Archives de catégorie : Monde

Journée internationale de la terre : l’OGEC sensibilise les kinois par des actes

Peu connue par la population congolaise en générale, et en particulier les kinois, la Journée internationale de la Terre nourricière a été initiée depuis 1970 par les Nations unies, pour sensibiliser le public aux défis auxquels est confrontée la planète tout en rappelant à chacun que la terre et ses écosystème soutiennent et nourrit l’homme toute sa vie.

Les membres de l’Ogec en plein assainissement de la place Victoire à Kinshasa (Photo, Glody Mfulu/Environews)

En marge de la célébration de cette journée, l’ONG OGEC (Organisation pour la Gestions Environnementale au Congo), a jugé de sensibiliser les kinois par les actes. Quelques dizaines de membres de cette organisation ont envahi, ce samedi 21 avril, la place de la Victoire, objectif, assainir ce grand carrefour situé au centre de la capitale congolaise.
« En organisant cette activité, nous voulions un impact de vulgarisation. Nous savons qu’il y’a beaucoup de gens qui passent par le Rond-point Victoire, en nous voyant travailler, ils seront vulgarisés par rapport à la Journée internationale de la Terre nourricière, ainsi qu’au contenu même de cette journée qui nous rappelle que nous sommes dépendant de notre terre et que nous avons la responsabilité de son maintien », a informé Merlin Cibonga, le chargé de projets de cette ONG.
Bèche, râteau, ballais, brouette, camion à benne basculante, bref, tout était mis à contribution pour rendre propre ce point chaud de la capitale qui reçoit chaque jour, plusieurs tonnes de déchets surtout plastiques. Continuer la lecture de Journée internationale de la terre : l’OGEC sensibilise les kinois par des actes

Environnement : Lancement du premier forum sur l’économie bleue en Afrique

Le premier Forum sur l’Economie Bleue en Afrique (FEBA) se tiendra à Londres les 7, 8 juin 2018, date qui coïncide avec la Journée mondiale de l’océan. Plus de 150 délégués et intervenants sont attendus, parmi lesquels des ministres gouvernementaux, des chefs d’entreprise, des experts des océans et des organisations environnementale et maritime, afin de discuter de la contribution des océans à l’économie africaine. 


L’économie bleue occupe une place centrale dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Cette première édition du Forum couvrira l’Agenda et permettra aux entreprises et aux décideurs de comprendre et réaliser les potentialités d’investissement dans l’économie bleue en Afrique, tout en créant un modèle de gestion durable pour l’avenir.
Leila Ben Hassen, fondatrice du FEBA 2018 et PDG de Blue Jay Communication, l’agence organisatrice de l’événement, explique : « Le FEBA 2018 est une plateforme qui permettra de débattre de questions cruciales autour de l’économie bleue, notamment en matière de création d’emploi et de croissance et développement durables du continent. » Continuer la lecture de Environnement : Lancement du premier forum sur l’économie bleue en Afrique

Changements climatiques : 143 millions de déplacés climatiques attendus d’ici en 2050

Au total, 86 millions de personnes pourraient se déplacer d’ici 2050 en Afrique subsaharienne, 40 millions en Asie du Sud et 17 millions en Amérique latine, soit un total de 143 millions, alerte un rapport de la Banque mondiale publié ce 19 mars 2018. C’est un premier rapport axé sur les migrants climatiques que publie cette institution des Breton Wood.

Ce document est présenté comme le premier du genre sur la question des déplacements de populations directement liés aux effets du changement climatique.

« Chaque jour, le changement climatique devient une menace économique, sociale et existentielle plus forte, contraignant ainsi des individus, des familles et même des communautés entières à se mettre en quête d’endroits plus viables », a souligné Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale

En cause, les phénomènes déjà bien connus comme la hausse du niveau de la mer ou les pénuries d’eau. 55 % de la population des pays en développement sont en ligne de mire de cette catastrophe.

L’ONG Oxfam estime que sur la période 2008-2016, 21,8 millions de personnes en moyenne ont dû chaque année quitter leur cadre de vie.

Les auteurs de ce rapport renseignent que les nombres de déplacés pourraient être réduit de 80% si les politiques agissaient sur plusieurs fronts en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, en intégrant les développement ou en investissant pour mieux comprendre les processus de migration climatique interne.

Sans une planification adéquate et un soutien, les populations qui quittent des zones rurales pour les villes pourraient faire face à des risques encore plus dangereux. Ce qui augmenterait les tensions et conflits résultants de la pression sur les ressources rares, conclu ce rapport.

Thierry-Paul Kalonji

Rwanda : début de travaux de la 41ème conférence mondiale du tourisme

La ville de Kigali acceuille depuis ce lundi 28 août, la 41ième Conférence mondiale du Tourisme. Les discussions au tour de cette grande rencontre sont axées sur les stratégies pratiques à adopter pour stimuler le tourisme en tant que moteur de croissance économique et de créations d’emplois.

Pour le Président rwandais, Paul Kagame, qui a lancé les travaux de cette conférence, il est temps pour que l’Afrique définisse un model de tourisme susceptible de favoriser son essor économique.

Il a en outre annoncé plusieurs mesures prises par certains pays de l’Est de l’Afrique pour favoriser le tourisme, notamment la libre circulation entre le Rwanda, le Kenya et l’Uganda. Grâce à cet accord entre le 3 pays, le touriste pourrait, avec un seul visa parcourir librement cet espace.

Le président rwandais a encouragé également les autres pays à emboiter le pas aux pays dont le tourisme est très développé sur le continent africain.

Notons par ailleurs que  cette conférence rassemble les compagnies aériennes, les voyagistes et les agences de voyages, les experts du tourisme, les hôteliers, les investisseurs, les hauts fonctionnaires des gouvernements du monde entier, qui partagent leurs expériences, et échangent sur leurs nouveaux marchés  et produits touristiques.

Le secteur du tourisme au Rwanda a enregistré des revenus de plus de 400 millions de dollars l’année dernière, soit près de 10% d’augmentation par rapport à 2015. Le Rwanda compte d’ailleurs reproduire l’année prochaine une progression identique grâce notamment aux nouveaux sites touristiques dont le Parc National Mukura-Gishwati, et le « Village Culturel » situé dans la ville de Kigali.

 

Alfred NTUMBA

Phénomène naturel : une éclipse solaire traverse les Etats-Unis après 99 ans

C’est un évènement inouï auquel tous les américains ont tenu à le vivre. Pour la première fois en 99 ans, une éclipse solaire totale à traverser les Etats-Unis, plongeant dans l’ombre une diagonale allant du nord-ouest au sud-est du pays.

Pour ne pas rater cette première éclipse solaire au-dessus des Etats-Unis au 21 ème siècle et la première sur un territoire américain depuis celle de 1991, des millions de touristes et d’astronomes amateurs ont pris d’assaut les villes où l’on pouvait pleinement observer la lune cacher la lumière du soleil et l’obscurité tomber brusquement pendant quelques dizaines de secondes.

Commencé lundi à 10h16 dans l’Oregon quand le disque solaire a commencé à être caché par la lune, elle s’est achevée en Caroline du Sud une heure et demie plus tard. Entre temps, elle a été observée depuis une petite bande de territoire de 113 kilomètres de large, balayant le pays de l’oncle SAM d’ouest en Est.

Au moins 12 millions de personnes vivant sur cette bande au large dans 14 Etats américains, étaient témoins de ce phénomène inédit.

Des millions d’autres personnes ont assisté à une éclipse partielle, selon la société américaine d’astronomie.

Cette éclipse solaire a également été visible en France. Les habitants des Antilles, de Guyane et de Saint-Pierre-et-Miquelon ont pu l’apercevoir de façon partielle. C’est à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) qu’elle a été le plus visible avec une obscuration de 80 %.

                          Thierry-Paul KALONJI

RDC : Les investissements chinois au cœur d’une formation de journalistes

Une dizaine de journalistes de la République démocratique du Congo, ont été renforcés en capacité sur la pratique du « journalisme d’investigation ». Organisée à Kinshasa du 17 au 21 juillet 2017, cet atelier, s’inscrit dans le cadre du projet « Chine-Afrique pour l’amélioration de la gouvernance forestière ».

Le projet Chine-Afrique, vise la sensibilisation des parties prenantes impliquées dans la coopération sino-africaine, notamment les gouvernements, les opérateurs économiques africains et chinois, ainsi que les populations, au respect mutuel des lois et règlements, surtout celles qui régissent les secteurs de ressources naturelles, afin de promouvoir un véritable partenariat « gagnant-gagnant », auquel les différentes parties ont souscrit.

Cet atelier de renforcement des capacités, a été organisé par le Réseau Ressources Naturelles (RRN). La formation a permis aux chevaliers de la plume, d’acquérir des nouvelles connaissances et techniques devant leur permettre de mener à bien leurs enquêtes, pour la production des articles informatifs et convoquants, sur l’impact des investissements chinois en RDC.

« Je suis satisfait de la qualité des productions, et de participation des journalistes en terme d’interventions. Il y’a des signaux positifs qui prouvent que les acquis de cette formation pourront être bénéfiques, et aux journalistes, et à nous les organisateurs. Nous comptons beaucoup sur le travail qu’ils vont abattre dans l’avenir grâce à cette formation », a souligné, l’Assistant en charge de la Gouvernance forestière à la Coordination du RRN, Jean-Marie Nkanda.

Il a par ailleurs affirmé que son organisation est prête à soutenir financièrement et matériellement, quelques projets d’investigation sur l’investissement chinois en République démocratique du Congo. « Un financement est disponible pour appuyer deux projets d’investigation. Tout le monde continue à se plaindre sur la manière dont les ressources naturelles de la RDC sont gérées. Mon souhait est de voir des journalistes formés produire plus d’investigations afin que les congolais aient accès aux informations qui leur sont cachées ».

En effet, cette formation a été facilitée par Claude Mukeba, Chef des travaux à l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la Communication (IFASIC), qui par son expertise, a donné les premiers rudiments aux professionnels des médias, venus principalement de 3 provinces de la RDC à savoir Kinshasa, Haut Katanga et Kasaï Oriental.

Pour Concilie Lungemena, journaliste à l’Agence congolaise de presse (ACP), Haut Katanga, cette formation vaut son pesant d’or. Avec les connaissances acquises, la jeune journaliste se sent prête à se jeter à l’eau. «  J’ai eu une formation théorique sur le journalisme d’investigation à l’université. Mais ici j’ai eu à concilier la théorie à la pratique. L’investigation me passionne, et je suis tentée à faire une première expérience avec toutes les matières apprises lors de cette formation », a-t-elle fait savoir.

Des échanges avec la délégation chinoise, a permis aux chevaliers de la plume d’avoir des idées éclairées sur la vision et les engagements de la Chine pour le développement de l’Afrique en général et de la RDC en particulier. « Grace au Lobbying de notre organisation, Global Environnemental Institute (GEI), nous avons réussi à obtenir du gouvernement chinois, des lignes directrices pour organiser le secteur d’investissement chinois à l’étranger. Bien que ces directives ne soient pas contraignantes, mais c’est déjà quelque chose, car il est clairement défini que les investisseurs chinois doivent se conformer aux lois de leurs pays d’accueil », a informé Ren Peng, responsable de projets.

Notons que « Global Environnemental Institute », une Ong chinoise, dont la mission est d’aider les investisseurs chinois à minimiser les impacts de leurs investissements sur l’environnement, et promouvoir le développement durable pour l’amélioration du niveau social, économique et écologique des population.
Alfred NTUMBA

Peuples autochtones : les pygmées de la RDC empêchés de se rendre en Norvège

Les peuples autochtones pygmées du groupe folklorique « Bokoko na biso », se sont vus refuser les visas de la Norvège, à la Maison Schengen de Kinshasa. Ceci malgré leurs titres de voyage en bonne et due forme. Ils l’ont fait savoir ce lundi 10 juillet, au siège de la Dynamique de groupes des peuples autochtones (DGPA).

Le Groupe Bokoko na biso au siège de la DGPA.

« Nous sommes victimes d’une injustice de la part des autorités de la Maison Schengen », a affirmé John Benani, Chargé de la planification de cette organisation. « Les artistes se sont vus refuser les visas de la Norvège prétextant qu’ils vont fuir. Et pourtant, ces mêmes artistes ont presque fait le tour du monde, de l’Amérique en Océanie en passant par l’Europe sans qu’il en ait un seul qui y soit resté. Aujourd’hui avancer cette raison, relève simplement de la discrimination raciale de la part des autorités de la Maison Schengen à Kinshasa », a-t-il fait savoir.

Au total, 7 artistes et leurs encadreurs devraient s’envoler pour Olmmaivaggi en Norvège, où ils devraient représenter la République démocratique du Congo au Festival Riddu Riddu qui se déroulera du 12 au 16 juillet 2017.

« Ce festival était pour nous, un cadre de valorisation de notre culture. 3 ans passés, nous avons voyagé en Norvège sans aucun souci. Le refus des autorités belges de nous accorder les visas, n’est rien d’autre que de la discrimination », a insinué Bola Bobondo, Président de ce groupe folklorique. Déçu, le président de « Bokoko na biso », brandit avec regret son vieux passeport rempli des visas de différents pays d’Europe et d’Amérique. « Par cet acte, nous comprenons que les belges ne veulent pas réellement de notre développement ».

Malgré cet incident, les peuples autochtones pygmées n’entendent pas s’arrêter là. Ils en appellent au bon sens des autorités de la Maison Schengen à Kinshasa, et souhaite voir celles-ci dépolitiser la cause des pygmées de la RDC qui se battent pour leur épanouissement. « Nous n’avons pas des frères en Europe. En plus nous ne connaissons ni le français, ni l’anglais. Devrions-nous fuir en Norvège pour aller se cacher où, et faire quoi. Nous ne sommes pas des politiques. Nous sommes plutôt le peuple de la forêt équatoriale ». A déclaré l’une des danseuses de ce groupe, Soyi Pierrette Sele.

En attendant, le groupe folklorique Bokoko na biso, se prépare pour la célébration de la Journée internationale des peuples autochtones, prévue au mois août de cette année.

Rappelons que « Riddu Riddu » est un festival de musique sami, créé en 1991. Il reste tout de même ouvert aux autres musique du monde notamment celle de pygmées et autres catégories des groupes marginalisés.
Alfred NTUMBA et Mie Ngakao

Biodiversité : Les océans, une ressource à protéger pour la survie de l’homme

Célébré le 8 juin de chaque année, la journée internationale de l’océan se révèle cette fois comme une garantie de la survie de l’homme au regard des effets néfastes des changements climatiques. Le thème retenu cette année est : Nos océans, notre avenir.

Relation homme et océan

Les océans couvrent les deux-tiers de la surface de la terre et sont le fondement même de la vie sur notre planète. En plus d’être les plus grands générateurs de l’oxygène que nous respirons, ils absorbent une grande quantité des émissions de dioxyde de carbone, fournissent nourriture et nutriments et contrôlent nos climats. C’est aussi le Pilier du commerce international.

les océans jouent un rôle important dans l’économie mondiale ainsi que l’économie locale des pays dont les sources de revenu dépendent du tourisme, de la pêche et d’autres ressources marines.

Malheureusement, les pressions humaines, dont la surexploitation, la pêche illégale non déclarée et non réglementée, la pêche destructive, les pratiques d’aquaculture non durables, la pollution marine, la destruction de l’habitat, les espèces exotiques, les changements climatiques et l’acidification des eaux, ont des conséquences néfastes sur les océans et les mers de notre planète, et de ce fait, sur le terre entière.

Selon un intervenant reçu à la radio voa Afrique, à travers l’émission Washington forum, il pense qu’il faut éviter les erreurs d’autres fois et appliquer des mesures adéquates pour bien gérer les océans parce qu’il n’y a pas une planète B.

<< On a fait des erreurs sur la terre, il ne faut pas qu’on les répètes sur la mer et les océans. A ce stade il faut qu’il y ait des actions précises notamment une éducation collectives des gens sur la océans >> a déclaré l’invité de la radio.

A en croire le secrétaire général des nations unies évoque que la paix et la sécurité à travers le monde sont aussi des facteurs indispensables pour le développement durable et pour assurer que tous puissent accéder aux bienfaits et aux bénéfices des océans
« Il ne saurait y avoir de sécurité sans développement ou de développement sans sécurité. » a-t-il déclaré.

En effet, cette journée permet de rappeler l’importance des océans dans notre vie quotidienne, qui est les véritables poumons de notre planète, ils fournissent la plupart de l’oxygène que nous respirons, sensibiliser le public sur l’impact des actions humaines sur les océans et développer un mouvement mondial en faveur des océans, mobiliser et unir les populations du monde sur un projet de gestion durable des océans de notre planète car ils constituent une source importante de nourriture et de médicaments, ainsi qu’un élément essentiel de la biosphère.

Jennifer Labarre

Journée mondiale de l’eau : « avec l’eau, il est possible de créer les emplois »

Les ressources en eaux de la République démocratique du Congo sont un facteur important de développement. Le fleuve Congo qui arrose près de 98% du territoire national est un atout nécessaire pour le développement de ce grand pays au cœur de l’Afrique. Cependant, cette ressource stratégique reste jusqu’à ce jour presque quasi inexploitée. 

Cette question a fait l’objet de la sensibilisation, ce vendredi 24 mars à Kinshasa, des étudiants de l’Institut Supérieur des sciences de la santé de la Croix-Rouge (ISSS), en vue d’attirer leur attention sur l’importance et les enjeux de l’eau. « Grâce à l’eau, il est possible de créer l’emploi. Notre pays dispose des cours d’eau et lacs qui peuvent servir de voies de navigation pour créer des emplois et booster notre économie. Les différents cours d’eau de la RDC présentent également un potentiel énergétique non négligeable. Rien qu’avec l’eau, la RDC peut facilement se développer », a déclaré le Directeur général de l’ISSS, M. Nswele.

Pour le Directeur Général, le gouvernement de la RDC doit mettre un accent particulier sur le transport fluvial et lacustre qui offre des opportunités de désenclavement des villes, cités, et villages. Une bonne politique dans ce secteur pourrait favoriser l’essor du commerce et encourager les paysans à multiplier leurs productions.

Organisée par la section Assainissement et Environnement de l’ISSI, cette journée de sensibilisation a permis aux participants de mieux appréhender les enjeux de l’eau, son importance et les risques liés à sa mauvaise gestion. « Cette conférence-débat nous a permis de comprendre que l’eau présente de potentialités économiques, notamment la création d’emplois. A partir de l’eau il est possible de remonter l’économie de notre pays. D’où l’importance de mieux gérer cette ressource épuisable », a déclaré Jean Mukendi Nshimba, participant à cette activité.

Dans un monde en nette progression, le plus grand défi est surtout celui d’offrir de l’eau salubre à plus de 7 milliards de personnes sur la terre. En effet, l’eau, cette denrée très prisée par les vivants, se fait de plus en plus rare sur la planète au point de devenir l’objet des guerres dans certains coins du monde et particulièrement dans la partie Est du continent africain.

Les stagiaires

Aminata BIMPE
Berphie Banga

Forêt : Des entreprises de cacao s’engagent à coopérer pour mettre fin à déforestation

Comment réduire le taux de déforestation émanant de la production du cacao ? La réponse
est dans cette nouvelle étape qui vient d’être amorcée pour renforcer le régime de gouvernance environnementale. Douze principaux membres de la Fondation mondiale du cacao se sont accordés pour travailler ensemble et en partenariat avec d’autres pour lutter contre la déforestation.

La signature dudit accord a eu lieu le 16 mars à Londres. Le Prince du pays de Galles, SAR et douze de plus grandes entreprises exploitant le cacao et le chocolat dans le monde ont accepté et signé une déclaration d’intention commune pour lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts. Une mesure qui intervient dans le processus d’approvisionnement du cacao.


Les signataires et d’autres potentiels s’évertuent à travailler ensemble pour endiguer la dégradation des forêts dans le monde. Mais des dispositions spéciales et urgentes sont envisagées pour la Côte d’Ivoire et le Ghana, deux principaux producteurs, ciblés et muselés par des entreprises multinationales.

« Nous attendons avec impatience plus d’entreprises pour qu’elles rejoignent l’effort et nous sommes reconnaissants pour le leadership fourni par le Prince de Galles en organisant l’événement historique d’aujourd’hui », s’est enthousiasmé Barry Parkin, président de WCF.

Cette rencontre de très haut niveau a réuni une section transversale de plus grands chocolatiers et cacao acheteurs, producteurs et commerçants du monde. Les décideurs venants de tous les horizons étaient également de la partie. C’est le cas des ministres et des hauts représentants des gouvernements de deux traditionnels producteurs de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana, mais aussi la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège et le Royaume-Uni.
Selon le Prince de Galles, les forêts tropicales jouent un rôle prépondérant dans le changement climatique, dans l’atténuation et adaptation pour assurer des moyens de subsistance durables. Ce, pour des centaines de millions de personnes dans la conservation de la biodiversité.

L’accord particulier oblige les parties prenantes à peaufiner et présenter un cadre conjoint public-privé. Cette synergie est dictée par le fait que la déforestation menace de miner la résistance même du secteur du cacao, et avec elle les moyens de subsistance des millions de petits exploitants qui en dépendent. Cette entente se veut un cadre collectif d’action des gouvernements et de la société civile pour concrétiser les engagements pris par les participants.
« Nous avons l’intention, avec le soutien du secteur privé, d’entreprendre des efforts pour préserver nos forêts en améliorant la productivité sur les terres de cacao existantes et l’élaboration d’approches agroforestiers à la production du cacao durable sans déforestation », a déclaré Marcel Yao, ministre Ivoirien de l’Environnement et du Développement durable, Coordonnateur du Programme national sur le changement climatique et Secrétaire exécutif national pour le CN-REDD+.

« Nous sommes pleinement engagés à la création d’une chaine et de la déforestation d’approvisionnement du cacao durable, continue d’être une menace importante. L’industrie, les ONG ainsi que les gouvernements ont un rôle à jouer et nous sommes déterminés que cette initiative sera le premier de nombreux efforts de l’Industrie pour résoudre ce problème crucial », a conclu Michele Buck, président et chef de la direction de The Hershey Company.
Edouard BAJIKA