Archives de catégorie : Forêt

Forêt : WWF-RDC présente un nouvel outil d’évaluation de la gouvernance forestière

Le Fonds mondial pour la nature (WWF), a présenté son nouvel outil d’évaluation de la gestion responsable des forêts et du commerce, aux acteurs de la société civile, du secteur privé (bois), et aux représentants des institutions réunis en atelier du 12 au 16 juin 2017, à Kinshasa.


« Cet outil a trois piliers. Le premier met l’accent sur la politique, la législation et les institutions. Le second s’occupe de la résolution des conflits, et le denier vise la mise en œuvre de la gouvernance forestière dans le pays. Les participants disposent désormais d’un autre outil à part ceux qu’ils disposent déjà, pour voir de plus près l’évolution de la gouvernance forestière en RDC », a indiqué le Manager du projet REDD à WWF-RDC, Flory Botaba Esombo.

A en croire Belmond Ntsumba, Responsable en charge du Programme Forêt-Afrique centrale au WWF-Cameroun, ce nouvel outil présente quelques avantages par rapport aux autres qui existent. Il couvre un éventail assez large de différents aspects de la gouvernance forestière et permet de faire rapidement, et à un coût raisonnable, un état de lieux de cette gouvernance en RDC. « Nous avons mis entre les mains des organisations un outil qui va leur permettre non seulement de développer leurs propres stratégies d’action, mais aussi de suivre les actions de plaidoyer qu’ils font pour améliorer la gouvernance forestière en République démocratique du Congo », a-t-il précisé.

Il a par ailleurs informé que l’outil d’évaluation de la gestion responsable des forêts et du commerce a été testé pour la première fois en Russie, au Benin, en suite en République du Congo et dans d’autres pays d’Afrique Centrale. Les résultats obtenus de ce test ont prouvé que l’outil est flexible et qu’il peut s’adapter aux conditions spécifiques du terrain quel qu’en soient les indicateurs. « Les résultats que nous avons obtenus à ce jour prouve que chaque pays a des points faibles et des points forts en matière de la gouvernance forestière. L’objectif de ce travail c’est de permettre à toutes les organisations évoluant dans ce domaine de capitaliser sur les points forts et de travailler sur l’amélioration des points faibles ».

En République du Congo par exemple, l’outil de gouvernance forestière de WWF a permis d’identifier la force, à savoir, l’existence d’un cadre législatif bien solide. Cependant, le pays souffre de la mise en pratique des textes de lois devant régir le secteur de forêts. Les écarts sont justifiés notamment le manque de volonté politique, l’insuffisance du budget de l’Etat, ainsi que la collaboration difficile entre le gouvernement et les acteurs de la société civile. « Nous nous sommes rendus compte en déployant cet outil qu’il y’avait des indicateurs qui n’étaient pas appropriés à la RDC. Je me réjouis de l’idée de mettre sur pied un comité de suivi devant s’approprier cet outil et approfondir la réflexion pour voir comment les différents acteurs du secteur forestier appréhendent ces notions de la gouvernance forestière dans le pays ». a affirmé Monsieur Ntsumba.
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A l’issue de cet atelier, les participants ont été dotés des connaissances suffisantes et d’une bonnes maitrise des indicateurs spécifiques devants les aider dans leur travail de travail de terrain. « Après avoir analyser l’outil développé par WWF, Il revient à nous en tant que membres de la société civile de vulgariser cet outil auprès d’autres collègues pour que chacun de nous prenne un engagement à suivre certains aspects qui conduisent vers la gouvernance forestière dans notre », a estimé le Coordonnateur de l’Ong Action massive rural (AMAR), Philipe Nzita.

Notons par ailleurs que cet outil développé par WWF international est une contribution à l’épineuse question de la gouvernance forestière dans les tous les pays où travaille cette institution afin de suivre son travail afin et l’évaluer de le réajuster au besoin.
Alfred NTUMBA

Forêt : lancement du projet «  Forêts communautaires en RDC »

Le Réseau Ressources Naturelles (RRN) et ses partenaires ont lancé ce mardi 23 mai à Kinshasa, le projet « Forêts Communautaires en Rdc ». Ce projet vise à accompagner les communautés locales et les peuples autochtones de la Province de l’Equateur dans la demande, la gestion et l’exploitation des concessions Forestières.

Ce projet pilote durera 3 ans. Il sera exécuté d’abord dans la province de l’Equateur avant d’être dupliquer dans d’autres provinces de la République démocratique du Congo, a précisé le Codonnateur du RRN, Joseph Bobia. Il s’est dit déterminer pour que ce projet expérimental soit une réussite. « Ce projet a plusieurs axes d’intervention à savoir, la mise en place des sites pilotes de concessions forestières des communautés locales. L’implication des autorités congolaises au niveaux local, provincial et national pour soutenir les efforts dans la mise en place et le suivi du processus, ainsi que le maintien d’un dialogue a travers les tables rondes multi acteurs sur la foresterie communautaire », a-t-il déclaré.

Pour rappel, le cadre légal régissant les concessions forestières des communautés locales a été finalisé par le Gouvernement de la Rdc en février 2016.

 

Environews avec Abdul connexion

Pollution : Les arbres peuvent dégrader la qualité de l’air

Pour lutter contre la pollution qui strangule les villes, depuis toujours les voix s’accordent pour préconiser le reboisement afin de purifier l’air. Aujourd’hui, cette réalité semble être prise à contre pieds par les résultats d’une étude allemande publiée la semaine dernière qui révèle que planter des arbres en ville serait nocif pour la santé.


Au-delà du rôle de purifiant de l’air qu’on reconnait aux arbres, ceux –ci peuvent s’avérer aussi pernicieux du fait qu’ils sont capables d’affecter la qualité de l’atmosphère en été, en aggravant considérablement la pollution de l’air pendant les vagues de chaleur. En cause : les composés organiques volatils (COV) diffusés en permanence par les plantes et arbres.

Les organismes végétaux diffusent des centaines de types de COV dans l’atmosphère. Plus la chaleur augmente, plus ils en produisent. Simultanément, les activités humaines émettent des polluants, comme les oxydes d’Azote. Quand la concentration de ces deux types d’émission est élevée, les chercheurs remarquent que les COV peuvent subir des réactions chimiques conduisant à la formation d’ozones et de particules fines.

Berlin comme référence

Les composés organiques les plus réactifs sont les isoprènes, qui sont à eux seuls toxiques lorsqu’ils sont concentrés en grande quantité. Ce sont les principaux contributeurs dans la formation de l’ozone au niveau du sol, expliquent-ils.

Avec ses 35% de terrain végétalisé (forêts, territoires agricoles et parcs), l’Allemagne est l’une des métropoles les plus vertes d’Europe. Pour éclairer leur lanterne, les chercheurs ont réalisé un modèle de base sur l’année 2006 au cours de laquelle une canicule s’est abattue sur la capitale allemande, avec des températures moyennes maximales supérieures à 30°C, le record étant de 36°C. Ils ont ensuite comparé ces relevés à ceux de 2014, année considérée comme normale.

Conclusion : les particules émises par la végétation urbaine augmentent de 6 % à 20 % la formation de l’ozone. Les chiffres ont grimpé jusqu’à 60 % lorsque les températures étaient les plus élevées.
Pas question de scier les arbres pour autant !

Au demeurant, les auteurs de l’étude soulignent qu’il n’est pas question de scier tous les arbres. Ils soulignent au contraire la nécessité d’une réduction radicale de la pollution d’origine humaine pour accompagner les campagnes de plantation de plantation en ville.

Ils rappellent par ailleurs que les effets sur la santé humaine sont bien moindres que les particules fines carbonées.

Thierry-Paul KALONJI

Forêts : 15 ans du moratoire sur les forêts de la RDC, des faiblesses persistent

15 ans après l’instauration du moratoire portant suspension de l’octroi des allocations forestières en République démocratique du Congo (RDC), la Société civile environnementale et Greenpeace ont organisé à Kinshasa, ce 15 mai, un atelier d’évaluation dudit moratoire.

Le but de cet atelier était de susciter un débat public constructif, en considérant les acquis enregistrés depuis son instauration et de convenir des meilleures approches consensuelles à son efficacité.
Pour MBUNGA LOSALE Chouchouna, membre la Société civile environnementale, le moratoire pris en 2002 a permis à la RDC, de prendre des options pour l’amélioration de la gouvernance forestière. « Nous de la société civile environnementale, sommes convaincues que le dénominateur commun qui nous lie est la forêt malgré la diversité d’approches pour sa gestion et sa préservation. C’est pourquoi, tous les acteurs oeuvrant dans ce secteur doivent travailler pour l’amélioration de la gouvernance forestière », a – t- elle précisé.

Si le moratoire en sois n’est pas une mesure irrévocable, cependant, il est un gage de confiance pour une meilleure gestion des forêts congolaise a estimé Raoul Musembula, Coordonnateur de Greenpeace en RDC. « Comme d’aucun ne l’ignore, avec ses 145 millions d’hectares de forets naturelles représentant environ 10% de l’ensemble des forets tropicales du monde et plus de 47% de celles de l’Afrique, les forets congolaises jouent un rôle essentiel dans la conservation de la biodiversité et la régulation du climat mondial. Ces millions d’hectares des forêts offrent aussi des moyens de subsistance et de production de revenus à des dizaines des millions de personnes appartenant aux groupes parmi la communauté forestière. Notre responsabilité est celle de protéger ces forets, pour le bien de toutes les générations de la RDC », a-t-il fait savoir.

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