Archives de catégorie : Pollution

Pollution : Les sacs et sachets « ville propre », une mascarade à Brazzaville 

Dans un rapport publié récemment, La clinique juridique de l’Institut Cerveau Vert  (l’ICV-2063), alerte le gouvernement et les citoyens de la République du Congo sur le danger que représente l’importation, la commercialisation et l’utilisation  de nouveaux sacs ou sachets communément appelés « ville propre », ou « Congo propre ». cette Ong de la défense de l’environnement dénonce la mascarade qui se cache derrière ces sacs plastiques  et assimilés utilisés comme emballage dans la vente d’aliments, en remplacement des sacs et sachets plastiques dites interdits. L’ICV-2063 révèle qu’il est reproché à ces sacs et sachets d’être issus des ressources fossiles comme en est le cas des emballages plastiques.

Cette ong considère que le principe de précaution doit être appliqué dès lors que les risques sur la santé et l’environnement ne peuvent plus être écartés. Selon ce rapport, La dimension, les composants, l’épaisseur de ce nouveau sac ne sont pas connus du public. Il a été impossible de connaître avec précision les types de substances utilisées dans les processus industriels de leur fabrication de ces sacs sont importés.

« Jusqu’à preuve du contraire, les expériences et observations réalisées hors laboratoire ont renforcé notre conviction sur le fait que ces nouveaux sacs sont fabriqués à partir de combustibles fossiles », peut-on lire sur le rapport. Continuer la lecture de Pollution : Les sacs et sachets « ville propre », une mascarade à Brazzaville 

Salubrité : Bruno Tshibala, votre décret interdisant le sac plastique est nul et sans effet

Ne faudrait-il pas le rappeler que l’ancien premier ministre de la République démocratique du Congo, Bruno Tshibala Nzhenze, avait pris en 2017, un décret interdisant l’importation et l’exploitation des sacs plastiques sur l’ensemble du territoire national ? Si, sous d’autres cieux l’adage selon lequel, « la loi est dure, mais c’est la loi », s’applique sans faille, au pays de Tshisekedi, l’on peut bien s’en moquer et dire que « la loi est dure, mais légère ».

Un étalage de vente de sac plastiques au marché de la Liberté.

Une année après l’expiration du moratoire accordé aux opérateurs économiques pour vider leur stock, le constat est tel que le « tout puissant »plastique se porte merveilleusement bien sur le marché congolais. Dans cette réflexion, Joël Kahehero, activiste environnemental et ambassadeur des droits des animaux dans la Région de Beni, dresse un bilan négatif de l’application de ce décret.

Une année après

Le 30 Décembre 2017, l’ex premier ministre Brutshi (Bruno Tshibala) avait signé un décret n° 0018/017, portant interdiction de production, importation, commercialisation et utilisation des sacs, sachets, disques et autres emballages en plastiques. Continuer la lecture de Salubrité : Bruno Tshibala, votre décret interdisant le sac plastique est nul et sans effet

Salubrité : 3 millions des tonnes des déchets de Kinshasa seront recyclés chaque année

3 millions des tonnes de déchets solides produits dans la ville de Kinshasa pourront être recyclés dans prochains mois.  C’est que prévoit le protocole d’accord signé à Kinshasa entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et la firme espagnole SECAD, une filiale de Panafrican Green Energy.

« Le Chef de l’Etat tient à la propreté de la ville-Province de Kinshasa. Nous avions déjà amorcée ce travail pour rendre propre la capitale », a indiqué le ministre de l’industrie, Marcelle Ilunga Leu.

La SECAD se chargera de collecter sur l’ensemble de la ville, les déchets des hôpitaux, les déchets industriels, les détritus des pneus usagés, des sacs plastique, etc.

Selon les termes de l’accord, les déchets collectés seront transformés en énergie électrique, qui sera revendue à la SNEL (Société Nationale d’Electricité) pour alimenter les ménages kinois. Outres la construction des centrales, Il est prévu également la construction d’un centre de tri des déchets avant leur processus de transformation.

« L’objectif est que d’ici deux ans, nous ayons deux centrales construites et le système de collecte mis en place. Mille camions vont travailler sur l’ensemble de 24 communes », a indiqué Laurent Schuett, responsable de SECAD, interviewé par la radio Top Congo. « Nos installations seront non polluantes et respectueuses de l’environnement ».

Alfred NTUMBA

Assainissement : Ngombila promet la création d’une police environnementale

Le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, ne compte rien laisser au hasard, du moins pour faire face à l’insalubrité à laquelle fait face la capitale congolaise, et redorer l’image ternie de la plus belle ville africaine d’antan.  Lors de la présentation de son programme devant l’Assemblée provinciale de Kinshasa, l’autorité urbaine a promis de créer une police provinciale chargée de l’environnement.

« Mon gouvernement s’engage à mettre en place un plan opérationnel d’assainissement et ce, en partenariat gagnant-gagnant, tant avec le secteur public que le secteur privé ».A-t-il indiqué.

Selon le site d’information en ligne, actualité.cd, le gouverneur mettra en œuvre une fiscalité verte, en application du principe  pollueur-payeur, pour renforcer les capacités d’intervention du Fonds d’Assainissement de Kinshasa, FONAK. Continuer la lecture de Assainissement : Ngombila promet la création d’une police environnementale

Environnement : le foisonnement des constructions de ports menace les eaux du lac Kivu

Il s’observe depuis le début de ce mois d’avril dans la ville de Goma au Nord-Kivu, des mouvements irréguliers des camions bennes transportant des moellons et grosses pierres du volcan Nyiragongo qui sont déversés dans le lac pour la construction  des nouveaux ports, alerte l’ASBL Barbara dans une correspondance adressée au président de la République.  Selon ce document consulté par Environews, il se développe à Goma une culture de construction des ports privés à des fins commerciales qui constitue des graves menaces non seulement  pour les eaux de ce lac mais aussi pour l’environnement, les ressources halieutiques et la santé de la population locale.

Constituant l’eau de boisson de plus d’un  million de personne et riche en ichtyologies, sources de protéines animales, le lac Kivu est une richesse qui doit à tout prix être protégée. Ce qui malheureusement n’est pas le cas au regard du  foisonnement des ports sur ce lac. Ceux qui sont abandonnés se  sont mués en véritable marché, avec toutes les conséquences environnementales qui vont avec.

S’agissant de  la construction de ces nouveaux ports, l’Asbl Barbara exprime sa crainte sur le déversement des moellons et pierres du volcan qui est susceptible de modifier la composition chimique  des eaux,  les rendant très acides et diminuant la productivité des poissons surtout que ces ports sont construits sur des baies. Continuer la lecture de Environnement : le foisonnement des constructions de ports menace les eaux du lac Kivu

Pollution : Barbara ASBL interpelle les autorités sur la pollution au mercure du lac Kivu

C’est dans une correspondance adressée au ministre provincial de la santé du Nord-Kivu,  que Barbara ASBL appelle les autorités à sensibiliser sur la pollution du lac Kivu par le savon à base du mercure.  Dans cette correspondance dont une copie est parvenue à Environews, cette association dénonce l’utilisation abusive des savons comme Mekako, Jaribu, Princess,  Miki et Rico, par des personnes qui se baignent habituellement dans ce lac.

Ignoré par plusieurs personnes, le mercure est un métal blanc liquide qui a des conséquences très fâcheuses sur la santé dont les organes cibles sont le système nerveux  central et les reins. A cela s’ajoute son impact sur la reproduction car une exposition au mercure pourrait multiplier par deux le risque d’avortement spontané lorsque le taux urinaire est supérieur à 50 microgramme/litre. Des anomalies du cycle menstruel et une baisse de la fertilité sont aussi causées  par une intoxication au mercure car celui-ci  traverse le placenta, ce qui augmente les risques des fausses couches. Continuer la lecture de Pollution : Barbara ASBL interpelle les autorités sur la pollution au mercure du lac Kivu

Europe : bientôt un texte interdisant les objets en plastique à usage unique

Dès 2021, les objets en plastique à usage unique seront interdits sur le territoire européen. Une décision consécutive à une directive européenne  validée par l’Union européenne. Bien que son chemin législatif soit encore loin d’être fini, cette directive  devrait néanmoins entrer en vigueur à l’horizon 2021.

Adieu cotons-tiges, pailles, et touillettes à café jetables… Ces produits en plastique à usage unique, qui envahissent les océans, seront dans l’avenir interdits dans l’Union européenne (UE), grâce à un accord intervenu dans la nuit. Le texte de la directive avait été dévoilé en mai 2018, d’après une proposition initiale de la Commission européenne. Il a finalement été validé dans la nuit du 18 au 19 décembre 2018, après plusieurs heures d’ultimes négociations entre les négociateurs du Parlement européen, les États membres et de la Commission. Il vise à interdire une dizaine de catégories de produits à usage unique, qui représentent à eux seuls 70% des déchets échoués dans les océans et sur les plages.

Il doit toutefois encore recevoir l’assentiment officiel des deux institutions, Parlement et Conseil de l’UE, un parcours législatif que l’UE espère conclure au printemps 2019, pour une entrée en vigueur du texte à l’horizon 2021. Restera encore à transcrire le texte dans la législation nationale de chaque État de l’Union.

« Les Européens sont conscients que les déchets plastiques constituent un énorme problème et l’UE dans son ensemble a fait preuve d’un véritable courage en s’y attaquant, faisant d’elle le leader mondial de la lutte contre les déchets plastiques marins », s’est félicité le premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, cité dans un communiqué.

La Commission européenne présente sa directive comme « l’instrument juridique le plus ambitieux au monde en matière de déchets marins ». « Mesuré en poids, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans du monde d’ici 2050 si nous continuons à rejeter du plastique dans la mer au rythme actuel. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire », a averti pour sa part  Elisabeth Köstinger, ministre autrichienne du Développement durable, dont le pays préside actuellement l’UE. Continuer la lecture de Europe : bientôt un texte interdisant les objets en plastique à usage unique

Salubrité : Les volontaires de Greenpeace sensibilisent par les actes à Kinshasa

Ils étaient une vingtaine, ces jeunes volontaires de Greenpeace Afrique, à prendre d’assaut, les installations de la FIKIN (Foire Internationale de Kinshasa), ce samedi 01 septembre dans la matinée. Munis de matériels d’assainissement, ces jeunes se sont livrés au ramassage des déchets plastiques éparpillés dans ce site qui accueille actuellement l’édition 2018 de ses fêtes foraines.

Les jeunes volontaires de Greenpeace en plein assainissement des espaces à la FIKIN.

Gants de protection, masque anti poussière, et sac poubelle à la main, ces jeunes volontaires visiblement déterminés se sont intéressés beaucoup plus aux déchets plastiques qui traînaient ici et là dans l’enceinte de la FIKIN. Mais, le choix de cet espace public pour cette première action ne relève pas du hasard.

«Nous avons choisi la FIKIN parce que c’est un site public géré par le Gouvernement. Et nous avons profité de l’engouement des visiteurs, pour les sensibiliser sur les méfaits des déchets qu’ils produisent, surtout les bouteilles et autres emballages plastiques. Plus ces déchets s’entassent, plus ils peuvent nous créer de maladies », a indiqué Sonia Kuntonda, jeune volontaire. Continuer la lecture de Salubrité : Les volontaires de Greenpeace sensibilisent par les actes à Kinshasa

Assainissement : Quand Kimbuta prend Tshibala à contre-pied

Le gouvernement provincial de Kinshasa et les membres de la Fédération des entreprises du Congo FEC relevant du secteur de production et distribution des plastiques ont signé le 30 août dernier à Kinshasa une convention portant modalité de collaboration dans la perception de la taxe d’assainissement et d’évacuation des immondices.

Un étalage de vente de sac plastiques au marché de la Liberté.

Ces entreprises s’engagent à verser à la ville une somme évaluée à 180.000 dollars comme taxe d’assainissement, une initiative qui  une fois appliquée adéquatement ne peut qu’aider les Kinois à  mettre fin au triste  duo qu’ils forment avec l’insalubrité  depuis quelques années.  Cependant, avant même que  l’encre ne sèche, la question qui taraudait les esprits aussitôt après ce partenariat est, que devient le décret-loi du premier ministre Bruno Tshibala signé le 30 décembre 2017, interdisant la fabrication et la commercialisation des sacs plastiques  à Kinshasa ? Continuer la lecture de Assainissement : Quand Kimbuta prend Tshibala à contre-pied

Salubrité : Des villes et des régions s’engagent pour réduire leurs déchets

Cinq villes européennes, huit villes américaines, la Catalogne, la Navarre, le Tokyo, le San Jose, le Dubaï, le Toronto, le Vancouver, le Montréal, la Sydney et le Tel-Aviv se sont engagés à réduire de 50 % de déchets mis en décharge, de 15 % le volume de déchets produits par habitant ainsi qu’à augmenter de 70 % le taux de récupération par recyclage de ces déchets d’ici 2030.

Cet acte entre dans le cadre des engagements pris par Cities Climate Leadership Group (C40), en prélude du premier sommet mondial d’actions pour le climat qui s’ouvre le 12 septembre à San Francisco. Placé sous cinq thèmes à savoir : « des systèmes d’énergie sains, une croissance économique inclusive, des communautés à l’activité soutenable dans la durée, la gestion des terres et des océans et, enfin, des investissements qui peuvent agir sur le climat », ce sommet est déterminant pour la coalition C40.

« Pour réaliser les objectifs les plus ambitieux de l’accord de Paris, il faut transformer de toute urgence chaque aspect de nos modes de vie modernes, notamment concernant ce que nous jetons », a déclaré la présidente de la coalition C40, Anne Hidalgo.

Selon les calculs de cette coalition, 87 millions de tonnes de déchets, qui autrement produiraient des gaz à effet de serre comme le CO2, un gaz nuisible pour la nature, doivent être recyclés.

« La cité du futur doit aller vers le zéro déchets pour être soutenable », une stratégie dévoilée par le maire de Copenhague, Frank Jensen. « À Copenhague, notre but est de devenir la première ville neutre en carbone au monde en 2025 », poursuit-t-il.

Malgré le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat de 2015, de nombreuses juridictions américaines locales ont pris le relais du gouvernement fédéral pour tenter de réduire les émissions grâce à la gestion des déchets qui est pleinement de leur ressort.

« Continuer à entasser de plus en plus de déchets dans les décharges n’est pas tenable, c’est pourquoi nous avons créé le plus grand programme de collecte des déchets organiques du pays », a déclaré le maire de New York, Bill de Blasio.

Il siede de rappeler que cette organisation rassemble 81 des plus grandes villes du monde ainsi que 6 villes observatrices, représentant 49 pays différents.
Dans sa mission de lutter contre le dérèglement climatique, les représentants de ces villes et régions, membres de la coalition C40 se Sont donnés Rendez-vous dans deux semaines à San Francisco pour le premier Sommet mondial d’action pour le climat.

Albert MUANDA