice socio-économique au profit des populations urbaines et rurales ». Ce projet, a-t-il enchaîné, vise à couvrir les 26 provinces sur une superficie totale de 5 millions d’hectares. Parmi les résultats attendus, a-t-il martelé, l’on peut relever la formation de 20.000 enseignants et un million d’écoliers engagés dans l’action climat; l’atténuation de la pollution de l’air; du dérèglement climatique et des risques d’inondations dans près de 20 villes urbaines en RDC. 

Un calendrier d’activités a été proposé à l’issue du Conseil des Ministres, partant de septembre 2020, a indiqué le Ministre qui a sollicité par ailleurs du Gouvernement, d’adopter ce programme et d’autoriser sa prise en charge par ce dernier. Il a souhaité l’intervention du Fonds Forestier National pour son implémentation. S’agissant de ce dernier, il a relevé que cet établissement public ne fonctionne pas à ce jour de manière régulière, c’est-à-dire avec ses organes statutaires, à savoir: un Conseil d’Administration et une Direction Générale, et ce, depuis plusieurs années.  Continuer la lecture de Environnement : Institutionalisation des «Jardins scolaires, un milliard d’arbres à l’horizon 2023» en RDC 

Forêt : Claude Nyamugabo à la CAFI, « Nous voulons des financements conséquents pour le partenariat  2021-2030 »

Le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe a informé à l’Initiative pour les Forêts d’Afrique centrale (CAFI), du souhait du gouvernement congolais de voir le nouveau partenariat qui pointe à l’horizon, apporter des financement conséquents, pour compenser les efforts de la RDC à préserver ses forêts, tout en assurant le développement de ses communautés. Il l’a fait savoir lors de la dixième session de la réunion du Conseil d’Administration du Fonds National REDD (FONAREDD), que le ministre a tenue par par visio conférence, ce mercredi 12 août.

Aerial view of forest in East Cameroon. Photo by Mokhamad Edliadi/CIFOR

«  Il est donc question de nous projeter dans l’avenir. Cette fois-ci pour un partenariat de 10 ans. Nous avons insisté sur des financements plus conséquents et qui tiennent compte du rôle du deuxième poumon vert du monde que joue la République démocratique du Congo », a martelé Claude Nyamugabo

Le ministre de l’Environnement et développement durable a par ailleurs suggéré que ces financements qui seront obtenus dans le cadre de ce nouveau partenariat RDC-CAFI pour la période 2021-2030, tiennent compte de toutes les provinces de la RDC, étant donné que le partenariat qui touche à sa fin n’a concerné que huit provinces sur les vingt-six.

Il a également insisté sur le fait que la partie congolaise soit impliquée dans la mise en ouvre de différents projets exécutés par les partenaires sur l’ensemble du territoire national.  

Notons que plusieurs membres du gouvernement congolais ont également pris par à cette 10ème réunion du Conseil d’Administration de la CAFI.

Alfred NTUMBA

JIPA 2020 : Il y’a une évolution positive de la situation des peuples autochtones pygmées de la RDC

Depuis le début du mouvement de défense des droits des peuples autochtones pygmées de la République démocratique du Congo, l’on enregistre des avancées significatives. C’est l’essentiel de l’évaluation faite par les différentes organisations qui encadrent ces peuples réunies à Kinshasa à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de Peuples Autochtones, organisée ce dimanche 09 août à Kinshasa.

« Il faut retenir que les autorités du pays ont pris l’engagement qui va vers la reconnaissance des droits des peuples autochtones pygmées à travers la loi qui est en discussion à l’Assemblée nationale. Il y’a également la mise en place d’un fonds national qui vise le développement des PA, l’inscription des connaissances et pratiques traditionnelles des peuples autochtones pygmées dans le patrimoine national », a renseigné Patrick Saîdi, coordonnateur de la Dynamique des peuples autochtones pygmées (DGPA).

Pour le REPALEF, le bilan à ce jour est positif. Ce réseau des peuples autochtones entend capitaliser les succès d’hier et d’aujourd’hui afin de pacifier la Province de Tanganyika, qui connait actuellement des conflits intercommunautaires entre les peuples pygmées et les bantoues, mais aussi promouvoir le développement de ceux-ci.  Continuer la lecture de JIPA 2020 : Il y’a une évolution positive de la situation des peuples autochtones pygmées de la RDC

Congo : Lutte contre l’exploitation forestière illégale et le commerce illicite du bois associé au cœur d’une réflexion à Brazzaville 

Le Programme international du Service forestier des Etats-Unis en République du Congo (USFORESTS/IP) a organisé, du 26 juillet au 1er Août 2020, un atelier de formation des membres de la Task Force du projet « Renforcement du système en charge de la détection, de la répression et de la surveillance du commerce illégal du bois en République du Congo ainsi que le développement des mécanismes de veille transfrontalière avec le Cameroun et le Gabon ».

photo de forêt: © Greg Armfield/WWF-UK

Les travaux se sont déroulés sous la présidence des délégués des Ministères de l’Economie Forestière et de la Justice. L’objectif dudit atelier était de permettre aux bénéficiaires de mutualiser les connaissances et les compétences afin de mieux atteindre les objectifs du projet.  

Les échanges ont porté entre autres, sur l’audit forestier,  les techniques de renseignements et d’enquête sur l’exploitation forestière illégale et le commerce illicite du bois associé, le système de vérification de la conformité sur le territoire national et aux frontières, la surveillance indépendante  des forêts par les organisations de la société civile, les défis  et les obstacles liés à l’application des lois forestières et connexes y compris celle sur la faune et les aires protégées, le contentieux forestier, les outils technologiques associés à la surveillance forestière et à la transparence du secteur forestier.  Continuer la lecture de Congo : Lutte contre l’exploitation forestière illégale et le commerce illicite du bois associé au cœur d’une réflexion à Brazzaville 

JIPA 2020 : Procès Kasula, deux Batwa libérées sous caution en RDC et six restent en prison

Le 4 février dernier, dans l’Est de la RDC, huit Batwa ont été condamnés à l’issue d’un procès expéditif qui n’a pas respecté les garanties d’un procès équitables. Nous sommes heureux d’apprendre que deux d’entre eux, notamment les dames Nsimire M’Manda et Faida Bahati, ont été provisoirement libérées sous caution le 30 juillet. Cependant, six autres Batwa sont toujours en prison et tous les huit sont confrontés à une longue lutte pour la justice.   

Les huit prisonniers ont été condamnés pour des délits liés au Parc National de Kahuzi-Biega après un procès d’une journée au cours duquel ils n’ont pas eu droit à un interprète, encore moins le temps de choisir ou de consulter un avocat ou de citer des témoins. Mis à part le fait qu’ils contestent totalement leur culpabilité, la procédure qui a conduit à leur condamnation a été totalement irrégulière. Les six hommes du groupe ont été condamnés à 15 ans de prison chacun tandis que les deux femmes ont écopé de un an de prison chacune. Les huit prévenus ont immédiatement intenté un appel, qui devait finalement être entendu le 23 juillet. Continuer la lecture de JIPA 2020 : Procès Kasula, deux Batwa libérées sous caution en RDC et six restent en prison