Archives de catégorie : Forêt

Forêt : lancement du projet «  Forêts communautaires en RDC »

Le Réseau Ressources Naturelles (RRN) et ses partenaires ont lancé ce mardi 23 mai à Kinshasa, le projet « Forêts Communautaires en Rdc ». Ce projet vise à accompagner les communautés locales et les peuples autochtones de la Province de l’Equateur dans la demande, la gestion et l’exploitation des concessions Forestières.

Ce projet pilote durera 3 ans. Il sera exécuté d’abord dans la province de l’Equateur avant d’être dupliquer dans d’autres provinces de la République démocratique du Congo, a précisé le Codonnateur du RRN, Joseph Bobia. Il s’est dit déterminer pour que ce projet expérimental soit une réussite. « Ce projet a plusieurs axes d’intervention à savoir, la mise en place des sites pilotes de concessions forestières des communautés locales. L’implication des autorités congolaises au niveaux local, provincial et national pour soutenir les efforts dans la mise en place et le suivi du processus, ainsi que le maintien d’un dialogue a travers les tables rondes multi acteurs sur la foresterie communautaire », a-t-il déclaré.

Pour rappel, le cadre légal régissant les concessions forestières des communautés locales a été finalisé par le Gouvernement de la Rdc en février 2016.

 

Environews avec Abdul connexion

Pollution : Les arbres peuvent dégrader la qualité de l’air

Pour lutter contre la pollution qui strangule les villes, depuis toujours les voix s’accordent pour préconiser le reboisement afin de purifier l’air. Aujourd’hui, cette réalité semble être prise à contre pieds par les résultats d’une étude allemande publiée la semaine dernière qui révèle que planter des arbres en ville serait nocif pour la santé.


Au-delà du rôle de purifiant de l’air qu’on reconnait aux arbres, ceux –ci peuvent s’avérer aussi pernicieux du fait qu’ils sont capables d’affecter la qualité de l’atmosphère en été, en aggravant considérablement la pollution de l’air pendant les vagues de chaleur. En cause : les composés organiques volatils (COV) diffusés en permanence par les plantes et arbres.

Les organismes végétaux diffusent des centaines de types de COV dans l’atmosphère. Plus la chaleur augmente, plus ils en produisent. Simultanément, les activités humaines émettent des polluants, comme les oxydes d’Azote. Quand la concentration de ces deux types d’émission est élevée, les chercheurs remarquent que les COV peuvent subir des réactions chimiques conduisant à la formation d’ozones et de particules fines.

Berlin comme référence

Les composés organiques les plus réactifs sont les isoprènes, qui sont à eux seuls toxiques lorsqu’ils sont concentrés en grande quantité. Ce sont les principaux contributeurs dans la formation de l’ozone au niveau du sol, expliquent-ils.

Avec ses 35% de terrain végétalisé (forêts, territoires agricoles et parcs), l’Allemagne est l’une des métropoles les plus vertes d’Europe. Pour éclairer leur lanterne, les chercheurs ont réalisé un modèle de base sur l’année 2006 au cours de laquelle une canicule s’est abattue sur la capitale allemande, avec des températures moyennes maximales supérieures à 30°C, le record étant de 36°C. Ils ont ensuite comparé ces relevés à ceux de 2014, année considérée comme normale.

Conclusion : les particules émises par la végétation urbaine augmentent de 6 % à 20 % la formation de l’ozone. Les chiffres ont grimpé jusqu’à 60 % lorsque les températures étaient les plus élevées.
Pas question de scier les arbres pour autant !

Au demeurant, les auteurs de l’étude soulignent qu’il n’est pas question de scier tous les arbres. Ils soulignent au contraire la nécessité d’une réduction radicale de la pollution d’origine humaine pour accompagner les campagnes de plantation de plantation en ville.

Ils rappellent par ailleurs que les effets sur la santé humaine sont bien moindres que les particules fines carbonées.

Thierry-Paul KALONJI

Forêts : 15 ans du moratoire sur les forêts de la RDC, des faiblesses persistent

15 ans après l’instauration du moratoire portant suspension de l’octroi des allocations forestières en République démocratique du Congo (RDC), la Société civile environnementale et Greenpeace ont organisé à Kinshasa, ce 15 mai, un atelier d’évaluation dudit moratoire.

Le but de cet atelier était de susciter un débat public constructif, en considérant les acquis enregistrés depuis son instauration et de convenir des meilleures approches consensuelles à son efficacité.
Pour MBUNGA LOSALE Chouchouna, membre la Société civile environnementale, le moratoire pris en 2002 a permis à la RDC, de prendre des options pour l’amélioration de la gouvernance forestière. « Nous de la société civile environnementale, sommes convaincues que le dénominateur commun qui nous lie est la forêt malgré la diversité d’approches pour sa gestion et sa préservation. C’est pourquoi, tous les acteurs oeuvrant dans ce secteur doivent travailler pour l’amélioration de la gouvernance forestière », a – t- elle précisé.

Si le moratoire en sois n’est pas une mesure irrévocable, cependant, il est un gage de confiance pour une meilleure gestion des forêts congolaise a estimé Raoul Musembula, Coordonnateur de Greenpeace en RDC. « Comme d’aucun ne l’ignore, avec ses 145 millions d’hectares de forets naturelles représentant environ 10% de l’ensemble des forets tropicales du monde et plus de 47% de celles de l’Afrique, les forets congolaises jouent un rôle essentiel dans la conservation de la biodiversité et la régulation du climat mondial. Ces millions d’hectares des forêts offrent aussi des moyens de subsistance et de production de revenus à des dizaines des millions de personnes appartenant aux groupes parmi la communauté forestière. Notre responsabilité est celle de protéger ces forets, pour le bien de toutes les générations de la RDC », a-t-il fait savoir.

Continuer la lecture de Forêts : 15 ans du moratoire sur les forêts de la RDC, des faiblesses persistent