Archives de catégorie : Pollution

Environnement : le foisonnement des constructions de ports menace les eaux du lac Kivu

Il s’observe depuis le début de ce mois d’avril dans la ville de Goma au Nord-Kivu, des mouvements irréguliers des camions bennes transportant des moellons et grosses pierres du volcan Nyiragongo qui sont déversés dans le lac pour la construction  des nouveaux ports, alerte l’ASBL Barbara dans une correspondance adressée au président de la République.  Selon ce document consulté par Environews, il se développe à Goma une culture de construction des ports privés à des fins commerciales qui constitue des graves menaces non seulement  pour les eaux de ce lac mais aussi pour l’environnement, les ressources halieutiques et la santé de la population locale.

Constituant l’eau de boisson de plus d’un  million de personne et riche en ichtyologies, sources de protéines animales, le lac Kivu est une richesse qui doit à tout prix être protégée. Ce qui malheureusement n’est pas le cas au regard du  foisonnement des ports sur ce lac. Ceux qui sont abandonnés se  sont mués en véritable marché, avec toutes les conséquences environnementales qui vont avec.

S’agissant de  la construction de ces nouveaux ports, l’Asbl Barbara exprime sa crainte sur le déversement des moellons et pierres du volcan qui est susceptible de modifier la composition chimique  des eaux,  les rendant très acides et diminuant la productivité des poissons surtout que ces ports sont construits sur des baies. Continuer la lecture de Environnement : le foisonnement des constructions de ports menace les eaux du lac Kivu

Pollution : Barbara ASBL interpelle les autorités sur la pollution au mercure du lac Kivu

C’est dans une correspondance adressée au ministre provincial de la santé du Nord-Kivu,  que Barbara ASBL appelle les autorités à sensibiliser sur la pollution du lac Kivu par le savon à base du mercure.  Dans cette correspondance dont une copie est parvenue à Environews, cette association dénonce l’utilisation abusive des savons comme Mekako, Jaribu, Princess,  Miki et Rico, par des personnes qui se baignent habituellement dans ce lac.

Ignoré par plusieurs personnes, le mercure est un métal blanc liquide qui a des conséquences très fâcheuses sur la santé dont les organes cibles sont le système nerveux  central et les reins. A cela s’ajoute son impact sur la reproduction car une exposition au mercure pourrait multiplier par deux le risque d’avortement spontané lorsque le taux urinaire est supérieur à 50 microgramme/litre. Des anomalies du cycle menstruel et une baisse de la fertilité sont aussi causées  par une intoxication au mercure car celui-ci  traverse le placenta, ce qui augmente les risques des fausses couches. Continuer la lecture de Pollution : Barbara ASBL interpelle les autorités sur la pollution au mercure du lac Kivu

Europe : bientôt un texte interdisant les objets en plastique à usage unique

Dès 2021, les objets en plastique à usage unique seront interdits sur le territoire européen. Une décision consécutive à une directive européenne  validée par l’Union européenne. Bien que son chemin législatif soit encore loin d’être fini, cette directive  devrait néanmoins entrer en vigueur à l’horizon 2021.

Adieu cotons-tiges, pailles, et touillettes à café jetables… Ces produits en plastique à usage unique, qui envahissent les océans, seront dans l’avenir interdits dans l’Union européenne (UE), grâce à un accord intervenu dans la nuit. Le texte de la directive avait été dévoilé en mai 2018, d’après une proposition initiale de la Commission européenne. Il a finalement été validé dans la nuit du 18 au 19 décembre 2018, après plusieurs heures d’ultimes négociations entre les négociateurs du Parlement européen, les États membres et de la Commission. Il vise à interdire une dizaine de catégories de produits à usage unique, qui représentent à eux seuls 70% des déchets échoués dans les océans et sur les plages.

Il doit toutefois encore recevoir l’assentiment officiel des deux institutions, Parlement et Conseil de l’UE, un parcours législatif que l’UE espère conclure au printemps 2019, pour une entrée en vigueur du texte à l’horizon 2021. Restera encore à transcrire le texte dans la législation nationale de chaque État de l’Union.

« Les Européens sont conscients que les déchets plastiques constituent un énorme problème et l’UE dans son ensemble a fait preuve d’un véritable courage en s’y attaquant, faisant d’elle le leader mondial de la lutte contre les déchets plastiques marins », s’est félicité le premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, cité dans un communiqué.

La Commission européenne présente sa directive comme « l’instrument juridique le plus ambitieux au monde en matière de déchets marins ». « Mesuré en poids, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans du monde d’ici 2050 si nous continuons à rejeter du plastique dans la mer au rythme actuel. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire », a averti pour sa part  Elisabeth Köstinger, ministre autrichienne du Développement durable, dont le pays préside actuellement l’UE. Continuer la lecture de Europe : bientôt un texte interdisant les objets en plastique à usage unique

Salubrité : Les volontaires de Greenpeace sensibilisent par les actes à Kinshasa

Ils étaient une vingtaine, ces jeunes volontaires de Greenpeace Afrique, à prendre d’assaut, les installations de la FIKIN (Foire Internationale de Kinshasa), ce samedi 01 septembre dans la matinée. Munis de matériels d’assainissement, ces jeunes se sont livrés au ramassage des déchets plastiques éparpillés dans ce site qui accueille actuellement l’édition 2018 de ses fêtes foraines.

Les jeunes volontaires de Greenpeace en plein assainissement des espaces à la FIKIN.

Gants de protection, masque anti poussière, et sac poubelle à la main, ces jeunes volontaires visiblement déterminés se sont intéressés beaucoup plus aux déchets plastiques qui traînaient ici et là dans l’enceinte de la FIKIN. Mais, le choix de cet espace public pour cette première action ne relève pas du hasard.

«Nous avons choisi la FIKIN parce que c’est un site public géré par le Gouvernement. Et nous avons profité de l’engouement des visiteurs, pour les sensibiliser sur les méfaits des déchets qu’ils produisent, surtout les bouteilles et autres emballages plastiques. Plus ces déchets s’entassent, plus ils peuvent nous créer de maladies », a indiqué Sonia Kuntonda, jeune volontaire. Continuer la lecture de Salubrité : Les volontaires de Greenpeace sensibilisent par les actes à Kinshasa

Assainissement : Quand Kimbuta prend Tshibala à contre-pied

Le gouvernement provincial de Kinshasa et les membres de la Fédération des entreprises du Congo FEC relevant du secteur de production et distribution des plastiques ont signé le 30 août dernier à Kinshasa une convention portant modalité de collaboration dans la perception de la taxe d’assainissement et d’évacuation des immondices.

Un étalage de vente de sac plastiques au marché de la Liberté.

Ces entreprises s’engagent à verser à la ville une somme évaluée à 180.000 dollars comme taxe d’assainissement, une initiative qui  une fois appliquée adéquatement ne peut qu’aider les Kinois à  mettre fin au triste  duo qu’ils forment avec l’insalubrité  depuis quelques années.  Cependant, avant même que  l’encre ne sèche, la question qui taraudait les esprits aussitôt après ce partenariat est, que devient le décret-loi du premier ministre Bruno Tshibala signé le 30 décembre 2017, interdisant la fabrication et la commercialisation des sacs plastiques  à Kinshasa ? Continuer la lecture de Assainissement : Quand Kimbuta prend Tshibala à contre-pied

Salubrité : Des villes et des régions s’engagent pour réduire leurs déchets

Cinq villes européennes, huit villes américaines, la Catalogne, la Navarre, le Tokyo, le San Jose, le Dubaï, le Toronto, le Vancouver, le Montréal, la Sydney et le Tel-Aviv se sont engagés à réduire de 50 % de déchets mis en décharge, de 15 % le volume de déchets produits par habitant ainsi qu’à augmenter de 70 % le taux de récupération par recyclage de ces déchets d’ici 2030.

Cet acte entre dans le cadre des engagements pris par Cities Climate Leadership Group (C40), en prélude du premier sommet mondial d’actions pour le climat qui s’ouvre le 12 septembre à San Francisco. Placé sous cinq thèmes à savoir : « des systèmes d’énergie sains, une croissance économique inclusive, des communautés à l’activité soutenable dans la durée, la gestion des terres et des océans et, enfin, des investissements qui peuvent agir sur le climat », ce sommet est déterminant pour la coalition C40.

« Pour réaliser les objectifs les plus ambitieux de l’accord de Paris, il faut transformer de toute urgence chaque aspect de nos modes de vie modernes, notamment concernant ce que nous jetons », a déclaré la présidente de la coalition C40, Anne Hidalgo.

Selon les calculs de cette coalition, 87 millions de tonnes de déchets, qui autrement produiraient des gaz à effet de serre comme le CO2, un gaz nuisible pour la nature, doivent être recyclés.

« La cité du futur doit aller vers le zéro déchets pour être soutenable », une stratégie dévoilée par le maire de Copenhague, Frank Jensen. « À Copenhague, notre but est de devenir la première ville neutre en carbone au monde en 2025 », poursuit-t-il.

Malgré le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat de 2015, de nombreuses juridictions américaines locales ont pris le relais du gouvernement fédéral pour tenter de réduire les émissions grâce à la gestion des déchets qui est pleinement de leur ressort.

« Continuer à entasser de plus en plus de déchets dans les décharges n’est pas tenable, c’est pourquoi nous avons créé le plus grand programme de collecte des déchets organiques du pays », a déclaré le maire de New York, Bill de Blasio.

Il siede de rappeler que cette organisation rassemble 81 des plus grandes villes du monde ainsi que 6 villes observatrices, représentant 49 pays différents.
Dans sa mission de lutter contre le dérèglement climatique, les représentants de ces villes et régions, membres de la coalition C40 se Sont donnés Rendez-vous dans deux semaines à San Francisco pour le premier Sommet mondial d’action pour le climat.

Albert MUANDA

Pollution : un projet de nettoyage des déchets du Pacifique nord prêt à voir le jour

Le projet The Ocean cleanup  s’apprête à lancer  le 8 septembre  prochain dans la baie de San Francisco à plus 1 800 kilomètres, son premier barrage flottant pour capturer le plastique des mers.  Une initiative qui  vise à éradiquer le septième contient de déchets dans le Pacifique nord.

Conçu en 2012 par le jeune Néerlandais Boyan Slat, alors âgé de 17 ans, ce projet avait  fait sensation lors de sa première annonce  au cours d’une TED Talk.  A l’origine, ce projet devrait éliminer la majorité des déchets en utilisant les courants marins pour conduire le plastique vers une sorte de piège flottant, un barrage d’une centaine  de kilomètres le long amarré dans les fonds marins qui gravitera autour du plastique.

Âgé aujourd’hui de 24 ans, Boyan Slat a vu son projet très vite devenir viral. Après un financement de 2 millions de dollars, le jeune homme a monté une association qui a su séduire les chantres de la Silicone valley et investisseurs. Désormais doté d’un budget de 20 millions de dollars et employant une centaine de scientifique, The Ocean Cleanup a changé de stratégie.

Finalement, ce sont une trentaine de barrières en forme de U, d’une longueur se situant entre 600 mètres et 2 kilomètres, qui seront déployées en mer. Au lieu des fonds marins, les barrières seront rattachées à une ancre flottante qui devrait suivre les courants marins et encercler le septième continent, un vortex estimé à 7 millions de tonnes d’ordures, qui se déplace sous eaux du Pacifique nord, entre Hawaï et la Californie. C’est le premier de ces barrages surnommé system 001 qui sera déployé le 8 septembre.

Boyan Slat et son équipe espèrent éradiquer 50% du vortex en cinq ans et 90 % du plastique des océans d’ici 2040.

Thierry-Paul KALONJI

Bénin : un plan d’urgence de lutte contre les déversements d’hydrocarbure en mer

Le gouvernement béninois, à travers son Ministère en charge du cadre de vie et du développement durable a organisé en collaboration avec la Convention d’Abidjan/ONU environnement et US AFRICOM, un atelier d’opérationnalisation du plan d’urgence de lutte contre les déversements d’hydrocarbures. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la sécurisation et de la gestion durable des plateformes défectueuses.

 Il avait pour objectif majeur de rendre opérationnel le plan d’urgence du Bénin, afin de répondre efficacement à tout éventuel déversement accidentel de pétrole en mer et de minimiser les impacts sur la sécurité maritime ainsi que sur la santé humaine, de l’environnement et des sites culturels. « Environ 6 millions de tonnes d’hydrocarbures sont introduites tous les ans dans les océans…nos océans sont donc contaminés de façon quasi permanente par un film d’hydrocarbures », a indiqué le Secrétaire Exécutif de la Convention d’Abidjan, Abou Bamba. « Le littoral béninois, bien que de taille modeste, est la zone la plus productive et la plus vivante du pays et produit plus de 70% du PIB du pays ». Continuer la lecture de Bénin : un plan d’urgence de lutte contre les déversements d’hydrocarbure en mer

Salubrité : Le décret de Tshibala contre le plastique est contradictoire et ne profite pas à l’environnement

A quelques jours de l’entrée en vigueur du décret n° 017/018 du 30 décembre 2017, portant interdiction de production, d’importation, de commercialisation, et d’utilisation des sacs, sachets, films, et autres emballages en plastiques, les signaux sont loin d’être perceptibles quant à l’efficacité et l’application effective de cette mesure.

Olivier Mazianda, expert du droit de l’assainissement et coordonnateur de l’ONG ACG déchets.

Sur le terrain, les vendeurs et les utilisateurs des emballages plastiques ne semblent se préoccuper de l’arrivée à grand pas de la date buttoir de la fin du moratoire leur accordée pour vider les stocks d’ici au 30 juin 2018.

Les observateurs y voient déjà un échec cuisant de la décision du premier Ministre, Bruno Tshibala qui vient rallonger la liste des décisions prises précédemment par les autres décideurs au sujet de l’interdiction des emballages plastiques.

Olivier Mazianda, expert en droit de l’assainissement relève de graves contradictions contenues dans ce décret que beaucoup ont salué comme une mesure qui vient sauver l’environnement de le RDC pollué par les emballages plastiques.

ENVIRONEWS RDC : Olivier Mazianda, après avoir analysé le décret du premier ministre portant interdiction des emballages plastiques, quelle lecture en faites-vous ? Continuer la lecture de Salubrité : Le décret de Tshibala contre le plastique est contradictoire et ne profite pas à l’environnement

Pollution : Les industries de mode contre les plastiques

Sous d’autres cieux, la lutte contre la pollution au plastique devient un engagement commun. Les entreprise de la mode n’en sont pas en reste. Le secteur de la mode (Fashion) commence lentement à reconsidérer l’usage des matières plastiques dans les produits, pour pallier à la source de ces déchets polluants difficiles à éliminer.

A cet effet, l’éditrice de The Guardian a annoncé que les “Fashion Addicts” pourraient bien accepter de suivre “plastic is not cool ”, et consacrer tout son magazine, Net-a-Porter, à une sorte de plaidoyer contre l’usage immodéré du plastique dans le secteur de la mode. Continuer la lecture de Pollution : Les industries de mode contre les plastiques